Un capteur portable capable d’analyser la transpiration et d’y détecter des maladies, c’est ce qu’ont mis au point des chercheurs de l’université technologique d’Eindhoven aux Pays-Bas.
Ils se sont inspirés des plantes pour concevoir leur dispositif. La transpiration contient un grand nombre d’informations sur notre santé. Les niveaux de salinité peuvent par exemple donner des indications sur une éventuelle mucoviscidose, tandis que le niveau d’acidité est un facteur important pour détecter certaines maladies de peau.
- Afin de surveiller les différents facteurs qui permettent de détecter une maladie, il est nécessaire de fournir au capteur de la sueur « fraîche » en continu. C’est en observant les plantes que les chercheurs hollandais ont eu l’idée de ce capteur. En effet, les végétaux absorbent l’eau du sol qui s’évapore ensuite par les pores des feuilles.
- Le dispositif intégré sur une feuille de plastique souple, absorbe la sueur à l’entrée. L’humidité est transportée par capillarité dans un micro canal et s’évapore à travers une surface poreuse à l’autre extrémité, provoquant un écoulement constant. Le dispositif fonctionne donc comme une sorte de pompe à eau, sans alimentation externe. Les électrodes de la puce sont insérées sur le canal et peuvent analyser en permanence la sueur qui y circule.
- Ce type de capteur miniature et flexible peut être utilisé dans des applications de sport ou pour l’analyse médicale de la sueur. L’utilisation de feuilles de plastique permet de garder les coûts de production finaux faibles. L’une des prochaines étapes sera la transmission sans fil des données du capteur.