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  • Wearables : un capteur de transpiration connectés pour détecter les maladies

    Un capteur portable capable d’analyser la transpiration et d’y détecter des maladies, c’est ce qu’ont mis au point des chercheurs de l’université technologique d’Eindhoven aux Pays-Bas.

    Ils se sont inspirés des plantes pour concevoir leur dispositif. La transpiration contient un grand nombre d’informations sur notre santé. Les niveaux de salinité peuvent par exemple donner des indications sur une éventuelle mucoviscidose, tandis que le niveau d’acidité est un facteur important pour détecter certaines maladies de peau.

    • Afin de surveiller les différents facteurs qui permettent de détecter une maladie, il est nécessaire de fournir au capteur de la sueur « fraîche » en continu. C’est en observant les plantes que les chercheurs hollandais ont eu l’idée de ce capteur. En effet, les végétaux absorbent l’eau du sol qui s’évapore ensuite par les pores des feuilles.
    • Le dispositif intégré sur une feuille de plastique souple, absorbe la sueur à l’entrée. L’humidité est transportée par capillarité dans un micro canal et s’évapore à travers une surface poreuse à l’autre extrémité, provoquant un écoulement constant. Le dispositif fonctionne donc comme une sorte de pompe à eau, sans alimentation externe. Les électrodes de la puce sont insérées sur le canal et peuvent analyser en permanence la sueur qui y circule.
    • Ce type de capteur miniature et flexible peut être utilisé dans des applications de sport ou pour l’analyse médicale de la sueur. L’utilisation de feuilles de plastique permet de garder les coûts de production finaux faibles. L’une des prochaines étapes sera la transmission sans fil des données du capteur.
  • Le 1er prix du concours Lépine pour une application en santé

    Alors que Sanofi attend la prise en charge par l’assurance maladie de Diabeo, que Medtronic vient de lancer son offre Minimed Connect, le traditionnel concours Lépine de la Foire de Paris a récompensé le 7 Mai 2016 une application santé créée par Benoît Mirambeau, un directeur de supermarché de 48 ans. Cette application pour protocoles diabètiques a permis à son inventeur de se voir décerner la plus haute distinction du concours, le prix du Président de la République.

    Le patient saisit lui-même la mesure de ses données biologiques dans cette application intégrant le protocole de traitement prescrit par le médecin. Elle mesure le taux de glycémie en temps réel et calcule en conséquence la dose d’insuline exacte à injecter. Sur et sous-dosage d’insuline sont ainsi systématiquement évités via des alertes d’hypo ou d’hyperglycémie, et les saisies manquantes ou erronées sont signalées grâce à cette application géo-localisable, par SMS ou e-mail.

    Mirambeau Benoît, né d’une mère diabétique, espère grâce à ce 1er prix du concours Lépine 2016 obtenir une aide pour l’agrément de son application comme dispositif médical.

    Le suivi du diabète concerne 3 millions de Français

    Le suivi du diabète concerne 422 millions de personnes dans le monde (source OMS), dont 3 millions de Français. Le concept mis au point par Benoit Mirambeau pourrait être décliné à d’autres pathologies, comme la HTA, nécessitant dosage et adaptation en temps réel du traitement.

    Un autre prix du concours Lépine a récompensé lui aussi une invention innovante en santé: le prix coup de cœur de la Chambre de commerce et d’industrie Paris-Ile-de-France est revenu à l’application WatcHelp, une montre connectée mise au point par la maman d’un enfant autiste, qui envoie des alertes aux personnes atteintes de troubles cognitifs pour leur rappeler de prendre leur médicament ou toute autre action du quotidien.

  • Diabeloop : un « pancréas artificiel » pour les diabétiques de type 1

    Un nouveau dispositif pour le traitement du diabète de type 1 a été présenté par la société Diabeloop début mars 2016. Le diabète de type touche près de 200 000 personnes en France (5% à 10% des cas de diabète) selon les chiffres de l’Inserm.

    Ce « pancréas artificiel » permet une insulinothérapie « en boucle fermée », à l’inverse des dispositifs communément utilisés à ce jour qui reposent sur des pompes à insuline et des capteurs de glycémie (CGM). Ces derniers fonctionnent en « boucle ouverte » imposant au patient de réguler lui-même ses apports en insuline.

    Diabeloop est un capteur placé sur le ventre du patient. Il transmet les informations sur la glycémie en temps réel à un terminal par Bluetooth. Un algorithme calcule alors la dose d’insuline nécessaire au patient, qui est injectée à l’aide d’une pompe.

    Une offre de services associés: des infirmiers sont joignables 7j/7 J et 24h/24 via une plateforme téléphonique pour répondre aux questions des patients.

    Diabeloop est intégrée au CERITD à Evry.

    Fonctionnement de Diabeloop

    Une commercialisation prévue fin 2017

    • Une étude internationale menée avec le soutien des Instituts nationaux de la santé américains dans six centres américains et en Europe dont 10 CHU en France, a été lancée début 2016 afin de valider l’intérêt du système en vie réelle chez 240 patients jour et nuit. La commercialisation est annoncée fin 2017.
    • Le coût de Diabeloop est estimé à environ 9 000 euros par patient et par an, soit environ 10 % de plus que le coût actuel d’une pompe à insuline avec un capteur en continu. En vue de l’obtention du remboursement courant 2019, une étude est prévue en 2018 chez 200 patients pour montrer la supériorité du système par rapport aux traitements existants.

    Un marché naissant

    A l’instar de Diabeloop, deux autres sociétés ont annoncé leur entrée sur le marché d’ici deux ans :

    • BigFoot Biomedical a dévoilé sa version de pompe en boucle fermée le 25 janvier 2016 et espère une commercialisation en 2018. 
    • Medtronic travaille également sur un pancréas artificiel et a annoncé en février 2016 avoir terminé une étude aux Etats-Unis sur son MiniMed 670G. La société attend la validation de son dispositif par la FDA avant d’annoncer une date de commercialisation.
  • Big Data : Google accède aux données de 1,6 millions de patients britanniques du NHS

    Un accord d’exploitation de données a été signé entre Google DeepMind (le programme d’intelligence artificielle d’Alphabet) et le NHS. Cet accord donne accès à Google aux informations médicales de 1,6 millions de patients britanniques suivis depuis 2011 dans trois hôpitaux londoniens. C’est ce que révèle le site Internet du New Scientist dans un article publié le 29 Avril 2016.

    Deepmind et le NHS avait annoncé un partenariat en février 2016 portant sur le développement d’une application destinée à aider les professionnels à suivre les patients souffrant de maladies rénales (Stream). Mais selon le New Scientist, cet accord va bien plus loin que ce qui avait été annoncé publiquement.

    Les données partagées avec Deepmind ne se limiteraient pas aux pathologies rénales mais à l’intégralité des informations concernant les patients, incluant les éventuels usages de drogue ou les avortements, le statut du patient au jour le jour et même le journal des visites.

    Quelques limitations

    L’accord que s’est procuré le New Scientist fait toutefois état de restrictions. Google n’a pas le droit d’utiliser ces données pour d’autres secteurs de ses affaires. Par ailleurs, les données analysées ne sont pas stockées chez DeepMind mais par une entreprise tierce en Grande-Bretagne. Enfin, DeepMind à l’obligation d’effacer les données dès la fin de l »accord en 2017.

    Le document met également en lumière un autre projet de Google, dénommé Patient Rescue. Cette plateforme fournira de l’analyse de données aux hôpitaux du NHS. Les flux de données provenant des hôpitaux seront utilisés pour concevoir de nouveaux outils dans la lignée de Stream permettant d’améliorer la médecine prédictive.

    L’open data dans le code de la santé publique en France

    La collecte, l’analyse et la sécurité des données médicales est une question cruciale sur laquelle toutes les inquiétudes n’ont pas été levées. En France, la ministre de la Santé a lancé le 28 Avril 2016 une grande consultation publique sur le sujet. L’article 47 de la loi de modernisation de la santé prévoit en effet un « open data de santé », ainsi qu’une plus large accessibilité aux données de santé pour la recherche et l’innovation. L’objectif de la loi étant de chercher un équilibre entre la protection de la vie privée et l’ouverture des données pour créer le meilleur impact économique et social possible. A ce titre, la cour des comptes dénonçaient la mauvaise gestion de ces données dans un rapport remis à l’Assemblée nationale le 19 Avril 2016.

  • Partenariat entre Mondocteur.fr et Uber pour conduire les patients chez leur médecin

    Conduire les patients à leur rendez-vous médical, c’est le service que propose Uber et mondocteur.fr. Un partenariat annoncé le 28 avril 2016.

    Ce nouveau service permet aux patients de commander un véhicule via mondocteur.fr sans passer par la plateforme Uber.

    Ce partenariat est une première en France. Uber avait toutefois déjà passé un accord similaire aux États-Unis avec l’association MedStar Health qui milite pour l’amélioration de l’accès aux soins.

    Mondocteur.fr, racheté en 2013 par Lagardère active via sa filiale Doctissimo, dispense un service de prise de rendez-vous en ligne avec les professionnels de santé. Présente dans 250 villes françaises, la société revendique aujourd’hui 10 millions de visiteurs uniques par mois et 5 000 cabinets médicaux référencés. La plateforme vise à échéance 2018 20% des cabinets médicaux et 100 000 praticiens en s’appuyant sur Doctissimo.

  • Apple Care Kit : les trois premières applications dévoilées

    Les trois premières applications développées à partir de CareKit, la plateforme open source qui permet aux développeurs de créer des applications destinées aux personnes souffrant de diverses pathologies et souhaitant partager leurs informations avec leur médecin, ont été dévoilées par Apple le 28 avril 2016.

    Les 3 applications dévoilées :
    • One Drop permet au patient de gérer son diabète,
    . Glow se concentre sur la grossesse et la première année du bébé,
    • Start est utilisée pour dépister les symptômes de la dépression.

  • Un boitier connecté lancé par Harmonie Mutuelle avec Orange

    Un boitier de santé connecté pour personnes âgées sera commercialisé en mai 2016 par Harmonie Mutuelle. Annoncée le 27 avril 2016 dans un communiqué commun Harmonie Mutuelle-Orange, la mise à disposition de cet objet connecté permettra de détecter les situations d’urgence. Baptisé « Phony », ce boitier est fabriqué par Orange qui assure cette opération à travers sa plateforme big data et internet des objets.

    Le boitier « Phony », conçu et assemblé par Eolane (membre de la Cité de l’internet des objets à Angers), comporte des capteurs qui détectent des situations d’urgence et qui sont reliés à un bipeur portatif porté par les personnes malades ou âgées à leur domicile. Ce boitier est connecté 24 heures sur 24 grâce à la technologie en téléphonie d’Orange à un centre d’appel spécialisé mis en place par Harmonie Mutuelle. L’opérateur utilise pour la connexion les nouvelles fréquences 869 Mhz réservées au plan européen à l’alerte sociale.

    1,2 million d’euros sur trois ans pour la e-santé

    Avec sa division Healthcare qui assure sa présence dans la e-santé, Orange a conclu en 2013 un accord de coopération sur la santé connectée avec Harmonie Mutuelle. Les deux partenaires se sont engagés à investir 1,2 millions d’euros sur trois ans pour financer des projets novateurs en matière d’e-santé. Le boîtier d’Orange, Live Intercom, qu’Harmonie Mutuelle va commercialiser en mai 2016 sous le nom de « Phony » est la première réalisation commune des deux partenaires.

    Accompagner le vieillissement

    L’internet des objets permet à Orange de lier les activités de ses deux structures, Orange Healthcare et OAB (Orange applications for business). « Parmi les sujets que le digital impacte, il y a non seulement la vie économique mais aussi le domaine de la santé, avec le vieillissement de la population qui induit une transformation profonde sur la société, la sphère administrative et l’ensemble de l’environnement, par exemple les assurances et les mutuelles », a déclaré au Monde Thierry Bonhomme, directeur général d’Orange chargé de la branche entreprises (Orange business service), à l’occasion de l’annonce du lancement du boîtier « Phony ».

  • 547 millions de dollars en 2018 pour la sécurité de l’IoT (étude Gartner)

    Le doublement des dépenses mondiales pour assurer la sécurité de l’IoT d’ici à 2018, c’est ce qu’annonce une étude du cabinet Gartner communiquée le 25 avril 2016.

    Les dépenses atteindront 348 millions de dollars (310 millions d’euros) en 2016, soit 23,7% de plus que pour l’année 2015.

    L’étude souligne que l’effort en matière de sécurité de l’IoT devrait augmenter encore plus rapidement à partir de 2020 et que les dépenses mondiales dans ce domaine atteindront 547 millions de dollars (488 millions d’euros) en 2018.

    Les hackers vont changer de stratégie et surtout d’angle d’attaque en profitant de la multiplication des objets connectés et de leur vulnérabilité. Le cabinet affirme qu’en 2020, une attaque sur quatre au sein des entreprises se fera via un objet connecté, selon le cabinet d’étude britannique Gartner.

    « Il n’existe pas une seule catégorie de terminaux qui n’ait été piratée. A partir du moment où vous connectez une chose à internet, elle devient piratable et donc une cible », souligne Duncan Brown, directeur de recherche pour IDC.

    11,4 milliards d’objets connectés en 2018

    • 6,4 milliards d’objets seront connectés dans le monde d’ici la fin de 2016, c’est-à-dire une évolution de 30% en un an. Le développement du marché de l’IoT devrait porter à 11,4 milliards le nombre d’objets connectés en 2018.
    • Les initiatives de sécurisation se concentreront de plus en plus sur la gestion, l’analyse, la fourniture de dispositifs et le traitement des données.
    • « Les fournisseurs de solutions de sécurité seront confrontés au défi de fournir des fonctionnalités dédiées à l’IoT alors que les budgets alloués à l’internet des objets seront limités et que les premières implémentations de l’IoT se feront de manière décentralisée », souligne l’étude de Gartner qui estime important que les entreprises prennent conscience que des investissements massifs doivent se faire pour la sécurité de l’IoT, en mettant en place des services en mode cloud.
  • Des modules Apple en open source pour développer des applis santé

    Apple annonce le 21 mars 2016 la mise en place de nouveaux outils à destination des professions de santé et des patients. Fidèle à son modèle, la société ne propose pas d’applications « clés en main » et reste sur le principe de proposer à des éditeurs de logiciels indépendants d’utiliser son environnement. Avec l’objectif déclaré de développer l’usage de ses appareils mobiles.

    Toutefois, dans le domaine de la santé, Apple va un peu plus loin en offrant en « open source » des modules adaptés aux développeurs d’applications santé.

    Apple a annoncé le 21 mars 2016 le lancement d’un nouvel environnement logiciel à partir duquel les développeurs peuvent créer des applications aidant les utilisateurs, patients ou professions de santé, à mieux gérer les pathologies et les parcours de santé. Ce nouveau produit baptisé CareKit est structuré autour de quatre modules mis à disposition en « open source » par la firme américaine:

    • « Care Card » peut assurer le suivi d’un protocole de soins, contrôler la prise de médicaments ou effectuer des exercices de physiothérapie, toutes activités pouvant être automatiquement suivies et analysées en utilisant les capteurs des appareils de la marque,
    • « Symptom and Mesurement Tracker » permet aux patients d’enregistrer leurs symptômes ou d’évaluer leur niveau de douleur ou de fatigue. Ce module peut inclure des questionnaires simples, des photos illustrant l’évolution d’une blessure ou des mesures d’activité à partir de l’accéléromètre et du gyroscope des appareils mobile,
    • « Insight Dashboard » qui compare les symptômes avec le protocole figurant sur la « Care Card » montre l’impact des traitements sur l’évolution de l’état du patient,
    • « Connect » facilite l’échange d’informations sur l’évolution de leur pathologie entre les patients, leur médecin, les équipes de soins ou leurs proches.

    Mise en relation patients-équipes médicales

    Les premières applications développées à partir de CareKit dans des établissements de santé aux État-Unis concernent essentiellement la mise en relation entre patients et équipes médicales, le suivi de maladies chroniques grâce à des dispositifs médicaux de surveillance à domicile et le contrôle de paramètres de santé. La société Glow Inc. Prépare, elle, une application intégrant les modules CareKit pour accompagner les femmes durant leur grossesse. 

    Le lancement de CareKit confirme la stratégie d’Apple qui est en train de se structurer pour être davantage présent dans le domaine de la santé. À partir des ressources techniques basées à Cupertino et des équipes marketing centralisées à Londres, la société américaine, entend se développer sur ce marché à travers un réseau de responsables de ses activités « healthcare » qu’elle vient de déployer dans de nombreux pays dont la France. Ses travaux sont, selon ses dirigeants, d’abord destinés à créer de l’usage à travers ses outils pour la recherche médicale et le suivi des patients plus qu’au traitement de la donnée. Apple a préféré s’allier à IBM en lui fournissant les données issues de ses solutions pour que Watson les analyse et ne se positionne donc pas comme un acteur de l’analyse big data en santé.

  • Un patch pour afficher les paramètres de santé sur la peau

    Un nouveau dispositif permet d’afficher des données de santé directement sur la peau. Ce patch électronique « nouvelle génération », présenté par la revue Science Advances, a été imaginé et mis au point par les chercheurs de l’université de Tokyo au Japon.

    Un film microscopique capable de mesurer précisément des constantes comme la tension artérielle, la saturation en oxygène ou la fréquence cardiaque et de les afficher à même la peau a été mis au point par une équipe de l’université de Tokyo.

    Cette e-peau de 3 micromètres d’épaisseur est constituée d’un film protecteur composé lui-même d’une alternance de films polymères bio-compatibles et de matériaux non organiques. Cette couche ultra-fine cache également une diode émettant de la lumière et des photorécepteurs suffisamment flexibles pour suivre les mouvements du corps. Cette technologie dont les brevets ont été déposés permet d’afficher des données de santé directement sur la peau.

    Au-delà des applications classiques des objets connectés capables de recueillir ce type de données, comme les montres ou certains textiles, cette innovation, véritable peau électronique, pourrait à terme être placée sur des patients et permettre d’afficher en permanence des paramètres comme la saturation en oxygène ou le rythme cardiaque.