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  • Objets connectés : un bracelet analyse la sueur pour le diagnostic du diabète et de la mucoviscidose

    Rendre le diagnostic de la mucoviscidose ou du diabète plus rapide, telle est l’ambition des travaux de chercheurs des universités de Berkeley et de Stanford sur un bracelet analysant la sueur, dont les résultats ont été publiés par la PNAS, la revue scientifique de l’Académie américaine des sciences, le 17 avril 2017. Ce bracelet permettra également d’améliorer le suivi de la glycémie et de proposer une solution de diagnostic non-invasif.

    Moderniser le diagnostic de la mucoviscidose et du diabète

    Les trvaux menée conjointement par les facultés de médecine de Berkeley et de Stanford sur un bracelet analysant la sueur a produit des résultats permettant de simplifier le diagnostic de la mucoviscidose et du diabète. 

    Fonctionnement du bracelet connecté

    Le bracelet permet mesurer de rapidement la teneur en sel et en sucre en stimulant les glandes sudoripares avec des micro-processeurs. Il permet de détecter des ions de chlorure dans la sueur. Plus la teneur en sel est élevée, plus la probabilité est grande que la personne souffre de mucoviscidose, expliquent les chercheurs. Il en va de même pour la teneur en glucose, déterminant du diabète. 

    Le bracelet transmet le contenu moléculaire de la sueur, via un téléphone portable, à un serveur qui peut rapidement analyser les résultats.  

    Les chercheurs ont débuté les essais cliniques sur des sujets humains atteints de mucoviscidose et sur la corrélation du taux de glucose sang/sueur. L’étude publiée par la PNAS vérifie cette corrélation entre la consommation orale de glucose et le taux effectif dans le sang et dans la sueur.

  • IA : 55 % des personnes prêtes à interagir avec machines et robots dans leur parcours de soins (PwC)

    55% des personnes se disent prêtes à interagir avec des machines ou des robots au cours de leur parcours de soins : tel est le principal résultat de l’enquête réalisée par PwC dans 12 pays et publiée dans le cadre de son étude « What doctor? Why AI and robotics will define new health », dévoilée début avril 2017.

    Ce résultat masque toutefois des disparités selon les pays et le type de soins, ce dont PwC conclut que la mise en œuvre sera clé.

    Les 8 domaines de la santé transformés par l’IA

    PwC distingue 8 domaines dans lesquels l’IA apporte des changements en profondeur :

    • le maintien en bonne santé ;
    • le dépistage précoce ;
    • le diagnostic ;
    • l’aide à la décision ;
    • le traitement ;
    • la fin de vie ;
    • la recherche ;
    • la formation des professionnels de santé.

    Divergences entre pays émergents et économies développées

    L’enquête menée par PwC dans 12 pays met en évidence une plus grande acceptabilité de l’IA et de la robotique dans les pays émergents, avec 95 % de personnes prêtes à interagir avec des robots et machines au Nigeria, 85 % en Turquie et 82 % en Afrique du Sud.

    A contrario, en Allemagne et au Royaume-Uni, une majorité de personnes se disent réticentes (respectivement 51 % et 50 %).

    Une acceptabilité variable selon les soins

    Les personnes interrogées se sont déclarées d’accord pour recevoir des soins d’un robot ou d’une machine surtout pour le conseil et l’information à distance :

    • monitoring cardiaque ;
    • tests cardiaques ;
    • conseils bien-être et santé ;
    • tests sanguins et résultats.

    A l’inverse, seules 5 % des femmes interrogées accepteraient un suivi de grossesse par des machines, et 1% accepterait un accouchement effectué par un robot.

    Avantages perçus : accès aux soins et fiabilité du diagnostic

    Un meilleur accès aux soins ainsi qu’une amélioration du diagnostic (fiabilité et rapidité) sont les avantages les plus cités dans le recours à l’IA et à la robotique dans les soins.

    Inconvénients : la perte du contact humain et l’adaptabilité face à l’inattendu

    La perte de contact humain est le premier inconvénient cité (47 %), suivie par la capacité à réagir face à l’inattendu.

    Les conditions de mise en œuvre, clé de la réussite

    Face à ces perceptions, et au vu des variations selon les pays, PwC insiste sur les conditions de mise en œuvre à remplir afin que l’IA et la robotique transforment réellement le secteur de la santé, notamment la définition de standards de qualité et d’un cadre de gouvernance et le développement d’une base de preuves.

  • Aide à la décision clinique : partenariat entre Watson et MedyMatch sur les complications de l’AVC

    Watson Health et MedyMatch ont annoncé le 20 mars 2017 une collaboration en matière d’aide au diagnostic des saignements intracrâniens provoqués par un traumatisme crânien ou un AVC.

    MedyMatch est une start-up basée à Andover, Massachusetts qui utilise des outils d’analyse cognitive et d’intelligence artificielle (IA) pour fournir des solutions d’aide à la décision clinique en temps réel. Watson souhaite fournir les outils de MedyMatch pour les patients victimes de traumatismes et d’accidents vasculaires cérébraux.

    L’application de détection des saignements intracrâniens de MedyMatch sera distribuée par la division imagerie d’IBM Watson. Cet accord initial a été passé sous la forme d’une licence renouvelable de 5 ans. A terme, les deux entreprises vont développer l’interopérabilité entre l’application MedyMatch et les offres d’imagerie de Watson.

    MedyMatch cherche à fournir aux urgentistes un outil permettant d’améliorer la prise en charge des victimes de traumatisme crânien ou d’AVC et d’exclure la présence de saignements dans le cerveau. L’algorithme développé par la start-up se base sur le machine learning, les données des patients et les connaissances cliniques pour mettre en évidence les aires qui pourraient indiquer un saignement, de façon automatique, sans interruption du travail des cliniciens.

    L’appli de MedyMatch est en cours d’essai clinique, dans l’optique d’une pré-autorisation de mise sur le marché comme dispositif médical de classe III par la FDA.

    Outre l’équipe de Watson, MedyMatch travaille également avec Capital Health New Jersey à l’application des capacités d’analyse de sa technologie à des études sur les patients victimes d’AVC.

  • Téléaudiologie : innovations et conditions de déploiement (Journée Nationale de l’Audition)

    • Les implants du XXIe siècle,
    • le renforcement du réseau de soins de proximité par le développement de la téléaudiologie,
    • le modèle français de la téléaudiologie,

    tels étaient les sujets relatifs au numérique et à l’innovation abordés lors de la Journée Nationale de l’Audition organisée par l’association JNA, qui s’est déroulée le 7 mars 2017 au ministère de la Santé.

    L’innovation technologique en audiologie

    Les implants du XXIe siècle imaginés par la société MED-EL comprennent un porte-électrodes inséré dans la cochlée, remplaçant les cellules ciliées et stimulant directement le nerf auditif. Cet implant cochléaire, inspiré par les technologies des prothèses auditives, transmet des informations à un récepteur situé à l’intérieur du crâne.

    Jean-Luc Puel, président de l’association JNA, estime que « si demain on développe de nouvelles thérapies, il faut faire mieux que des aides auditives ou implants cochléaires ». L’enjeu étant le vieillissement, les prothèses ne sont pas suffisantes pour remplacer l’oreille. C’est pourquoi des implants hybrides couplent une stimulation électrique et une stimulation acoustique. Il existera toujours une aide auditive pour stimuler les reliquats auditifs, un implant cochléaire restituera les fréquences aiguës. Cette innovation sera à destination des patients presbyacousiques qui perdent en fréquences aiguës mais chez qui ils demeurent encore des fréquences graves.

    Les conditions de développement de la téléaudiologie

    Le numérique est encore absent des réseaux de soins et le Dr Didier Bouccara, Secrétaire général adjoint de l’association JNA, propose un état des lieux de ses futurs apports. Selon lui, le numérique pourrait :

    • multiplier les développements de nouveaux systèmes de diagnostics et de traitements,
    • permettre la réalisation de dépistage à distance,
    • informer les patients sur les pathologies et les solutions,
    • communiquer entre professionnels et entre chercheurs via un mode sécurisé.

    Ainsi, il préconise de renforcer la qualité des liens entre soignants et soignés en améliorant le parcours de soins, d’utiliser davantage le numérique dans le diagnostic et de développer la spécialisation des audiologistes. Le suivi de la qualité repose sur trois conditions :

    • avoir une technologie disponible et facile d’utilisation,
    • pouvoir réaliser des gestes simples tels que l’otoscopie à distance,
    • vérifier l’intégrité des systèmes auditifs, possible grâce au support du numérique.

    S’inspirer d’expériences étrangères pour créer un modèle français de téléaudiologie

    Mettre le patient au cœur de la prise en charge et adapter cette dernière aux évolutions technologiques, telles sont les ambitions de la start-up AudioPro Connect qui développe des applications de téléotoscopie, de télésuivi et de prise en charge. Après s’être interrogée sur la mise en œuvre des modèles Australiens et Américains de téléaudiologie, cette start-up a développé la plateforme « APC » utilisable par les personnes malentendantes et des professionnels. APC permet de mettre ces derniers en relation afin que le patient voit l’audioprothésiste via un « facilitateur » pour favoriser la connexion de sa prothèse.

    La plateforme sert ainsi à :

    • suivre le réglage de la prothèse qui s’avère être équivalent en termes de satisfaction et de capacité d’adhésion au protocole expérimental,
    • former les étudiants à un examen otoscopique à distance,
    • permettre un accès multicanal réunissant l’audioprothésiste, le médecin ORL, l’orthophoniste et les équipes de soins,
    • agir contre les déserts médicaux : la plateforme est actuellement testée sur un patient éloigné de centre de soins.

     

  • M-santé : un « cordon numérique » pour maintenir le lien entre parents et enfants hospitalisés

    Permettre aux parents de rester toujours en lien avec leur enfant hospitalisé, tel est l’objectif de l’application « cordon numérique » lancée par le Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux le 12 avril 2017.

    Cette application sécurisée propose aux parents de garder le contact en images à l’aide de caméras installées au dessus des couveuses et lits, sous contrôle médical dans des situations où le bébé est né prématurément par exemple ou lorsqu’un enfant est isolé en chambre stérile.

    L’ouverture d’un compte s’effectue auprès du corps médical, puis les séquences vidéos peuvent être visualisées et partagées avec d’autres membres de la famille.

    Cette solution a été conçue par la société bordelaise Hopen Project et l’Association Aquitaine Destination. 20 caméras sont actuellement opérationnelles dans le service de néonatalogie de Pellegrin.

    Le « BBWALL »

    Un écran tactile accroché au mur du service de néonatalogie projette l’ensemble des vidéos : les cadres de santé enregistrent des séquences qui seront transmises aux parents via l’application web Cordon Numérique. Dans des cas contrôlés, le corps médical peut déclencher des visio en direct entre l’enfant et les parents.

  • Un futur atlas en 3D de l’embryon humain (Inserm)

    Pouvoir diffuser les premières images 3D réelles des tissus et organes d’embryons, telle est la prouesse réalisée par Alain Chédotal, directeur de recherche Inserm, et ses collaborateurs dont les travaux ont été publiés dans la revue Cell le 23 mars 2017.

    En combinant des techniques récentes de marquage et de microscopie 3D, les chercheurs ont mis au point un nouveau procédé d’exploration de l’anatomie embryonnaire permettant d’obtenir des photos et des films en 3 dimensions de plusieurs tissus et organes d’embryons et fœtus humains âgés de 6 à 14 semaines.

    Leur prochain objectif est de constituer une banque internationale d’images pour disposer d’un véritable atlas en 3D de l’embryon humain au cours du premier trimestre de développement, avec une recherche possible organe par organe; dans un but didactique mais également pour que les chirurgiens qui opèrent in utero détiennent des images précises.

    Une nouvelle technique d’exploration de l’embryon

    Jusqu’alors l’observation d’organes embryonnaires entiers nécessitait l’analyse, l’assemblage et l’interprétation de données issues de fines coupes scrutées au microscope. Les chercheurs ont réussi en s’appuyant sur les nouvelles méthodes d’imagerie en 3 dimensions et en combinant trois techniques (immunofluorescence, clarification des tissus et observation microscopie) à diffuser les premières images 3D réelles des tissus et organes d’embryons.

    L’immunofluorescence permet de « marquer » les organes intacts avec des substances fluorescentes qui permettent de localiser et visualiser ces derniers. Ensuite il est nécessaire de rendre les tissus constitutifs des organes « transparents » : cela consiste à plonger ces derniers dans plusieurs solvants afin de ne conserver que l’architecture des cellules composant le tissu. Les échantillons obtenus sont « révélés » par un microscope spécial équipé d’un laser qui les scanne et prend en photo chaque plan de ces échantillons. L’image 3D de l’organe est ensuite restituée par informatique.

    Cette technique a permis d’obtenir des images du système nerveux périphérique, du système vasculaire, des poumons, des muscles ou encore du système urogénital.

    « Ce que nous avons observé a confirmé les données connues en embryologie mais c’est la première fois que nous obtenons des images réelles de l’organisation des tissus avec autant de détails. Nous avons notamment découvert des choses qu’il n’était pas possible de voir sans marquage spécifique. Nous avons par exemple réussi à distinguer les nerfs sensitifs (qui transmettent des signaux sensoriels vers le cerveau) des nerfs moteurs (qui sont reliés aux muscles), ce qui était alors impossible », explique Alain Chédotal.

    Par ailleurs les chercheurs ont également découvert la variabilité qui existe au sein de l’arborescence nerveuse au niveau des mains; et ont désormais une idée du rythme de prolifération cellulaire pour chaque organe en comptant les cellules fluorescentes aux différents âges embryonnaires.

    Une future banque internationale d’images 3D de l’embryon humain

    Un site internet (Transparent Human Embryo) a été créé par l’équipe de chercheurs dans l’optique de mettre ces données à la disposition d’un plus large public : « Nous y proposons nos films libres d’accès et allons l’enrichir au fur et à mesure que nous en produirons de nouveaux. Nous aimerions également que d’autres laboratoires puissent le compléter avec leurs propres travaux. L’objectif est d’en faire une banque internationale d’images pour disposer d’un véritable atlas en 3D de l’embryon humain au cours du premier trimestre de développement, avec une recherche possible organe par organe. Il y a à la fois un but didactique mais aussi une utilité clinique notamment pour les chirurgiens qui opèrent in utero et disposeront ainsi d’images précises des tissus de l’embryon ou encore de leur système nerveux et vasculaire », concluent les chercheurs.

  • Gestion des soins : Deloitte et l’Institut de santé mentale de Singapour créent un système prédictif

    Le Future Healthcare Centre of Excellence de Deloitte, basé à Singapour, vient de signer un partenariat avec l’Institut de la santé mentale de la cité-État (Institute of Mental Health, IMH) afin de développer un modèle d’analyse prédictive pour améliorer la gestion des services de soins.

    Ce nouveau système va notamment aider les professionnels de la santé à suivre le comportement des patients pris en charge en ambulatoire afin de limiter le nombre de rendez-vous manqués grâce à des interventions plus ciblées.

    Améliorer la continuité des soins sur le long terme

    Le Centre d’excellence de la santé du futur créé par Deloitte est une division du groupe de recherche Life Sciences & Healthcare du groupe américain à Singapour. Dans le cadre de ce partenariat, il fournira des connaissances en analyse prédictive et partagera avec l’IMH son expertise de l’industrie afin d’élaborer conjointement de nouveaux outils et méthodologies. Pour ce faire, il utilisera un modèle dit « de santé à 360° ».

    Les équipes de chercheurs vont tenter de mettre au point les meilleures solutions possibles afin d’améliorer la continuité des soins sur le long terme. Cela se traduira par le développement de modèles prédictifs visant à faciliter le suivi comportemental des patients ambulatoires via des interventions ciblées afin notamment de réduire le nombre de rendez-vous manqués.

    Le but de cette alliance est aussi de répondre au mieux aux attentes du marché et de traiter les malades de manière efficace en anticipant le comportement des patients à travers ces nouvelles technologies et l’analyse de leurs données de santé.

    L’IMH, centre d’innovation leader en Asie et à l’international ?

    « Nous voyons [ce projet commun] comme une opportunité de positionner l’IMH en tant que centre innovant au niveau régional et mondial », a commenté le Dr. Janson Yap, responsable de la gestion des risques à Deloitte pour les régions Asie-Pacifique et Asie du Sud-Est.

  • Care Management: Deloitte and the Institute of Mental Health of SG will deploy a predictive system

    The Deloitte Future Healthcare Centre of Excellence, based in Singapore, has signed a partnership with the Institute of Mental Health of the city-state (IMH) to develop a predictive model in order to improve care management.

    This new system will especially help health professionals to guide the behavioral monitoring of outpatients to limit the common causes of missed appointments through targeted care interventions.

    Improving continuity of care in the long term

    The Deloitte Future Healthcare Centre of Excellence is the dedicated research arm of the Life Sciences & Healthcare industry practice in Deloitte Singapore. As part of this partnership, it will provide industry insights and expertise to IMH to co-develop new tools and methodologies. For that, it will use the Centre’s « 360° Model of Healthcare ».

    Research teams will try to develop the best solutions to improve the continuity of care in the long run. This will result in the development of predictive models to to guide the behavioral monitoring of outpatients through targeted interventions, in particular to reduce the number of missed appointments.

    The goal of this alliance is also to better meet market expectations and treat patients effectively, by anticipating patients’ behavior through these new technologies and the analysis of their health data.

    IMH: a leading innovation center in Asia and internationally?

    « We see [this join project] as an opportunity to position IMH as an innovative hub for the region and the world, » said Dr. Janson Yap, Deloitte Asia Pacific & Southeast Asia Risk advisory leader.

  • IA : des chercheurs créent le « memristor », une synapse artificielle

    En s’inspirant du fonctionnement du cerveau, une équipe de chercheurs (Centre National de la Recherche Scientifique, Thales, Université de Bordeaux, Université Paris Sud, Université d’Evry-Val-d’Essonne) a mis au point une synapse électronique capable d’apprendre de manière autonome, le « memristor ».

    En réussissant à modéliser physiquement ce dispositif par biomimétisme, les chercheurs ont franchi une étape fondamentale dans l’élaboration de circuits plus complexes permettant de concevoir des machines de plus en plus intelligentes.

    Le gain de temps et d’énergie procuré par cette synapse artificielle créée sur puce électronique précède la conception d’un réseau de synapses voire celle d’un ensemble de neurones artificiels interconnectés par ces memristors.

    Les travaux des chercheurs ont été publiés dans Nature Communications (Learning through ferroelectric domain dynamics in solid-state synapses) le 3 avril 2017.

    Anticiper le fonctionnement des synapses pour créer un réseau de neurones artificiels interconnectés

    Les synapses assurent la connexion entre les neurones et sont à l’origine du processus d’apprentissage opéré par le cerveau. Leur stimulation provoque le renforcement des liaisons entre neurones, ce qui améliore le phénomène d’apprentissage. Le memristor est un nano composant électronique placé entre deux électrodes. Sa capacité d’ajustement à la résistance sous l’action d’impulsions électriques similaires à celles des neurones, en fait un système capable d’apprendre.

    Concevoir prochainement un réseau de synapses permet d’entrevoir la possibilité d’élaborer des systèmes intelligents dépensant moins de temps et d’énergie.

    Cette découverte sera notamment exploitée dans le cadre du projet européen ULPEC H2020 pour la reconnaissance de forme en temps réel issue d’une caméra innovante car le procédé du traitement de l’information s’avère moins coûteux en énergie et plus rapide pour déceler les objets recherchés.





  • SI : la start-up DSMed se lance dans l’aide à la décision clinique

    Un nouvel outil d’aide à la décision clinique interfaçable avec le DPI et les appareils médicaux, telle est la solution que la start-up DSMed prévoit de mettre sur le marché fin 2017.

    DSMed a développé un logiciel d’aide à la décision clinique pour divers tests et diagnostics de pathologie : diabète de type 2, thrombose SCA (antithrombotique dans le syndrome coronarien aigu), anticoagulants oraux directs, épreuve d’effort, Angor stable, échocardiographie. D’autres pathologies, telles qu’Alzheimer et les troubles de la mémoire, et des spécialités comme l’urologie et la rhumatologie, font l’objet de développements.

    Le logiciel fonctionne sur le principe des arbres décisionnels et s’appuie sur des algorithmes médicaux. Il peut être interfacé avec le dossier patient informatisé ainsi qu’avec les appareils médicaux, permettant ainsi la réalisation de statistiques anonymisées à l’échelle d’un patient, d’un établissement ou d’un territoire.

    La start-up indique souhaiter viser également le marché des laboratoires pharmaceutiques, pour l’évaluation des effets de leurs molécules, et les assurances, qui pourraient établir les responsabilités en cas d’incident médical lors du parcours de soins.

    La mise sur le marché du logiciel est prévue pour fin 2017. 

    DSMed  prévoit une levée de fonds en deux temps d’ici la fin de l’année 2017 : une première de 250 000 euros, et une seconde d’1,1 millions d’euros pour lancer le mode web.