DMN

  • L’application mobile GPM e-santé du Groupe Pasteur Mutualité évolue

    Le Groupe Pasteur Mutualité a enrichi son application mobile gratuite lancée en 2014. Celle-ci constitue un guide santé mobile pour professionnels de santé les aidant à connaître et conseiller les patients sur les différentes applications existantes et labellisées mHealth Quality, premier label européen en santé mobile et connectée, lancé en 2015 par DMD Santé.

    De nombreuses fonctionnalités ont été revisitées, notamment la rechercher rapide d’une application mobile et son téléchargement.

    30 applications labellisées mHealth Quality sont aujourd’hui présentes sur le store. Chacune d’entre elles a été analysée sur plusieurs critères :

    • l’analyse juridique et réglementaire ; 
    • la conformité éthique ;
    • la sécurité du code ;
    • la valeur d’usage au travers de panel d’usagers potentiels ;
    • la pertinence des contenus médicaux et le respect de la vie privée. 

    Toutes les applications recensées ont été testées et évaluées de façon collaborative par un collège médical. Une sélection mensuelle des nouveautés permet à ses utilisateurs d’avoir une vision actualisée des applications disponibles.

    Plusieurs nouvelles fonctionnalités ludiques et simples d’utilisation

    Désormais, chaque application, téléchargeable via GPM e-Santé, est accompagnée d’une fiche descriptive que les utilisateurs peuvent partager entre eux. Ces derniers sont également invités à donner leur avis et à devenir évaluateur des applications utilisées. En utilisant GPM e-Santé, les professionnels de santé pourront ainsi renforcer leur expertise en santé connectée et mieux conseiller aussi leurs patients désireux d’utiliser des applications de santé grand public.

    L’application GPM e-Santé est téléchargeable gratuitement sur l’App Store et sur Google Play.

  • Conférence du Lab Santé Ile-de-France : santé connectée et mobilité, Paris, le 6 décembre 2017

    Le Lab Santé Ile-de-France organise le 6 décembre 2017 à Paris sa conférence annuelle destinée aux établissements de santé, aux opérateurs médico-sociaux, aux professionnels de santé, aux entrepreneurs et aux investisseurs.

    Le programme de cette matinée organisée en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France, la CCI Paris Ile-de-France et Medicen Paris Région, sous le haut patronage d’Agnès Buzyn, s’articulera autour de deux thèmes principaux : « Santé Connectée » et « Santé et Mobilité ».

    Jean-Paul Vermes, président du Lab Santé Ile-de-France et président honoraire de la CCI de Paris Ile-de-France et Christophe Devys, directeur général de l’ARS Ile-de-France, assureront le discours d’ouverture.

    Des start-ups auront l’occasion de présenter leurs innovations.

    Au programme

    Durant cette matinée, l’équipe du Lab Santé Ile-de-France montrera comment transformer les organisations pour les rendre plus attractives, comment intégrer l’innovation dans vos pratiques et comment identifier les terrains d’expérimentation pour avancer.

    Des start-ups auront l’opportunité de pitcher en présentant leurs solutions « santé connectée ».

    Une table ronde intitulée « Santé et mobilité » sera également animée.

    L’inscription est gratuite, mais obligatoire via ce lien.

  • « Leadership en innovation visionnaire » : Becton Dickinson récompensée pour ses solutions de sécurité

    Becton Dickinson, entreprise de technologies médicales américaine, a reçu le prix du « Leadership en innovation visionnaire » 2017 du cabinet Frost & Sullivan pour ses solutions destinées à améliorer la sécurité des patients, notamment ceux atteints de diabète.

    Solutions dans la sécurité des soins médicaux

    Accompagner des patients diabétiques pour assurer le bon geste d’injection de l’insuline grâce au développement de la plateforme BDandMe ou encore prévenir les erreurs médicamenteuses grâce à des logiciels de contrôle et de surveillance pour les patients sous perfusion, telles sont quelques-unes des solutions innovantes développées par Becton Dickinson récompensées.

    Frost & Sullivan explique son choix en soulignant que « les fabricants de technologies médicales qui prennent l’initiative d’offrir des systèmes innovants destinés à améliorer la sécurité des patients seront les moteurs de croissance d’une industrie du dispositif médical en voie de saturation ». À ce titre, « Becton Dickinson est un des pionniers du développement de solutions répondant à des besoins non satisfaits dans la sécurité des soins médicaux, besoins qui menacent des millions de vies humaines et sont à l’origine de dépenses évitables de plusieurs milliards de dollars dans le monde ».

    « Ce prix est un marqueur très positif pour nos salariés, nos clients et notre environnement, de notre engagement durable dans la qualité et la sécurité des soins », affirme-t-on à la direction de Becton Dickinson.

    Les prix décernés par Frost & Sullivan au titre des Meilleures Pratiques identifient des réalisations exemplaires dans une multitude de secteurs et de disciplines depuis 17 ans, afin de mettre en évidence des stratégies, des leaderships ou des innovations remarquables parmi les entreprises, les produits, les processus et les dirigeants.

  • Oviva du secteur de la santé et alimentation suisse lève 10,3 millions d’euros

    Oviva a recueilli mi-novembre 12 millions de dollars (environ 10,3 millions d’euros) dans un tour de table série A. Il s’agit d’une entreprise de santé numérique basée en Suisse qui cherche à révolutionner le traitement des problèmes de santé liés à l’alimentation par le biais de nouvelles technologies.

    Albion Capital, Eight Roads Ventures, F-Prime Capital Partners, Partech Ventures et Walking Ventures font partie des investisseurs.

    Oviva va utiliser la somme nouvellement recueillie pour étendre ses activités en Europe, affiner ses systèmes et approfondir ses connaissances sur les techniques les plus efficaces permettant d’aider les malades à changer leur mode de vie afin de mieux servir les millions de patients qui se retrouvent en dehors des services de diététique communautaires actuels.

    Une appli pour permettre au patient de communiquer en direct avec son diététicien

    Les programmes technologiques et nutritionnels d’Oviva ont été conçus et testés par des cliniciens spécialisés et des experts en santé dans l’optique d’améliorer l’accès des patients à des traitements adaptés et efficaces pour les maladies liées au mode d’alimentation, telles que le diabète de type 2, l’obésité et les allergies alimentaires.

    Cliniques virtuelles et système de suivi à domicile

    La société utilise des cliniques virtuelles et un dispositif de suivi à haute fréquence afin d’augmenter la capacité du système de santé et d’améliorer les résultats cliniques, réduisant ainsi le coût des soins.

    Son application permet aux patients de communiquer directement avec leur diététicien et d’enregistrer eux-mêmes leurs informations liées à leur alimentation (apports), leur poids et leur activité, en leur offrant un soutien personnalisé sans les contraindre à assister à des séances de groupe régulières ou à des rendez-vous cliniques.

    Oviva a déjà aidé plus de 20 000 patients au Royaume-Uni, en Suisse et en Allemagne

    Depuis sa création en Suisse en 2014, Oviva revendique avoir aidé plus de 20 000 patients à améliorer leur état de santé à travers le Royaume-Uni, la Suisse et l’Allemagne.

    La société travaille en collaboration avec des organismes diététiques, tels que la British Dietetic Association et la German Nutrition Society.

    La société fait partie des fournisseurs du NHS England Digital Diabetes Prevention Program

    L’entreprise a récemment été sélectionnée pour faire partie des cinq fournisseurs numériques du NHS England Digital Diabetes Prevention Program.

    Le programme de prévention du diabète de type 2 mis au point par Oviva aurait le potentiel de réduire considérablement le nombre de nouveaux diagnostics chaque année en Angleterre, limitant ainsi le risque de complications, telles que le développement de maladies oculaires, rénales ou cardiaques. Il permettrait également au NHS d’économiser annuellement des millions de livres sterling (source : Pehub.com).

    Des soins plus personnalisés

    « Le changement de comportement est le moyen le plus sûr et le plus rentable de prévenir et de gérer les problèmes de santé tels que le diabète de type 2 et l’obésité », a déclaré Lucy Jones, responsable de la division diététique à Oviva au Royaume-Uni. « Grâce à notre technologie, les patients sont habilités à jouer un rôle de premier plan dans la gestion de leur santé. [Le fait qu’il puisse communiquer avec ses patients] à l’aide de la technologie aide le diététicien à mieux comprendre leur état de santé et leur style de vie, ce qui lui permet de prodiguer des soins axés sur les besoins et les priorités du patient. »

  • Etude : des antidouleurs connectés permettent de surveiller le suivi de la prescription

    Des opioïdes munis de capteurs sans fil permettent d’évaluer la compliance des patients à une prescription médicale. L’expérience a été menée chez des patients opérés suite à une fracture. Les résultats de l’étude* publiée dans le numéro de décembre de la revue Anesthesia & Analgesia montrent que les patients n’épuisent pas le stock de pilules prescrites.

    Traquer la dépendance aux antidouleurs

    La recherche sur les pilules connectées progresse. Alors que la Food & Drug Administration (FDA) vient d’autoriser la mise sur le marché d’Abilify MyCite, un le 1er comprimé électronique, destiné en l’occurrence aux personnes souffrant de schizophrénie et de troubles bipolaires, une étude parue la revue Anesthesia & Analgesia attire l’attention. D’autant qu’elle porte sur des opioïdes.

    Aux Etats-Unis, plus de deux millions de personnes sont dépendantes à ces anti-douleurs et d’après les centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), ils seraient à l’origine de plusieurs milliers d’overdoses mortelles chaque année. Cette dépendance serait favorisée par des prescriptions trop importantes. En effet, entre 42 et 72% (selon les études) des opioïdes prescrits ne seraient pas consommés.

    Afin d’évaluer l’ingestion réelle de ces médicaments, plusieurs techniques ont été développées. Des plus simples au plus sophistiquées : le comptage des pilules, les analyses d’urine ou encore des systèmes électroniques de détection de l’ouverture des bouteilles de médicaments… Aucun de ces systèmes ne s’est révélé satisfaisant. Ils ne permettent pas notamment de rendre compte des changements de dose en temps réel.

    Un comprimé doté d’un émetteur radiofréquence

    Les auteurs de l’étude publiée dans le numéro de décembre d’ Anesthesia & Analgesia estiment que les gélules connectées peuvent, en revanche, fournir une preuve irréfutable de l’ingestion du médicament. Ils ont donc mené un essai sur des opioïdes avec le système eTectRx : la pilule digitale comprend un émetteur radiofréquence ingérable et une capsule de gélatine dimensionnée pour un comprimé de 5mg d’oxycodone. Une fois avalée, la gélatine se dissout. Les ions de chlore sécrétés dans l’estomac activent le capteur qui émet alors une fréquence radio, capturée par un lecteur portable. Ces données sont ensuite transférées à une plate-forme sur le cloud consultable par des soignants.

    Quinze patients souffrant d’une fracture ont participé à l’étude. Ils ont tous été formés à la prise de ces médicaments et ils se sont vus délivrer 21 pilules d’oxycodone. Les recommandations étaient de prendre un à deux comprimés toutes les 6 à 8 heures. Après 7 jours de traitement à domicile, ils ont été interrogés.

    Résultats 

    • Les patients ont ingéré 6 comprimés en moyenne, au lieu des 21 délivrés
    • 82% des patients ont pris les médicaments durant les 72 premières heures
    • La majorité a pris l’initiative de réduire les doses au cours des 72 premières heures
    • A la fin de l’étude, les participants ont rendu en moyenne 12 comprimés numériques
    • 80% des patients ont déclaré que la douleur était bien contrôlée
    • 10 patients sur 15 ont signalé une persistance de la douleur après 3 jours mais ils ont précisé que les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) suffisaient
    • 6 patients sur 15 ont avoué prendre des opioïdes avant de se coucher alors que la douleur avait disparu, ce qui présente un risque respiratoire

    Une piste pour réduire la sur-prescription

    Cette étude présente évidemment des limites : la taille de son échantillon, elle n’a été menée que dans un centre et les patients n’avaient pas l’habitude de prendre des opioïdes.

    Cependant, elle met clairement en évidence le fait que les patients prennent nettement moins d’antidouleurs que ce que leur médecin leur a prescrit. Qu’elle que soit l’ampleur de la fracture, ils diminuaient tous la dose d’opioïde. Or, cette sur-prescription pose problème puisqu’elle peut conduire à de l’auto-médication ou de la revente de comprimés. Les auteurs de ces travaux espèrent que ces résultats vont contribuer à améliorer la prescription d’opioïdes, pour éviter les mésusages et donc les overdoses.

  • IA : un robot médical à intelligence artificielle chinois passe une épreuve de concours avec succès

    L’intelligence artificielle dont est doté le robot médical Xiaoyi a réussi l’épreuve écrite du concours de médecine en Chine en obtenant 456 points sur un total de 600, soit 96 points de plus que la moyenne nationale. La nouvelle rapportée par la presse internationale le 16 novembre 2017 met en avant les capacités d’apprentissage et de mobilisation de connaissances du robot Xiaoyi, fruit de la collaboration entre une équipe de recherche de l’Université Tsinghua et l’entreprise d’IA chinoise iFlyTek.

    Ce projet industriel s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale chinoise, dévoilée en juillet 2017, de faire de l’IA un secteur clé de l’industrie nationale estimé à une valeur de mille milliards de yuans d’ici 2030.

    Il est prévu qu’à partir de mars 2018 il soit utilisé par les médecins chinois pour la formation et l’aide au diagnostic.

    Réflexion et non mémorisation

    Le robot a fait preuve d’une rapidité inégalée en répondant aux questions en 60 minutes, alors que 10 heures sont allouées à l’épreuve. Pour arriver à un tel résultat, le robot a passé au crible près d’un million d’images médicales, 53 ouvrages de médecine, deux millions de dossiers médicaux et 400 000 documents et rapports médicaux.

    Nénamoins, Xiaoyi a bien fait appel à ses capacités de raisonnement et d’analyse pour arriver à une telle réussite et ne s’appuyait pas sur la simple mémorisation de données, car l’épreuve ne consistait pas en de simples questions fermées auxquelles il aurait pu trouvé des réponses toutes faites.

    L’équipe ayant développé Xiaoyi concède cependant qu’il serait incapable, à l’instar d’un humain, de prendre en compte des imprévus au cours du diagnostic et du traitement, et pouvoir prétendre remplacer un médecin humain.

    Développement futur et applications nouvelles

    L’équipe de recherche qui travaille sur le projet a mis en place une coopération avec le Centre national d’examens médicaux en Chine afin d’explorer de nouvelles applications de l’IA de Xiaoyi dans le domaine médical.

    À partir de mars 20118, les médecins chinois pourront profiter de ses capacités d’étude et d’analyse pour les seconder dans la formation, pour poser un diagnostic ou définir le traitement le plus adéquat pour un patient.

  • Singapour : 165 000 applications de santé mobiles, panorama d’un marché dynamique

    Il existe actuellement plus de 165 000 applications de santé disponibles sur le marché singapourien, révèle dans une récente étude la firme de recherche américaine sur les soins IMS Institute for Healthcare Informatics.

    Dans la cité-État, un utilisateur de smartphone sur cinq utilise une ou plusieurs applications médicales sur ses appareils mobiles. Les experts invitent néanmoins les consommateurs à la vigilance : ses services numériques doivent être appuyés par un professionnel de la santé et employés en complément d’un suivi médical.

    Les applications de santé renforcent le lien entre patients et médecins

    Ces applications de santé populaires à Singapour offrent des conseils quotidiens sur le bien-être, sur l’alimentation, sur le mode de vie à adopter pour rester en bonne santé, sur le suivi de son poids et sur le sommeil, certaines proposent aussi des soins médicaux plus complexes.

    Ces dernières « mesurent et surveillent les symptômes [mais aussi] le traitement de la maladie, et [quelques-unes] permettent même aux utilisateurs d’accéder à leurs médecins à distance », a précisé à la presse le Dr Winston Ho, directeur médical de Parkway Shenton, principal fournisseur de solutions de soins primaires de la cité-État.

    L’étude de l’IMS révèle qu’environ une application sur dix permet aux utilisateurs de se connecter à un périphérique, tel qu’un moniteur de fréquence cardiaque, leur offrant la possibilité d’envoyer leurs commentaires et questions à des professionnels de la santé.

    Top 3 des dernières applications de santé singapouriennes

    Cette année, plusieurs applications de santé sophistiquées qui aident les patients à surveiller leur état de santé ont été lancées à Singapour :

    • L’outil Breatherite, par exemple, développé par le leader de l’industrie pharmaceutique singapourienne Mundipharma, utilise un système de réalité augmentée qui aide les personnes asthmatiques à corriger leurs erreurs, assez fréquentes, lorsqu’elles se servent de leur inhalateur.
    • Le dispositif Zero Bleeds, mis au point par la société du même nom, conseille quant à lui les personnes souffrant d’hémophilie pour qu’elle puisse mieux gérer leur condition.
    • Il y a aussi nBuddy (Nutritionist Buddy), une application de nutrition qui permet aux Singapouriens en surpoids ou atteints d’obésité de gérer leurs repas, leur consommation calorique et leur niveau d’activité physique. Il a été développé par un diététicien du National University Hospital (NUH).
      Il existe également nBuddy Diabetes, une autre application de nutrition dédiée aux personnes souffrant de pré-diabète ou de diabète de type 2.

    Health tech : De plus en plus de start-up singapouriennes investissent le marché

    En parallèle de la forte croissance que connaît depuis quelques années le marché des applications de santé mobile, de nombreuses entreprises spécialisées dans le domaine de la health tech se sont développées à Singapour.

    Parmi elles, on retrouve Holmusk, une société de santé numérique locale dont l’objectif est de proposer des solutions aux problèmes les plus complexes rencontrés dans le secteur des soins.

    Elle crée notamment des programmes numériques et des algorithmes prédictifs élaborés, combinant recherche clinique et technologies de pointes, afin d’encourager les consommateurs à adopter un mode de vie plus sain et de proposer des idées pratiques dans l’optique d’améliorer les services de soins personnalisés et la gestion de la santé de la population en général.

    La m-santé, une solution intéressante en cas de pénurie de médecins

    Il subsiste un écart important de qualité au niveau des programmes d’intervention post-dépistage, a déclaré Lim Lin Su, diététicien en chef du NUH, qui a conceptualisé nBuddy et nBuddy Diabetes. Le fait est qu’il n’y aura selon l’experte jamais assez de médecins ou de diététiciens pour fournir aux patients les plus critiques des conseils sur l’alimentation et le style de vie à adopter pour conserver une bonne santé.

    C’est dans ce contexte que les applications de santé mobile se révèlent utiles. Elles permettent aux patients d’accéder rapidement à l’information dont ils ont besoin. Elles aident notamment les personnes diabétiques à surveiller leur taux de glycémie et leur tension artérielle, à réaliser des petits changements dans leurs habitudes quotidiennes et à adapter leur traitement sur le long terme pour préserver au mieux leur santé avec l’aide de leurs médecins, précise le Dr. Ho, cité par le quotidien singapourien Today.

    « Ces [outils] aident également à surmonter les obstacles traditionnels, comme le manque d’accessibilité [aux centres de soins] pour les utilisateurs de fauteuils roulants, et peuvent même leur permettre de contacter leur équipe soignante en dehors des heures d’ouverture de la clinique. Tout cela améliorera la conformité des soins et permettra une intervention en temps opportun en cas de situation d’urgence », ajoute-t-il.

    Le NUH exécute actuellement un programme de gestion de poids d’une durée de trois mois, période durant laquelle les participants sont soutenus par des diététiciens utilisant l’application nBuddy. Un essai pilote mené par l’hôpital a révélé que la quasi totalité des 40 participants ont perdu entre 3 et 5 kilos à l’issue des trois mois suivant le démarrage du programme.

    Applis médicales : l’intervention d’un professionnel de la santé reste essentielle

    Certains chercheurs, cependant, mettent en garde les utilisateurs. Les applications médicales pourraient présenter des risques lorsqu’elles sont utilisées de manière incorrecte ou sans le soutien de professionnels de la santé.

    Une étude publiée en décembre 2016 dans la revue américaine spécialisée Health Affairs a examiné 137 des applications les mieux notées destinées aux personnes ayant besoin d’une aide médicale importante.

    Alors que presque toutes les applications permettent aux usagers de stocker leur données de santé, telle que leur pression artérielle, seule un cinquième d’entre elles ont émis une réponse appropriée lorsque les examinateurs ont enregistré un symptôme classé « rouge » (haut niveau d’alerte), comme une pression artérielle trop élevée.

    « Si un podomètre calcule de manière imprécise le nombre de pas réalisés, l’impact est inoffensif. On ne peut pas en dire autant pour une application qui utilise un algorithme visant à diagnostiquer le cancer de la peau par le biais de photos prises avec un smartphone », prévient le Dr. Ho.

    Singapour : les autorités contrôlent une partie des applications de santé

    À Singapour, les applications mobiles destinées à des fins médicales, comme celles qui aident à diagnostiquer une maladie ou à proposer des ajustements pour tel ou tel traitement, sont actuellement réglementées en tant quel dispositifs médicaux. Elles sont soumises à des contrôles menés par la Health Sciences Authority (HSA). Ce n’est en revanche pas le cas de celles centrées sur le bien-être ou d’autres domaines de santé plus généraux. Les nouvelles applications, telles que nBuddy, appartiennent à cette deuxième catégorie.

    Les utilisateurs devraient toujours consulter un professionnel de la santé pour obtenir des conseils médicaux et des informations liées à la gestion de leur état de santé, a déclaré un porte-parole de l’HSA. Les experts ont souligné que même les applications les plus sophistiquées ne pouvaient fournir un diagnostic précis.

    Effectuer un suivi régulier auprès d’un médecin est primordial pour les patients souffrant de maladies multiples ou de maladies complexes. Ils doivent impérativement associer l’utilisation d’une application de santé à des dispositifs de détection très précis, insiste le Dr. Lim.

  • Silver éco : Humanis lance Hadagio, plateforme numérique médico-sociale pour les seniors fragiles

    Humanis a déployé le 12 mai 2017 un portail de services à destination des personnes âgées, et notamment fragiles, censé faciliter leur maintien à domicile.

    Il s’agit d’un outil s’inscrivant dans le cadre de l’opération « Réseaux de confiance » d’Humanis dont l’objectif est de rompre l’isolement des personnes âgées et de proposer une meilleure garantie de qualité des services en s’appuyant sur un ensemble de personnes issues de différentes sphères d’aide aux seniors, la famille y compris, et se connaissant entre elles.

    Hadagio réunit un bouquet de services autour de la sécurité des seniors à domicile grâce aux objets connectés surveillant leur état de santé, du bien-être et de la prévention en proposant des outils pour devenir acteur de sa santé et de la communication renforcée entre professionnels de santé qui suivent ces seniors.

    L’outil s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux établissements.

    Prolongement d’un modèle économique innovant

    Humanis, le groupe paritaire de protection sociale, est engagé dans une démarche structurée de transformation digitale. Hadagio est l’une des solutions émanant de cette stratégie mise à disposition des foyers abritant des personnes dépendantes. Il est à la fois le reflet d’un nouveau modèle économique hissant haut l’économie locale et solidaire et relayant le pouvoir d’action au sein du réseau qui gravite autour de la personne dépendante.

    Services proposés

    Hadagio propose des services que l’on peut classer en 3 catégories principales:

    • la télésurveillance et le monitoring: pour garantir une meilleure sécurité et la prévention des chutes, grâce à des caméras émettant des images des personnes âges vers un centre de personnes agréées, ou surveiller en continu les paramètres de vie via un système de capteurs connectés qui permettent de tracer des courbes ou de lancer des alertes; le lien avec un centre d’appel fait également partie de l’offre pour gérer les situations à haut risque
    • la coordination du corps médical gravitant autour de la personne dépendante et sa famille: suivi du patient et planification des actes médicaux, communication entre les différentes professions, consultations à domicile et a fortiori prévention des complications
    • l’engagement social et la prévention: soutien à la motivation, un service de messagerie, liste des visites, chat pour les personnes enclines aux nouvelles technologies, dossier comportemental pour le suivi nutritionnel, bilan d’énergie dépensée, un panel d’outils pour devenir acteur de sa santé.

    Utilisateurs divers

    Le service est adapté aux particuliers fragiles et leurs aidants. Les services de surveillance sont en particulier censés aider, soulager et rassurer les familles et les aidants.

    Les professionnels de santé sont également visés car ils peuvent utiliser l’outil pour un meilleur suivi du patient et une meilleure coordination entre professionnels intervenants sur un même dossier patient.

    L’outil est à destination des établissements accueillant des personnes dépendantes (EHPAD, résidences seniors, hôpitaux et cliniques, PSAD) pour un suivi renforcé et pour donner une réponse immédiate aux alertes et socialiser la personne.

    Les structures territoriales peuvent y trouver leur intérêt pour créer de nouvelles activités économiques.

  • Appel à projet : 4 lauréats e-santé parmi les 23 projets retenus par le département Alpes-Maritimes

    Le département Alpes-Maritimes avait ouvert le 20 janvier 2017 son 9e appel à projets santé « Soutien aux équipes médicales et scientifiques du département pour des innovations techniques dans le domaine de la santé ». L’objectif était d’accompagner des projets innovants, développés par des équipes du département, visant à l’amélioration de la santé, à la prévention, au dépistage, au diagnostic et à la prise en charge des pathologies.

    Parmi les 23 projets retenus, qui recevront au total une dotation de 1,7 million d’euros, se trouvent 4 projets e-santé qui recevront 127.481 euros.

    Parmi les 23 projets retenus, 9 projets concernent le cancer (977 099€), 5 projets les maladies neuro-dégénératives et handicap (335 086€) et 5 autres l’environnement (296 736€). 

    Les 4 projets e-santé seront financés à hauteur de 127 481€ : 

    • Acquisition de vidéos bucco-dentaires pour limiter les transferts de patients âgés dépendants (souffrant d’Alzheimer et autres maladies) entre deux sites du CHU, l’EHPAD de Tende et le pôle odontologie de Nice
    • Évaluation par une nouvelle technologie non invasive des lésions hépatiques (fibroses et stéatoses) liées aux facteurs environnementaux
    • Création d’un centre de recherche en simulation en santé (CR2S) à l’échelle des Alpes-Maritimes portant sur les pratiques professionnelles
    • Big data for brain research : infrastructure de calcul à haute performance dédiée au traitement des données massives biomédicales pour l’étude des troubles neurologiques. 

  • Ubo, l’assistant-robot de vie des personnes âgées ou dépendantes à 999 euros

    Fruit du travail de la start-up française Big Robots, Ubo a été mis au point afin de répondre aux besoins des personnes dépendantes. Dévoilé en mai 2017 lors du salon Innorobo, il sera disponible à l’achat au premier trimestre 2018.
    Du haut de ses 80cm, surveiller, enregistrer, transmettre et rapprocher sont les missions du robot-assistant.
    Grâce aux objets connectés liés, il suit l’état de santé de la personne qu’il assiste. Il peut interagir avec les objets électroniques de son entourage et facilite ainsi la gestion domestique en plus de permettre la communication à distance grâce à la tablette numérique dont il est équipé.

    Un suivi connecté

    Par le biais de la montre biométrique et le bracelet connecté associés à Ubo, ce dernier surveille en continu l’état de santé physique et morale de la personne en transmettant les constantes médicales et vitales de cette dernière (pression sanguine, température, respiration, etc.) à un serveur à distance. Toute modification des paramètres alerte les systèmes ou les personnes connectées.

    Il peut également être utilisé pour fournir une aide d’urgence, puisque grâce à la fonctionnalité « téléprésence » associée à une application smartphone, les personnes ayant une autorisation préalable peuvent contrôler et diriger Ubo à distance et communiquer à la fois avec les personnes sur place.

    Ubo, l’assistant personnel

    Ubo peut maîtriser les objets connectés de son entourage en exécutant les commandes orales de la personne appelant la mise en service d’un appareil ou d’une fonction (chauffage, TV, lumière, rideau électrique, etc.).

    Sa caméra HD, ses 4 microphones numériques, ses 2 haut-parleurs Hi-Fi et sa tablette HD 8 rendent possible la communication avec d’autres personnes via Internet. Grâce à l’assistant virtuel Alexia intégré, Ubo peut interagir avec la personne en répondant aux questions qui lui sont adressées.