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  • Coeur artificiel Carmat : implantation chez le premier patient de l’ultime étude

    Le cœur artificiel de la société Carmat a été implanté chez le premier patient de l’ultime étude qui autorisera la commercialisation de cette prothèse si les résultats s’avèrent positifs. C’est ce que la société a annoncé le 29 août 2016.

    Tous les patients bénéficiant de cette implantation verront leur suivi assuré pendant 26 semaines.
    Cela pourrait concerner les patients non éligibles à la greffe cardiaque ayant peu de chances de recevoir un cœur.

    Les implantations cardiaques antérieures n’étaient réalisables que sur des insuffisants cardiaques de stade terminal qui, de par leur état ou leur âge n’étaient pas en mesure de supporter une greffe classique. L’élargissement du recrutement à des patients en meilleure santé pourrait permettre d’espérer au cœur Carmat une survie de plus longue durée que les patients greffés précédemment, aujourd’hui décédés.

    La société Carmat a indiqué qu’elle ne communiquerait que sur les avancées du processus de marquage CE permettant la commercialisation du dispositif médical, et non sur chaque patient individuellement.

  • Des nanorobots pour cibler des tumeurs cancéreuses

    De nouveaux agents nanorobotiques capables de sillonner à travers le système sanguin afin d’administrer avec précision un médicament en visant de façon très spécifiques les cellules actives des tumeurs cancéreuses, c’est ce qu’ont mis au point des chercheurs de Polytechnique Montréal, de l’université de Montréal et de celle de McGill.

    Cette avancé technico-scientifique a été publiée le 15 août 2016 dans Nature Nanotechnology sous le titre « Magneto-aerotactic bacteria deliver drug-containing nanoliposomes to tumour hypoxic regions », relatant des résultats obtenus chez des souris ayant reçu des agents nanorobotiques dans leurs tumeurs colorectales.

    Ce mode d’injection des médicaments assure un ciblage optimal de la tumeur et évite d’altérer l’intégrité des organes et des tissus sains environnants. Cette nouvelle approche offre la possible d’administrer la dose de médicament, très toxique pour l’organisme humain, pourrait être considérablement réduite.

    Le médicament pénètre profondément dans les tumeurs

    « Cette armée d’agents nanorobotiques était en fait constitué de plus de 100 millions de bactéries flagellées – donc autopropulsées – et chargées de médicaments qui se déplaçaient en empruntant le chemin le plus direct entre le point d’injection du médicament et la zone du corps à traiter », explique le professeur Sylvain Martel, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en nanorobotique médicale et directeur du Laboratoire de nanorobotique de Polytechnique Montréal.

    « La force de propulsion du médicament a été suffisante pour parcourir efficacement le trajet et pénétrer profondément dans les tumeurs ».

    Lorsqu’ils atteignent l’intérieur d’une tumeur, les agents nanorobotiques peuvent de façon totalement autonome, détecter les zones tumorales appauvries en oxygènes, dites « hypoxiques », et y délivrer le médicament. L’hypoxie est créée par l’importante consommation d’oxygène générée par la prolifération des cellules tumorales. Les zones hypoxiques sont connues comme étant résistantes à la majorité des traitements, incluant la radiothérapie.

    L’accessibilité aux tumeurs via des voies aussi petites qu’un globule rouge et à travers de micro-environnements physiologiques complexes impose quelques obstacles, relevés par le professeur Martel et son équipe via la nanotechnologie.

    Bactérie « orientée »

    Le déplacement des bactéries utilisées par les chercheurs reposent sur deux systèmes naturels : une sorte de boussole, créée par synthèse d’une chaîne de nanoparticules magnétiques. Cette dernière permet un déplacement dans le sens d’un champ magnétique, tandis qu’un capteur de concentration d’oxygène leur permet d’atteindre et de demeurer dans les zones actives de la tumeur.

    En optimisant ces deux systèmes de transport et en soumettant les bactéries à un champ magnétique contrôlé par ordinateur, les chercheurs ont réussi à démontrer que ces bactéries pouvaient parfaitement imiter les nanorobots artificiels futurs, designés pour ces utilisations.

     » Cette utilisation innovante de nanotransporteurs impactera non seulement la création de concepts d’ingénierie optimisés, de méthodes interventionnelles inédites, mais incite également à la synthèse de nouveaux vecteurs de médicaments, d’imagerie et de diagnostic  » poursuit le professeur Martel. La chimiothérapie, si toxique pour l’ensemble du corps humain, pourrait utiliser ces nanorobots naturels pour amener le médicament directement à la zone ciblée, ce qui permettrait d’éliminer les désagréables effets secondaires tout en augmentant l’efficacité thérapeutique ».

  • AVC : Bluelinea intègre le programme collaboratif européen STARR

    STARR (système d’aide à la décision et d’autogestion pour les survivants d’AVC), tel est le nom du programme collaboratif européen consacré à l’AVC que Bluelinea annonce rejoindre le 23 août 2016.

    L’objectif de STARR est de développer de nouvelles façons de soutenir les survivants d’AVC à leur domicile, en ciblant les facteurs de risque de récidive d’AVC connus.

    Soutenu par l’Union européenne dans le cadre d’Horizon 2020, STARR a débuté au 1er semestre 2016 pour une durée de 42 mois et bénéficie d’un budget de 4,5 millions d’€.

    Le consortium est porté par le CEA Tech, et rassemble les partenaires suivants :

    • Université de Karlsruhe (Allemagne)
    • Fondation Opale (France)
    • Université de Lund (Suède)
    • Université d’Osakidetza (Espagne)
    • Stroke Association (Royaume-Uni)
    • Université du Luxembourg
    • Université RT-RK (Serbie)
    • Telefonica
    • Bluelinea

    Pour Bluelinea, « cette intégration au sein d’un consortium d’envergure internationale confirme la nouvelle dimension prise par l’entreprise au sein de la SilverTech et s’inscrit dans le prolongement de son déploiement européen. »

  • Un nouveau test oculaire de dépistage précoce de la maladie de Parkinson

    Un test oculaire permettant de dépister de façon précoce et non invasive la maladie de Parkinson, c’est, selon une étude a été publiée dans la revue Acta Neuropathologica Communications en Août 2016, ce que les chercheurs de l’Institut universitaire d’ophtalmologie de Londres ont découvert.

     » Un nouveau test oculaire non invasif pourrait détecter la maladie bien avant que les changements n’interviennent dans le cerveau et que les premiers symptômes comme les tremblements ou la raideur musculaire ne se développent », ont indiqué les scientifiques après leur étude conduite chez les rats.

    Les patients parkinsoniens possèdent généralement une vision moins nette de par la destruction de neurones dopaminergiques dans la partie rétinienne de l’œil. La déplétion en dopamine conduit à l’altération des cellules cérébrales, menant aux tremblements caractéristiques de la pathologie, ainsi qu’à la raideur musculaire et lenteur des mouvements habituellement retrouvés chez les parkinsoniens.

    Les instruments qu’ont utilisés les chercheurs londoniens l’avaient déjà été pour les pathologies comme le glaucome dans lequel des cellules ganglionnaires de la rétine sont altérées et détectables par imagerie.

     » Ces tests signifient que nous pourrions être en mesure d’intervenir plus tôt et plus efficacement chez les personnes atteintes de cette maladie dévastatrice », a expliqué le Professeur Cordeiro, auteure principale de l’étude.

  • HIMSS Europe CIO Summit : Barcelone, le 21 et 22/11/2016

    Le HIMSS Europe CIO Summit se déroulera le 21 et 22 novembre 2016 à Barcelone.

    Cet événement rassemble les CIO et CEO des différents branches du domaine de la santé à des fins de networking et pour échanger sur des problématique communes.

  • Une pompe révolutionnaire contre l’insuffisance cardiaque pour les séniors

    Développer un nouveau type de pompe d’assistance cardiaque mini-invasive (avec membrane ondulante) permettant de prendre en charge les seniors souffrant d’insuffisance cardiaque chronique, c’est l’objectif du projet NovaPulse développé par CorWave.

    Cette société de technologie médicale a reçu le 18 juillet 2016 un prix en développant cette solution d’assistance cardiaque mini-invasive, dans le cadre du Concours Mondial d’Innovation 2030, qui s’est tenu dans les locaux de l’incubateur public Agoranov .

    Aux stades avancés, les seules solutions sont la transplantation, le cœur artificiel ou la pompe cardiaque.

    La prévalence de l’insuffisance cardiaque continue d’augmenter de par le vieillissement de la population et de la meilleure prise en charge des maladies causales.

    Les responsables de ce projet d’avenir expliquent que  » la technologie CorWave se distingue des technologie de turbine actuellement utilisées par un fonctionnement physiologique (capacité à fournir un début pulsé et des vitesses d’écoulement du sang similaires au cœur natif) et des possibilités nouvelles en termes de miniaturisation. »

  • Association de nanomédicaments hybrides et radiothérapies face au cancer

    Un nanomédicament à actions ciblées développé contre les tumeurs cancéreuses entrant en phase clinique à l’été 2016, c’est ce qu’a mis au point la start-up NH TherAguix qui a remporté le prix « coup de coeur » de France Biotech, concours national organisé par l’Essec et le Sénat fin juin 2016.

    • La technologie d’AGuiX est élaborée à partir de l’utilisation de nanomédicaments hybrides qui se concentrent passivement dans les tumeurs, ce qui permet ensuite de les détecter par IRM et de les traiter par radiothérapie.
    • L’efficacité de cette dernière dépend du meilleur compromis entre l’absorption des rayons X par les tissus pathologiques et l’innocuité sur les tissus sains environnants.
    • Le nanomédicament AGuIX est activable par rayons X après avoir atteint la zone tumorale. En pratique, cela provoque une augmentation très localisée de la dose dans la tumeur tout en épargnant les tissus sains environnants.
  • Epilepsie : un nouveau traitement mis au point par des chercheurs de l’université de Louisiane

    Des chercheurs du Louisiana State University Health Sciences Center ont inventé et breveté un nouveau traitement pour la prise en charge de l’épilepsie, selon une étude publiée dans Scientific reports le 22 juillet 2016.

    ll s’agit d’un composé chimique aux vertus neuro-protectrices capable d’empêcher le développement de la pathologie. Aujourd’hui, les traitements disponibles permettent seulement de limiter l’occurrence des crises.

    En alternative aux traitements actuels, les chercheurs ont breveté ce composé, baptisé « LAU », seul capable à ce jour de diminuer l’hyperexcitabilité neuronale. Cette molécule permet de stopper le processus de développement d’une crise chez les patients concernés mais est potentiellement d’utilité thérapeutique en traitement « modificateur » de la maladie pour les patients à risque de la développer.

    L’expérience a été conduite en premier lieu chez la souris : la molécule a prévenu les crises et empêché leurs effets néfastes par action sur les épines dendritiques neuronales, partie leur permettant de communiquer entre eux.

    Chez les patients épileptiques, ces excroissances neuronales sont altérées, ainsi que leur fonctionnement, entraînant un phénomène de cerveau « hyper-connecté. »

    « La préservation des épines dendritiques et la protection contre les crises qui en résulte a été observée jusqu’à 100 jours après le traitement, ce qui suggère que le processus de développement de l’épilepsie a été arrêté » fait remarquer le Dr Nicolas Bazan, directeur du centre de neuroscience de la Nouvelle Orléans et l’un des auteurs de l’étude.

    De son côté, l’inserm indique que dans 30 % des cas les patients ne répondent pas aux traitements actuellement disponibles et qu’un « traitement chirurgical peut alors être proposé », c’est pourquoi cette découverte se révèle importante.

  • Un candidat vaccin nasal contre Chlamydia (revue Vaccine)

    Un antigène activant les réactions immunitaires et les anticorps de l’organisme pour la prévention de la chlamydiose a fait ses preuves sur des souris et pourrait être disponible en vaccin administrable en spray dans les prochaines année, selon une étude publiée en juillet 2016 dans la revue médicale Vaccine.

    La chlamydiose est l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente au monde selon Santé Publique France, en particulier chez les moins de 25 ans

    Ce vaccin mis au point des scientifiques de l’Université de McMaster au Canada pourrait protéger contre toutes les maladies liées à la bactérie Chlamydia trachomatis, y compris le trachome – maladie oculaire entraînant la cécité – ont observé les scientifiques. 95% des bactéries ont été éliminées grâce à la substance. L’antigène BD584 a également fait diminuer le phénomène d’occlusion des trombes, responsable d’infertilité, caractéristique de l’infection chez 87,5% des souris.

    Le candidat vaccin a présenté une réelle efficacité, dont une diminution de la propagation de l’infection et du risque de transmission, atout conséquent lors de cas de forme asymptomatique. Il semble réduire la durée et la sévérité de l’infection ainsi que l’excrétion bactérienne et par conséquent le risque de transmission.

  • Une technique d’analyse de la parole pour détecter Alzheimer

    Une technologie reposant sur la parole pour détecter la maladie d’Alhzeimer a permis à la société canadienne Winterlight Labs de remporter le 23 juillet 2016 à Toronto le premier prix du concours AGE-WELL de présentation de projets technologiques pour venir en aide aux personnes atteintes de démence.

    Ce nouvel outil fonctionne sur une tablette et enregistre de courts extraits de la voix d’un malade lorsqu’il décrit une photo à l’écran. Certaines variables sont extraites des échantillons sonores et produisent des résultats en moins de 5 minutes.

    400 variables analysées par l’intelligence artificielle

    « La parole est une source riche d’information sur la santé cognitive des gens. En raison de difficultés à trouver leurs mots, les gens atteints d’Alzheimer auront tendance à faire des pauses entre les mots, et la diversité de leur vocabulaire est réduite. Ils utiliseront donc un mot comme voiture au lieu de berline », explique Liam Kaufman, développeur de logiciel, chef de la direction et cofondateur de Winterlight Labs.

    L’intelligence artificielle est utilisée pour analyser environ 400 variables, comme la hauteur et le ton de la voix, la prosodie (le rythme) et le débit de la parole, ainsi que les pauses et choix des mots. En laboratoire, le logiciel est assez fiable pour détecter Alzheimer, Parkinson ou l’aphasie avec 85% à 100% d’exactitude.

    Liam Kaufman a précisé que cette nouvelle approche est rapide et objective, tout en constituant une amélioration quant aux évaluations neuropsychologiques papier très chronophages et pouvant s’avérer stressantes pour les personnes souffrant de problèmes de mémoire. Il a ajouté que l’outil sera utilisé dans les établissements pour personnes âgées afin d’améliorer la surveillance continue de la santé cognitive des résidents, de fournir des données quantifiables à jour aux membres de leur famille et d’aider lorsqu’il est temps à passer à un niveau supérieur de soins.