DMN

  • Merck lance un programme de coaching comportemental à destination des diabétiques

    La laboratoire pharmaceutique allemand Merck a annoncé fin janvier 2018 sa volonté de lancer un programme d’accompagnement à destination des patients diabétiques dans plusieurs pays du monde, non dévoilés à ce jour. Il s’agit d’un programme mis au point par la société américaine Blue Mesa Health qui combine un accompagnement à distance et un soutien par une communauté de pairs grâce à l’usage des outils connectés.

    Cette démarche s’inscrit dans la stratégie de Merck de proposer un portefeuille complet de services de gestion du diabète, allant du médicament jusqu’au suivi afin d’avoir un meilleur impact sur l’état de santé du patient.

    Blue Mesa Health est une société américaine fondée en 2015 et dont le produit phare est un programme d’une durée d’un an, nommé « Transform programme ». Cette solution repose sur un ensemble d’objets connectés, pèse-personne et autres objets permettant de suivre l’activité du patient, qui recueillent des données qui sont centralisées via l’application dédiée.

  • 25 applis en e-santé contrôlées par la DGCCRF : quelques manquements relevés

    La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a mené une enquête rendue publique début janvier 2018 afin d’examiner le contenu de 25 applications en e-santé.

    L’autorité de contrôle a identifié les opérateurs sur ce marché, vérifié le respect des règles d’information générale du consommateur et plus spécifiquement celles de la vente à distance et celles relatives à la collecte de données personnelles.

    L’enquête a également permis de vérifier les allégations des applications contrôlées. Des manquements ont été relevés sur les informations précontractuelles exigées en matière de vente à distance.

    Des applications liées au bien-être et à des pathologies contrôlées

    Les services de la DGCCRF ont effectué des contrôles sur des applications qui proposent un accompagnement et des conseils de remise en forme, d’exercice, de régime alimentaire par le biais d’un suivi de paramètres qui sont, selon les cas, renseignés directement par l’utilisateur, mesurés par les capteurs de l’appareil ou transmis par des objets connectés distincts. Certaines applications peuvent également apporter une aide au diagnostic médical. Leur nombre est estimé à plus de 100 000.

    Deux types d’applications peuvent ainsi être distingués :

    • les applications liées au bien-être : elles proposent un suivi de l’alimentation, du sommeil, du poids, du cycle féminin, des programmes d’exercices sportifs, la mesure de l’activité physique ou encore la mesure du rythme cardiaque. Elles fournissent des conseils, mettent à disposition des outils de calcul, de mesure et d’enregistrement de paramètres. Elles n’ont pas de finalités médicales ;
    • les applications liées à des pathologies : elles proposent un suivi, un diagnostic ainsi que des informations sur les maladies ou médicaments. Elles peuvent concerner des pathologies connues (diabète, psoriasis, etc.) ou être des outils d’aide au diagnostic (essentiellement informatif pour celles destinées au grand public).

    Information générale du consommateur : très peu d’anomalies constatées

    Les contrôles effectués devaient permettre de vérifier le respect des règles d’information générale du consommateur. Aucune anomalie n’a été constatée concernant l’identification des opérateurs. Les plateformes de téléchargement indiquent toujours le nom du développeur de l’application (ou de la société qui la propose) et une adresse mail de contact. Les autres informations prévues par la loi pour la confiance dans l’économie numérique, comme l’adresse postale par exemple, sont généralement présentes dans le descriptif de l’application.

    Aucune anomalie n’a été relevée sur les allégations : les applications contrôlées ne vantaient pas d’effets bénéfiques sur une pathologie médicale (des notions générales sont plutôt évoquées, telles que « bien-être » ou « forme »).

    Les quelques manquements relevés concernaient les informations précontractuelles (informations devant être délivrées au consommateur avant la vente) exigées en matière de vente à distance, notamment celles relatives au droit de rétractation.

    La collecte des données : des référentiels à mettre en place pour orienter le consommateur

    Ces applis de santé destinées au grand public sont susceptibles de collecter des données plus ou moins sensibles : poids, tension, durée du sommeil, etc. Elles peuvent également avoir accès à « l’identité du téléphone », aux contacts, aux données de localisation ou encore à l’historique web. L’enquête indique que dans certains cas, l’accès aux éléments demandés ne paraît pas justifié par le fonctionnement de l’application.

    La majorité des applications contrôlées sont éditées par des sociétés qui ne sont pas établies en France, ni même dans l’Union européenne, ce qui les exclut du champ d’application de la loi Informatique et Liberté. 

    Selon l’autorité de contrôle, « sur un marché international, ouvert à tous et souvent gratuit, il serait pertinent de définir des standards portant sur la fiabilité des applications, notamment celle des mesures effectuées, et sur la protection des données ».

    Plusieurs sociétés ont déjà développé des référentiels fixant des critères éthiques, techniques, médicaux et réglementaires, à partir desquels elles évaluent les applications qui leur sont soumises par les éditeurs et qui leur permettent d’attribuer un label de qualité.

    Un secteur qui doit rester sous surveillance

    Le secteur des applications en e-santé restera sous surveillance, « en raison de l’opacité constatée autour de la question de la collecte des données », pointe la DGCCRF. Des investigations supplémentaires seront menées, notamment sur la fiabilité des mesures opérées par les objets connectés à ce type d’application. L’instance préconise également de mettre en place des référentiels permettant d’orienter les consommateurs dans leur choix.

  • Smart Hospitals : l’Asie-Pacifique en passe de devenir leader (Frost & Sullivan)

    Dans une étude parue en janvier 2018, Frost & Sullivan (F&S) affirme que l’Asie-Pacifique sera l’une des régions à la croissance la plus rapide au monde cette année dans l’industrie des soins : + 11,1 % en 2018 contre + 4,8 % en moyenne au niveau mondial. Selon le cabinet de conseil, le marché de l’APAC devrait atteindre une valeur d’environ 517 milliards de dollars US (421 Mds €) en 2018.

    La transformation numérique en cours et le développement du concept de « smart city » pousseront les hôpitaux à devenir des « hôpitaux intelligents », les pays d’Asie-Pacifique étant les moteurs de cette révolution, analyse F&S. Par ailleurs, des tendances clés telles que le développement du modèle XaaS créeront de nouvelles sources de revenus pour la durabilité future de l’industrie de santé et le cloud apparaîtra comme une solution centrale sur le web puisque les acteurs du secteur doivent améliorer dès à présent la flexibilité de leur mode de stockage de données.

    APAC : vers une transformation globale des business modèles

    La combinaison de l’adoption accrue des nouvelles technologies, de l’accès à des programmes de santé novateurs et de la prestation de soins en dehors des milieux hospitaliers traditionnels alimente la croissance annoncée, précise l’étude.

    Le développement de la health tech contribue à l’autonomie des consommateurs

    Au sein des pays d’Asie-Pacifique, plusieurs éléments persisteront au cours de l’année à venir, dont :

    • les transitions du point de vue réglementaire ;
    • la recherche de nouveaux business modèles ;
    • le développement des plateformes technologiques ;
    • l’évolution du rôle des consommateurs, de plus en plus autonomes ;
    • les opportunités de croissance pour les acteurs de l’industrie, notamment pour les groupes pharmaceutiques, les fabricants de technologies médicales, les fournisseurs de produits health tech et les fournisseurs de services de santé.

    Par ailleurs, les analystes s’attendent à ce que l’industrie se concentre davantage sur les résultats en matière de soins et aux modes de traitement centrés sur le patient.

    « Le rôle des consommateurs de soins change radicalement en Asie-Pacifique, souligne Rhenu Bhuller, associé à Frost & Sullivan. La technologie numérique permet l’accès à l’information et aux soins ; les consommateurs sont donc en mesure de choisir où, comment et par qui ils aimeraient être traités. Cela modifie tous les business modèles de la région. »

    APAC : 5 facteurs de croissance dans l’industrie des soins

    Karthik Rajan, responsable conseil au sein du pôle « Transformational Health » à F&S, met en avant cinq facteurs de croissance :

    1. L’expansion des hôpitaux continue de répondre à la demande dans les marchés émergents

    Cette évolution inclut le développement des hôpitaux ainsi que des chaînes de soins primaires intégrées et des cliniques spécialisées grâce à des partenariats et à la levée de fonds de capital risque.

    En plus de l’expansion des services de soins en dehors du milieu hospitalier, les autorités modifieront la réglementation au sein du secteur afin d’atteindre les objectifs de couverture et d’accès universels aux soins. Des changements auront également lieu du côté des assureurs de santé privés afin d’améliorer le bien-être des citoyens et de développer l’intervention précoce.

    2. Les assureurs privés allègent le poids financier lié à la mauvaise santé de la population

    Les fournisseurs privés d’assurance maladie expérimentent des plateformes numériques pour la gestion des maladies chroniques et le bien-être qui récompensent les patients adoptant des comportements sains et peuvent ainsi potentiellement réduire le coût global des soins.

    Ils investissent également dans des solutions InsurTech ainsi que dans des canaux de distribution innovants pour améliorer la pénétration du marché.

    3. La personnalisation des soins et la responsabilisation des consommateurs : clés du bien-être

    Le séquençage génétique appliqué directement aux consommateurs de la santé évolue vers des services et des solutions fournis par des sociétés telles que Prudential (Asie), iCarbonX (Chine) et Healthi (Inde), qui ont développé des systèmes d’interventions personnalisées pour améliorer le bien-être de la population. Par ailleurs, des entreprises comme Thorne Research (États-Unis) et Imagene Labs (Singapour) vont prochainement proposer en Asie-Pacifique des suppléments nutritionnels et des produits de soins pour la peau personnalisés, également sur la base d’un modèle centré sur un abonnement payant.

    4. La Chine et l’Inde alimentent le tourisme médical à l’étranger

    Le tourisme médical devrait également devenir plus important en 2018. Comprenant six des dix premières destinations touristiques médicales dans le monde, l’Asie-Pacifique sera la région à la croissance la plus rapide dans le tourisme médical en 2018 avec des taux de croissance supérieurs à 15 %.

    L’utilisation croissante des nouvelles technologies dans des domaines tels que la chirurgie mini-invasive ou la téléconsultation pour le suivi des patients avant et après un traitement sera également source de croissance.

    5. L’harmonisation de l’ASEAN

    En 2018, Singapour va assurer la présidence de l’ASEAN en se concentrant sur les thématiques de la « résilience » et de « l’innovation ». La cité-État cherchera à stimuler le e-commerce et à promouvoir le développement de « smart cities » dans la région.

    Les marchés de la santé bénéficieront considérablement de ces initiatives, en particulier si les questions sous-jacentes comme celles portant sur la protection des données et la cybersécurité sont activement traitées.

  • Smart Hospitals: Asia-Pacific to become leader (Frost & Sullivan)

    In a study published in January 2018, Frost & Sullivan (F&S) said that Asia-Pacific (APAC) will be one of the fastest growing regions in the world this year in the healthcare industry growing at 11.1% in 2018, compared to the global average of 4.8%. According to the consulting firm, the APAC market is expected to reach about US$517 billion (€421b) in 2018.

    The ongoing digital transformation and the development of the smart city concept will push hospitals to become « smart hospitals », with the Asia-Pacific countries driving this revolution, F&S analyzed. In addition, key trends such as XaaS model will create new sources of revenue driving future sustainability for the healthcare industry and cloud will emerge as a core solution on the web since all stakeholders need to expand storage flexibility.

    APAC: towards a transformation of every business models

    The combination of increased adoption of technology, access to innovative healthcare programs and delivery of care outside traditional hospital settings is fueling this growth, the study said.

    The development of health tech contributes to the autonomy of consumers

    Within the Asia-Pacific countries, several challenges are excepting to continue over the coming year, including:

    • Regulatory transitions;
    • Search for new business models;
    • Emerging technology platforms;
    • Evolving role of consumers;
    • Growth opportunities for industry players including pharmaceuticals, medical technology manufacturers, digital health suppliers and healthcare service providers.

    In addition, analysts expect increased industry focus on healthcare outcomes vs cost and patient-centric treatment pathways.

    « The role of healthcare consumers is changing dramatically in Asia-Pacific, » says Rhenu Bhuller, partner at Frost & Sullivan. « Digital technology enables access to information and care; hence consumers are able to choose where, how, and by whom they would like to be treated. This is changing every business model in the region. »

    APAC: 5 growth factors in the healthcare industry

    Karthik Rajan, head of consulting for the Frost & Sullivan Transformational Health practice, offers five growth drivers:

    1. Hospital expansion will continue to meet demand in emerging markets

    This evolution includes development of hospitals as well as integrated primary care chains and specialty clinics through partnerships and venture funds.

    In addition to expansion in points of care outside of the hospital setting, there will be shifts in policy makers’ appetite for regulatory transformation to support goals for universal healthcare coverage and access and in private health insurers driving wellness and early intervention.

    2. Private health insurers to ease financial burden of ill-health

    Private health insurance providers are experimenting with digital platforms for chronic disease management and wellnessthat reward patients for healthy behaviors and can potentially reduce the payout burden at a population level.

    They are also investing in InsurTech solutions and innovative distribution channels to improve market penetration.

    3. Personalized care and consumer empowerment are the keys to wellness

    Direct-to-consumer gene sequencing is moving towards services and solutions provided by companies such as Prudential (Asia), iCarbonX (China) and Healthi (India), which have developed personalized wellness interventions systems. Moreover, firms such as Thorne Research (USA) and Imagene Labs (Singapore) will soon be offering in Asia-Pacific personalized over-the-counter nutritional supplements and skin care products respectively, and that too on a subscription model.

    4. China and India to fuel outbound medical tourism

    Medical tourism is also expected to become more important in 2018. With six of the world’s top 10 medical tourist destinations, Asia Pacific will be the fastest growing region for medical tourism in 2018 with growth rates exceeding 15 %, the expert said.

    The increasing use of technology in areas such as minimally invasive surgery or tele-consultation for pre and post treatment follow up are providing further platforms for growth.

    5. Harmonization of ASEAN

    In 2018, Singapore assumes chairmanship of ASEAN, focusing on the themes of “resilience” and “innovation”. The city-state will target stimulating e-commerce and promoting development of « smart cities » in the region.

    Healthcare markets will benefit greatly from these initiatives, particularly if the underlying issues such as data protection and cybersecurity are actively addressed.

  • Etude : la majorité des applis de santé ne sont pas conformes aux règles de sécurité des données

    Les 20 applications mobiles de santé les plus populaires compromettent la vie privée de millions d’utilisateurs. C’est le constat qui ressort d’une étude* menée par des chercheurs grecs de l’Université du Pirée. Les résultats de leurs travaux publiés le 29 janvier 2018 dans le journal IEEE Access (Institute for Electrical and Electronics Engineers) révèlent que les exigences légales en matière de protection des données sensibles ne sont pas respectées. Quant aux futures clauses du règlement européen sur la protection des données (RGPD), elles sont aussi rarement appliquées.

    Des failles dans la protection des données sensibles 

    Collecter des données de santé est aujourd’hui à la portée des développeurs de la moindre application mobile. Des millions de data sur le sommeil, l’activité physique, la fréquence cardiaque, la pression artérielle et bien d’autres indicateurs de santé sont stockées par des applications mobiles gratuites et donc à la portée de tous. Alors que ces données sont sensibles, on pourrait s’attendre à ce que les applications mobiles de santé respectent les règles de sécurité et de confidentialité et les dispositions juridiques contraignantes en matière de protection des données pour garantir la confidentialité et la sécurité de ces data. Plusieurs études ont déjà mis en évidence de nombreuses failles en la matière. En 2016, la Commission européenne avait d’ailleurs réagi en élaborant un nouveau règlement européen sur la protection des données (RGPD), qui sera applicable en 2018.

    20 applis santé passées au crible

    Quelques mois avant que le RGPD n’entre en application, des chercheurs grecs de l’Université du Pirée ont voulu faire un nouvel état des lieux. Ils ont donc évalué les risques concernant la sécurité et la confidentialité des données chez les 20 applications mobiles santé les plus populaires. Ils ont par ailleurs mené une procédure d’audit de conformité RGPD pour déterminer si ces applications sont conformes aux nouvelles exigences légales. Les applis sélectionnées devaient toutes être gratuites, en anglais, avoir été téléchargées au moins 100 000 fois et demander aux utilisateurs d’entrer des données personnelles ou de santé qui seraient transmises à un hôte distant. Elles appartenaient à l’une de ces 3 catégories : grossesse et développement du nouveau-né, agenda de santé, diabète et pression artérielle.

    La méthodologie des chercheurs reposait en fait sur 3 questions majeures :

    • Qui a accès aux données personnelles de l’application ?
    • Quelles sont les données exactes auxquelles chaque partie peut accéder ?
    • Quel est le niveau de sécurité de chaque canal de communication ?

    Les résultats de leurs investigations, publiés le 29 janvier 2018 dans le journal IEEE Access (Institute for Electrical and Electronics Engineers), révèlent de nombreuses failles en terme de sécurité et de confidentialité des données.

    Résultats

    • 20% seulement des applis mobiles de santé stockent les données en local, sur le smartphone de l’utilisateur ;
    • 50% des applis partagent les données personnelles (textes et images) avec des tiers ;
    • 50% des applis transmettent les données et gèrent les mots de passe des utilisateurs sans connexion sécurisée par protocole hypertexte HTTPS ;
    • Des accès non justifiés à l’agenda, au répertoire de contacts ou encore aux SMS étaient demandés par plusieurs applications ;
    • Un tiers des applis transmettaient des data avec la méthode GET au lieu de POST. Les données étaient donc en clair dans l’URL et non intégrées dans un formulaire et donc difficilement accessibles ;
    • 35% des applis communiquaient les données de géolocalisation à des tiers.

    Les auteurs de cette étude ont communiqué leurs résultats à chaque fournisseur d’applications. Et un an plus tard, ils ont vérifié si la situation s’était améliorée. Globalement, une nette amélioration a été enregistrée concernant les failles de sécurité et de confidentialité majeures. En revanche, les progrès étaient presque nuls pour les failles mineures.

    Loin de la conformité avec le RGPD

    L’audit de conformité au règlement européen sur la protection des données (RGPD) met également en évidence de nombreuses lacunes.

    • 11 applis sur 19 fournissent au moins une information relative à la politique de confidentialité des données ;
    • Une seule appli demande le consentement de l’utilisateur pour le recueil d’informations supplémentaires ;
    • 36% des applis offrent aux utilisateurs la possibilité de retirer leur consentement et ainsi d’effacer toute information précédemment consentie.

    Un appel aux développeurs

    En conclusion, une majorité des applications mobiles de santé passées au crible compromettent la vie privée de leurs d’utilisateurs. « Notre étude met en évidence de nombreuses lacunes majeures et mineures des applications m-santé », écrivent les chercheurs grecs. A leurs yeux, le manque de cryptage, l’utilisation de GET au lieu des requêtes POST pour la transmission de données sensibles et des pratiques de programmation non sécurisées sont quelques-uns des principaux problèmes de sécurité et de confidentialité que les développeurs doivent résoudre lors de la création d’applications. Le profilage des utilisateurs, que ce soit à des fins de publicité ou de marketing ou pour la surveillance du comportement des utilisateurs, est un problème de confidentialité supplémentaire qui doit aussi être pris en compte pour garantir la confidentialité des utilisateurs.

  • Appel à candidatures pour le MedTech Boston aux start-ups françaises de la medtech et de la e-santé

    Bpifrance, Medicen Paris Région, le French Tech Hub et le MedNest proposent d’accompagner les entreprises de la medtech (dispositifs médicaux, objets connectés et outils de diagnostic) et de la e-santé dans le Soft landing program de Medtech Boston, destiné à les aider à développer leurs solutions innovantes en Amérique du Nord.

    Ce programme permettra aux start-ups de définir leur stratégie d’entrée sur le marché, accroître leur visibilité et définir l’opportunité de marché, maîtriser les pratiques d’affaires et la culture entrepreneuriale américaine.

    Les critères de sélection des projets porteront sur :
    • l’équipe ;
    • l’innovation ;
    • le modèle économique adapté au marché américain ;
    • les capacités financières.

    La date limite de dépôt des dossiers est le jeudi 1er mars 2018.

    Le programme du MedTech Boston

    14 mars 2018 :

    • matin : atelier sur les modèles de remboursement et système de réglementation FDA  pour les technologies médicales aux États-Unis ;
    •  après-midi : pitch des candidats présélectionnés (5min) et sélection des 8 lauréats.

    16 avril 2018 : bootcamp préparatoire chez Bpifrance

    • acculturation ;
    • le marché américain ;
    • partage d’expérience ;
    • formation au pitch.

    23-27 avril 2018 : mission à Boston

    • remboursement et système de santé américain ;
    • stratégies de levée de fonds ;
    • sessions de mentoring ;
    • networking (teech meeting) et pitch ;
    • optionnel : participation au World Medical Innovation Forum sur l’IA organisé par Partners Healthcare avec la présence des C-level de Vertex, Philips, Siemens, GE Healthcare, J&J, etc. (23/24 avril).

    8-10 octobre 2018 : pitch au MedTech showcase des deux lauréats sélectionnés parmi les 8 ayant participé à la mission

  • L’AP-HP, Altran et echOpen signent un partenariat autour d’un échostéthoscope connecté à bas coût

    L’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris – représentée par Martin Hirsch -, Dominique Cerutti, PDG d’Altran et Mehdi Benchoufi, président de l’association echOpen, ont signé mardi 30 janvier 2018 une convention de partenariat pour développer une sonde d’échographie (un échostéthoscope) en open source, connectée à un smartphone et à bas coût.

    Cet outil constitue une innovation importante pour la médecine générale et d’urgence en facilitant l’accès à l’imagerie diagnostique et en en assurant un usage aussi simple que celui du stéthoscope.
     
    La signature de cette convention constitue une première étape vers une coopération plus étroite qui aboutira à la formation d’un consortium dédié, alors que pour l’heure, elle induit que :
    • Altran met à disposition d’echOpen les compétences de ses experts dans différents domaines. Les ingénieurs d’Altran interviennent sur plusieurs sujets : la définition du produit, l’architecture globale, l’électronique, l’intégration et l’analyse des coûts ;
    • l’AP-HP accompagne le développement technique et clinique du projet echOpen en fournissant les ressources et compétences nécessaires en organisation médicale et hospitalière, en exploitation de données de santé et d’imagerie ainsi que les compétences règlementaires liées aux essais cliniques et au développement des dispositifs médicaux.

    Ce premier échostéthoscope open source est en test depuis mars 2016 à l’Hôtel-Dieu à Paris, où le « fab lab » echOpen est installé.

    Une sonde « low-cost » ouvrant de nouvelles perspectives

    Le fab lab associatif Echopen est né d’une nécessité de concevoir un dispositif d’échographie à bas coût permettant d’accéder facilement à l’orientation diagnostique. 

    À l’heure actuelle le nombre de patients accédant à l’examen échographique est largement insuffisant car cette ressource est volumineuse, coûteuse et d’usage largement réservé aux radiologues. Il existe des dispositifs ultra-portables, mais ils coûtent entre 6 500 et 12 000 euros.

    La sonde d’Echopen, « low-cost » et connectable directement à un smartphone, coûterait au final moins de 160 euros.

    Plus de 200 personnes – des médecins, acousticiens, électroniciens, codeurs, radiologues qui tous restent anonymes pour préserver le côté open source collectif du projet – ont travaillé au développement de l’échosthétoscope.

    Celui-ci devrait permettre un gain de temps dans les services d’urgence bien sûr, mais ouvrirait également de nouvelles perspectives aux généralistes en cabinet, dans les déserts médicaux ou dans le cadre de missions humanitaires, en permettant par exemple de séparer rapidement les cas de figures en fonction de leur urgence (catégorie urgence vitale, examens complémentaires ou fausses alertes).

  • India is building a eHealth ecosystem: Health Minister J.P. Nadda

    Adoption of digital technology to improve the governance had always been central to the Indian government, said Jagat Prakash Nadda in a speech delivered on February 19, 2018 to delegates from around a dozen countries at the Global Digital Health Partnership Summit, held in Canberra, Australia.

    Indian Union Minister for Health and Family Welfare said India is committed to reforming the delivery of health services using information and communication technologies (ICT). He said the ICT had great potential to improve the delivery of healthcare services and that « India will take advantage of it under the Digital India program ».

    India seeks to improve patient engagement

    Australian Minister of Health Greg Hunt, Australian Digital Health Agency CEO Tim Kelsey and delegates and from Hong Kong, Indonesia, Singapore, South Korea, New Zealand, Saudi Arabia, Italy, Sweden, United Kingdom, Canada, the United States of America and the World Health Organization were also present at the summit.

    The Indian Minister said that the four main areas in which India has implemented digital technology in healthcare are health services delivery, compliance of people towards health and care, engagement of citizens in partnering with the government for planning and management of health services delivery and improving governance (source: Thehealthsite.com).

    Towards partnerships with industry, patient groups and academics

    He also emphasized the importance of building digital health ecosystem partnerships with private health care providers, health IT practitioners, patient groups, industry, academics and regulatory bodies.

    India is developing IT systems for integrated health surveillance programs

    Mr Nadda said IT systems have also been deployed in India for integrated health surveillance programs, public health management as well as hospital information system, supply chain management, online services, tele-medicine and program monitoring.

    « Such initiatives include systems for obtaining reliable information and near real-time data for policy making, ensuring efficient programs and service delivery, » he said.

    A portal available in various Indian dialects

    The National Health Portal of India is currently providing authentic information related to healthcare to citizens in different Indian languages, he added. « Content of the portal is currently available in six Indian languages and it is planned to add six more languages. »

    The Online Registration System (ORS) has been used to schedule online appointments in-public sector tertiary care hospitals, he explained, adding that about 139 hospitals were currently using the ORS application.

    Digital health records for all Indians

    The minister said the country is planning to create an integrated digital health platform and enable the creation of electronic health records for the 1.3 billion people of India.

    « We wish to enable hospitals and health service providers to do so by giving them free software systems and data storage facilities. In addition, we wish to use big data analytics to prioritize our interventions and become proactive in solving healthcare challenges. »

  • Télémédecine, IA, DMP et parcours de santé au cœur de e-Health World Monaco, les 31/05 et 1/06 2018

    Le congrès e-Health World Monaco, organisé par ComCo, tiendra sa quatrième édition en Principauté les 31 mai et 1er juin 2018.

    Cet événement abordant les thèmes de la e-santé, des technologies médicales, de la Recherche et de l’innovation, sera présidé par le Pr Alim-Louis Benabid, président du directoire de Clinatec. Il dirigera notamment les débats sur les sciences cognitives.

    Le congrès s’articule autour d’un programme scientifique (télémédecine, robotique, coordination des soins) et d’ateliers (réseaux sociaux de santé et parcours de santé, enjeux business en e-santé, blockchains en santé), de conférences (le médecin et le patient dans le monde de l’IA, orthopédie) et d’une « nuit connectée » de challenge de start-ups.

    Extrait du programme du jeudi 31 mai 2018

    Ouverture du congrès

    • M. Didier Gamerdinger, Conseiller de Gouvernement-Ministre des Affaires Sociales et de la Santé de Monaco.
    • Pr Alim-Louis Benabid, Président d’e-healthworld Monaco 2018.

    9h La télémédecine peut-elle réellement améliorer l’accès aux médecins dans les zones en sous-densité médicale ?, débat animé par Jean-Claude Narcy

    • Thierry Moulin, Président de la Société Française de Télémédecine
    • Jean Paul Ortiz, Président de la CSMF
    • Michel Serin, Vice-Président de la Fédération Française des maisons et des Pôles de santé
    • Mme Sophie Sergent, Membre du bureau national de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF) en charge des URPS
    • Robin Ohannessian, Médecin de santé publique, Directeur médical de Télémédecine 360
    • François Teboul, Directeur médical du groupe Visiomed

    11h La télémédecine au XXI° siècle aura-t-elle un impact sur les organisations et pratiques professionnelles et sur les parcours de santé

    • Agnès Caillette-Beaudoin, Directeur médical de Calydial, Lyon
    • Jean-Pierre Blanchère, Directeur du Pôle Transactions Electroniques Sécurisées (TES) Caen
    • Nathalie Salles, Professeur de Gériatrie, CHU Bordeaux
    • Lina Williatte, Droit de la Santé, Faculté Catholique de Lille
    • Nathalie Devillier, Ecole de Management Grenoble
    • David Gruson, Ancien délégué général de la FHF, Membre du Comité exécutif de la Chaire Santé de Sciences -Po, Paris

    12h20 : Le médecin et le patient dans le monde des algorithmes et de l’intelligence artificielle

    14h15 Parcours de soins, DMP généralisé, DP, Clouds santé : la fin des silos ? Rôle du Pharmacien dans cette inter-professionalité digitale ?

    Débat animé par Laurent lefort, rédacteur en chef du Moniteur des Pharmacies

    • Patrick Coudert, CEO MyRubyCard
    • David De Amorim Directeur Innovation Docapost
    • Adnan El Bakri, PDG InnovSanté, Chirurgien urologue
    • Yvon Merliere, Directeur du projet DMP à la Caisse Nationale de l’Assurance maladie
    • Jean-Luc Plavis, Consultant en Expertise Patient
    • Sophie Sergent-Decherf, Pharmacien, en charge des URPS et des nouvelles missions à la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France

    16h30 Réseaux Sociaux de Santé et Parcours de Santé : quelles solutions ? quelles résistances ? Les pharmaciens peuvent-ils jouer le rôle de plateforme ?

    • David Abenhaim, Président de Pharma Best
    • Benet-Weiler, Co-Founder, Program Director and General Manager at PlaceForPeople
    • Xavier Bouhet, Fondateur de PharmaClinic, Consultant Retail et Réseaux de Santé
    • Fabrice Ferret, Co-founder & Managing Partner chez HealthMe
    • Priscille Godd, Directeur marketing Laboratoire Arrow
    • Jonathan Oleszkiewicz, CEO MedPics

    20h Nuit connectée

    • Concours de startups, en présence des acteurs de l’écosystème
    • Soirée de networking

    Extrait du programme du vendredi 1er juin 2018

    9h Intelligence artificielle, robotique, deep learning : menace ou opportunité pour le praticien ?, session coordonnée par Wassim Badiou

    • L’intelligence artificielle du cardiologue, Yann Fleureau, CEO Cardiologs
    • Le robot du radiologue interventionnel, Philippe Bencteux, CEO Robocath
    • La robotique du chirurgien, Bertin Nahum, CEO Quantum Surgical
    • Robotique sociale, réalité virtuelle et santé mentale, Bardy Benoit, Directeur de EuroMov Research and Innovation Centre

    11h Sciences cognitives, session coordonnée par Alim-Louis Benabid

    Alim-Louis Benabid, Andrès Lozano et Philippe Robert

    14h30 L’ecosystème entrepreneurial du Technion dans les domaines de la e-santé

    16h30 La révolution des chatbots en e-santé : exemples d’usages et perspectives

    17h45 Discussion : e-communications

    Programme complet disponible via ce lien.

  • Schoolab présente le jeu Hippopocrate lors du premier Live d’Innolab d’Elsan (Pierre de Milly)

    Lors d’un grand rendez-vous réunissant une centaine de participants le mardi 30 janvier 2018 à Paris, Elsan a partagé un premier bilan des innovations au service des patients lancées à travers son incubateur Innolab. Né il y a deux ans, cet incubateur de projets a permis à Elsan de nouer des partenariats avec dix start-ups (sur 200 projets reçus) pour le développement de nouveaux produits et services.

    A l’occasion de son premier événement « Live d’Innolab », le groupe a souhaité faire témoigner quatre de ses partenaires sur leur collaboration et les solutions innovantes qui ont pu émerger.

    Après Bepatient lundi 5 février 2018, H&TI donne la parole à Pierre de Milly, Projects Acceleration programm Director de Schoolab, lundi 12 février 2018.

    Qu’est-ce-que Schoolab ?

    Schoolab, telle qu’elle existe aujourd’hui sous la forme d’un Innovation studio existe depuis 4 ans, mais le projet pré-existait sous une autre forme depuis une douzaine d’années. C’était à l’origine un programme académique. Nos trois fondateurs – Jean-Claude Charlet, Julien Fayet et Olivier Cotinat – avaient observé les difficultés des entreprises françaises à innover quand le projet ne concernait pas leur cœur de métier. D’après son expérience, cette difficulté vient des lacunes du système scolaire, qui sépare trop tôt les disciplines. Aussi, il a lancé des programmes avec l’ESSEC, STRATE et Centrale Paris, qui consistaient à rassembler 6 mois par an des étudiants des trois écoles pour travailler sur des projets d’innovation au profit de grandes entreprises françaises, en suivant une méthodologie de travail dénommée Design thinking.

    Ce programme s’appelle aujourd’hui CPI et perdure au sein de Schoolab. Près de dix ans après son lancement, nous nous sommes rendus compte que la communauté d’anciens occupaient désormais des postes dans de grandes entreprises ou bien avaient monté des start-ups et demandaient à CPI de les aider à innover. Nous avons donc créé un espace de travail au centre de Paris, où sont accueillis tant des PME, des start-ups que des grandes entreprises et des étudiants, qui collaborent dans un certain nombre de programme d’incubation ou d’accélération. Nous mettons à disposition des coachs et un écosystème qui les poussent à avancer plus vite.

    C’est ainsi qu’a commencé votre collaboration avec Elsan ?

    Tout à fait. Nous travaillons avec le groupe Elsan depuis octobre 2017 sur le programme LEAN Factory. L’objectif de ce programme est de traiter des sujets d’innovation de grandes entreprises sur 2-4 mois et de délivrer des premières versions d’un produit ou d’un service sur des besoins ou usages réels.

    En quoi consiste votre solution ? Quels sont les enjeux sur le marché de l’hospitalisation privée ?

    Le projet sur lequel nous travaillons avec Elsan tourne autour de la prévention et de l’amélioration du niveau de service dans les salles d’attente du groupe. Le besoin était de rentrer dans une relation plus directe avec les patients et pouvoir leur proposer un parcours de santé en dehors d’un épisode de soins nécessaire. Cela devait passer par le digital.

    Nous avons donc accueilli Ségolène Perin, responsable Innovation d’Elsan, à Schoolab une demi-journée par semaine pendant 2 mois. Elle a travaillé main dans la main avec un jeune entrepreneur, une jeune designer et un jeune développeur informatique. Ils ont été accompagnés par une de nos coachs, experte en design référentiel et espace – cette spécialiste de l’aménagement d’espaces a notamment  travaillé sur des espaces d’innovations à KPMG et l’ESSEC. 

    Cette équipe a passé 3 semaines en immersion, pour rencontrer les utilisateurs. Ils se sont mis dans la peau de patients qui viennent en consultation et attendent en salle commune. Ils ont longuement observé l’arrivée, l’accueil, la sortie… Tous les détails de l’expérience client hors-consultation. 

    Au final, ils ont observé beaucoup d’ennui, davantage que de stress. Notre solution collaborative a ainsi émergé : le jeu « Hippopocrate, Viens jouer à ta santé ». Il s’agit d’un mini-jeu et de quizz ludiques, qui font office de sensibilisation et d’éducation à des pathologies traitées dans les hôpitaux du groupe. Délibérément décalé et drôle, le jeu consiste pour les joueurs à assister Hippopocrate, un médecin à la tête d’hippopotame, et de passer une série de consultations. Le jeu sera disponible sur une borne dans les salles d’attente des établissements du groupe, mais aussi sur le téléphone via une Appli téléchargeable. 

    Où en est le projet ?

    Une première version du jeu sur tablette et smartphone, qui inclut deux pathologies – la cataracte et le cancer du sein – a été testé sur une cinquantaine de personnes et nous avons des retours très positifs.

    Hippopocrate, ce sont des parties très courtes pour pouvoir s’adapter aux temps d’attente variables. L’objectif est que les clients découvrent le jeu sur place et continuent à jouer plus tard.

    En février 2018 démarre une nouvelle phase de développement en situation réelle avec une première clinique. Grâce aux feedbacks, on a déjà fait évoluer le niveau de difficulté.

    Qu’attendiez-vous de ce premier live et qu’en avez-vous retiré ?

    Au live d’Innolab, nous n’avons pas trop dévoilé le jeu. Nous avons seulement présenté son nom et son univers graphique. J’ai surtout voulu parler de la démarche d’Open innovation avec les participants car c’est vraiment ce que Schoolab porte : nous avons démontré que nous pouvions produire dans des temps courts des solutions qui sortent complètement de l’ordinaire.

    Concernant le projet Hippopocrate, les réactions très positives d’un public expert dans l’innovation dans la santé et les nombreuses questions suite à la présentation nous ont conforté dans l’idée que ce projet aurait un fort impact sur la prévention en France.

    Nous enverrons à tous les participants le jeu dès qu’il sera prêt, sans doute à l’été 2018