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  • e-VA, un outil numérique pour optimiser le taux de survie dans les pathologies vasculaires

    Un outil numérique de diagnostic partagé qui permet de limiter le temps passé à l’hôpital et d’améliorer les taux de survie chez les patients atteints de pathologie vasculaires, c’est l’objectif du projet e-VA, présenté lors des 21èmes journées d’ingénierie biomédicale de Nantes ayant eu lieu du 21 au 23 septembre 2016.

    L’ensemble de l’organisme, du cerveau aux membres inférieurs, est concerné, de par son système de vascularisation. Le diagnostic pathologique vasculaire nécessite l’intervention de plusieurs spécialités, impliquant une forte coordination entre médecins.

    Afin d’optimiser ce travail en réseau, des bioingénieurs rennais et le CHU d’Angers ont mis au point le projet e-VA. Le numérique y nourrit la chaîne diagnostique, de l’observation à la prescription, jusqu’à la surveillance.

    En pratique, il s’agit de relier le domicile à l’hôpital :

    Un dossier de santé e-VA : le carnet de santé numérique

    A travers ce nouvel outil, le patient suit tous ses bilans médicaux, ce qui favorise l’adhésion thérapeutique.
    Spécialistes et médecins traitant ont à leur disposition toutes les données patient et peuvent communiquer à distance. Les interactions médicamenteuses sont enregistrées afin d’éviter tout risque iatrogène.

    Le patient et son avatar

    Le patient crée son propre avatar sur cette interface. Ce dernier s’affiche lors d’une consultation à distance, offrant la possibilité d’exprimer les émotions du visage à travers une caméra. Le développement de cet avatar en serious game est un objectif.

    Grâce à ce dispositif de diagnostic partagé, le patient est visualisable en 4D. Capteurs connectés fournissent en temps réel les données physiologiques du patient ainsi que ses paramètres vitaux.

  • Maladies respiratoires : Biocorp lance le capteur intelligent Inspair

    Transformer les inhalateurs en dispositifs connectés pour les patients asthmatiques ou atteints de BPCO, c’est ce que propose Biocorp, société française spécialisée dans le développement et la fabrication de dispositifs médicaux et systèmes intelligents d’administration de médicaments, qui annonce le 6 octobre 2016 le lancement de son capteur intelligent Inspair.

    « L’ambition de Biocorp est de développer des solutions innovantes afin d’améliorer l’observance dans le cadre de maladies chroniques. Après de premières applications développées en diabétologie, endocrinologie et neurologie avec le Datapen et l’Easylog, notre nouveau device connecté, Inspair, nous permet de nous tourner aujourd’hui vers les maladies respiratoires chroniques, dont le nombre de cas augmente considérablement chaque année, et pour lesquelles l’observance est un élément clé du traitement », déclare Jacques Gardette, fondateur et CEO de Biocorp.

    6 malades sur 10 n’ont pas un asthme suffisamment contrôlé

    Mal contrôlée, l’asthme est une pathologie qui peut avoir des conséquences lourdes sur la vie quotidienne. En découlent une observance et un suivi indispensables afin d’éviter à un développement au stade sévère voire des hospitalisations en urgence. L’assurance maladie estime à ce jour que près de 6 personnes asthmatiques sur 10 n’ont pas un asthme suffisamment bien contrôlé.

    La BPCO nécessité également un suivi sans faille conduisant à la diminution des symptômes et l’amélioration de la qualité de vie des patients.

    Inspair a pour objectif d’optimiser l’éducation thérapeutique qui, combinée au traitement permet la réduction du nombre d’hospitalisations et appels aux services d’urgences.

    Biocorp a déposé une série de brevets à l’échelle internationale lui assurant la propriété, la preuve d’antériorité et l’exclusivité de l’exploitation du produit Inspair.

  • Outils numériques pour la prévention du cancer : PRODIGE lance un appel à manifestation d’intérêt

    PRODIGE, Communauté d’Innovation « Prévention Oncology Digital », a organisé le 30 septembre 2016 une journée intitulée « Prévention en santé & numérique : des modèles à inventer ? Stratégies, usages, marchés », durant laquelle a été lancé un appel à manifestation d’intérêt financé par le Dispositif Intégré pour l’Innovation & le Numérique (D2IN) de Saint-Etienne Métropole.

    Impliquée dans le secteur de la prévention contre le cancer, l’objectif de la communauté PRODIGE est de favoriser l’émergence et la réussite de projets socio-économiques s’inscrivant dans cette thématique en s’appuyant sur des outils numériques.

    En pratique, cela consiste à développer puis transférer les connaissances scientifiques en prévention des cancers en avancées industrielles pour soutenir le développement économique régional et améliorer la santé de sa population.

    Un fonds doté de 1,6 M€

    D2IN est la nouvelle offre de financement de Saint-Étienne Métropole pour répondre aux enjeux et contraintes liés au développement de projets innovants, bénéficiant de l’association de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de la BPI. Le fonds D2IN rassemble et unifie d’anciens dispositifs et a été doté de 1,6 M€ en 2015 et 2016 répartis comme suit :

    • 1 M€ issus de Saint-Étienne Métropole, dont 400 000 € consacrés à des aides sous forme de subventions et 600 000 € à des aides sous forme d’avances récupérables ou de prêt à taux zéro innovation.
    • 600 000€ consacrés par BPI France Financement au soutien des porteurs de projets dans le cadre de D2IN.

    Types d’acteurs pouvant bénéficier de ce dispositif

    • Les entreprises ou porteurs de projets en ante-création
    • Les structures académiques (laboratoires de recherche académiques)
    • Les clusters ou pôles de compétitivité

    La Communauté d’Innovation « Prévention Oncology Digital » (PRODIGE) focalise ses efforts sur l’identification et le suivi de projets portant combinant les thématiques « Santé » et « Numérique », tout en adoptant une position particulière sur le développement de la recherche en prévention des cancers et sa valorisation au travers d’outils numériques.

    Les 4 idées fortes de PRODIGE

    La Communauté d’Innovation « Prévention Oncology Digital » (PRODIGE) focalise ses efforts sur l’identification et le suivi de projets portant combinant les thématiques « Santé » et « Numérique », tout en adoptant une position particulière sur le développement de la recherche en prévention des cancers et sa valorisation au travers d’outils numériques. Ses 4 idées fortes sont:

    • La prévention des cancers concerne la santé publique et individuelle.
    • La réduction des taux d’apparition de maladie et mortalité dispose de marges de manœuvre importantes.
    • Une prévention efficace s’appuie des connaissances scientifiques solides.
    • Un modèle économique solide, pertinent est nécessaire à la viabilité des solutions mises au point, sans lui avancées et découvertes scientifiques sont condamnées à rester confinées en laboratoires alors qu’elles pourraient servir au développement économique, ainsi qu’à la création d’emploi sur le territoire.
    • L’invasion du numérique dans tous les secteurs de la société est une opportunité permettant de se saisir des enjeux de santé et de créer des modèles économiques innovants.
  • Prévention des infarctus cérébraux par un appareil mobile conçu par VTT (Finlande)

    Une application mobile et un appareil de petite taille permettant d’aider à éviter la survenue d’infarctus cérébraux à un stade préliminaire lors d’une fibrillation auriculaire, c’est ce qu’a conçu le Centre de Recherche Technique de Finlande « VTT », selon un annonce faite par le Centre le 19 septembre 2016.

    Cette innovation permet de pallier le manque de diagnostic d’arythmie survenant lorsqu’aucun symptôme n’est détecté durant la surveillance cardiaque Holter. Ce dispositif a obtenu des résultats concluants pendant ses deux années de test, en conditions réelles, en coopération avec le Centre hospitalier universitaire de Turku.

    Des données directement transmises aux terminaux mobiles

    « Avec l’appareil mobile développé par VTT, les utilisateurs peuvent enregistrer leur signal ECG en cas d’arythmie ou de symptômes cardiaques. L’appareil est aussi adapté à la surveillance cardiaque pré et post chirurgicale des patients. Les patients n’ont pas à se rendre à l’hôpital, car les données sont automatiquement envoyées depuis un téléphone portable au personnel médical par le biais d’un service cloud », explique Timo Varpula, scientifique chez VTT.

    Le rythme ou la variabilité du rythme cardiaque sont mesurés avec précision afin de détecter tout battement de cœur irrégulier, ainsi que la surcharge de stress : un rythme cardiaque au repos élevé et une variabilité cardiaque faible en sont des indicateurs. Les variations du signal ECG peuvent indiquer une myocardite ou d’autres maladies cardiaques graves.

    Testé sur des patients cardiaques

    L’appareil a été testé sur des patients cardiaques du centre hospitalier universitaire de Turku ainsi que sur des athlètes de haut niveau souffrant de pathologies cardiaques : fibrillation auriculaire, arythmie et trouble de la conduction cardiaque ont pu être détectés.

    La mise en vente de l’appareil est prévue à partir d’avril 2017.

  • D-EYE, ophthalmoscope digital de diagnostic du glaucome

    Le D-EYE, ophtalmoscope digital conçu par la société Galileo Diagnostics, est une pièce-jointe pour smartphone, rivalisant avec les dispositifs traditionnels en termes de taille, coût, et facilité d’utilisation. Cette nouvelle technologie est présentée dans le Journal of Glaucoma de septembre 2016.

    Une once d’habileté suffit pour observer la vascularisation ou le disque optique, à tel point qu’il serait possible de s’auto-examiner. Une étude conduite en Italie (Comparison of Smartphone Ophthalmoscopy With Slit-Lamp Biomicroscopy for Grading Vertical Cup-to-Disc Ratio) a montré que le D-EYE est comparable à une lampe à fente de bio-microscopie indirecte pour l’évaluation VCDR (Ratio Coupe-Disque Vertical), technique permettant de diagnostiquer le glaucome.

    L’ophtalmoscopie via smartphone est encore évaluée à travers des essais cliniques mais sa diffusion ubiquitaire, sa connectivité et sa portabilité pourraient servir à screener le glaucome, en particulier dans des situations où les ressources matérielles sont faibles.

  • Lancement du portail aides.francealzheimer.org

    Un site interactif permettant de se créer un parcours personnalisé, identifier les dispositifs de soutien existants (aide sociale, financière ou juridique) ou structures d’accueil, c’est ce qu’a présenté France Alzheimer et maladies apparentées le 20 septembre 2016.

    Ce nouveau portail « aides.francealzheimer.org » s’adresse aux patients et leurs aidants. L’objectif est de répondre à leurs diverses interrogations sur les dispositifs existants et leurs droits.

    Quatre grands types d’informations

    • Dispositifs d’accompagnement
    • Dispositifs financiers
    • Dispositifs juridiques
    • Dispositifs d’aide aux aidants

    Un parcours personnalisé

    Le contenu du site est modulable, selon la situation et les besoins de l’internaute. Les informations prises en compte évoluent en fonction de la situation du patient. Pour mieux identifier ce dernier, des questions sur sa situation lui sont posées en amont : cadre de vie, âge, etc…

    Démarche innovante et premier outil digital consacré à la prise en charge de la maladie d’Alzheimer

     » On stigmatise souvent le parcours du combattant auquel doivent faire face les familles confrontées à la maladie. Nous avons choisi de prendre le contre-pied pour dé-complexifier la recherche d’informations et permettre à chacun d’identifier rapidement et efficacement l’interlocuteur ou la structure susceptible de solutionner sa problématique », explique Brigitte Huon, vice-présidente déléguée de France Alzheimer et maladies apparentées.

  • Réalité augmentée et visualisation 3D présentées au congrès de chirurgie digestive

    Réduction du risque chirurgical, durée d’hospitalisation raccourcie et meilleure information du patient sont les bénéfices de la réalité augmentée et de la visualisation 3D expérimentés par plusieurs gastro-entérologues français dans le domaine de la chirurgie.

    Ces techniques innovantes ont été présentées à l’occasion du 118e congrès de chirurgie digestive tenu à Paris du 28 au 30 septembre 2016.

    Patrick Pessaux, chirurgien hépato-bilio-pancréatique au CHU de Strasbourg, explique pourquoi ces nouvelles technologies envahiront dans le futur les blocs opératoires.

    « Dans 10 ans on se demandera comment on pouvait opérer sans images 3D ni réalité augmentée », affirme Patrick Pessaux, chirurgien au CHU de Strabourg, en comparant ces technologies innovantes à l’apparition du GPS dans les véhicules.

    En pratique, des logiciels informatiques de reconstruction en 3D de l’organe à opérer permettent de superposer des vidéos chirurgicales réelles à des images scanner ou IRM du patient. « C’est très utile pour accéder à un organe comme le foie qui est opaque. Jusqu’à présent nous devions localiser la tumeur en palpant à la main le foie », ajoute Patrick Pessaux.

    Selon lui, ces innovations permettent par ailleurs aux médecins d’expliquer au patient la veille de l’opération le processus précis de l’intervention à l’aide d’une tablette numérique. « Cette approche ludique et pédagogique a tendance à les rassurer » assure t-il.

  • Un programme informatique pour diagnostiquer des troubles du langage chez l’enfant

    Détecter les troubles de la communication chez l’enfant à l’aide d’un programme informatique, c’est ce que des chercheurs du MIT ont annoncé avoir mis au point le 22 septembre 2016. Leur objectif est de permettre un diagnostic le plus précoce possible afin que le traitement soit le plus efficace.

    En pratique, le programme informatique permet d’analyser ce que l’enfant raconte, en utilisant ses propres mots, à partir d’image légendées d’une histoire.

    « L’idée de pouvoir établir un diagnostic de manière entièrement automatisée à l’aide d’outils relativement basiques est vraiment intéressante, indique John Guttag, professeur en ingénierie électrique auteur de l’étude. « On peut dès lors imaginer reproduire ce genre de test sur tablette ou téléphone. Je pense que cela ouvre la voie d’un diagnostic à peu de frais et disponible pour un grand nombre d’enfants ».

    Chercheur à l’Institut MGH chargé de recueillir les données pouvant faire fonctionner le programme, Jordan Green explique qu’ « évaluer les troubles de la parole est particulièrement complexe chez l’enfant, étant donné le grand nombre de variations qui peuvent se présenter, et cela même chez les enfants au développement normal ».

    En ayant réussi à identifier 13 caractères acoustiques propres au discours d’un enfant (mesure des nombre, longueur des pauses, régularité ou variabilité), les chercheurs ont pu établir un programme d’apprentissage qui, en screenant une grande base de données, fait correspondre les enregistrements à des schémas concordant aux diagnostics corrects.

  • Lyon : des robots Awabot au service des enfants malades

    Maintenir le lien social entre les jeunes hospitalisés pour un cancer et leur entourage, c’est l’objectif du projet VIK-e (Victory in Innovation for Kids-electronics) du centre Léon Bérard de Lyon dirigé par le Professeur Jean-Yves Blay et de la société Awabot, présenté à la presse le 29 septembre 2016.

    Hubble, Be-Hope et RB22 conçus par Awabot, entreprise villeurbannaise, ont été mis à la disposition de jeunes patients hospitalisés en chambre d’isolement à l’Institut d’Hématologie et d’Oncologie Pédiatrique de Lyon (IHOPe).

    Les traitements de cancers et hémopathies malignes imposent de longues périodes d’isolement en chambre stérile peuvent s’étendre sur plusieurs mois et priver le jeune patient de son milieu familial, amical ou scolaire. Cette innovation robotique permet de « rompre la monotonie et la solitude dans le cadre de ces longues périodes d’hospitalisation avec des bénéfices sur le plan psychologique pour mieux vivre la maladie et peut-être même guérir », indique Perrine Marec-Bérard, pédiatre oncologie, coordinatrice du projet VIK-e.

    Ces robots disposent d’une autonomie de 2 à 8h et sont commandés à distance. « Le jeune malade contrôle les mouvements du robot installé au domicile familial grâce à BEAM, une application téléchargée sur son ordinateur. Il utilise ensuite son clavier pour diriger le robot, un peu comme dans un jeu vidéo », précise Jérémie Koessler, directeur général d’Awabot. Les jeunes patients hospitalisés peuvent ainsi partager la vie de leurs proches.

    « On est persuadé que cet outil est thérapeutique parce-qu’un enfant qui conserve son lien social et familial va avoir envie de se battre et supportera mieux les soins », ajoute Rose Fromont, présidente de l’Appel, association philanthropique de parents d’enfants atteints de leucémies ou autres cancers.

    Habituellement, ces robots sont utilisés pour le télétravail mais depuis deux ans, Awabot a déployé des robots dans les lycées pour permettre aux enfants malades de suivre les cours. Le prix des robots est de 3 000€ à 20 000€ selon les modèles.

  • Lancement de l’application Sympto Check par Santé Assistance

    Le lancement d’une application mobile d’analyse de symptômes et d’orientation médicale a été annoncé le 28 septembre 2016 par Santé Assistance.

    Santé Assistance est spécialiste du développement et de la gestion des services rapprochant patients et médecins, notamment en facilitant le dialogue entre eux.

    « Avec le partage de Sympto Check sur smartphone, nous avons voulu permettre son usage en toutes circonstances afin de nous adapter aux nouveaux usages de la santé mobile mais également fluidifier celui-ci », explique Henri-Michel Tranchimand, Président de Santé Assistance.

    500 symptômes et 1000 pathologies sont prises en compte et permettent de répondre rapidement à 4 questions : De quoi s’agit-il ? Que faire ? Est-ce une urgence ? Dans quel délai ?

    Le système mis au point par des spécialistes, médecins généralistes et urgentistes accompagne les internautes et mobinautes dans leur recherche d’explications sur leurs symptômes.

    En pratique, après avoir renseigné âge, sexe, particularités (grossesse en cours par exemple) et ses symptômes, l’application guide l’utilisateur via différentes questions proposées en fonction de la situation et des symptômes avec photo, schéma, et explication.

    Sont également proposées des fiches pratiques sur les conduites à tenir face à différentes situations de santé du quotidien : fièvre de l’enfant, que faire en cas de brûlures, courbatures, etc.