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  • Mauna Kea Technologies à l’origine de la plateforme Cellvizio enrôle Molly K. O’Neill

    Mauna Kea Technologies, société commercialisant une plateforme multidisciplinaire d’endomicroscopie confocale laser, a annoncé le 15 janvier 2018 la nomination de Molly K. O’Neill à son Conseil d’administration de la Société, avec prise d’effet immédiat.

    Cette nomination doit permettre à la société d’accélérer la pénétration du dispositif Cellvizio sur le marché américain, après que le dispositif médical a obtenu l’autorisation de la FDA en décembre 2017.

    Un DM de classe IIa qui explore la micro-architecture des tissus

    La solution proposée par la société se situe entre la médecine et l’astrophysique, car son microscope confocal par laser, Cellvizio, permettant de réaliser des endomicroscopies, est équipé d’un microscope minuscule capable de générer des images au niveau cellulaire en temps réel. Cette capacité lui confère la possibilité d’éliminer ce qui équivaut, dans le cadre d’un examen histologique classique, à la coupe physique des échantillons de tissu extraits par endoscopie ou biopsie.

    Son endoscope ou un accessoire endoscopique permet d’explorer des tractus anatomiques gastro-intestinal, urinaire ou respiratoire, ou des tissus adjacents à ces tractus.

    L’avantage que procure Cellvizio tient à la possibilité de combiner l’imagerie microscopique, le traitement des données et l’informatique cognitive afin de guider le chirurgien au bloc opératoire en temps réel par les images d’un anatomopathologiste.

    Autorisation de la FDA

    Selon un communiqué de Mauna Kea Technologies datant du 18 décembre 2017, Cellvizio a reçu l’approbation de la FDA validant que Cellvizio était indiqué pour l’imagerie de la microstructure interne des tissus y compris l’identification des cellules et de vaisseaux et de leur organisation ou architecture.

    Molly O’Neill, qui a intégré le Conseil d’administration de la société, a déclaré avoir été séduite par la possibilité qu’offre le Cellvizio d’obtenir une meilleure évaluation de la maladie et de réduire ainsi le coût des soins. Selon elle, l’endomicroscopie in vivo en temps réel est le type même de technologie révolutionnaire qui permet d’améliorer considérablement le mode d’administration des soins.

    La société espère profiter de l’expérience longue de plus de trois décennies de Molly K. O’Neill dans le secteur de la santé et a amené des innovations technologiques jusqu’à l’autorisation, mais également l’inclusion sur des listes de produits remboursables par les organismes payeurs. Elle est actuellement Directrice commercial de Proteus Digital Health et Otsuka Pharmaceutical qui ont obtenu en novembre 2017 la première autorisation réglementaire de la FDA de commercialiser une gélule connectée.

    Parcours de soins et économie des procédures

    De façon générale, un traitement aussi précis permet d’améliorer l’efficacité des parcours thérapeutiques.

    Selon les études cliniques réalisées, Cellvizio permet :

    • en cas de kystes pancréatique, d’améliorer la caractérisation des kystes indéterminés, et à la fois, sachant que 50% des kystes mucineux ne sont pas détectés par la cytologie, de confirmer une impression échoendoscopique ;
    • en cas de sténose billaire, d’écarter le diagnostic de cancer de façon confiante pour les sténoses d’apparence bénignes, là où le processus classique nécessite au moins 3 procédures de cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE) sans la possibilité de qualifier précisément ; à noter que 15% à 24% des résections chirurgicales réalisées pour des sténoses supposées malignes, révèlent un caractère bénin ;
    • en cas de lésions colorectales, d’évaluer en temps réel l’étendue des lésions colorectales, sans nécessiter d’examen supplémentaire dans un second temps par un laboratoire, et d’évaluer l’évolution de la maladie au niveau de la muqueuse afin de proposer le traitement le plus adéquat possible (recours aux médicaments ou pas, durée du traitement, etc.).

  • eDomsanté, l’App de l’Institut Bergonié qui relie les patients avec leur oncologue

    eDomsanté est l’application utilisée par l’Institut Bergonié de Bordeaux depuis début 2016 dans le cadre d’une expérimentation de suivi à distance prenant fin en 2018.

    Au cours de la phase d’expérimentation, l’application a été utilisé pour maintenir en contact les malades atteints d’un cancer et leur oncologue grâce à une tablette qui recueille les données générées par une montre connectée au bras du patient.

    Le déploiement de l’application dans d’autres établissements au cours de l’année est soutenu par l’Agence Régionale de Santé Nouvelle Aquitaine, la Région et les pouvoirs publics.

    Créé au départ pour permettre un suivi d’une quinzaine de patientes atteintes de cancers du sein métastatiques résidant dans les Landes et loin de leur centre de traitement, eDomsanté est un dispositif qui repose sur :

    • une tablette grâce à laquelle les patientes remplissent un questionnaire hebdomadaire composé de 10 rubriques : douleur, sommeil, transit, appétit, état cutané/muqueux, moral/anxiété, nausées/vomissements, fatigue, dyspnée et poids ;
    • une montre connectée renseignant sur 3 aspects :
      • l’activité ;
      • l’alitement ;
      • les éventuelles chutes de la patiente;
    • un portail dédié à l’Institut Bergonié qui permet de récupérer toutes ces données.

    L’analyse de l’ensemble de ces données peut ensuite donner lieu à trois types d’intervention en cas de problème médical avéré :

    • action à distance par téléconsultations ;
    • échanges avec les équipes soignantes locales avec une priorité donnée au médecin traitant, une infirmière, un pharmacien et l’équipe de la plateforme Territoriale d’Appui «Santé Landes», grâce à la plateforme de communication sécurisée PACOO ;
    • admission à l’Institut Bergonié en anticipation d’une éventuelle hospitalisation aggravée.

    Le projet est porté par le docteur Nathalie Quenel-Tueux.

    Le dispositif se veut une réponse aux désert médicaux, en visant l’économie du parcours de longues distances par les patientes et un suivi personnalisé.

  • La place du numérique dans la coordination des soins, colloque TIC Santé, 7-8 février 2018 à Paris

    Au cours de deux journées de débat, le colloque TIC Santé 2018 permettra aux participants de bénéficier de l’éclairage d’experts, de témoins et de professionnels qui travaillent sur des applications et des projets qui contribuent à l’amélioration des parcours de santé et à la démocratie sanitaire.

    L’objectif de la journée du 7 février 2018 est de cerner le défi organisationnel la place pour le numérique dans la coordination des soins :
    • appréhender les enjeux du numérique pour la coordination des parcours de soins et de santé ;
    • débattre autour des questions techniques, organisationnelles soulevées par la coordination des activités au sein des territoires de santé.

    L’objectif de la journée du 8 février 2018 est de savoir comment le numérique impacte la formation des acteurs de santé :
    • identifier l’impact de la transformation numérique sur les dispositifs de formation des acteurs de santé;
    • partager et échanger des pratiques de formation et de coordination innovantes entre professionnels et structures de formation.

    Les grandes lignes du programme

    Mercredi 7 février 2018

    • 9h15-10h15 Conférence inaugurale

    Actualités institutionnelles de la e-santé – Représentant du Ministère des solidarités et de la santé (à confirmer)

    La transformation numérique des organisations et l’évolution des modes de management

    Pr Etienne Minvielle – Titulaire Chaire Management des organisations de santé à l’EHESP

    • 11h-12h15  Table ronde : La transformation numérique des rapports au temps et à l’espace au sein des GHT et dans les liens ville hôpital
    • 14h-15h15  Table ronde : Le numérique pour accompagner le parcours de vie et enrichir les relations soignants-soignés
    • 15h30-16h45 Table ronde : Le numérique catalyseur des coordinations et de l’inter-professionnalité

    Jeudi 8 février 2018

    • 9h-10h Conférence : « Pourquoi et comment la transformation digitale impacte la formation des acteurs de santé ? » Christophe Jeunesse – Directeur du Département de Sciences de l’Éducation à l’Université Paris Ouest Nanterre 
    • 10h à 11 h 15 – Session 1 : Quel rôle pour les usagers et patients engagés dans des dispositifs de formations numériques ?
    • 11h45-13h – Session 2 : Quels nouveaux modèles de formation intégrés à l’activité ?
    • 14h45-16h – Session 3 : Expériences de mutualisation et de coopération en formation initiale et continue des professionnels de santé
  • Une puce expérimentale permet de modéliser et de mieux comprendre la maladie de Huntington

    L’équipe de Frédéric Saudou, Directeur de Grenoble Institut des Neurosciences (GIN-Inserm/UGA) et responsable de l’équipe « Dynamiques intracellulaire et neurodégénérescence » et Benoît Chadot, de l’Institut d’électronique des systèmes (CNRS/Université de Montpellier), ont reconstitué sur une puce le circuit neuronal des patients atteints de la maladie de Huntington.

    Les résultats de leur étude ont été publiés dans la revue Cell Reports, le 2 janvier 2018. Ils mettent en évidence le rôle du cortex cérébral dans le déclenchement de la maladie.
    L’étude permettra de développer des stratégies thérapeutiques davantage adaptées aux patients et représente une nouvelle approche pour tester et valider des molécules à intérêt thérapeutiques.

    Une maladie caractérisée par un dysfonctionnement du circuit corticostriatal

    La maladie de Hungtinton est une maladie génétique qui affecte environ 6 000 Français. Elle se caractérise par des troubles cognitifs, psychiatriques et des mouvements incontrôlés. Elle est liée au gène HTT, qui synthétise une protéine, la hungtingtine. A l’état normal, cette protéine contient des répétitions d’un acide aminé, la glutamine. Au delà de 36 glutamines, la protéine est mutante et induit la maladie.

    Cette pathologie est caractérisée par un dysfonctionnement du circuit corticostriatal, qui connecte deux régions distinctes du cerveau, le cortex et le striatum. Ces dernières sont le lieu d’expression de la protéine hungtingtine. Dans la maladie de Hungtinton, la protéine mutante induit la dégénérescence de ces deux régions en altérant le circuit qui les relie l’une à l’autre. Cette altération était jusqu’à présent mal comprise par les chercheurs. 

    Simulation des dysfonctionnement à l’origine de la maladie de Hungtington sur une puce expérimentale

    L’équipe de Frédéric Saudou, Directeur de Grenoble Institut des Neurosciences (GIN-Inserm/UGA) et responsable de l’équipe « Dynamiques intracellulaire et neurodégénérescence » et Benoît Chadot, de l’Institut d’électronique des systèmes (CNRS/Université de Montpellier), ont reconstitué sur une puce le circuit neuronal endommagé chez les patients. 

    Le protocole expérimental suivi est ainsi décrit par l’Inserm, dans un communiqué de presse publié le 22 décembre 2017 : « Grâce à l’approche microfluidique qui consiste à fabriquer dans un matériau biocompatible et transparent des chambres de culture et des canaux à l’échelle des cellules, les chercheurs ont pu contrôler la pousse et l’orientation des axones dans des canaux micrométriques pouvant atteindre jusqu’à 500 microns de longueur afin de reconstituer le circuit corticostriatal ».

    L’usage d’une puce a permis de mettre en évidence le rôle du cortex cérébral dans la maladie

    Cette étude a montré le rôle fondamental du cortex dans la genèse des dysfonctionnements au niveau du circuit entier. L’équipe a ainsi démontré que des neurones de cortex malade sont suffisants pour induire les dysfonctions du circuit alors même que les neurones du striatum sont sains. À l’inverse, des neurones corticaux sains sont capables de sauver les neurones du striatum malade.

    Ces travaux scientifiques, fondés sur l’usage d’une puce, permettront de développer des stratégies thérapeutiques davantage adaptées aux patients et représente une nouvelle approche pour tester et valider des molécules à intérêt thérapeutiques.

     

  • Appel à projets franco-chinois : innovations technologiques en sciences de la vie et dans les TIC

    La Bpifrance et le ministère chinois de la Science et de la Technologie ont ouvert un appel à projets le 22 décembre 2017 afin de favoriser l’émergence de partenariats technologiques et R&D portés par des entreprises des deux pays.

    Les projets soumis doivent présenter une valeur ajoutée émanant directement de la coopération entre les partenaires internationaux et doivent concerner l’un des quatre secteurs technologiques suivants :
    • sciences de la vie ;
    • TIC ;
    • matériaux avancés ;
    • sciences de l’agriculture.

    Les projets retenus intégreront le dispositif ADI de la Bpifrance de même que le dispositif de financement chinois correspondant.

    Critères d’éligibilité :

    • le projet doit impliquer une entreprise de chaque pays ;
    • pour les entreprises françaises, l’effectif consolidé ne doit pas dépasser 2 000 personnes pour pouvoir être éligible au financement de la Bpifrance ;
    • description et démonstration de la valeur ajoutée résultant de la coopération entre les partenaires des deux pays ;
    • la contribution de chacun des deux partenaires sur le projet doit être équilibrée et partagée et les missions respectives clairement définies.

    Modalités de soumission

    Date limite de dépôt de candidatures : 15 février 2018.

    Une déclaration d’intention doit être envoyée à la Bpifrance, Direction du Soutien Réseau / Partenariats Internationaux Innovation en anglais, et une notification d’éligibilité sera envoyée par cette dernière aux entreprises retenues.

    Le formulaire de candidature est disponible ici.

    Contact

    • Bpifrance: Mme Odile HENIN, e-mail : odile.henin@bpifrance.fr / tél : 01 41 79 87 85
    • MOST – Ms SHI Ling, e-mail : hzs_ozc@most.gov.cn / tél: 86-10-58881353

    Financement français et chinois

    Les projets retenus pourront profiter du dispositif ADI (aide pour le développement de l’innovation) de la Bprifrance qui consiste en une avance récupérable ou un prêt à taux zéro pour un montant pouvant aller jusqu’à 3 millions d’euros.

    Le ministère chinois de la Science et de la Technologie pourra financer tout type d’entreprise.

  • Datathon Données de santé de patients admis en réanimation, à Paris, les 20 et 21 janvier 2018

    Le datathon sur les données de santé DAT-ICU est organisé par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, le Massachusetts Institute of Technology, la Société de réanimation de langue française (SRLF), l’Université Pierre et Marie Curie et l’Université Paris-Descartes, en lien avec la Société Française d’anesthésie et de réanimation (SFAR), samedi 20 et dimanche 21 janvier 2018.

    L’objectif de DAT-ICU est de réunir des médecins, des experts en science des données et des statisticiens autour de données médicales pour répondre à des questions posées par les cliniciens.

    Programme : la recherche en temps réel

    Les participants auront 48 heures pour mener à bien un projet clinique utilisant des données de la base de données MIMIC mise au format OMOP. Cette base de données, développée par le laboratoire de physiologie computationnelle du MIT, contient les données de santé de 50 000 patients admis en réanimation : données démographiques, mesures des signes vitaux, résultats biologiques et bactériologiques, traitements, comptes-rendus d’hospitalisation et d’imagerie, ainsi que les notes des soignants.

    Les équipes, composées à la fois de médecins, d’experts en science des données et de statisticiens, auront accès à des stations de travail connectées à des serveurs de calcul fournis par la Direction des Systèmes d’Information de l’AP-HP. 

    Les approches les plus innovantes seront présentées au congrès de la SRLF

    Un prix sera décerné par un jury pluridisciplinaire pour récompenser les approches les plus innovantes. Les équipes récompensées auront l’opportunité de présenter leurs travaux au congrès national de la SRLF le mercredi 24 janvier 2018. Ils pourront également, en lien avec des investigateurs de l’AP-HP, déposer des protocoles de recherche pour accéder ultérieurement aux données de réanimation de l’AP-HP afin de reproduire leurs résultats.

    L’inscription est gratuite et se fait via ce lien. Les inscriptions sont limitées à 25 équipes.

  • Le groupe Maincare/IDO accélère ses investissements R&D sur sa plateforme Idéo

    Le groupe Maincare Solutions/IDO-In accélère ses investissements R&D sur sa plateforme de Population Health Management (PHM) Idéo et met celle-ci en production dans le cadre du projet TSN Océan Indien (OIIS). Telle est l’annonce faite sur le site web de l’entreprise le 18 décembre 2017.

    Livraison d’une nouvelle version de la plateforme

    Elle comprend :

    • une nouvelle version de la suite IdéoCM de Case Management et gestion des parcours de santé pluri-pathologiques, qui ouvre de nouveaux usages tels que :
      • la gestion des staffs ;
      • le couplage fort avec l’offre de soins pour l’orientation ;
      • la gestion des demandes et le moteur de planification, utilisés par le service d’appui « OIIS APPUI ». Ce service a permis d’équiper la Plateforme Territoriale d’Appui (PTA 974) et vise à fédérer les réseaux de santé, les URPS et les gestionnaires de cas MAIA du territoire ;
    • une nouvelle version du portail à destination des patients avec notamment un enrôlement possible pour les patients à partir du nouveau portail web grand public de prévention « OIIS MA SANTE »  ;
    • une nouvelle version de l’application « Compagnon » en mode déconnecté qui facilite la consultation et le téléchargement des comptes-rendus de l’ensemble des établissements de santé de la région et propose un moyen simple et sécurisé d’interagir entre professionnels de santé autour des modules de correspondance et d’alerte pour faciliter l’accès des médecins de ville dans un contexte de mobilité ;
    • une API grand public permettant l’intégration native des échanges entre les logiciels de gestion de cabinets (LGC) et la plateforme Idéo, conforme aux récentes spécifications « programme TSN » de l’ASIP santé.

    Cette nouvelle version va se déployer progressivement sur de nombreux autres projets régionaux de gestion des parcours portés par les ARS et les GCS en Pays de Loire, Martinique, Guadeloupe, Normandie, Centre, Lorraine (Grand-Est) ou encore en Bourgogne-Franche-Comté.

  • L’IA développée par l’Université de Bari peut diagnostiquer la maladie d’Alzheimer 10 ans à l’avance

    Les chercheurs de l’université de Bari, en Italie, ont mis au point une IA capable de déceler les modifications cérébrales dix ans avant l’apparition des symptômes de la maladie d’Alzheimer.

    Au terme de ses recherches, l’équipe a réussi à créer un algorithme apte à déceler les changements les plus infimes de structures dans le cerveau humain. Les premiers résultats ont été dévoilés en septembre 2017.

    67 scanners, 38 patients

    Les chercheurs en physique médicale et neurologie ont eu recours à 67 scanners IRM effectués sur 38 patients atteints d’Alzheimer et 29 autres patients sains. Les scientifiques ont divisé les scanners en plusieurs parties.

    Par la suite, l’IA a analysé la connectivité neuronale ou l’aptitude du cerveau à réorganiser les réseaux de neurones et leurs connexions entre elles.

    Deuxième étape d’analyse

    Pour s’assurer de l’efficacité de la technologie, les chercheurs ont effectué des tests plus poussés. Leur algorithme a dû analyser les IRM de 148 patients : 52 étaient en bonne santé, 48 souffraient d’Alzheimer et 48 autres présentaient des déficiences cognitives pouvant mener à l’Alzheimer.

    Une marge d’erreur de 14 %

    À l’issue des tests, l’intelligence artificielle a été capable de diagnostiquer l’Alzheimer dans 86% des cas. Elle a aussi permis de détecter la maladie avec un taux de réussite de 84% en se basant uniquement sur les problèmes cognitifs, alors que la déficience était encore minime.

    Pour l’instant, les analyses de cette intelligence artificielle sont encore à étudier au vu du nombre réduit de scanners qu’elle a analysés. Les données qui ont permis aux chercheurs d’effectuer les tests ont été fournies par l’Alzheimer’s Disease Neroimaging Initiative. Les scientifiques de l’Université de Bari comptent effectuer des tests complémentaires pour obtenir des résultats plus précis.

    Dr Marianna La Rocca a expliqué à la revue New Scientist que son équipe de chercheurs compte étendre cette technique pour établir des diagnostics précoces d’autres maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson.

  • Télésurveillance : Elsan lance CardioDom pour les patients atteints d’insuffisance cardiaque

    Elsan, groupe spécialisé dans l’hospitalisation privée annonce, jeudi 21 décembre 2017, le lancement d’un nouveau service de télésurveillance pour les personnes atteintes d’insuffisance cardiaque chronique. Ce service utilise la plateforme Cardio +, une des solutions e-santé développée par la société bepatient.

    Grâce à une tablette tactile et une balance connectée, le patient reste en permanence en liaison avec son cardiologue. Outre la solution digitale, l’éducation thérapeutique prodiguée par les infirmières d’Elsan a pour but de sensibiliser les patients à la gestion de leur pathologie : compréhension de la maladie, connaissance des signes de décompensation, conduites à tenir en cas d’urgence ou conseils relatifs à l’hygiène de vie.

    L’insuffisance cardiaque, qui touche environ 800 000 personnes en France, peut entraîner un essoufflement, des œdèmes aux jambes et une forte fatigue. Ces symptômes s’aggravent lors de « poussées », qui peuvent nécessiter une prise en charge médicale urgente. CardioDom entend répondre à cet enjeu en proposant aux patients un accompagnement personnalisé à la fois digital et humain.

    Faire du domicile une véritable étape du parcours de soins

    Le Dr Jacques Delfosse, conseiller médical d’Elsan rappelle que le groupe « a travaillé avec les médecins et les équipes de soins afin d’adapter au mieux et rapidement ce service de télésurveillance aux organisations de nos cliniques. Il permet un meilleur suivi du patient, de l’observance de son traitement et empêche les hospitalisations excessives. »

    Frédéric Durand-Salmon, PDG-fondateur de bepatient, ajoute : « Nous partageons avec Elsan les mêmes objectifs : placer le patient au cœur des dispositifs, développer des applications de suivi intégrées dans les parcours de soins et ainsi faire du domicile une véritable étape de ces parcours. »

    Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une expérimentation nationale financée par la Caisse nationale d’assurance maladie

    Il sera évaluée au terme d’une phase de test de 24 mois. Les praticiens de trois établissements Elsan testeront la mise en place de l’organisation de l’offre CardioDom avec l’appui de la plateforme digitale Cardio+ avant qu’elle ne soit déployée plus largement : la Clinique Ambroise Paré à Nancy, la Clinique du Pont de Chaume à Montauban et la Polyclinique Notre Dame à Draguignan.

    Le projet devrait prendre de l’ampleur dès la publication des codes de remboursement spécifiques pour cette activité au Journal Officiel.

  • Appel à candidatures : 5e Trophées de la Santé Mobile lancés

    Les Trophées de la Santé Mobile ont pour objectif de promouvoir les applications mobiles de santé et les objets de santé connectés de l’année, mais surtout de mettre en avant les usages qui y sont liés.
    La 5e édition des Trophées, organisée par DMD Santé, se déroulera vendredi 9 février 2018.

    L’appel à candidature est ouvert du 19 décembre 2017 au 14 janvier 2018 via le lien ci-contre.

    Plus de 150 000 € de conseils, campagnes de communication et labellisations mHealth Quality seront dédiés aux 7 vainqueurs de cette édition pour pérenniser leurs développements industriels et leurs visibilités.

    Sept catégories distinctes et récompenses :

    • Le Trophée de l’application mobile de santé destinée aux professionnels de santé
    • Le Trophée de l’application mobile de santé destinée au grand public ou aux patients
    • Le Trophée de l’application mobile de santé de suivi
    • Le Trophée de l’objet connecté dédié à la cardiologie et/ou la pneumologie
    • Le Trophée de l’objet connecté dédié au diabète
    • Le Trophée de l’objet connecté dédié au sommeil
    • Le Grand Trophée