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  • Soins à domicile, fitness : le marché prometteur des objets connectés en Chine

    Le marché des produits et services de soins à domicile représentait en mai 2014 environ 3 milliards de dollars (2,8 Md €) en Chine, rapporte la société experte Pacific Bridge Medical.

    Par ailleurs, le marché chinois pourrait représenter entre 20 et 30 % des ventes mondiales de technologies portables en 2016, selon un rapport de l’institut d’analyse IDC.

    Le marché des objets connectés en Chine est en plein boom, avec d’un côté des solutions développées pour tenter d’anticiper le vieillissement de la population et le développement des maladies chroniques, de l’autre, des produits davantage dédiés au domaine du loisirs : les trackers d’activités, de plus en plus populaires.

    H&TI fait le point sur ce secteur florissant, avec un focus sur le marché des bracelets connectés via l’interview de Sonny Vu, président et directeur de la technologie du service « objets connectés » au sein du groupe Fossil.

    Chine : des objets connectés pour faire face au vieillissement de la population

    Dans son premier Future Health Index (FHI) publié en juin 2016, Philips a dévoilé les résultats de son étude internationale portant sur la façon dont les pays se tiennent plus ou moins prêts à intégrer les nouvelles technologies numériques au sein de leur système de santé. Parmi les États les mieux placés figure la Chine, en troisième position (note : 58,1/100), juste derrière les Pays-Bas (58,9) et les Émirats arabes unis (65,3).

    Et le secteur qui semble le plus prometteur au sein de ce vaste marché de l’e-santé est celui des objets connectés, pris de plus en plus au sérieux par le gouvernement et l’industrie pour tenter de mieux faire face au vieillissement de la population et à l’augmentation des maladies chroniques au sein du pays.

    Le respect des personnes âgées est l’une des vertus les plus précieuses en Chine. Il est courant que trois générations vivent sous le même toit afin de permettre aux plus jeunes de prendre soin de leurs aînés tout en éduquant leurs enfants. Le nombre croissant de personnes âgées au sein du pays met en péril cette catégorie de patients :

    • La population des + de 65 ans devrait atteindre 167 millions d’ici 2020 (chiffres officiels), soit 11,5 % de la population totale, une proportion presque deux fois plus importante qu’elle ne l’était en 1995 et qui pourrait atteindre les 20 ou 30 % d’ici 2025-2030.

    Cette évolution démographique pose question. Difficile en effet pour les plus jeunes de pouvoir subvenir aux besoins des plus âgés financièrement. Les maisons de retraite sont encore assez rares en Chine et les organismes de santé ne sont pas en mesure d’offrir des soins de qualité optimale à ces populations.

    • Et qui dit vieillissement de la population, dit augmentation des maladies chroniques (cardiovasculaires notamment). Ces maladies représentent environ 85 % des décès en Chine et nécessitent environ 70 % des ressources médicales (chiffres officiels).

    Chine : le marché des produits et services de soins à domicile représente 3 Md $

    Les experts sont unanimes : le système de santé doit s’adapter. Parmi les solutions envisagées, le développement des objets connectés afin de permettre un suivi à domicile des patients ne nécessitant pas nécessairement une hospitalisation.

    Le gouvernement a commencé à agir en ce sens en mettant en place diverses mesures encourageant l’intégration de technologies de pointe dans le domaine de la santé. En 2012, il a annoncé que les soins de santé à domicile feraient partie de la stratégie principale de prise en charge de la population âgée croissante.

    Objectif : soigner à domicile 90 % des personnes âgées. 7 % des seniors à faible revenu vivront dans des collectivités et des établissements de santé financés par le gouvernement, 3 % dans des organismes de soins infirmiers privés et des logements pour personnes âgées.

    Le marché des produits et services de soins à domicile représentait en mai 2014 environ 3 milliards de dollars (2,8 Md €) en Chine, indique sur son site Pacific Bridge Medical, une société de conseil américaine dédiée aux entreprises pharmaceutiques et fournisseurs de dispositifs médicaux internationaux souhaitant étendre leur présence en Asie.

    Ce marché grandissant concerne à la fois :

    • les 230 millions de Chinois atteints de maladies chroniques ;
    • les 85 millions de personnes handicapées du pays ;
    • les travailleurs blessés, plus de 300 000 à recevoir chaque année un traitement de réadaptation financé par le gouvernement.

    Les entreprises high-tech encouragées à investir le marché des soins à domicile

    L’État encourage en parallèle le secteur privé à s’impliquer en invitant les sociétés spécialisées dans cette industrie à collaborer avec des hôpitaux privés.

    Des start-up chinoises, telles que CCX Homecare (Shanghai) et PineTree (Beijing), se sont ainsi alliées à des sociétés états-uniennes, comme Right at Home et Home, les plus importants fournisseurs de soins à domicile au niveau international.

    « Le secteur des soins aux personnes âgées devrait exploser au cours des prochaines années [en Chine]. Il s’agit donc du moment idéal pour pénétrer le marché », soulignait au printemps 2014 Pacific Bridge Medical.

    Parmi les groupes privés les plus actifs dans ce secteur, on retrouve également le néerlandais Philips. Voici quelques-uns de ses produits actuels :

    • Le groupe travaille avec la Société chinoise de cardiologie afin de créer un centre national de collecte de données cardiovasculaires dans le but d’améliorer la recherche clinique dans ce domaine.
    • Philips Research China développe un système permettant d’aider les systèmes de santé à mieux gérer leurs patients atteints de maladies chroniques. Il comprend deux interfaces, une pour le personnel de santé et une pour les patients, permettant une communication en temps réel entre les deux parties.
    • Philips Research China a également mis au point il y a plusieurs années un système de rééducation à distance reliant patients et hôpitaux, qui peuvent ainsi être mis au courant au jour le jour de l’évolution des conditions de santé des patients et ainsi adapter leur programme de réadaptation en conséquence.
    • Le groupe a développé plusieurs outils portables reliant aux hôpitaux le domicile des patients, tels que le moniteur ECG et le dispositif de sang portatif Minicare mais aussi des objets permettant une gestion personnelle de sa santé, comme Lifeline.

    « La prévention des maladies chroniques devrait être une priorité absolue en Chine. Leur contrôle est la prochaine étape. Nous sommes prêts à agir avec notre technologie et nos solutions », a récemment déclaré Andy Ho, P.-D.G. de Philips Greater China au site Your-bizbook.com.

    Chine : le secteur des trackers fitness en plein boom

    Le développement de solutions de pointe dans le domaine des soins à domicile fait partie des priorités du gouvernement chinois mais les acteurs privés du marché de l’e-santé ont depuis quelques années repérés un autre secteur florissant au sein du pays : les objets d’activité connectés.

    Plus de 100 millions d’objets connectés vendus en Chine en 2016

    Selon un rapport effectué par l’institut d’analyse IDC, environ 9,5 millions d’objets connectés ont été vendus en Chine en seulement trois mois (d’avril à juin 2016), soit une hausse de 13,2 % par rapport à la période janvier-mars de la même année.

    Si la cadence reste la même, le marché chinois pourrait représenter entre 20 et 30 % des ventes mondiales de technologies portables, estimées à 101,9 millions d’articles en 2016.

    Parmi ces dispositifs nouvelle génération, les produits liés à la santé type trackers d’activité font partie des plus populaires en Chine.

    Fitness : top des objets connectés en Chine

    Autre signe de l’intérêt porté par les professionnels au marché chinois, l’organisme états-unien Personal Connected Health Alliance (the PCHAlliance) a lancé en octobre 2016 son China Work Group afin de cultiver l’écosystème des technologies connectées dans le domaine de la santé au sein du pays.

    « Il y a un intérêt croissant pour [ce domaine] dans toute l’Asie, et le marché chinois représente une importante occasion d’étendre l’utilisation d’outils personnels interopérables liés à la santé pour améliorer la gestion de la santé, les résultats cliniques et la qualité de vie des citoyens chinois », a déclaré Horst Merkle, président de l’association américaine The Continua Health Alliance, fondatrice de PCHAlliance.

    « Les politiques futures et l’éducation seront les bases principales pour améliorer le système de santé en Chine »(Sonny Vu, Fossil)

    Vous êtes président et directeur de la technologie du service « objets connectés » du groupe Fossil. Le site Wareabe affirme que la marque Misfit (détenue par Fossil) dépasse les ventes réalisées par Fitbit avec 660 000 d’objets connectés vendus en 18 mois (de 2014 à l’été 2015). Confirmez-vous ces chiffres ?

    Le groupe n’a pas communiqué de chiffres officiels dans le détail pour chacune de ses marques mais si vous regardez simplement le nombre de critiques clients consultables en ligne sur des sites comme Jd.com, vous pouvez voir que nous vendons effectivement très bien en Chine.

    « Nous n’avons jamais rien vu de tel, il y a un vrai dynamisme en Chine [sur le marché des objets connectés », avez-vous déclaré en septembre 2016 au site Wareable.com. Percevez-vous un réel engouement pour ce secteur en Chine, davantage qu’ailleurs ?

    C’est ce que l’on ressent, oui. Je ne suis pas sûr que, proportionnellement, l’engouement soit plus grand que dans d’autres pays, mais avec des centaines de millions de personnes ayant accès à l’internet mobile, une condition préalable essentielle, les chiffres sont naturellement importants en termes de ventes de produits connectés.

    La Chine est-elle le marché sur lequel il est actuellement essentiel de miser pour une entreprise spécialisée dans les objets connectés ?

    La Chine se présente bien entendu comme un marché clé. Au vu de l’évolution du secteur de la santé (taux élevés d’obésité / diabète / hypertension dans les pays en développement et dans les pays développés), les professionnels de l’industrie vont être de plus en plus attentifs à ce qu’il se passe dans des pays asiatiques.

    Quels sont les projets actuels de Fossil en Chine dans ce secteur ?

    Nous continuons à réaliser de bonnes ventes de produits dits « trackers » en Chine, notamment ceux qui concernent l’activité physique et le sommeil. Nous pensons continuer à proposer des outils et services dans ce domaine afin de rester à l’écoute de la demande. L’objectif premier est de rendre tous ces dispositifs « wearable tech » à la mode pour qu’ils ne ressemblent non pas à des objets connectés lambda mais davantage à des accessoire de mode et des bijoux.

    Selon vous, comment le domaine des objets connectés peut-il surmonter certains défis auxquels se retrouve – ou va se retrouver – confronté le système de santé chinois ?

    Je pense qu’il faudra beaucoup plus que des objets connectés. Un contenu vraiment attractif et un encadrement seront nécessaires pour intéresser les utilisateurs de manière significative. Et je n’évoque ici le sujet que du point de vue du produit, du point de vue commercial. Les politiques futures et l’éducation seront les bases principales de l’édifice à construire pour améliorer le système de santé en Chine et dans d’autres régions d’Asie.

    Selon certains observateurs du marché, le fait que des entreprises privées dominent le marché de l’e-santé en Chine peut être un problème d’un point de vue éthique.
    Quelle est la politique de Fossil vis-à-vis de la sécurité des données de santé personnelles ?

    Nous prenons très au sérieux la confidentialité et la protection des données de nos utilisateurs. Nous travaillons sur ces questions depuis un certain nombre d’années donc nos systèmes de sécurité sont assez solides aujourd’hui. Il faut plutôt s’inquiéter de la fiabilité des nouveaux entrants, qui tentent pour la première fois de développer des appareils connectés.

    N’est-ce pas un problème pour les sociétés spécialisées en e-santé que la politique du gouvernement chinois pour assurer la sécurité des données privées soient un peu à la traîne ou, du moins, encore un peu floue ?

    Comme je suis employé d’une entreprise publique, je ne peux pas communiquer sur ce sujet.

    Selon vous, la Chine peut-elle devenir le leader international sur le marché des objets connectés dans cinq, dix, vingt ans ?

    Je pense que c’est déjà un peu le cas, du moins du côté des trackers. La Chine compte probablement plus d’utilisateurs actifs de trackers d’activité que n’importe quel autre pays dans le monde, à l’exception peut-être des États-Unis.

  • The promising connected devices market in China: home care, fitness

    The market for home healthcare products and services was estimated at about $ 3 billion (€ 2.8 billion) in China in May 2014, the American consulting firm Pacific Bridge Medical reported.

    Moreover, the Chinese market could account for 20 and 30% of total wearable technologies sales in 2016, according to the analyst firm IDC.
    The connected devices market is booming in China, with, on the one hand, solutions developed to face its aging population and the development of chronic diseases; on the other hands, with leisure tools: fitness trackers, more and more popular across the country.

    H&TI focuses on this thriving industry, with a zoom in the Chinese connected devices market through the interview of Sonny Vu, president and chief technology officer of connected devices service at Fossil Group.

    Connected devices to cope with the aging population: China

    Through its first Future Health Index (FHI), published in June 2016, Philips unveiled the results of its international study on the readiness of each country for digital health integration. China ranks third (58.1/100), behind the Netherlands (58.9) and the United Arab Emirates (65.3).

    And the most promising sector in this huge eHealth market is the one of connected devices, which is taken increasingly seriously by government and industry to better cope with the aging of population and the rise of chronic diseases within the country.

    Respect for the elderly people is one of the most valuable virtues in China. It is common for three generations to live in the same home so that younger people can take care of their elders while educating their children. The growing number of elderly people in the country is putting this organization at risk:

    • The 65+ population should grow to 167 million by 2020, accounting for 11.5% of the population – nearly double what it was in 1995 – and should account for approximately 20 or even 30% of the Chinese population by 2025-2030 (official figures).

    This demographic evolution raises questions. Indeed, it is difficult for the youngest to be able to meet the needs of the elderly financially. Retirement homes are still quite uncommon in China and healthcare infrastructure is unable to provide optimal care to the elderly.

    • And with this aging population, there is an increase in chronic diseases (cardiovascular in particular). These diseases account for about 85% of deaths in China and require about 70% of medical resources, the World Economic Forum reported in September 2015.

    $3 billion: the Chinese market for home healthcare products and services’ value

    To evolve the Chinese healthcare system, the development of connected objects is one of the solutions taken seriously in order to allow home follow-up of patients who do not necessarily require hospitalization.

    China’s government has begun to take positive steps by introducing various measures to encourage the integration of advanced health technologies. In 2012, he announced that home healthcare would be promoted as the main strategy to care for the growing elderly population.

    The Chinese government aims for 90% of seniors to be cared for in their own homes or in the homes of their children. A projected 7% of low-income seniors will live in government-funded elderly communities and hospitals. The remaining 3% of seniors will move to private nursing facilities and senior housing.

    Its aim: 90% of seniors to be cared for in their homes. 7% of low-income seniors will live in government-funded elderly communities and hospitals, 3% of seniors will move to private nursing facilities and senior housing, precised Pacific Bridge Medical, a consulting firm for international pharmaceutical and medical device companies to expand presence in Asia.

    According to the American agency, the Chinese market for home healthcare products and services was estimated at about $ 3 billion (€ 2.8 billion) in May 2014.

    This growing market concerns:

    • the 230 million Chinese people with chronic diseases;
    • the 85 million disabled people in the country;
    • the more than 300,000 injured workers who receive government funded rehabilitation treatment annually.

    China’s government encouraged health tech companies to invest in home care market

    The Chinese government is also encouraging the private sector to get involved in the home care market by inviting companies specializing in eHealth to collaborate with private hospitals.

    Chinese start-ups, such as CCX Homecare (Shanghai) and PineTree (Beijing), have joined forces with US companies, such as Right at Home and Home, one of the largest home care providers in the world.

    “The senior care market is projected to explode in the next several years [in China], making now a great time to start market penetration as well as build up brand recognition and market share,” Pacific Bridge Medical pointed out in the Spring of 2014.

    Philips is one of the most active private groups in this sector. Here are some of its current products:

    • The group is working with the Chinese Society of Cardiology to create the China National Cardiovascular Data Repository, a national cardiovascular data center to improve clinical research in this area.
    • Philips Research China is developing a system to help doctors better manage their patients with chronic diseases. It includes two interfaces, one for health personnel and the other for patients, allowing real-time communications between the two of them.
    • Philips Research China also developed a stroke rehabilitation system several years ago that connects patients with community hospitals so that they can be informed on a day-to-day basis of patients’ conditions and accordingly adjust their rehabilitation plans.
    • The group has developed a series of wearable and mobile devices that connect hospitals to patients’ homes, such as ECG monitor and handheld blood test device Minicare, as well as personal health management tools, such as Lifeline.

    “Prevention of chronic diseases should be top priority in China. Control is the next step. We are ready for action, with our technology and our solutions,” Andy Ho, CEO of Philips Greater China, said to Your-bizbook.com.

    The Chinese trackers market is booming

    The development of state-of-the-art home care solutions is one of the priorities of the Chinese government, but private eHealth stakeholders have identified another flourishing sector in the country in recent years: fitness trackers.

    More than 100 million wearable technology expected to be sold in 2016

    According to a report by IDC, about 9.5 million wearable were sold in China in just three months (between April and June 2016). This is a 13.2% increase over the January-March period of the same year.

    If the country keeps up the way it is going, the Chinese market could end up accounting for 20 or 30% of worldwide wearable technology sales, estimated at 101.9 million items sold in 2016.

    Tools related to health and sport, such as sleep and fitness trackers, are among the most popular wearable in China.

    Best trackers brands in China

    In October 2016, the Personal Connected Health Alliance (PCHAlliance), a US organization, launched its China Work Group to cultivate the ecosystem of personal connected health technologies in China. This is another sign of the interest of health stakeholders in the Chinese market.

    “There is growing interest in personal health technologies throughout Asia, and the Chinese market represents an important opportunity to expand the use of interoperable personal connected health tools to improve health management, clinical outcomes and quality of life for Chinese citizens,” Horst Merkle, President and Chairman of The Continua Health Alliance – founder of PCHAlliance -, said.

    “Policy and education will be overwhelmingly the pieces that will move the needle in various places in Asia” (Sonny Vu, Fossil)

    You are president and CTO of connected devices at Fossil Group. I read that Misfit (Fossil owned) was outselling Fitbit in China with 660,000 wearable products sold in 18 months, from 2014 to summer 2015. Is it right?

    Fossil Group hasn’t announced break downs of numbers by brand but needless to say if you just look at the number of reviews we have online on places like Jd.com you can see that we’re selling quite well in China.

    “We’ve never seen anything like it, there is a lot of momentum in China,” you said to Wareable.com.
    Do you really feel a particular craze for connected objects in China?

    It does feel like it. I’m not sure if proportionally it’s higher than other places but with hundreds of millions of people getting access to mobile internet, an important prerequisite to having a connected experiences, the numbers are naturally going to be large in terms of connect devices sales.

    Is China right now one of the most important market to set up based when you are a society focusing on health connected devices?

    China is certainly up there in terms of being an important market. With the health trends moving in the direction that it is (high rates of obesity / diabetes / hypertension in developing countries as well as developed countries), people are going to be paying more attention.

    What are Fossil’s current projects in China on the health connected devices market?

    We continue to see good sales of our tracker (activity/sleep) products in China – more to come on that front so stay tuned. The main idea is to make these things fashionable – wearable tech that doesn’t look like wearable tech but fashion accessories and jewelry.

    According to you, how can connected devices solve some of the healthcare issues in China?

    I think it’s going to take a lot more than just connected devices. Really captivating content and coaching will be important to engaging users in a meaningful way. This is just at the product / commercial level. Most certainly policy and education will be overwhelmingly the pieces that will move the needle in various places in Asia.

    Some experts say that it can be a problem that private companies lead the eHealth market from an ethical point of view.
    What is Fossil’s policy about health data privacy and security?

    We take data privacy and security of our users’ data very seriously. We’ve been working on these issues for a number of years now so our systems are fairly well hardened. It’s really the new entrants trying their hand at connected devices for the first time that you need to be worried about.

    Isn’t it an issue for you, for companies development specialized in eHealt, that the regulations to ensure safety and protection of personal data in China are either lag behind or no clear guideline for now?

    Sorry, as I’m now an officer in a public company, I can’t parse your question.

    In your opinion, can China become an international leader in health connected devices in five, ten or twenty years?

    I think it kind of already is, at least in terms of consumer tracking products – they probably have more active users of activity trackers than any other country in the world, with a slightly possible exception of the US.

  • Nouvelles solutions de radiologie connectée intelligentes présentées par Philips au RSNA 2016

    De nouvelles solutions intelligentes de radiologie connectée basées sur des données associanr patients, praticiens et processus, c’est ce qu’a lancé Philips lors du Congrès annuel de la RSNA qui s’est tenu du 27 novembre 2016 au 1er décembre 2016 à Chicago.

    Ces solutions regroupent systèmes d’imagerie numérique, logiciels, services intelligents améliorant les diagnostics, soins aux patients et efficacité opérationnelle. Ces systèmes d’imagerie numériques innovants combinés à une informatique intelligente constituent selon Philips une aide à la prise de décision, permettant dépistage, diagnostic et traitement plus précoces et précis.

    Systèmes d’imagerie numérique

    • IQon Spectral CT : scanner à spectre optique fournissant des résultats spectraux en une seule analyse.
    • Vereos : système de PET/CT associée à la technologie DPC (Digital Photon Counting) (gain de sensibilité et précision quantitative)
    • Best in KLAS Ultrasound dont la solution Lumify étendant l’utilisation de l’échographie au niveau clinicien à n’importe quel appareil intelligent compatible avec Android.

    Informatique de pointe d’aide à la décision pour les radiologues

    • IntelliSpace Portal 9.0 : plateforme d’analyse visuelle et de quantification aidant les radiologues à détecter, diagnostiquer et suivre l’évolution des maladies, utilisant de nouvelles capacités de machine learning.
    • IntelliSpace Universal Data Manager : solution évolutive sécurisée et interopérable de gestion de données permettant d’organiser de grands ensembles de données (millions d’images et autres données issues de sources multiples) puis de les transmettre à n’importe quel clinicien.
    • Illumeo : technologie d’imagerie et informatique avec intelligence adaptative intégrée enregistrant les préférences des radiologues et adaptant l’interface utilisateur pour assister le clinicien en offrant des ensembles d’outils et mesures guidées par la compréhension du contexte clinique.
    • PerformanceBridge: suite de logiciels et de services de gestion de la performance aidant à l’amélioration dela productivité. Ceci permet de hiérarchiser les améliorations opérationnelles de gestion :
      • des actifs, de la disponibilité et de l’utilisation des équipements,
      • de la collaboration entre pairs, la conformité aux accréditations et la gestion des pratiques.

    Le confort du patient

    En accélérant le temps entre diagnostic et mise en place du traitement et en réduisant le nombre de scanner des patients Philips revendique diminuer l’anxiété de ces derniers, ce qui conduit à des examens radiologiques optimisés.

    • Ingenia 1,5 T In Bore combiné à Ambient Experience permet un flux de travail amélioré, des images de plus haute qualité et une configuration confortable pour le patient.
  • Abbott obtient le marquage CE pour son dispositif d’analyses sanguines i-STAT Alinity

    Abbott a annoncé avoir obtenu le marquage CE pour son dispositif i-STAT Alinity le 30 novembre 2016.

    Ce dispositif portatif permet d’effectuer une variété d’analyses sanguines (marqueurs cardiaques, dosage de métabolites etc.) en utilisant uniquement deux à trois gouttes de sang d’un patient, et de délivrer des résultats en 2 à 10 minutes.

    Abbott revendique fournir les informations nécessaires aux praticiens pour que ces derniers puissent prendre des décisions rapides et précises au lit du patient grâce à des fonctionnalités de connectivité permettant de réaliser les tests pratiquement n’importe où.

    Le dispositif possède un écran tactile et une caméra pour le suivi des codes-barres des échantillons et des résultats. Des notifications lumineuses et sonores avertissent les cliniciens lors de résultats critiques.

    Abbott indique prévoir de nouveaux tests à venir pour les lésions cérébrales, les maladies infectieuses et l’oncologie.

     

  • Un nouveau concept de robot chirurgical miniaturisé

    Une nouvelle technologie de système robotique miniature, c’est ce qu’a présenté Cambridge consultants, société de conception et de développement de produits, le 29 novembre 2016, sous la forme de son robot « Axsis ».

    En miniaturisant la conception de systèmes robotiques, la société revendique augmenter l’accès à des pratiques chirurgicales de pointe à des chirurgiens moins expérimentés en robotique, à de plus petits hôpitaux, et à un plus grand nombre de patients, tout en diminuant les coûts de ces actes chirurgicaux.

    La miniaturisation des robots chirurgicaux

    Le prototype Axsis permet de réaliser avec précision des opérations chirurgicales micro-invasives :

    • Équipé d’instruments interchangeables flexibles plutôt que « droits » et présentant une taille globale réduite, ce nouveau système de conception robotique offre aux chirurgiens la possibilité d’utiliser de nouvelles configurations de commande et de ne plus effectuer de larges mouvements autour du patient.
    • La taille de l’incision est également réduite, limitant les risques de complications.

    Cela optimise l’approche des procédures nécessitant des mouvements très réduits et précis permettant l’accès à des structures complexes ou obstruées à l’intérieur de l’organisme.

    Des procédures nécessitant un haut niveau de précision et un accès invasif minimal pourraient bénéficier de cette nouvelle technologie :

    • L’opération de la cataracte, commune, se pratiquant toujours à la main, présentant fréquemment des complications de par la délicate nature de l’œil, et nécessitant des compétences chirurgicales excellentes.
    • Les interventions précoces dans le traitement du cancer.
    • Les opérations de chirurgies digestives.
    • La mise en place de certains implants de neuro-stimulation, toujours également pratiquée à la main.

    The Axsis robot from Cambridge Consultants

  • Un patch intelligent de surveillance du traitement anticoagulant

    Un patch intelligent jetable conçu pour surveiller le flux sanguin et libérer un médicament anticoagulant pour prévenir l’apparition de thrombose (formation de caillots), c’est ce qu’a mis au point une équipe interdisciplinaire de chercheurs de l’Université d’Etat de Caroline du Nord aux États-Unis.

    Leurs résultats, effectués sur un modèle murin, ont été publiés dans la revue Advanced Materials le 25 novembre 2016.

    Un système de patch intelligent autorégulateur du traitement anticoagulant

    • L’objectif thérapeutique du traitement anticoagulant est d’éviter les phénomènes de thrombose (formation de caillots sanguins) ou d’hémorragie, qui peuvent conduire à des complications telles que l’embolie pulmonaire, l’AVC voire la crise cardiaque.
    • Cela nécessite une régulation très fine afin d’éviter tout sur ou sous-dosage pour les patients.
    • Ces derniers doivent surveiller leur taux sanguin de médicaments très régulièrement pour optimiser l’efficacité de leur traitement.

    Le patch intelligent jetable mis au point par l’équipe de chercheurs est constitué de micro-aiguilles qui contiennent et peuvent délivrer le traitement anticoagulant en fonction des besoins spécifiques de chaque patient : quotidiennement ou moins souvent si nécessaire.

    « Nous sommes enthousiasmés d’utiliser un système en boucle fermée, un patch intelligent auto-régulé pour aider à traiter une maladie qui touche des milliers de personnes chaque année, tout en espérant également réduire les coûts de traitement », explique Zhen Gu, co-auteur du document intitulé « Thombin-Responsive Transcutaneous Patch for Auto-Anticoagulant Regulation ».

  • La réalité virtuelle pour optimiser les opérations chirurgicales difficiles

    Une solution logicielle de réalité virtuelle interactive en 3D de visualisation médicale avancée pour la planification d’opérations chirurgicales difficiles, c’est ce qu’a présenté la société EchoPixel lors du meeting annuel de la RSNA, qui s’est tenu du 27 novembre au 2 décembre 2016 à Chicago aux États-Unis.

    Un patient virtuel en 3D

    Planifier les opérations chirurgicales difficiles à l’aide de la réalité virtuelle

    • La technologie permet de transformer l’anatomie spécifique du patient en un format de réalité virtuelle intuitive et interactive, optimisant la connaissance clinique, la rapidité de l’opération et la qualité des soins.
    • Le logiciel fonctionne sur un écran interactif de réalité virtuelle qui permet au chirurgien de voir et interagir avec les tissus et organes du patient en temps réel, sous une réelle forme 3D, comme avec des objets physiques réels.
    • Le système est équipé d’un stylo câblé qui peut être utilisé pour faire tourner les différentes données et naviguer en 3D.
    • Lorsque le faisceau virtuel du stylo touche quelque chose, le chirurgien le sent, de même lorsqu’il saisit quelque chose, comme un stent virtuel par exemple.
    • Il peut le déplacer afin de voir comment il pourrait s’adapter au patient.
    • L’information anatomique est conçue pour être spécifique à la procédure d’intervention et diminuer ainsi la charge cognitive du chirurgien.

    Ces données enrichies peuvent être partagées pour améliorer l’utilité du système à travers un réseau d’utilisateurs.

    La société travaille déjà avec des médecins de l’Université de Standford et la clinique de Cleveland afin d’évaluer les bénéfices que pourraient apporter cette technologie.

  • Un traducteur intelligent pour améliorer la prestation des soins de santé

    Briser les barrières linguistiques pour améliorer la prestation de soins de santé, c’est l’ambition de la société new-yorkaise Waverly Labs.

    Elle prévoit de diffuser son traducteur intelligent, associant technologie portable et traduction vocale, constitué d’un écouteur et accompagné d’une application mobile en mai 2017.

    L’objectif est de remédier à la mauvaise satisfaction quotidienne des patients et d’améliorer les résultats en matière de santé en améliorant la communication entre fournisseurs de soins de santé et malades.

  • Rencontre « Innovation, Robotique & Santé » à Rennes le 9 décembre 2016

    La rencontre pluridisciplinaire « Innovation, Robotique et Santé : Assistance à la conduite de fauteuil roulant » se tiendra à Rennes le 9 décembre 2016.

    Organisée par le Réseau Breizh PC en partenariat avec le Pôle Saint-Hélier, l’Insa Rennes, Ergovie et l’INRIA Rennes, elle rassemblera professionnels de santé (médecins, masseurs-kinésithérapeutes, ergothérapeutes, cadres de santé, infirmiers, aides-soignants, auxiliaires de vie, psychologues,…), roboticiens, organismes de santé publique & compagnies d’assurance.

    L’ensemble de ces acteurs de santé aborderont les questions suivantes :
    – Quels sont les besoins & les attentes pour améliorer les possibilités de déplacement ?
    – Que peuvent apporter les nouvelles technologies ?
    – Qu’en pensent les bénéficiaires & les équipes soignantes ?
    – Quels sont les questionnements éthiques soulevés ?
    – Dans quel cadre juridique s’inscrivent ces dispositifs ?

    Programme et intervenants

    Définition du champ des technologies d’assistance à la conduite d’un fauteuil roulant
    – Mme Marie BABEL (maître de conférences, INSA de Rennes)
    – Dr Benoit NICOLAS et Dr Philippe GALLIEN (Médecins coordonnateurs, Réseau Breizh PC)

    09h45: Résultats de l’enquête réalisée auprès des professionnels de santé et de la robotisation
    – Dr Philippe GALLIEN

    10h05: De l’acceptation à priori à l’intégration des nouvelles technologies
    – M. Bastien FRAUDET (Living Lab ISAR)

    10h20: Éthique et technologies d’assistance
    – Mme Agata ZIELINSKI (Maître de conférences en Philosophie, Université Rennes 1)

    10h45: PAUSE – Visite des stands des exposants

    11h15: Table-ronde: Regard des professionnels/soignants :Quels besoins, quels freins, quelles attentes ?

    • M. Dominique PENHOUET (Directeur Adjoint de l’Offre Hospitalière, ARS Bretagne)
    • Mme Véronique LAURENT (infirmière)
    • Mme Lena BASTARD (ergothérapeute)
    • M. Nicolas RAGOT (enseignant chercheur)
    • Mme Anne SPALANZANI (maître de conférences)
    • M. Bastien FRAUDET (Living Lab ISAR)
    • Mme Nathalie NEVEJANS (maitre de conférences)

    12h15: BUFFET – Espace démonstrations

    14h15: Aspects juridiques et éthiques en robotique d’assistance aux personnes
    – Mme Nathalie NEVEJANS (Maître de conférences en Droit,Faculté de Douai)

    14h45: Présentations d’expériences d’assistance à la conduite d’un fauteuil roulant
    – Mme Anne SPALANZANI (maître de conférences, INRIA Grenoble)
    – Mme Annemarie KOKOSY (maître de conférences, ISEN-Lille)
    – Mme Marie BABEL (maitre de conférences, INSA de Rennes)

    15h45: Table-ronde: Regard des usagers : Quels besoins, quels freins ? quelles attentes ?

    • Mme Martine LABOURDIQUE (usager, bénévole associatif)
    • M. Adrien LIARD (usager, handisport), M. Hubert STEPHAN (aidant, bénévole associatif)
    • Mme Chloé SERRE (ergothérapeute)
    • Mme Emmanuelle AUBERE (responsable MAIA)
    • Mme Marlène JAMBOU (assistante sociale)
    • Mme Annemarie KOKOSY (maître de conférences)

    Inscription à partir du 29 Octobre 2016 :

    – Adhérents : 150 €
    – Non adhérents : 190 €
    – Étudiants : 40 €

  • Cybersécurité : menace sur les implants médicaux (Les Echos)

    Les pacemakers, pompes à insuline et implants cérébraux peuvent facilement être piratés. C’est ce que révèle le 29 novembre 2016 une enquête publiée dans Les Echos qui fait référence aux résultats de plusieurs études scientifiques sur ce sujet.

    Selon cette enquête, la solution du cryptage des données transmises serait incompatible avec les capacités techniques de ces dispositifs.

    La plupart des implants peuvent communiquer avec l’extérieur

    «La plupart de ces appareils (les implants médicaux connectés, NDLR) ne comportent aucune protection et, s’ils en ont, elles sont obsolètes », constate Carmen Camara, du département informatique de l’université Charles III de Madrid, coauteur d’une étude sur la sécurité des implants médicaux réalisée en 2015.

    Constat confirmé en août 2016 par sept chercheurs d’Oxford ont montré que l’on pouvait pirater un implant cérébral, là aussi, avec de terribles conséquences.

    Ces informations, rappelées dans Les Echos du 29 novembre 2016, posent le problème de la sécurité des implants médicaux dans les mêmes termes que celle des objets connectés. La plupart des implants médicaux peuvent en effet communiquer sans fil avec l’extérieur, ce qui permet au médecin de régler l’appareil et de contrôler l’état de santé du patient.

    Sécurité insuffisante du réseau de communication, mots de passe trop facilement décodables, failles dans le logiciel embarqué sont les faiblesses de ces dispositifs pointés par cette enquête.

    Des dispositifs qui manquent de puissance pour supporter les protocoles de cryptographie

    «Nous avons publié dès 2014 une étude prospective sur les objets connectés: nous avions imaginé un certain nombre de scénarios, mais nous ne pensions pas qu’ils se réaliseraient aussi vite », a déclaré aux Echos Délia Rahal-Löfskog, chef du service de la santé à la Commission nationale de l’informatique et des Libertés (CNIL).

    Les solutions passeraient par un changement régulier des mots de passe, l’absence de divulgation sur Internet les numéros de série des implants, la sensibilisation des publics concernés ou le cryptage des échanges d’informations.

    Mais les spécialistes cités par Les Echos admettent que «ces petits appareils ne disposent pas d’assez de batterie, de mémoire et de puissance de calcul pour supporter les protocoles de cryptographie classiques».