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  • Cancer : étude clinique de phase 2 pour un vaccin thérapeutique

    Une large étude clinique de phase 2 sur un vaccin thérapeutique se déroule durant l’été 2016 dans plusieurs hôpitaux français.

    Ce vaccin, mis au point par le Dr Pierre Langlade-Demoyen, directeur de recherche à l’Institut Pasteur et directeur scientifique de la société Invectys, permet de cibler une enzyme appelée « télomérase », produite par toutes les cellules cancéreuses quel que soit le type de tumeur (solide ou liquide). La stratégie du vaccin thérapeutique est de reconnaître cette enzyme et de l’anéantir.

    L’espoir d’un vaccin contre le cancer est désormais une solide piste thérapeutique : les études chez les animaux ont confirmé l’efficacité du produit et une étude de phase I chez l’homme a débuté il y a un an, conduite sur 18 patients tous atteints de différents cancers métastasés (sein, prostate, côlon), en échec de traitement conventionnel.

    Le vaccin a été administré par voie cutanée, une fois par mois pendant trois mois. Chez la moitié des patients a été observée une stabilisation de la maladie sans aucun effet secondaire.

    Ce vaccin pourra aussi être associé à un traitement conventionnel (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie), pour optimiser son efficacité.

    La phase II aura lieu en collaboration avec un grand service d’oncologie à Dallas au Texas, celui du MD Anderson Center. Cette étude comparative permettra de cibler un seul type de cancer. Un groupe de patients sous traitement conventionnel associé au vaccin thérapeutique sera comparé à un autre ayant reçu uniquement le protocole de traitement classique.

    Invectys, biotech parisienne spécialisée dans le développement d’immunothérapies innovantes contre le cancer, a réalisé en janvier 2015 une levée de fonds de 1,7 M€ afin d’accompagner le passage en clinique de son vaccin thérapeutique anticancéreux.

  • Technique innovante dans la détection des AVC et crise cardiaque (Université d’Ottawa)

    Une nouvelle technique de détection des personnes à risque de faire une crise cardiaque ou un AVC, c’est ce qu’ont découvert des chercheurs de l’Institut de cardiologie de l’université d’Ottawa, selon une étude publiée le 22 juillet 2016 dans la revue Science Advances.

    Ils ont observé que les cellules mourantes dans les agglomérats de plaque artérielle peuvent dégrader les artères. Ceci peut être mis à profit et utilisé comme marqueur de ces plaques risquant de se fissurer et entraîner ensuite des accidents cardiovasculaires graves.

    L’installation d’un radiotraceur pourrait permettre de détecter ces plaques grâce à l’imagerie.

    « Comprendre ce processus et être capable de cibler les cellules nous permettra de mieux diagnostiquer et traiter ces plaques dangereuses à l’avenir », précise Katey Rayner, directrice du laboratoire des microARN cardiométaboliques et de l’épigénétique, professeure adjointe à l’Université d’Ottawa.

     » Les résultats de cette recherche suscitent de l’enthousiasme parce qu’ils nous permettent de déceler les personnes qui courent un plus grand risque de développer une maladie coronarienne ou de subir une crise cardiaque « , ajoute Katey Rayner.

  • Un système indolore de micro-aiguilles pour surveiller l’effet des médicaments

    Les chercheurs de l’université de British Columbia et de l’Institut Paul Scherrer en Suisse ont annoncé le 25 juillet 2016 avoir créé un système de micro-aiguilles pour la surveillance des médicaments qui pourrait remplacer un jour les prélèvements sanguins invasifs et parfaire le confort du patient.

    Ce nouveau système est composé d’un petit patch fin pressé contre le bras du patient pendant un traitement médical et mesure la concentration en médicaments dans le flux sanguin, sans douleur ni prélèvement de sang.

    Piquer la couche extérieure de la peau

    La minuscule projection en forme d’aiguille de moins d’un demi millimètre, ressemble à un cône creux et ne perce pas la peau comme une aiguille hypodermique standard.

     » Beaucoup de groupes recherchent une technologie de micro-aiguilles pour réaliser des vaccins indolores et l’administration de médicaments, indique le chercheur Sahan Ranamukhaarachchi, doctorant des facultés UBC de sciences appliquées et des sciences pharmaceutiques, qui développent ces technologies. Les utiliser pour surveiller de façon indolore les médicaments est une idée plus récente. »

    Le design des micro-aiguilles permet de piquer la couche extérieure de la peau qui agit comme un bouclier de protection, sans atteindre les couches suivantes de l’épiderme et du derme qui logent les nerfs, vaisseaux sanguins et cellules immunitaires actives.

    Initialement cette micro-aiguille a été créée pour surveiller l’antibiotique particulier qu’est la vancomycine, utilisée pour traiter les infections graves, généralement en administration intraveineuse. Les patients prenant cet antibiotique doivent être surveillés de près car ce médicament peut provoquer des effets indésirables toxiques potentiellement très dangereux pour la santé.

    Une réaction à l’intérieur de la micro-aiguille

    Les chercheurs ont découvert qu’ils pouvaient utiliser le fluide qui se trouve juste sous la couche extérieure de la peau, au lieu du sang, afin de surveiller le taux de vancomycine dans le flux sanguin. Une fois collecté, une réaction survient à l’intérieur de la micro-aiguille que les chercheurs peuvent détecter en utilisant un récepteur optique. Cette technique permet aux chercheurs de rapidement et facilement déterminer la concentration de vancomycine.

     » C’est probablement un des plus faibles volumes de sonde jamais enregistré pour une analyse médicale pertinente « , précise Urs Hafeli, professeur associé à la faculté de sciences pharmaceutiques d’UBC.

  • Cartographie du cerveau humain : 97 nouvelles zones identifiées

    Jusqu’alors inconnues des scientifiques, 97 nouvelles zones du cortex cérébral viennent s’ajouter aux 83 zones déjà connues. Cette avancée publiée dans la revue scientifique Nature le 20 juillet 2016 pourrait faciliter le travail des neurochirurgiens et permettre une meilleure compréhension du fonctionnement cérébral.

    Jusqu’ici les chercheurs s’accommodaient de la carte établie et publiée en 1909 par le neurologue allemand Korbinian Brodmann qui délimita le cortex cérébral, l’enveloppe cérébrale, en 52 zones différentes selon leurs structure et la forme des cellules qui y étaient observées. Depuis l’arrivée de l’IRM, seules 31 nouvelles zones avaient pu être identifiées.

    180 zones connues pour chaque hémisphère

    Une étude menée par une équipe de chercheurs de l’école de médecine de l’Université de Washington de Saint-Louis dans le Missouri a découvert 97 nouvelles zones du cortex cérébral, élevant désormais le total des zones connues à 180, et ce, pour chaque hémisphère, relate le site Inverse.

    Les chercheurs se sont appuyés sur des mesures qui comprenaient non seulement la topographie corticale, mais aussi l’épaisseur et la teneur en substance blanche, ainsi que l’activité cérébrale.

    Quatre techniques d’analyse cérébrale

    Une équipe internationale menée par Matthew Glasser et David Van Essen à l’Université de Washington à Saint-Louis a scanné les cerveaux de  1200 jeunes adultes en utilisant quatre techniques :

    • IRM qui révèle la structure du cerveau
    • IRM fonctionnelle qui enregistre l’activité cérébrale lorsque les patients se reposent
    • IRM fonctionnelle basée sur certaines tâches, qui enregistre l’activité cérébrale lorsque les participants étaient impliqués dans des exercices mentaux
    • Diffusion d’images révélant les voies neuronales et montrant comment le cerveau est « câblé »

    En alignant les zones cérébrales chez ces 1 200 participants à l’aide d’un protocole de scanners combinés, les chercheurs sont parvenus à un extraordinaire degré de précision. Leurs travaux étaient financés par les Instituts nationaux de santé comme une partie du projet « Connectome » humain, en référence aux connexions internes du cerveau.

    L’équipe de chercheurs a mis au point un algorithme qui pourra désormais réaliser la collecte des données via un protocole, données ensuite disponibles pour les chercheurs et cliniciens à travers le monde entier.

    Dans l’immédiat, cette découverte offre la possibilité d’identifier les marqueurs biologiques pour une multitude de maladies neurologiques et pathologies mentales. Cette nouvelle connaissance pourrait de plus aider les neurochirurgiens dont le besoin est de savoir exactement sur quel type de tissus ils sont en train d’opérer.

    « Cette percée de la recherche fournit peut-être une technique simple non invasive d’utilisation de l’imagerie cérébrale comme biomarqueur à un niveau individuel », commente Greg Farber, directeur du Bureau de Technologie et Développement, et de la Coordination à l’Institut National américain de la Santé Mentale.

  • Cancers du sein agressifs : nouvelles pistes pour bloquer les métastases

    Un mécanisme moléculaire expliquant l’agressivité de certains cancers du sein peu sensibles aux traitements actuellement disponibles, c’est ce qu’ont découvert des chercheurs du CRCM. Ils suivent déjà de nouvelles pistes thérapeutiques pour bloquer ce mécanisme, source de métastases, décrites dans la revue de l’Inserm, le 20 juillet 2016.

    Selon l’INCa, en 2012, le cancer du sein est en France la première cause de décès par cancer chez les femmes. Le nombre de nouveaux cas estimés de cancer du sein est de 48 763 par an, l’âge moyen au diagnostic est de 63 ans et le nombre de décès par cancer du sein estimé à 11 886 chaque année.

    Environ 15% des femmes souffrant d’un cancer du sein sont atteintes d’une forme particulièrement invasive, dite triple négatif. Chez ces patientes, les cellules tumorales migrent rapidement et vont former des métastases ailleurs dans l’organisme.

    Une équipe française a découvert que cette forte capacité à former des métastases est associée à l’activité d’une protéine appelée « Prickle1 » et offre de nouvelles pistes de prise en charge de ces tumeurs peu sensibles à l’arsenal thérapeutique aujourd’hui disponible.

    De l’in vitro à l’in vivo

    L’étude a tout d’abord été réalisée in vitro sur une lignée de cellules tumorales, modèles du cancer du sein triple négatif. Il a été découvert que ces cellules produisent deux à trois fois plus de protéine Prickle1 que des cellules de cancer du sein « classiques ». Deux autres protéines, Mink1 et Rictor s’associent à la première pour former un trio protéique malfaiteur qui active l’enzyme AKT, connue pour son implication dans la croissance et la dissémination des cellules tumorales. En bloquant l’expression du gène codant Prickle1 ou l’interaction de cette dernière avec ses deux acolytes, la capacité de migration des cellules s’est vue réduite de 60 à 90%.

    En greffant à des souris des cellules tumorales similaires à celles étudiées in vitro, les chercheurs ont étudié le phénomène in vivo. « Les métastases, observées dans les poumons et le foie, étaient nettement moins nombreuses… Certaines souris n’en ayant même développé aucune! », indique Jean-Paul Borg qui a dirigé l’équipe de chercheurs au CRCM.

    Les pistes thérapeutiques à l’étude

    L’équipe a rapidement breveté son exploitation thérapeutique.
    « Une première stratégie pourrait rapidement être testée dans un essai clinique avec la prescription de médicaments déjà disponibles capables d’inhiber l’activité de l’enzyme AKT. Testée in vitro par notre équipe, cette stratégie a réduit jusqu’à 95% la migration des cellules tumorales « ,  précise Jean-Paul Borg.

    En parallèle, les chercheurs et un laboratoire pharmaceutique se réunissent autour d’un projet de développement d’un médicament inhibiteur de Mink1. De premiers essais cliniques pourraient débuter en 2020. Une troisième piste est explorée : le développement d’un médicament capable de bloquer l’interaction entre Prickle1 et Rictor. Testées en combinaison, l’efficacité de ces stratégies pourraient être décuplée.

  • Un implant de Buprénorphine pour booster l’abstinence aux opioïdes

    Approuvés par la FDA le 26 mai 2016, les implants de Buprénorphine (Probuphine) fonctionnent aussi bien si ce n’est mieux que la Buprénorphine sublinguale comme traitement d’entretien de la dépendance opioïde selon les résultats d’un essai randomisé et contrôlé publiés dans une étude en ligne le 19 juillet 2016 sur JAMA.

     » C’est probablement le premier face-à-face d’essai clinique sécurisé et efficace sur les implants de buprénorphine et la buprénorphine subliguale quotidienne sur la rémission à long terme du trouble que constitue la dépendance aux opioïdes chez les patients préalablement stabilisés sous 8 mg ou moins de buprénorphine », explique le Docteur R.N Rosenthal.

    Meilleurs résultats, risques moindres

    Pendant l’étude qui a duré de 4 à 6 mois, les implants de buprénorphine ont prouvé leur non infériorité quant à la buprénoprhine sublinguale envers les opiodïdes illicites. Les patients du groupe implants ont entretenu leur abstinence pendant plus de six mois par rapport au groupe traité par le buprénorphine sublinguale, précise le Dr Rosenthal. Selon lui, les résultats sont meilleurs et les risques moindres.  » Il y a des risques individuels et de santé publique avec le dosage quotidien de buprénorphine sublinguale, comme les prises manquées, l’exposition pédiatrique accidentelle, autant que le risque de vol ou de détournement intentionnel. »

     » Étant donné que la transition aux implants n’était pas cliniquement déstabilisante (sans augmentation de la soif ni symptômes de manque) et que les implants demeurent en place pendant la période de traitement actif, les implants de buprénorphine sont une opportunité de booster le maintien de l’abstinence d’autant plus que le risque de détournement et d’événements indésirables est réduit », ajoute t-il.

    Un nouvel implant

    Les implants de buprénorphine sont actuellement approuvés aux États-Unis mais seulement jusqu’à un an et pour un sous-groupe de patients ayant déjà atteint et maintenu une stabilité clinique en recevant des doses de buprénorphine orale sublinguale faible ou modérée.

    Ce concept pourrait s’ouvrir à de nouvelles opportunités de traitement, comme pour atteindre les populations difficiles ou les criminels, notent les Dr Compton et Volkow.

    L’étude a été réalisée par les laboratoires pharmaceutiques Braeburn.

  • Des sutures « intelligentes » qui envoient des données sur l’état de la blessure

    Une recherche publiée le 18 juillet 2016 dans le journal Mycosystems et Nanoengineering relate la promesse des « sutures intelligentes » mises au point par une équipe de chercheurs menée par des ingénieurs de l’université de Tufts aux Etats-Unis.

    Ces sutures pourraient révéler l’évolution de la guérison à travers la transmission de données diagnostiques telles que la température tissulaire, le pH, les niveaux de glucose, et même le stress et la pression, voire sentir si une infection est sur le point de survenir.

    Allant du fil de coton basique aux fils synthétiques sophistiqués, les chercheurs y ont incorporé des capteurs électroniques, microfluidiques et à l’échelle nanométrique, afin de créer des sutures diagnostiques de haute technologie.

    Ces sutures intelligentes peuvent envoyer les données collectées sans fil, à un smartphone ou à un ordinateur, en donnant potentiellement aux professionnels de santé un aperçu de l’intérieur d’une blessure en temps réel.

    Les chercheurs précisent que ces fils intelligents pourraient être utilisés autrement que simplement dans des plaies. Ils pourraient par exemple être incorporés dans les organes, les implants orthopédiques, ou être tricotés ou brodés dans des tissus intelligents pour d’autres applications.

    Jusqu’ici, ces fils intelligents n’ont été testés que sur les rats et in vitro.

  • Un parasite génétiquement modifié pour lutter contre le paludisme

    Un parasite muté induisant une réponse immunitaire efficace et durable contre le paludisme, c’est ce qu’ont mis au point des chercheurs de l’Institut Pasteur, du CNRS et de l’Inserm, selon le Journal of Experimental Medicine qui a publié leurs résultats le 18 juillet 2016.

    Ils sont parvenus à élaborer au stade expérimental un vaccin vivant génétiquement atténué contre Plasmodium, le parasite responsable du paludisme.

    3,2 Mds de personnes sont encore aujourd’hui exposées au risque de contracter le paludisme. Cette pathologie reste la plus menaçante pour la population mondiale malgré l’établissement de mesures de lutte et de prévention depuis 15 ans, notamment en ciblant les moustiques vecteurs.

    Selon l’OMS, en 2015 on a recensé 214 M de cas et 438 000 décès dus au paludisme, majoritairement des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes.

    Une approche vaccinale originale

    Les chercheurs ont réussi à identifier puis éteindre un gène précis du parasite, ce qui provoque l’induction d’une réponse immunitaire efficace et durable chez un modèle murin.
    La complexité de la biologie du parasite et les nombreuses stratégies qu’il a développées lors de son évolution pour se défaire de la réponse immunitaire de son hôte rendent la mise au point d’un vaccin anti paludique difficile.

    L’absence de réponse immunitaire protectrice est caractéristique des malades infectés. Une prémunition s’acquiert seulement après plusieurs années d’exposition. L’infection conduit en particulier à une abolition de la mémoire immunologique.

    En pratique, les chercheurs spécialistes des interactions hôte-parasite ont élaboré une approche vaccinale originale : modifier génétiquement des souches de Plasmodium en éteignant le gène codant pour une protéine spécifique : HRF : Histamine Releasing Factor.
    Les mutants générés ne l’expriment plus et s’avèrent très efficaces pour induire la réponse immunitaire. L’hôte est alors protégé lors de toute réintroduction du parasite, même face à des souches très virulentes.

    L’expérimentation animale a permis la mise en évidence d’une mémoire immunologique de longue durée induisant une protection pendant plus d’un an s’appliquant quel que soit le stade du cycle de développement du parasite, ce qui demeurait auparavant l’un des obstacles majeurs du traitement de la pathologie. Cette souche vaccinale provoque une réponse cellulaire ainsi qu’un taux élevé d’anticorps spécifiques reconnaissant les antigènes parasitaires connus comme étant des cibles vaccinales.

  • Sclérose en plaques : mise au point d’un anticorps médicament (Inserm)

    Un anticorps doué d’effets thérapeutiques potentiels contre la sclérose en plaques, c’est ce qu’a mis au point l’unité Inserm U919 du Professeur Vivien, selon la revue de presse de l’Inserm du 20 juillet 2016.

    L’étude, dirigée par le Fabian Docagne, publiée dans Brain, offre une nouvelle voie stratégique de lutte contre la sclérose en plaques.

    La maladie neurologique du jeune adulte

    La sclérose en plaques est la maladie auto-immune du jeune adulte. Elle constitue la première cause de handicap sévère non traumatique chez les trentenaires. C’est une pathologie qui touche davantage de femmes, le sex-ratio est de 1 homme pour 3 femmes environ. 80 000 personnes sont touchées en France, selon l’Inserm.

    La maladie se manifeste essentiellement par poussées accompagnées de troubles moteurs, sensitifs et cognitifs, régressant en quelques semaines. L’évolution de cette pathologie peut conduire à un handicap irréversible. Les traitements actuels atténuent les poussées et optimisent la qualité de vie des patients mais n’ont pas d’impact sur la progression de la maladie.

    Mécanisme d’action

    Afin que les cellules du système immunitaire circulant dans le sang puissent atteindre le système nerveux central, elles doivent franchir la barrière hémato-encéphalique (barrière sang-cerveau) et la barrière hémato-médullaire (barrière sang-moelle osseuse). Lors d’une étude précédente sur un modèle d’AVC, cette équipe Inserm a observé et analysé un acteur participant à l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique : le récepteur NMDA. Ils ont mis en évidence que le blocage de l’interaction de ce récepteur avec le tPA (protéine de la famille des protéases à sérine) bénéficie au maintien de l’intégrité de la barrière.
    Les chercheurs ont alors conçu une stratégie permettant de bloquer cette interaction dans le contexte de la sclérose en plaques en développant un anticorps monoclonal, le Glunomab, dirigé contre le site spécifique du récepteur NMDA sur lequel se fixe le tPA.

    L’utilisation de cet anticorps empêche l’ouverture de la barrière dans des conditions inflammatoires, limitant par conséquent le passage des lymphocytes destructeurs de la gaine de myéline.
    Sur un modèle expérimental murin de sclérose en plaques chez la souris, l’injection de Glunomab provoque l’interruption de la progression des troubles moteurs (paralysie partielle ou totale des membres).
    Chez ces souris traitées, cet effet est associé à une diminution de l’infiltration des lymphocytes dans le tissu nerveux et à une démyélinisation réduite.

    Une demande de brevet a été déposée par Inserm Transfert dans le cadre d’une collaboration avec un industriel de santé.

  • Un simulateur numérique pour l’entraînement des sages-femmes et obstétriciens

    Le serious game PERINATSIMS qui permet un entraînement pouvant renforcer confiance et réflexes des professionnels de la périnatalité lors d’accouchements à haut risque a été présenté le 2 juin 2016 lors du congrès international Gyn Monaco.

    Les praticiens peuvent grâce à ce premier simulateur numérique destiné aux sages-femmes et obstétriciens, s’entraîner à la prise en charge d’urgences obstétricales grâce à Medusims, éditeur de simulateurs médicaux dédiés aux professionnels de santé.

    Ce serious game a été élaboré par l’école des sages-femmes de l’hôpital Paris Saint-Antoine-APHP et l’université Pierre et Marie Curie de Paris. Il propose à ceux qui l’utilisent de faire face à plusieurs problématiques offrant chacune un panel de scénarios chronométrés à jouer seul ou en équipe.

    PERINATSIMS, à l’achat ou à l’abonnement, est mis à la disposition des maternités, des réseaux de périnatalité, des centres de simulation en santé et des écoles de sages-femmes. Au sein de ces dernières, les étudiants pourront ainsi se confronter à des situations d’accouchements dangereux afin de parfaire l’expérience acquise lors de cas réels durant leurs stages.

    Le lancement de PERINATSIMS constitue une étape dans la transformation annoncée de la formation médicale, initiale et continue, par la simulation numérique.