DMN

  • Astrazenca to collaborate with Alibaba and Tencent to boost health tech in China

    Astrazeneca (AZ), an Anglo–Swedish multinationa biopharmaceutical company, announced in early February 2018 that it has signed partnerships with Chinese internet giant Alibaba and Tencent in the context of agreements that aim to use emerging technologies to improve healthcare delivery in China.

    The company signed these deals on the occasion of British Prime Minister Theresa May’s first official visit to China. Pascal Soriot, CEO of AZ, was part of the business delegation accompanying the PM.

    Agreements to explore AI and fight online sale of counterfeit drugs

    • The strategic partnership set up with Ali Health (Alibaba) will leverage the expertise of the Chinese company in the field of internet and artificial intelligence (AI) to develop smart health services like patient education, chronic disease prevention and management, or AI-assisted clinical screening and diagnosis.
    • The deal signed with Tencent aims to harness the power of big data to combat online sales of counterfeit drugs. Astrazeneca will contribute its medical know-how, while Tencent will use its social scenario-learning system to identify illegal drug sales.

    The visit came about two months after the company turned its R&D center in China into a joint venture with a state-backed private equity fund.

    China is AZ’s second largest market

    « We have made encouraging progress across the main therapy areas and delivered strong growth in China, » said Mr Soriot in the company’s full-year 2017 announcement (source: Fiercepharma.com).

    Last year, drug sales in the country increased by 30% at constant exchange rate for the fourth quarter, and by 15% for the entire year to a total of nearly US$3 billion (€2.4b). On the other hand, in Europe and the United States, they decreased by 16% and 7%, respectively.

    China could become the 1st country to approve AZ’s drug roxadustat

    • Some AZ’s major revenue drivers in the China include Iressa, a targeted treatment for people with EGFR mutation-positive non-small cell lung cancer (NSCLC). Its sales in China rose by 28% to US$144 million (€117m), largely boosted by expanded patient access through the inclusion on the country’s drug list covered by national insurance.
    • Besides, treatment for asthma Symbicort and Pulmicort both delivered double-digit growth in the country.
    • In addition, Tagrisso, a new Astrazenca drug indicated for the treatment of NSCLC, was launched in China in April 2017.
    • AZ also expects China will become the first approval country for inhibitor roxadustat in the second half of 2018, contradicting common perception that the country lags in novel drug approvals.

    AZ: 25 years of presence in China

    The year 2018 marks the 25-year anniversary of AstraZeneca’s business in China. « As our second largest market, with supportive healthcare policies and increasing demand for innovative medicines, we see China playing a growing role in our global plans, » Pascal Soriot said in a statement.

  • Prevent2Care Lab, incubateur de start-ups dédiées à la prévention santé, présente sa 1ère promotion

    La première promotion de 13 start-ups, soutenue par la Fondation d’entreprise Ramsay Générale de Santé, s’est installée à l’Incoplex, à Paris, lundi 26 février 2018.

    Les starts-ups correspondant à un besoin en lien avec la prévention primaire, la prévention secondaire, et la prévention tertiaire, y bénéficieront d’un accompagnement sur-mesure pendant 9 mois, incluant :
    • un suivi stratégique individuel ;
    • du mentorat ;
    • des formations personnalisées avec des experts,
    • une médiatisation…

    Les experts santé de Ramsay Générale de Santé (médecins, directeurs d’établissements, etc.) accompagneront les incubés pour leur permettre d’adapter leurs solutions aux problématiques spécifiques du secteur de la santé.

    Inco et son Incoplex

    Inco, accélérateur qui accompagne chaque année plus de 500 start-ups dans 23 pays pour un investissement de 150 millions d’euros, avait lancé l’appel à projets Prevent2Care Lab en novembre 2017, pour deux mois. Une centaine de start-ups porteuses de projets autour de la prévention primaire, secondaire et tertiaire ont postulé. « Nous devions en choisir dix mais 13 d’entre elles ont fini par retenir notre attention », pointe Nicolas Hazard, Président d’Inco.

    Il explique que les critères retenus pour la sélection étaient :

    • l’équipe porteuse de projet
    • le caractère innovant du projet ;
    • le business model ;
    • la cohérence avec les objectifs du programme.

    Pour cette première promotion qui intégrera l’Incoplex (Paris 3e), parmi les incubées, voici celles qui ont des implications dans le domaine digital/e-santé :

    Une promotion très diversifiée

    Le montant de l’investissement de la fondation d’entreprise Ramsay Générale de Santé n’a pas été dévoilé mais représente selon Caroline Desaegher, sa déléguée générale, un montant « significatif », supérieur à 100 000 euros. La fondation finance l’intégralité du programme tandis que Inco assure la logistique et prête l’infrastructure.

    « Les grands groupes ont besoin des start-ups et les start-ups ont besoin des grands groupes », affirme Caroline Desaegher, qui se réjouit d’avoir dans cette promotion « un panel original, avec des start-upers de tous âges et issus de tous secteurs », ce qui montre « un grand élan de créativité autour de la prévention en santé ».

    Elle a expliqué aux nouveaux résidents de l’Incoplex qu’ils pourront notamment être aidés à travers des tests de leurs idées auprès des patients des cliniques et hôpitaux Ramsay Générale de Santé, une collaboration avec des médecins, l’utilisation du matériel de pointe voire être accompagnés sur les aspects commerciaux. « Le but est que chaque projet se finalise et soit prêt à être mis sur le marché. » 

    Plus d’informations sur le programme d’incubation sur prevent2carlab.co

  • Theodo présente deux applications e-santé lors du 1er Live d’Innolab d’Elsan (Julien Laure)

    Lors d’un grand rendez-vous réunissant une centaine de participants le mardi 30 janvier 2018 à Paris, Elsan a partagé un premier bilan des innovations au service des patients lancées à travers son incubateur Innolab.

    Né il y a deux ans, cet incubateur de projets a permis à Elsan de nouer des partenariats avec dix start-ups (sur 200 projets reçus) pour le développement de nouveaux produits et services. A l’occasion de son premier événement « Live d’Innolab », le groupe a souhaité faire témoigner quatre de ses partenaires sur leur collaboration et les solutions innovantes qui ont pu émerger.

    Après Bepatient, Schoolab et Collective Thinking H&TI donne la parole à Julien Laure, CEO de Theodo lundi 26 février 2018.

    Quelle est l’origine de Theodo ?

    Nous sommes une start-up de conseil et de réalisation dans le digital. Notre histoire commence en 2007 avec le site Allomatch.com, qui permet aux fans de sport de trouver un bar qui diffuse un match près de chez eux. Deux ans plus tard, nous créons Theodo, avec le même désir : éliminer les problèmes que peuvent rencontrer nos clients pour qu’ils puissent se consacrer à leur cœur de métier.  

    Aujourd’hui, Theodo, c’est 200 personnes qui travaillent à Paris et à Londres sur 100 projets par an tous secteurs confondus, tant des PME et des starts-ups que des grands groupes. Nous avons créé un start-up studio, M33, qui regroupe des start-ups spécialisées dans le mobile (BAM), dans la Big Data (SICARA), dans la Fintech (Sipios) et une basée à Londres (Theodo UK). Et pourquoi pas bientôt dans la santé ?

    Justement, quelles sont les solutions que vous développez pour et avec Elsan ?

    Il est évident que nos solutions peuvent aider le secteur de la santé car il y a des gaspillages qui peuvent être éliminés grâce au digital, au service du bien-être des patients mais aussi du personnel.

    Nous avons développé deux Appli pour Elsan :

    • L’Espace Patient : le patient fait sa pré-admission directement en ligne ce qui lui évite les files d’attente en clinique et qui fait gagner du temps au personnel hospitalier. Le patient fournit tous les documents nécessaires en ligne et peut choisir sa chambre et ses options en amont de son hospitalisation. L’Espace Patient est utilisé depuis plus d’un an dans des cliniques pilotes et a prouvé son efficacité. Nos équipes parisiennes se rendent régulièrement dans les cliniques en région pour s’assurer que le produit est bien adopté et pour l’adapter en intégrant les retours utilisateurs.

    • Materniteam, une application mobile qui accompagne les futures mamans dans leur grossesse jusqu’à l’accouchement. Une fois l’application téléchargée, les femmes enceintes peuvent être mise en relation avec une référente qui s’occupe d’elles pendant la grossesse et leur prodigue des conseils réguliers. L’application est disponible en ligne et est déjà utilisée dans 24 maternités Elsan. Elle a été téléchargée par 53 000 mamans qui l’ont utilisée au moins une fois par semaine durant la grossesse. 

                                                                              

    Pouvez-vous nous parler de votre partenariat avec Elsan et de votre place à Innolab ?

    Theodo accompagne Elsan depuis plus de 2 ans et l’aide à concrétiser sa vision de l’avenir de l’hospitalisation privée. Le fait d’être membre de l’Innolab nous permet à la fois de délivrer des projets digitaux très rapidement auprès des patients et du personnel hospitalier et de transmettre progressivement la connaissance technique et culturelle de notre start-up aux équipes digitales du groupe Elsan.

    Avez-vous d’autres projets dans le secteur de la santé ?

    Oui, nous avons travaillé pour une start-up qui déploie le WiFi sécurisé dans les hôpitaux et sur une application pour suivre et conseiller le patient suite à son hospitalisation.

    Pour Elsan spécifiquement, nous sommes prêts à travailler sur de nombreux autres projets, pour « cracker » tous les problèmes utilisateurs qui peuvent être rencontrés.

    Qu’attendiez-vous de ce premier live et qu’en avez vous retiré ?

    Cette première soirée live Innolab a été une réussite. En particulier, cela nous a permis de découvrir 3 autres projets menés au sein de l’incubateur et d’échanger plus largement avec les collaborateurs d’Elsan sur leurs métiers et sur les projets que nous menons avec eux.

  • Etude : les risques cardiovasculaires détectés dans la rétine grâce à de l’intelligence artificielle

    Des chercheurs de Verily Life Sciences, la filiale santé de Google, ont réussi à prédire le risque cardiovasculaire en analysant la rétine de milliers de patients, grâce à un système d’intelligence artificielle. Cette étude* dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature Biomedical Engineering, le 19 février 2018, montre que les technologies de deep learning sont parvenues à extraire d’autres informations dans le fond d’œil, telle que l’âge et le sexe du patient.

    Prédire le risque cardiovasculaire en observant la rétine

    Plusieurs outils de prédiction du risque cardiovasculaire ont déjà été mis au point depuis des décennies. Le plus connu d’entre eux est sans doute le score de Framingham : cette étude épidémiologique qui a commencé en 1948 a permis de déterminer la majorité des facteurs de risque cardiovasculaire. Malgré sa pertinence, des efforts continus sont menés pour améliorer les prédictions de risque et les individualiser.

    Google joue la carte de l’intelligence artificielle

    Des chercheurs de Verily, la filiale santé de Google, ont donc tenté d’utiliser l’intelligence artificielle pour prédire les risques de maladies cardiaques. Les marqueurs de ces pathologies, tels que la rétinopathie hypertensive et les emboles de cholestérol, peuvent souvent se manifester dans l’œil. Les chercheurs ont, par conséquent, utilisé des images de rétine. Riches d’informations, les fonds d’oeil sont en outre faciles à obtenir, l’examen est non-invasif et peu coûteux.

    Afin de développer un algorithme fiable, les chercheurs de Google ont utilisé 285 000 images de rétines de patients et les ont validées sur deux jeux de données de plus 12000 patients d’un côté et 1000 de l’autre.

    Résultats

    A partir des seules images de fond d’oeil, le logiciel a réussi à détecter plusieurs informations personnelles sur le patient avec une relativement bonne justesse :

    • l’âge avec une marge d’erreur de 3 ans
    • le sexe du patient
    • le statut de fumeur ou non-fumeur

    Le système de deep learning s’est révélé moins efficace concernant la prédiction de :

    • la pression artérielle
    • l’IMC
    • le taux d’HbA1c

    Cependant, la prédiction des maladies cardiovasculaires grâce à l’intelligence artificielle se révèle presque aussi performante que l’outil de référence, appelée SCORE. A 5 ans, les prévisions de l’algorithme de Verily se sont révélées juste dans 70% des cas contre 72% pour SCORE.

    Des secrets du deep learning révélés

    Les travaux publiés dans Nature Biomedical Engineering le 19 février 2018 sont également intéressants parce qu’ils révèlent comment les modèles de deep learning parviennent à extraire de telles informations à partir des images de rétines. Il en ressort que l’analyse des vaisseaux sanguins sert à déterminer l’âge, le statut tabagique et la pression artérielle. Le disque optique permettrait quant à lui de prédire le sexe du patient, et l’environnement périvasculaire serait utilisé pour prédire le taux d’hémoglobine glyquée.

    Les chercheurs concèdent que le nombre de data utilisées est relativement faible pour du deep learning et que la variété des images utilisées n’était pas optimale. Le système d’intelligence artificielle a donc besoin d’être validé sur un plus grand jeu de données.

    Vers une meilleure prévention cardiovasculaire

    Cependant, les chercheurs estiment que le deep learning est parvenu à révéler de nouveaux signaux présents dans les images rétiniennes, ce qui devrait permettre « une meilleure stratification du risque ».  » La possibilité de pouvoir un jour comprendre rapidement l’état des vaisseaux sanguins d’un patient avec une image rétinienne pourrait faciliter la mise en place de mesures pour prévenir des accidents cardiaques », estime le cardiologue Michael McConnel, responsable des innovations cardiovasculaires chez Verily.

  • Écosse : des vidéos connectées par satellite pour améliorer l’efficacité des soins ambulanciers

    Les ambulances dans les régions rurales de l’Écosse seront bientôt équipées de dispositifs vidéo et d’appareils d’échographie connectés par satellite pour permettre aux ambulanciers paramédicaux d’envoyer des images à haute résolution aux hôpitaux pendant que les patients sont en transit, a révélé début décembre 2017 le NHS du Highland, la plus grande des trente-deux divisions administratives du pays.

    Le programme pilote est géré par le NHS Highland et le Scottish Ambulance Service. Il a été conçu pour aider les ambulanciers à fournir un meilleur traitement aux patients dans un état critique lors de longs trajets en ambulance.

    Les ambulanciers vont pouvoir réaliser des scanners et enregistrer des bilans vidéo

    Le service, intitulé SatCare, permet aux ambulanciers intervenant sur une situation d’urgence d’utiliser des dispositifs de diagnostic généralement réservés aux services d’urgence hospitaliers.

    Le personnel paramédical pourra ainsi réaliser des scanners et des échographies mais aussi enregistrer un bilan vidéo de l’état de santé du patient pour ensuite les envoyer au service des urgences de l’hôpital concerner avant son arrivée.

    Mieux équiper les premiers intervenants pour mieux préparer l’arrivée du patient à l’hôpital

    Les médecins spécialistes pourront ainsi délivrer des conseils aux ambulanciers pour que le patient bénéficie de la meilleure assistance médicale possible dès les premiers instants de sa prise en charge mais aussi évaluer de manière préventive les besoins du patient et se préparer à son arrivée en mobilisant les ressources nécessaires.

    Un programme en partie financé par l’Agence spatiale européenne

    Le projet repose sur la mobilisation du réseau à large bande par satellite KA-SAT, construit par Astrium (France) pour l’opérateur satellite français Eutelsat et conjointement détenu par la société ViaSat (États-Unis). Il est par ailleurs partiellement financé par l’Agence spatiale européenne (ESA).

    Une technologie simple d’utilisation

    La technologie est facile à installer et à utiliser. Les premiers intervenants peuvent donc s’en servir sans problème même s’ils ne possèdent pas de connaissances approfondie en impulsion ultrasonore (échographie).

    Faciliter l’interprétation des images médicales sur le terrain

    « Des études antérieures ont montré que l’interprétation des scanners constituait le principal obstacle à l’utilisation pratique préhospitalière des ultrasons (échographies) : les images [médicales] peuvent être interprétées avec une formation basique et la technologie de communication SatCare facilitera [leur analyse] sur le terrain », a déclaré le Dr. Leila Eadie, chercheur au Centre for Rural Health de l’Université écossaise d’Aberdeen (source : Digitalhealth.net).

    Essai SatCare : 1 000 patients bénéficieront du programme

    L’essai SatCare se déroulera pendant un an. Cinq ambulances seront équipées de la technologie et cibleront environ 1 000 patients vivant dans des régions reculées d’Écosse.

    Un dispositif réservé aux situations critiques

    Le système sera utilisé dans les situations où les symptômes du patient s’avèrent préoccupants, par exemple s’il présente un traumatisme majeur, des douleurs thoraciques ou abdominales, un essoufflement ou un choc circulatoire, autant de cas où un diagnostic précoce et précis peut s’avérer vital.

    Le programme pilote vise à mieux identifier les avantages de la technologie

    « L’utilisation d’appareils d’échographie, de la télémédecine et le soutien à la prise de décision [dès l’arrivée sur le terrain] ont permis d’améliorer les soins prodigués à nos patients au cours des dernières années mais ils n’ont pas permis l’émergence de recherche substantielles permettant de tirer des conclusions définitives sur leur efficacité, explique le Dr. Luke Regan, consultant en urgence à l’hôpital de Raigmore (Écosse). L’essai SatCare a pour but d’offrir une réelle perspective [en la matière], par le biais de données chiffrées, d’une rigueur méthodologique et d’une base de patients vivant dans les zones rurales, afin d’alimenter positivement le débat sur ces interventions dans les années à venir. »

  • HealthifyMe fitness app (India) raises 9.8M€ to expand its health offer and invest in AI

    India’s leading mobile health and fitness platform HealthifyMe announced on February 9, 2018, the close of a US$12 million (€9.8m) Series B round of funding led by Sistema Asia Fund, the India focused fund of Russia’s largest conglomerate.

    HealthifyMe intends to use this new funds to enrich its service offering and maintain its leading position in India but also to enter other emerging markets. It also plans to invest in artificial intelligence and data science.

    HealthifyMe wants to develop nutritional services, diagnostics and insurance

    Samsung NEXT (Silicon Valley), Atlas Asset Management (Singapore) and Dream Incubator (Japan) also participated in the round of funding alongside existing investors IDG Ventures India, Inventus Capital (US-India), Blume Ventures and NB Ventures (Dubai).

    With this fresh round, HealthifyMe intends to strengthen its presence in India by offering health foods, diagnostics and insurance products beyond its digital nutrition and fitness services portfolio.

    A global development

    The Indian company also hopes to enter other emerging markets. It recently launched in the Gulf Cooperation Countries market. Its application is already in the top 3 on Google Play in the United Arab Emirates.

    A keen interest in the AI and data science

    The firm plans to use the funds to further its artificial intelligence and data science capabilities.

    IA: HealthifyMe launched Ria, the world’s first nutritionist robot

    200 million data tracked in 2017

    The Indian company claims to hold the world’s largest database of Indian foods.

    Last year, its users have tracked 200 million foods, workouts and exchanged 10 million messages with their nutritionists and trainers. In late 2017, HealthifyMe launched Ria, the world’s first AI nutritionist, which is now guiding its paying consumers alongside human nutritionists and trainers.

    « Ria will have a game changing effect on fitness/nutrition access to Indians »

    « Our vision is to build the world’s largest online health and fitness service, » said Tushar Vashisht, CEO of HealthifyMe (source: Businessworld.in). « We want to help millions of consumers achieve their goals by engaging with nutritionists and other health experts empowered with Artificial Intelligence. [This] funding will help us to launch in other emerging markets where obesity and lifestyle diseases are growing exponentially. (…) »

    HealthifyMe: a fitness app, a workplace wellness program and a digital partner

    HealthifyMe was co-founded in 2012 by Tushar Vashisht and Sachin Shenoy, who worked previously at the Unique Identification Authority of India (a statutory authority established under the provisions of the Aadhaar and founded by the Government of India), Deutsche Bank and across India and Silicon Valley, USA.

    The app enables users to keep a track of their calories, set personal fitness goals and measure progress. It is available to download for free and can be synced with all leading wearables, Google Fit and Apple Health.

    Subscription services for a personalized support

    As part of its subscription services, HealthifyMe connects users with qualified nutritionists and trainers who review their progress, provide them with diet and exercise plans, and help them achieve their fitness goals.

    A digital workplace wellness program

    The Indian company has also implemented a digital workplace wellness program and has worked with clients like Cognizant (USA), Procter & Gamble (USA), Accenture (Ireland), Philips (Netherlands), Unilever (England and the Netherlands) and Shell (England and Netherlands).

    The firm works as a digital and preventative partner for healthcare providers in India such as multi-speciality hospital Medanta (Delhi), the Apollo Center for Obesity, Diabetes and Endocrinology (New Delhi) and Manipal Hospital (Karnataka, South West India).

    The company had setup its global headquarters in Singapore in 2016

    In early 2016, HealthifyMe had setup its global headquarters in Singapore and received Series A funding of US$6 million (€4.9m) led by IDG Ventures India, Inventus Capital, Blume Ventures and NB Ventures.

  • Sony, Ericsson et Altair s’associent pour développer un wearable de suivi du diabète

    Sony Mobile Communications et Ericsson s’associent pour développer un objet connecté (wearable) équipé des puces Altair Semiconductor pour accompagner les diabétiques dans la surveillance de leur glycémie au cours de déplacement et notamment sur leur lieu de travail. Telle est l’annonce faite le 14 février 2018 sur le site web d’Altair, filiale de Sony Corporation.

    Un fonctionnement hors connexion possible

    Le prototype mis au point par Sony et Ericsson – pour l’heure sous forme de bracelet – est capable de suivre les niveaux de sucre dans le sang, l’activité, le sommeil et la fréquence cardiaque de l’utilisateur. il lance aussi l’alerte si son taux de glycémie est trop bas. Pour fonctionner, l’objet connecté s’appuie sur la solution cloud de Sony et l’Appli mobile Xperia.

    Le circuit intégré ALT1210 d’Altair intègre la connectivité au cloud LTE-M/Cat-M1 qui permet au dispositif d’assurer un suivi même sans avoir à se connecter à un smartphone.

    Selon Izumi Kawanishi, Product Business Group Director de Sony Mobile Communications, « le choix s’est porté sur les puces d’Altair car elles ont une dépense énergétique très faible ».

    Le prototype sera en démonstration sur le stand de la société Ericsson au Mobile World Congress, du 26 février au 1er mars à Barcelone.

  • Etude : des patients BPCO bénéficient des services d’un robot à domicile (JMIR)

    Une meilleure adhésion au traitement et davantage d’exercice physique, tels sont les résultats positifs de l’utilisation d’un robot chez des patients souffrant de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). D’après l’étude* pilote publiée le 13 février 2018 dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR), ces bénéfices dans la prise en charge n’auraient en revanche pas d’impact sur le taux d’hospitalisation de ces patients.

    Des preuves d’efficacité des robots d’assistance 

    Les robots d’assistance pourraient aider à lutter contre l’isolement de certains malades et améliorer leur qualité de vie. Des preuves scientifiques commencent aussi à démontrer que cette forme de soins à distance réduirait le coût de la prise en charge médicale des patients chroniques dans les zones rurales. Grâce à leur présence, les robots d’assistance seraient plus efficaces que tout autre dispositif technologique pour améliorer la compliance au traitement.

    Des chercheurs néozélandais ont donc décidé de conduire une étude pilote pour évaluer la faisabilité, l’efficacité clinique mais aussi économique de la mise en place d’un robot d’assistance chez des patients souffrant de BPCO. Ces derniers ont effet tendance à faire trois exacerbations par an, qui entraînent bien souvent des hospitalisations. Et le taux d’adhésion au traitement n’est que de 50% chez ces patients chroniques. Les auteurs de l’étude ont inclus des patients âgés, issus de zones rurales, et notamment des peuples Maoris.

    Les multiples missions d’iRobot

    Quelque 60 patients ont été randomisés en 2 groupes : les uns recevaient un robot d’assistance à leur domicile pendant 4 mois, les autres appartenaient au groupe contrôle et bénéficiaient donc d’une prise en charge traditionnelle.

    Le iRobot robot devait remplir un grand nombre de fonctions :

    • mesurer la quantité d’oxygène dans le sang mais aussi le volume d’expiration forcée, la fréquence cardiaque mais aussi l’état mental grâce à un questionnaire ;
    • rappeler aux patients de prendre leurs médicaments et d’utiliser leurs inhalateurs ;
    • rappeler aux patients la nécessité de faire des exercices physiques ;
    • délivrer de l’information sur la BPCO au travers de vidéos ou de fenêtres pop-up ;
    • donner la possibilité aux patients d’utiliser la fonction « Je ne me sens pas bien » qui pouvait déclencher des examens cliniques par le robot et l’envoi de SMS à un soignant ;
    • faire un retour sur la situation du patient et sa prise de médicaments sur l’écran du robot.

    Le robot était relié à un système en wifi permettant de surveiller l’utilisation des inhalateurs. Des alertes se déclenchaient en cas de non-adhérence ou si l’enregistrement des constantes biologiques mettaient en évidence un problème. Et deux kinésithérapeutes étaient chargés de répondre à ces alertes.

    Résultats en demi-teinte

    Les patients ont réellement bénéficié de la présence d’un robot d’assistance pendant 4 mois :

    • le taux d’observance du traitement était de 48,5% contre 29,5% dans le groupe contrôle ;
    • les exercices de réhabilitation respiratoire étaient pratiqués plus fréquemment dans le groupe « robot » que dans le groupe contrôle ;
    • le coût total des soins d’hospitalisation étaient réduits de moitié grâce à l’intervention du robot d’assistance ;
    • le nombre de jours d’hospitalisation était sensiblement identique dans les deux groupes ; 
    • la qualité de vie n’a pas été améliorée significativement.

    Une technologie efficace contre l’isolement

    Par ailleurs, l’avis des patients sur la présence d’un robot a été recueilli : 19 patients sur 25 ont jugé l’expérimentation positive. Ils appréciaient le robot surtout parce qu’il leur rappelait de prendre leur traitement, parce qu’ils pouvaient faire des exercices avec le robot, mais aussi pour sa présence. Plusieurs patients ont apprécié sa « personnalité » et sa « compagnie ». Ils lui avaient d’ailleurs souvent donné un nom. Les patients qui ont le moins apprécié la présence du robot étaient aussi ceux qui, spontanément, suivaient le mieux leur traitement.

    Les chercheurs néozélandais estiment que l’étude a montré qu’un robot pouvait être utile chez des patients atteints de BPCO et ayant des difficultés d’observance. Même si – ils le reconnaissent eux-mêmes-, l’échantillon est trop peu important pour apporter une preuve irréfutable. En fait, l’idéal serait que les malades puissent bénéficier de la présence d’un robot dès l’hôpital afin qu’ils puissent s’adapter à sa présence. Enfin, bien que le principal résultat de l’étude soit négatif (le nombre de jours d’hospitalisation), le robot d’assistance rompt l’isolement pour nombre de malades.

  • 10 Md d’€ : le marché potentiel de l’adaptation de l’habitat à la perte d’autonomie (Etude Les Echos)

    Le marché français de l’adaptation de l’habitat à la perte d’autonomie des personnes âgées est « très prometteur », selon l’étude Les Echos Etudes parue en février 2018. Il bénéficie de fondamentaux de croissance  solides liés aux besoins croissants conjugués au souhait des aînés de rester le plus longtemps possible dans leur domicile.

    Tous les acteurs cherchent à développer des services innovants. Ainsi, avec l’avènement du plug and play et le développement des NTIC, les systèmes connectés à vocation de prévention et de suivi de la personne âgée en perte d’autonomie se multiplient. « Un écrémage va avoir lieu car certaines solutions sont redondantes », pointe l’étude qui a repéré, à côté des acteurs traditionnels du monde du bâtiment, des équipementiers, des spécialistes de la domotique et de l’adaptation de l’habitat tels Legrand, Somfy et Schneider Electric mais aussi des acteurs des NTIC comme Google et Orange et de nombreux pure players de la téléassistance et de la santé connectée (Bluelinea, Visiomed, Présence Verte, SeniorAdom, Vitaris, Filien Ecoute ADMR, etc.) qui se positionnent pour proposer des solutions.

    Le marché de l’adaptation de l’habitat potentiel pourrait concerner environ deux millions de logements (d’après l’Anah). Dans la mesure où le coût minimum des travaux est de l’ordre de 5 000 euros, le marché potentiel serait de plus ou moins 10 milliards d’euros dans les années à venir, estime l’étude.

    Les facteurs de croissance :

    • L’intérêt croissant des personnes âgées pour l’adaptation de leur habitat et pour les produits et systèmes domotiques qui peuvent procurer un meilleur confort de vie à des seniors (notamment les plus jeunes générations) connectés ;
    • le soutien renforcé de l’agence nationale de l’habitat à l’adaptation de l’habitat des personnes âgées à la perte d’autonomie pour la fraction peu solvable de cette population (80 000 logements prévus);
    • l’ aide à la réalisation d’aménagements pour l’autonomie sous forme d’un crédit d’impôt universel à hauteur de 25% des travaux ;
    • la mise en place et le développement d’un écosystème des aides au maintien à domicile des personnes âgées dépendantes et valides ;
    • l’essor des systèmes domotiques intégrés dans les maisons connectés dans un proche avenir.

    Le marché de l’adaptation de l’habitat au centre de plusieurs métiers

    Le marché nécessite des compétences très diverses au long de la filière allant de la définition et de la réalisation des travaux d’aménagement des logements à la mise en œuvre de systèmes domotiques par des outils appropriés et au suivi et à la maintenance des systèmes. Par ailleurs, l’habitat adapté nécessite la mise en œuvre de services de télésurveillance, important pour le maintien des personnes âgées à domicile.

    Les prochaines étapes majeures

    De la maison connectée au quartier connecté

    La prochaine étape majeure des grandes évolutions techniques prévisibles est celle conduisant de la maison connectée au quartier connecté « à vocation communautaire », explique l’étude Les Echos. Ce concept fait déjà l’objet d’expérimentations pilotes (programme de Bouygues à Lille et à Issy-les-Moulineaux). La migration de l’habitat est organisée autour de trois notions :

    • « Smart home », soit la brique fondatrice de la maison connectée disposant d’infrastructures numériques compatibles avec l’installation de solutions domotiques intégrant de nouvelles innovations. Cette maison peut aussi disposer de certains aménagements physiques pour une clientèle spécifique (seniors, personnes handicapéss) ;
    • « Smart building » qui est un bâtiment connecté disposant d’une certaine autonomie énergétique. Il est sécurisé et intégré à son environnement urbain voire connecté aux autres bâtiments ;
    • « Smart grid » qui est l’objectif final de quartier en réseau dans lequel les différents composants (bâtiments résidentiels et tertiaires, transports publics) sont interconnectés permettant une gestion partagée des ressources communes telles que l’énergie et les transports publics. Le quartier est aussi animé par un réseau de communication interne fonctionnant au sein de la communauté locale. Ceci suppose l’intervention de plateformes de services travaillant pour cette communauté en collaboration avec des sociétés de téléassistance et des sociétés de services à la personne.

    Les révolutions techniques à moyen terme :

    • La commande vocale des applications domotiques et informatiques qui présente un intérêt pour élargir le marché en direction des consommateurs les plus réticents envers les NTIC. 
    • la conception puis la commercialisation de la robotique à domicile.

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  • Etude : un outil de e-santé repère les abus d’opioïdes mais ne modifie pas les comportements

    Un programme européen de e-santé créé pour lutter contre les overdoses aux opioïdes vient d’être évalué dans quatre pays. Le logiciel psycho-éducatif Orion (Overdose Risk Information) a démontré qu’il était capable d’identifier les personnes les plus à risques de faire une overdose. En revanche, cet outil de cybersanté ne parvient à influencer les comportements. Les résultats de cette étude* ont été publiés dans la revue Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking à la fin de l’année 2017.

    Une épidémie d’overdoses aux opioïdes

    Chaque année, plusieurs centaines de personnes meurent d’une overdose aux opioïdes. En 15 ans, ces chiffres auraient fait un bon de 128%. En Europe, ce serait plus de 7500 personnes qui décèderaient ainsi. Si le vieux continent n’est pas aussi touché par l’abus d’opiacés que les Etats-Unis, le phénomène n’en est pas moins inquiétant. Des programmes de mise sous traitement de substitution se sont développés mais cette stratégie est insuffisante.

    Une sensibilisation accrue et une plus large information sur les facteurs de risque de surdosage peuvent aussi se révéler efficaces. Les consommateurs de substances ont en effet tendance à nier ou à ignorer les conséquences de leur usage abusif. C’est pourquoi des outils de cybersanté représentent un espoir. Accessibles, personnalisables, simples d’utilisation, ils permettraient de toucher un public de toxicomanes, rétifs aux actions traditionnelles de prévention.

    Une information e-santé pour modifier les comportements

    Un groupe de chercheurs européens a donc voulu évaluer l’impact à court-terme d’un outil psycho-éducatif innovant de e-santé qui délivre des informations sur les overdoses aux opioïdes. Ce programme appelé Orion (Overdose Risk Information) a été conçu pour aider les professionnels de santé à repérer les personnes les plus à risque d’overdose mais aussi pour informer les consommateurs de drogue sur leurs facteurs de risque et sur les moyens de changer leurs comportements afin de réduire ces risques. Grâce à un questionnaire très complet, Orion fournit une estimation du risque relatif de surdose d’opioïdes. Il est financé par la Commission européenne. 

    Dans le cadre de l’étude européenne, 170 personnes dépendantes aux opiacés qui étaient sous traitement ont été incluses dans quatre pays : Royaume-Uni, Allemagne, Italie et Danemark. Pour évaluer la pertinence du logiciel Orion, les participants ont été interrogés sur trois points : avez-vous appris quelque chose sur les risques d’overdose grâce au programme ? Ces informations vous incitent-elles à modifier votre comportement ? Avez-vous trouvé le programme utile ?

    En outre, chaque participant était chargé d’évaluer le programme grâce à un outil validé et reconnu : le General Self-Efficacy (GSE) Scale ou échelle du sentiment d’auto-efficacité.

    Résultats

    • 52% des participants ont déclaré avoir appris un peu, voire beaucoup d’informations sur les risques d’overdose;
    • 43% ont déclaré qu’ils avaient l’intention de modifier un peu, voire beaucoup, leurs comportements;
    • 82% ont jugé le programme utile (56% un peu utile et 26% très utile).

    En revanche, l’utilisation de ce logiciel n’a pas eu d’impact sur chaque facteur de risques. Avant et après le programme Orion, chaque individu conservait le même nombre de facteurs de risques d’overdose aux opioïdes.

    Quel espoir malgré une étude négative ? 

    Par conséquent, l’étude se révèle négative. Aucune différence significative n’a été enregistrée concernant le principal critère de jugement, à savoir l’auto-efficacité. Les auteurs de l’étude estiment malgré tout que cet outil de e-santé a sa pertinence. Tout d’abord, « les participants ont signalé un impact positif de l’outil en termes de nouvelles connaissances, d’intention de changement et d’utilité, soulignent les chercheurs. Par ailleurs, plus une personne cumulait les facteurs de risque, moins Orion était efficace. « On pourrait donc soutenir qu’ORION est certainement capable d’identifier les sujets qui ont le plus besoin de réduire leurs facteurs de risque modifiables avec des interventions appropriées, » déclarent-ils.

    Un outil de e-santé ne peut visiblement à lui tout seul faire évoluer les comportements. En revanche, il pourrait aider soignants et patients à surveiller les facteurs de risque liés au mode de vie et ainsi à adapter les changements de comportement à ce profil en évolution. En effet, « les personnes dépendantes aux opioïdes négocient souvent avec elles-mêmes pour décider d’un niveau de risque approprié ». Avec Orion, ils pourraient le faire sur des bases plus solides. Le plus d’un tel outil de e-santé est en fait d’établir une estimation claire du risque d’overdose. Ainsi, la personne est sans doute plus motivée pour s’attaquer à sa consommation abusive.