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  • IA : un algorithme d’aide au diagnostic des cancers cutanés aussi fiable que les dermatologues

    Un algorithme d’aide au diagnostic permettant de classifier les cancers de la peau, c’est ce qu’ont mis au point des chercheurs de l’Université de Stanford. Publiés le 25 janvier 2017 dans la revue scientifique Nature, les résultats de l’étude qu’ils ont menée pour tester cette solution basée sur le deep learning montre qu’elle devrait permettre de classer les cancers dermatologiques avec un niveau de fiabilité comparable à celui des dermatologues.

    Le diagnostic du cancer de la peau s’effectue généralement de visu, par un dépistage clinique initial confirmé ensuite par des examens complémentaires dermatologiques (biopsie et examen histopathologique). La difficulté de la classification des lésions cutanées réside dans la variabilité de l’apparence de ces dernières.

    L’approche des chercheurs a consisté à utiliser la technologie d’un algorithme de deep-learning afin d’élaborer un outil d’aide au diagnostic des cancers de la peau classifiant automatiquement ces derniers.

    Ils ont entraîné l’IA à identifier et qualifier chaque lésion en mémorisant 129 450 images cliniques caractéristiques de différents types de maladies dermatologiques. Ainsi, l’IA a appris à établir des points communs entre certaines pathologies dermatologiques tout en apprenant à faire la différence entre ces dernières.

    L’équipe de chercheurs a ensuite testé la capacité de cet outil à classifier les cancers dermatologiques en lui présentant 2 000 images de lésions cutanées. L’objectif était de comparer les diagnostics de l’algorithme et ceux de 21 dermatologues sur 400 images caractéristiques face à une situation de deux cas cliniques distincts: le premier représentant l’identification des cancers cutanés les plus courants, le second l’identification du cancer cutané le plus mortel.

    Les résultats révélés par l’étude établissent que l’algorithme est capable d’atteindre un niveau de compétence diagnostique comparable à celui des médecins.

    Cet algorithme est actuellement utilisé via un ordinateur « traditionnel » mais l’équipe de chercheurs souhaite adapter cet outil au smartphone dans un futur proche dans l’optique de diagnostiquer les cancers à moindre frais, tout en soulignant que des tests dans un environnement clinique s’avèrent nécessaires.

  • Prévention et cancer : la Fondation ARC dresse le bilan de la période 2013-2016

    Un bilan des quatre années d’actions menées en faveur de la prévention, c’est ce qu’a présenté la Fondation ARC lors d’une conférence le 25 janvier 2017, en amont de la Journée mondiale contre le cancer qui aura lieu le 4 février 2017.

    Une des principales tendances évoquées à travers les interventions des différents chercheurs est la convergence vers la prévention personnalisée.

    Michel Pébereau, président de la Fondation ARC, estime que « 40% des cancers pourraient être évités », en indiquant que la prévention est l’une des cinq grandes orientations de la stratégie scientifique de la Fondation.

    Il explique que cette dernière met en œuvre des programmes multidisciplinaires entièrement dédiés à la prévention, qu’elle développe seule avec les chercheurs de la communauté scientifique internationale qui l’accompagnent ou avec ses partenaires (INCa, IReSP, ERA-NET TRANSCAN) :

    « Notre objectif est de poursuivre notre engagement en mettant l’accent sur la prévention personnalisée afin de développer des stratégies de prévention, avant, pendant et après la maladie, adaptées aux risques de chacun. »

    Engagement de la Fondation ARC dans la recherche sur la prévention

    Les programmes thématiques sont dédiés à l’étude :

    • des déterminants biologiques et génétiques du risque de cancer afin d’identifier et de mieux prendre en charge les populations dont le risque de développer un cancer est plus élevé – l’étude de ces populations permettant aussi d’améliorer la prévention et le choix des traitements pour la population générale;
    • des facteurs environnementaux du risque de cancer dont la caractérisation est essentielle afin d’élaborer des recommandations pour de nouvelles mesures en santé publique;
    • des modes de vie et comportements qui modulent le risque de cancer mais aussi le risque de récidive ainsi que d’autres problématiques de santé liées aux cancers ou aux traitements anti-cancéreux, notamment pour contribuer à définir des stratégies de prévention plus efficaces.

    Dans le domaine de la prévention, 19 projets ont été mis en œuvre de 2013 à 2016 pour un montant de près de 8,5 millions d’euros.

    Les différents champs d’action de la prévention : présentation des recherches conduites par les experts

    OCAPOL

    • Présenté par le Professeur Marcel Goldberg du CESP, OCAPOL est un observatoire dédié à l’étude du lien entre pollution de l’air et cancers.
    • Créé dans le cadre de l’appel à projets CANC’AIR de la Fondation ARC, cet observatoire permet de croiser des modèles d’évaluation de la pollution atmosphérique avec les données épidémiologiques et l’analyse d’échantillons biologiques issus de deux larges cohortes (Gazel et Constances) pour déterminer l’impact de la pollution de l’air sur la survenue des cancers.

    PopHaRC

    • Le professeur Thierry Frebourg, directeur du service de génétique du CHU de Rouen, a présenté les premiers résultats de ses travaux menés dans le cadre du programme PopHaRC (Population à Haut Risque de Cancer) sur le syndrome de Fraumeni, pathologie rare entraînant un risque accru de cancers multiples.
    • Ces travaux contribuent à une meilleure identification de cette population à haut risque dans l’objectif d’améliorer sa prise en charge. Ils faciliteront la détermination des chimiothérapies les moins toxiques pour le génome.

    CHART

    • Les chercheurs Rodrigue Allodji et Agnès Dumas de l’Institut Gustave Roussy, ont exposé les enjeux de la mise en œuvre de CHART (Cancer and HeAlth Risk assessment Tool), un outil visant à prédire le risque de maladies cardiovasculaires chez les personnes traitées pour un cancer durant l’enfance.
    • Cet outil a été développé dans le cadre de l’action 8.7 du Plan cancer sur la prévention tertiaire, c’est-à-dire la prévention des seconds cancers, des séquelles ou des effets indésirables liés aux traitements, et plus largement, l’amélioration de la santé des personnes ayant eu un cancer
  • HAD : une prise en charge personnalisée est efficace contre la maladie d’Alzheimer (Inserm)

    La « thérapie occupationnelle » dans le cadre d’une HAD (hospitalisation à domicile) ciblant les patients atteints de démence peut ralentir leur perte d’autonomie et réduire les troubles du comportements, tels sont les résultats d’une étude publiée par des chercheurs de l’Inserm dans le Journal of Alzheimer’s Disease le 24 janvier 2017.

    Cette nouvelle approche thérapeutique consiste à stimuler certaines activités des patients ou à maintenir leur autonomie de manière sécurisée et efficace tout en tenant compte de leurs habitudes de vie et de leur environnement.

    Basée sur l’intervention d’ergothérapeutes, de psychomotriciens et d’assistants de soins en gérontologie, la prise en charge a lieu à domicile sur prescription médicale.

    Son efficacité avait déjà été démontrée dans des essais clinique, mais il convenait de l’étudier en conditions de soins de routine.

    Amélioration de la qualité de vie des patients

    Cette étude réalisée sur 421 patients a permis d’observer une diminution significative des troubles du comportement, du temps passé par les aidants à s’occuper de leur proche et de la charge émotionnelle associée à cette prise en charge au cours des 3 mois d’intervention.

    Les performances cognitives et l’autonomie fonctionnelle des patients demeuraient relativement stables au cours de l’étude.

    Par ailleurs, les patients diagnostiqués les plus précocement retiraient le meilleur bénéfice en termes de déclin fonctionnel, ce qui suggère que la thérapie occupationnelle devrait concerner prioritairement les patients aux stades précoces de la maladie d’Alzheimer afin d’optimiser ses éventuels bénéfices cliniques.

    Cette étude souligne le potentiel de cette prise en charge en termes de bien-être des patients et de leurs aidants. L’intervention a été conceptualisée à court terme à domicile mais l’équipe de chercheurs de l’Inserm conduira un essai pour comparer l’efficacité de la thérapie occupationnelle afin d’évaluer son impact à plus long terme.

    Pour mémoire, un plan national pour la maladie d’Alzheimer a été mis en œuvre sur la période 2008-2012. Il a été poursuivi avec le lancement d’un plan maladies neurodégénératives pour couvrir la période 2014-2019  permettant la mise en place de certains nouveaux dispositifs de soins comme les ESA offrant la thérapie occupationnelle aux malades d’Alzheimer.

  • eHealth Week 2017 de l’Union Européenne – 10 au 12 mai 2017 (Malte)

    La eHealth Week se tiendra à Malte du 10 au 12 Mai 2017.

    Organisée par l’Union européenne en collaboration avec l’OMS, cet événement a pour thème « Données de santé : la clef pour des soins personnalisés et durables ».

    Les conférenciers sont invités à étudier les différentes façons dont les données personnelles médicales sont créées, stockées, partagées et utilisées dans un contexte de changement de paradigme vers des stratégies de prévention et de traitement sur mesure pour les individus et groupes de populations.

    La stratégie de Malte sur la santé numérique pour les années 2017 à 2021 sera notamment présentée.

    Le programme est accessible via le lien ci-contre : Programme ehealthweek 2017

    L’inscription, payante, est réalisable via le lien ci-contre: Inscription ehealthweek 2017

  • L’IA plus fiable pour prédire la défaillance cardiaque que les médecins

    Une équipe de chercheurs britanniques a mis au point à l’aide de l’IA un logiciel permettant de prédire certaines défaillances cardiaques, de façon plus précise que les médecins. Leurs résultats ont été publiés dans l’édition de janvier 2017 de la revue Radiology.

    Cette équipe de chercheurs du Conseil britannique de la Recherche Médicale a mené une étude sur des patients atteints d’hypertension artérielle pulmonaire, pathologie qui endommage une partie du cœur. Environ un tiers des patients meurent cinq ans après avoir été diagnostiqués. Il existe des traitements allant de la prise de médicaments à la transplantation pulmonaire en dernier recours.

    Dans l’optique de mettre en place le traitement adéquat, les médecins ont besoin d’estimer l’espérance de vie de leurs patients.

    L’appui du machine learning

    Les scientifiques qui ont mené cette étude ont « entraîné » leur logiciel à l’aide des IRM du cœur et des analyses sanguines de 256 patients. Le logiciel mesurait le mouvement de 30 000 points différents de la structure du cœur à chacun de ses battements. En combinant ces données médicales à celles issues de huit années d’examens médicaux provenant des dossiers des patients, l’IA a appris à déterminer quels étaient les signes prédictifs de prévalence cardiaque de ces derniers.

    La prédiction du logiciel quant à la survie des patients à un an après leur diagnostic s’est avérée exacte à 80 %, contre 60 % pour les médecins.

    L’équipe de chercheurs souhaite à présent tester le logiciel sur d’autres patients dans différents hôpitaux avant d’évaluer s’il devrait être diffusé auprès des médecins. Ils souhaitent également appliquer cette solution logicielle à d’autres types de défaillances cardiaques comme les cardiomyopathies, afin de déterminer quel patient aurait besoin d’un pacemaker ou d’autres formes de traitement.

    Le Dr Mike Knapton, de la Fondation britannique du Coeur a fait part de son enthousiasme à propos de l’utilisation de cette solution logicielle en pratique clinique, car elle pourrait permettre aux médecins d’être certains que les patients reçoivent le bon traitement avant qu’une transplantation pulmonaire soit nécessaire.

  • Silver eco  : Bayer & l’université de Singapour s’unissent pour favoriser l’observance par l’e-santé

    Améliorer l’observance des traitements chez les personnes âgées atteintes de maladies chroniques, tel est l’objectif du partenariat annoncé fin décembre 2016 entre Bayer et NUS Enterprise, le pôle entrepreneurial de l’Université nationale de Singapour (NUS).

    Ils ont dévoilé le premier « Grants4Apps Singapore », un projet de crowdsourcing qui vise à développer des solutions technologiques de santé innovantes à Singapour et dans toute l’Asie-Pacifique afin d’améliorer l’observance thérapeutique des personnes âgées, l’un des principaux challenges liés au vieillissement de la population dans la région ASEAN.

    Grants4Apps Singapore : les trois meilleurs projets seront récompensés en mai 2017

    Le concours « Grants4Apps Singapore » est ouvert à tous à Singapour et dans toute l’Asie du Sud-Est (ASEAN), aussi bien aux professionnels de la santé, aux aidants, aux scientifiques et aux ingénieurs qu’aux étudiants, programmeurs, développeurs, start-up et entrepreneurs.

    Trois gagnants seront désignés :

    • ils recevront chacun 10 000 dollars singapourien (6 600 €) de soutien financier ;
    • ils bénéficieront d’un coaching personnalisé (mentorat) de Bayer, de NUS Enterprise et d’autres partenaires de l’industrie, qui les aidera à faire progresser leurs idées de projets et leurs stratégies numériques pour les technologies innovantes à destination des médecins et consommateurs dans le secteur de la santé.

    Les inscriptions au programme « Grants4Apps Singapore » sont ouvertes jusqu’au 14 février 2017. Jusqu’à cinq équipes seront sélectionnées au début du mois de mars 2017 pour une dernière étape de coaching. La compétition s’achèvera en mai 2017 avec une cérémonie de remise des prix.

    Asie-Pacifique : une population de plus en plus vieillissante

    Asie-Pacifique : les plus de 60 ans représenteront 24 % de la population totale en 2050

    Le défi « Grants4Apps Singapore » a été lancé lors du Forum sur l’innovation en matière de vieillissement de la population, un événement organisé par le Dr. Amy Khor, ministre d’État au ministère de la Santé singapourien.
    Parmi les participants figuraient Yoriko Yasukawa, directrice régionale du Fonds des Nations Unies pour la population d’Asie-Pacifique, des experts en santé, des décideurs, des innovateurs, des universités, des entreprises, des ONG et des médias de toute l’Asie du Sud-Est.

    Selon les chiffres officiels, le pourcentage de personnages âgées de plus de 60 ans en Asie-Pacifique devrait doubler d’ici trente-cinq ans, passant de 12 % de la population totale en 2016 à 24 % en 2050.
    Une évolution entraînant une augmentation significative du nombre de patients atteints de maladies chroniques, comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, les problèmes de santé oculaires et autres troubles liés au vieillissement.

    Selon l’OMS, le nombre de décès annuel dus à des maladies chroniques en Asie du Sud-Est et dans la région du Pacifique occidental continuera de faire partie des plus élevés au niveau mondial et devrait atteindre respectivement les 13 millions et les 14 millions en 2030.

    Lutte contre les maladies chroniques : l’observance des traitements est une priorité

    Le traitement à long terme est essentiel pour tenter de freiner au mieux l’évolution des maladies chroniques. Or, selon l’OMS, seuls 50 % des patients suivent de manière assidue des thérapies de longue durée. Le déclin cognitif et la polypharmacie (prise concomitante de plus de quatre médicaments) conduisent généralement à une mauvaise observance des traitements.

    Résultats : les bénéfices thérapeutiques diminuent au fil du temps, les visites chez le médecin se font moins fréquentes, les dépenses de santé sur le moyen et le long terme augmentent et un sur-traitement peut même être observé pour certains problèmes médicaux.

    Le premier objectif du « Grants4Apps Singapore » est d’améliorer les résultats de santé chez les personnes âgées en établissant des partenariats avec des acteurs innovants du marché afin de découvrir et de mettre au point des solutions technologiques de santé pour aider ces patients à surmonter les obstacles nuisant à la bonne observance de leurs traitements.

    Photo : lancement de Bayer-NUS Grants4Apps Singapour – décembre 2016.
    De gauche à droite : Irene Cheong, directrice adjointe, Business Development, NUS Enterprise ; Claus Zieler, vice-président et chef des opérations commerciales, division Asie-Pacifique, Bayer Pharmaceuticals, ; Marcus Yim, représentant principal de Bayer, Bayer ASEAN ; Kelvin Tan, directeur adjoint, Business Development, NUS Enterprise
    © Bayer

  • Silver economy: Bayer & University of Singapore unite to promote adherence through eHealth

    Improve treatment adherence in the elderly with chronic diseases, such is the objective of the partnership announced late in December 2016 between Bayer and the entrepreneurial center of the National University of Singapore (NUS). They unveiled the first « Grants4Apps Singapore » crowdsourcing project that aims to develop technological solutions for innovative health Singapore and throughout Asia-Pacific to improve adherence, one of the main challenges related to population ageing in the ASEAN region.

    In December 2016, Bayer and NUS Enterprise, the entrepreneurial arm of the National University of Singapore (NUS) announced their partnership. Objective: improving treatment adherence in the elderly patients with chronic diseases.

    They unveiled the first « Grants4Apps Singapore », web-based crowdsourcing project that aims to develop innovative health tech solutions in Singapore and across Asia Pacific to improve medication adherence in elderly people, one of the main challenges related to aging of the population in the ASEAN.

    Grants4Apps Singapore: the three best projects will receive an award in May 2017

    The « Grants4Apps Singapore » challenge is open to everyone in Singapore and across Southeast Asia (ASEAN), from health professionals, caregivers, engineers and scientists to students, developers, programmers, startups and entrepreneurs.

    Three winners will be selected:

    • they will each receive S$10,000 (€ 6 600) as financial support;
    • they will access to personalized coaching (mentoring) from Bayer, NUS Enterprise and other industry partners, to help them advance their project ideas and their digital strategies for innovative technologies for doctors and consumers in the health sector.

    Submissions to the « Grants4Apps Singapore » program will be closed on the 14th February 2017. Up to five teams will be selected in March 2017 for a final round of coaching. The competition will end in May 2017 with an awards ceremony.

    Asia Pacific: an increasingly ageing population

    Asia Pacific: the over 60 will represent 24% of global population in 2050

    « Grants4Apps Singapore » was launched at the Transforming Ageing with Health Innovation Forum, an event organized by Dr Amy Khor, Senior Minister of State for Ministry of Health, Singapore.
    Participants included Yoriko Yasukawa, Regional Director, United Nations Population Fund (UNFPA) Asia Pacific, healthcare experts, innovators, policymakers, academia, companies, NGOs and media from all over Southeast Asia.

    According to official figures, the percentage of people aged 60 and above in Asia Pacific may double in 35 years, from 12% of the total population in 2016 to 24% in 2050.
    This evolution would lead to a significant increase in the number of patients with chronic diseases such as diabetes, cardiovascular disease, age-related eye troubles and other disorders related to ageing.

    According to the WHO , the number of annual deaths from chronic diseases in Southeast Asia and the Western Pacific should reach 13 million and 14 million respectively in 2030.

    Fight against chronic diseases: treatment compliance is a priority

    Long-term treatments are essential for limiting the evolution of chronic diseases. Currently, according to the WHO, only 50% of patients adhere to long-term therapies. Cognitive decline and polypharmacy (the concomitant use of more than four medications) generally lead to poor treatment adherence.

    Results: Therapeutic benefits decrease gradually, visits to the doctor are less frequent, healthcare expenditure increases in the long run, and over-treatment of some medical conditions can even be observed.

    The first objective of « Grants4Apps Singapore » is to improve health outcomes in elderly patients by partnering with innovative market players; they aim at discovering and developing technological healthcare solutions to help patients overcome the barriers affecting medication adherence.

    Photo: Launch of Bayer-NUS Grants4Apps Singapore challenge – December 2016.
    From left to right: Irene Cheong, Director, NUS Industry Liasion Office; Claus Zieler, Senior VP/Head of Commercial Operations Bayer Pharmaceuticals Division Asia Pacific; Marcus Yim, Senior Bayer Representative, Bayer ASEAN; Kelvin Tan, Deputy Director, Business Development, NUS Enterprise.
    © Bayer

  • Imagerie : une technique de vidéo holographique interactive pour visualiser les organes en 3D

    Des scientifiques britanniques sont actuellement en train de mettre au point une technique de vidéo holographique créée à partir d’IRM ou de scanner, apprend-on dans la revue Photonics News du 4 janvier 2017. L’objectif est de développer un affichage holographique 3D permettant de visualiser de manière interactive des données d’imagerie médicale.

    Cette nouvelle technologie pourrait permettre d’optimiser l’évaluation, la manipulation et l’interprétation des données d’imagerie médicale.

    L’utilisateur peut voir s’afficher en temps réel des images d’organes internes : il peut isoler, agrandir ou faire pivoter des volumes d’images : regarder un cœur battre, des poumons se gonfler, voire observer un enfant à naître.

    Ces hologrammes dynamiques ou « en mouvement » sont réalisés en rassemblant plusieurs « tranches » d’un organe interne, comme le cerveau ou le foie par exemple, à partir d’un scanner normal. Ces « tranches » de données sont ensuite assemblées à travers un écran holographique.

    Le Docteur Janvid Khan, fondateur de la société Holoxica, qui développe cette technologie, en explique le principe : « Nos images ne sont pas projetées, elles sont holographiquement reconstruites ». Le résultat est une véritable image 3D, contrairement aux solutions de réalité augmentée ou virtuelle qui reposent sur la présentation de stimuli 2D de façon spécifique. Ainsi, il n’y a plus besoin de lunettes 3D ou de casque d’accompagnement.

    Le Docteur Khan indique qu’avec les techniques actuelles d’imagerie, les radiologues sont formés à l’interprétation de multiples niveaux de données médicales, ce qui n’est pas le cas des cliniciens ou des chirurgiens.

    Selon lui, « Pour la première fois un médecin sera capable de voir une tumeur dans une partie inaccessible du cerveau et de prendre une décision éclairée. Il sera plus facile pour les patients de comprendre ce qui se passe ; enseigner aux étudiants avec un tel dispositif offrira un niveau de compréhension jusqu’ici incomparable. »

    Pour le Dr Khan, les casques de réalité virtuelle présentent des limites fondamentales qui les rendent impropres à une véritable expérience 3D : ces technologies ne recréent pas une véritable image 3D, elles présentent une paire d’images 2D aux deux yeux. Or, cette disparité n’est pas acceptable pour le cerveau humain, c’est pourquoi on observe des phénomènes de nausées, étourdissements avec la réalité virtuelle.

    La société Holoxica a reçu une subvention de 1,3 M€ de l’UE via le programme Horizon 2020 de la Commission européenne, après un partenariat réussi avec ACTPHAST, l’incubateur numérique conçu pour soutenir l’innovation photonique des entreprises européennes éligibles.

  • Dispositifs médicaux : mise au point d’un emballage interactif pour améliorer l’observance

    La société Cambridge Consultants a présenté son nouveau concept d’emballage interactif pour les dispositifs médicaux lors du CES de Las Vegas qui s’est tenu entre le 5 et le 8 janvier 2017.

    Cette solution, baptisée « Audiopack » vise à améliorer l’observance des patients, et plus particulièrement de ceux dont le diagnostic de pathologie chronique a été récemment posé.

    Constatant que les notices sont parfois source de confusion pour les patients, notamment face à la gestion d’une pathologie chronique récemment diagnostiquée (diabète, SEP etc.) ou altérant la cognition (une maladie neurodégénérative comme Alzheimer par exemple), la société Cambridge Consultants a mis au point une solution de « guide augmenté » pour l’usage des dispositifs médicaux.

    L’Audiopack vise à améliorer l’adhésion du patient à un traitement nécessitant l’usage d’un dispositif médical, par exemple dans le cas où un protocole d’injection d’un médicament vital est nécessaire.

    Pour ce faire, les instructions d’usage du dispositif sont « augmentées » par des messages audio déclenchés au toucher de l’emballage du dispositif médical.

    Les instructions sont fournies par un avatar, « Ana », qui guide le patient pas à pas pour l’usage de son nouveau DM.

    Par ailleurs Cambridge Consultants estime pouvoir, avec ce nouveau concept, réduire les coûts de prise en charge en diminuant le temps que les médecins et infirmier(e)s passent à informer les patients.

  • Inde : deux sociétés s’allient pour lutter contre le diabète grâce à l’intelligence artificielle

    La Société de recherche pour l’étude du diabète en Inde (RSSDI) a annoncé fin décembre 2016 un partenariat avec Wellthy Therapeutics, une entreprise indienne de thérapeutique numérique axée sur l’amélioration des soins du diabète grâce à l’IA.

    Ensemble, ils vont déployer au niveau national Wellthy Diabetes, un coach basé sur l’IA conçu pour les personnes diabétiques et un assistant clinique virtuel pour les médecins.

    C’est la première fois qu’un tel service pouvant être prescrite par les médecins aux patients est approuvé par la RSSDI.

    Une appli pour aider les médecins à offrir des soins plus personnalisés aux patients diabétiques

    La RSSDI et Wellthy Therapeutics vont travailler ensemble dans le but de développer des protocoles de soins et des guidelines pour améliorer le mode de vie des personnes atteintes du diabète en Inde et les encourager à adopter des comportements plus sains au quotidien (alimentation, activité physique…).

    Le but est aussi de permettre aux médecins de prendre des décisions sur un patient précis en temps réel.

    • Wellthy Therapeutics offrira l’application à tous les médecins membres de la RSSDI pour qu’ils puissent la prescrire à leurs patients. Le service sera personnalisé et adapté à la situation personnelle de la personne diabétique.
    • Les deux sociétés :
      • publieront conjointement des recherches sur les habitudes des patients atteints de diabète.
        Objectif : mieux comprendre le mode de vie des malades en créant la plus grande base de données d’Asie sur le comportement des patients diabétiques.
      • organiseront des ateliers en ligne et hors ligne afin d’aider les médecins à s’adapter aux nouveautés technologiques pour les encourager à offrir des soins en continu via des outils numériques.

    Depuis 1995, le nombre de personnes diabétiques à triplé en Inde

    Au cours des vingt dernières années, des milliards de dollars on été dépensés dans la recherche pharmaceutique et médicale, rappellent les deux partenaires. Cependant, durant cette même période, les niveaux moyens de sucre dans le sang ont stagné et le nombre de personnes diabétiques en Inde à triplé, passant de 20 millions en 1995 à plus de 70 millions en 2015.

    « À l’occasion de la 70e année de l’indépendance de l’Inde, nous nous engageons à aider 70 millions de diabétiques en leur permettant des soins continus 24h/24, a déclaré Abhishek Shah, co-fondateur et PDG de Wellthy Therapeutics, à l’occasion de l’annonce officielle du partenariat. En utilisant l’intelligence artificielle et les applications mobiles pour améliorer la pratique de la médecine, nous rendons possible la prescription d’une modification d’un mode de vie pour chaque patient et la prescription de soins quotidiens pour lutter contre le diabète à des prix abordables et accessibles à la grande majorité des Indiens. »