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  • Pilules imprimées en 3D : première mise sur le marché aux Etats-Unis

    Les pilules « Spritam » (levetiracetam) destinées au traitement de l’épilepsie, sont les premières de ce type commercialisées aux États-Unis depuis l’approbation du procédé par la FDA en août 2015.

    Appelé « ZipDose », le procédé mis au point par Aprecia agrège plusieurs couches de poudre en combinaison avec une solution aqueuse, afin de produire une matrice poreuse capable de se dissoudre très rapidement dans très peu d’eau.

    Il permet également de doser plus finement les composants par rapport à une presse classique. Aprecia a développé sa propre technologie à partir des composants d’impression 3D déjà disponibles sur le marché.

    Un médicament plus facile à doser et à avaler

    Basé sur une technique inventée par le MIT dans les années 80, la structure poreuse et la dissolution rapide de ces pilules permettent d’avaler plus facilement les médicaments fortement dosés. Ces médicaments conviennent donc aux patients souffrant de problème de dysphagie ou encore aux enfants.

    Des formes personnalisées et adaptées

    Des chercheurs de l’école de pharmacie de l’University College de Londres ont de leur côté développé des techniques d’impression 3D de médicaments de différentes formes.

    Leurs recherches ont en effet démontré que la diffusion des principes actifs d’un médicament pouvait dépendre de leur forme et de leur surface. Ainsi, un médicament en forme de pyramide délivrerait le traitement plus lentement qu’un cube ou une sphère.

    L’impression 3D de pilules de ce type permet  de mieux contrôler l’absorption d’un médicament par le métabolisme.

    Des médicaments sur mesure

    Pour l’instant, l’impression 3D n’est utilisée que pour modifier la structure de la pilule. Mais des recherches envisagent d’aller encore plus loin dans l’utilisation de cette technique, cette fois au niveau moléculaire. Cité par le Guardian, le professeur Lee Cronin de l’Université de Glasgow qui travaille sur cette technique, imagine un monde où les patients seraient capables de télécharger  leur propre « recette » pour les imprimer directement à domicile.

    Le marché global de l’impression 3D dans la santé devrait dépasser les 3,5 milliards d’euros en 2020 selon une étude Bis Research publiée en janvier 2016.

  • Une technologie innovante pour stocker l’énergie dans les capteurs communicants

    Une évolution technologique de stockage de l’énergie à l’échelle micromètrique vient d’être mise au point par des chercheurs de Télécom Lille et de l’université de Toulouse III-Paul sabatier. Leurs travaux publiés en février 2016 dans la revue Science permettent de proposer un tout nouveau genre de micro-supercondensateur. Un dispositif qui, par rapport aux batteries, a une durée de vie quasiment infinie et se recharge très vite. Il devrait largement bénéficier au secteur des capteurs communicants et des objets connectés. Les chercheurs attendent aujourd’hui de trouver des partenaires permettant une transition vers la production industrielle.

    Un micro-supercondensateur a été mis au point par Christophe Lethien, chercheur à Telecom Lille et à l’IEMN et Patrice Simon, chimiste au laboratoire Cirimat de l’université Toulouse III-Paul Sabatier.

    Il permet de nouvelles capacités de stockage et d’alimentation miniaturées. Une réponse au besoin d’une meilleure autonomie pour les capteurs communicants et les objets connectés.

    Les meilleures performances actuellement obtenues

    Les micro-supercondensateurs ne sont pas nouveaux. Mais les travaux de ces chercheurs aboutissent à des performances qui surpassent celles des technologies similaires.

    « Notre supercondensateur est constitué de deux électrodes de carbone poreux ; à l’intérieur de ces pores de 1 nanomètre de diamètre viennent s’insérer des ions d’une solution dans laquelle baignent les électrodes ; les ions positifs viennent se loger dans les pores d’une des électrodes et les anions (qui contiennent plus d’électrons que de protons) dans l’autre ; afin de maximiser l’énergie, il faut avoir des pores de taille semblable à celle des ions », explique Christophe Lethien.

    Pour contrôler avec la plus grande précision le diamètre de ces pores, les chercheurs ont déposé une couche micrométrique de carbure de titane (un alliage de titane et de carbone) sur un support de silicium. Un sillon est ensuite creusé dans ce matériau afin de le séparer en deux parties qui formeront les électrodes. Pour libérer les interstices pouvant accueillir les charges électriques, les chimistes ont extrait, atome par atome, le titane du carbure de titane avec du chlore gazeux. En poussant la chloration au maximum, la couche de carbone se détache du support de silicium et offre un matériau en carbone poreux flexible, utilisable pour des revêtements souples.

    Compatible avec une production industrielle

    L’ensemble de ce processus est compatible avec une production industrielle. « C’est un aspect que je prends toujours en compte dès le début de mes recherches, avec une volonté de transfert technologique », précise Christophe Lethien.

    En plein essor de l’IoT, les chercheurs de Télécom Lille et Toulouse III espèrent trouver des partenaires industriels pour valoriser leurs travaux : cette technologie de micro-supercondensateurs intéresse tout ce qui concerne les capteurs communicants sans fil, par exemple les patch, soumis à de fortes demandes en énergie.