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  • Hong Kong : MCL Cinemas signe un partenariat avec BookDoc pour inciter ses clients à rester actifs

    Objectif : Inciter la population à maintenir un mode de vie sain. MCL Cinemas (Hong Kong) a signé fin novembre 2017 un contrat de collaboration avec l’application de télémédecine malaisienne BookDoc. L’idée est de récompenser les spectateurs de cinéma qui utilisent le dispositif d’e-santé par le biais de bons de réduction.

    Le contrat repose sur l’emploi du service Activ (BookDoc). Lancé fin 2016, il offre chaque mois des remises auprès des détaillants et fournisseurs de services partenaires lorsque l’usager a atteint un seuil moyen d’activité (X pas effectués). La réduction est plus ou moins importante selon le niveau acquis (Bronze, Argent, Or et Platine).

    Activ : plus l’utilisateur dépense de l’énergie, plus la récompense est importante

    L’appli peut être synchronisée avec d’autres applications de santé comme Fitbit

    Pouvant se synchroniser avec d’autres applications de santé telles que Apple Health, Samsung Health, Google Fit, Fitbit et Jawbone, le dispositif permet aux utilisateurs de suivre leurs exercices quotidiens et d’être récompensés en fonction de l’énergie dépensée. En maintenant un niveau d’activité élevé, ils peuvent obtenir des réductions ou des cadeaux de plus en plus intéressants de la part des sociétés faisant partie du réseau Activ.

    Une collaboration entre l’industrie du divertissement et le secteur de la santé

    Des accords signés avec des grandes entreprises dans douze pays

    À l’heure actuelle, l’application BookDoc est disponible gratuitement sur Apple Store et Google Play Store dans quatre pays (Malaisie, Singapour, Hong Kong, Thaïlande) et des partenariats ont été noués depuis un an dans douze pays avec diverses entreprises, leur permettant de proposer à leurs clients le service de récompense Activ.

    Depuis quelques mois, l’entreprise malaisienne multiplie les collaborations avec les détaillants et les fournisseurs de services dédiés aux loisirs. En septembre, elle a signé un contrat avec V Hotel Group (Singapour) grâce auquel les clients des différents hôtels du groupe (V Hotel, Hôtel Boss, Hôtel Mi, Hôtel 81, Value Hotel et Venue Hotel) ont la possibilité de bénéficier de réductions sur la réservation de leur séjour par exemple, s’ils utilisent l’application.

    « La prévention vaut mieux que la guérison »

    L’intégration de la fonction Activ au sein de l’offre de BookDoc marque un tournant dans la stratégie de l’entreprise, qui souhaite davantage miser sur la prévention pour améliorer la santé de la population.

    « Lorsque l’application a été lancée, elle aidait les utilisateurs à localiser les médecins et à fixer leurs rendez-vous médicaux mais je pense que la prévention vaut mieux que la guérison, c’est pourquoi la fonction BookDoc Activ a été mise en place, explique M. Dato’ Chevy Beh, fondateur et P.-D.G. de la société. L’objectif de [ce service] est d’encourager les utilisateurs à vivre une vie plus saine. »

    BookDoc veut lancer « un mouvement de fitness social »

    Le dirigeant précise vouloir créer par le biais de cette fonction « un mouvement de fitness social, en impliquant plus de partenaires et d’utilisateurs ».

  • Hong Kong: MCL Cinemas signs partnership with BookDoc to motivate customers to stay active

    MCL Cinemas (Hong Kong) signed in late November 2017 a collaboration agreement with the Malaysian telemedicine application BookDoc. The idea is to reward its customers using the eHealth device with coupons to encourage them to maintain a healthy lifestyle.

    The Activ (BookDoc) service, launched at the end of 2016, offers users discounts, from major retailers and service providers every month, for achieving average-daily step thresholds, tiered according to Bronze, Silver, Gold and Platinum.

    Activ: the more energy the user spends, the more reward he gets

    The app can be synced with other health apps like Google Fit and Fitbit

    Activ can be synchronized with other health applications such as Apple Health, Samsung Health, Google Fit, Fitbit and Jawbone. The device allows users to keep track of their daily exercise and get rewarded for it. By maintaining a high level of activity, they can get more and more attractive discounts or ‘freebies » from companies using the service.

    Agreements signed with major companies in twelve countries

    BookDoc app is currently downloadable for free on the Apple Store or Google Play Store in four countries (Malaysia, Singapore, Hong Kong, Thailand) and collaborations have been established over the past year in twelve countries with reward partners, which can offer their customers the Activ service.

    The Malaysian company has entered into many partnerships with major retailers and service providers over this year. In September 2017, it signed a deal with V Hotel Group (Singapore), allowing customers using Activ to enjoy rewards such as discount at all hotels of the group (V Hotel, Hotel Boss, Hotel Mi, Hotel 81, Value Hotel and Venue Hotel).

    « Prevention is better than cure »

    By integrating Activ into BookDoc’s offering marks a turning point in the company’s strategy, which is now focusing more on prevention to improve the health of the population.

    « When the application first started, it helps users to locate and arrange their medical appointments, but I believe prevention is better than cure, so that is why BookDoc, Activ feature was launched, Dato ‘Chevy Beh, founder and CEO of the firm, said. The objective of this application is to motivate users to start living a healthier lifestyle. »

    BookDoc wants to launch « a social fitness movement »

    Through this new service, the businessman hopes to begin « a social fitness movement, bringing in more partners and users. »

  • Bluelinea lance les premiers lits d’EHPAD à domicile en collaboration avec La Croix Rouge

    EHPAD@DOM est le nom du projet lancé par Bluelinea en collaboration avec La Croix-Rouge française et qui a été dévoilé le 14 décembre 2017 lors du Congrès 36h chrono pour FASN organisé par Care Insight.

    Le projet concerne la mise en place de lits d’EHPAD à domicile dont le déploiement a été initié à la Résidence Stéphanie à Sartrouville (Yvelines) et d’autres services de La Croix Rouge avec 24 lits opérationnels. Le suivi proposé est associé aux solutions d’accompagnement 24h/24 de Bluelinea.

    Ce projet est à l’image de la volonté de l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France à soutenir des projets qui s’apparentent aux EHPAD hors les murs, car à terme ils seront amenés à être déployés dans toute la France.

    Une initiative autour du maintien à domicile encouragée par l’ARS IDF

    Un mois après le lancement du projet, 24 lits d’EHPAD à domicile ont été installé afin de proposer une alternative fiable au tout domicile ou au tout établissement. 

    EHPAD@DOM permet d’assurer une prise en charge sécurisée des personnes âgées dont l’état de santé et/ou la perte d’autonomie nécessiterait une mise en institution mais préférant rester à domicile, grâce à l’accompagnement jour et nuit aux personnes suivies fondé sur les outils de Bluelinea, ce qui permet une véritable coordination des soins.

    Selon Bluelinea, l’EHPAD peut dans ce contexte devenir un facilitateur de maintien à domicile en s’appuyant sur les nouvelles technologies et la domotique rendant possibles l’aménagement de l’habitat, la traçabilité des actions rendus, le suivi de l’intervention des professionnels, la gestion des alertes, les commandes des repas, etc.

    Le directeur de l’Autonomie à l’ARS Ile de-France, Marc Bourquin, confirme que ce projet EHPAD@DOM fait écho à la volonté de l’agence, qui souhaite « lancer des appels à candidatures pour expérimenter les EHPAD hors les murs sous différentes formes dans une optique de déploiement à terme sur l’ensemble du territoire ».

  • GIANT Health Event : l’IA et les technologies vocales peuvent révolutionner les services de soins

    L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) et des technologies vocales a été explorée du 28 au 30 novembre 2017 à Londres lors du GIANT Health, un événement centré sur le secteur de la health tech.

    À l’occasion de ce rendez-vous à la portée internationale, la solution développée par Accenture avec Amazon Web Services (AWS) a notamment pu être présentée. Il s’agit d’un dispositif reposant sur l’IA et la reconnaissance vocale dédié aux personnes âgées dans l’optique de permettre à leurs proches et au personnel soignant de suivre à distance leur état de santé.

    IA : Accenture et AWS s’intéressent à la silver tech

    Accenture explore actuellement l’utilisation de la technologie vocale dans le secteur des soins sociaux. Il a récemment achevé un programme pilote basé sur l’IA pour aider les personnes de plus de 70 ans à améliorer leur état de santé et leur bien-être.

    Des services pour améliorer l’observance thérapeutique

    La plateforme Accenture, qui utilise le service de cloud computing d’Amazon Web Services (AWS), enregistre les comportements et les préférences des utilisateurs puis leur suggère des activités visant à soutenir leur bien-être physique et mental.

    Le dispositif, qui peut être téléchargé sur l’Echo Show d’Amazon, comporte un portail « Family and Carer » sur lequel la famille et les soignants peuvent s’enregistrer pour s’assurer que le patient concerné a bien pris ses médicaments.

    La technologie peut également identifier d’éventuelles anomalies dans le comportement de la personne et alerter si besoin les membres de la famille.

    Les autres services d’Accenture développés dans le cadre de ce projet permettent notamment de rechercher des événements locaux mais aussi du matériel de lecture et d’apprentissage et de recevoir des rappels de rendez-vous médicaux par voie électronique.

    Un programme pilote mené à Londres

    Soixante personnes, âgées de plus de 70 ans et vivant de façon autonome, ont participé au programme pilote qui s’est déroulé à Londres d’août à octobre 2017. Vingt d’entre elles ont décidé de s’abonner à la plateforme à l’issue de l’expérience.

    Laetitia Cailleteau, responsable d’Accenture Liquid Studio London, où l’application a été développée, a déclaré que ce test avait permis de mettre en avant les effets positifs que pouvait entraîner l’emploi des nouvelles technologies dans le domaine des soins.

    Les seniors de plus en plus enclins à utiliser des services et produits health tech

    Par ailleurs, les personnes âgées semblent s’intéresser de plus en plus aux solutions health tech. Une enquête récemment publiée par Ieso Digital Health a révélé que de plus en plus d’hommes et de femmes de plus de 65 ans avaient accès à la thérapie cognitive en ligne (IECBT) au Royaume-Uni. L’IECBT est une technologie qui permet aux patients de parler au sein d’une salle de thérapie virtuelle. Une tendance intéressante pour les acteurs de l’industrie souhaitant investir le marché de la silver tech.

    AWS s’inquiète des conséquences économiques du Brexit sur l’innovation

    Parmi les conférenciers du GIANT Health figuraient le chef des libéraux-démocrates britanniques, Vince Cable, et le directeur du secteur public mondial d’AWS, Wayne Philips, qui ont discuté de la façon dont les technologies en développement dans les domaines de l’IA et de la reconnaissance vocale pouvaient améliorer les services de soins.

    « Nous avons atteint un stade étonnant dans l’utilisation de la technologie, dans le domaine vocal en particulier, et dans la manière de les proposer aux patients, a déclaré M. Philips. L’innovation est ce qui fait avancer ce marché. »

    M. Cable a concentré son intervention sur la façon dont les nouvelles sociétés high tech, à même d’explorer l’IA et la technologie vocale dans le secteur de la santé, pourraient être financées.

    Il craint que le Brexit ait un effet négatif sur le marché, en particulier sur le Fonds européen d’investissement (FEI) qui soutient les technologies d’innovation en Europe. L’homme politique a précisé sa pensé dans un tweet après la conférence pour expliquer que, selon lui, cette perte du FEI « nuirait » au secteur médical, qui représente une « grosse part » de l’économie britannique.

  • La blockchain : naissance d’un nouveau modèle économique ? (Livre blanc de Healthcare Data institute)

    Healthcare Data Institute, think tank sur l’apport des big data dans la santé, a publié, mi-novembre 2017, un Livre blanc sur la Blockchain, en anglais, intitulé « Blockchain for better care ».

    Ce document apporte un cadre méthodologique pour en faciliter la décision. Au moyen d’un canevas dédié, le lecteur est amené à clarifier son besoin et à prendre conscience de la pertinence (ou non) de cette solution face à son problème.

    Le livre blanc fait le point sur l’utilisation des différentes types de Blockchain – dont Bitcoin, Ethereum et Hyperledger – et liste une série de recommandations pour qu’elles puissent se généraliser, notamment dans le domaine de la santé.

    4 recommandations pour passer du buzz à la réalité

    David Manset, qui a dirigé le groupe de travail du livre blanc« Blockchain for better care », en livre une synthèse en 4 points :

    •   La blockchain : naissance d’un nouveau modèle économique

    La blockchain étant par essence décentralisée, son utilisation implique une refonte du modèle économique. En effet, par-delà le changement de paradigme technologique, la blockchain nous invite à redéfinir la chaîne de valeur et le rôle des parties prenantes. Bien qu’elle remplisse certains des besoins techniques d’actualité (traçabilité, transactions sécurisées etc.), elle ne peut être utilisée que pour ces seules finalités. C’est d’ailleurs ce qui la rend si difficile à généraliser, puisque dans tous les domaines d’application, ses protagonistes font rapidement face à la refonte du modèle économique sous-jacent à la filière.

    • La blockchain est-elle toujours pertinente ? Réflexions sur les cas d’usage

    La blockchain n’est pas un remède à tous nos maux, encore moins une baguette magique. Elle peut être prise en considération dès lors que des problématiques de traçabilité, de confiance, de transactions sécurisées ou encore de décentralisation de l’information dans une configuration multi-centre sont recensées. Elle n’en devient pas pour autant comparable à une vraie base de données, notamment en termes de performances. Son procédé de signatures chainées des transactions n’en garantit pas l’absolue inviolabilité, mais il permet un gain de temps face à des hackers de plus en plus équipés.

    La blockchain n’affranchit pas ses utilisateurs des problématiques d’intégration des systèmes d’informations (SI) et d’interopérabilité. Enfin, son immuabilité pourrait de prime abord la rendre incompatible avec le cadre réglementaire, notamment vis-à-vis des données sensibles à caractère personnel. 

    • Blockchain et industrialisation : deux philosophies antagonistes

    La blockchain est née d’un courant de pensée libertaire, qui consistait à déconstruire notre société pour aller vers un modèle transactionnel, décentralisé et anonyme, garantissant ainsi la liberté des marchés et des individus. Elle a depuis convaincu futuristes et technologistes sur la puissance de son protocole dans la gestion de transactions d’objets digitaux. Elle est ainsi devenue un élément technologique de première importance pour l’industrie, en pleine recherche de leviers de transformation. Or, notre monde a peu évolué sur ces aspects. Nous sommes toujours dans un mode plutôt centralisé en termes juridiques, politiques et d’autorités. C’est ainsi que depuis quelques années fleurissent nombre de blockchains privées ou de consortium, qui (ré)introduisent la notion d’identité des acteurs dans la chaîne. Si cela va à l’encontre du principe même de la blockchain, ça n’en reste pas moins indispensable à la recevabilité juridique d’un tel système.

    • La création d’un standard

    Au rythme auquel la blockchain se répand dans les strates de nos SI et de notre société, il devient important d’en normaliser le cœur, à minima. Plusieurs initiatives sont aujourd’hui à l’œuvre, notamment l’ISO groupe TC 307 et l’UIT SG17 aux Nations Unies, qui de concert travaillent à la définition des concepts, de l’architecture et plus globalement aux problématiques de gouvernance, confidentialité etc. La normalisation permet d’accompagner et d’organiser le marché.

     

     

     

  • Etude : un jeu vidéo aide les urgentistes à prendre les bonnes décisions (BMJ)

    Apprendre à trier les patients arrivant aux urgences et reconnaître ceux qui ont besoin de soins en priorité, c’est le but d’un jeu vidéo (serious game) créé pour aider à prendre des décisions rapides.

    Une étude* publiée le 13 décembre dans le British Medical Journal (BMJ) montre que cet apprentissage est plus efficace qu’une formation traditionnelle.

    Se former au triage des patients 

    Près d’un tiers des personnes grièvement blessées ne sont pas transférées dans de bonnes conditions. Résultat : « Chaque année, 30 000 décès évitables surviennent après une blessure, en partie parce que les patients gravement touchés qui se présentent dans des hôpitaux n’ayant pas le matériel nécessaire, ne sont pas rapidement transférés », a déclaré le Dr Deepika Mohan, urgentiste à Pittsburgh (États-Unis). Ces chiffres s’expliquent aussi par le fait que les médecins qui exercent dans des centres non spécialisés ne sont que rarement confrontés à certaines blessures graves. Ils sont donc peu entraînés au processus cognitif dit « heuristique », qui permet d’intégrer des informations complexes et incertaines provenant de sources multiples.

    Un serious game pour urgentistes

    Des chercheurs américains ont donc mis au point un jeu vidéo, appelé « Night Shift », en collaboration avec la société Shell Games. Ce jeu d’aventure en deux dimensions met en scène des « histoires convaincantes pour promouvoir le changement de comportement ». Les joueurs se mettent dans la peau d’Andy Jordan, un jeune urgentiste qui est confronté à des situations plus ou moins graves. Quand il n’oriente pas correctement les blessés, l’urgentiste virtuel doit trouver des solutions à des situations qui se dégradent mais aussi expliquer ce qui se passe à l’entourage du patient. Les conséquences d’un « sous-tri » sont clairement mises en lumière.

    Pour évaluer la pertinence de ce serious game, les chercheurs ont mené une étude dans laquelle 368 médecins urgentistes n’exerçant pas dans des centres de référence ont été recrutés. Ils ont été randomisés en deux groupes : la moitié était formée pendant une heure grâce à une application mobile didactique classique et l’autre moitié a joué à « Night Shift ». À l’issue de cette « formation », les participants ont répondu à des questionnaires et effectué des simulations afin de mesurer leurs capacités de triage. En 42 minutes, ils devaient prendre en charge 10 patients (4 avec des blessures graves, 2 avec des blessures légères et 4 sans plaintes traumatiques). Une centaine de participants a été à nouveau évaluée six mois plus tard. Les résultats de cette expérimentation ont été publiés dans le BMJ le 13 décembre 2017. 

    Résultats

    • Les médecins formés au jeu vidéo ne triaient pas correctement les patients dans 53% des cas contre 64% dans le groupe contrôle.
    • Six mois plus tard, la supériorité du jeu vidéo se confirme : 57% de sous-triage contre 74%.

    Jouer pour « recalibrer » le cerveau

    Pourtant, de nombreux urgentistes ayant utilisé le serious game se sont plaints de l’inutilité et de la perte de temps que représentait le fait de jouer à Night Shift. Les membres du groupe contrôle ont quant à eux apprécié le matériel de formation et souvent passé plus de temps que nécessaire à l’utiliser.

    La principale auteure de l’étude, le Dr Deepika Mohan s’est dit très étonnée de ses résultats. « Une heure de jeu vidéo a permis de recalibrer le cerveau des médecins à tel point que, six mois plus tard, ils surpassaient leurs confrères en reconnaissant un grave traumatisme plus rapidement ». Cependant, l’urgentiste de Pittsburgh ne se leurre pas. « Le recalibrage heuristique ne résoudra pas toutes les erreurs de sous-triage. » En effet, elle précise que les compétences des professionnels ne sont pas la seule origine du problème. Le manque d’ambulance et d’outils diagnostics peuvent aussi occasionner une prise en charge inappropriée aux urgences.

  • Lancement d’un service de données numérique en Ecosse pour améliorer le diagnostic du cancer

    À l’occasion de la conférence EHI Live, qui a eu lieu à Birmingham (Angleterre) du 31 octobre au 1er novembre 2017, Royal Philips, NHS Greater Glasgow and Clyde (NHSGGC) et NHS Lothian ont annoncé le lancement d’un projet pilote pour établir en Écosse une base de données numérique nationale visant à améliorer le diagnostic du cancer.

    Le projet pilote est conçu pour faciliter la mise en place d’une plateforme de données entièrement intégrée et numérisée regroupant l’ensemble des informations recueillies par les services d’oncologie des différentes fournisseurs de soins écossais.

    Vers une archive globale de référence pour améliorer la précision des diagnostics

    L’objectif du projet est de prendre en charge les résultats d’échantillons standardisés et de constituer une archive unique de données de référence pour améliorer la précision du diagnostic du cancer.

    La plateforme offrira ses services aux patients et aux cliniciens des zones rurales et éloignées des centres.

    Un lancement test à Glasgow et à Édimbourg

    Royal Philips, l’un des leaders du secteur de la health tech, a déclaré que le projet pilote sera lancé sur trois sites :

    • le Queen Elizabeth University Hospital de Glasgow ;
    • la Royal Infirmary of Edinburgh ;
    • les Western General Hospitals (Édimbourg).

    Améliorer le flux de travail dans le domaine de la pathologie numérique

    « L’histopathologie* traditionnelle expose les échantillons à de nombreux manipulateurs, ce qui rend le procédé inefficace et augmente le risque d’erreur humaine, a expliqué le Dr. Gareth Bryson, responsable du service de pathologie** du Queen Elizabeth University Hospital (source : Digitalhealth.net). Un flux de travail intégré dans le domaine de la pathologie numérique réduit ces risques tout en fournissant au pathologiste (spécialiste chargé de réaliser et d’interpréter les analyses biologiques) les dossiers d’imagerie médicale et les autres informations cliniques nécessaires à l’établissement d’un diagnostic clinique le plus précis et le plus complet possible. »

    * L’histopathologie est une discipline médicale destinée à établir un diagnostic par l’étude microscopique des tissus vivants ou morts.

    ** Un service de pathologie a pour mission d’établir des diagnostics à partir de prélèvements cellulaires ou tissulaires et de fournir aux cliniciens des informations prédictives.

    Des diagnostiques plus rapides et plus précis

    Selon l’équipe de l’IntelliSpace PACS Radiology Workspace (Philips), jusqu’à 70 % des diagnostics en Écosse sont basés sur des services de pathologie et des travaux de laboratoire. La demande croissante dans le domaine n’étant pas accompagnée d’une augmentation des effectifs, un programme national de pathologie numérique pourrait permettre d’établir des diagnostics plus rapidement et d’améliorer l’exactitude des informations fournies par les services de pathologie.

    Un accès assuré à tous les patients, quelle que soit leur localisation

    « Notre objectif est d’apporter ces innovations passionnantes en Écosse par le biais d’une solution de pathologie numérique intégrée, garantissant un accès équitable pour tous les patients, indépendamment de leur position géographique », a indiqué Kenny Birney, responsable IT et du service diagnostic à NHSGGC.

    Ce projet pilote suit le lancement à travers toute l’Écosse du programme national d’imagerie diagnostique « Picture Archive and Communication Systems (PACS) » visant à recueillir numériquement l’ensemble des résultats d’examens d’imagerie médicale issus de différents établissements de soins.

    Richard Nicholson, directeur des ventes au pôle « Digital Pathology Solutions » à Philips UKI a déclaré qu’avec un accès à distance aux dossiers d’imagerie médicale et aux données numériques avancés, « non seulement les cliniciens de différentes localités peuvent collaborer ensemble mais les services de diagnostic peuvent aussi être mobilisés là où ils s’avèrent nécessaires ».

  • Thérapie numérique : le marché mondial devrait dépasser les 457 millions USD d’ici 2021

    Le marché mondial de la thérapie numérique devrait atteindre les 457,9 millions de dollars US (38,8 M. €) d’ici 2021, contre 110 millions de dollars (93,2 M. €) en 2016, soit un TCAC de 27,7 %, révèle le rapport « Digital Therapeutics Market par Application – Global Forecast to 2021 », publié début décembre 2017 par le cabinet d’études MarketsandMarkets.

    Les auteurs de l’étude indiquent notamment que le modèle B2B l’emporte sur le B2C en raison de l’intérêt croissant des professionnels du secteur pour les dispositifs de santé numérique et que les États-Unis dominent largement le marché, avec une augmentation progressive des fonds d’investissement de capital risque au sein du secteur.

    « Les thérapies numériques [peuvent] améliorer l’engagement des patients »

    La thérapie numérique désigne les diverses interventions en matière de santé ou de protection sociale dispensées à l’aide d’un appareil intelligent pour soutenir des comportements sains ou le traitement de certaines maladies.

    Les « thérapies et programmes numériques ont l’avantage d’être rentables mais ont aussi le potentiel d’améliorer l’engagement des patients et d’apporter un changement substantiel dans leur santé, indiquent les auteurs de l’étude. En raison de ces avantages, la thérapie numérique est de plus en plus prescrite pour aider [les patients] à gérer des maladies sur le long terme, telles que le diabète, l’insomnie et l’asthme. »

    MarketsandMarkets estime que les acteurs clés du marché sont :

    • les plateformes/logiciels/applications mobiles/thérapies/programmeurs de thérapies numériques ;
    • les institutions, les organismes gouvernementaux et les fournisseurs de soins (hôpitaux, groupes médicaux, cabinets médicaux, cliniques communautaires, psychiatres et cliniques externes) ;
    • les compagnies d’assurance maladie et les payeurs ;
    • les sociétés de capital risque ;
    • les cabinets d’études de marché et de conseil.

    Thérapie numérique : une attention croissante portée aux progrès technologiques

    Les facteurs de croissance du marché de la thérapie numérique comprennent :

    • l’augmentation des maladies chroniques ;
    • l’attention croissante portée aux soins préventifs et aux progrès technologiques ;
    • le besoin grandissant de mieux contrôler les coûts des santé ;
    • l’augmentation significative des investissements en capital risque ;
    • la multiplication des preuves démontrant les avantages de la thérapie numérique.

    Le manque d’accès aux solutions de thérapies numériques freine la croissance du marché

    Toutefois, quelques éléments freinent quelque peu cette évolution, comme :

    • le manque de sensibilisation et d’accès aux services de thérapie numérique dans les pays en développement ;
    • les préoccupations relatives à la confidentialité des données des patients ;
    • la résistance des fournisseurs de soins traditionnels face à ce type de nouvelles technologies.

    Les applications préventives en plein essor

    Le marché a été divisé par les auteurs du rapport selon :

    • l’objectif recherché par le dispositif (application) : applications dédiées à la prévention (diabète, obésité) ou applications centrées sur le traitement (observance thérapeutique, diabète, maladies respiratoires, anémie, maladies du SNC, troubles musculo-squelettiques, tabagisme… mais aussi les applications centrées sur le bien-être, le changement de comportement, le rôle parental, la grossesse, etc.) ;
    • le canal de vente : B2C (soignant/patient) ou B2B (fournisseur de soins/payeur/employeur/compagnie pharmaceutique).

    De plus en plus d’initiatives gouvernementales centrées sur le déploiement des soins préventifs

    En ce qui concerne la première catégorie, le segment des applications préventives devrait connaître le TCAC le plus élevé au cours de la période de prévision.

    Sa forte progression peut être attribuée entre autres à l’émergence d’initiatives gouvernementales visant à concentrer davantage l’attention des acteurs de l’industrie sur les soins préventifs et d’un consensus parmi les décideurs, les fournisseurs de soins et les patients sur la grande efficacité des mesures préventives et des programmes cherchant à entraîner des changements de comportements et de styles de vie.

    Le B2B l’emporte sur le modèle B2C

    Quant à la deuxième catégorie, le canal de vente B2B occupe la part la plus important du secteur en 2016 et enregistre le TCAC le plus élevé sur le marché.

    Les fournisseurs de soins prennent conscience des avantages des outils numériques

    Cette position dominante est due à différents facteurs, dont :

    • la sensibilisation croissante des fournisseurs de soins, des payeurs, des employeurs et d’autres acheteurs (centres de fitness, gymnases, centres de bien-être…) aux avantages de la thérapie numérique, en particulier chez les payeurs et les employeurs, qui ont compris que de telles technologies pouvaient leur permettre de réduire les coûts de prestation de services de santé ;
    • l’inclination croissante des sociétés pharmaceutiques à intégrer les outils de thérapie numérique à leurs produits médicamenteux.

    Les États-Unis dominent le marché

    Au niveau géographique, le marché mondial de la thérapie numérique est segmenté entre l’Amérique du Nord, l’Europe (Royaume-Uni, Allemagne, France, Espace et le reste de l’Europe), l’Asie-Pacifique et le reste du monde.

    L’Amérique du Nord représente la plus importante part du marché sur l’année 2016, en raison notamment :

    • de l’incidence croissante des maladies chroniques au sein du pays ;
    • du déploiement d’initiatives gouvernementales visant à soutenir les progrès technologiques dans le domaine de la thérapie numérique ;
    • d’un afflux croissant des start-up au sein du secteur.

    Des investissements croissants

    De multiples investissements dans le domaine ont par ailleurs stimulé la croissance du marché américain. Par exemple :

    • en juillet 2014, Proteus Digital Health a obtenu un investissement de 172 millions USD (146 M. €) pour la fabrication et le développement de ses produits de santé numérique ;
    • en janvier 2014, WellDoc a levé 20 millions USD (17 M. €) dans le cadre d’un tour de table mené par Merck Global Health Innovation Fund (États-Unis), une somme que l’entreprise a utilisé pour commercialiser ses produits à travers l’ensemble des États-Unis.

    Les principaux acteurs du marché de la thérapie numérique sont basés aux États-Unis. Parmi eux figurent les sociétés suivantes :

    • Proteus Digital Health ;
    • Omada Health ;
    • WellDoc ;
    • Livongo Health ;
    • Noom ;
    • Ginger.io ;
    • Propeller Health ;
    • 2Morrow ;
    • Canary Health ;
    • Mango Health.

    Selon les analystes de MarketsandMarkets, l’Amérique du Nord continuera de dominer le marché mondial jusqu’en 2021.

    Le marché de l’Asie-Pacifique en retrait

    Le fait que le marché de l’Asie-Pacifique soit relativement inexploité et que de nombreuses applications thérapeutiques numériques soient encore inexplorées ouvre un éventail d’opportunités intéressantes pour espérer une croissance future du marché au niveau international.

  • Medaviz lance officiellement un service de téléconsulation et revendique 2 millions d’utilisateurs

    Medaviz, la start-up qui à l’origine proposait une service de téléconseil vient de lancer officiellement son service de téléconsultation le 12 décembre 2017, opération qu’elle avait déjà annoncée en septembre 2017.

    Alors qu’elle revendiquait 1 million d’utilisateurs en septembre 2017, elle affirme avoir atteint les 2 millions d’utilisateurs en décembre 2017, issus de différentes catégorie de clients : mutuelles, assurances, entreprises et les organismes d’aide à la personne et notamment le Fonds d’action sociale du travail temporaire.

    Apporter une réponse aux angoisses du quotidien

    La start-up se veut efficace, statistiques à l’appui – un temps moyen d’attente de 85 secondes et la mise en relation avec un médecin est garantie en moins de 3 minutes.

    Les fondateurs de Medaviz assurent ne pas prétendre se substituer aux consultations en cabinet, mais répondre aux difficultés à obtenir un avis médical rapidement et être rassuré. « Notre objectif est d’apporter une première réponse aux angoisses du quotidien : dans 2 cas sur 3, l’échange avec un médecin permet d’éviter une consultation physique », précise Stéphanie Hervier, une des fondatrices.

    Présence sur un marché B2B et spécialement auprès des intérimaires

    85 professionnels de santé sont affiliés à la plateforme et couvrent 30 spécialités médicales et paramédicales. Medaviz revendique également une trentaine de partenaires incluant mutuelles, entreprises et télé-assisteurs : Arkea Assistance, BearingPoint, La Poste, La mutualité française, Gan Eurocourtage, etc.

    L’assistance aux intérimaires a été une préoccupation dès le départ pour la société et elle propose ses services au FASTT (Fonds d’Action Sociale du Travail Temporaire), ce qui représente un pool de 600 000 intérimaires utilisateurs de sa plateforme. La start-up annonce que ce chiffre va doubler en janvier 2018 portant les bénéficiaires intérimaires à 1 200 000 utilisateurs.

  • Live d’Innolab #1 d’Elsan : l’open innovation au service des patients, le 30 janvier à Paris

    Comment innover au sein d’un groupe de cliniques privées ? Elsan, qui a créé Innolab, son living lab en 2015, a reçu plus de 200 start-ups et lancé plus de 10 projets en partenariat.

    Ce premier live d’Innolab permet de découvrir 4 porteurs de projets innovants en santé : Collective Thinking, Bepatient, Schoolab et Theodo.

    Programme

    18h00 : Accueil

    18h30 : Introduction par Thierry Chiche, Président Exécutif d’Elsan 

    18h40 : Pitchs d’entrepreneurs avec la participation de :

    • Vincent Susplugas, CEO, Collective Thinking

    La start-up développe des solutions d’intelligence artificielle de type machine learning et deep learning pour analyser et valoriser les données.

    • Frédéric Durand-Salmon, CEO, Bepatient

    La start-up développe des solutions e-santé qui réinventent le parcours de soin en responsabilisant le patient et en améliorant la continuité des soins

    • Pierre de Milly, Program Manager, Schoolab

    Innovation Studio, Schoolab accélère des projets innovants de start-ups.

    • Damien Saby, Business Developer, Theodo

    Cette start-up conseille ses clients et réalise leurs solutions digitales.

    Réalisations concrètes des partenariats

    Les réalisations concrètes des partenariats seront présentées lors d’un live animé par Sandrine Degos, Présidente de Care Insight.

    19h20 : Conclusion par Grégory Katz, Directeur de la Recherche et de l’Innovation d’Elsan et Ségolène Perin, Responsable de l’Innovation, en charge d’Innolab 

    19h30 : Cocktail

    Inscriptions à l’adresse suivante.