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  • Une neuroprothèse pourrait permettre aux paraplégiques de remarcher

    Permettre à des patients atteints de paraplégie de remarcher grâce à un implant cérébral, c’est ce qui pourrait être rendu possible par les travaux du neuro-scientifique de l’Institut fédéral suisse de technologie, Grégoire Courtine, publiés dans la revue Nature le 9 novembre 2016.

    Il a réussi avec son équipe de chercheurs à restaurer le mouvement des jambes chez des singes paralysés à l’aide d’implants cérébraux. Leurs expériences d’avant-garde ont été menées à Pékin en Chine où la réglementation scientifique est plus flexible.

    Cette nouvelle technologie sans fil est d’ores et déjà testée par Grégoire Courtine sur deux patients dans un essai clinique à l’Hôpital de l’Université de Lausanne CHUV.

    Une technologie sans fil

    L’implant cérébral mis au point est sans fil, il stimule les électrodes placées dans les jambes en recréant des signaux enregistrés à partir du cerveau. Les chercheurs ont démontré que les singes avec des lésions de la moelle épinière  peuvent retrouver non seulement la coordination des mouvements mais également la fonction portante, importante pour la locomotion.

    « Cette étude aide à ouvrir de nouvelles voies passionnantes à des études cliniques et de nouvelles options de traitement bio-électroniques pour les patients vivant avec la paralysie», explique le bio-ingénieur Tchad Bouton, qui effectue des recherches sur les dispositifs médicaux utilisés pour contourner les blessures de la moelle épinière à l’Institut Feinstein pour la recherche médicale à Manhasset, New York.

    Le réseau de micro-électrodes implantées dans le cerveau des singes paralysés collecte et décode les signaux qui ont été préalablement associés à un mouvement des jambes. Ces signaux sont envoyés sans fil aux appareils qui génèrent des impulsions électriques dans la colonne vertébrale inférieure, ce qui déclenche le mouvement des jambes des singes.

    Application humaine

    Grégoire Courtine travaille actuellement à un meilleur contrôle musculaire de la jambe, afin que les primates puissent supporter leur propre poids, mais également maintenir leur équilibre et éviter les obstacles. Il précise que l’application humaine de cette nouvelle technologie sera plus complexe car le décodage du cerveau humain reste plus compliqué.

    D’après les chercheurs, les dispositifs pour permettre la locomotion humaine chez les patients paralysés devrait idéalement inclure des interfaces cerveau-ordinateur, la stimulation électrique pour les muscles d’activation, un dispositif exosquelette pour aider à supporter le poids, et un traitement électrique plus intelligent pour permettre le contrôle de la marche.

    Grégoire Courtine a démarré un essai clinique à l’Hôpital de l’Université de Lausanne CHUV, orienté vers la réhabilitation en aidant à stimuler la marche coordonnée chez les personnes qui sont paralysées. Deux personnes ont eu des générateurs d’impulsions électriques implantés dans leurs épines inférieures, ce qui correspond à l’utilisation d’une version réduite de la technologie élaborée.

  • Portraits des 11 start-up choisies par Bpifrance pour ses Rencontres Internationales Biotech 2016

    La présentation des 11 start-up sélectionnées par Bpifrance, tel était le principal objet des Rencontres Internationales de Biotechnologies organisées par Bpifrance et le Leem, le 2 novembre 2016, dans les locaux de Bpifrance à Paris.

    L’objectif est de favoriser les connexions entre start-up santé et grands groupes pharmaceutiques et d’accélérer la mise en place de partenariats entre acteurs de la chaîne.

    La 2ème édition de ces RIB était consacrée aux pathologies neurologiques.

    Les 11 start-up sélectionnées :

    – Brainvectis
    – Actico Biotech
    – ALZ Protect
    – B & A therapeutics
    – Gecko BioMedical
    – Qynapse
    – MedDay
    – Vecto-Horus
    – Oncodesign
    – Aelis farma
    – Brain ever

    Les sociétés de biotechnologies ont été sélectionnées à la fois sur leur thématique de recherche, l’excellence de leur projet et leur volonté de nouer des alliances avec des entreprises pharmaceutiques.

    La sélection des start-up s’est effectuée en deux étapes successives : la première menée par les pôles de compétitivité Santé, Medicen Paris Région et Eurobiomed, la deuxième par un comité de sélection indépendant composé d’industriels, d’investisseurs et de chercheurs.

  • Prévention du diabète : une chaussette connectée élaborée par la start-up Siren Care

    Prévenir les amputations de pieds diabétiques grâce à une chaussette connectée, c’est l’objectif d’une start-up de la Silicon Valley, Siren Care, qui vient de sortir de l’accélérateur de San Francisco, « 500 startups ».

    Siren Care a dévoilé sa chaussette connectée permettant de mesurer en temps réel la température des pieds, lors du demo day, journée de présentation en fin de programme d’accélération, le 28 octobre 2016.

    La surveillance de la température peut prévenir les ulcères du pied. L’inflammation de la peau accompagnée d’élévation de température est le premier signe d’un ulcère de pied. La chaussette intelligente de Siren Care permet de détecter plus tôt une blessure avant qu’elle ne se transforme en ulcère.

    La start-up estime que les ulcères du pied des diabétiques sont évitables, que la détection précoce de la lésion est la clef de la prévention des ulcères et des amputations.

    L’innovation de la start-up réside dans la conception de capteurs en majeure partie incorporés dans le tissu lui-même, offrant une mesure plus précise et un plus grand confort pour le patient. Les tests cliniques sont prévus avec l’Université de UCSF à San Francisco.

    En 2012, l’OMS a estimé que 1,5 million de décès étaient directement imputables au diabète et prévoit qu’en 2030 cette pathologie sera la septième cause de décès dans le monde.

  • Un robot fumeur avec poumon artificiel pour étudier les effets du tabac

    Un robot fumeur équipé de poumon artificiel pour étudier la réaction cellulaire face à l’inflammation provoquée par la fumée de tabac, c’est ce qu’ont annoncé avoir mis au point des chercheurs de l’Institut Wyss de Harvard aux États-Unis, le 27 octobre 2016.

    Ce robot permet d’imiter les réponses du poumon humain à l’exposition de la fumée de cigarette, remédiant à l’impossibilité rencontrée jusqu’alors de modéliser efficacement les effets néfastes du tabac sur les poumons humains dans des conditions de respiration normales.

    Ce système fumeur permet une meilleure compréhension des modifications pathologiques provoquées par la fumée de cigarette et pourrait faciliter la découverte de biomarqueurs plus précis ainsi que de nouvelles cibles thérapeutiques.

    Des cellules issues d’individus sains et de patients atteints de BPCO

    Les études cliniques humaines ont révélé une grande variabilité de réponse physiologique et biochimique entre patients ne permettant généralement pas de comparer directement l’exposition à la fumée et la non exposition à cette dernière.

    Dans le robot sont intégrées des cellules issues d’individus sains et des cellules issues de patients atteints de BPCO.

    « Le pouvoir de la technologie est qu’elle nous permet d’analyser directement l’effet d’un stimulus, dans un cas d’exposition à la fumée, sur le poumon, ce qui pourrait être considéré comme une étude in vitro humaine préclinique. C’est difficile à réaliser dans une étude clinique humaine standard où l’on compare des patients ayant des antécédents tabagiques par rapport à ceux qui ne fument  pas, car tous les patients ont des histoires, des origines et des modèles d’exposition au stimulus différents », indique Donald E. Ingber biologiste  et bio-ingénieur cellulaire, directeur fondateur de l’Institut Wyss de l’Université Harvard.

    Mise en évidence des mécanismes de la BPCO et du cancer

    Cet organe virtuel permettra aux chercheurs de mettre précisément en évidence les mécanismes aboutissant au développement de pathologies comme la BPCO ou le cancer.

    La poursuite de leurs travaux consistera à comparer les réponses biologiques entre fumée émise par les cigarettes conventionnelles et celle des e-cigarettes.

  • Carrefour du Pôle Eurobiomed : « l’humain averti, l’humain réparé » (Marseille le 6/12/2016)

    « L’humain averti, l’humain réparé », tel est le thème de la 10ème édition du Carrefour du Pôle Eurobiomed qui se déroulera à Marseille le 6 décembre 2016.

    Eurobiomed s’est associé à l’INTERPRO SANTE pour l’organisation de cet événement et investit la Villa Méditerranée pour « The Health Future Show – La santé de demain s’invente aujourd’hui ».

    Cette journée de conférences, de démonstrations et d’échanges sera l’occasion d’aborder la place de la génétique et des nouvelles thérapies, l’apport de l’intelligence artificielle, les technologies innovantes dans les dispositifs médicaux, le rôle du soignant face et avec ces nouvelles technologies.

    De nombreuses questions éthiques sont également soulevées par ces nouvelles approches et seront au cœur des conférences du 10ème Carrefour du Pôle :

    • Doit on tout diagnostiquer précocement ? 
    • Peut-on tout manipuler génétiquement ? 
    • Quels choix s’offrent aux patients ?

    Détail du programme :

    2 sessions de conférences :
    9h40/10H – Mot d’introduction et présentation du pôle Eurobiomed
    10H/11H30 – « L’humain averti »

    •    M. Jurgi CAMBLONG – Sophia Genetics (CEO et co-fondateur)
    •    M. Jean-Christophe MESTRES – IBM (Healthcare & Life Sciences Executive Architect)
    •    Pr Nicole PHILIP-SARLES – AP-HM (Responsable du Centre de référence Anomalies du Développement et Syndromes Malformatifs PACA)

    14H/15H30 – « L’humain réparé »
    •    Pr. Jacques MALLET – Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (Equipe « Biotechnologie et biothérapie »)
    •    Mme Christine AZEVEDO COSTE – INRIA Montpellier – (leader du projet FreeWheels)

    Conférence de clôture en partenariat avec l’Association Française Transhumaniste
    16h30 – 17h45 – « Des biotechs au transhumanisme : jusqu’où peut aller la médecine ? »
    Un débat animé par Thierry DEBAILLE, rédacteur en chef de Businews avec la participation de :
    Marc ROUX, président de AFT Technoprog 
    James HUGHES, Bioéthicien et sociologue américain (Boston)
    Didier COEURNELLE, Longévitiste 
    Xavier PAVIE, Professeur à l’ESSEC Business School, Directeur du Centre iMagination et chercheur associé à l’Institut de recherches philosophiques (IREPH)
    Jacques MATEU, Chirurgien spécialiste en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique
    Jérôme GOFFETTE, Philosophe
    Miroslav RADMAN, Biologiste cellulaire franco-croate.

    L’ensemble de la manifestation se déroulera dans les espaces « Amphithéâtre » et « Agora » de la Villa Méditerranée. Entre chaque conférence, vous aurez l’opportunité de visiter :
    •    La zone Village de l’Innovation qui accueillera 10 start-up de la Région présentant leurs technologies innovantes (sélection en cours).
    •    Le Corner International qui accueille des start-up & des experts étrangers (Royaume-Uni & USA).

    L’inscription est gratuite mais obligatoire.

  • Une semelle orthopédique imprimée en 3D pour la prévention du pied diabétique

    Imprimer en 3D une semelle adaptée individuellement au pied d’un patient diabétique à partir d’un matériau spécial, le TPU, c’est ce qu’ont annoncé avoir mis au point des chercheurs de l’institut Fraunhofer en Allemagne, le 2 novembre 2016.

    Ce nouvel outil s’ajoute à l’arsenal thérapeutique de prévention contre « le pied diabétique », inexorablement objet de nombreuses complications conséquentes au diabète, conduisant parfois jusqu’à l’amputation.

    « Grâce à un logiciel récemment développé, le « cordonnier orthopédique » peut concevoir une semelle intérieure pour un patient individuel et peut imprimer le résultat sur une imprimante 3D », expliquent les chercheurs.

    Un pied numérisé, une semelle imprimée en 3D

    L’équipe de chercheurs de l’institut Fraunhofer, spécialisé en mécanique des matériaux, environnement, sécurité et technologies de l’énergie, a travaillé sur l’élaboration d’un processus de fabrication de semelles de chaussures personnalisées pour les patients diabétiques.
    Ces derniers souffrent inévitablement à des stades avancés de leur pathologie, de neuropathie, complication vasculaire périphérique, ce qui rend leur plante fragile et facilement altérée : atrophie des terminaisons nerveuses, insensibilité à la douleur peuvent en être les conséquences directes.
    Les plaies guérissent alors très mal.

    L’objectif de ces semelles est d’éviter les blessures de pression tout en fournissant un bon soutien.
    A l’aide d’un laser, l’équipe de l’institut de Fraunoher numérise le pied du patient afin d’en obtenir une représentation volumétrique presque parfaite.
    A l’aide d’une combinaison de différentes structures de la semelle intérieure, la rigidité de cette dernière est localisée et réglable numériquement.
    Nouveau logiciel et impression 3D permettent une production plus importante, plus précise et moins coûteuse de ces semelles orthopédiques.

  • Impression 3D : un organe sur puce pour modéliser des maladies et proposer de nouveaux traitements

    Des chercheurs d’Harvard et du laboratoire Wyss Institute sont parvenus à intégrer des capteurs dans du tissu cardiaque imprimé en 3D sur puce, annonce la revue médicale Nature Materials d’octobre 2016. Cette avancée permet de créer des puces fonctionnelles afin de modéliser des maladies et proposer des traitements adaptés.

    Selon les chercheurs, cette technologie de « tissu sur puce » pourrait servir à comprendre les dysfonctionnements génétiques spécifiques d’un patient en laboratoire, permettant de matcher les propriétés d’une maladie ou même des cellules d’un patient pour du test, avec des traitements.

    Les chercheurs d’Harvard étaient déjà parvenus à imprimer en 3D du tissu cardiaque sur une puce. Mais avec les capteurs embarqués sur cette nouvelle puce, il est désormais possible d’enregistrer des données provenant de multiples tissus en une fois et sur de longues périodes.

    « Les données que nous avons reçues des capteurs sont des informations critiques du tissu cardiaque : la force du battement de coeur et la pulsation », a indiqué l’équipe de chercheurs. « Parce que la recherche pharmaceutique peut effectuer des milliers de tests, il s’agit d’une amélioration importante de notre précédent travail».

  • Pharmacovigilance : partenariat entre IBM Watson Health et Celgene

    Une nouvelle plateforme pour évaluer la sécurité des médicaments avant et après leur mise sur le marché, tel est l’objet du partenariat annoncé par Watson Health et Celgene le 1er novembre 2016.

    Cette nouvelle solution entièrement automatisée, baptisée « Watson for Patient Safety », analysera les données anonymisées provenant de dossiers médicaux, de signalements et de rapports de pharmacovigilance soumis à la FDA avec pour objectif d’identifier de possibles interactions médicamenteuses dangereuses et des effets indésirables.

    Détecter les effets secondaires et les interactions médicamenteuses

    Cette approche vise à aider les compagnies pharmaceutique et les acteurs du médicaments à mieux interpréter et gérer de grands volumes de données de pharmacovigilance décrivant de possible effets secondaires associés à certaines molécules.

    Ces données sont de plus en plus nombreuses et complexes selon les deux sociétés qui ont donc créé cet outil pour mieux les exploiter en utilisant l’infrastructure Cloud de Watson Health.

    Rien que pour l’année 2014, la FDA a reçu près d’1,3 millions de signalements sur de possibles effets dangereux médicamenteux.

    Ce chiffre serait de 46500 en France et de 1,1 million en Europe  en 2014, selon l’ANSM.

  • La gestion des big data au cœur de la réforme du système de santé chinois

    En Chine, la gestion des big data fait partie des défis principaux auxquels se retrouvent confronté les acteurs de l’industrie, au cœur d’un système de santé en pleine mutation.

    L’un des objectifs du gouvernement est de créer d’ici 2020 une base nationale de données de santé unique. Pour l’instant, le recueil des informations médicales est décentralisé ; chaque province dispose de son propre dispositif.

    D’autres solutions sont envisagées par des sociétés privées pour améliorer le système, comme Baidu, qui tente d’exploiter de nouvelles technologies dédiées au cloud computing pour améliorer l’efficacité des chercheurs et du personnel médical.

    Derrière cette exploitation des informations de santé se pose la question de la sécurité et de la confidentialité des données, sur laquelle les autorités commencent tout juste à se pencher.

    H&TI fait le point sur ce secteur complexe mais prometteur.

    La difficile construction d’une base de données unique

    Passer de multiples systèmes régionaux à une base de santé nationale unique, c’est l’un des challenges actuels du gouvernement chinois.

    En juin 2016, le Conseil d’État a émis une circulaire dans laquelle il présente ses suggestions pour tenter de faire face au développement croissant des big data dans le domaine de la santé.

    Jin Xiaotao, vice-ministre de la Commission nationale de la santé et de la planification familiale chinoise (NHFPC), a annoncé avoir entamé des discussions à propos de la mise en place d’ici 2020 d’une plateforme nationale regroupant l’ensemble des données de santé du pays.

    Les lignes directrices du projet auraient été approuvées en Conseil des ministres début juin ; elles n’ont pas encore été présentées publiquement. Seule information transmise : la plateforme sera centrée sur l’état de santé des patients, le contrôle et la prévention des maladies mais aussi sur la sécurité sanitaire.

    100 centres de gestion des données cliniques seront construits à travers le pays, a par ailleurs révélé le conseil.

    La circulaire indique également que des efforts seront effectués pour promouvoir le partage et l’ouverture des informations médicales à la population et ainsi améliorer la prévention en matière de santé.

    La sécurité des données : une priorité

    Jin Xiaotao a demandé à Zhang Feng, le directeur adjoint du Département de la planification et de l’information à la NHFPC, de fournir quelques détails sur la façon dont ces données de santé seront recueillies, suggérant la sollicitation d’entreprises, d’instituts de recherche et d’autres acteurs de l’industrie.

    « La sécurité des données est la priorité absolue (…), en particulier au niveau de la coopération internationale », a assuré Zhang Feng, directeur adjoint du département de la planification de la commission. Sans en révéler davantage sur les mesures envisagées.

    Un projet complexe et coûteux

    « Cette évolution sera très complexe à réaliser et nécessite de lourds investissements, confie à H&TI Cecilia Wu (YiXiu), directrice de la stratégie d’investissement à Sanpei Ventures, une jeune société de capital-risque basée à Shanghai. Il y a eu beaucoup de plans d’action du gouvernement sur ce sujet, dont un plan budgétaire de 9,8 millions de dollars (9 M €) dédié à la normalisation du système informatique dans les grands hôpitaux, la construction d’un dossier médical numérique public (EMR) et la mise en place d’un système d’information médicale régional (août 2012, « Strategic Report on Healthy China 2020 », MOH). Ainsi, même au niveau régional, on constate qu’il y a beaucoup d’argent et de temps dépensés dans ce domaine. »

    E-santé : le secteur privé mise sur le cloud computing

    Parmi les géants de l’internet, Baidu est l’un de ceux qui investit le plus dans le domaine des big data sur le marché de l’e-santé.

    Le groupe dispose notamment d’un Big Data Lab, centré entre autres sur divers sujets sanitaires. Il se concentre aussi sur la mise en place d’un cloud géant dédié aux données de santé. Parmi ses produits, on retrouve Dulige, un service de cloud computing capable d’analyser l’état physiologique de l’usager.

    Avec le Centre chinois de prévention et de contrôle des maladies, il cherche par ailleurs à créer un système de prévention des épidémies en temps réel, comme son concurrent américain Google. Grâce à des algorithmes spécifiques, Baidu pourra être capable de détecter des mots-clés révélateurs comme « froid », « frissons », « nausées » ou « fièvre » tapés dans son moteur de recherche. Il sera alors ensuite disposé à identifier les zones où une épidémie de telle ou telle maladie sera en train de se former. Cette sorte de détecteur de virus permettrait d’anticiper les épidémies en agissant en amont.

    Sécurité des données : le gouvernement chinois tarde à légiférer

    « En ce qui concerne les mesures relatives à la sécurité et à la protection des données personnelles en Chine, le gouvernement est, selon les secteurs, soit à la traîne ou n’a pas encore de ligne directrice claire pour l’instant », observe Cecilia Wu.

    En effet, la loi sur la protection des données est à l’étude mais n’a pas encore été promulguée au sein du pays. Une loi qui pourrait voir émerger une contradiction entre cette volonté d’encourager l’utilisation des big data et le souci de protéger au mieux les données personnelles. « L’avis va être de toute façon utile pour faire avancer la réglementation dans un avenir proche au profit du développement des big data dans le domaine de la santé », analyse Nicolas Zhu, associé à CMS China, une société de services pharmaceutiques (E-comlaw.com).

    « À mon humble avis, il faudrait que les autorités mettent en place des mesures permettant de veiller en permanence au respect de la confidentialité et d’assurer une utilisation restreinte de la monétisation de ces données personnelles », ajoute Cecilia Wu.

    Le Conseil d’État donne son avis sur les big data

    Preuve que le gouvernement commence tout de même à s’intéresser de près à l’e-santé, en juin 2016, le Conseil d’État de la Chine a promulgué un « avis sur la promotion et la standardisation de la demande et du développement des big data dans l’industrie de la santé ». Le but : promouvoir le développement des données de santé.

    Les principales propositions :

    • dès 2017, relier les plateformes de santé nationales et régionales à un site permettant la vente de médicaments en ligne ;
    • d’ici 2020, mettre en place à échelle nationale une plateforme permettant d’accéder à des informations de qualité relatives au domaine de la santé ;
    • créer un site d’archive des données de santé pour les citoyens.

    Big data : et si la Chine devenait leader sur le marché de l’e-santé ?

    « Je ne perçois pas de réelles évolutions au niveau de la structure de soins médicaux mais plutôt un changement radical en ce qui concerne l’efficacité des services médicaux, analyse Cecilia Wu. En Chine, nous avons une population énorme d’un point de vue numérique : les méthodes traditionnelles de soins ne peuvent pas résoudre tous les problèmes de santé. Grâce à une bonne gestion des big data, suffisamment d’informations pourraient être fournies et analysées par les spécialistes du secteur pour améliorer la qualité du service médical de manière personnalisée, pour chaque patient du pays. »

    Li Lanjuan, un universitaire de la Chinese Academy of Engineering, estime que la Chine détiendra d’ici 2020 le plus grand stock de données de santé dans le monde puisqu’elle répertoriera les informations de plus de 1,4 milliard de personnes (China Daily). Une expertise non négligeable pour espérer compter sur le marché à échelle internationale.

  • Big data management : one of the main challenge for reforming the Chinese healthcare system

    In China, management of big data is one of the main challenges for the industry players, while the health system is changing.

    One of the government’s goals is to create by 2020 a health single national database. For now, collection of medical information is decentralized; each province has its own system.

    Other solutions are proposed by private companies to improve the system, such as Baidu, that attempts to exploit cloud computing technology to improve the efficiency of healthcare researchers and medical staff.

    This huge use of health information forced Chinese authorities to think about the security and confidentiality of data.

    Let’s focus on this complex but growing market.

    The construction of a single database is complex

    Place multiple regional systems to a single national health foundation, is one of the current challenges of the Chinese government.

    One of the current challenges of the Chinese government is to move from multiple regional IT systems to a single national health database,

    In June 2016, the State Council issued a circular setting out its suggestions to manage the increasing development of big data in the health field.

    Jin Xiaotao, vice-minister of the NHFPC, announced it has begun discussions about the establishment of an industrial scale of medical services by 2020 on a national platform “that fits national conditions”.

    The draft guidelines were approved by the Cabinet in early June; they have not yet been presented publicly. Only transmitted information platform will focus on patients’ health status, control and disease prevention, but also on safety.

    100 regional clinical medicine data demonstration centers will be built across the country, said the State Council.

    The circular also states that efforts will be made to “promote sharing and opening-up of health and medical data resources, boost big data applications in health and medical industry management, clinical research and development, public health, new industries, and digital health and medical equipment”. 

    Data security is a priority

    Jin Xiaotao had asked Zhang Feng, deputy director of the department of planning commission at the NHFPC, to provide some details on how these health big data will be gathered, suggesting it would be a good idea to solicit companies, research institutions and industry.

    « Data safety is the top priority for related applications, especially in international cooperation, » said Zhang Feng, without revealing more information about proposed measures.

    A complex and expensive project

     “It would be very hard and require heavy investment, Cecilia Wu (YiXiu), Investment Strategy Manager at Sanpei Ventures (Shanghai), said to H&TI. There have been many government action plan, for instance,  a USD 9.8 million (€ 9M) budget plan to standardizing the IT system in major hospitals, building a public EMR system and regional medical information system (“Strategic Report on Healthy China 2020”, MOH, August 2012). So even at the regional level, it is still money and time consuming.”

    EHealth: the private sector invests on cloud computing

    Among the Internet giants, Baidu is one of those who invests the most in the big data sector if we focus on the eHealth market.

    For example, the group was responsible for creating the Beijing Big Data Lab, which is focused particularly on healthcare and disaster relief.

    Baidu also focuses on the establishment of a big health data cloud. Among its products : Dulige, a service which provides cloud computing to analyse user’s physiological index.

    With the Chinese Center for Prevention and Disease Control, the firm also wants to set up an epidemics prevention system in real time, such as its US rival Google. Thanks to algorithms which can detect keywords typed into its search engine, as « cold » or « fever », Baidu will then be able to identify areas where an outbreak of a particular disease is emerging.

    Data security: the Chinese government is slow to legislate

     “I perceive the regulations to ensure safety and protection of personal data in China are either lag behind or no clear guideline for now,” Cecilia Wu said.

    The law on data protection has not yet been promulgated in China. This could see a conflict between the will to develop big data and the desire to best protect personal data. “The Opinion will be helpful to push forward the regulations in the near future to support the development of big data in healthcare,” said Nicolas Zhu, partner at CMS China, a pharmaceutical services company.

    “The rule, in my humble opinion, should be more about the constant supervision of confidentiality and restricted usage of monetization of these personal data,” Cecilia Wu added.

    The China’s State Council gives his opinion on big data management

    In June 2016, China’s State Council promulgated an “Opinion on the Promotion and Standardisation of Application and Development of Big Data for the Healthcare Industry” to promote the development of big data in the healthcare system.

    Some of the main proposals:

    • In 2017, connect national and regional healthcare platforms with the online drugs sale platform;
    • By 2020, create a classified open platform of nationwide health information;
    • Establish an electronic health archive for citizens.

    Big data: Can China become the eHealth market leader?

     “I do not see change in medical care structure, but rather the radical change in Efficiency in medical service, Cecilia Wu said. We have a huge population and traditional way of medical care would not solve the problem. Big data can provide enough information to enhance the quality of medical service for each patient.”

    Li Lanjuan, an academic with the Chinese Academy of Engineering, said China by 2020 would have the world’s largest health data pool, covering more than 1.4 billion people (China Daily). This expertise should be important to make a difference in the market internationally.