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  • Alzheimer : le jeu thérapeutique X-TORP obtient le statut de dispositif médical de classe I

    Le jeu thérapeutique X-TORP développé par Genious Healthcare destiné aux patients atteints de la maladie d’Alzheimer et pathologies assimilées a obtenu le statut de dispositif médical de classe I le 22 février 2017.

    Validé cliniquement au CHU de Nice, son utilisation a permis d’obtenir une amélioration :
    • de la motricité, de l’endurance et de la stimulation cardiorespiratoire,
    • des cognitions et de la mémoire,
    • des comportements des patients (réduction de l’apathie – état de fatigue et de mollesse, accompagné d’une indifférence ou d’une absence d’émotions et de désirs due à un état physique ou psychologique).

    Également validé en tant qu’outil de mesure d’évolution de la maladie et comme programme d’activité physique adaptée, ses résultats d’utilisation ont fait l’objet d’une publication scientifique dans le Journal of Alzheimer’s Disease le 10 août 2016.
    Actuellement, X-TORP fait l’objet d’une nouvelle étude clinique impliquant 104 patients au sein de 18 centres différents.
    Genious Healthcare précise que ce dispositif médical pourra être utilisé en ligne via la plateforme www.curapy.com.

  • Diabète : l’Assurance maladie et Diabète LAB lancent un hackathon prévention et prise en charge

    L’Assurance maladie a lancé en partenariat avec le Diabète LAB de la Fédération Française des Diabétiques un hackathon dédié à la prévention et à la prise en charge du diabète, le 23 mars 2017.

    Ce défi a pour objectif la création de services ou applications numériques innovants au service de la population, des professionnels de la santé et établissements ou des autorités publiques agissant dans le domaine de la prévention et de la prise en charge du diabète afin de contribuer à « Mieux vivre avec son diabète » en mobilisant les données de l’Assurance maladie et toutes données rendues publiques par d’autres organisations ou qui pourraient être mises à disposition par le Diabète LAB.

    Les 5 équipes finalistes seront récompensées par des dotations allant de 1 000 € à 5 000 €.

    Ouvert à tous, les candidats ont jusqu’au 23 avril 2017 pour déposer leurs projets.

    Les participants pourront notamment s’appuyer sur les différents jeux de données mis en ligne par l’Assurance maladie qui apportent des informations sur les professionnels de santé et leur activité, mais aussi sur les médicaments, les actes de biologie et les dispositifs médicaux remboursés et leurs bénéficiaires.
    Un nouveau jeu de données consacré aux actes de biologie et intégrant des informations complémentaires sur les bénéficiaires est disponible en ligne depuis mars 2017.

    Les thématiques possibles

    • Une meilleure connaissance des ressources disponibles pour la prise en charge du diabète;
    • Une meilleure connaissance des parcours de soins des diabétiques afin d’aider les patients et les professionnels à se situer;
    • Un retour d’information vers les professionnels de santé sur leurs pratiques;
    • Une information et un soutien aux patients, participant au développement de leur autonomie;
    • Tout autre thématique qui contribuerait à améliorer la vie des patients atteints de diabète.

    Critères de sélection

    • Potentiel de valorisation des données de l’Assurance maladie ou celles rendues publiques par un tiers;
    • Pertinence du projet au regard du thème;
    • Caractère innovant;
    • Faisabilité.

    PRIX

    Les candidats retenus à l’issue d’une première phase de sélection auront ensuite plusieurs mois pour développer leur projet en bénéficiant d’un accompagnement personnalisé par l’Assurance maladie, le Diabète LAB de la Fédération Française des Diabétiques et d’autres experts de la prise en charge du diabète.

    • Première équipe : 5 000 €
    • Deuxième équipe : 3 000 €
    • Troisième équipe : 1 500 €
    • Quatrième et cinquième équipe : 1 000 €

    Calendrier

    • Dépôt des présentations du projet jusqu’au 23 avril 2017
    • Première journée de sélection dans les locaux de l’Assurance maladie à Paris le 10 mai 2017
    • Désignation du lauréat le 16 octobre 2017

    Vous pouvez déposer votre candidature via le lien ci-contre: candidature

  • Immunothérapie : Stimunity signe un contrat de licence exclusive avec l’Institut Curie et l’Inserm

    La start-up Stimunity, l’Institut Curie et l’Inserm ont annoncé le 22 mars 2017 la signature d’un accord de licence mondiale et exclusive sur deux brevets clés couvrant la technologie « VLP-cGAMP » de Stimunity pour développer de nouveaux médicaments en oncologie.
    Ce contrat de licence s’accompagne d’un accord de recherche partenariale entre Stimunity et le laboratoire de Nicolas Manel, directeur de recherche à l’Inserm et co-fondateur de Stimunity.

    Il permettra à la société de finaliser la validation du mécanisme d’action du médicament, étape nécessaire pour convaincre les investisseurs privés de mener un tour d’investissement de 2 à 5 M€.

    Ce financement couvrira la fabrication du produit thérapeutique aux normes GMP (pour Good Manufacturing Practices, Bonnes Pratiques de Fabrication) et les études d’efficacité sur des modèles précliniques, deux éléments nécessaires avant de pouvoir entrer en essais cliniques d’ici début 2019.

  • Corée du Sud : les robots et l’IA domineront le secteur des technologies médicales

    La robotique et l’intelligence artificielle (IA) occuperont dans un futur proche une place centrale dans le secteur des équipements médicaux en Corée du Sud, prédisent les experts de l’industrie de la santé, qui se sont réunis le 19 mars 2017 à Séoul à l’occasion de la 33e édition du Korea International Medical Clinical Laboratories and Hospital Equipment Show (KIMES).

    Ce sommet international est organisé tous les ans par le ministère de la Santé et des Affaires sociales sud-coréen. Cette année, environ 1 300 équipementiers sud-coréens et étrangers ont participé à l’événement pour présenter leurs produits les plus récents.

    Corée du Sud : 940 000 nouveaux emplois seront créées d’ici 2020 dans l’industrie médicale

    « L’ère de la médecine du future s’est ouverte avec l’adoption de l’intelligence artificielle (IA), des robots et de l’IoT, a déclaré lors de la cérémonie d’ouverture le ministre de la Santé sud-coréen, Chung Chin-yeob. La Corée du Sud devrait se préparer à enrichir le secteur des dispositifs médicaux. »

    Les robots médicaux sont de plus en plus utilisés dans les salles d’opération en Corée du Sud. Un déploiement croissant en partie dû au soutien apporté par le gouvernement coréen dans le domaine de la santé et plus précisément dans le secteur des équipements médicaux de pointe.

    Le gouvernement a ainsi exprimé sa volonté d’augmenter le budget dédié à la recherche et au développement dans le domaine des dispositifs médicaux. Il souhaite aussi mettre en place des mesures pour améliorer les canaux de distribution dans l’optique de favoriser les exportations. Objectif : faire de la Corée du Sud un centre mondial de biotechnologie et d’industrie de technologies médicales.

    940 000 nouveaux emplois seront créés d’ici 2020 dans l’industrie, indique le gouvernement. Si le projet se concrétise, la santé deviendrait le premier secteur du pays en termes de croissance, après l’informatique.

    Les experts du marché présents lors du salon KIMES estiment que le développement de la robotique et de l’intelligence artificielle sur le marché de la santé sud-coréen devrait s’accentuer dans les années à venir en raison également des premiers résultats positifs observés dans les établissements de santé locaux, une efficacité observée du côté du personnel médical, à la fois plus rapide et plus précis, mais aussi du côté des patients, disposant ainsi d’une meilleure offre de soins.

    KIMES : la Corée du Sud mise à l’honneur

    3 entreprises remarquées :

    • Curexo. La société a dévoilé ses derniers robots chirurgicaux, élaborés en partenariat avec l’entreprise coréenne Hyundai Heavy Industries.
    • Samsung Electronics. Le groupe a déclaré s’être concentré sur l’accès aux soins, la précision et l’efficacité pour la conception de ses derniers produits, dont GM85, un système mobile de radiographie numérique capable de produire un service d’imagerie de qualité tout en se déplaçant en fonction des besoins du médecin.
    • Selvas AI. L’entreprise a mis en avant son système de transcription basé sur l’IA et un algorithme d’apprentissage, Selvy MediVoice. L’outil permet notamment d’enregistrer les conversations entre professionnels de la santé, de les retranscrire sous forme de textes puis de les archiver pour ainsi constituer des archives médicales de manière simple et très précise.
      Elle a également présenté Selvy Checkup, un robot permettant de contrôler l’état de santé des patients.

    KIMES : plus de 30 000 équipements médicaux de pointe exposés

    Plus de 30 000 équipements et produits médicaux high tech ont été exposés lors du salon KIMES par de grandes entreprises du secteur et d’importants centres de recherches afin de séduire de potentiels acheteurs.

    Parmi eux, IBM. Le groupe américain a présenté Watson health. Le dispositif a été adopté en 2016 par le Gil Medical Center de l’université Gachon, à Séoul. .

  • South Korea: robots and AI to lead futur medical sector

    In the near future, robotics and artificial intelligence (AI) will occupy a central place in the medical supplies and equipment sector in South Korea, healthcare experts predicted on March 19, 2017, in Seoul at the 33rd Korea International Medical Clinical Laboratories and Hospital Equipment Show (KIMES).

    This international summit is hosted every year by the Korean Ministry of Health and Welfare. This year, about 1,300 medical instrument manufacturers from both South Korea and abroad attended the event to showcase their latest medical products.

    South Korea: 940,000 new jobs will be created by 2020 in the medical industry

    « An era of future medicine has opened with the adoption of artificial intelligence (AI), robots and the Internet of Things (IoT), said during the opening ceremony Health Minister Chung Chin-yeob. South Korea should prepare to nurture the medical device sector. »

    Medical robots are increasingly used in operating theaters in South Korea. This increasing deployment is partly due to the support of the Korean government in the field of healthcare and specifically in the advanced medical equipment sector.

    The government said it will also expand the budget dedicated to research and development of various medical devices. He also wants to put effort into improving distribution channels to further promote exports. Goal: to make South Korea a global biotech and medical industry hub.

    940,000 new jobs will be created by 2020 in the industry, the government also said. This project could male the country’s leading growth industry after IT.

    Market experts who attended the KIMES show believe that the development of robotics and artificial intelligence on the South Korean healthcare market is expected to increase in the coming years because also the first feedback from local hospitals is positive, on the part of the medical staff, faster and more efficient, as well as patients, who can have a better health care offer.

    KIMES: South Korea in the spotlight

    The South Korean market was well represented at the KIMES show. Among the exhibitors:

    • Curexo. The company unveiled its latest surgical robots, developed through a joint project with Hyundai Heavy Industries.
    • Samsung Electronics. The group said to have focused on access to care, accuracy and efficiency for its latest products, including GM85, a mobile digital radiography (DR) system providing mobility, enhanced user-convenience and a high image quality.
    • Selvas AI . The company highlighted its AI-based medical speech transcription solution, Selvy MediVoice. Based on deep learning algorithm, the performance is enhanced with additional add-on features optimized for transcription of medical treatment, surgery, reading, and consultation.
      The firm also presented Selvy Checkup, a heath checkup machine to monitor the patients’ health status.

    KIMES: over 30,000 medical equipment were showcased to attract buyers

    Over 30,000 advanced medical supplies and equipment were exhibited at the KIMES by leading tech companies in the industry and major research centers in order to grab the attention of international buyers.

    Among them, there was IBM. The US group presented Watson, a supercomputer based on artificial intelligence that can diagnose and treat cancer more accurately than the tools currently available on the market.

    The system was adopted in 2016 by Gachon University Gil Medical Center in Seoul for the first time in the world. Andrew Norden, deputy chief health officer at IBM Watson Health, said the AI devices developed by IBM, such as Watson, were created to help doctors and not to replace them.

  • Robot chirurgical gynécologique : première opération télé-assistée en France

    L’opération, une hystérectomie, annoncée le 8 mars 2017, a eu lieu au CHU de Saint Etienne en février 2017, sous la direction du Pr. Cécile Chauleur. La technologie SenHance a été utilisée pour cette intervention dans le cadre d’une pathologie cancéreuse.

    Le CHU de Saint-Etienne pionnier des robots chirurgicaux en France

    L’hôpital stéphanois est le seul CHU en France à disposer de deux robots chirurgicaux:

    • le robot chirurgical Da Vinci Xi acquis en octobre 2016 : assistant chirurgical pour réaliser des actes, doté d’une double console et d’un module de simulation pour la formation des chirurgiens;
    • la technologie SenHance acquise en décembre 2016 : inspirée de la cœlioscopie et intégrant des technologies de pointes:
      • retour de force pour appréhender la résistance et augmenter la sécurité du geste,
      • colonne vidéo avec caméra 3D et fluorescence X,
      • système d’eye-tracking suivant le mouvement des yeux du chirurgien;
      • instruments spécifiques.

    Ce type d’équipement permet de réduire la durée de l’intervention et d’augmenter la sécurité lors de gestes complexes, etc. Le Pr Céline Chauleur est le premier chirurgien en France à utiliser ce robot.  Cette machine restitue une notion tactile au médecin qui tient les manettes. Le praticien guide la caméra en déplaçant son regard sur l’écran de l’ordinateur, l’image est restituée en 3 dimensions.

    L’usage de cette technologie va s’étendre à la chirurgie thoracique et chirurgie générale.

    Le CHU de Saint-Etienne s’inscrit dans la mouvance internationale de développement des robots chirurgicaux et consolide sa place d’établissement de référence au sein de la région. 

  • Un ordinateur ADN, une nouvelle avancée vers les médicaments « intelligents » (Eindhoven University)

    Des chercheurs de l’Université de Technologie d’Eindhoven ont élaboré une méthode visant à permettre l’administration contrôlée de médicaments dans la circulation sanguine à l’aide d’ « ordinateurs ADN ».

    Une des applications potentielles du système élaboré par les chercheurs serait de mesurer la quantité d’anticorps thérapeutiques présents dans le sang et de décider s’il est nécessaire d’administrer tout médicament supplémentaire.

    Or, l’utilisation d’anticorps thérapeutiques, notamment monoclonaux, s’applique à de nombreux domaines dans le cadre de thérapies ciblées : pathologies auto-immunes (SEP, polyarthrite rhumatoïde, lupus), pathologies tumorales (oncologie – cancer colorectal, hématologie – lymphome, pathologies infectieuses, les maladies inflammatoires ou encore le rejet de greffe.

    L’étude « Antibody-controlled actuation of DNA-based molecular circuits » relatant les travaux des chercheurs a été publiée dans Nature Communications le 17 février 2017.

    L’ADN, système intelligent distributeur de médicaments

    Connu pour son rôle de support de l’information génétique, l’ADN est une molécule également appropriée pour effectuer des « calculs moléculaires » : les chercheurs expliquent que la séquence au sein d’une molécule d’ADN détermine avec quelles autres molécules d’ADN elle peut réagir, ce qui permet aux scientifiques de programmer les circuits de réaction désirés.

    La méthode développée par les chercheurs repose sur un « ordinateur » ADN capable de détecter plusieurs anticorps dans le sang et d’effectuer des calculs en conséquence.

    Afin d’expliquer ce nouveau concept, les chercheurs s’appuient sur l’analogie d’un système de sécurité ouvrant une porte en fonction de la personne qui s’y présente : si la personne est reconnue par le système de sécurité, la porte se déverrouille. Maarten Merkx l’ingénieur biomédical dirigeant l’équipe de chercheurs, explique que « la recherche sur les tests diagnostiques tend à se concentrer sur la ‘reconnaissance“, mais ce qui est spécial dans ce système c’est qu’il peut penser et être connecté à l’actionnement comme la délivrance de médicaments. »

    Pour mémoire, le diagnostic de certaines pathologies repose sur la détection et la mesure de la concentration d’anticorps spécifiques, produits par notre système immunitaire lorsque nous sommes malades. Or, le système mis au point par les chercheurs pourrait contrôler l’activité d’un anticorps thérapeutique. Par ailleurs, face à des pathologies chroniques comme la maladie de Crohn, ces anticorps sont utilisés comme traitement médicamenteux.

    Le procédé élaboré permet de traduire la présence de chaque anticorps en un seul élément ADN : « l’ordinateur ADN » décide ensuite, en fonction de la présence d’un ou plusieurs anticorps si l’administration de médicament est nécessaire. L’étudiant doctorant auteur principal de l’étude indique que « la présence d’une molécule d’ADN particulière provoque une série de réactions conduisant à l’exécution par l’ordinateur ADN de divers programmes ».

    Une des applications potentielles du système élaboré par les chercheurs serait de mesurer la quantité d’anticorps thérapeutiques présents dans le sang et de décider s’il est nécessaire d’administrer tout médicament supplémentaire.

    Maarten Merkx précise qu’ « en liant directement la mesure des anticorps au traitement de la maladie, nous pouvons être en mesure d’éviter les effets secondaires et de réduire les coûts à l’avenir. »

  • Endonov : le petit poucet de l’endoprothèse aux portes de la commercialisation

    « Nous avons l’ambition d’être le n°1 de la technologie vasculaire en France, » affirme le Pr Fabien Koskas, co-fondateur de la start-up Endonov. Alors que sa première endoprothèse doit être commercialisée le mois prochain, le chef du service de chirurgie vasculaire à l’hôpital de la Pitié–Salpêtrière mesure malgré tout le chemin qu’il reste à parcourir.

    L’endoprothèse conçue pour lutter contre l’anévrisme de l’aorte sous-rénale (voir encadré) n’est pas encore remboursée par l’Assurance Maladie. « Nous avons déposé le dossier auprès de la HAS mais il va encore falloir attendre entre 12 et 18 mois avant d’avoir une réponse », prévient Fabien Koskas.

    Le chirurgien reste confiant parce que son endoprothèse représente une vraie innovation grâce à son caractère « morpho-ajusté ». Concrètement, l’implant s’adapte à la forme de l’anévrisme. Le manchon taillé sur mesure permet de n’enregistrer qu’un taux de fuite de 5%. Avec les endoprothèses industrielles présentes sur le marché, « il faut procéder à une nouvelle opération dans 15 à 20% des cas à cause de fuites », indique le Pr Koskas. En outre, l’implant d’Endonov coûte entre 1000 et 1500 euros contre 5000 pour les endoprothèses industrielles.

    Un temps de développement important

    Des atouts indéniables qui n’ont pas empêché que le développement de ce dispositif médical prenne du temps. Entre 1996 et 2000, l’équipe de Fabien Koskas a fabriqué artisanalement ses endoprothèses dans le service. « Et comme nous n’avons pas été soutenus par l’hôpital, nous avons décidé de créer une entreprise ». S’en sont suivies de longues négociations avec l’APHP et  l’Office de transfert de technologie et des transferts (OTTPI), la phase de création de la start-up,  les premières levées de fonds auprès de business angels, le démarrage de la production… et finalement le marquage CE obtenu à l’été 2016. La route a été longue mais Endonov a pu présenter à la HAS une cohorte de 400 patients implantés.

    Des ambitions à l’international

    Pour poursuivre son développement, Endonov va maintenant se lancer dans une levée de fonds de plus grande envergure. La start-up a besoin de 3 à 5 millions d’euros pour faire la preuve de concept de son premier dispositif médical et lancer les expérimentations des deux autres endoprothèses (pour la bifurcation aortique et la crosse aortique) destinées au marché américain. « Pour une prothèse aortique, c’est vraiment le minimum. Nous faisons figure de Petit Poucet face aux géants de l’endoprothèse, » déclare Bernard D’Oriano, le président d’Endonov. Ensuite, si la FDA approuve les dispositifs d’Endonov, ce sera alors une autre histoire. Le marché est porteur mais développer un réseau commercial demande des moyens bien supérieurs.

  • Cardio : un nouvel algorithme permet la diminution de détection de faux positifs arythmiques

    La société Medtronic a annoncé le 13 mars 2017 avoir reçu l’autorisation de la FDA pour commercialiser la nouvelle version de son dispositif de surveillance cardiaque implantable.

    L’intégration d’algorithmes re-designés permet à ce dernier de rationaliser l’examen des données collectées et d’obtenir une diminution de la détection d’épisodes faux positifs d’arythmie.

    Une identification plus précise des troubles du rythmes cardiaques

    En collaborant avec des centaines de cliniciens et après avoir étudié 50 000 ECG, Medtronic explique avoir déterminé comment redéfinir les algorithmes intégrés au dispositif afin de rationaliser l’analyse des données collectées; l’objectif étant de parfaire la spécificité de détection sans en compromettre la sensibilité.

    La nouvelle version de cet algorithme permet de minimiser la détection d’épisodes « faux positifs »:

    • une diminution de 95% des épisodes de bradycardie – ralentissement du rythme des battements cardiaques –  (95%)
    • une diminution de 47 % des épisodes de « fausses pauses » (brève absence d’activité cardiaque)

    Par ailleurs une nouvelle fonctionnalité a été intégrée au dispositif à l’aide d’un algorithme capable d’auto-apprentissage quant à la fibrillation atriale (ou auriculaire : arythmie responsable d’une fréquence cardiaque irrégulière et souvent très rapide) : ce dernier apprend à s’adapter au rythme cardiaque du patient au fil du temps.

    En effet les épisodes de fibrillation auriculaire sont les plus à même de déclencher la détection de « faux positifs » : une diminution de 49% de fausses détections a été observée par rapport à la version précédente de moniteur cardiaque.

    Pour mémoire le dispositif communique sans fil avec un moniteur placé au lit du patient qui télécharge les données sur le réseau Medtronic « Carelink » pouvant être ainsi analysées à distance par un médecin; les patients peuvent tout de même subir des examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) si nécessaire.

  • Un « milli-robot » à résonnance magnétique pour délivrer des thérapies ciblées

    Des dizaines voire des milliers de robots d’une taille de quelques millimètres parcourant le système veineux de l’organisme afin de délivrer des médicaments ou un outil d’intervention auto-assemblé, c’est ce que développent des chercheurs de l’Université et du Methodist Hospital d’Houston, dont les travaux sont relatés dans la revue de l’université le 7 mars 2017.

    L’IRM : du diagnostic non invasif à l’outil de délivrance de traitement non invasif ou peu invasif

    Afin d’éviter les graves complications des chirurgies à cœur ouvert ou les grandes incisions nécessaires à l’observation de certaines tumeurs intra abdominales nécessitant un très long temps de guérison, des chercheurs de l’Université et du Methodist Hospital de Houston développent des algorithmes de contrôle, des technologies d’imagerie, des méthodes informatiques ultra-rapides et des méthodes d’immersion homme-machine afin de mettre au point des prototypes de robots miniatures.

    En exploitant la puissance d’un scanner d’imagerie magnétique (IRM) ces robots miniatures pourraient parcourir le système veineux du corps afin de délivrer des médicaments ou un outil d’intervention auto-assemblé.

    Les modèles actuels développés par les chercheurs mesurent 2 centimètres, l’objectif est de fabriquer des robots mesurant de 0,5 à 2 millimètres. En comparaison, un cheveu humain mesure 0,08 millimètre de largeur.

    L’IRM fournissant suffisamment de force magnétique pour acheminer les robots à travers les vaisseaux sanguins du corps, l’obstacle réside notamment dans la pénétration de la tumeur ou d’autres tissus.

    Par ailleurs, se pose la question du contrôle en temps réel : il s’avère nécessaire de pouvoir observer l’anatomie interne de l’organisme ainsi que le robot qui s’y déplace. Or, même les analyses d’IRM les plus rapides comprennent un délai avant que l’information soit disponible.

    Aaron Becker, professeur adjoint de génie électrique et informatique et chercheur principal sur ce projet, explique que l’objectif est d’utiliser la puissance d’une IRM pour diriger un grand nombre de robots à travers l’organisme entier. En effet un milli-robot pourrait cibler une seule lésion, administrer une chimiothérapie, mais ne suffirait pas dans un cas de cancer à un stade avancé présentant des métastases disséminées à travers l’organisme entier.

    Le Pr Becker précise que son objectif est de cibler l’administration à l’aide de dizaines de micro-chirurgiens, ces derniers seraient des robots, guidés par un médecin.

    Ce projet bénéficie du financement par le biais du prix « Synergy » doté de 608 000 $ (environ 566 976 euros) attribué par la National Science Foundation. La prochaine étape consiste à concevoir un prototype adapté aux essais sur les animaux.