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  • Traitement des tumeurs : la FDA approuve le système Optune de seconde génération

    La société Novocure a annoncé le 13 juillet 2016 l’approbation de la FDA pour son système Optune de seconde génération.

    Ce système permet de lutter contre les glioblastomes en délivrant des champs électriques qui interfèrent avec la division cellulaire afin de stopper le développement des tumeurs étant extrêmement difficiles à traiter autrement. C’est un traitement non invasif qui ciblent les tumeurs solides.

    Lorsque les cellules se divisent elles créent des axes mitotiques, de minuscules chaînes tirent les chromosomes pour les séparer pour leur duplication. Ces axes sont sensibles aux champs électriques de par leur charge naturelle. Si l’on règle précisément le champ il peut empêcher leur activité et bloquer les tumeurs en stoppant leur développement.

    La thérapie crée un champ électrique alternatif à l’intérieur de la tumeur qui attire et repousse les composants chargés des cellules au cours de la mitose.

    Les champs sont produits par des paires de transducteurs placées directement à la surface de la peau dans la zone qui délimite la tumeur.  Le système de distribution est portable et est conçu pour permettre aux patients de vaquer à leurs occupations quotidiennes tout en recevant un traitement.
    Cette technique génère peu d’effets secondaires comparé à la chimiothérapie.

  • Médicaments : une méthode innovante pour accélérer les essais cliniques

    Une méthode innovante de validation de l’innocuité de nouveaux candidats médicaments avant le lancement des tests cliniques, c’est ce que propose depuis le 13 juillet 2016 Immune Insight, société de biotechnologie naissante issue de l’Institut de biologie de Lille et du campus de l’Institut Pasteur à Paris.

    Entreprise biopharmaceutique directement issue de la recherche académique en immunologie des cancers, elle propose de réaliser l’évaluation ex-vivo et in-vivo de nouveaux candidats médicaments ou de nouvelles molécules actives sur le système immunitaire, dans les domaines du cancer, de la transplantation, des maladies auto-immunes et inflammatoires, ainsi que dans le secteur agroalimentaire et de la cosmétologie.

    Bio-incubée depuis 2014 à Eura Santé, Immune Insight société propose des prestations qui permettent la validation des phases précliniques de l’innocuité d’un candidat médicament vis à vis des cellules immunitaires et des lymphocytes T régulateurs en particulier.

    « Plusieurs essais cliniques ont dû être arrêtés en phase 2 ou 3 car ils boostaient les lymphocytes T régulateurs. Nous avons mis au point une méthodologie qui nous permet d’évaluer l’impact d’un nouveau candidat médicament sur le système immunitaire en général et sur les lymphocytes T régulateurs en particulier « , indique le Dr Delhem, maître de conférences à l’université de Lille.
    Ce savoir-faire a été déposé à l’Institut National de la Propriété industrielle.

    A l’aide d’une « signature moléculaire » des lymphocytes T régulateurs, la société Immune Insight peut sélectionner une molécule thérapeutique d’intérêt parmi plusieurs autres en cours d’évaluation.

    Réaliser l’ensemble de ces tests à un stade précoce permet de prévenir de façon fiable et rapide les effets indésirables d’un candidat médicament ou de toutes autres molécules sur le système immunitaire et d’anticiper l’éventuel échec d’un essai clinique long et coûteux.

  • Médecine nucléaire : un statut prioritaire de la FDA pour un nouveau radiotraceur

    Le 27 juin 2016, la FDA a accordé un statut prioritaire au Lutathera de AAA pour sa mise sur le marché dans un délai de 6 mois. Ce radiotraceur, peptide analogue de la somatostatine marqué au Lu-177, est indiqué chez l’adulte pour le traitement des tumeurs neuroendocrines bien différenciées de l’intestin moyen.

    AAA est spécialisée dans la médecine nucléaire qui permet de détecter et localiser précisément et en trois dimensions des tumeurs cancéreuses, même de très petite taille et à travers tout l’organisme, pour dans certains cas réussir à les détruire.

    La médecine nucléaire, un espoir contre le cancer

    Sollicitée pour le diagnostic et le traitement, la médecine nucléaire constitue un outil d’espoir dans la lutte contre le cancer. L’innovation est continue de par le développement parallèle des applications thérapeutiques et des produits dits de « radiothérapie interne » qui ciblent les cellules tumorales et les détruisent.

    En pratique, on utilise pour le diagnostic des radio-traceurs émettant des rayonnements ionisants pouvant être détectés par une  gamma-caméra (examen de scintigraphie) ou par une caméra à positons couplée à un scanner (examen PET-SCAN).

    « Le radio-traceur le plus utilisé est le FDG (fluoro-désoxyglucose), un sucre marqué au fluor 18, qui se fixe préférentiellement sur les cellules très consommatrices d’énergie que sont les cellules cancéreuses », indique Jean-Louis Alberini, chef du service de médecine nucléaire de l’Institut Curie à Paris.

    Un premier traitement novateur

    La société AAA a déjà obtenu le 27 juin 2016 l’approbation de la FDA pour la vente de son kit Net-spot(TM), destiné au diagnostic des tumeurs neuro-endocrines. Ces dernières se forment à partir de cellules du système hormonal et du système nerveux et affectent surtout le système digestif et le système respiratoire.
    Elles affectent 112 000 personnes aux États-Unis et 178 000 personnes en France.

    En 2012, l’incidence des cancers s’élevait à 14 millions avec 8,2 millions de décès liés à la maladie, selon l’OMS. Le nombre de nouveaux cas devrait augmenter de 70% environ au cours des deux prochaines décennies.

  • Bionext et Rhénovia Pharma créent Therascape, simulateur de l’effet médicamenteux

    Permettre la bio-simulation des effets des médicaments, c’est l’objectif de la plateforme Therascape dont la création a été annoncée le le 6 juillet 2016.

    Cette plateforme est issue de l’expertise de Bionext, société de bio-informatique mi-IT, mi-biotechnologies, et de l’acquisition des actifs immatériels de Rhénovia Pharma, acteur majeur de la bio-simulation du SNC appliquée à la prévention et au traitement des maladies neurologiques, neurodégénératives et psychiatriques.

    Un potentiel d’innovation thérapeutique important

    L’objectif de cette nouvelle société est le développement de la première plate-forme accessible en SaaS, Software as a Service, offrant la possibilité de simuler la signalisation cellulaire humaine, avec une première application aux récepteurs couplés aux protéines G.

    Ces derniers sont les principaux médiateurs des informations externes que la cellule utilise pour moduler son fonctionnement. Ils sont d’intérêt majeur pour l’industrie pharmaceutique car plus de 30% des médicaments commercialisés actuellement ciblent ce type de récepteurs. Ils représentent surtout un potentiel d’innovation thérapeutique important et encore sous exploité.

    Les modes de fonctionnement de Bionext et therascape sont complémentaires : quand la plate-forme Biosight de Bionext identifie un RCPG comme cible d’un candidat médicament, celle de Therascape prédit alors l’effet de ce dernier dans la cellule.

    Vers le développement de nouveaux médicaments

    La société Rhénovia Pharma a élaboré une technologie de modélisation unique permettant de reproduire informatiquement les mécanismes cellulaires et moléculaires du cerveau et de la transmission nerveuse. Cette méthode basée sur la simulation informatique offre de nouvelles perspectives tant dans la compréhension de certaines maladies ciblant le SNC (Alzheimer, Parkinson etc.) que dans le mode d’action des médicaments ciblant le SNC, et le développement de nouveaux médicaments.

    Dans le domaine de la recherche et de développement de médicaments, le marché mondial de la bio-simulation est estimé à 1,03 Md$ (environ 930 M€) en 2015 et devrait atteindre 2,108 Md$ (environ 1,9 M€)  en 2020 grâce à une croissance annuelle de 15,29%, selon l’étude Marketsandmarkets de juillet 2015.

  • Resynchronisation cardiaque : St Jude Medical lance son logiciel CRT SyncAv

    Le lancement du logiciel CRT SyncAv permettant d’optimiser son panel de traitement de resynchronisation cardiaque a été annoncé le 12 juillet 2016 par St Jude Medical, entreprise de dispositifs médicaux, après son approbation par la FDA.

    Cette annonce intervient alors que St Jude Medical est en cours de rachat par Abbott Laboratories.

    L’algorithme du logiciel CRT SyncAV a été conçu pour fonctionner de manière indépendante ou de pair avec la technologie de stimulation MultiPoint pour prendre en charge et traiter efficacement les patients insuffisants cardiaques, parmi lesquels certains ne sont pas sensibles aux autres options de stimulation.

    La technologie SyncAV de St Jude Medical qui ajuste automatiquement la stimulation en fonction des variations en temps réel de l’état cardiaque du patient, permet aux médecins d’optimiser le traitement des patients ayant réagi de façon positive au CRT traditionnel.

  • Un premier service digital pour l’analyse de l’ADN par peignage

    Détecter les anomalies génétiques invisibles avec les autres technologies, c’est ce que permet Easy Scan dont le lancement a été annoncé le 11 juillet 2016 par Genomic Vision. Cette société est spécialisée dans le peignage moléculaire de l’ADN, le développement de tests pour le marché du diagnostic et des applications pour les laboratoires de recherche.

    Élaboré en réponse aux demandes des chercheurs analysant la réplication de l’ADN, le service proposé par Genomic Vision permet à ces derniers d’accéder depuis leur propre laboratoire à de puissantes technologies de détection et visualisation de fibres d’ADN « peignées » et aux mesures de paramètres dynamiques de la réplication de l’ADN.

    Une web-app permet aux chercheurs, via un accès sécurisé, d’obtenir leurs résultats directement en ligne après avoir adressé leurs échantillons à Genomic Vision.

    Le service est constitué d’une plate-forme de peignage moléculaire automatisée, FiberVision et d’un logiciel d’analyse des résultats spécialement désigné pour cette activité, FiberStudio.

    La combinaison des deux permet la détection, la mesure et l’interprétation de l’hybridation et des signes de réplication sur l’ADN peigné.

    Cette exploration du génome entier à haute résolution en une simple analyse offre une visualisation directe d’anomalies génétiques non détectables par d’autres technologies.

    Le peignage moléculaire

    Cette une nouvelle technologie optimisant l’analyse structurelle et fonctionnelle des molécules d’ADN.
    Elle consiste en l’étirement des fibres d’ADN sur des lamelles de verre, « peignées » puis alignées sur l’ensemble de la surface.
    Cela permet l’identification d’anomalies génétiques, dues à des variations quantitatives ou qualitatives du génome à l’origine de nombreuses pathologies graves en localisant des gènes ou des séquences spécifiques dans le génome du patient par un marquage à l’aide de balises génétiques. Cette technique est brevetée sous le nom de Code Morse Genomique.

    Processus

    • Réception de l’échantillon
    • Enregistrement et rattachement à un compte client privatisé dans la base de données EasyScan garantissant sa traçabilité tout au long de la procédure
    • Scan et analyse
    • Accessibilité immédiate des résultats par accès sécurisé sur la Webapp

    Le professeur Nick Rhind de l’Université de l’Ecole Médicale du Massaschussetts précise que « la plate-forme EasyScan permet de rendre les expérimentations plus rapides et efficaces. »
    Le Professeur Alexander ishop de l’UT Health Science Center à San Antonio affirme, lui, que ces outils d’analyse « permettent de réaliser des gains de temps substantiels. »

  • IA : un algorithme pour détecter la dépression à travers l’analyse de la voix

    Détecter une dépression nerveuse ou un trouble post-traumatique à travers l’analyse de la voix, c’est ce que permet un système d’intelligence artificielle mis au point par des chercheurs de l’université de Californie du sud. Leur expérience a été décrite le 9 juillet 2016 le site américain Motherboard, spécialisé dans les technologies du futur.

    Les chercheurs, s’appuyant sur le fait établi que ce type de maladie affecte l’élocution, ont enregistré les paroles d’un échantillon de 253 personnes. Ils ont ensuite isolé les sons des trois voyelles « a », « u » et « i » et appliqué un traitement du son pour extraire les caractéristiques de leur spectre sonore et établir un « espace de voyelles » qui représente l’étendue sonore des voyelles du sujet étudié.

    Les résultats montrent que cet espace est nettement plus petit pour une personne qui souffre de dépression que pour une personne non malade, indépendamment de facteurs tels que l’articulation, le sexe, l’appartenance ethnique, le niveau d’éducation ou le dialecte parlé.

    Les chercheurs espèrent maintenant que leur méthode baptisée SimSensei puisse être utilisée par les professionnels de santé dans la détection de ces maladies.

  • Robotique : un humanoïde équipé de muscles artificiels (Tokyo Institute of Technology)

    Des images de robot humanoïde animé par des muscles artificiels composés de filaments ont été dévoilées le 12 juillet 2016 par un laboratoire de robotique japonais. Le laboratoire Suzumori Endo Lab, rattaché au Tokyo Institute of Technology, est spécialisé dans les robots mous.

    La particularité du modèle dévoilé le 12 juillet 2016 est qu’il est animé par une multitude de filaments qui copient le fonctionnement des muscles biologiques. Il s’agit en réalité de minuscules tubes de 0,5 mm de diamètre qui laissent passer l’air comprimé pour créer du mouvement.

    Ses jambes ont presque le même nombre de muscles que le corps humain, et ont donc une liberté de mouvement proche de celle de l’homme. Grâce à l’utilisation de filaments, l’humanoïde peut bouger un grand nombre de parties de son corps, l’avant-bras, le coude, l’épaule… Mais pour le moment, il est incapable de marcher par lui-même et a encore besoin d’une assistance extérieure pour se tenir droit.

    Pour nourrir leur programme et perfectionner la marche de leur créature, les chercheurs japonais sont allés piocher dans la base de séquences OpenSim de l’Université de Stanford. Il s’agit d’une plate-forme libre de modèles de structures pour favoriser la rééducation en donnant des outils de simulation aux chercheurs.

  • Urgences : une plateforme de gestion de crise testée en conditions réelles

    Le centre hospitalier de Valenciennes a testé en conditions réelles la solution numérique 3.0 de gestion de crise Surycat développée par Optiflows le 7 juin 2016. Ce test a été mené dans le cadre d’une simulation de prise en charge de 67 blessés en situation d’urgence .

    L’objectif de la plate-forme Surycat est de permettre aux services publics hospitaliers de faire face à un afflux massif et continu de patients à travers un ensemble de mesures organisationnelles de gestion de situations hospitalières d’extrême urgence: attentat, accident, épidémie, catastrophe.

    La plate-forme d’alertes automatisées destinée à équiper les services d’urgence des hôpitaux permet l’accroissement de l’efficience du dispositif de gestion de crise. Les centres hospitaliers déjà munis de Surycat sont Valenciennes, Marseille, Amiens et Percy.

    Ce qu’apporte Surycat face à une situation de crise

    • Automatisation de la mobilisation des personnels pour le plan BLANC
    • Diffusion d’un contenu homogène aux différentes catégories d’acteurs impliqués et concernés
    • Optimisation des ressources disponibles tout au long de la crise
    • Assurance de la traçabilité de l’ensemble des événements

    Surycat a été utilisée en conditions réelles par le centre hospitalier de Valenciennes lors d’une simulation d’opération dans le contexte d’attentats en France, en Belgique et durant l’Euro de football 2016 avec un déclenchement de « plan blanc » comprenant notamment la mise en place d’une cellule de crise et le renforcement des équipes médicales.
    Une centaine de personnes ont été rappelées en près de 8 minutes. Les 67 « blessés » à prendre en charge, étaient simulés par des élèves de l’IFMS de Valenciennes.

    Pour la première fois avait lieu le déclenchement des POI des urgences et de la réanimation. La situation était suivie en temps réel avec des éléments sur :

    • La disponibilité des lites
    • Les admissions
    • Le suivi clinique et médicamenteux des patients
    • La communication avec les ARS pour la gestion des capacités d’accueil et l’identification des victimes

    Concrètement les informations sont intégralement gérées via un service hébergé dans le cloud, ce qui permet d’éviter toute saturation du système.

    Bénéfices revendiqués

    • Une meilleure efficacité : rapidité de gestion de la situation d’urgence dix fois supérieure
    • Une meilleure fiabilité : 100% des cibles atteintes
    • Un coût dix fois inférieur
    • Communication universelle avec des équipements hétérogènes
    • Grande flexibilité technique par adaptation aux architectures (internalisation)
    • Grande flexibilité financière (simple abonnement ou investissement)

     » Les retours d’utilisation des différents centres hospitaliers qui ont mis en œuvre Surycat mettent concrètement en avant les services rendus par la plate-forme : un gain opérationnel important sur l’organisation et la coordination des acteurs de la crise et au quotidien pour un investissement technique et financier réduit. » s’enthousiasme Christophe Le Dantec, PDG d’Optiflows.

  • Une nanocaméra injectable pour visualiser les organes internes

    Une caméra de la taille d’un grain de sel qui peut filmer les organes internes sans les altérer, c’est le dispositif mis au point par des ingénieurs de l’université de Stuttgart et présenté dans le journal Nature Photonics cîté le 4 juin 2016 par le site Pixgeeks.

    La caméra mesure environ 100 micromètres et pourrait permettre une endoscopie minimalement invasive pour explorer l’intérieur de l’organisme. L’impression des trois lentilles minuscules constituant la caméra a été possible grâce à l’impression 3D.

    L’injection de la caméra se fait dans le sang au moyen d’une seringue, ce qui lui permet d’atteindre tous les organes, dont le cerveau. L’image captée par cette caméra est relayée à travers une fibre optique.