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  • Diabète : des lentilles de contact équipées de capteurs pour détecter le glucose dans les larmes

    Un capteur intégré dans les lentilles de contact et mesurant le glucose dans les larmes, c’est l’innovation mise au point par des scientifiques de l’Oregon State University dont les travaux ont été publiés dans la revue Nanoscale le 7 octobre 2016.

    Le capteur minuscule permet de mesurer la concentration de glucose dans les larmes et pourrait être un jour intégré dans les lentilles de contact comme dispositif de glucométrie non invasive. Le capteur est constitué d’un transistor à effet de champ d’oxyde d’indium et de gallium amorphe ou IGZO FET pouvant être relié à un dispositif d’affichage externe ou une pompe à insuline pour créer un système de gestion du diabète plus complète.

    Ce capteur est essentiellement transparent. Il éviterait aux patients diabétiques d’avoir à se piquer tout en leur offrant une surveillance continue en leur indiquant une réponse progressive et entièrement réversible selon la concentration de glucose, avec un temps de réponse court.

    Les chercheurs précisent que cette nouvelle technologie pourraient être étendue à d’autres types de bio-capteurs.

  • Un test de surveillance et de dépistage du VIH effectué sur clé USB

    Surveiller, voire dépister le VIH à l’aide d’une clef USB, c’est ce que proposent des scientifiques de l’Imperial College de Londres et de DNA Electonics, société de biotechnologie anglaise, dont les travaux ont été publiés dans la revue Scientific Reports, le 10 novembre 2016.

    Ce nouveau dispositif ne nécessite qu’une goutte de sang, qui crée un signal électrique pouvant être lu par un ordinateur portable. Ce nouveau test jetable cible les patients séropositifs qui pourraient surveiller leur propre traitement, ou les patients vivant dans des endroits éloignés.

    Un des principaux avantages de cette nouvelle technologie est de fournir un résultat en moins de 30 minutes. Elle mesure la quantité de virus dans le sang, ce qui est crucial pour le suivi du traitement d’un patient, sachant qu’actuellement les tests prennent au moins trois jours et nécessitent souvent l’envoi d’un échantillon de sang à un laboratoire.

    De plus, ce test permettrait de détecter précocement la résistance du virus aux antirétroviraux, qui se manifeste par une hausse des niveaux de charge virale dans le sang. Le système utilise une puce de téléphone mobile. La présence du VIH modifie l’acidité de l’échantillon sanguin, ce qui est détecté et transformé en signal électrique, envoyé à travers un puce de téléphonie mobile à la clef USB qui, connectée à un ordinateur, permet de produire un résultat.

    L’équipe étudie actuellement la possibilité d’appliquer ce test au virus de l’hépatite.

  • Première implantation du système de vision bionique Iris II de Pixium Vision chez un patient

    La réussite de la première implantation et activation sur un patient d’IRIS II, le système de vision bionique équipé de 150 électrodes, c’est ce qu’a annoncé Pixium vision le 7 novembre 2016. L’opération, permettant de rétablir une certaine perception visuelle chez un patient atteint de rétinite pigmentaire a été réalisée à Londres en septembre 2016 par le Dr Mahi Muqit à l’hôpital ophtalmologique Moorfields. Le système est composé d’une caméra et d’un implant épi-rétinien.

    Le Dr. Muqit déclare: «Cette première implantation de l’implant épi-rétinien IRIS II au Royaume-Uni a été réalisée avec succès chez un patient de 73 ans atteint de rétinite pigmentaire. L’implant de 150 électrodes conçu pour être explantable pourrait devenir une option innovante pour les chirurgiens de la rétine».

    Il ajoute que «le système du patient a été activé et il a déclaré avoir eu une première perception lumineuse; selon le protocole clinique, le patient va dès à présent suivre une rééducation afin d’apprendre à interpréter les nouveaux signaux lumineux». L’activation de l’implant et cette première perception lumineuse démontrent qu’une forme de perception visuelle est rendue possible. Cette phase précède le processus de réadaptation et de rééducation pendant lequel le patient apprend à interpréter cette nouvelle forme de vision bionique, qui est différente de la vision naturelle.

    En parallèle, la Société poursuit le développement de son second système PRIMA, un implant sous-rétinien miniaturisé, sans fil, avec un design conçu pour être moins invasif que celui de IRIS II et qui pourrait être particulièrement adapté pour traiter la Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age.
    Les premières études précliniques ont permis d’engager la soumission du dossier réglementaire en vue d’une étude de faisabilité pour la DMLA.

  • 48h de hackathon e-santé au Havre du 2 au 4 décembre 2016

    Un hackathon e-santé est organisé au Havre, du 2 au 4 décembre 2016, par l’Hackadémie du Havre, dont l’objectif est de favoriser l’émergence des pratiques numériques et collaboratives mais aussi de participer au renforcement de l’innovation.

    Cet événement « Hack for Health » est le premier hackathon e-santé de la région. Il consiste à rassembler plusieurs équipes de 5 à 7 personnes (professionnels de santé, étudiants, patients, développeurs, cartographes, graphistes…) pour travailler pendant 48 h sur des prototypes innovants visant à répondre à des problématiques santé, à améliorer les pratiques, mais aussi à relever des challenges soumis par des professionnels de la santé ou des patients.

    « Il s’agit d’un événement au service du patient, à destination de toutes les personnes intéressées par l’innovation en santé, professionnels de santé et professionnels du numérique. Les défis seront directement soumis par des professionnels de santé, étudiants, patients ou associations de patients », précise l’organisation du hackathon.

    Ce dernier est organisé en partenariat avec le Groupe Hospitalier du Havre (GHH), la CODAH, Le Container et le soutien de Normandy French Tech et du Pôle TES. L’événement se déroulera pendant le Téléthon, les bénéfices réalisés au cours de l’événement lui seront reversés.

    L’inscription est gratuite et ouvert à tous jusqu’au 1er décembre 2016. Même sans participer au hackathon, il est possible de déposer idées d’améliorations ou défis sur le site Internet www.hackforhealth.fr

  • Prévention : ProtectUrHeart, laboratoire connecté à ciel ouvert lancé à Nice

    Un laboratoire connecté à ciel ouvert consacré à l’amélioration de la prévention et l’évaluation des maladies cardio-vasculaires, c’est ce qu’a inauguré le consortium européen ProtectUrHeart lors du marathon de Nice Cannes du 10 au 13 novembre 2016.

    Regroupant start-up, sociétés savantes, associations de patients, médecins, hôpitaux et villes, ce « living lab » a vocation à être déployé à l’occasion d’événements sportifs. Parmi les sociétés impliquées figurent Sanofi, Evalrisk, portail internet grand public, Viseo, application des expertises du digital, Bepatient, plate-forme e-santé, et Adkimist, marketing comportemental.

    Sensibiliser le public avec un outil simple

    « La maladie cardio-vasculaire fait de moins en moins peur parce qu’elle est mieux prise en charge. Notre projet vise à sensibiliser le public avec un outil simple via les nouvelles technologies de communication », précise Eva Piccon, co-créatrice du projet ProtectUrHEart et CEO d’Adkimist.

    Ce laboratoire connecté est financé par l’Europe à hauteur de 400 000 € et soutenu par Eurobiomed Pôle de compétitivité santé du sud de la France. Il s’implantera dès 2017 dans les principales capitales européennes, avec le soutien de l’European Institute of Technology Health.

    Des données utilisées pour de nouveaux outils de prévention

    « Il s’agit de sensibiliser et responsabiliser les citoyens en leur proposant d’évaluer et de mesurer leurs habitudes de vie, à l’aide d’outils digitaux simples, pour protéger leur système cardiovasculaire au quotidien », indique le professeur Pierre Dellamonica, CEO d’Evalrisk et président du comité scientifique de ProtectUrHeart.

    Parallèlement, une étude à grande échelle permettra de recueillir des données anonymisées dans l’objectif d’inspirer de nouveaux outils de prévention.

  • Journée mondiale diabète 2016 : un test de dépistage en 30 secondes

    L’importance du dépistage dans la prise en charge et la prévention de complications graves, c’est le thème de la Journée mondiale du diabète, organisée le 14 novembre 2016 par la Fédération Internationale du Diabète (FID) et soutenue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

    • En France, le diabète est la maladie chronique la plus répandue: 3,5 millions de personnes, environ 5,3% de la population, en souffrent, et le nombre de diabétique augmenterait de 3% chaque année. 34 000 personnes par an meurent en France de complications dues au diabète.

    • L’enjeu financier de la prise en charge du diabète est par ailleurs majeur: en 2014, le coût du diabète pour l’Assurance maladie s’est élevé à 10 Mds€, dont 2,3 Mds€ pour les dépenses directement imputables et 7,7 Mds€ pour les complications (amputation du pied, cécité…), selon le rapport « charges-produits 2017 » de l’Assurance-maladie (Cnamts) rendu public le 24 août 2016.

    Une campagne de dépistage dans le monde et en France

    A l’occasion de la journée mondiale, la Fédération internationale du diabète espère qu’un million de personnes se fera dépister via son test accessible en ligne. Une campagne de dépistage planétaire intitulée « Test2Prevent », un jeu de mot signifiant « Tester pour prévenir » est organisée dans le cadre de cette journée.

    Un test en 30 secondes

    Accessible sur le site de la Fédération internationale du diabète, ou sur celui de la Fédération française des diabétiques, ce test permet d’évaluer ses prédispositions au diabète de type 2.

    • Age
    • Mode de vie
    • Alimentation
    • Antécédents familiaux
    • Prescription de médicaments,

    sont demandés dans un questionnaires et en 30 secondes ce test permet de dresser un profil et d’apporter des informations sur cette maladie de plus en plus fréquente.

    A la fin du test, il est possible de recevoir:

    • Ses résultats par mail
    • Un commentaire
    • Des recettes de cuisine pour manger équilibré.

    L’Agence Santé Publique France dans son dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) rappelle que les femmes diabétiques sont 51 % plus à risque de décès que leurs paires en bonne santé, tandis que les hommes sont 34 % plus exposés à la mortalité.

  • Smartinjector, dispositif de distribution de médicaments en temps réel pour thérapies injectables

    Un dispositif connecté de distribution de médicaments en temps réel pour thérapies injectables, le Si One, c’est ce qu’a mis au point la société QuiO. Son lancement aura lieu en 2017, d’après une communication de QuiO le 31 octobre 2016.

    L’objectif de la société QuiO est de fournir le premier dispositif connecté de délivrance de médicaments en temps réel pour les thérapies injectables. Un logiciel d’accompagnement est associé à ce dispositif et permet aux professionnels de santé de surveiller le traitement, l’adhésion du patient.

    Prévenir les erreurs d’auto-injection

    Le prototype final du dispositif est en cours de production par développement et fabrication FDA certifiés.  Le logiciel associé est en voie de finalisation avec des changements mineurs apportés à l’interface utilisateur.

    La société a annoncé le mois dernier avoir obtenu 1,05 M$ (environ 965 375 €) de financement pour permettre une libération du produit en 2017.

    Le Si One est capable d’administrer tout type de médicament à partir d’une seringue. La technologie est conçue pour prévenir les erreurs les plus fréquentes d’auto-injection, ou la délivrance de dose partielle. Dose et administration sont contrôlées automatiquement et en temps réel via la plate-forme logicielle Cloud connectée QUIO HIPAA.

    Communication et transmission de données entre l’appareil et le logiciel Cloud ne nécessitent aucune installation ni composants supplémentaires, la synchronisation est réalisée sur une connexion cellulaire, plutôt que par appariement Bluetooth.

    Le logiciel Cloud QUIO, quant à lui, fournit des tableaux de bord pour l’observation de l’état individuel de santé du patient. Actuellement, la plate-forme Cloud QUIO se compose d’un tableau de bord de soins, pour les cliniciens et les pharmaciens afin de suivre directement l’administration de l’injection au patient, et un tableau de bord d’entreprise, à travers lequel les organisations peuvent surveiller l’efficacité et résultats du médicament.

  • Journée mondiale du diabète 2016 : des patients pionniers de la santé connectée

    La Journée mondiale du diabète est organisée le 14 novembre 2016. Une maladie dont la prise en charge et le traitement impliquent une participation du patient qui repose sur l’innovation et la santé connectée.

    Les diabétiques sont plus connectés que les patients atteints d’autres malades chroniques: selon une enquête menée par le Lab e-santé en juin 2015, 80 % des diabétiques sont équipés en smartphones et en tablettes et parmi ces 80 %, la moitié ont déjà téléchargé une application mobile de santé et estiment qu’elles leur sont indispensables pour gérer leur pathologie.

    Si l’utilisation des objets connectés reste plus limitée – seulement 2 diabétiques sur 10 sont équipés d’un objet connecté de santé –, le glucomètre connecté se trouve être l’objet connecté le plus plébiscité par les patients atteints de diabète. Il représente en effet près de 30 % des achats mais aussi 64 % d’intention d’équipement auprès des sondés qui n’ont pas encore sauté le pas.

    Les associations de patients sont fortement mobilisées sur le sujet du remboursement des dispositifs médicaux.

    La liste des associations membres de la Fédération française des diabétiques est disponible sur le site internet de la fédération.

  • Une neuroprothèse pourrait permettre aux paraplégiques de remarcher

    Permettre à des patients atteints de paraplégie de remarcher grâce à un implant cérébral, c’est ce qui pourrait être rendu possible par les travaux du neuro-scientifique de l’Institut fédéral suisse de technologie, Grégoire Courtine, publiés dans la revue Nature le 9 novembre 2016.

    Il a réussi avec son équipe de chercheurs à restaurer le mouvement des jambes chez des singes paralysés à l’aide d’implants cérébraux. Leurs expériences d’avant-garde ont été menées à Pékin en Chine où la réglementation scientifique est plus flexible.

    Cette nouvelle technologie sans fil est d’ores et déjà testée par Grégoire Courtine sur deux patients dans un essai clinique à l’Hôpital de l’Université de Lausanne CHUV.

    Une technologie sans fil

    L’implant cérébral mis au point est sans fil, il stimule les électrodes placées dans les jambes en recréant des signaux enregistrés à partir du cerveau. Les chercheurs ont démontré que les singes avec des lésions de la moelle épinière  peuvent retrouver non seulement la coordination des mouvements mais également la fonction portante, importante pour la locomotion.

    « Cette étude aide à ouvrir de nouvelles voies passionnantes à des études cliniques et de nouvelles options de traitement bio-électroniques pour les patients vivant avec la paralysie», explique le bio-ingénieur Tchad Bouton, qui effectue des recherches sur les dispositifs médicaux utilisés pour contourner les blessures de la moelle épinière à l’Institut Feinstein pour la recherche médicale à Manhasset, New York.

    Le réseau de micro-électrodes implantées dans le cerveau des singes paralysés collecte et décode les signaux qui ont été préalablement associés à un mouvement des jambes. Ces signaux sont envoyés sans fil aux appareils qui génèrent des impulsions électriques dans la colonne vertébrale inférieure, ce qui déclenche le mouvement des jambes des singes.

    Application humaine

    Grégoire Courtine travaille actuellement à un meilleur contrôle musculaire de la jambe, afin que les primates puissent supporter leur propre poids, mais également maintenir leur équilibre et éviter les obstacles. Il précise que l’application humaine de cette nouvelle technologie sera plus complexe car le décodage du cerveau humain reste plus compliqué.

    D’après les chercheurs, les dispositifs pour permettre la locomotion humaine chez les patients paralysés devrait idéalement inclure des interfaces cerveau-ordinateur, la stimulation électrique pour les muscles d’activation, un dispositif exosquelette pour aider à supporter le poids, et un traitement électrique plus intelligent pour permettre le contrôle de la marche.

    Grégoire Courtine a démarré un essai clinique à l’Hôpital de l’Université de Lausanne CHUV, orienté vers la réhabilitation en aidant à stimuler la marche coordonnée chez les personnes qui sont paralysées. Deux personnes ont eu des générateurs d’impulsions électriques implantés dans leurs épines inférieures, ce qui correspond à l’utilisation d’une version réduite de la technologie élaborée.

  • Soins intensifs : Ascom remporte un marché de 1M$ (917 000 €) pour une solution spécifique

    Plus de 1 M$ (environ 917 000 €), c’est le montant du marché remporté par Ascom Amérique du Nord pour une solution destinée aux soins intensifs, a annoncé la société le 8 novembre 2016.

    Principal fournisseur mondial de solutions d’information et de communication dans le domaine de la santé, Ascom a élaboré une solution associant le système d’appel d’infimières « Ascom Telligence », une solution de mobilité incluant les terminaux applicatifs « Ascom Myco » et les mobiles i62 intégrés à la plateforme logicielle « Unite ». Conçue intentionnellement pour les environnements de santé, cette solution délivre très exactement l’information pertinente au soignant concerné.

    Elle permet une optimisation des flux de travail et la garantie d’une part de la hiérarchisation efficace des alertes de première importance, et d’autre part de la sécurité des données patient. Elle offre par ailleurs une interopérabilité avec les systèmes NCS (Network Centric Systems) & Philips.