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  • Pléothérapie selon Pharnext, révolution thérapeutique avec le Big Data

    Recombiner de manière optimale des médicaments efficaces à faible dose pour établir un profil médicamenteux tolérant et sécurisé en s’appuyant sur le big data, c’est le concept de pléothérapie développé par Pharnext pour répondre aux deux enjeux majeurs de l’industrie pharmaceutique : la sécurité et le prix des médicaments.

    Catherine Chalandon, directrice stratégique de Pharnext, société de biopharmaceutiques ciblant les pathologies neurologiques, a présenté ce nouveau principe de combinaison de médicaments déjà existants lors du Big Bang Santé du Figaro le 27 octobre 2016 à la Maison de la Chimie à Paris.

    Un nouveau concept de combinaison de médicaments à partir du Big Data

    Selon Catherine Chaladon, une pathologie est par définition multifactorielle. Le traitement par trithérapie voire quadrithérapie du SIDA, de l’HTA, du diabète et du cancer, nécessite une orientation vers les combinaisons de médicaments dont on connaît déjà l’efficacité, en optimisant leurs effets.

    Face au manque d’alternative thérapeutique de certaines pathologies, Pharnext s’appuie sur le big data pour élaborer des recombinaisons médicamenteuses.

    Le principe consiste à prendre en compte le fait que chaque médicament a plusieurs actions et que par conséquent une combinaison doit être élaborée de manière synergique pour ainsi diminuer les doses et garantir un bon profil de sécurité : plus efficace et plus rapide.

    « Le corps humain n’est qu’un gigantesque réseau de molécules interconnectées »

    Catherine Chalandon explique que le principe de la pléothérapie est de « surfer sur la complexité du monde moléculaire, qui n’est autre qu’un ensemble interconnecté de réseaux régulés de façon robuste : si un seul élément est perturbé, il existe un mécanisme de compensation. Le corps humain n’est qu’un gigantesque réseau de molécules interconnectées. »

    Selon elle, l’expertise Pharnext réside dans la compréhension du réseau biologique d’une pathologie à travers le big data (symptômes biologiques, profil des médicaments etc.) conduisant à l’identification des meilleures combinaisons pour la traiter. Elle indique que le réseau moléculaire de la maladie peut être établi à partir du big data.

    Après un an de travaux de recherche associant bio statistique et expertise des chercheurs, Pharnext a établi un réseau de molécules, applicable à toutes les maladies : 25 sont déchiffrées à ce jour. Cela permet de réaliser des tests plus précis et plus spécifiques des pathologies dans l’objectif d’élaborer des combinaisons thérapeutiques médicamenteuses efficaces en exploitant ce big data.

    Monothérapie versus pléothérapie

    En monothérapie on utilise un seul médicament à forte dose. Mais un médicament ne vise pas qu’une seule cible et de très fortes doses ont pour conséquence de cibler d’autres endroits du corps et ainsi provoquer des effets périphériques.

    La pléothérapie consiste à considérer l’organisme dans son ensemble. Ainsi lorsque ce dernier est perturbé on doit viser plus d’un de ses éléments. Les doses utilisées sont 10 à 100 fois inférieures à celles des indications d’usage.

    D’après Catherine Chalandon, il en résulte un meilleur profil de tolérance et de sécurité. En ciblant plusieurs éléments perturbés, on les restaure conjointement et atteint ainsi une efficacité optimisée.

    Pharnext possède deux produits au stade des essais cliniques :

    • Le PTX 3003, ayant prouvé un fort potentiel de création de valeur à travers la pléothérapie dans le contexte de la maladie de Charcot-Marie-Tooth.
    • Le PTX 864, en phase II, dont l’effet est rapide au niveau cognitif lors d’une maladie d’Alzheimer.

    L’accord et de la FDA et de l’AMM en Europe sont espérés pour fin 2018.

  • ResApp diagnostique les maladies respiratoires à l’aide d’un smartphone

    Réaliser le diagnostic différentiel des pathologies respiratoires à l’aide d’un smartphone, c’est l’objet de l’essai clinique de phase 3 évaluant l’efficacité de l’application logicielle ResAppDx (basée sur un algorithme de machine learning) dont le lancement a été annoncé le 25 octobre 2016. Cet essai sera mené sur 3 sites aux Etats-Unis. Les essais cliniques de phase 2 ont montré la pertinence du diagnostic.

    Cette nouvelle technologie permet d’analyser la signature acoustique des sons de la toux afin de pouvoir en déduire l’état des voies respiratoires. S’ensuit le diagnostic et la mesure de la gravité de pathologies chroniques et aiguës, de la pneumonie à la BPCO, en passant par l’asthme et la bronchiolite.

    Obtenir des signatures acoustiques non-patient dépendantes

    L’indémodable stéthoscope permet d’écouter les bruits de la respiratoire à travers la musculature bronchique et la cage thoracique. Il en résulte une déformation et dénaturation du son. L’avantage des signatures acoustiques de la toux réside dans le fait qu’elles soient uniformes et non patient-dépendantes.
    Elles permettent également d’établir une base de données d’échantillons sonores de cas avérés pouvant servir de références.

    ResApp a développé un réseau de neurones artificiels recherchant dans les signatures acoustiques de la toux des modèles mathématiques tels que :

    • Non-gaussianité
    • Entropie de Shannon
    • Des coefficients centraux

    Un ensemble de signatures sonores caractéristiques de certaines pathologies respiratoires pouvant servir de support à une simple application mobile a été établi en 5 ans. Combiné aux microphones de haute qualité actuellement intégrés à nos smartphones, cette innovation technologique constitue une solution de diagnostic sans contact avec le patient et est revendiquée par ses créateurs comme étant la seule en pédiatrie.

    Des diagnostics fiables en essais cliniques de phase II

    Les essais cliniques de phase II avaient été réalisés aux USA en 2016 sur 524 enfants et 243 adultes. Résultats: un diagnostic correct dans 89% et 91% des cas, respectivement, voire même un diagnostic différentiel exact asthme versus BPCO, pneumonie versus asthme et pneumonie versus BPCO dans 88 à 94% des cas.

  • L’exosquelette « 6DoF » concentre les résultats des recherches du projet européen BioMot

    6DoF, un exosquelette destiné aux personnes handicapées présenté le 21 octobre 2016, concentre les résultats des recherches menées dans le cadre du projet européen BioMot, qui s’est terminé en septembre 2016.

    Le dispositif baptisé 6DoF analyse en permanence les signaux électriques musculaires au niveau des jambes, ainsi que ceux émis par le cerveau.

    Alors que les exosquelettes sont encore encombrants, pas assez souples, qu’ils n’anticipent pas assez les mouvements de la personne et peuvent devenir inutilisables dès lors que l’environnement change, par exemple sur un sol inégal, un système d’apprentissage a été développé sur 6DoF pour qu’il s’adapte mieux à celui qui le pilote.

    Le consortium BioMot rassemble, à travers les huit sociétés européennes et japonaises qui le composent, des compétences en robotique, en recherche sur les mouvements, en neurologie et en expertise industrielle. Il a dorénavant pour objectif de diffuser le fruit de ses recherches à travers deux des entreprises partenaires, Ossur (Islande) et Technaid (Espagne).

  • A l’hôpital Rothschild, une caravane abrite un laboratoire de santé connectée

    La « Tiny House », caravane aménagée en cabinet de consultation utilisant les techniques de la médecine connectée, dans le cadre d’un projet mené avec l’agence d’innovation numérique d’Ile-de-France la Fonderie, est installée depuis le 25 octobre 2016 dans les jardins de l’hôpital Rothschild à Paris, un établissement de l’AP-HP.

    Destinée à sillonner la France et « servir de cabinet médical mobile, par exemple comme solution pour lutter contre les déserts médicaux », comme le prévoient les responsables de l’AP-HP, ou bien « de relais logistique, sur une scène d’intervention de secours ou pour la sécurisation d’un événement », la « Tiny House » va également servir de laboratoire de démonstration du système Orbis, ce logiciel destiné à synthétiser, à terme, l’intégralité du dossier des patients, dans tous les hôpitaux de l’AP-HP.

    Progressivement mis en œuvre depuis 2011, Orbis devrait franchir en 2017, selon l’AP-HP, une nouvelle étape importante, avec l’attribution d’un identifiant unique à chaque patient pris en charge dans tous les hôpitaux de l’AP-HP.

  • Un capteur smartphone détecte des biomarqueurs cancéreux

    Un smartphone équipé d’un biocapteur optique intelligent capable de détecter simultanément dans de multiples échantillons et avec une haute précision des protéines et biomarqueurs cancéreux, c’est ce qu’ont mis au point des chercheurs de l’Université de Washington.

    Leurs travaux seront publiés en Janvier 2017 dans la revue Biosensors et Bioelectronics.

    Actuellement, les spectromètres intégrés à des smartphones utilisés ne peuvent surveiller ou mesurer qu’un seul échantillon à la fois. La sensibilité est revendiquée être équivalente à celle d’un instrument de laboratoire (résolution nanométrique).

    Le coût total de ce biocapteur optique multicanal est inférieur à 150$ (environ 137€).

    Traiter huit échantillons à la fois

    Le principe de détection repose sur des mesures spectrales précises et fiables des changements d’intensité optique à longue d’onde spécifique ou décalages spectraux optiques. Les images capturées sont converties en spectres de transmission. La performance de cette nouvelle technique a été validée par les chercheurs pour la mesure de concentrations de protéines et de dosage immunologique de biomarqueurs du cancer humain.

    Ces derniers prévoient que ce biocapteur intelligent multicanal de taille minimale, poids léger et faible coût  sera utile en haut débit pour l’analyse en temps réel d’échantillons de patients dans des endroits éloignés, notamment dans les pays en développement.

    Les essais de routine de mesure des biomarqueurs impliquaient la technique immuno-enzymatique ELISA dans laquelle la protéine cible est liée à des marqueurs spécifiques. Son utilisation en laboratoire est coûteuse, large mais lourde. Les chercheurs ont mis au point un biocapteur intégrable à un smartphone qui permet de traiter huit échantillons à la fois ce qui est une véritable solution pour les hôpitaux qui prennent en charge un grand nombre de patients sans laboratoires sur site, ainsi que pour les médecins officiant dans des régions éloignées.

    Afin de pouvoir adapter ce capteur au smartphone, les chercheurs se sont appuyés sur l’impression 3D pour les constituants nécessaires d’intégration du capteur au smartphone. Ils ont également mis au point une application mobile pour le traitement des mesures.

  • 4èmes Assises de l’Innovation Thérapeutique sur les traitements innovants (9/11/2016)

    « Traitements Innovants : réinventer le modèle? », tel est le thème des 4èmes Assises de l’Innovation Thérapeutique, organisées par Aromates en collaboration avec Deloitte et le Collectif Santé Numérique, le 9 novembre 2016 à l’Amphithéâtre Deloitte à Neuilly.

    Les sujets abordés lors de cette édition 2016 concerneront principalement la transformation du secteur des industries de santé et, en particulier, celui du médicament, sous le haut-patronage de Thierry Mandon, Secrétaire d’État chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

    Selon les acteurs de cette collaboration, le cycle « recherche-rente-recherche », longtemps moteur de la prospérité de l’industrie pharmaceutique, est dorénavant remis en question, tant par la difficulté croissante pour mettre de nouveaux médicaments sur le marché que celle d’en tirer un revenu sur une durée suffisamment longue pour financer la recherche et le développement de nouveaux produits.

    Ces Assises réuniront une nouvelle fois des politiques, experts, universitaires, représentants d’administration et professionnels de santé.

    Les intervenants:

    • Alain ASTIER, PharmaD, PhD, chef du pôle PUI H.Mondor
    • Olivier BABEAU, professeur d’économie à l’Université de Bordeaux, membre du comité scientifique de la Fondation Concorde
    • Chantal BELORGEY, directrice des Recommandations, des Médicaments et de la Qualité de l’Expertise, Institut National du Cancer
    • Fréderic BIZARD, économiste, enseignant à Sciences Po Paris et à l’Université Paris Descartes
    • Christophe de COURSON, co-fondateur & directeur général, Agentic Group
    • Thomas CROISIER, associé, Monitor Deloitte
    • Pr Nicolas DANCHIN, PUPH, département de cardiologie, Hôpital européen Georges Pompidou, ancien président de la Société Française de Cardiologie
    • Yves JARLAUD, Associé Conseil, responsable du secteur santé et sciences de la vie, Deloitte
    • Jean-Claude LAPRAZ, président et fondateur, endobiogeny.com ; Endobiogénique et de Physiologie Intégrative (SIMEPI)
    • Jean-François POLETTI, associé, Deloitte
    • Arnaud ROBINET, député de la Marne, maire de Reims
    • Nathalie RAUFFER-BRUYERE, responsable du service chimie/santé, département des brevets, INPI
    • Marc SALOMON, directeur associé, P2Link
    • Thibault VERBIEST, avocat aux barreaux de Paris et Bruxelles, De Gaulle Fleurance et Associés.

    Le programme complet est disponible à l’adresse ci-contre : http://innovation-therapeutique.aromates.fr/

  • Robotique chirurgicale : Medrobotics obtient le marquage CE pour son système Flex

    Medrobotics annonce avoir obtenu le marquage CE pour son système de robotique chirurgicale Flex le 17 octobre 2016.

    Basée aux Etats-Unis, l’entreprise peut désormais commercialiser auprès des hôpitaux européens ce système, qui comprend des robots mini-invasifs dirigeables et souples pour des procédures colorectales.

    Le système robotique Flex, qui est autorisé par la FDA depuis 2015, a reçu le prix « Best-in-Show » aux Medical Design Excellence Awards 2016.

  • Un tétraplégique retrouve le sens du toucher grâce à un bras robotisé relié à son cerveau

    Un Américain tétraplégique vient de retrouver des sensations perdues grâce à un faux bras. Reliée directement à son cerveau, la machine stimule la zone contrôlant les sensations. Cette innovation est présentée dans un communiqué relayé par Nature.com le 17 octobre 2016.

    Ce dispositif est le résultat d’une étude menée à l’université de Pittsburgh, en Pennsylvanie, grâce à quatre microélectrodes implantées dans son cerveau et connectables à un ordinateur ou à un bras robotique. Le bras robotique parvient à s’activer par la stimulation de ces électrodes sans que les messages nerveux n’aient besoin de transiter par la colonne vertébrale.

    « Je peux sentir à peu près tout, c’est une sensation vraiment bizarre. Parfois c’est comme de l’électricité, parfois c’est comme une pression mais la plupart du temps, je peux distinguer la plupart de mes doigts avec beaucoup de précision », explique Nathan Copeland qui n’avait plus ressenti le toucher après avoir été victime d’un accident de voiture à l’âge de 18 ans qui lui a brisé la nuque et endommagé sa moelle épinière. Dans une vidéo publiée sur Youtube, il se livre à un jeu dans lequel il devine, les yeux bandés, lequel des doigts du robot est touché.

    Jusqu’à présent, les tentatives similaires s’étaient toujours traduites par des sensations de vibration « pas naturelles qui traversaient plusieurs doigts », note Elizabeth Tyler-Kabara, neurochirurgiennes qui a co-signé l’étude de l’université de Pittsburgh.

    Nathan Copeland vit avec cet implant depuis 17 mois et ce dernier ne semble pas s’altérer ni endommager le cerveau. Cependant, il reste des limites: son bras n’a pas retrouvé le sentiment de froid et de douleur, sans parler du mouvement.

  • Big data : un projet d’atlas des cellules humaines

    Un projet d’atlas des cellules humaines, c’est ce que des chercheurs américains et britanniques du MIT, de la Harvard Medical School et du Broad Institute ont lancé le 14 octobre 2016, dans le but d’établir une carte de référence d’un corps sain, en recensant tous les types de cellules contenues dans tous les tissus et organes humains. Ce projet a été rendu public par le Broad Institute le 13 octobre 2016

    Cette initiative de longue haleine devrait mobiliser les chercheurs durant près d’une décennie, et aboutir à modifier la compréhension du développement de l’organisme et de ses pathologies.

    Le projet regroupe des chercheurs d’Harvard, du MIT, ainsi que du Sanger Institute and Welcome Trust en Grande Bretagne. Le challenge est la protection des données que l’on pourra extraire de cette nouvelle « bibliothèque », tout en les rendant accessible librement à tous les scientifiques à travers le monde.

    Une immense banque de données accessible à tous les scientifiques

    Les cellules sont connues comme éléments fondamentaux de la compréhension de l’état biologique d’un état sain et d’un état pathologique. Le défi réside dans l’établissement précis du nombre et des types différents existants, distincts selon les organes.

    « Nous allons découvrir de nouveaux types de cellules, comment les cellules évoluent au cours de la croissance et de la maladie et mieux comprendre la biologie », explique Sarah Teichmann, spécialiste de génétique cellulaire qui participe à ce projet.

    Cet atlas sera principalement une immense banque de données librement accessible à tous les scientifiques à travers le monde entier, contribuant à transformer la recherche face à la progression de pathologies comme l’asthme, Alzheimer ou les cancers.

    Le corps humain est composé de milliers de milliards de cellules, unités fondamentales de la vie, qui se divisent, grandissent et assurent une kyrielle de fonctions différentes dès l’état embryonnaire de l’être humain.

    « Les outils pour comprendre de quoi nous sommes constitués »

    Jusque très récemment, les connaissances de la communauté scientifiques étaient restreintes à l’observation microscopique ou à des analyses génétiques de groupes de centaines ou de milliers de cellules dont on caractérisait les priorités globales.

    Grâce aux progrès technologiques sur le génome humain, les chercheurs parviennent désormais à distinguer les cellules de différents tissus ou organes, d’analyser leurs priorités, de mesurer et déterminer quelles molécules elles produisent etc.

    Aviv Regev du Broad Institute précise que « nous avons maintenant les outils pour comprendre de quoi nous sommes constitués, ce qui nous permet de comprendre comment notre corps fonctionne et de déterminer le dysfonctionnement de tous ces éléments qui se traduit par la maladie. »

    Des partenaires de recherche dans le monde entier

    Les projets pilotes de première phase sont déjà en cours, en étroite coordination avec les partenaires de recherche dans le monde entier. Ces projets comprennent des enquêtes sur:

    • Le système immunitaire humain à un niveau extrêmement élevé de résolution
    • Diverses cellules trouvées dans les différentes parties du cerveau et du système nerveux
    • Le tissu epithélial qui tapisse l’intérieur et à l’extérieur des organes et une couche protectrice dans les vaisseaux sanguins
    • Les tumeurs de patients atteints de cancer étudiés à une seule cellule de résolution, notamment des cellules malignes, entourant les cellules normales et les cellules immunitaires.
  • Génomique et big data : le CEA et Biofacet développent un logiciel de traitement de données

    Le démarrage de la seconde phase d’un développement logiciel de traitement de données de séquençage à haut débit (NGS), c’est ce qu’ont annoncé le Centre national du génotypage du CEA et la société Biofacet le 9 octobre 2016.

    L’objectif de cette nouvelle phase est de produire une plate-forme logicielle de stockage, d’organisation et d’interrogation de variants de séquences issus de données NGS sur des génomes complets, faisant suite à la validation d’une étude pilote conduite en 2015 sur des exomes.

    Interroger à grande échelle des banques de données nationales ou internationales

    La communauté scientifique peine à exploiter la masse des données cumulée par les programmes de séquençage. Les technologies classiques se heurtent à l’explosion de production de ces données, ainsi qu’a la spécificité de leur domaine.

    L’ambition consiste à croiser massivement des données de variants de séquences tout en les exploitant finement : repérer les variants d’un génome, recouper à grande échelle pour déceler des profils de variants communs afin de constituer un outil de recherche puissant, ainsi qu’une aide au diagnostic et à la prise en charge des patients.

    Pour ce faire, le CEA et Biofacet ont développé les spécifications d’un système de gestion de base de données capable de stocker et d’interroger à très grande échelle des banques de données nationales ou internationales de variants provenant de séquençage d’exomes ou de génomes complets (WGS).

    Une nouvelle technologie de traitement

    Il en résulte une technologie intégrée dans le logiciel Biofacet, qui offre la possibilité d’agréger et interroger des études sur des milliers d’échantillons. Afin de réaliser un couplage optimisé entre données numériques et phénotypiques, la technologie élaborée permettant notamment :

    • L’interrogation « profonde » des données, c’est-à-dire la possibilité d’établir des requêtes sur la totalité des valeurs produites par des SNP-callers et ce pour chaque position du génome (3 milliards de nucléotides pour le génome humain).
    • L’interrogation mixant les génotypes et phénotypes, ciblant ainsi les causes ou effets potentiels des variants de séquences liés à des pathologies.
    • L’ajout incrémental d’échantillons

    Jean-François Deleuze, directeur du CNG précise que « le développement de la médecine de précision ne pourra se concrétiser sans des outils capables d’analyser rigoureusement les données de variants à très grande échelle. De par sa couverture massive, le séquençage Whole Genome introduit une rupture technologique, non couverte par les outils classiques du Big Data ».