DMN

  • La Société Générale propose la solution KelDoc à ses clients professionnels de santé libéraux

    La plateforme de gestion des rendez-vous médicaux digitale KelDoc intègre la gamme des services proposés par la banque Société Générale à ses clients de profession libérale cadre de son offre Jazz Pro, annoncent les deux sociétés partenaires le 27 novembre 2017.

    La Société Générale souhaite proposer à ses clients une assistance qui leur permette d’améliorer la qualité du service rendu et de gagner du temps dans la gestion de leur rendez-vous professionnels. Ce partenariat s’explique par le fait que les libéraux constituent le tiers de sa clientèle professionnelle dont la moitié sont des professionnels de santé. C’est pourquoi la banque souhait leur proposer un service extra-bancaire optimisant leur processus.

    Avec ce partenariat, la banque espère toucher une double cible :- les professionnels de santé exerçant en libéral afin d’optimiser leur agenda et leur secrétariat médical ;- les patients en contribuant à la diffusion de la solution et leur permettant de gérer leurs rendez-vous médicaux via des canaux multiples (site web, application mobile KelDoc ou du site internet du professionnel de santé).

  • E-pocrate 2017 : concours pour une meilleure santé grâce à IA, réalité virtuelle, big data, IoT

    La 3e édition du concours en innovation e-santé, E-pocrate, met au cœur de la réflexion sur la médecine du futur et la façon dont les nouvelles technologies – big data, machine learning, robotique, réalité virtuelle, blockchain et objets connectés – la façonnent et l’améliorent.

    Sponsorisés par le Groupe Pasteur Mutualité, Lilly, fabricant de médicaments et onepoint, le spécialiste de la transformation numérique, trois prix spéciaux sont décernés cette année. Deux d’entre eux mettent en avant les projets portant sur la prise en charge des maladies chroniques et l’IA, alors que le dernier est hors catégorie et est réservé à un projet coup de cœur.

    Les participants sont invités à proposer des solutions qui vont changer la pratique de la médecine aussi bien dans les modes de prises en charge qu’en termes de lieux de la médecine, de rôles que tout un chacun peut avoir dans la gestion de pathologies, bref à utiliser le meilleur des nouvelles technologies pour offrir une meilleure santé au plus grand nombre.

    Modalités de participation

    Les équipes de 2 à 5 membres dont la composition reste ouverte devront proposer des solutions innovantes en apportant des réponses aux questions suivantes :

    • Quel sera l’avenir du parcours de soin et comment pourra-t-il être amélioré grâce à ces technologies ?
    • Comment les nouvelles technologies pourront-elles modifier l’avenir de la médecine ?
    • Quelle sera la place et l’utilité des objets connectés pour les patients ou les professionnels de santé ? 
    • En quoi les nouvelles technologies permettront-elles d’aider et de mieux accompagner les patients ?

    Calendrier

    • 14 janvier 2018 : création d’équipes en ligne et dépôt de dossiers comprenant une présentation du projet en 5 slides maximum via le modèle de présélection à télécharger ci-contre ;
    • 22 janvier 2018 – 04 mars 2018 : soumission d’une présentation des projets retenus plus complète (20 slides maximum) ;
    • 29 mars 2018 : présentation des projet par les équipes finalistes lors de la grande finale dans les locaux de onepoint.

    Prix et dotations

    En outre des trois prix des partenaires, les équipes finalistes remporteront les prix suivants :

    • 1er prix : 2000 € de bons cadeaux ;
    • 2e prix : 1000 € de bons cadeaux ;
    • 3e prix : 800 € de bons cadeaux ;
    • 4e prix : 500 € de bons cadeaux ;
    • 5e prix : 300 € de bons cadeaux.
  • Valeur, données et IA au coeur de « Digital Disruption-Health&Tech for People », Paris, le 13/12/2017

    La conférence internationale intitulée « Health & Tech for People, Digital Disruption » organisée par Care Insight et son Cercle des décideurs Numérique et Santé à Paris le 13 décembre 2017 se propose d’examiner l’approche de « digital disruption » en santé et de découvrir de nouveaux moyens d’amélioration de l’organisation des soins et de la prévention, à travers trois axes principaux:

    • les attentes des citoyens-patients ;
    • la façon dont le digital bouscule le parcours patient ;
    • le value-based care comme solution pour la e-santé.

    Des experts français et internationaux représentant gouvernements, professionnels de santé, industrie et associations vont se côtoyer pendant l’événement. Olivier Véran prononcera le discours d’ouverture et des intervenants tels Tim Greacen, Gérard Vincent, Francesca Colombo, Detlev Ganten ou Ain Aaviksoo se réuniront pendant une journée pour animer les ateliers et conférences.

    Le programme complet est disponible ici.

    Programme

    Au programme 3 keynotes d’introduction, 8 conférences, 3 tables rondes et 6 sessions simultanées.

    Les sessions couvrent des thèmes tels la révolution sanitaire à travers le soin centré sur le patient, les résultats du patient, ou encore les innovations comme moteurs de la transformation du système de soin et de la construction d’un système de santé efficace et durable.

    Au cour des ateliers, les 6 thématiques suivantes seront abordées :

    • la continuité des soins ;
    • les thérapies numériques ;
    • le bien-être ;
    • la révolution de l’analyse des données ;
    • l’IA et deep learning (apprentissage profond) ;
    • les essais cliniques.

    Inscription

    L’inscription se fait via le lien indiqué ci-contre et vaut 590 euros.

    Renseignement

    Pour tout renseignement, le formulaire de contact accessible via le lien ci-contre peut être rempli.

  • Editorial : des praticiens plaident pour la création d’une spécialité de « médecine virtuelle » (Jama)

    Créer une nouvelle spécialité médicale de télémédecine, c’est ce que préconisent des médecins américains du New York-Presbytarian Hospital. Dans un éditorial* publié le 27 novembre 2017 dans le Jama, ils expliquent qu’il est temps de « formaliser un programme d’études » pour préparer les nouvelles générations de médecins aux enjeux de la télémédecine.

    Le boum de la télémédecine

    Aujourd’hui, 30 à 50% des consultations médicales pourraient être faites à distance. Et grâce au développement des dispositifs de télésurveillance, la part des actes pouvant être pratiqués via la télémédecine pourraient augmenter. Selon les Drs Michael Nochomovitz et Rahul Sharma du New York-Presbytarian Hospital, c’est une des raisons qui plaident pour la création d’une nouvelle spécialité médicale.

    Dans l’éditorial publié, les deux praticiens expliquent tout d’abord qu’au cours des 50 dernières années, les spécialités médicales se sont développées au rythme frénétique des avancées scientifiques. Chaque spécialité a, en fait, été découpée en plusieurs « sous-spécialités ». L’arrivée de nouvelles techniques d’imagerie, des robots chirurgicaux et de la laparoscopie a par exemple donné naissance à la chirurgie oncologique, à la radiologie interventionnelle ou encore à la chirurgie du colon et du rectum.

    Vers une formation de « medical virtualist » (médecin virtuel)

    Plusieurs arguments plaident, selon eux, pour la création d’une telle spécialité :

    • le marché mondial de la télémédecine devrait progresser de 30% entre 2017 et 2022 ;
    • presque toutes les disciplines médicales proposent des soins virtuels ;
    • les entreprises mettent sur pied des centres de télésanté pour leurs salariés ;
    • les patients plébiscitent ce mode de prise en charge ;
    • des cursus de formation ont été créés par des acteurs privés, mais ils ne sont validés par aucune société savante.

    Pour les Drs Michael Nochomovitz et Rahul Sharma, il est donc temps de créer une nouvelle spécialité de « medical virtualist ». « Ce terme pourrait être utilisé pour décrire les médecins qui passent la majorité ou la totalité de leur temps à prendre en charge leurs patients sur un support virtuel. Un consensus professionnel sera nécessaire pour définir un ensemble de compétences de base à développer dans le temps », écrivent les auteurs de l’éditorial. Or, pour le moment, les médecins dispensent des soins dans un univers virtuel « sans formation officielle », regrettent-ils.

    Selon eux, cette formation devra définir :

    • les bonnes conditions d’un examen physique à distance ;
    • comment impliquer le patient ou un proche lors d’une consultation virtuelle ;
    • les limites juridiques et cliniques d’un tel exercice, etc.

    Et ces compétences devront être partagées par les médecins, les infirmières, les pharmaciens, les nutritionnistes et praticiens d’autres spécialités, puisque la prise en charge est aujourd’hui multidisciplinaire.

    Des soins virtuels en complément du face à face

    Les auteurs de l’éditorial appellent les pionniers de la télémédecine, les sociétés savantes et les associations médicales à travailler avec les organismes de formation pour mener à bien ce chantier. À leurs yeux, c’est essentiel, car si la télémédecine continue à apporter les preuves de sa pertinence médico-économique, une proportion importante de la nouvelle génération de médecins deviendra des « medical virtualist ».

    Avec l’aide d’avatars

    Cependant, ils tiennent à souligner que cette médecine à distance n’a pas vocation à remplacer la médecine basée sur la rencontre en face à face. « Les médecins dirigeront des équipes composées à la fois de professionnels dans des cabinets médicaux et des ressources de surveillance à distance », pronostiquent-ils. Ces tâches de télémédecine pourraient même être délégués à « des assistants numériques ou des avatars ».

  • Diabète : la plateforme numérique de gestion du diabète d’OnDuo intègre Insulia de Voluntis

    Voluntis, l’éditeur de logiciels compagnons et notamment d’Insulia aidant les diabétiques à définir le dosage quotidien d’insuline adéquat, a annoncé le 28 novembre 2017 l’intégration de cette solution à la clinique virtuelle d’OnDuo, le fournisseur de la plateforme numérique proposant des solutions d’aide à la gestion du diabète de type 2.

    Le partenariat concerne le marché américain et sera déployé dans le cadre de projets pilotes mis en œuvre par les prestataires et financeurs de soins dès 2018.

    Pour le PDG de Voluntis, Pierre Leurent, ce partenariat montre comment en plaçant le patient au centre du soin sa qualité de vie peut être améliorée notablement tout en diminuant la charge qui pèse sur les financeurs des soins.

    Ce partenariat intervient 12 jours après l’annonce de l’agrément de la FDA et du marquage CE de la combinaison d’Insulia et deux deux insulines basales, Basaglar et Tresib.

  • Afrique de l’Ouest : vers une numérisation globale des systèmes d’information hospitaliers

    De plus en plus de systèmes d’information axés sur la santé (SIS) se développent actuellement en Afrique de l’Ouest. Les dispositifs mis en place visent à améliorer la productivité des professionnels de la santé et la relation médecins-patients, encore trop négligée dans les systèmes de santé africain.

    Cette évolution fait partie des initiatives répondant à l’une des priorités fixées dans le cadre du programme de développement durable établi par l’Organisation des nations unies, soit l’amélioration de l’accès aux soins.

    La modernisation des hôpitaux africains doit être accélérée

    Les hôpitaux africains doivent aujourd’hui faire face à de nombreux défis, liés notamment :

    • à la formation et à la compétences des personnels de santé ;
    • à la légitimité des intervenants dans la chaîne de soins ;
    • à la logistique des centres de soins et des hôpitaux de districts ;
    • à la qualité de la prise en charge du patient ;
    • à la relation entre les soignants et les malades ;
    • à l’accompagnent des familles.

    Le principal objectif est d’améliorer la performance globale des organismes de soins en Afrique, et en particulier dans l’ouest du continent.

    La numérisation des systèmes hospitaliers fait partie des priorités en Afrique

    L’une des solutions envisagées par les spécialistes du secteur est d’investir dans le numérique.

    L’ensemble des challenges à relever pour un développement réussi de la e-santé dans des économies en développement « se traduit aussi bien en termes de coûts structurels et financiers qu’en termes sanitaires, techniques et organisationnels, voire bien évidemment en termes sociopolitiques, économiques et de santé publique », résument des spécialistes du secteur dans une analyse centrée sur le déploiement de la santé numérique en Afrique de l’Ouest (The Conversation, novembre 2017).

    Une transformation difficile

    « Le déploiement de systèmes e-santé peut être l’opportunité (…) de replacer le patient au cœur du dispositif. »

    Les experts à l’origine de l’analyse rappellent cependant que les tentatives de réformes hospitalières entamées depuis les années 1990 pour moderniser le système hospitalier africain n’avaient pas réellement affecté les stratégies organisationnelles.

    Ils précisent qu’il y a eu des tentatives intéressantes amorcées dans certains pays mais qu’elles ont finalement échoué. Les spécialistes prennent en exemple le cas du Burkina Faso, où les données de santé issues de projets pilotes n’ont pas produit l’impact attendu en raison, entre autres, du manque de fiabilité des informations collectées et d’une insuffisance au niveau de l’informatisation des processus.

    « Ces projets se résument souvent à des initiatives isolées, fragmentées et centrées sur la gestion comptable et administrative plutôt que sur la gestion globale du dossier e-santé. »

    E-santé : l’émergence de quelques projets prometteurs

    Les auteurs de l’analyse ont néanmoins observé que d’autres projets centrés sur la santé numérique, plus prometteurs, étaient en train d’être développés dans différents pays africains, bien qu’ils soient embryonnaires et dédiés à une zone géographique restreinte.

    Voici quelques exemples, parmi les plus encourageants :

    Des résultats encourageants mais des défis restent à relever

    Le système d’information mise en place au sein de l’HN-BC présente certaines limites, telles qu’un manque d’implication de certains acteurs du secteur et une hiérarchisation encore trop accentuée au niveau organisationnel, mais il a tout de même la capacité d’entraîner la délivrance de meilleurs résultats pour les patients et, en particulier :

    • une meilleure traçabilité du parcours patient en interne avec une prise en charge plus sécurisée du patient ;
    • une meilleure collaboration entre les fournisseurs des soins ;
    • une meilleure transparence des coûts de production.

    L’amélioration de la relation médecins-patients est l’une des préoccupations majeures

    Reste encore à travailler la qualité de la relation soignants-patients, notamment en permettant aux malades d’intervenir sur le système d’information en leur créant un compte personnel.

    Le développement de nouvelles solutions, comme le « livret d’accueil » créé en 2014 par l’HN-BC, pourraient permettre de résoudre les problèmes persistants.

    Le livret d’accueil est un outil conçu pour améliorer la communication entre les professionnels de la santé et les patients. Une fois validé, il est placé au chevet du malade. Il donne au patient un accès à toutes les informations enregistrées par l’équipe médicale sur son séjour au sein de l’hôpital.

    L’importance d’une collaboration entre les sociétés high tech et l’industrie de la santé

    La collaboration entre le secteur de l’high tech et l’industrie de la santé apparaît aujourd’hui comme essentielle pour moderniser les centres hospitaliers d’Afrique de l’Ouest.

    Le rôle des start-up dans le domaine de la heath tech est aussi primordial, qu’il s’agisse de sociétés locales ou étrangères.

  • Intérêt de la e-santé dans la prévention cardiovasculaire testé (AP-HP, Paris Diderot et Smartsanté)

    Une étude observationnelle à l’échelle nationale est lancée ce 28 novembre 2017 par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l’IUT de l’université Paris Diderot afin d’évaluer l’intérêt de la santé connectée dans la prévention des maladies cardiovasculaires.

    L’étude sera déployée en partenariat et grâce à l’appui technique de la société Smartsanté et Cardiosens, sa solution de prévention et de prise en charge des maladies chroniques.

    L’appel aux volontaires francophones a été lancé le 20 novembre 2017 et vise l’enrôlement de 5 000 personnes désireuses de procéder à l’évaluation de leur risque cardiovasculaire. Il est ouvert jusqu’au 20 janvier 2018. Les premiers résultats sont attendus pour 2018.

    Lancement de l’étude nationale par l’AP-HP, l’IUT de Paris Diderot et Smartsanté

    Ce sont plus exactement les Dr Boris Hansel et le Pr Ronan Roussel du service d’endocrinologie diabétologie et nutrition de l’hôpital Bichat–Claude-Bernard, AP-HP, le Dr Didier Letourneur, directeur de l’unité INSERM U-1148 et Steeve Reisberg, directeur de l’IUT de l’université Paris Diderot qui seront en charge de conduire l’étude. Les entités auxquelles ils appartiennent travaillent à l’élaboration de programmes innovants et lancent l’étude pour les évaluer.

    Il s’agit de tester l’efficacité d’un programme de prévention et de coaching à distance dans la prise en charge du risque cardiovasculaire, en particulier auprès d’un public :

    • actif consultant rarement son médecin traitant ;
    • ayant un accès limité aux soins notamment dans les déserts médicaux.

    Le déploiement de l’étude outillé par Smartsanté

    La société Smartsanté met à disposition sa solution Cardiosens, une solution en ligne qui permet :

    • d’évaluer sa santé cardiovasculaire ;
    • de suivre sur sa santé la durée et de l’améliorer au quotidien ;
    • disposer de ses données personnelles via un site internet sécurisé qui en garantit l’absolue confidentialité.

    La télémédecine, les objets connectés, les applications de télésuivi et d’e-coaching peuvent constituer une solution adéquate pour développer la prévention et ainsi contribuer à l’efficacité du système de santé. L’étude va s’attacher à démontrer si cela est vrai et surtout à identifier les populations qui peuvent en tirer le plus grand bénéfice afin que les acteurs puissent développer des services ciblés.

  • NEHR : le partage de données bientôt obligatoire pour les professionnels de la santé à Singapour

    Tous les fournisseurs de soins de Singapour pourraient bientôt être tenus d’enregistrer les données de leurs patients sur le dossier national de santé numérique (NEHR), dans le but d’offrir de meilleurs soins aux citoyens de la cité-État.

    La mesure devrait être introduite en 2018 à travers un projet de loi sur les services de santé, a déclaré le ministre de la Santé Kim Yong Gan lors de la première conférence FutureHealth qui s’est tenu à l’école de médecine Lee Kong Chian de Nanyang, le 8 novembre 2017.

    Vers la mise en place de dossiers numériques exhaustifs

    « Les patients ne peuvent réaliser tout le potentiel du NEHR que si les informations [accessibles] sont complètes. Et pour que les données de la NEHR soient complètes, chaque fournisseur et professionnel de la santé doit fournir des informations pertinentes », a déclaré M. Gan (source : Channelnewasia.com).

    Le ministère de la Santé entend donc franchir une nouvelle étape importante dans le cadre du développement de NEHR en exigeant « la contribution obligatoire de tous les [professionnels de la santé], comme les fournisseurs de soins et les laboratoires, afin d’améliorer l’exhaustivité des dossiers ».

    Seuls 3 % des prestataires de soins privés participent au NEHR

    Lancé en 2011, le NEHR est une plateforme qui rassemble des informations sur les patients, telles que la liste des médicaments qu’ils prennent et leurs résultats de tests en laboratoire, provenant de différents fournisseurs de soins. L’information est ensuite partagée entre les différents fournisseurs concernées.

    Actuellement, la contribution au système est volontaire. Quasiment tous les établissements publics fournissent des données mais seulement 3 % des prestataires de soins privés le font aussi. Cela représente une lacune importante, estime Integrated Health Information Systems (IHiS), l’agence nationale de technologie de la santé qui gère le NEHR.

    Dans le secteur des soins primaires, par exemple, pour lequel 80 % des Singapouriens sollicitent des médecins généralistes d’établissements privés, moins de 70 médecins généralistes cliniciens sur les 1 600 pratiquant à Singapour fournissent des données au NEHR.

    Tous les médecins ne sont pas encore passés au numérique

    La principale explication serait que tous les généralistes ne sont pas encore passés au numérique. Selon les chiffres officiels, environ 20 % des prestataires de soins privés dépendent encore d’un système papier. Et même si certains sont équipés, ils devront s’assurer que leurs systèmes informatiques soient compatibles avec le NEHR.

    Un fonds de 20 M. SGD pour couvrir le coût de la mise à niveau

    Afin de couvrir le coût de la mise à niveau, un nouveau fonds de 20 millions SGD (12,5 M €) sera mis en place par le ministère de la Santé, ainsi qu’un soutien technique et clinique.

    Vie privée : les autorités singapouriennes rassurent les patients

    Depuis la création du NEHR, des préoccupations concernant la protection de la vie privée ont émergé. Les autorités ont indiqué qu’il existait des garanties pour assurer que seules les personnes qui fournissent des soins aux patients aient accès à leurs dossiers.

    Un accès sécurisé et des contrôles réguliers

    Par exemple, les fournisseurs de soins utilisent un compte personnel pour se connecter au système. Les informations sensibles sont cachées et les médecins qui ont besoin de ces informations doivent utiliser leur numéro de licence médicale pour y accéder.

    Bruce Liang, P.-D.G. d’IHiS, a également précisé que de nombreux audits et de multiples vérifications sont régulièrement effectuées pour identifier une éventuelle faille dans le système de sécurité.

    Le ministère de la Santé va entamer des discussions avec les acteurs du secteur

    Les autorités s’entretiendront avec les parties prenantes du secteur dans les mois à venir. Elles vont également réfléchir à un moyen permettant aux patients de savoir qui a eu accès à leurs informations.

    Les établissements de santé auront probablement deux à trois ans pour se mettre à jour et s’assurer de répondre aux exigences imposées par le ministère de la Santé si la loi est adoptée.

  • Sanvartis et Wellmo s’associent pour accompagner la transformation digitale des assureurs allemands

    La plateforme de santé mobile finlandaise Wellmo a annoncé début novembre 2017 qu’elle soutiendra Sanvartis, une société allemande de services de données et de technologie, dans le développement d’une nouvelle gamme de services de santé numériques axés sur l’analyse de données.

    L’application aide les compagnies d’assurance à développer des produits et des services numériques visant à motiver leurs clients à rester en bonne santé grâce à l’utilisation des données. Par ce nouveau partenariat, Wellmo espère reproduire en Allemagne le succès que la société a rencontré dans les pays nordiques et au Benelux.

    La transformation digitale des assureurs

    La plateforme Wellmo centralise l’ensemble des services d’un assureur

    Wellmo est une filiale de la division « santé » de Nokia. Elle a été fondée en 2012 dans l’optique de rapprocher les assureurs santé de leurs clients grâce à de nouvelles technologies évolutives.

    Concrètement, sa solution permet aux assureurs de collaborer avec des partenaires externes pour compléter leurs ressources internes et pouvoir intégrer plus facilement toutes les fonctionnalités de services dont ils ont besoin sur une seule application.

    Sanvartis veut développer le numérique et le mobile

    « Nous devons offrir des solutions numériques à nos clients pour que les assureurs puissent servir leurs membres de la manière la plus pratique possible, a déclaré le P.-D.G. de Sanvartis, Manuel Ebner. Nous avons choisi l’équipe d’experts de Wellmo et sa plateforme éprouvée pour étendre notre service au numérique et au mobile. Nous pouvons [ainsi] concentrer nos efforts sur le contenu et les services, notre véritable domaine d’expertise. »

    Wellmo collabore avec de grandes compagnies d’assurance européennes

    Le P.-D.G. de l’entreprise finlandaise, Jaakko Olkkonen, estime que la position de Sanvartis sur le marché et son expertise en matière de télé-santé font de la société un allié idéal, permettant à Wellmo d’étoffer encore un peu plus son portefeuille croissant de partenaires de service européens.

    Parmi les clients du groupe finlandais figurent le deuxième plus grand assureur finlandais, LocalTapiola, ainsi que l’assureur néerlandais a.s.r. et Medicover (Pologne).

  • Coordination de soins primaires : 600 professionnels de l’Essonne utilisent l’Appli Entr’actes

    L’application Entr’Actes, l’outil permettant d’accéder à la plateforme numérique PCSP, plateforme de coordination de soins primaires portée par la société Medicall Concept permet aux professionnels de santé libéraux de répondre aux besoins de soin de patients sortant de l’hôpital ou dont les soins doivent être coordonnés entre la ville et l’hôpital.

    La clinique du Mousseau et l’hôpital privé Claude Galien, deux établissements du Groupe Ramsay Générale de Santé ont déjà recours à Entr’Actes pour assurer la prise en charge de patients dans le cadre de la sortie d’hôpital en permettant une bonne prise en charge à domicile et la continuité des soins.

    Depuis sa création en janvier 2016, 600 professionnels sont déjà utilisateurs de l’application et près de 5 000 actes de soins ont été réalisés. L’objectif actuel est de s’appuyer sur des financements publics pour s’étendre sur le territoire national en s’inscrivant dans les collectivités.

    Un outil pour une mobilisation efficace des professionnels de santé à l’hôpital et en ville

    L’application a été développée sous l’impulsion de SOS Médecin 91 et de l’association « Espace vie », présidées respectivement par le Dr Philippe Paranque et Damien Nicolini, pour :

    • favoriser l’accès aux soins dans un contexte de rallongement des attentes de rendez-vous médicaux ;
    • pallier la « désynchronisation » du maillage médical ;
    • désengorger les urgences ;
    • favoriser les soins de qualité en ambulatoire en contrecarrant la tendance actuelle de l’allongement des séjours hospitaliers.

    L’application permet aux professionnel hospitalier de soumettre une demande de soin ou de suivi par des professionnels de santé de ville très rapidement et sans devoir passer de nombreux coups de fil pour trouver un libéral disponible grâce à la notification générée par le système à l’ensemble des professionnels inscrits sur la plateforme et disponibles pour prodiguer des soins.

    Une plateforme centralisée

    Les prescripteurs, qui sont les différentes structures de soins, telles les hôpitaux, les cliniques, les organismes d’hospitalisation à domicile, ont la possibilité de soumettre leur demande de soin pour un patient, via l’application Entr’Actes, auprès des professionnels de santé libéraux qui reçoivent automatiquement une notification à condition que le soins demandé concerne leur spécialité.

    Dès qu’un libéral accepte la mission, il se l’approprie et doit fournir des comptes-rendus de ses interventions en les renvoyant sur la plateforme PCSP et qui peuvent donner lieu à d’autres soins dans le cadre des interventions coordonnée entre professionnels. Le prescripteur reçoit une confirmation de prise prise en charge.

    Recourir à la plateforme permet d’optimiser la mobilisation des ressources médicales d’un territoire.

    Gain de temps, gain d’argent et meilleurs soins

    Grâce au suivi un libéral, les réhospitalisations inutiles sont évitées ainsi que les doublons d’examens médicaux coûteux et pénibles.

    Un suivi dans le parcours de soins est possible grâce à la traçabilité des soins prodigués et le partage des résultats des différents examens médicaux auxquels a été soumis le patient qui sont cryptés de même que tous les échanges entre les professionnels.