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  • Simulation de transport sanitaire héliporté au centre SimUSanté d’Amiens

    Le centre SimUSanté d’Amiens, ouvert depuis janvier 2016, dispose depuis début décembre 2016 d’une cellule sanitaire d’hélicoptère dédiée à la simulation.

    Ce dispositif de simulation de transport sanitaire héliporté dispose d’un équipement pédiatrique autonome et d’un système d’oxygénation par membrane extra-corporelle ou Unité Mobile d’Assistance Circulatoire (qui permet de mettre le patient en circulation et oxygénation avant de rejoindre un bloc opératoire).

    Cette nouvelle plateforme aéro-médicale de formation et de recherche HéliSimu a été installée grâce au don d’une cellule d’hélicoptère par la Fondation Airbus-Helicopters.

    SimUSanté est un espace d’apprentissage innovant partagé par tous les acteurs en santé, de la formation initiale à la formation continue. Porté par le CHU Amiens – Picardie en partenariat avec l’Université de Picardie Jules Verne, il abrite au cœur du Pôle Santé d’Amiens 51 espaces de simulation, des équipements pédagogiques de haute technologie et des environnements de travail fidèlement reconstitués (domicile, officine, hôpital).

    SimUSanté a accueilli depuis janvier 2016, plus de 8 000 personnes, dont 6 300 en formation.

  • Un nouveau robot chirurgical dédié à la pédiatrie à Necker (AP-HP)

    L’hôpital Necker-Enfants malades (Paris) s’est doté d’un nouveau robot chirurgical, dédié à la chirurgie pédiatrique, a annoncé le 12 décembre 2016 l’AP-HP.

    Ce nouveau robot Intuitive Surgical, le da Vinci Xi, élargit les possibilités des chirurgiens chez l’enfant : la magnification de l’image (grossissement 15 fois), la vision 3D-HD et la gestuelle fine dans un espace restreint. La chirurgie robotique va, par exemple, permettre la réalisation d’interventions complexes de chirurgie ablative ou reconstructive.

    Ce nouveau dispositif proposer une nouvelle approche chirurgicale et permet d’améliorer la qualité de vie des jeunes patients (diminution de la durée d’hospitalisation, des douleurs post-opératoires, des séquelles esthétiques).

    Le robot da Vinci Xi sera utilisé par toutes les spécialités pédiatriques (urologie, chirurgie viscérale et pelvienne, oncologie, ORL, microchirurgie et chirurgie cardiaque). L’AP-HP souligne qu’il est prévu d’effectuer 250 opérations par an avec cet appareil, beaucoup plus adapté à la pédiatrie, grâce notamment à son moindre encombrement sphérique, qui limite les conflits entres les quatre bras.

  • L’IA de Google surpasse le diagnostic des ophtalmologistes

    Éduquer un algorithme au dépistage de la rétinopathie diabétique grâce à la technique du deep-learning, c’est ce à quoi sont parvenus des chercheurs de Google, qui revendiquent surpasser l’expertise ophtalmologiste humaine et dont les travaux sont publiés dans la MIT Technology Review le 29 novembre 2016.

    Optimiser le dépistage des pathologies oculaires grâce à l’IA

    Des chercheurs de Google ont « éduqué » un algorithme au dépistage de la rétinopathie diabétique aussi pertinemment que des ophtalmologistes hautement qualifiés. Cet algorithme établit lui-même comment détecter la pathologie : il examine des images rétiniennes et diagnostique la maladie.

    Près d’un tiers des diabétiques présentent cette condition provoquée par la lésion des vaisseaux sanguins oculaires qui peut résulter en une détérioration progressive de la vision. Détectée précocement elle peut être traitée, mais un patient peut n’éprouver aucun symptôme, ce qui rend le dépistage vital.

    Une forme de détection automatisée pourrait optimiser efficacité et fiabilité du diagnostic, et être particulièrement utile dans des régions où l’expertise requise se fait rare.

    Une équipe de Google DeepMind, filiale d’Alphabet entièrement consacrée à l’IA, effectue un travail similaire en collaboration avec des chercheurs de l’Hôpital Moorfields à Londres, en éduquant des ordinateurs à détecter une cohérence de signes de dégénérescence maculaire et autres pathologies oculaires.

    Éduquer un algorithme et surpasser l’expertise humaine

    Les auteurs des travaux, ont développé cet algorithme qui, contrairement aux logiciels d’ophtalmologie existants, n’a pas été programmé pour reconnaître les caractéristiques pathologiques des images. Il a simplement observé des milliers d’images d’yeux sains et malades sélectionnées et classées par au moins 3 ophtalmologistes et a décidé lui-même comment repérer la maladie.

    Les chercheurs ont testé la performance de l’algorithme « entraîné » sur 12 000 images et constaté qu’il égalait voire dépassait celle des experts dans l’identification de l’état pathologique et le classement de sa sévérité.

    Un essai clinique issu de la collaboration entre les chercheurs de Google et des scientifiques de la Fondation Aravind en Inde impliquant de réels patients est en cours : ces derniers reçoivent une consultation normale, mais leurs images alimentent l’algorithme de deep-learning afin de réaliser la comparaison entre les résultats obtenus par l’œil humain et l’IA.

    Un des défis consiste à fournir des preuves convaincantes de la fiabilité du système. Brendan Frey, professeur à l’Université de Toronto, PDG et cofondateur de la société Deep Genomics, avertit quant au fait que les chercheurs devront développer des systèmes de machine learning capables d’expliquer comment ils sont parvenus à une conclusion particulière.

  • Un prototype de serious game pour les patients atteints d’hépatite C

    Un serious game pour les patients atteints d’hépatite C, c’est l’initiative récompensée à l’issue du #hackmastartup, porté par Lingha systems, qui réunissait à Paris du 9 au 11 décembre 2016 quatre équipes regroupant des personnes touchées par une hépatite virale, des pharmaciens hospitaliers, des gamers, des développeurs, des designers et des graphistes.

    Les membres du jury ont porté leur choix sur Ponzo. Centré sur la file active du pharmacien hospitalier (les patients actuellement sous traitement), Ponzo s’adresse aux personnes touchées par l’hépatite C. Paramétré par le patient et le pharmacien (durée du traitement, nombre de prises par jour, horaires, type de scénario, type de notification…), Ponzo est un jeu d’aventure en montagne où chaque treck, d’une durée de 28 jours, aboutit à un refuge symbolisant la pharmacie hospitalière et où chaque randonneur peut faire le plein de ration quotidienne.

    De son côté, à travers une interface dédiée, le pharmacien hospitalier pourra suivre l’évolution de la file active de patients et l’évolution de chaque patient – si celui-ci le souhaite – dans l’aventure et donc le traitement. Il pourra ainsi anticiper les renouvellements de stock de médicaments, et contacter un patient si nécessaire.

    Le jeu retenu par le jury va désormais être développé par des spécialistes du jeu vidéo et du traitement de données de santé. L’objectif est de passer du prototype de recherche à l’application mobile de santé utilisée en vie réelle.

  • IA : un fonds d’investissement dédié ouvert par Microsoft Ventures

    L’ouverture d’un fonds d’investissement dédié à l’intelligence artificielle, c’est ce qu’annonce Nagraj Kashyap, vice président-corporate de Microsoft Ventures le 12 décembre 2016 sur le blog de Microsoft.

    Ce nouveau fonds qui se concentre sur les projets liés à l’IA a déjà financé 19 entreprises depuis son ouverture ainsi qu’un incubateur nommé Element AI. Cet incubateur, installé à Montréal au Canada, est composé de chercheurs universitaires connectés avec les principaux laboratoires de R&D d’Amérique du Nord.

    “Les entreprises de ce fonds aideront les hommes et les machines à travailler ensemble afin d’accroître l’accès à l’éducation, enseigner de nouvelles compétences et créer des emplois, améliorer les capacités des travailleurs existants ou le traitement des maladies”, explique Nagraj Kashyap dans son billet de blog.

  • Collaboration entre Watson Health et Pfizer pour accélérer la recherche en immuno-oncologie

    Watson Health et Pfizer ont annoncé le 1er Décembre 2016 une collaboration visant à utiliser IBM Watson Drug Discovery pour accélérer la recherche en immuno-oncologie.

    L’outil cognitif basé sur le Cloud Computing et le machine learning permet d’identifier de nouveaux médicaments, des thérapies combinées et des stratégies de sélection de patients en immuno-oncologie.

    Les chercheurs en oncologie de Pfizer utiliseront Watson Drug Discovery pour analyser des volumes massifs de sources de données disparates, y compris des données sous licence et publiquement disponibles ainsi que des données exclusives de Pfizer.

    Avec cet outil, ils analyseront et testeront des hypothèses pour générer des informations fondées sur des données probantes pour une interaction en temps réel. La technologie personnalisée peut également prendre en charge des évaluations de sécurité efficaces.

  • Un dispositif non invasif pour les diabétiques de type 2 et les pré-diabétiques

    Un dispositif non invasif de mesure de la glycémie dispensant les patients pré-diabétiques ou diabétiques de type 2 de se piquer au doigt quotidiennement, c’est ce qu’a présenté la société Integrity Applications à la 9ème conférence annuelle de LD Micro Investor le 8 décembre 2016 à Los Angeles aux États-Unis.

    Éviter les piqûres quotidiennes

    • Ce dispositif s’adresse aux patients souffrant de diabète de type 2 ou aux personnes susceptibles de développer un diabète.
    • Il évite à ces derniers d’avoir à se piquer quotidiennement pour recueillir du sang et surveiller leur glycémie.
    • Un petit capteur s’attache au lobe de l’oreille et mesure la glycémie de celui qui le porte en utilisant les technologies échographique, électromagnétique et thermique.
    • Les signaux mesurés sont analysés à l’aide d’un algorithme et affichés sur un petit dispositif de poche.
    • Les mesures sont également annoncées verbalement, ce qui facilite l’usage pour les patients diabétiques âgés et/ou atteints de déficience visuelle.

    Ce dispositif a obtenu le marquage CE en Europe en juin 2013, l’approbation pour le marquage CE final en mars 2014 ainsi que l’approbation de mise sur le marché pour les pré-diabétiques en décembre 2015.

    Les essais cliniques pour obtenir l’approbation de la FDA devraient débuter, selon Integrity Applications, début 2017.

  • Diabète : un système de mesure du glucose en continu lancé par Medtronic

    Le lancement d’un système portable de mesure du glucose en continu est annoncé le 8 décembre 2016 par Medtronic.

    Guardian Connect est basé sur un capteur qui prélève des mesures glycémiques toutes les cinq minutes, c’est à dire 288 fois par jour, dans le liquide interstitiel et les envoie directement sur le smartphone du patient diabétique via une application mobile.

    Tous les composants du système Guardian Connect communiquent sur un réseau Bluetooth basse énergie (BLE) et/ou via une connexion de données cellulaires ou sans fil.

    Ce dispositif permet au patient d’accéder à toutes les courbes de sa glycémie sur son téléphone portable et de recevoir des alertes par SMS en cas de situations d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie). Les données captées peuvent être partagées et le système dispose d’une option qui de télétransmission automatique de ces données vers le logiciel de gestion du traitement CareLink, ce qui permet aux professionnels de santé de vérifier les données avant les rendez-vous et d’ajuster le traitement selon les besoins.

    Guardian Connect n’est actuellement disponible que sur iOS.

  • Chirurgie du cerveau : un dispositif innovant à l’hôpital général de Vancouver

    Une technologie innovante qui intègre l’imagerie, le guidage chirurgical et la visualisation robotisée pour les chirurgies complexes du cerveau, c’est ce que la société Synaptive Medical, spécialisée dans les technologies et dispositifs médicaux basée à Toronto, annonce le 22 novembre 2016 avoir installé à l’Hôpital général de Vancouver.

    Cette technologie baptisée BrightMatter aide à visualiser des images IRM de l’ensemble des voies cérébrales, permettant aux médecins d’envisager des approches pour naviguer autour des structures essentielles dans la neurochirurgie.

    Les systèmes d’imagerie et de guidage intégrés de Synaptive permettent aux médecins de voir dans l’image clinique des détails pertinents ne pouvant être vus ni à l’œil nu ni sur une IRM standard. De tels détails sont mis à jour en temps réel lorsque le chirurgien déplace ses outils.

    Ces information additionnelles sont susceptibles de permettre l’accès à des emplacements du cerveau précédemment considérés comme inopérables.

    De plus, le système de positionnement automatique de BrightMatter avec caméra intégrée suit les outils du médecin, montrant une image de l’anatomie du patient avec des détails sans précédent. Ce système robotisé permet une visualisation optique mains libres qui conduit à une meilleure ergonomie chirurgicale, facilite la collaboration avec le personnel du bloc opératoire et consomme moins de temps opératoire sans avoir besoin de manipuler des instruments optiques encombrants.

  • Insuffisance cardiaque : la télé-échocardiographie entre en service à La Guadeloupe

    Un dispositif de télé-échocardiographie (échographie du cœur à distance) va être mis en service le 8 décembre 2016 entre le CHU de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe et l’hôpital de Marie-Galante. Une technique innovante qui permet de dépister les personnes en insuffisance cardiaque en évitant les coûts de transport (Marie-Galante est située à 30 km de la Guadeloupe continentale).

    La machine installée à Marie-Galante, un bras articulé robotisé et porteur d’une sonde, permet de réaliser l’examen du cœur par le médecin depuis le CHU de Pointe-à-Pitre. Le patient, assisté d’un opérateur technique, pourra communiquer avec le cardiologue, au travers d’un écran de visio-conférence.

    « L’insuffisance cardiaque est la première urgence cardiologique au CHU Guadeloupe », selon l’Agence Régionale de Santé Guadeloupe, financeur du dispositif, dont le montant s’élève à 145 000 euros.

    Dépistage et diagnostic

    • Cette technologie de télé-échocardiographie permet de dépister les personnes à risque et de diagnostiquer les personnes atteintes
    • 60 % des hospitalisations pour problèmes cardiaques pourraient être évitées grâce à ce dispositif.

    L’apport de la médecine spatiale

    « Cette solution a été développée à partir de travaux de recherche et développement dans le domaine de la médecine spatiale », explique Nicolas Lefèbvre, directeur général d’AdEchoTech, l’entreprise qui a développé ce robot et « leader mondial » de la télé-échographie « abdominale ». L’innovation du dispositif de Guadeloupe, c’est « son adaptation au système cardiaque ».

    « Le dispositif est voué à s’étendre », selon Jean-Claude Lucina, directeur de l’offre de soin à l’ARS Guadeloupe. Après un rodage de six mois, le dispositif, sera, selon l’ARS, mis en place dans les autres îles de l’archipel, mais aussi sur l’ensemble de la Caraïbe, à la rentrée 2017.

    Les autres territoires caribéens pourront, dans le cadre du programme européen Interreg, acquérir le robot et former les médecins à son utilisation.