DMN

  • Intérêt de la e-santé dans la prévention cardiovasculaire testé (AP-HP, Paris Diderot et Smartsanté)

    Une étude observationnelle à l’échelle nationale est lancée ce 28 novembre 2017 par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l’IUT de l’université Paris Diderot afin d’évaluer l’intérêt de la santé connectée dans la prévention des maladies cardiovasculaires.

    L’étude sera déployée en partenariat et grâce à l’appui technique de la société Smartsanté et Cardiosens, sa solution de prévention et de prise en charge des maladies chroniques.

    L’appel aux volontaires francophones a été lancé le 20 novembre 2017 et vise l’enrôlement de 5 000 personnes désireuses de procéder à l’évaluation de leur risque cardiovasculaire. Il est ouvert jusqu’au 20 janvier 2018. Les premiers résultats sont attendus pour 2018.

    Lancement de l’étude nationale par l’AP-HP, l’IUT de Paris Diderot et Smartsanté

    Ce sont plus exactement les Dr Boris Hansel et le Pr Ronan Roussel du service d’endocrinologie diabétologie et nutrition de l’hôpital Bichat–Claude-Bernard, AP-HP, le Dr Didier Letourneur, directeur de l’unité INSERM U-1148 et Steeve Reisberg, directeur de l’IUT de l’université Paris Diderot qui seront en charge de conduire l’étude. Les entités auxquelles ils appartiennent travaillent à l’élaboration de programmes innovants et lancent l’étude pour les évaluer.

    Il s’agit de tester l’efficacité d’un programme de prévention et de coaching à distance dans la prise en charge du risque cardiovasculaire, en particulier auprès d’un public :

    • actif consultant rarement son médecin traitant ;
    • ayant un accès limité aux soins notamment dans les déserts médicaux.

    Le déploiement de l’étude outillé par Smartsanté

    La société Smartsanté met à disposition sa solution Cardiosens, une solution en ligne qui permet :

    • d’évaluer sa santé cardiovasculaire ;
    • de suivre sur sa santé la durée et de l’améliorer au quotidien ;
    • disposer de ses données personnelles via un site internet sécurisé qui en garantit l’absolue confidentialité.

    La télémédecine, les objets connectés, les applications de télésuivi et d’e-coaching peuvent constituer une solution adéquate pour développer la prévention et ainsi contribuer à l’efficacité du système de santé. L’étude va s’attacher à démontrer si cela est vrai et surtout à identifier les populations qui peuvent en tirer le plus grand bénéfice afin que les acteurs puissent développer des services ciblés.

  • Israël développe des solutions health tech pour mieux répondre aux situations d’urgence

    Huit entreprises vont travailler en partenariat avec l’Institut israélien d’exportation et de coopération internationale (Israel Export Institute and International Cooperation Institute, IEICI) pour apporter leurs solutions aux populations de masse afin notamment de mieux faire face aux problèmes suivant des catastrophes naturelles, a annoncé l’institut début novembre 2017.

    Des solutions d’urgence numériques

    En collaboration avec l’Administration du commerce extérieur du ministère de l’Économie et de l’Industrie, le pavillon d’Israël va apporter des solutions avancées d’urgence et de santé numérique pour chaque patient et chaque situation afin de soutenir les soins intensifs, les soins en cardiologie ainsi que d’autres urgences médicales.

    Des solutions pour améliorer les soins réalisés sur le terrain

    Lorsque les ressources sont limitées, les premiers intervenants, les chirurgiens et les équipes médicales doivent agir rapidement et les technologies qu’ils utilisent doivent être à la hauteur de la situation.

    • Le temps de transport fait partie des points les plus problématiques pour les équipes médicales devant intervenir sur le terrain en cas d’urgence. L’entreprise israélienne Inovytec, qui travaille en partenariat avec l’Israel Export Institute, est prête à fournir de petits ventilateurs intégrés à un appareil portatif léger, les VentWay, afin de permettre au personnel médical d’offrir des soins plus sûrs en dehors de l’hôpital.
    • L’un des autres partenaires locaux de l’Institut, Guide in Medical, est quant à lui spécialisé dans le domaine respiratoire. Il a mis au point un dispositif permettant d’identifier clairement la trachée du patient afin d’assurer des intubations rapides, précises et sûres. L’équipement est basé sur l’utilisation d’un patch d’éclairage électronique non invasif, à placer sur le cou du patient. Il a été conçu pour une utilisation unique et les intubations les plus délicates.

    Mobiliser des financeurs

    L’IEICI soutient également des entreprises de grande envergure qui seraient prêtes à financer de jeunes entreprises pour les aider à se développer. Cnoga Medical, basé à Düsseldorf (Allemagne) et à Or Aqiva (Israël), fait partie de ces start-up. Il s’agit d’une société de surveillance médicale non invasive qui utilise des données provenant d’un capteur d’image afin de fournir des mesures automatiques issues de 14 paramètres sanguins permettant notamment de surveiller de manière non invasive l’état de santé des personnes souffrant de diabète.

    La start-up a reçu un financement de 50 millions de dollars américains (42,5 millions d’euros) en 2017.

    Un marché difficile

    Faire partie du groupe d’entreprises constitué par l’institut israélien permet d’obtenir un accès plus facile aux fournisseurs médiaux, quelle que soit la spécialité.

    Cependant, un grand nombre des produits mis au point par ces sociétés n’ont pas encore été approuvés par la FDA, ce qui signifie qu’il faudra attendre au moins janvier 2018 avant qu’ils puissent être commercialisés. Par ailleurs, plusieurs de ces entreprises sont en concurrence avec d’autres acteurs de l’industrie sur un marché difficile et en constante évolution.

  • Singapore and silver tech: 3 Grants4Apps start-ups have demonstrated their prototypes’ viability

    Bayer and NUS Enterprise, the entrepreneurial arm of the National University of Singapore (NUS), announced in late November that three winning teams from the Singapore Open Innovation Challenge have successfully demonstrated the viability of their prototypes to overcome medication adherence barriers in elderly people with chronic diseases.

    There are two Singaporean teams, behind EyeDEA and Glycoleap (Holmusk) technologies, and a Thailand team, which create the device called « Pill Pocket ».

    A grant of SGD10,000 awarded to winners

    The solutions supported are quite interesting for the healthcare industry as patient adherence to long-term medications is only 50%, according to official figures.

    As part of their Grants4Apps awards, the three winning start-ups received support for an incubation period during which Bayer and NUS Enterprise provided them with a grant of SGD10,000 (€6,230) and access to a mentorship, incubator space as well as global and regional networks to help them move their project forward.

    The three teams have successfully completed the initial incubation phase and the two Singaporean companies had the opportunity to present their prototypes and trial results on November 24 at the Modern Aging Final in Singapore.

    3 solutions that improve home care for the elderly

    The three rewarded technologies are:

    Glycoleap, Holmusk Company (Singapore)

    It is an application that monitors daily diabetes patients’ food habits, glucose readings, activity levels, weight and medication adherence. As it controls the glucose level of patients every day, dieticians can remotely check if a patient has forgotten to take his/her medication.

    The GlycoLeap platform provides diabetic patients with a structured digital program designed to change their behaviors so they can easily monitor progress. It also offers coaching services to guide and support them. Through the use of both technology and human intervention, the application can help to overcome the barriers of medication adherence.

    EyeDEA (Singapore)

    EyeDEA is a three-in-one solution that aims to improve patient adherence to glaucoma eye-drops. It includes a customizable medication prescription card, a smart portable storage box for eye drops and an interactive mobile app.

    The prescription card improves patients’ understanding and communication between the patient and his/her doctor. The device can be used in elderly patients for other types of chronic diseases, such as diabetes and heart disease.

    Pill Pocket (Thailand)

    Pill Pocket is an integrated solution that provides personal healthcare assistance from pharmacists for patients with high blood pressure, high blood cholesterol and diabetes.

    The device includes a chatbot linked to pharmacist services such as follow-up care, supporting medication refill and home delivery as well as free patient case management.

    Pocket Pill also has a reminder function that triggers alerts via the app’s chat to remind patients to take their medication.

    Grants4Apps: an international program to develop digital and high tech in healthcare

    « Bayer’s Grants4Apps program promotes and supports digital and technological innovations in healthcare across the world. The first Singapore regional chapter of the program impressed us with the quality and originality of ideas that were submitted, » said Claus Zieler, senior vice president and head of commercial operations, Bayer Pharmaceuticals Division Asia / Pacific. In the past few months the three winners have demonstrated that their concepts have the potential to revolutionize healthcare delivery and improve treatment results to the benefit of patients, doctors and caregivers. We are delighted to have the opportunity to support the winners in advancing their innovative ideas. »

    Grants4Apps Singapore is part of Bayer’s global Grants4Apps program, which supports innovators for their health tech ideas that help improve health outcomes or pharmaceutical processes.

    A successful inaugural challenge in Asia

    The inaugural challenge was jointly launched by Bayer and NUS Enterprise at the Transforming Aging with Health Innovation Forum, hosted by Dr. Amy Khor, Senior Minister of State for Ministry of Health, Singapore.

    The challenge closed with 80 applications from all over Asia Pacific including Singapore, Thailand, India, Australia, Taiwan, South Korea, and the Philippines. The three winners were announced in May at the Innovfest Unbound 2017.

  • NEHR: Data sharing will become mandatory for healthcare providers in Singapore

    All healthcare providers in Singapore could soon be required to contribute data to the National Electronic Health Record (NEHR), in order to provide better care for the citizens of the city-state.

    Legislation is expected to be introduced in 2018 through a a Healthcare Services Bill, Health Minister Gan Kim Yong said at the first FutureHealth conference held at Nanyang Technological University’s Lee Kong Chian School of Medicine on November 8, 2017.

    Towards comprehensive data

    « Patients can only realize the full potential of the NEHR if the data is comprehensive. And for NEHR data to be comprehensive, every provider and healthcare professional needs to contribute relevant data to it, » Mr. Gan said (source: Channelnewasia.com).

    The Ministry of Health therefore intends to take another important step for the NEHR’s development by requiring « mandatory data contribution by all licensees, such as healthcare providers and laboratories, so as to improve data comprehensiveness for better patient care. »

    Only 3% of private healthcare providers is contributing patient data

    Created in 2011, NEHR is a platform that gathers patients information, such as their medication and laboratory reports from different care providers. The data is shared between the different providers.

    Currently, contribution to the system is voluntary. Almost all public institutions is contributing patient data but, but only 3% of private healthcare providers do so. This represents a significant gap in the data available on the platform, says Integrated Health Information Systems (IHiS), the national health technology agency which manages the NEHR.

    In the primary care sector, for example, where about 80% of Singaporeans visit private general practitioners (GPs), less than 70 out of 1,600 GPs clinics contribute data to the NEHR.

    Not all general practitioners have gone digital yet

    The main reason is that not all GPs have gone digital yet.

    According to official figures, about 20% of private healthcare providers still rely on a paper system. And for those who are digitally ready, they will have to ensure their IT systems are compatible with the NEHR.

    A SGD20 M. fund to defray the cost of upgrade

    In order to defray the cost of upgrade, a new SGD20 million fund (€12.5 million) will be set up, as well as technical and clinical support.

    Privacy: Singaporean authorities reassure patients

    Since the creation of the NEHR, privacy concerns have emerged. Authorities have said that there are safeguards in place to ensure that only those who provide care to patients access their records.

    Secure access and regular audits

    For example, healthcare providers use a personal account to log in to the system. Sensitive information will be tucked away, and doctors who require that information will have to use their medical license number to access it.

    Bruce Liang, CEO of IHiS, also said that they also perform « a significant amount of audits and checks » to look at « what may appear to be irregular or illegitimate access to patient information ».

    The Ministry of Health will talk with industry stakeholders

    Authorities will hold consultations with stakeholders of the sector in the coming months. They will also look into how patients can find out who has accessed their information.

    Healthcare institutions will probably have about two to three years to update and ensure they meet the requirements set by the Ministry of Health if the law is passed.

  • Pneumologie : les nouvelles technologie portables pourrait améliorer le quotidien des malades (UK)

    La nouvelle génération de technologies portables et d’implants aurait le potentiel d’améliorer considérablement la vie des personnes atteintes de BPCO, révèle une étude publiée le 15 novembre 2017 par l’Institut national pour la recherche en santé britannique (NIHR) en collaboration avec l’Imperial College of London, à l’occasion de la Journée mondiale de la MPOC.

    Ces dispositifs permettraient aux millions de personnes atteintes de MPOC de mieux gérer leur santé à domicile et de prévenir une éventuelle détérioration de leur état de santé, sous réserve que leurs sécurité et viabilité soient confirmées par des études significatives.

    Des capteurs capables d’estimer la quantité d’air inspirée et expirée

    Parmi les technologies actuellement proposées figure des capteurs à incorporer aux vêtements.

    Les dispositifs estiment la quantité d’air inspirée au moment de l’inhalation mais aussi la quantité expirée et stockée dans les poumons du patient à un moment donné.

    La survenue d’un changement de quantité pourrait aider à détecter les signes d’exacerbations de fibrose (poussée), alertant les patients ou les soignants que la prise de médicaments d’urgence pourrait s’avérer nécessaire.

    Éviter les chirurgies invasives

    Alternativement, des valves endobronchiques et des bobines peuvent être placées dans les poumons via un bronchoscope flexible afin d’éliminer l’effet d’air emprisonné dans les poumons et réduire les symptômes du patient, évitant ainsi une chirurgie invasive.

    Un suivi à domicile pour limiter le nombre de séjours à l’hôpital

    Le NIHR a déclaré que le fait d’équiper les malades d’outils pour mieux gérer leur état de santé à domicile pourrait réduire le nombre de séjours à l’hôpital, aidant ainsi le NHS à récupérer une partie des 800 millions de livres sterling (903 millions d’euros) qu’il dépense chaque année.

    Des recherches sur la sécurité et la viabilité de ces technologies sont nécessaires

    Cependant, davantage de recherches doivent être menées sur la sécurité et la viabilité de ces objets high tech avant qu’ils ne puissent être commercialisés, indiquent les auteurs du rapport.

    « Afin de maximiser leur potentiel clinique et leur impact, les dispositifs médicaux de MPOC doivent être confortables à porter, faciles à utiliser et rentables, a déclaré le Pr. Guang-Zhong Yang, de l’Imperial College of London (source : Digitalhealth.net). Ils doivent également être fiables et fournir des informations pertinentes et précises qui améliorent le diagnostic et le traitement. »

    « Il existe encore des défis clés à surmonter concernant la sécurité, la fiabilité à long terme et les coûts [de ces technologies] avant [qu’elles ne] puissent être employées dans le cadre clinique, ce qui explique pourquoi davantage d’études sont nécessaires pour assurer les meilleurs résultats possibles pour les patients », a expliqué Anthony De Soyza, responsable national du NIHR.

  • DM connecté : la FDA autorise le premier implant cochléaire fabriqué par la société Cochlear

    La presse américaine rapportait l’autorisation le 20 novembre 2017 du premier implant cochléaire connecté par la Food and Drug Administration (FDA). Produit par la société de la société Cochlear, le « Nucleus Cochlear Implant System » rend possible un réglage à distance de l’appareil.

    La solution concerne les personnes souffrant d’une perte auditive sévère à profonde et définitive et s’implante dans l’oreille interne du patient. C’est la première fois qu’un DM disposant d’un processeur réglable à distance est autorisé par l’autorité pour commercialisation.

    L’implant cochléaire est préconisé chez des personnes souffrant de pertes auditives sévères. Après l’implantation qui nécessite une chirurgie pour placer un processeur électronique dans l’oreille interne du patient afin de stimuler électriquement le nerf auditif, le patient doit être accompagné pendant une certaine période pour effectuer des réglages permettant d’ajuster la sensibilité aux sons de faible niveau ou fixer un seuil pour les sons forts.

    Désormais, les patients suivis dans les centres d’audition ou les établissements de santé vont pouvoir bénéficier de séances d’éducation auditive assurées par un audiologiste à distance.

    L’évaluation de la FDA

    Avant de donner son autorisation, la FDA a examiné les données cliniques recueillies au cours d’une étude menée auprès de 39 sujets âgés de 12 ans et qui étaient équipés d’un implant cochléaire depuis au moins un an. Leur implant avait été réglé au cours de sessions successives à distance et les résultat ne font pas état d’une différence significative dans la perception des sons de ces sujets comparé à les sujets dont l’implant avait été réglé en direct.

    Elle s’est également attardée sur l’évaluation par les patients eux-mêmes du dispositif et les mesures de sécurité déployées par Cochlear afin de garantir des réglages à distance sécurisés.

  • Etude : un programme d’entraînement cérébral diminuerait le risque de démence

    Un essai* randomisé et contrôlé mené chez 2 800 séniors pendant dix ans a testé l’efficacité d’un programme d’entrainement cérébral sur le risque de développement d’une démence. Les résultats publiés dans le numéro du 16 novembre 2017 de la revue « Alzheimer’s and Dementia : Translational Research and Clinical Interventions » font état d’une réduction du risque de 30%.

    Cependant, l’étude, financée par le NIH, est controversée dans la communauté scientifique.

    Mémorisation, vitesse et raisonnement contre la démence

    Les bénéfices de l’entraînement cérébral sur la performance cognitive ont déjà été démontrés. Cependant, est-ce suffisant pour diminuer le risque de démence sénile ? La question reste en suspens. Les NIH américains ont donc financé une large étude sur le sujet. Randomisée, contrôlée, elle a inclus 2 800 personnes âgées de 65 ans et plus, et en bonne santé au départ. Ils ont été répartis en 4 groupes :

    • un groupe a pratiqué des exercices mentaux dits de « réactions mentales » ;
    • le groupe 2 a effectué des exercices traditionnels de mémorisation ;
    • le groupe 3 des exercices de raisonnement ;
    • le groupe 4 était le groupe témoin et ne bénéficiait d’aucun entraînement.

    Pendant une période de 6 semaines, les 3 premiers groupes pratiquaient au moins 10 séances d’exercices qui duraient entre une heure et une heure et quart chacune. Les chercheurs ont ensuite mesuré l’évolution cognitive des participants tous les ans pendant les 5 premières années, puis une nouvelle fois au bout de dix ans.

    Le programme d’entraînement cérébral BrainHQ comprend plusieurs exercices sur ordinateur. La personne doit notamment identifier des objets de plus en plus complexes, et de plus en plus rapidement.

    Résultats

    • 260 cas de démence ont été diagnostiqués au cours des 10 ans de suivi ;
    • Les participants au groupe de « réactions mentales » ont réduit de 29% leur risque de démence par rapport au groupe contrôle ;
    • Plus la personne âgée suivait de séances à vitesse élevée, plus le risque baissait ;
    • Les personnes qui ont fait plus de 15 séances avaient un risque de 5,9% de développer une démence contre 10% pour les groupes 2 et 3 et 11% pour le groupe contrôle ;
    • Les différences entre les personnes n’ayant bénéficié d’aucun entraînement et celles qui avaient des exercices traditionnels étaient jugées non significative.

    Des bénéfices controversés

    « À notre connaissance, c’est la première étude qui montre qu’une intervention (comportementale ou médicamenteuse) peut diminuer le risque de démence », indiquent les auteurs. Ils précisent néanmoins qu’au bout de 5 ans, aucun effet n’était perceptible. Et ils ajoutent que « l’ampleur de cet effet est supérieur à celui des médicaments contre les événements cardiovasculaires majeurs ». Ils concèdent des limites à leur étude : l’absence de diagnostic clinique, l’attrition au cours des dix ans de suivi.

    Pour autant, la communauté scientifique n’est pas convaincue. L’étude ne fait pas l’unanimité. « Ces résultats indiquant une réduction apparente du risque de démence après avoir effectué seulement quelques heures d’entraînement à des exercice cognitifs, sont plutôt surprenants et devraient être jugés avec réserve », estime le professeur de psychiatrie Rob Howard de l’University College de Londres qui n’a pas participé à l’étude. « Je trouve invraisemblable qu’une pratique aussi brève de ces exercices mentaux puisse avoir eu cet effet », ajoute-t-il.

  • E-santé : l’application Envoi Ordonnance déployée dans 2 300 officines, soit 1500 de plus qu’en 2016

    Mi-novembre 2017, Doctipharma fait un bilan positif de l’utilisation de son application Envoi Ordonnance, disponible sur Android et iOS et lancée mi-2016. Doctipharma revendique actuellement 2 300 officines utilisatrices de sa solution contre 800 en 2016.

    Envoi Ordonnance est un service gratuit au service des patients qui peuvent photographier avec leur smartphone leur ordonnance et la faire parvenir au pharmacien, qui prépare alors la prescription et notifie sa validation à l’utilisateur. Ce service intègre toutes les exigences de confidentialité des données de santé.

    Grâce au principe du « scan & collect » (scanner et récupérer), l’application simplifie la préparation des commandes :

    • pour le patient, il n’est plus nécessaire de repasser plusieurs fois en pharmacie pour obtenir enfin le produit manquant ;
    • l’utilisateur peut se géolocaliser et trouver l’officine ouverte la plus proche ;
    • un système de messagerie permet également au patient d’entrer directement en contact avec son pharmacien, et de maintenir ainsi une relation de proximité.

    Par ailleurs Envoi Ordonnance contient un « pilulier » électronique qui permet de facilement gérer la prise de médicaments grâce à un système d’alertes entièrement paramétrable.

    Un objectif : couvrir 50 % des pharmacies du territoire

    La première phase de lancement à destination des pharmaciens a été une réussite, puisque près de 2 300 officines (contre 800 il y a un an) réparties dans toutes les régions de France adhèrent déjà à Envoi Ordonnance. Le lancement de cette application mobile conforte l’ambition de Doctipharma de devenir le référent de la pharmacie en ligne en reproduisant le maillage territorial sur les supports digitaux avec l’objectif de couvrir à terme plus de 50 % des officines françaises.

    Les pharmaciens peuvent adhérer gratuitement en remplissant un simple formulaire sur le site.

  • Participez à une journée unique le 13 décembre à Paris

    Les plus grands noms de la santé se donnent rendez-vous le 13 décembre à l’UICP pour faire avancer la révolution digitale dans la santé. Health & Tech for People réunit une cinquantaine d’experts internationaux pour une journée unique de débats et de présentations.

    Découvrez notre programme, en cliquant ici.

    Triple Aim et quadruple Aim

    Donald Berwick, professeur à la Harvard Medical School, introduira la journée et nous parlera du Triple Aim ainsi que l’enjeu de la valeur apportée par le numérique aux acteurs de santé.

    Pour en savoir plus, prenez votre place en cliquant ici.

    Un focus sur l’Estonie

    Ain Aaviksoo, nous présentera la vision de l’Estonie, pays président de l’Union Européenne, sur le numérique dans la santé. Il nous parlera de leur expérience. Aujourd’hui 98 % des prescriptions médicales sont faites en ligne et les archives de santé sont ouvertes grâce à un portail national des patients. Pour en savoir plus, prenez votre place en cliquant ici.

    L’IA à l’hôpital Ruijin Shanghai

    Le docteur Jing Sun, viendra nous parler de son expérience avec IBM Watson Health. Lors de ce workshop, doctor Sun présentera son étude sur la place de l’IA dans notre système de santé. Pour en savoir plus, prenez votre place pour le workshop 5: Artificial Intelligence and deep learning en cliquant ici.

    La stratégie Allemande face au Numérique

    Eva Nourney, viendra nous présenter l’utilisation des data en Allemagne. Pour en savoir plus, prenez votre place pour le workshop 4: Data Revolution en cliquant ici.

    Prenez votre place en cliquant ici ou en contactant Marine Goglin à l’adresse suivante : goglin.marine@care-insight.fr

  • AMI : prise en charge « numérique » des insuffisances cardiaque et respiratoire (Medicen Paris Région)

    Le pôle de compétitivité Medicen Paris Région a lancé le 22 novembre 2017 un appel à manifestation d’intérêt sut le thème « Digital Health for Chronic Disease Management » – DHforCDM.

    L’objectif de l’AMI est de faire émerger et financer des projets collaboratifs public/privé, sur le thème de l’apport de la santé numérique dans la prise en charge des maladies chroniques, de l’hôpital au domicile du patient pour les indications insuffisance cardiaque et insuffisance respiratoire.

    L’appel vise l’ensemble des acteurs, depuis les académiques jusqu’aux cliniciens et industriels en santé numérique qui ont jusqu’au vendredi 15 décembre 2017 pour candidater.

    Éligibilité

    Sont éligibles notamment :

    • académiques/cliniques et industriels (startup, PME, ETI, Grandes Entreprises) ;
    • spécialistes des techniques du numérique au sens élargi (ex : capteurs, objet connecté, application, chatbot, intelligence artificielle, plateforme de e-santé, télémédecine…) ;
    • tout acteur visant la prise en charge de patients souffrant d’insuffisance cardiaque ou d’insuffisance respiratoire, à travers l’émergence et le montage de projets collaboratifs de R&D public/privé.

    Modalités pratiques

    Une réunion plénière d’information est prévue le 20 décembre à 8h30 dans les locaux de Medicen Paris, au 3-5 impasse Reille.

    Le formulaire de candidature peut être téléchargé ci-contre.

    La soumission de candidature se fait via le portail dédié accessible depuis le lien ci-contre.

    Contact

    Livia Aouizerate

    Chef de projets R&D, Santé Numérique

    Mail : laouizerate@medicen.org