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  • HAD : la HAS met à disposition l’outil ADOP-HAD pour aider à l’orientation des patients

    L’HAD reste sous-utilisée et encore trop peu connue par les professionnels de santé, pointe la Haute Autorité de Santé, qui a développé un outil en ligne d’aide à la décision pour les médecins prescripteurs. ADOP-HAD va leur permettre d’estimer si un patient est éligible ou non à cette modalité d’hospitalisation.

    L’outil est disponible en ligne (voir lien ci-contre) et est compatible avec les ordinateurs, les téléphones portables et les tablettes.

    La HAS a présenté ce nouvel outil le 6 décembre 2017 à l’occasion d’un atelier lors des Universités d’hiver de l’hospitalisation à domicile organisées par la Fédération Nationale des Établissements d’Hospitalisation à Domicile – FNEHAD.

    Améliorer la connaissance de cette forme d’hospitalisation auprès des professionnels de santé

    L’hospitalisation à domicile – mise en place uniquement sur prescription médicale et avec l’accord du patient et du médecin traitant – permet d’éviter ou de raccourcir une hospitalisation conventionnelle en offrant aux patients la possibilité d’être soignés sur leur lieu de vie. Depuis 2009, elle est reconnue en France comme une modalité d’hospitalisation à part entière. Les soins prodigués se différencient de ceux habituellement dispensés à domicile par la complexité et la fréquence des interventions, mais la modalité d’hospitalisation offre les mêmes conditions de sécurité et de qualité des soins que celles exigées dans un établissement hospitalier.

    Malgré une dynamique volontariste des pouvoirs publics de développer cette modalité d’hospitalisation sur l’ensemble du territoire, l’hospitalisation à domicile occupe encore une place marginale dans le parcours de soins en raison notamment d’une méconnaissance de sa spécificité de la part des professionnels de santé. Face à ce constat, la HAS s’est proposé de clarifier les critères d’orientation des patients et, par le développement d’un outil en ligne, d’aider à la décision d’orientation des patients en HAD à destination de l’ensemble des médecins prescripteurs (de ville ou à l’hôpital).

    Objectifs :

    • sensibiliser les professionnels de santé à l’existence de cette alternative et à la possibilité d’y recourir quand cela est justifié ;
    • répondre à la demande croissante des patients qui souhaitent être soignés à domicile. 

    Mieux évaluer l’éligibilité d’un patient à une hospitalisation à domicile

    Facilement accessible, ADOP-HAD permet aux prescripteurs d’identifier rapidement les patients pour lesquels une demande de prise en charge en HAD est pertinente. Grâce à cet outil, les médecins peuvent tester l’éligibilité à cette modalité d’hospitalisation de tous les patients quelle que soit leur provenance : domicile, hôpital et établissements médico-sociaux ou sociaux avec hébergement.

    L’outil peut être utilisé en amont de la décision d’orientation du patient pour permettre :

    • d’envisager la sortie du patient le plus tôt possible au cours d’une hospitalisation conventionnelle avec hébergement afin de favoriser un retour précoce à domicile ;

    • d’éviter une hospitalisation conventionnelle avec hébergement au profit d’une prise en charge du patient sur son lieu de vie.

    Un outil simple d’utilisation

    ADOP-HAD se présente sous la forme d’un algorithme avec différents critères de sélection à cocher visant à déterminer la pertinence du recours à l’hospitalisation à domicile.

    Centrés sur les besoins en soins des patients, les critères prennent en compte sa situation clinique, mais aussi d’autres aspects tels que le niveau de dépendance ou la vulnérabilité psycho-sociale.

    Ces critères ont été définis à partir de la spécificité des soins administrés en HAD et de façon à englober la diversité des modes de prise en charge qui y sont autorisés.

    En pratique

    Le prescripteur répond à des questions successives (maximum 8 clics) du type « l’état de santé du patient nécessite-t-il l’administration de médicaments de la réserve hospitalière ? »,  « l’état du patient répond-il à l’une des situations suivantes « , etc.

    Au terme de l’évaluation, un document PDF est proposé qui récapitule le résultat et les différents critères sélectionnés. Celui-ci peut être conservé dans le dossier patient et utilisé dans les échanges avec l’équipe de l’hospitalisation à domicile pour décider de l’admission effective du patient. 

  • Mon Carnet AVK, lauréat du prix Galien 2017 dans la catégorie e-santé

    Le palmarès du prix Galien a été révélé le 6 décembre 2017 : dans la catégorie e-santé, c’est Sébastien Faure, professeur de pharmacologie à l’université d’Angers qui est lauréat pour le développement de son application mobile pour la gestion des anticoagulants AVK.

    L’unité de formation et de recherche (UFR) en santé et le département pharmacie de l’université d’Angers ont lancé cet application gratuite en novembre 2015, en partenariat avec la société Observia, l’application gratuite « Mon carnet AVK » pour suivre le traitement des patients sous anti-vitamines K.

    Cette application a aussi pour objectif de renforcer autour d’elle la coopération entre professionnels de santé (médecins, pharmaciens, infirmières, biologistes) qui accompagnent les personnes traitées par des AVK.

    L’application permet de conserver au format numérique les résultats du test sanguin INR (International normalized ratio) réalisé chaque mois, en fonction des doses de médicaments ingérées par le patient, et donc d’évaluer l’efficacité du traitement par anti-vitamines K (AVK).

    Mon carnet AVK intègre une fonction agenda et une option de rappel automatique pour les examens de laboratoire prévus et les prises quotidiennes de médicament.

    Les données collectées par cette application sont hébergées en local sur le téléphone mobile ou la tablette de l’utilisateur et ne seront jamais utilisées à des fins commerciales.

    L’application est téléchargeable gratuitement sur l’App Store (iOS).

    Mon carnet AVK, un outil d’anticipation du risque hémorragique

    Plus d’un million de personnes sont traitées par un anticoagulant de la famille des AVK selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

    Ce traitement présente un risque hémorragique qui entraîne plus de 70 000 hospitalisations et plus de 5 000 décès par an.

  • VR : la première chirurgie recourant à la réalité mixte d’Hololens et d’Holoportal réalisée à l’AP-HP

    L’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé que la première chirurgie intégrant la réalité mixte fournie par la technologie holographique d’Hololens de Microsoft et la plateforme Holoportal développée par TeraRecon a eu lieu le 5 décembre 2017 à l’hôpital d’Avicenne, au sein du service de chirurgie orthopédique et traumatologique et orchestrée par le Dr Thomas Grégory, chef de service.

    La solution de réalité mixte repose sur la technologie Hololens qui se présente sous forme de casque de réalité virtuelle, dont est équipé le chirurgien, et qui est connecté à la plateforme Holoportal, une solution de TeraRecon élaborée en coopération avec Vizua et ayant recours à la technologie Cloud Azure de Microsoft.

    Cette expérience a fait appel aux technologies immersives et collaboratives permettant :
    • la visualisation en temps réel des informations médicales du patient incluant rapports médicaux, bilans biologiques numérisés, imagerie 2D (coupes radiologiques natives) ou encore scanners et IRM ;
    • la communication en simultanée via Skype avec des chirurgiens localisés dans 3 pays différents.

    La réalité mixte immersive et collaborative

    L’hôpital d’Avicenne souhaite se positionner avec cette réalisation comme un site pilote pour l’utilisation de la réalité mixte de Microsoft en pratique courante, dans les spécialités chirurgicales et médicales à actes techniques. Son principal avantage est qu’elle améliore la visualisation des images médicales du patient.

    Le Dr Grégory a pu visualiser sous forme d’hologrammes les modélisations en 3D des clichés anatomiques de son patient qui ont été à la fois projetées dans le bloc opératoire à destination de l’ensemble de l’équipe. En outre des informations du dossier médical accessible via la plateforme Holoportal, certaines données du patient étaient projetées directement sur ce dernier.

    C’est grâce à la plateforme HoloPortal spécifiquement développée par TeraRecon, spécialisé en imagerie médicale, et Vizua, société de réalité augmentée, qui repose sur la puissance de calcul du Cloud Azure de Microsoft, que le chirurgien peut visualiser en temps réel les données. Il a pu à la fois échanger avec 5 confrères en Angleterre, en Corée du Sud et aux États-Unis.

  • Etude : les patients plébiscitent les applis mobiles pour les soins psycho-oncologiques

    Les femmes souffrant de cancer considèrent les applications mobiles de psycho-oncologie comme des outils pertinents. Dans une étude* publiée le 24 novembre dans le Journal of Medical Internet Research Cancer, des chercheurs allemands montrent que les applications sont surtout plébiscitées pour gérer l’anxiété, les symptômes dépressifs et la qualité de vie. Les patientes estiment que les applis sont plus efficaces que les sites internet, les blogs ou les consultations en ligne.

    Cancer : le fort besoin de suivi psychologique

    Un tiers des femmes souffrant de cancer développent des troubles anxieux ou encore des symptômes dépressifs. La moitié de l’ensemble de ces patientes éprouvent le besoin d’un suivi psycho-oncologique. Bien que ces soins se soient développés ces dix dernières années, une majorité de patientes n’a pas accès à ce type de prise en charge. C’est pourquoi des outils virtuels – applications mobiles, sites, consultations en ligne ou encore emails – peuvent en partie combler les manques. Encore faut-il que ces outils répondent aux attentes des patientes…

    Des outils virtuels pour gérer la détresse psychologique

    Des chercheurs allemands du département de psychothérapie et de médecine psychosomatique de l’hôpital universitaire de Tübingen ont donc lancé une étude transversale visant à évaluer les besoins de soins psycho-oncologiques des femmes souffrant de cancer, en fonction de leur niveau de détresse psychologique. Une photographie qui devrait permettre de développer des applications mobiles, mais aussi des sites ou des blogs répondant à leurs besoins. 

    Un total de 716 femmes souffrant d’un cancer du sein et/ou d’un cancer gynécologique ont donc répondu à un questionnaire en ligne. Elles ont été recrutées via différents canaux : les réseaux sociaux, des plateformes de patients, des conseillers dans des centres oncologiques… Dans un premier temps, elles devaient classer par ordre d’importance leurs besoins psycho-oncologiques. Dans un second temps, elles étaient invitées à auto-évaluer leur niveau de détresse psychologique. D’autres outils permettant de mesurer leur qualité de vie et leurs besoins de suivi psychologique ont été utilisés.

    Résultats

    L’évaluation des besoins d’intervention psycho-oncologiques à l’aide d’applications mobiles a fait ressortir 5 priorités :

    • gestion de l’anxiété (96,8%)
    • capacité à faire face (96,8%)
    • amélioration de la qualité de vie (94,4%)
    • gestion de sentiments dépressifs (94,2%)
    • capacité à faire face à une nouvelle vie (93,4%)

    Les applis mobiles jugées pertinentes

    A l’inverse, les patientes sont moins en attente d’applications mobiles centrées sur la spiritualité ou encore la sexualité. Les chercheurs émettent l’hypothèse que les malades préfèreraient évoquer ces thèmes en face à face.

    Par ailleurs, les patientes participant à cette étude considèrent, dans leur ensemble, que les outils virtuels comme pertinents pour une prise en charge psycho-oncologique. Mais, tous les outils ne se valent pas à leurs yeux. Elles les ont classées selon leur degré de pertinence :

    • 77,7% pour les applis
    • 67,7% pour les blogs et les chats
    • 55,8% pour les mails
    • 52% pour les consultations en ligne
    • 41,5% pour les vidéoconférences

    Par ailleurs, le degré de détresse psychologique des patientes n’avait pas d’influence sur leurs besoins en soins psycho-oncologiques. Cette étude semble mettre en évidence un certain consensus sur le sujet.

    Les auteurs de ces travaux tiennent également à souligner que chez les patientes souffrant de cancer, l’auto-gestion des symptômes est perçue positivement. Tout naturellement, les offres de soins virtuels reçoivent un accueil lui aussi positif. « Ces résultats doivent donc encourager le développement d’applications mobiles dédiées à la psycho-oncologie, déclarent-ils. Elles devraient en outre réduire les obstacles qui se dressent dans l’accès à ces soins. »

  • AlterEgo propose de soigner la schizophrénie par la réalité virtuelle et la robotique

    Soigner les pathologies sociales par la réalité virtuelle, tel est l’objectif du projet européen AlterEgo, mené au Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier.

    Présentée à Lyon lors du 9e congrès de psychiatrie qui s’est tenu du 29 novembre au 2 décembre 2017, AlterEgo est une méthode de détection et de traitement des troubles mentaux. Cette stratégie thérapeutique, basée sur la théorie de la similarité appliquée au mouvement, est testée depuis 2013 sur une cohorte de patients atteints de maladies mentales comme la schizophrénie. En mettant à contribution la robotique humanoïde et la réalité virtuelle, AlterEgo permet de contribuer à la rééducation des déficits relationnels qui accompagnent ces pathologies.

    L’enregistrement de milliers de mouvements par les chercheurs pour animer des avatars virtuels

    La recherche est basée sur la théorie de la ressemblance. Issue des neurosciences, elle suggère qu’il est plus facile d’interagir avec quelqu’un à l’apparence similaire à la nôtre. “Si un avatar me ressemble ou s’il fait les mêmes mouvements que moi en même temps, je vais mieux retenir ce qu’il va me dire, donc la thérapie sera peut-être plus efficace”, indique Delphine Capdevielle, psychiatre au CHU de Montpellier. 

    À partir de volontaires sains, les chercheurs ont tout d’abord enregistré des milliers de mouvements mettant en jeu leurs membres supérieurs. Ces données ont ensuite servi à constituer une base de données destinée à animer des avatars virtuels et des robots. Ceux-ci ont été utilisés pour reproduire ces mouvements dans le but d’interagir avec une cohorte de patients schizophrènes.

    Après une période de tests de six mois, les chercheurs sont parvenus à mettre au point et valider une nouvelle méthode de détection et de traitement des carences relationnelles associées à la schizophrénie. Ces travaux ont en outre permis d’identifier chez ces patients une signature motrice individuelle de la santé mentale.

    L’objectif : un modèle économique permettant de rendre l’outil accessible à tous

    Prochaine étape pour les chercheurs : continuer à développer une technologie encore plus fiable, plus efficace, plus adaptable, et moins chère pour permettre aux patients de l’utiliser chez eux. “Cette petite architecture, on peut aujourd’hui la télécharger en ligne sur le site web du projet”, souligne Benoît Bardy, chercheur à l’université de Montpellier spécialisé en sciences du mouvement humain, et coordinateur du projet Alterego. “Puis on peut l’implémenter sur des plateformes qui sont très différentes. Par exemple avec la petite webcam de son smartphone, avec son ordinateur, ou avec son système de home cinema à la maison, sans nécessairement devoir aller à l’hôpital”. “Nos patients n’ont pas d’argent ou très peu, insiste Delphine Capdevielle. Donc la question de faire en sorte que cela puisse être gratuit, remboursé, ou pris en charge facilement pour nos patients sera une question à résoudre afin de ne pas créer d’autres inégalités, alors que celles-ci sont déjà nombreuses pour ces patients”.

    Le projet a mobilisé 3 M€ de fonds européens.

  • Observance thérapeutique : la société irlandaise HealthBeacon cherche à lever 5 millions d’euros

    HealthBeacon, société irlandaise spécialisée dans les technologies de santé, a annoncé le 22 novembre 2017 qu’elle cherchait à lever 5 millions d’euros pour se développer au niveau mondial et ainsi atteindre un capital de plus de 8 millions d’euros.

    L’entreprise a récemment développé une plateforme technologique, connue sous le nom de « Smart Sharps System », qui aide les patients à respecter l’observance de leurs traitements par le biais de rappels numériques.

    Des rappels automatiques pour éviter les oublis

    HealthBeacon, qui a fait partie des finalistes de la compétition nationale Irish Times Innovation Awards 2017, a levé plus de 3 millions d’euros à ce jour grâce à des investisseurs comme Elkstone Partners et Oyster Capital.

    Les dispositifs connectés améliorent l’observance thérapeutique

    HealthBeacon souligne que plusieurs études cliniques ont démontré que seulement 50 à 70 % des patients prenaient correctement leur traitement médicamenteux. Les appareils connectés intelligents ont démontré une capacité à améliorer l’observance thérapeutique jusqu’à 27 %, indique une étude menée en 2010 par le Partners Centre for Connected Health (États-Unis).

    Smart Sharps System : un soutien numérique au quotidien

    Smart Sharps System est une application numérique connectée au calendrier personnel du patient précisant quand tel ou tel médicament doit être pris par le malade.

    L’outil envoie des rappels à l’utilisateur pour l’aider à bien suivre son traitement sur le long terme et ainsi à éviter les oublis. Il a été conçu en tenant compte des retours des usagers et en accordant la priorité à l’autonomie des patients.

    Depuis son lancement, 96 % des testeurs ont adopté l’outil conçu par HealthBeacon dans le cadre de leur traitement, précise la société.

    HealthBeacon : vers un développement aux États-Unis

    La solution numérique est déjà disponible en Europe, mais HealthBeacon cherche désormais à la développer à échelle mondiale, en commençant par les États-Unis. La société a récemment révélé son intention d’ouvrir des bureaux à Boston (États-Unis) et à Montréal (Canada).

    « Nous sommes ravis d’annoncer la prochaine phase d’investissement de HealthBeacon alors que nous continuons à évoluer vers une connexion mondiale des soins en participant au déploiement d’une gestion intelligente des médicaments pour les patients (…), a déclaré Jim Joyce, chef de la direction de l’entreprise irlandaise (source : Irishtimes.com). Notre technologie offre de puissantes perspectives aux médecins en leur fournissant des données en temps réel sur leurs patients. »

    E-santé : l’Irlande, un marché producteur de start-up innovantes

    « L’Irlande s’appuie sur sa réputation dans les domaines des sciences de la vie et de la technologie médicale en produisant des sociétés de santé numériques de qualité telles que HealthBeacon, capables de faire face à la concurrence internationale », se réjouit de son côté Liam Kiely, directeur des finances à Cantor Fitzgerald, qui doit mener le futur tour de table de financement de la start-up.

  • Handicap : Auticiel développe des tablettes pour améliorer l’apprentissage des personnes autistes

    L’association La Bourguette Autisme, qui compte 9 établissements pour personnes atteintes de Troubles envahissants du développement (TED) et pour enfants polyhandicapés en France, teste depuis un an les solutions numériques pour l’autonomie et l’apprentissage des personnes autistes de la société Auticiel dans l’Unité d’Enseignement Maternelle Autisme du Petit jardin à Montfavet, dans le Vaucluse.

    Lors d’une conférence co-organisée par La Bourguette et Auticiel le 21 novembre 2017 à Montfavet, les deux partis ont fait le point sur « L’apport des nouvelles technologies numériques et l’apprentissage des personnes autistes ». Cette expérience a révélé des bienfaits évidents sur l’apprentissage et sur l’autonomie des enfants autistes concernés.

    Les tablettes numériques et application d’Auticiel permettent notamment la mise en place d’un système de communication individualisé en fonction des besoins spécifiques d’accompagnement de chaque enfant.

    Les tablettes Amikeo : l’amélioration de l’apprentissage des relations sociales

    L’expérimentation démontre qu’après quelques séances de prise en main et d’utilisation des applications «récréatives» de la tablette Amikeo, l’enfant peut rapidement atteindre des objectifs en lien avec son Projet Personnalisé d’Accompagnement.

    Grâce à une dizaine d’applications personnalisables, l’enfant peut ainsi progressivement apprendre à identifier, trier et classer les informations par catégories, enrichir son vocabulaire, apprendre à gérer les situations du quotidien, reconnaître puis comprendre les émotions, chez lui comme chez les autres.

    La généralisation de l’outil dans les autres établissements de l’association

    Les premiers retours soulèvent la nécessité d’informer, sensibiliser et de rassurer les différents publics touchés par cette problématique, comme l’a évoqué Pascal Fauvel, directeur du Pôle Ressource Petite Enfance de l’association, lors de la conférence bilan : » lI existe aujourd’hui un réel intérêt porté aux outils numériques. Cet intérêt est accompagné de nombreuses questions concernant les limites et écueils de ces supports, le temps à mobiliser pour leur mise en œuvre, le moyens financiers nécessaires… Cependant, aucun doute n’est permis désormais sur la capacité de ces outils à soutenir et étayer l’ensemble des apprentissages des personnes présentant des troubles du spectre autistique ».

    L’association La Bourguette pense étendre l’utilisation des tablettes au sein de ses différents établissements, pour aider également les enfants scolarisés, adolescents et adultes dans leurs apprentissages et le développement de leur autonomie. 

    Un fonctionnement sous forme d’abonnement mensuel

    La Bourguette fait partie d’un réseau d’établissements et d’aidants familiaux et d’usagers qui ont permis de tester et d’améliorer les applications.

    « Notre projet date de 2011, au moment de l’arrivée des tablettes en France, précise Sarah Cherruault, fondatrice d’Auticiel. Notre spécificité est double puisqu’il s’agit d’applications d’aide/compensation à l’autonomie et que celles-ci sont extrêmement personnalisables pour s’adapter à tous les profils – l’environnement de la personne, ses besoins et ses capacités. » 

    En France, 200 000 enfants et adultes utilisent Amikeo, selon Sarah Cherruault. 200 établissements médico-sociaux qui ont été formés et accompagnés à l’usage du numérique. La tablette, sa coque et son logiciel sont aussi accessibles au grand public (395 euros pour la tablette « mobilité », 549 euros pour la tablette « confort). S’ajoute un abonnement mensuel de 9,99 euros pour l’ensemble ds programmes, avec l’envoi de statistiques mensuelles de progression.

    Des applications Auticiel pour smartphone sont aussi disponible sur les stores.

  • L’application Ange 112 : communiquer aux urgences les données médicales des malades à secourir

    L’application mobile Ange 112, lancée le 31 octobre 2017, permet de mettre à disposition des services d’urgence et de secours une partie ou l’intégralité d’un dossier santé informatisé d’urgence.

    Le concept a été imaginé par Marie-José Domecq, cadre de santé, et Albert Domecq, colonel de gendarmerie à la retraite. La version gratuite de l’application permet de rentrer ses coordonnées, son groupe sanguin et ses allergies, tandis que la version payante (19,90 euros/an jusqu’au 31 décembre 2017 puis 29,90 euros – gratuit pour les moins de 18 ans) permet de renseigner des informations administratives en scannant sa carte vitale et d’autres informations médicales : vaccins, interventions chirurgicales, séjours à l’étranger, etc.

    Régulièrement, l’application fait des rappels pour inciter à mettre à jour ses données médicales.

    En pratique

    En cas d’urgence, l’utilisateur alerte les services de secours en appuyant sur le bouton d’appel d’urgence de l’application ou en composant le 112. À leur arrivée, ceux-ci peuvent consulter les informations qui ont été rentrées dans l’application et ainsi gagner un temps précieux dans l’évaluation et la prise en charge de l’utilisateur. Le dossier santé reste disponible sur Ange 112 même en l’absence de couverture réseau, à l’exception des documents associés.Si la personne est inconsciente à l’arrivée des secours, les données non confidentielles, insérées en fond d’écran (écran de smartphone verrouillé) seront directement accessibles.

    Des données sécurisées

    Pour le stockage des données, la SAS « Ange 112 » a signé un contrat avec l’hébergeur Asplenium Hosting Services – Arrow. Cette société est agréée par le Ministère des affaires sociales et de la santé. Elle est certifiée ASIP Santé. De plus, elle a reçu un avis favorable de la CNIL pour l’hébergement de ce type de données, ainsi que du comité d’agrément des hébergeurs.

    Une évolution vers la géolocalisation

    Les concepteurs d’Ange 112 prévoient déjà de nouvelles fonctionnalités pour leur application. Deux nouveautés sont en cours de développement :

    • la géolocalisation : les services de secours pourraient consulter les données du dossier santé informatisé d’urgence avant leur départ en intervention, tout en géolocalisant l’utilisateur ;
    • l’international : les prochaines versions de l’application seront traduites en plusieurs langues pour offrir une meilleure prise en charge de l’utilisateur lors de ses voyages à travers le monde.
  • La robotique et le numérique se déploient dans le secteur de la santé en Asie, selon Bloomberg

    Dans une analyse publiée mi-novembre 2017, le groupe financier américain Bloomberg met en avant les grandes tendances et innovations à suivre dans le secteur de la santé en Asie en 2018 et au-delà.

    La robotique, le séquençage du génome et la numérisation des hôpitaux font partie des domaines les plus prometteurs dans la région, notamment en Australie, en Chine et à Taïwan.

    Health tech : l’Asie est en train de rattraper progressivement son retard

    Bien qu’elle abrite plus de la moitié de la population mondiale, certaines des économies les plus dynamiques au monde et de grands marchés pharmaceutiques, l’Asie est quelque peu à la traîne lorsqu’il s’agit de proposer de nouvelles solutions pour les traitements de demain.

    Des facteurs démographiques favorables et un soutien des gouvernements

    Certaines évolutions montrent cependant que le continent est en train de rattraper son retard :

    • les populations asiatiques, qui vieillissent rapidement et deviennent de plus en plus en riches, réclament des soins de meilleure qualité et les investisseurs cherchent ainsi à innover davantage dans le secteur ;
    • De nombreuses innovations dans le domaine de la santé du futur n’en sont qu’à leur balbutiement en Asie et leur succès n’est pas assuré mais elles bénéficient du soutien des gouvernement souhaitant encourager le développement du secteur de la health tech.

    Voici les cinq principaux secteurs dans lesquels l’Asie pourrait devenir leader selon l’analyse de Bloomberg.

    Australie : le cyborg, l’être humain du futur ?

    Des scientifiques australiens recherchent des moyens de créer des parties du corps robotisées pouvant être contrôlées par le cerveau du patient équipé afin de permettre aux personnes physiquement handicapées de marcher ou de saisir un objet avec la main par exemple.

    Redonner la vue aux personnes aveugles

    • Des recherches à l’Université de Melbourne ont abouti à la création d’une start-up appelée Bionic Vision Technologies. L’entreprise cherche à commercialiser un dispositif capable de (re)donner la vue aux aveugles. Elle a mis au point un appareil composé d’une caméra, d’une paire de lunettes, d’une unité de traitement de la vue externe et d’un réseau d’électrodes qui serait intégré derrière la rétine.
    • Une autre start-up australienne, Monash Vision Group, est en train de développer un système oculaire bionique qui se connecte directement avec le cerveau.

    Un exosquelette pour permettre aux personnes paralysées de remarcher

    • Une autre technologie élaborée par une équipe de l’Université de Melbourne va encore plus loin. Elle repose sur l’implantation d’une électrode dans un vaisseau sanguin situé à côté de la partie du cerveau qui contrôle le mouvement. L’outil pourrait être utilisé pour contrôler un exosquelette de robot qui permettrait aux personnes paralysées de marcher à nouveau.

    Corée, Chine et Japon : médicaments biologiques et pilule connectée

    Corée du Sud et Chine : premiers fabricants de médicaments biologiques

    De nos jours, les thérapies les plus sophistiquées au monde pour traiter des maladies comme le cancer sont basés sur la prise de médicaments biologiques, soit des médicaments fabriqués à partir de cellules vivantes ou de protéines.

    L’Asie est en train d’émerger comme l’un des leaders de la fabrication de ces médicaments et de leurs versions moins coûteuses, appelées les « biosimilaires ». En Corée du Sud, des entreprises comme Samsung Biologics, filiale du géant de l’high tech, disposent d’usines ayant les capacités technologiques nécessaires à la production en masse de thérapies aussi complexes pour des sociétés pharmaceutiques internationales. La société chinoise WuXi Biologics (Cayman) fait également partie des acteurs importants de ce marché spécifique.

    Japon : la première pilule connectée validée par la FDA

    Par ailleurs, L’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration) a approuvé en novembre 2017 le premier médicament numérique au monde, conçu par la société japonaise Otsuka Pharmaceutical. Il s’agit d’une pilule antipsychotique qui envoie un signal au smartphone auquel elle est connecté une fois qu’elle a atteint l’intestin pour que les médecins puissent savoir si les patients prennent leurs médicaments.

    La micro puce intelligente va être intégrée dans les comprimés Abilify, utilisés pour traiter la schizophrénie, les troubles bipolaires et d’autres maladies mentales.

    Taïwan et la Chine misent sur le numérique pour moderniser le système hospitalier

    Certains pays asiatiques exploitent de manière avancée le potentiel des big data pour améliorer les soins médicaux.

    Par exemple, Taïwan a été l’un des leaders en Asie dans le domaine de la numérisation des dossiers médicaux. Ce passage au numérique a permis aux chercheurs de l’Hôpital universitaire national de Taïwan d’exploiter en profondeur des milliers de données, explique Isaac Ho, P.-D.G. de Venturecraft Group (source : Bloomberg). Il assure que les chercheurs taïwanais ont désormais la possibilité d’analyser en détail les dossiers relatifs au traitement des patients pour savoir quels suppléments nutritionnels peuvent leur être prescrits en fonction de leur âge, de leur maladie et de leurs antécédents médicaux.

    Collecter de données sur les patients pour fournir des soins plus personnalisés

    En Chine, des applications mobiles comme WeDoctor et Good Doctor de Ping An Insurance Group se développent dans les hôpitaux traditionnels afin d’offrir des services en ligne complets aux patients, de leur première demande de consultation jusqu’à leur séjour à l’hôpital. Cela permet aux entreprises de collecter des données tout au long de leur parcours et de fournir des soins plus personnalisés.

    La Chine à la pointe du séquençage du génome

    La médecine de précision capte l’attention des chercheurs chinois

    Les chercheurs chinois exploitent de vastes volumes de données pour progresser dans la médecine de précision, une science émergente qui permet de personnaliser les traitements en fonction de la génétique et des caractéristiques biologiques du patient. Le pays avance ainsi de manière intéressante dans le domaine de la génomique.

    La génomique est la cartographie des gènes. Elle permet de fournir des informations précieuses permettant à l’équipe médicale de connaître le risque que telle personne a de développer telle ou telle maladie, ou de savoir quel médicament serait plus efficace pour tel patient. Pour être réellement efficace, l’analyse des génomes doit être effectuée sur un grand nombre de personnes. C’est là que les Chinois ont un avantage.

    La Chine a l’avantage de pouvoir séquencer des centaines de millions de génomes

    Alors que le gouvernement britannique travaille sur le séquençage d’environ 100 000 génomes et les États-Unis sur celui d’1 million de génomes, la Chine se penche quant à elle sur le séquençage de 100 millions de génome, souligne Laura Nelson Carney (source : Bloomberg), analyste à Sanford C. Bernstein (États-Unis). « Ce qui est un peu différent en Chine, c’est qu’il n’y a pas la peur du Big Brother et cette crainte de savoir entre quelles mains sont tombées mes données », précise-t-elle.

    Cette facilité à exploiter le séquençage génétique pour la médecine préventive a aidé des entreprises privées comme Beijing Genomics Institute (BGI), basée à Shenzhen, à amasser d’énormes masses de données, explique Laura Nelson Carney. Une autre entreprise chinoise, iCarbonX, analyse les données provenant des dossiers médicaux et des comportements des patients (activités physiques, alimentation…), en plus de proposer une analyse de leur génome permettant au personnel médical de leur fournir des conseils médicaux plus personnalisés.

    Japon : le grand potentiel des cellules souches « universelles »

    Les entreprises japonaises tentent de tirer parti d’une découverte du scientifique japonais Shinya Yamanaka, récompensée par le prix Nobel. M. Yamanaka a découvert que toute cellule humaine pouvait être génétiquement reprogrammée à un stade embryonnaire.

    En se basant sur les résultats de cette recherche révolutionnaire, des sociétés comme Fujifilm Holdings Corporation et Takeda Pharmaceutical ont développé des banques de ces cellules dites « universelles ».

    Certaines entreprises et scientifiques japonais ont prévu de s’allier pour réaliser des essais cliniques afin de tester de nouvelles thérapies utilisant cette technologie, qui permet de cibler tout un panel de maladies et de troubles, de la maladie de Parkinson aux lésions de la moelle épinière.

  • Robotics and cutting-edge medical technologies are gaining momentum in the Asian healthcare industry

    In an analysis published in mid-November 2017, the US financial group Bloomberg highlighted the major trends and innovations in the healthcare sector in Asia worth tracking in 2018 and beyond.

    Robotics, gene sequencing and hospital digitization are among the most promising areas in the region.

    Health tech: Asia is getting better

    Although being home to more than half the world’s population, having some of the most dynamic economies in the world and some of the largest markets for pharmaceuticals, Asia has lagged when it comes to develop new healthcare solutions for the future.

    Favorable demographic factors and support from governments

    However, some signs show that Asian markets are changing in a positive way:

    • Asian populations, which are aging rapidly and becoming more affluent, are demanding better care. Investors are trying to innovate more;
    • Many healthcare innovations in Asia are still at a nascent stage and their success isn’t guaranteed but they have the backing of governments wishing to build cutting-edge medical technologies.

    Here are the main sectors in which Asia could become a leader according to Bloomberg’s analysis.

    Australia: the cyborg, the human being of the future?

    Australian scientists are looking for ways to create robotic body parts that can be controlled by the brain to help amputees and others with disabilities to walk or grab something with their hand, for example.

    To restore sight to the blind people

    • Research at the University of Melbourne has led to the creation of a start-up called Bionic Vision Technologies. The company is seeking to commercialize a method that can restore sight to the blind people. The technology uses a device consisting of a camera, a pair of glasses, an external worn vision processing unit and an electrode array that would be integrated behind the retina.
    • Another Australian start-up, Monash Vision Group , is developping a bionic eye system that connects directly to the brain.

    A robot exoskeleton to allow paralyzed people to walk again

    • Another technology developed by a team from the University of Melbourne goes even further. It is based on the implantation of an electrode in a blood vessel located next to the part of the brain that controls movement. The method could be used to control a robot exoskeleton that would allow paralyzed people to walk again.

    Korea, China and Japan: Biological drugs and connected pill

    South Korea and China: the leaders in the manufacture of biologic drugs

    Nowadays, the most sophisticated therapies in the world for diseases such as cancer and arthritis are based on the use of biologic drugs, which are drugs made from living cells or proteins.

    Asia is emerging as one of the leaders in the manufacture of these medicines as well as their cheaper versions, called « biosimilars ». In South Korea, companies like Samsung Biologics, a subsidiary of the high tech giant, sprawling plants with the high-tech capabilities needed to mass produce such complex therapies for international pharma companies. China’s Wuxi Biologics (Cayman) is also an important player in this specific market.

    Japan: the world’s first digital drug approved by the FDA

    In addition, in November 2017, the Food and Drug Administration (FDA) approved the world’s first digital drug, created by the Japanese company Otsuka Pharmaceutical. It is an antipsychotic pill that sends a signal to smartphones once it reaches the gut so that doctors can find out if their patients are taking their medications.

    The smart microchip can now be integrated into Abilify tablets, used to treat schizophrenia, bipolar disorder and other mental illnesses.

    Taiwan and China invest on digital technology to revolutionize hospital system

    Some Asian countries are harnessing the potential of big data to improve medical care.

    For example, Taiwan has been one of the leaders in Asia in the field of medical records digitization. That has allowed researchers at the Taiwan’s National University Hospital to leverage reams of data in interesting ways, according to Isaac Ho, chief executive officer of Venturecraft Group, which says that Taiwanese researchers can analyze in detail records of patients’ treatment as they are generated to decide on nutritional supplements that can be targeted by age, disease and medical history.

    To collect patient data to provide more personalized care

    In China, mobile applications like WeDoctor and Ping An Insurance Group‘s Good Doctor are expanding into brick-and-mortar hospitals to provide end-to-end coverage for patients, from their first online inquiries to a hospital stay, Bloomberg notices. « That allows companies to collect data along the way and provide more personalized care. »

    China at the forefront of genome sequencing

    Precision medicine catches the attention of Chinese researchers

    Chinese researchers are tapping vast troves of data to advance in precision medicine, an emerging science that makes it possible to customize treatments based on the patient’s genetics and characteristics. The country is thus moving forward in an interesting way in the field of genomics.

    Genomics is the mapping of genes. It can provide valuable informationlike a person’s risk for a disease, or how they’ll take to particular medicines. Problem: detecting patterns requires analyzing the genomes of large numbers of people. « That’s where the Chinese have an advantage », Bloomberg said.

    China has the advantage of being able to sequence hundreds of millions of genomes

    While the UK government is working on the sequencing of about 100,000 of their citizens’ whole genomes, and the United States is sequencing 1 million genomes, China is sequencing 100 million, told Laura Nelson Carney (source: Bloomberg), an analyst at Sanford C. Bernstein (USA). « What’s a little different in China is that there’s no big brother fear of who has my data, » she said.

    This comfort in tapping genetic sequencing for preventive medicine has helped private firms like Shenzhen-based Beijing Genomics Institute (BGI) to amass huge databases of their own, Laura Nelson Carney said. Another Chinese company, iCarbonX, is working on layering data from medical records and behavior on top of its analysis of a person’s genome to provide more personalized medical advice, she added.

    Japan: the great potential of « universal » cells

    Japanese companies are trying to capitalize on a Nobel Prize-winning discovery by Japanese scientist Shinya Yamanaka. Mr Yamanaka found that any human cell can be genetically reprogrammed to an embryonic state.

    Based on the results of this groundbreaking research, Japanese firms like Fujifilm Holdings Corporation and Takeda Pharmaceutical have been developing banks of such “universal” cells.

    Some Japanese businesses and scientists have planned to team up to conduct clinical trials in order to try out new therapies using this technology, targeting everything from Parkinson’s disease to spinal cord injuries.