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  • Alzheimer : tests encourageants pour un serious game

    l’Association Innovation Alzheimer, en lien avec le laboratoire CoBTeK (Cognition – Behaviour – Technology) de l’Université de Nice Sophia-Antipolis et l’entreprise Genious, a créé un serious game, baptisé X-TORP, destiné aux patients atteints de cette pathologie à un stade léger. Les premiers résultats des essais cliniques ont été publiés en amont de la Journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer (le 21 septembre 2016) dans le Journal of Alzheimer’s Disease.

    Ces premiers résultats sont encourageants : ils montrent une amélioration des performances physiques, cognitives et motrices des patients.

    Ce jeu a été développé et financé dans le cadre du projet de R&D Az@GAME « Serious game et maladie d’Alzheimer », lauréat de l’Appel à projets e-santé n°2 des Investissements d’Avenir (« Santé et autonomie sur le lieu de vie grâce au numérique »).

  • Philips présente sa solution d’oncologie interventionnelle (CIRSE 2016 à Barcelone)

    OncoSuite, la solution d’oncologie interventionnelle de nouvelle génération de Philips, qui doit permettre aux médecins d’apporter une analyse et un traitement ciblé, mini-invasif des lésions tumorales en réduisant l’impact sur les tissus sains a été présentée lors de la réunion de la Société européenne de radiologie cardiovasculaire (CIRSE) qui s’est tenue du 10 au 14 septembre 2016 à Barcelone.

    OncoSuite est la solution intégrée de Philips visant à améliorer les procédures d’embolisation et d’ablation de la tumeur avec les systèmes de radiologie interventionnelle de Philips. C’est la seule plateforme dans l’industrie qui supporte les deux procédures permettant aux médecins de cibler simultanément des lésions tumorales multiples. OncoSuite comprend les offres des produits Philips portant sur l’imagerie améliorée (XperCT Dual), le guidage d’images 3D en temps réel pour l’embolisation de la tumeur (EmboGuide) et le guidage d’images 3D en temps réel pour l’ablation de la tumeur (XperGuide).

    La solution OncoSuite de nouvelle génération permet un traitement ciblé de la totalité d’une tumeur et de ses vaisseaux nourriciers, en épargnant le tissu ou les organes sains environnants.

  • Chine : un système de santé en mutation attiré par le digital

    Marqué par une profonde évolution dans les années 80, le secteur de la santé chinois doit aujourd’hui faire face à de multiples problèmes : difficulté d’accès aux soins dans les zones reculées, engorgement des hôpitaux d’excellence, vieillissement de la population…

    Des solutions apportées par les nouvelles technologies – télé-médecine en tête – sont envisagées, autant par l’État que par les professionnels du secteur, pour améliorer le système au niveau national et faire de la Chine un pays de référence dans l’industrie.

    Le marché de l’e-santé en Chine pourrait ainsi atteindre les 20 milliards de yuans (13,3 Md €) en 2020, contre 3 milliards (2,7 Md €) en 2014, anticipe une étude publiée en septembre 2015 par le Boston Consulting Group.

    Un système de santé en pleine transition

    1. AVANT 1980. L’économie chinoise repose sur les valeurs d’un système communiste. les soins sont quasiment 100 % gratuits mais la qualité de l’offre plutôt moyenne. Les patients sont dirigés vers tel ou tel hôpital public en fonction de la gravité de leur état.

    2. APRÈS 1980. Le système mue en raison de diverses réformes économiques engagées dès 1978, après la mort de Mao Zedong (1976), et la dé-collectivisation. « On entre alors dans une logique « pro-market », explique à H&TI Carine Milcent, chercheur au CNRS, professeur (affilié) au PSE et au CEFC. Il y a à la fois une amélioration très nette du système de santé (meilleure qualité des soins, des équipements et du niveau de formation des professionnels du secteur) et une forte augmentation des inégalités. »

    En effet, le passage d’une logique de production collective à une économie privée a bouleversé l’organisation de l’industrie :

    • L’État réduit de manière significative son implication dans le financement des hôpitaux publics. Il finance aujourd’hui moins de 8 % des dépenses.
      Résultats : les professionnels du secteur commencent à privilégier la recherche de profit au détriment de la qualité des soins ; les patients doivent payer plus cher.
    • Les habitants des zones rurales n’ont plus l’obligation de cotiser au système médical communautaire.
      Résultats : comme ils ne sont pas satisfaits par la qualité de l’offre de soins proposée, ils sont de moins en moins nombreux à cotiser donc de moins en moins bien couverts. L’accès aux soins dans les zones reculées décline.

    Les principaux problèmes découlant de cette évolution :

    • Les files d’attente s’allongent.
      « Comme ils doivent de toute façon payer le prix fort, les patients solvables cherchent à obtenir les meilleurs soins possibles : ils se dirigent logiquement vers les hôpitaux de niveau 3A, même s’ils sont éloignés de leur domicile, entraînant un engorgement de ces établissements, analyse Carine Milcent. Il y a donc une capacité d’accueil beaucoup plus importante dans les autres structures ».
      Conséquences : les praticiens sont surchargés, les patients bénéficient d’une prise en charge précipitée.
    • le coût des soins augmente : en raison notamment des surdiagnostics et de la survente de médicaments liés au désengagement du gouvernement dans les dépenses des hôpitaux publics, qui doivent désormais se financer par leurs propres moyens.
      Conséquences : l’accès à des soins de qualité est complexe pour les personnes à faible revenu.
    • la relation patient-client se détériore : conséquence résultant des deux problèmes précédemment cités, accentués par l’existence de nombreux dessous de table (hong bao).

    Autre défi à relever : le vieillissement de la population

    Les plus de 65 ans étaient 222 millions en Chine fin 2015 (16,1 % de la population), précise le ministère des Affaires civiles dans sa dernière étude parue en juillet 2016. Ils seraient 331 millions en 2050, soit près de 40 % de la population totale, prédit l’Onu.

    Conséquence : le nombre de cancers et de maladies chroniques est en augmentation. En 2015, 4,3 millions de nouveaux cas de cancer et plus de 2,8 millions de décès liés à cette maladie ont été recensés en Chine par les autorités.

    De profondes réformes engagées depuis 2009

    En 2009, un plan de 850 milliards de yuans (113 Md €) d’investissement est instauré par le gouvernement chinois pour mettre en place une réforme du système de santé sur trois ans (280 milliards de yuans par an, soit 37 Md € annuels).

    Les principaux objectifs de ce programme sont :

    • couvrir 100 % de la population d’ici 2020. La couverture assurance maladie a été petit à petit rétablie depuis le début des années 2000. Fin septembre 2011, 95 % des Chinois étaient couverts, indiquent les chiffres officiels ;le développement des soins de proximité ;
    • l’amélioration de l’offre de soin de qualité ;
    • l’encadrement de l’accès et de la sécurité des médicaments de base en créant une liste de produits dits « essentiels » ;
    • la modernisation des hôpitaux publics.

    Santé : la Banque mondiale incite la Chine à évoluer plus vite

    Ces évolutions sont encouragées au niveau international. En août 2016, la Banque mondiale a demandé au gouvernement chinois de faire davantage d’efforts pour réformer son système de santé. Selon l’analyse de l’organisation, l’État pourrait réduire de manière importante ses dépenses dans le secteur si des mesures stratégiques sont mises en place dès à présent.

    Objectif premier : passer d’un modèle actuellement centré sur les hôpitaux à un modèle focalisé sur les soins primaires, en améliorant la qualité des services de base et des soins de haute qualité mais aussi en proposant des services rentables.
    L’utilisation d’outils électroniques et un meilleur partage des données de santé est fortement encouragés.

    « Les recommandations du rapport (…) contribueront utilement à la formulation du 13e plan quinquennal sur la réforme de la santé (2016-2020). Nous étudierons soigneusement les conclusions du rapport et nous les appliquerons afin de faire progresser la réforme du système de santé », a déclare Liu Yandong, vice-premier ministre du Conseil des affaires de l’État chinois.

    Les solutions offertes par l’e-santé

    Pour résoudre les problèmes actuels du secteur et anticiper les évolutions futures, plusieurs solutions émanant de l’e-santé sont aujourd’hui en train d’être développées.

    • 1. Le secteur le plus exploité est pour l’instant celui de la télé-médecine.

      Objectifs premiers :

      • faciliter l’accès au soin de qualité dans les zones reculées.
        La commission de santé et de planning familial de chaque province (PHFPC) encourage la création de sites web simplifiant le lien entre patient et praticien.
        Exemple : 72 millions d’utilisateurs chinois consultaient un médecin en ligne en 2014, signale la revue Perspective chinoises.
      • réduire les files d’attentes physiques.
        Exemple : Lancé en 2011, le online booking system (OBS) sera obligatoire à Pékin d’ici janvier 2017 pour les hôpitaux de niveaux 3A. Via ce système de réservation, les patients reçoivent par SMS un code de rendez-vous après avoir entré leurs informations personnelles.
    • 2. Le secteur IT pourrait aussi permettre aux hôpitaux et praticiens d’être plus efficaces au niveau de leur organisation et de l’offre de soins proposée.

    Exemple : 21 hôpitaux chinois envisage d’adopter la plateforme d’IBM, Watson for Oncology, pour aider les médecins à personnaliser le traitement du cancer.

    Un récent rapport du cabinet d’études International Data Corporation (IDC) indique que le marché des solutions IT en Chine pourrait doubler d’ici 2020.

    • 3. « Le marché des objets connectés est aussi à observer , signale Carine Milcent. Ces produits mobiles peuvent être une manière d’accompagner à domicile les seniors, de leur rappeler leur rendez-vous médicaux, leur prise de médicaments, etc. »
      Samsung et Huawei font partie des groupes à suivre.

    Exemple : en mai 2016, le géant chinois Huawei a signé un partenariat avec Visiomed Group, spécialiste français de l’électronique médicale. Parmi les premiers produits retenus par l’entreprise : une valise de télémédecine connectée et un chariot médicalisé connecté.

    Les enjeux sous-jacents au développement de l’e-santé

    Plusieurs problématiques liées au développement du secteur de l’e-santé sur le marché chinois se dessinent :

    • La mainmise du secteur privé sur le secteur public.

    Trois géants du secteur privé dominent le marché :

      • 1. Alibaba et son projet d’hôpital du futur en ligne, le leader du marché.
      • 2. Baidu et son site dédié à la santé, un répertoire de professionnels de la santé et d’hôpitaux permettant de prendre des rendez-vous en ligne.
      • 3. Tencent avec son application We Chat, qui propose notamment une plateforme pour faciliter les échanges entre professionnels et patients.

    Cette oligarchie pose question d’un point de vue éthique : ces entités privées pourraient être tentées de valoriser la recherche de profit aux dépens d’une offre de qualité. Fin 2015, Baidu a par exemple été pointé du doigt pour avoir mis en avant des services d’hôpitaux hors licence sur des forums dédiés à la santé.

    • La gestion complexe des big data.

    En Chine, le recueil des données de santé est décentralisé. Chaque province dispose de son propre système. L’un des objectifs du gouvernement est de créer une base nationale unique mais « ce projet va être extrêmement complexe à mettre en place », observe Carine Milcent.

    Se pose également la question de la sécurité et de la confidentialité de ces données, d’autant plus si elles sont en partie confiées à des sociétés privés telles que Alibaba.

    Autant de thématiques sur lesquelles la Chine doit s’interroger dès à présent pour poursuivre le plus sereinement possible la grande révolution de son système de santé. Et, peut-être, espérer devenir l’un des leaders mondiaux du marché.

  • China: a changing health system attracted to digital

    Since the deep change started in the 80s, the Chines healthcare system is facing different issues nowadays: there is a lack of access to care in remote areas, 3A hospitals are overloaded, China’s population is aging rapidly…

    The government and the industry have a keen interest in hi-technology solutions, especially telemedicine.

    China’s digital health sector generated 20 billion RMB (€ 13,3 billion) in 2014. A number expected to grow to about 3 billion (€ 2,7 billion) in 2014, according to a study published in September 2015 by the Boston Consulting Group.

    An evolving healthcare system

    1. Before 1980. Health care was free but the quality of the offer remained quite poor. Patients were referred to a public hospital depending on the severity of their problems.

    2. After 1980. The system changed because of various economic reforms launched in 1978, after the death of Mao Zedong (1976), and de-collectivization. “It was a pro -market position, Carine Milcent, research Professor CNRS – PSE and CEFC, said to H&TI. There was both a significant improvement in the health system (better quality of care, equipment and level of doctors) and a sharp increase in inequality.”

    Indeed, the transition from a collective production to a private economy had fundamentally changed the market organization:

    • Public hospitals were no longer exclusively funded by the State. The Chinese government now funds fewer than 8% of their expenditures.
      Consequences: industry professionals began to favor the pursuit of profit at the expense of quality of care; patients had to pay more.
    • People living in rural areas did not have to contribute to the community medical system anymore.
      Consequences: as they were not satisfied with the quality of care, most of them stop contributing to the system and therefore to be covered. Thus, access to care in remote areas declined.

    Current problems arising from this change:

    • Queues are getting longer in the waiting room. « As they must pay dearly anyway, creditworthy patients look for the best care practitioners: so, they go to 3A hospitals, even if they are away from their home, causing an overload of patients in these facilities, Carine Milcent said. Therefore, there is more vacant rooms in other hospitals. »
      Impact: practitioners are overloaded, patients feel they receive a sloppy consultation.
    • The cost of care increases: mainly because of overdiagnosis and oversold drugs (related to the fact that public hospitals must now finance themselves).
      Impact: access to quality healthcare is reduced for low-income people.
    • Customers patient relationship sours. Compounded by the existence of numerous bribes (hong bao), this situation results from the two aforementioned problems.

    Another big challenge: the aging population

    There were 222 million people aged 65 or above in China at the end of 2015 (16.1 % of the total population), the Ministry of Civil Affairs said on July 2016. There will be 331 million in 2050 (nearly 40% of the total population), the United Nations said.

    Consequently, the number of cancers and chronic diseases is increasing. In 2015, there were 4.3 million new cancer cases and more than 2.8 million cancer deaths in China, according to national authorities.

    The government has introduced major reforms since 2009

    The Health Care System Reform was launched full scale in 2009. An investment plan of 850 billion Yuan (€ 113 billion) is planed by Chinese government between 2009 and 2011 to set up the reform (280 billion Yuan per year, about € 37 billion).

    The main goals of this program:

    • 100% of the population insured by 2020. Chinese officials say they have 95% of the population already insured since 2014.
    • development of community care;
    • improvement of healthcare quality;
    • regulation of the access and the security of basic drugs by creating an essential drugs list;
    • modernization of public hospitals.

    World Bank urges China to deepen healthcare reform

    These developments are promoted internationally. In August 2016, World Bank suggest Chinese government to take ten years to fully implement changes. According to the international organization’s report, structural changes to China’s current healthcare system could result in cost savings equivalent to 3 per cent of GDP by 2035.

    Main goal: putting patient-centered care at the center of the system. This means a shift from an hospital-centric model to a primary care-centric model, by improving the quality of basic health services and delivers high quality care but also cost-effective health services.

    The authors of the study strongly encouraged the use of electronic tools and health data sharing.

    « The report’s recommendations (…) will contribute positively to the formation of the 13th Five-Year Plan on health reform (2016-2020). We look forward to carefully studying and applying the report’s findings, so it will help us push ahead on health reform, » Liu Yandong, Vice-Premier of the State Council of China, said in a statement.

    How eHealth can help solving China’s Healthcare challenges

    To solve the current challenges in healthcare, the government and many key players in the industry look at the eHealth sectors.

    • 1. Telemedicine is the sector which is growing most rapidly.

      Main objectives:

      • improving access to quality care in remote areas.
        The Provincial Health and Family Planning Commission (PHFPC) encourages the creation of platforms to simplify the communication between patients and practitioners.
        Example: 72 million Chinese users consulted a doctor online in 2014, said Perspectives chinoises magazine (April 2016).
      • reducing patient wait times.
        Example: All major hospitals under in Beijing will stop issuing registration tickets on site for nonemergency patients by 2017. Patients can make appointments through the Internet or mobile phone.
    • 2. The IT sector could also allow hospitals and practitioners to be more effective

    Example: 21 Chinese hospitals plan to adopt the IBM’s platform (Watson for Oncology) to help physicians deliver personalized, evidence-based cancer treatment options.

    A recent report of International Data Corporation research firm (IDC) shows that China’s healthcare IT solutions market could double by 2020 .

    3. « The connected devices market is also growing, Carine Milcent said. These products could help to monitor the elderly people at home, to remind them of their medical appointments or their medications, etc. »
    Samsung and Huawei are among the most entrepreneurial companies in this sector.

    Example: in May 2016, Huawei has signed a partnership with Visiomed Group, a French society specialized in new generation medical electronics. The first products chosen by the Chinese group for its services are: a telemedicine kit and a medical trolley (both connected).

    The underlying issues to the development of eHealth

    Several issues related to the development of China’s eHealth market are emerging:

    • The predominance of the private sector.

    Three major companies dominate the market:

      • 1. Alibaba and its online Future Hospital plan.
      • 2. Baidu and its eHealth platform to book appointments online.
      • 3. Tencent and WeChat, an application to facilitate communication between practitioners and patients.

    This oligarchic market is problematic from an ethical point of view. These private companies could be tempted to value the pursuit of profit at the expense of quality of care. For instance, in 2015, Baidu has been singled out for having put forward advertisements for unlicensed hospitals in its disease-themed forums.

    • The big data management.

    In China, the health data collection is decentralized. Each province has its own system. One of the government’s goals is to create a national electronic health records system but « this will be extremely complex to set up, » Carine Milcent said.

    There is also security, privacy, and confidentiality issues related to the sharing of health data, especially if they are partly collected by private companies such as Alibaba.

    China must now examine these different themes to continue the important transformation of its health system and, perhaps, to become one of the world leaders in the healthcare market.

  • Diagnostic du cancer : Sophia Genetics s’appuie sur l’intelligence artificielle

    Diagnostiquer grâce à son système d’intelligence artificielle 200 patients par jour, conduisant la médecine vers une nouvelle voie, la « data-driven medicine », c’est ce que revendique la start-up suisse Sophia Genetics dans un communiqué du 30 août 2016.

    Elle annonce proposer des solutions d’intelligence artificielle pour assister les médecins dans le soin et la prévention des maladies génomiques comme le cancer, le diabète ou la mucoviscidose.

    D’un point de vue macroscopique, rassembler les données de tous les patients permets de nourrir les bases statistiques (big data) contribuant à la lutte globale contre ces maladies basées sur une anomalie génétique.

    189 hôpitaux dont 29 français utilisent à ce jour cette solution. Son CEO et co-fondateur, Jurgi Camblong, affirme que « le traitement des données est désormais indispensables à la médecine et fournit aux médecins de nouveaux outils précieux, sans les remplacer »

    Sophia Genetics a créé un partenariat avec Devyser, pionnier des kits de diagnostic de test ADN complexe afin de simplifier les diagnostics en routine en utilisant le NGS : Next Generation DNA Sequencing. Ceci permet principalement une réduction importante du délai d’exécution de diagnostic dont la durée passe de plusieurs jours à quelques heures, permettant aux laboratoires de significativement améliorer leur efficacité et de réduire les coûts.

  • IT : ExtraHop remporte le HIMSS AsiaPac Innovation Challenge

    La plateforme ExtraHop for Healthcare a remporté le HIMSS AsiaPac Innovation Challenge. La remise de prix a eu lieu fin août à Bangkok à l’occasion de la conférence HIMSS AsiaPac16.

    Basé aux États-Unis, ExtraHop est l’un des groupes leaders du secteur des solutions IT et de l’analyse de données en temps réel.

    ExtraHop aide à mieux contrôler les services informatiques

    ExtraHop aide les organisations de soins de santé, les fournisseurs d’assurances et autres acteurs du secteur à prendre le contrôle de leurs opérations informatiques.

    En bref, la plateforme assure la fiabilité et la sécurité des applications de patients critiques et permet plus généralement d’améliorer la qualité des soins délivrés.

    Les principales fonctions de la plateforme ExtraHop :

    • L’option de découverte automatique et la cartographie de toutes les applications et infrastructures permettent aux équipes informatiques d’avoir le contrôle total des systèmes cliniques essentiels à la réduction des interruptions de services et de la latence (délai de transmissions dans le communications informatiques).
    • L’analyse détaillée pour les protocoles HL7 et DICOM délivre des informations cruciales sur la performance et l’efficacité des flux de travail mais aussi sur les surfaces de données qui peuvent être utilisées pour améliorer l’expérience globale des patients.

    Les solutions IT au cœur de la révolution du système de santé

    « La transformation que vit actuellement le secteur des solutions IT dans le domaine de la santé est sans précédent. Aucune autre industrie n’a dû intégrer un aussi large éventail de technologies dans un temps si court, sous un contrôle réglementaire si strict et avec des vies en jeu », a déclaré en réaction à la remise de prix Danny Smolders, vice-directeur des ventes à ExtraHop en Asie-Pacifique.

  • Thaïlande : le ministère de la santé améliore son système numérique avec VMware

    Depuis fin août 2016, le ministère de la santé thaïlandais collabore avec la société VMware pour créer un système de santé digital national et ainsi améliorer l’accès aux soins.

    Objectif : consolider l’infrastructure IT du système existant et permettre un échange plus rapide des informations entre le ministère et les unités individuelles du pays – la Thaïlande compte 10 000 unités informatiques et 76 provinces.

    Le ministère a développé deux services VMware pour améliorer la coordination des services de santé :

    • VMware vSphere : pour consolider les serveurs et applications du centre de données du ministère.
      Les techniciens vont ainsi passer moins de temps et dépenser moins d’énergie à restaurer manuellement ces serveurs.
      > Résultat : le ministère va pouvoir suivre, gérer et fournir des services informatiques plus performants tout en réalisant des économies.
    • VMware Horizon : pour virtualiser l’infrastructure du bureau du ministère.
      Les utilisateurs et les employés de l’hôpital vont être en mesure de fournir des services de santé 24 heures/24 et 7 jours/7 mais aussi de gérer les requêtes grâce à des applications accessibles via la quasi totalité des téléphones mobiles.
      > Résultat : il y aura une meilleure communication entre l’utilisateur final et les employés.

    « Une étape cruciale dans la transformation numérique de la nation »

    « Nous sommes déterminés à innover dans le secteur des services des soins en Thaïlande. Dans le cadre de la stratégie globale du ministère de la Santé visant à développer l’e-santé, nous avons déployé la technologie VMware afin d’améliorer notre efficacité et le niveau de sécurité des données. [Ce projet] est une étape cruciale dans la transformation numérique de la nation », a déclaré Polawat Witoolkollachit, directeur du Centre d’information et des technologies de la communication – rattaché au bureau du secrétaire permanent du ministère de la Santé publique.

    Vers une « Digital Thailand »

    L’accord entre le ministère de la Santé et VMware fait partie du plan établi par le gouvernement pour développer une « Thaïlande numérique » (« Digital Thailand ») d’ici 2036.

    • Le but global : encourager l’utilisation de la technologie numérique afin de créer de meilleures opportunités économiques pour le pays.
    • Principal objectif dans le secteur de la santé : améliorer l’accès aux services de soin de base grâce au développement d’outils numériques.

    Le système de santé thaïlandais poursuit son évolution

    Depuis le début des années 2000, le système de santé thaïlandais a connu une rapide évolution positive en parallèle du développement économique du pays.

    Parmi les principales évolutions :

    • l’amélioration de la prise en charge des soins : avec la mise en place d’une couverture universelle en 2002, la quasi-totalité de la population (67 millions d’habitants) bénéficie actuellement d’une assurance-maladie ;
    • la baisse de la mortalité infantile et juvénile ;
    • l’ augmentation de l’espérance de vie.

    Santé : des dépenses à la hausse dans le secteur public et privé

    Dans une récente étude, Deloitte estime que les dépenses de santé en Thaïlande atteindront 18,7 Md US$ (16,6 Md €) en 2018, soit une hausse de 8 % entre 2014 et 2018.

    La part des dépenses du gouvernement dans le domaine sanitaire arrive en seconde position dans la région (77 %) et les dépenses du secteur privé augmentent, indique l’Oxford Business Group dans son rapport 2016 sur la Thaïlande (The Report: Thailand 2016) :

    • En 2015, le gouvernement thaïlandais a dépensé 12,5 Md THB (319 M €) en santé, contre 8,2 Md THB (209 M €) en 2008.
    • De son côté, le secteur privé a dépensé 4 Md THB (102 M €) en 2015, contre 2,6 Md THB (66 M €) sept ans plus tôt.
  • Première opération chirurgicale réalisée par le robot R2D2 à l’intérieur de l’oeil

    La toute première opération chirurgicale à l’intérieur de l’œil effectuée à l’aide d’un robot a été réalisée par des chirurgiens de l’hôpital John Radcliffe d’Oxford, dépassant les capacités de la main humaine, selon un communiqué de l’hôpital du 9 septembre 2016.

    Le robot, commandé à distance a retiré une membrane de la rétine d’un centième de millimètre d’épaisseur de l’œil droit d’un patient âgé de 70 ans. Il porte le nom de R2D2 pour  » Robotique Retinal Dissection Dispositif  » et a été conçu par une société néerlandaise de robotique médicale Preceyes BV.

    Plus sûr que la main humaine

    La prouesse robotique réside dans le fait d’avoir opéré via un seul trou d’un diamètre inférieur à 1 millimètre percé dans la paroi interne de l’œil, en effectuant plusieurs trajectoires allers-retours à travers celui-ci pendant toute la durée de la procédure. Le robot substituait pour plus de sûreté et sécurité à la main d’un chirurgien en effectuant de minuscules manipulations chirurgicales pour parer des tremblements indésirables.

    C’est en pratique une main mécanique commandée par ordinateur : joystick et écran tactile permettent au chirurgien de contrôler le robot tout en surveillant ses progrès à travers le microscope opératoire.

     » Jusqu’à présent, aucun dispositif n’était disponible pour atteindre la précision requise pour opérer l’intérieur de l’œil », expliquent les chirurgiens. 18 mois leur auront été nécessaires pour la mise en place de ce premier essai clinique, réussi puisque le patient a retrouvé une vue normale.

     » La technologie actuelle, c’est-à-dire les scanners laser et microscopes, nous permet de surveiller les maladies rétiniennes au niveau microscopique. Mais les choses que nous voyons sont au-delà de la limite physiologique de ce que la main humaine peut faire. Avec un système robotisé, nous ouvrons un nouveau chapitre des opérations oculaires, qui ne peuvent actuellement pas être effectuées « , a précisé le Pr Robert MacLaren, qui a accompli l’opération.

    Traitements chirurgicaux contre la cécité

    Cela constituait la première des deux étapes de l’essai clinique : « éplucher » les membranes au large de la rétine sans l’altérer. La seconde consiste à positionner une fine aiguille sous la rétine et injecter un fluide.

    A plus long terme, l’objectif est de concevoir de nouveaux traitements chirurgicaux contre la cécité, comme par exemple l’utilisation des cellules souches,  » qui doivent être insérées sous la rétine avec un haut degré de précision « , explicitent les chercheurs.

    La rétinite pigmentaire, maladie génétique due à la mutation de gènes incriminés dans le fonctionnement des cellules de la rétine, les photorécepteurs, constituent un des prochains challenges car elle est une des causes les plus fréquentes de cécité chez les jeunes. La dégénérescence maculaire liée à l’âge, dégradation de la rétine (macula) pouvant potentiellement conduire à la perte de la vision centrale est également en ligne de mire.

  • Lancement de la nouvelle gamme de glucomètres ForaCare (EASD à Munich)

    Mesurer six paramètres importants grâce à un seul dispositif, c’est le défi relevé par ForaCare Suisse AG: ses nouveaux glucomètres tout-en-un permettent de mesurer la glycémie, le taux d’hématocrite, l’hémoglobine, la cétone, l’acide urique et le taux de cholestérol total. Cette nouveauté est présentée lors de la réunion de l’Association européenne pour l’étude du diabète (EASD) qui se tient du 12 au 16 septembre 2016 à Munich en Allemagne.

    Simultanément sera lancée la campagne Journée de l’hypertension-diabésité et une démonstration du système de Télésanté (TeleHealth System) comblant l’écart entre les soins prodigués par les médecins et l’autoprise en charge des maladies chroniques.

  • Demande d’AMM pour le NBTXR3, radio-enhancer mis au point par Nanobiotix

    Le premier produit thérapeutique d’une nouvelle classe contre le cancer, le NBTXR3, c’est ce qu’a mis au point la société Nanobiotix qui a déposé sa première demande d’AMM. La Société pionnière en nanomédecine développant NanoXray, approche thérapeutique innovante pour le traitement local du cancer, a annoncé le 13 septembre 2016 avoir déposé le dossier de demande de marquage CE pour le radio-enhancer qu’elle a inventé.

    Ce traitement serait utilisé pour prendre en charge le sarcome des tissus mous localement avancé. Le développement et les essais cliniques du produit NBTXR3 se poursuivent en parallèle.

    Laurent Lévy, président du Directoire de Nanobiotix commente:  » Cette première demande d’autorisation de mise sur le marché pour le produit NBTXR3 en Europe, est une étape majeure pour Nanobiotix, le fruit de plus de dix ans de recherche et de développement ».

    L’étude Act.In.Sarc est une étude pivot randomisée multicentrique internationale de phase II/III qui évalue le produit NBTXR3 en combinaison avec la radiothérapie avant chirurgie. Elle permet de comparer l’impact du traitement NBTXR3 avec l’actuel traitement proposé : la radiothérapie seule avant la chirurgie. La randomisation de 156 patients devra être réalisée, à ce jour 116 patients ont été recrutés, 92 randomisés à travers 39 sites répartis dans 13 pays. Le recrutement devrait être terminé au second trimestre 2017.