DMN

  • L’application Cica’Clic des Laboratoires ConvaTec permet de suivre l’évolution d’une plaie

    ConvaTec propose depuis janvier 2017 l’application mobile gratuite Cica’Clic, réservée aux professionnels de santé, qui permet de suivre l’évolution d’une plaie et de choisir le pansement adapté.

    Cica’Clic a été développé en collaboration avec des infirmières et compte 3 000 professionnels utilisateurs.

    Les fonctionnalités de l’application facilitent le suivi des patients porteurs de plaies :

    • identification du pansement adapté à chaque type et stade de plaie, ainsi que des conseils associés ;
    • rédaction de l’ordonnance directement via l’application ;
    • création de dossier patient avec enregistrement des informations médicales les concernant (les données enregistrées sont confidentielles puisqu’elles sont stockées dans le téléphone de l’utilisateur et ne sont en aucun cas accessibles à un tiers) ;
    • suivi de l’évolution de la cicatrisation des plaies prises en charge grâce à une fonction « prendre une photo » intégrée.

    Enfin, l’application recense des actualités, la liste des congrès et réunions professionnels liés au domaine médical correspondant.

    Cica’Clic est disponible gratuitement sur l’Apple Store ou sur Google Play.

  • Cybersécurité, la première crainte des professionnels de santé (étude e-santé en Suisse)

    Les hôpitaux suisses attendent de la digitalisation une optimisation des processus et une meilleure prise en charge des patients, mais les craintes cyber-sécuritaires restent l’obstacle principal pour mener à bien des projets de e-santé.

    C’est ce qui ressort d’une étude* mandatée par Swisscom, réalisée par le cabinet MSM Research publiée en septembre 2017. D’autres freins identifiés à la progression de la e-santé sont notamment la non-acceptation par les employés et autres partenaires ou les coûts engendrés par rapport aux avantages que les innovations confèrent aux établissement de santé.

    L’étude a été menée dans 44 hôpitaux, cliniques et hospices helvétiques.

    Les attentes en matière de e-santé

    Les établissements de santé helvétiques attendent des technologies numériques qu’elles optimisent les processus, dans l’espoir, notamment :

    • d’alléger le fardeau administratif ;
    • d’améliorer la communication et la transparence, à la fois au niveau des traitements des données commerciales et des informations concernant les patients.

    L’étude souligne que la e-santé doit aussi viser à améliorer la prise en charge des patients ; ainsi, elle doit permettre de prodiguer des traitements plus rapidement et de façon plus ciblée.

    Pour les hôpitaux, cliniques et hospices, la mise en réseau permise par les technologies digitales offre des perspectives prometteuses aussi bien en termes d’allégement des processus que d’amélioration des services aux patients. Cette mise en réseau est déjà une réalité avec les assureurs et, dans une moindre mesure, avec d’autres établissements de santé et les laboratoires.

    De nombreux freins potentiels

    De nature juridique, politique, socioculturelle, organisationnelle ou technologique, les freins restent nombreux. Interrogés sur leurs craintes, les hôpitaux ont mis en avant, entre autres (plusieurs choix possibles) :

    • les risques cyber-sécuritaires : 47 % ;
    • la protection des données et de la sphère privée : 22 % ;
    • les coûts élevés /aucun avantage direct évident : 31 % ;
    • les obstacles liés à la régulation : 19 % ;
    • la non-acceptation par les employés (13 %), les autres fournisseurs de service (13 %) et les patients (9%) ;
    • le manque de ressources et de savoir-faire en interne : 6%.

     Cyber-sécurité en France

    En France, « les établissements de santé sont clairement identifiés comme des cibles potentielles de pirates informatiques. C’est pourquoi nous mettons tout en œuvre pour assurer la sécurisation des outils numériques touchant à la santé humaine », confiait Guillaume Poupard, directeur général de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) (Source : Le point.fr, 2016).

    Pour rappel, c’est l’Asip Santé qui est en charge d’apporter l’appui au traitement des incidents à travers la Cellule ACSS.

    La majorité des acteurs ont conscience de la nécessité de se protéger et ce, même si cela implique des coûts non productifs. En moyenne, les efforts demandés devraient avoisiner 5 % des budgets informatiques existants. Des audits seront menés par l’ANSSI pour s’assurer que ces dépenses ont conduit à l’adoption de dispositifs de protection et de détection d’intrusion efficaces.

    Cédric Villani, chargé par le Président de la République d’une mission d’information sur l’intelligence artificielle, a par ailleurs fait part, dans son premier bilan de recherche, de la nécessité, pour l’ensemble des pays européens, de réaliser des investissements lourds pour la cybersécurité – il a chiffré à plusieurs dizaines de milliards d’euros l’investissement nécessaire pour se mettre à jour.  

  • Angleterre : des cliniques semi-virtuelles pour réduire les files d’attente en ophtalmologie

    Le Bolton NHS Foundation Trust vient de lancer de nouvelles cliniques ophtalmologiques destinées à réduire considérablement le temps d’attente des patients devant réaliser des tests oculaires importants.

    Ces unités spécialisées, dont une partie des activités sera gérée de manière numérique, vont être déployées au sein du Waters Meeting Health Centre de Bolton, dans le Grand Manchester (Angleterre). Cette transformation est soutenue par un financement d’1 million de livres sterling (1,13 M. €), mis en place en collaboration avec le NHS Bolton Clinical Commissioning Group (CCG) et le trust.

    Moins d’une heure d’attente avant une consultation

    La mise en place de ces établissements spécialisés permettront aux patients atteints de maladies sérieuses, comme le glaucome et la dégénérescence maculaire humide, d’obtenir une consultation en moins d’une heure, au lieu d’environ trois heures actuellement à l’hôpital.

    Une prise en charge par des techniciens experts

    La clé de la réussite de ces nouvelles cliniques sont la formation de techniciens en ophtalmologie dite « avancée ». Ces experts sont capables de jouer plusieurs rôles : ils peuvent conduire divers tests et contrôles, dont des tests d’acuité visuel, des mesures de la tension oculaire, des balayages laser, etc. Ils sont également formés à mieux soutenir le patient, par exemple en lui apprenant à gérer son trouble ou sa maladie au quotidien.

    Les sessions dédiées à l’ophtalmologie au sein du Waters Meeting Health Centre seront dispensées tous les jours, du lundi au vendredi, par cinq techniciens en ophtalmologie maîtrisant parfaitement les nouvelles technologies et trois responsables cliniques.

    Les patients seront ainsi vus par le spécialiste qui leur convient au lieu de plusieurs employés différents, comme c’est le cas habituellement à l’hôpital.

    Un dossier électronique pour faciliter le partage des informations

    L’autre atout de ces centres est qu’ils sont en partie virtuels. En août 2017, le dossier électronique open source OpenEyes a été déployé au sein de l’unité ophtalmologique.

    Les résultats des examens réalisés au cours d’une consultation seront envoyés électroniquement à un médecin spécialisé pour une analyse précise qui sera transmise au patient et à son médecin généraliste par voie numérique.

    Le Bolton NHS Foundation Trust estime qu’environ 2 000 patients utiliseront les nouvelles cliniques chaque année.

    Vers une transformation des modèles de soins ophtalmologiques

    « Comme la population vit plus longtemps, nous prenons de plus en plus soin des personnes ayant des problèmes oculaires (de nombreuses maladies oculaires étant liées au vieillissement), a déclaré Kath Smyth, responsable clinique des services ophtalmologiques au NHS Bolton CCG. Il existe également de nouveaux traitements pour des affections qui ne pouvaient être traitées auparavant, ce qui signifie que nous devons voir davantage de patients. »

    « C’est un changement passionnant (…) dans la façon dont les soins ophtalmologiques à l’hôpital sont dispensés à Bolton, se réjouit Barry Silvert, directeur clinique au NHS Bolton CCG. Les services d’ophtalmologie font l’objet de pressions croissantes à l’échelle nationale et Bolton a pris les devants en instaurant cette mesure novatrice. En ayant co-développé un modèle cliniquement durable fondé sur les résultats, les services de soins oculaires de [notre ville] sont maintenant adaptés pour l’avenir. »

  • Rapport : les solutions health tech doivent être intégrées à un mode de vie sain pour être efficaces

    Kantar Health, une société américaine spécialisée dans les études de marché dans le secteur de la santé, a publié en octobre 2017 son étude annuelle sur l’impact réel de près de 200 maladies sur la population, avec un point de vue centré sur le patient.

    L’édition 2017 du « Rapport mondial sur la santé et le bien-être » (« the Global Health and Wellness Report », GHWR) démontre notamment que l’accès aux nouvelles technologies dans le secteur de la santé n’entraîne pas nécessairement d’effets positifs significatifs s’il n’est pas combiné à l’adoption d’un mode de vie sain.

    Un large accès aux technologies avancées ne suffit pas à améliorer la santé

    États-Unis : le développement de la health tech offre davantage de choix aux patients

    Les patients aux États-Unis, contrairement à de nombreux autres pays, continuent de bénéficier d’un large accès aux technologies avancées, aux nouveaux médicaments et tests de diagnostic, précise le rapport.

    « Parce que l’accès aux soins médicaux est élevé, les individus ont un large éventail de choix [aux États-Unis] en ce qui concerne les fournisseurs d’assurance, les mesures préventives, y compris les consultations chez des fournisseurs spécialisés ou la réalisation de tests préventifs, et les niveaux de traitement, qu’il s’agisse des programmes permettant d’entraîner un changement du mode de vie, des médicaments en vente libre ou sur ordonnance et des chirurgies. »

    Mais la persistance de mauvais comportements entrave l’amélioration globale de la santé

    Cependant, l’accès aux technologies et aux traitements les plus récents entraîne des coûts plus élevés et est accompagné par le développement globale d’un mode de vie potentiellement moins sain.

    Malgré l’existence de comportements sains au sein du pays, notamment l’augmentation du nombre de personnes pratiquant une activité physique et le nombre décroissant de fumeurs, les auteurs de l’étude ont constaté que la généralisation de mauvaises habitudes alimentaires, accentuée par la présence d’un niveau élevé d’aliments transformés au sein de l’industrie agroalimentaire, avait entraîné une augmentation significative du taux d’obésité aux États-Unis depuis plusieurs années.

    Le phénomène est aggravé par le fait que les citoyens américains sont globalement dépendants de la voiture. La majorité d’entre eux utilisent leur voiture pour aller travailler, faire du shopping et voir des amis.

    Ce mode de vie explique en partie l’augmentation du taux des maladies liées à l’obésité, comme les maladies cardiovasculaires et métaboliques, les douleurs chroniques et les troubles psychiatriques, susceptibles de provoquer davantage de décès prématurés.

    Un taux élevé des maladies non transmissibles

    Au Royaume-Uni, par exemple, le tabagisme, la consommation d’alcool, l’hypertension artérielle et l’obésité sont les problèmes de santé publique les plus préoccupants chez les adultes, indique le rapport.

    Les maladies non transmissibles causeraient plus des trois quarts des décès au Royaume-Uni, les maladies cardiovasculaires et les cancers en étant les principales causes, précise-t-il.

    Les principaux enseignements apportés par le rapport

    • Les États-Unis sont les leaders dans presque tous les domaines thérapeutiques. Ils affichent cependant l’une des plus faibles productivités individuelles (WPAI) dans l’ensemble des catégories de maladies traitées.
    • Lorsque les auteurs de l’étude ont comparé l’ensemble des WPAI, la Chine s’est avérée être la plus impactée par le manque de productivité individuelle parmi les pays émergents.
    • Pour la plupart des traitements, quelle que soit la maladie, les cinq pays de l’Union européenne observés connaissent quant à eux la plus importante WPAI.
    • La Chine présente des taux de traitement plus élevés que les autres pays étudiés pour certaines maladies mais cela s’explique principalement par le fait que, généralement, seuls les patients souffrant d’une maladie grave consultent un professionnel de la santé dans le pays.
    • Les États-Unis et l’Allemagne se positionnent en haut du classement lorsqu’on s’intéresse au pourcentage de leur population pratiquant une activité physique mais ce sont les deux pays qui présentent le pourcentage le plus élevé de personnes atteintes d’obésité.
    • Les États-Unis est le pays où il y a la plus importante proportion d’adultes souffrant d’une maladie métabolique (57 % de la population est diagnostiquée), comme l’hypercholestérolémie, l’hypertension, l’obésité, le diabète de type 2 et les maladies thyroïdiennes.
    • En ce qui concerne le taux d’adultes souffrant de douleurs chroniques, comme le mal de dos, les États-Unis se classent au premier rang avec 53 % des cas déclarés et 23 % des cas diagnostiqués.

    Des résultats contradictoires

    Pas de lien avéré entre la croissance des dépenses de santé et l’augmentation de la longévité

    L’enquête révèle plusieurs contradictions, notamment le fait que les dépenses de santé n’augmentent pas nécessairement à mesure que l’espérance de vie croît puisque les États-Unis est le pays où la population dépense le plus en matière de santé mais ils se classent seulement au septième rang en matière de longévité.

    Le Japon et l’Espagne arrivent quant à eux en première et en deuxième position en termes de longévité mais quatrième et huitième au niveau de l’importance des dépenses de santé.

    De « nombreuses possibilités d’amélioration »

    « Alors que le rapport de 2017 indique que des progrès ont été réalisés dans les soins délivrés aux patients, il [révèle également qu’il] y a encore du travail à faire pour améliorer la vie des personnes souffrant de maladies diverses car dans toutes les régions, les taux de diagnostic et de traitement varient considérablement et montrent que de nombreuses possibilités d’amélioration [sont envisageables] », a déclaré Michael Fronstin, directeur général de la division « résultats de santé, épidémiologie et prévision » à Kantar Health.

    Donner un rôle plus important au patient par le biais des nouvelles technologies

    Ces progrès peuvent notamment être obtenus par le développement des solutions health tech, en particulier numérique, qui, utilisées de manière optimale, ont la capacité d’aider les populations à modifier leurs comportements, aussi bien au niveau alimentaire qu’au niveau physique.

    Le facteur semblant être ici essentiel pour parvenir à améliorer l’état de santé global de la population est de placer le patient au centre du système pour qu’il puisse devenir acteur, à la fois en améliorant ses connaissances dans le domaine médicale mais aussi en apprenant à gérer par lui-même sa santé sur le long terme pour tenter de la préserver ou de l’améliorer au quotidien.

  • Le e-carnet de soin Compilio (ex-CS3) se déploie en Auvergne Rhône-Alpes et nomme des ambassadeurs

    Lancé en 2016, Compilio est un carnet de soins numérique accessible par Internet, sécurisé, confidentiel et gratuit qui permet une meilleure coordination du parcours de soins des personnes – adultes et enfants – ayant des besoins spécifiques, c’est-à-dire une maladie chronique ou un handicap. Il permet de centraliser et de partager des informations et des documents nécessaires à la prise en charge de ces patients et peut être utilisé par les personnes concernées et/ou leurs représentants légaux et les professionnels qu’ils ont autorisés.

    Copiloté par le réseau R4P, Réseau de rééducation et de réadaptation pédiatrique en Rhône-Alpes et l’Agence Régionale de Santé Auvergne Rhône-Alpes, l’outil a été développé par la Direction des Systèmes d’Information et de l’informatique des Hospices Civils de Lyon. Le déploiement, assuré par le réseau R4P et le Groupement de Coopération Sanitaire Rhône-Alpes se poursuit en région Auvergne-Rhône-Alpes.

    Le 30 novembre 2017, le réseau R4P annonce que le déploiement de l’outil est dynamisé par l’arrivée de 6 « Ambassadeurs Compilio » répartis sur le territoire (Grenoble, Lyon, Saint-Etienne, et prochainement Clermont-Ferrand). Leur mission : présenter le carnet Compilio et accompagner les familles et professionnels intéressés.

    La prise en charge de personnes ayant des besoins spécifiques peut être complexe pour plusieurs raisons :

    • Le nombre important de professionnels ;
    • La variété et la quantité d’actes réalisés ;
    • La quantité d’informations à conserver.

    Compilio permet alors de centraliser et de sauvegarder ces informations. Le titulaire du carnet peut proposer l’accès à son Compilio aux professionnels de son choix, qu’ils soient à l’hôpital, en libéral ou dans une structure médico-sociale. Les professionnels peuvent ainsi accéder aux informations qui leur sont utiles, pour mieux connaître le parcours de la personne, et y insérer leurs propres documents.

    Plus de 2 000 familles et 750 professionnels inscrits

    Au 30 novembre 2017, Compilio concerne plus de 2 000 familles et 750 professionnels qui profitent des différents services proposés :

    • Sauvegarde et partage de toutes les données utiles au suivi d’une personne (compte rendu d’examens, d’analyse et de consultation, informations liées aux habitudes de vie, à son parcours médical, psychologique ou socio-éducatif);
    • Accès à des outils de suivi (courbe poids/taille, traitements, événements, allergies, carnet d’adresses, etc.) ;
    • Accès à des modèles de documents (certificats médicaux, formulaire MDPH, fiche de liaison).

    Compilio vient compléter les services offerts par les portails patients des Centres Hospitaliers Universitaires de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (MyHCL, MonGHTLoire, MyCHUGA,…) qui ont pour objectifs de faciliter les démarches administratives de leurs patients.

    L’application Mobile Compilio est disponible pour les particuliers sur l’Apple Store et l’AndroidMarket.

  • Baromètre du numérique 2017 : les Français sont prêts à adopter de nouveaux services numériques

    Le Baromètre du numérique sur « Les conditions de vie et aspirations des Français » réalisé par l’ARCEP, le Conseil général de l’économie et l’Agence du numérique, publié le 23 novembre 2017, confirme la progression des usages du numérique dans la société, avec des Français de plus en plus connectés.

    En 2017, 85% d’entre eux disposent d’un accès à internet à leur domicile et les trois quarts déclarent se connecter au web quotidiennement, de préférence via leur téléphone. 73% des Français en possèdent un aujourd’hui, alors qu’ils étaient à peine plus d’un quart (28%) en 2012.

    Reste que les possibilité offertes par les outils numériques sont encore « largement sous-exploitées », selon le Baromètre, avec 49 % des Français de 18 ans et plus qui profitent « pleinement » ou « assez largement » des possibilités offertes par les nouvelles technologies (nouveaux services, nouvelles fonctionnalités) dans leur vie quotidienne. 26 % n’en profitent pas du tout.

    Les plus jeunes et les plus diplômés sont ceux qui disent en profiter le plus, pour les achats en ligne ou l’e-administration, par exemple. A contrario, les plus âgés et les moins diplômés savent moins tirer profit des opportunités offertes par les outils numériques dans la vie de tous les jours.

    En conclusion, l’étude révèle que les Français « ne sont pas aussi frileux ou conservateurs qu’on le pense » et se disent prêts à adopter de nouvelles technologies ou services numériques « immédiatement » (24 %) ou « progressivement » (52 %).
    Seuls 23 % s’y refusent, notamment les personnes non-diplômées ou les plus de 70 ans.

  • Diabète de type 2 : trois organisations UK s’associent à des sociétés health tech

    Les organisations publiques NHS England et Public Health England ainsi que l’association Diabetes UK viennent de s’associer à des entreprises privées, en plein essor dans le secteur de la e-santé, pour tester de nouvelles approches numériques visant à lutter contre le diabète de type 2.

    Un projet pilote, qui devrait être lancé ce mois de novembre, permettra à cinq entreprises et huit régions d’Angleterre de tester une série d’applications, de gadgets, de bracelets et d’autres produits numériques innovants dans le but de réduire le risque de développer la maladie.

    Des coachs santé et des soutiens en ligne

    Les patients qui participeront à ce pilote de grande envergure seront recrutés sur une période de six mois et auront accès à des produits numériques pendant douze mois.

    Tout en fixant et en surveillant numériquement les objectifs des participants, le programme permettra aux testeurs d’accéder à des coachs santé et à des groupes de soutien en ligne.

    Les trois organismes britanniques précisent que certains patients disposeront également d’un dispositif portable pour contrôler leur activité physique et recevoir des messages de motivation ainsi que des instructions, des informations mises pour la première fois publiquement à disposition sur la plateforme du NHS, précise NHS England.

    Des technologies basées sur le coaching personnalisé

    Les dispositifs évalués au cours de ce pilote incluent :

    • Nujjer (UK).
      Nujjer est un bracelet connecté qui surveille l’activité physique, la fréquence des repas et la fréquence des repas. Combiné à une application smartphone, il permet d’accéder à vingt-deux séances pédagogiques centrées sur l’activité physique, l’alimentation et le psychologique (développement de la force mentale).
    • Smart Digital Diabetes Prevention, par Hitachi (Japon).
      Il s’agit d’un portail en ligne dédié à l’auto-évaluation et à la gestion personnelle de sa santé. Il donne notamment accès à un coach professionnel en santé délivrant des conseils et proposant un encadrement personnalisé.
    • Oviva (Suisse).
      La société suisse, qui s’est aussi développée en Angleterre, a mis au point une technologie offrant un programme intensif de huit semaines avec un diététicien expérimenté. L’expert délivre au patient des conseils personnalisés et lui apporte un soutien via une application smartphone et des appels téléphoniques, soutenus par des vidéos et des podcasts.
    • Liva Healthcare (Danemark).
      La plateforme de santé numérique élaborée par Liva Healthcare est destinée aux patients pré-diabétiques. Elle propose elle aussi une mise en relation avec un coach personnel pendant douze mois afin d’aider l’utilisateur à adopter un mode de vie plus sain. Le programme débute par une rencontre personnelle entre le patient et le professionnel de la santé, suivie de séances de coaching personnalisées réparties sur l’année visant à modifier durablement les habitudes alimentaires et sportives de la personne.

    Une intervention ciblée sur le mode de vie ferait reculer les maladies chroniques

    « Il a été cliniquement prouvé [au] Danemark qu’une intervention [centrée sur le changement de] mode de vie pouvait faire reculer les maladies chroniques, telles que le diabète de type 2, a déclaré Rune Bech, co-fondateur de Liva Healthcare (source : Pharmatimes.com). Dans certains cas, les patients n’auront même plus besoin de prendre leurs médicaments. »

    L’entrepreneur estime que la mise en place de ce programme, « le plus important du genre », est une démarche « extrêmement avant-gardiste » de la part du NHS. « L’intervention numérique sur le mode de vie est un moyen très rentable et [facilement] gérable pour les personnes présentant un risque de développer un diabète de type 2 de faire reculer leurs symptômes. »

    Le programme de prévention du diabète devrait normalement être déployé dans toute l’Angleterre d’ici le mois d’avril 2018.

  • Singapore et silver tech : 3 start-up Grants4Apps ont démontré la viabilité de leurs solutions

    Bayer et NUS Enterprise, la branche entrepreneuriale de la National University of Singapore (NUS), ont annoncé fin novembre que trois équipes gagnantes du premier Grants4Apps Singapore Open Innovation Challenge de Singapour avaient démontré avec succès la viabilité de leurs prototypes visant à améliorer l’adhérence thérapeutiques chez les personnes âgées atteintes de maladies chroniques.

    Il s’agit de deux équipes singapouriennes, à l’origine des technologies EyeDEA et Glycoleap (Holmusk), et d’une équipe thaïlandaise, créatrice du dispositif Pill Pocket.

    Une subvention de 10 000 SGD attribuée aux lauréats

    Les solutions mises au point par les gagnants du concours sont particulièrement intéressantes pour les acteurs de la santé puisque l’adhérence aux médicaments est seulement de 50 % sur le long terme, indiquent les chiffres officiels.

    Dans le cadre de leurs récompenses Grants4Apps, les trois start-up lauréates ont bénéficié d’une période d’incubation au cours de laquelle Bayer et NUS Enterprise leur ont accordé une subvention de 10 000 SGD (6 230 €) et un accès à un service de mentorat, à un espace de travail mais aussi à des réseaux mondiaux et régionaux pour les aider à faire progresser leurs projets.

    Les trois équipes ont toutes terminé avec succès la phase initiale d’incubation et les deux sociétés singapouriennes ont eu l’occasion de présenter leurs prototypes et leurs résultats d’essais le 24 novembre 2017, à l’occasion de la finale du concours Modern Aging, axé sur le marché de la silver tech.

    3 solutions qui améliorent les soins à domicile pour les personnes âgées

    Les trois technologies récompensées sont les suivantes :

    Glycoleap, de la société Holmusk (Singapour)

    Il s’agit d’une application qui surveille au quotidien les habitudes alimentaires des patients diabétiques, leur taux de glucose, leurs niveaux d’activité physique, leur poids et leur adhésion aux médicaments. Comme il contrôle le niveau de glucose des patients, les diététiciens peuvent vérifier à distance si un malade a oublié de prendre son médicament.

    La plateforme GlycoLeap offre également aux patients souffrant de diabète un programme numérique structuré visant à changer leurs comportements afin de leur permettre de suivre facilement les progrès réalisés. Elle propose aussi des services de coaching pour les guider et les soutenir.

    Grâce à la sollicitation combinée de la technologie et de l’intervention humaine, l’application permet de mieux surmonter les obstacles entravant l’adhésion au traitement.

    EyeDEA (Singapour)

    EyeDEA est une solution trois-en-un qui a pour but d’améliorer l’adhésion aux gouttes ophtalmiques afin de traiter le glaucome. Elle comprend une carte de prescription de médicaments personnalisable, une boîte de rangement portable intelligente pour les gouttes oculaires et une application mobile interactive.

    La carte de prescription améliore la compréhension des patients vis-à-vis de leur maladie et la communication entre le malade et son médecin. Le dispositif peut être utilisé chez les patients âgés atteints de différents types de maladies chroniques, comme le diabète et les maladies cardiaques.

    Pill Pocket (Thaïlande)

    Pill Pocket est une solution intégrée qui fournit une assistance médicale personnalisée aux pharmaciens pour les patients souffrant d’hypertension artérielle, d’hypercholestérolémie et de diabète.

    Le dispositif comprend un chatbot lié à des services pharmaceutiques tels que les soins de suivi, le renouvellement des prescriptions de médicaments et la livraison à domicile ainsi que la prise en charge gratuite des patients.

    Pill Pocket dispose également d’une fonction de rappel qui déclenche des alertes via le chat de l’application pour rappeler aux patients qu’ils doivent prendre leur médicament.

    Grants4Apps : un programme pour développer le numérique et l’high tech

    « Le programme Grants4Apps de Bayer encourage et soutient les innovations numériques et technologiques dans le secteur des soins à travers le monde. Le premier chapitre régional du programme à Singapour nous a impressionnés par la qualité et l’originalité des idées qui ont été soumises, a déclaré Claus Zieler, vice-président et directeur des opérations commerciales de la division Asie-Pacifique de Bayer Pharmaceuticals. Au cours des derniers mois, les trois lauréats ont démontré que leurs concepts pouvaient révolutionner la prestation des soins et améliorer les résultats des traitements au profit des patients, des médecins et des soignants. Nous sommes ravis d’avoir l’opportunité de soutenir les gagnants dans l’avancement de leurs idées novatrices. »

    Grants4Apps Singapour fait partie du programme mondial Grants4Apps de Bayer, qui soutient les innovateurs pour leurs idées health tech contribuant à l’amélioration des résultats de santé ou des processus pharmaceutiques.

    Un premier essai réussi en Asie

    Le concours inaugural a été lancé conjointement par Bayer et NUS Enterprise lors du Transforming Aging with Health Innovation Forum, organisé par le Dr. Amy Khor, ministre d’État pour le ministère de la Santé de Singapour.

    80 candidatures venues de toute l’Asie-Pacifique, notamment de Singapour, de Thaïlande, d’Inde, d’Australie, de Taïwan, de Corée du Sud et des Philippines, ont été retenues. Les trois gagnants ont été annoncés en mai à l’Innovfest Unbound 2017.

  • La Société Générale propose la solution KelDoc à ses clients professionnels de santé libéraux

    La plateforme de gestion des rendez-vous médicaux digitale KelDoc intègre la gamme des services proposés par la banque Société Générale à ses clients de profession libérale cadre de son offre Jazz Pro, annoncent les deux sociétés partenaires le 27 novembre 2017.

    La Société Générale souhaite proposer à ses clients une assistance qui leur permette d’améliorer la qualité du service rendu et de gagner du temps dans la gestion de leur rendez-vous professionnels. Ce partenariat s’explique par le fait que les libéraux constituent le tiers de sa clientèle professionnelle dont la moitié sont des professionnels de santé. C’est pourquoi la banque souhait leur proposer un service extra-bancaire optimisant leur processus.

    Avec ce partenariat, la banque espère toucher une double cible :- les professionnels de santé exerçant en libéral afin d’optimiser leur agenda et leur secrétariat médical ;- les patients en contribuant à la diffusion de la solution et leur permettant de gérer leurs rendez-vous médicaux via des canaux multiples (site web, application mobile KelDoc ou du site internet du professionnel de santé).

  • Corée du Sud : la société MediBloc lance une plateforme de données de santé centrée sur le patient

    Dans l’optique de remplacer le système d’archivage médical traditionnel utilisé par les hôpitaux, la start-up technologique sud-coréenne MediBloc a entrepris cette année de créer une nouvelle plateforme de base de données sur la santé centrée sur le patient pour que les malades aient davantage le contrôle sur leur dossier médical.

    Le dispositif se base sur l’utilisation de la technologie blockchain.

    Partage des données de santé : MediBloc veut bouleverser le système existant

    Corée du Sud : l’échange de données médicales est interdit

    En Corée du Sud, les dossiers médicaux sont gérés individuellement par les établissements de santé. Les échanges d’informations médicales privées sont interdits et les données des patients sont éparpillées entre les différents hôpitaux et cliniques.

    Objectif : placer le patient au centre du système

    MediBloc cherche à transformer ce système en plaçant les patients au centre du processus.

    Basée à Séoul et à Gibraltar, la start-up a été fondée en 2017 par le Dr. Allen Wookyun Kho, un ancien dentiste et ingénieur logiciel à Samsung Electronics, et le Dr. Eunsol Lee Lee, un médecin certifié en radiologie et en informatique biomédicale. Les deux médecins se sont associés dans l’optique d’améliorer l’écosystème médical actuel en utilisant les technologies numériques.

    Réduire les coûts inutiles grâce à la mise en place d’une base de données unique

    Le fait que les dossiers médicaux personnels soient gérés par les hôpitaux assure la protection des données mais cela entraîne des coûts inutiles pour les patients et les hôpitaux et empêche les malades d’avoir un accès complet à leurs informations de santé, constatent les deux entrepreneurs.

    Par exemple, les patients doivent souvent répéter le même examen de santé chaque fois qu’ils se rendent dans un nouvel hôpital car leur dossier n’a pas été transféré. Il n’existe pas de base de données électronique unique qui conserve l’historique de leurs antécédents médicaux.

    Contourner les restrictions en rendant le patient propriétaire de son dossier

    Malgré les avantages qu’un tel changement induit, il a été impossible jusqu’ici pour les hôpitaux de créer une base de données à accès partagé en raison des restrictions légales existant sur le traitement des dossiers de santé personnels par un tiers.

    La technologie blockchain assure la sécurité des informations

    Cependant, une telle plateforme peut être mise en place si les patients eux-mêmes deviennent des propriétaires et des gestionnaires fiables de leurs dossiers médicaux. MediBloc pense être capable d’établir ce système d’enregistrement médical centré sur le patient en utilisant la technologie blockchain, c’est-à-dire une base de données ouverte et distribuée qui enregistre les informations recueillies parmi tous les participants du réseau.

    Une fois les nouvelles données enregistrées sur une blockchain, elles ne peuvent plus être modifiées, supprimées ou écrasées, un processus qui permet de les sécuriser et d’éliminer les zones ciblées par les auteurs de cyberattaques. Cela signifie que les enregistrements des données de santé sont conservés dans leur état d’origine.

    Concrètement, lorsqu’un médecin saisit les données médicales d’un patient dans la base de données blockchain, elles ne peuvent être modifiées sans que l’opération ne soit immédiatement détectée. Il n’y a pas non plus d’autorité centrale, ici l’hôpital, qui peut potentiellement mal gérer ou perdre les dossiers médicaux des patients.

    Un accord entre le médecin et ses patients

    Les médecins pourront saisir dans le système MediBloc les données médicales d’un patient si ce dernier l’accepte, y compris les résultats de diagnostics, tels que les résultats d’analyses sanguines et les données relatives à un examen d’imagerie médicale, comme les radiographies, les tomodensitogrammes et les IRMs.

    Les patients seront en mesure de gérer toutes leurs informations de santé via leur appareil mobile et pourront recevoir un traitement continu quel que soit l’établissement médical.

    MediBloc : un déploiement basé sur l’utilisation d’une crypto-monnaie

    Un système de récompense pour encourager les patients à rejoindre la base de données

    Pour encourager les utilisateurs à rejoindre sa plateforme, MediBloc prévoit d’appliquer un système de récompense basé sur sa crypto-monnaie, Meditoken. Chaque fois qu’un médecin entre les données d’un patient sur la plateforme, le médecin et le patient concernés se verront attribuer des points convertibles en Meditokens.

    Les patients pourront utiliser leurs Meditokens en espèces pour régler leurs factures d’hôpital ou se procurer divers services numériques de soins, tandis que les instituts de recherche et les entreprises intéressées pourront acheter des dossiers médicaux directement auprès des patients en les payant en Meditokens.

    Vers la mise en place d’un écosystème durable

    Dès que suffisamment d’utilisateurs auront rejoint la base de données de MediBloc, un écosystème actif de « commerce de données médicales » prendra racine, a indiqué M. Koh, précisant toutefois qu’il faudra attendre plusieurs années avant que le système atteigne ce stade (source : Koreaherald.com).

    « L’ICO est un modèle efficace de collecte de fonds »

    À l’heure actuelle, MediBloc collecte des fonds pour développer sa solution grâce à une ICO, un nouveau mécanisme de collecte de fonds par le biais duquel les nouveaux entrepreneurs vendent leurs propres crypto-monnaies aux investisseurs intéressés en échange de crypto-monnaies existantes, comme Bitcoin et Ether.

    « Une ICO est un modèle efficace de collecte de fonds pour une plateforme comme la nôtre, explique M. Koh. Nos investisseurs deviennent naturellement des utilisateurs actifs et des promoteurs de notre [produit] car la valeur de leurs Meditokens croîtra à mesure que la croissance de la plateforme augmentera. »

    Initialement, MediBloc vendait ses Meditokens uniquement en échange de la crypto-monnaie Quantum. Depuis le 27 novembre 2017, les investisseurs peuvent acheter des Meditokens en échange d’autres crypto-monnaies traditionnelles, dont Bitcoin et Ether.

    Un lancement prévu en Chine, en Asie du Sud-Est et aux États-Unis

    MediBloc espère déployer sa plateforme en Corée du Sud d’ici la fin 2018. Ensuite seulement, elle pourra exporter la solution sur d’autres marchés, comme en Chine, en Asie du Sud-Est et aux États-Unis.