DMN

  • Apnée du sommeil : Orkyn présente sa solution de télé-suivi qui « améliore l’observance des patients »

    Orkyn, prestataire de services de santé à domicile, revient dans le cadre d’une conférence de presse ce 13 mars 2018 sur son expérimentation de télé-suivi de 85 000 de patients apnéiques qu’il accompagne depuis 2013. La société a mis en avant un gain d’observance, la possibilité d’identifier les dérives d’observance et des patients plus motivés qui suivent mieux et plus longtemps leur traitement.

    Cette année, dans le cadre des expérimentations de télémédecine pour l’amélioration des parcours en santé lancés par l’Assurance maladie visant les patients souffrant d’insuffisance respiratoire, Orkyn lance le télé-suivi de patients en ventilation non invasive (VNI).

    Prévenir les dérives d’observance et proposer un suivi personnalisé

    Orkyn a mené une étude clinique en 2016 sur quelques milliers de personnes, dont les résultats sont en cours de publication. Celle-ci a démontré l’effet bénéfique du télé-suivi chez les patients apnéiques en comparant les chiffres des prises en charges classiques. L’étude a permis de mettre en évidence un gain d’observance d’environ 30 minutes en moyenne par nuit chez les patients télé-suivis.

    Actuellement, ce sont 85% des patients apnéiques accompagnés par Orkyn qui bénéficient d’une prise en charge en télé-suivi. 

    Les patients apprécient la possibilité de visualiser leurs données et les courbes de modélisation qui constituent la matérialisation des progrès atteints.

    Des équipes entraînées veillent

    Des équipes composées de techniciens et d’infirmiers en fonction de la complexité de la pathologie du patient surveillé veillent sur les données de suivi prélevées par l’appareil au domicile du patient. Les équipes de télé-suivi sont dispatchées dans 5 centres régionaux d’alertes sommeil et une équipe nationale gère les alerte en ventilation.

    Les membres de ces équipes bénéficient tous d’une formation liée aux pathologies couvertes prodiguée en interne au sein du Centre de formation d’Orkyn et d’une formation aux dispositifs médicaux et appareillage utilisés.

    En fonction de l’événement survenant, les équipes en charge de la surveillance vont proposer des actions d’accompagnement adéquates qui peuvent aller d’un appel téléphonique à la proposition d’un rendez-vous au patient avec son prescripteur.

    Un suivi plus régulier et plus rapproché par le prescripteur pour une meilleure efficacité

    Dans la cadre de la méthode de suivi classique ne recourant pas à la télémétrie, le patient peut être en rupture de traitement pendant plusieurs mois sans que le prescripteur ou quiconque le sache. Avec le télé-suivi d’Orkyn, le prescripteur a un accès aux données du télé-suivi, aux alertes et à l’ensemble des interventions Orkyn.

    Grâce aux données et l’interface de visualisation, le prescripteur peut non seulement détecter les dérives d’observance, mais également les dérives d’efficacité du traitement, comme des problèmes de fuite au niveau du masque, et peut convoquer le patient ou faire appel au technicien pour comprendre ce que cela cache.

  • Indian BCCL media group invests $7.8 million in CallHealth to improve patient engagement

    CallHealth, the Indian company specialized in home care, raised US$7.8 million (€6.3m) mid-February 2018 from Bennett Coleman and Company Limited (BCCL or The Times Group), India’s largest media conglomerate.

    This deal allows CallHealth to invest for customer education and engagement and to trigger its next phase of growth and brand building by using BCCL’s multi-channel platforms.

    Giving more autonomy to patients

    The CallHealth digital platform offers a range of personalized home care services focused on prevention, assisted care and wellness. It aims to cover an urban population of approximately 450 million in India within five years.

    A platform launched in 2017

    The idea for CallHealth came out after Sandhya Raju, its founder, damaged a ligament in her leg. Her relatives took her to see a doctor to undergo various medical examinations.

    Inconvenienced and dependent, the young woman wondered how it would be if all the services she needed were made available at her doorstep. After completing a testing phase, she launched CallHealth home care platform in January 2017.

    BBCL’s omni-channel platforms will enable CallHealth to reach a wider audience

    « While we started with Tier-I cities, we are progressively heading towards Tier II and III cities and so on. The process of engaging with our potential customers would mean that we need to continuously educate them, keep them updated about the possibilities and all the interesting solutions we bring to the table, » said Hari Thalapalli, CEO at CallHealth (source: Yourstory. com). « We were looking at properties which will help us connect and communicate with the audience. Hence, BCCL with its brand capital and property brings an interesting proposition as it allows us to reach a wider audience. »

    More educated and engaged patients

    « CallHealth’s disruptive healthcare platform has the ability to string together various constituents of the healthcare ecosystem to bring greater convenience, access and affordability for consumers, » said Sivakumar Sankarappan, digital marketing executive at BBCL. « Our partnership with CallHealth is strategically directed towards bridging and enhancing outreach gaps and aiding healthcare transformation in India. The value for equity partnership with the Times Group’s Brand Capital will provide CallHealth the opportunity to adopt and leverage our omni-channel* platforms for consumer education and engagement-a prerequisite for a Healthy India! »

    * Omnichannel, also spelled omni-channel, is a multichannel approach to sales that seeks to provide the customer with a seamless shopping experience whether the customer is shopping online from a desktop or mobile device, by telephone or in a bricks and mortar store (source: Techtarget.com). 

  • Etude : l’e-learning aussi efficace que la formation traditionnelle chez les soignants ?

    Les connaissances, les compétences et les comportements des professionnels de santé formés via l’e-learning seraient équivalents à ceux ayant bénéficié d’un apprentissage traditionnel. La revue* Cochrane publiée le 22 janvier 2018 remet cependant en question certaines affirmations selon lesquelles l’e-learning serait plus efficace.

    La formation interactive à distance gagne du terrain

    L’e-learning se développe chez les professionnels de santé du monde entier. En France, cette nouvelle méthode d’apprentissage n’a pas encore pris toute sa mesure. Pourtant, le manque de professionnels de santé dans les établissements de soins les empêche souvent de se déplacer pour des sessions de formation. L’e-learning semble donc avoir de l’avenir. Pour favoriser son développement, la Haute Autorité de Santé (HAS) a d’ailleurs édité un guide sur l’amélioration des pratiques d’e-learning en 2015.

    Pour convaincre médecins et infirmiers de renoncer en partie au présentiel, encore faut-il que ces formations à distance aient démontré leur efficacité. Plusieurs études ont tenté de mesurer les effets de l’e-learning dans la pratique médicale, et cette méthode d’apprentissage a souvent été associée à de larges effets positifs par rapport à l’absence d’intervention et à de petits effets positifs par rapport à l’apprentissage traditionnel. Cependant, les résultats ne sont pas concluants.

    16 essais randomisés passés au crible

    Des chercheurs ont donc mené une revue systématique Cochrane afin de mesurer l’efficacité des programmes éducatifs interactifs en ligne chez les professionnels de santé. Leur but était d’évaluer leur impact sur les résultats des patients, mais aussi sur les compétences et les connaissances des soignants. Les auteurs de cette revue ont identifié 16 essais randomisés portant sur 5 679 professionnels de santé (infirmières, médecins, conseillers en santé infantile…)

    Résultats

    La comparaison e-learning/apprentissage traditionnel ne montre pas de différence significative concernant les résultats cliniques des patients. Que les soignants aient été formés en présentiel ou à distance, grâce à des vidéos, des cours en ligne, des forums interactifs, des MOOC ou toute autre technique de formation en ligne, la proportion de patients ayant un niveau de cholestérol à lipoprotéines de faible densité (LDL) inférieur à 100 mg/dL et la proportion de patients ayant un taux d’hémoglobine glyquée inférieur à 8 % était quasiment la même.

    L’e-learning encore en manque de preuves

    Concernant les comportements des professionnels de santé, l’e-learning ne semblait pas changer la donne non plus en terme de traitement et de dépistage de la dyslipidémie. Enfin, les auteurs de la revue Cochrane déclarent « ne pas avoir pu établir avec certitude si l’e-learning améliore ou réduit les compétences des professionnels de santé. Même si l’e-learning pourrait être plus efficace que l’apprentissage traditionnel, en particulier dans des contextes de formation médicale, les affirmations générales selon lesquelles celui-ci est intrinsèquement plus efficace pourraient être erronées. »

    En fait, les études menées jusqu’à maintenant ne permettent pas de trancher la question. Les chercheurs soulignent que les preuves sont de faible certitude. La diversité des formations en e-learning rend bien évidemment l’évaluation compliquée. Une majorité des formations sont d’ailleurs mixtes : présentiel et à distance, pour ne pas faire totalement disparaître l’aspect humain.

  • Les TIC permettent de faire davantage attention à sa santé, pour 61 % des Français (étude Opinionway)

    « Les Français et la prévention augmentée », tel est le titre de l’étude Mazars réalisée en partenariat avec Opinionway qui sera rendue publique au Salon Santé pour tous, organisé par l’Association médecine pour tous (AMT) du 9 au 11 mars 2018, à Paris.

    Les résultats de ce sondage en ligne montrent que les Français « sont prêts à basculer dans une santé et une prévention 4.0 qui répond notamment à des enjeux d’accompagnement et de personnalisation », assure le cabinet Mazars. L’IA séduit les répondants, qui restent néanmoins préoccupés par la notion de protection des données.

    L’étude a été menée entre le 31 janvier et 1er février 2018 via un questionnaire auto-administré en ligne auprès d’un échantillon de 1 010 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

    Les Français prêts à recourir à l’IA

    Après une première partie consacrée à la perception de leur état de santé – 82 % des répondants se déclarent « en bonne santé » -, et des questions liées à la prévention en matière de santé au sens large, Mazars a voulu savoir si les Français étaient « ouverts » à l’utilisation des nouvelles technologies dans le domaine de la santé.

    Premier enseignement : 61 % des répondants – et 72 % des 18-24 ans – estiment que « grâce aux nouvelles technologies (Smartphone, objets connectés), chacun peut faire davantage attention à sa santé ».

    50 % des répondants sont également prêts à recourir aux logiciels d’intelligence artificielle pour interpréter des données médicales, avec une part plus forte chez les 18-24 ans (65%). Par ailleurs :

    • ils sont près de 70 % à être favorable à la consultation en ligne de leur dossier médical ;
    • un tiers des Français (33%) se dit prêt à effectuer une consultation médicale à distance via une plateforme marchande type Amazon. Pour les 18-24 ans, on atteint un taux de 48 % ;
    • 76% des Français estiment que l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies peuvent être utiles pour les personnes fragiles souffrant d’une affection particulière ou les personnes âgées ;
    • ils considèrent également qu’elles « permettraient un suivi et des recommandations personnalisées » (74%), qu’elles « pourraient sauver des vies » (74%) et qu’elles constituent « une réponse aux problèmes du système de santé comme les déserts médicaux » (67%).

    Les TIC : une menace ?

    Les personnes interrogées restent toutefois vigilantes sur les dangers du recours à ces technologies. Elles sont 60% à penser que celles-ci sont une menace pour la vie privée et 45% à estimer qu’elles constituent une menace pour le travail des médecins. Enfin, 46 % affirment qu’elles pourraient « mettre notre santé en danger ».

  • Global health et innovation inversée en santé au congrès FAM x Paris, 31/05 et 01/06/18 à l’Unesco

    La Fondation de l’Académie de Médecine (FAM) x Paris, organisé par Doctors 2.0 & You, est une conférence internationale de deux jours – les 31 mai 2018 et 1er juin 2018 – rassemblant des représentants et participants du Brésil, de Russie, d’Inde, de Chine, du Sénégal, du Mexique, et d’autres pays d’Asie et d’Afrique, ainsi que d’Europe et d’Amérique du Nord, pour échanger autour des innovations développées dans des systèmes de santé des pays du Sud.

    Le thème est « L’innovation inversée en santé » : conçues par des systèmes de santé à faibles ressources des pays du Sud, des innovations en santé sont désormais adoptées partout, y compris dans les pays du Nord.

    Avec la participation de plus de 50 orateurs issus de 5 continents, FAM x Paris exposera de quelle manière l’innovation inversée pourrait permettre de relever les grands défis du système de santé tels que l’accès aux soins, l’optimisation des coûts, l’adoption de l’innovation. 

    12 « innovations inversées » seront à l’honneur, ainsi que des innovations françaises et des start-ups. 

    Entrée libre, inscription via le lien ci-contre.

    Le programme complet est disponible via ce lien.

    En voici un extrait :

    Jeudi 31 mai 2018

    9h40 Demi-journée : Des succès d’aujourd’hui pour des défis de demain (e-santé, organisation des soins, politiques de santé)

    10h50 Le concept de « global health » permet-il d’aborder les enjeux sanitaires du monde contemporain et à venir ?

    14h 2e demi-journée : Les innovations inversées une réponse aux déserts médicaux (télémédecine, unités mobiles, m-santé)

    15h30 Etude de cas : « Innovation et réorganisation du parcours de soins d’un malade »

    16h Table ronde : «Les déserts médicaux : Comment lever les blocages aux mutations ?»

    Vendredi 1er juin 2018

    9h 3e demi-journée : Les innovations frugales, optimiser les coûts en santé : rêve ou réalité ?

    11h Table ronde : « Quel seuil d’acceptabilité pour transposer les innovations frugales en France ?

    14h 4e demi-journée : L’innovation inversée, créatrice de nouveaux rôles pour les professionnels de santé

    16h Table ronde : « Innovations inversées et évolution des rôles respectifs des professionnels de santé »

  • Etude : une appli permet de diminuer le taux de réadmission hospitalière après un infarctus

    La première appli de cardiologie de la plateforme Apple CareKit semble favoriser l’éducation thérapeutique des patients ayant été victimes d’un infarctus.

    D’après les résultats d’une étude présentée fin février 2018 au congrès de l’American College of Cardiology à Las Vegas (USA), l’appli « Corrie » a permis de faire chuter le taux de réadmission hospitalière de 19 à 3%.

    Le poids des réadmissions hospitalières après un infarctus

    Après un infarctus, les patients doivent être suivis médicalement sur la durée. Cette prise en charge nécessite une implication de la part des malades : s’informer sur leur maladie, prendre les rendez-vous médicaux de suivi post-opératoire, faire preuve d’observance en matière de traitement… Plus le patient respectera ces nouvelles règles de vie, moins il risquera une rechute. Or, après un infarctus, les réadmissions hospitalières sont monnaie courante. C’est un poids pour les malades mais aussi pour le système de santé. Aux Etats-Unis, le coût est estimé à plusieurs milliards de dollars, et bien souvent ces dépenses pourraient être évitées.

    « Nous avons constaté qu’il existe de nombreuses lacunes dans les soins prodigués aux patients qui se remettent d’un infarctus, » a déclaré le Dr William Yang, médecin à l’Université John Hopkins de Baltimore. Pour les aider à « s’impliquer dans leurs propres soins et les aider à passer de l’hôpital à la maison », une équipe de médecins du John Hopkins Hospital a donc décidé de développer une application mobile.

    Corrie : pour faciliter le retour à la maison

    L’appli « Corrie », développée pour IPhone, est la première en cardiologie à intégrer la plateforme Apple CareKit. Elle est conçue pour :

    • informer sur la pathologie cardiaque avec des vidéos ;
    • planifier les rendez-vous médicaux et faciliter le programme de réadaptation cardiaque ;
    • rappeler les différentes prises de médicaments mais aussi les séances d’activité physique ;
    • surveiller sa fréquence cardiaque, suivre son rythme de marche, avec un tensiomètre en bluetooth ;
    • conserver des documents essentiels tels que la carte de porteur de stent.

    L’appli Corrie, développée par les médecins du John Hopkins Hospital, a ensuite été évaluée en conditions réelles. Soixante patients ayant été victimes d’une crise cardiaque ont accepté de participer à une étude. Dotés d’un iPhone et de l’appli (30% seulement des patients possédaient déjà un iPhone), les malades ont utilisé l’appli pendant 30 jours après leur sortie de l’hôpital. Les résultats de cette expérimentation ont été présentés fin février au congrès de l’American College of Cardiology à Las Vegas.

    Résultats cliniques et économiques

    • 3% des patients ayant utilisé l’appli « Corrie » ont été ré-hospitalisés dans les 30 jours, contre un taux moyen de 19% au John Hopkins Hospital ;
    • cette baisse du taux de réadmission hospitalière représente une économie de 211 200 € (soit 262 500 $). Les hôpitaux américains ne reçoivent pas de remboursement de Medicare pour les réadmissions dans les 30 jours.

    L’appli est en évolution permanente. Dans une version antérieure, chaque rappel de prise de médicaments apparaissait séparément. Les malades s’étaient plaints de cette avalanche de rappels. « Aujourd’hui, les patients reçoivent un seule alerte pour tous les médicaments à prendre en même temps », précise le principal auteur de l’étude. D’autres évolutions sont en chantier. Une section « notes » sera incluse dans la partie « rendez-vous » afin de pouvoir noter les questions à poser à son médecin. L’appel téléphonique en un clic au cabinet médical sera aussi possible.

  • HIMSS 2018 :« Utiliser les capacités des machines là où elles surpassent celles de l’homme », E.Schmidt

    « La technologie est prête mais la santé ne l’est pas : elle est en retard », a déploré Eric Schmidt, l’ancien président exécutif d’Alphabet Inc., en ouverture du congrès HIMSS18 à Las Vegas, lundi 5 mars 2018.

    Dans son allocution intitulée « Technology for Healthier future : Modernization, Machine learning and Moonshots », à laquelle H&TI a assisté, Eric Schmidt a expliqué que, parce que la santé est en train de devenir une science de l’information, le secteur de la santé doit massivement et rapidement migrer sur des systèmes Cloud, première étape essentielle à la sécurité des données et l’exploitation de celles-ci.

    Les données et le reinforcement learning

    L’échange de données conformes aux standards d’interopérabilité tel que FHIR (Fast Healthcare Interoperability Resources), d’une part, et la disponibilité des réseaux performants, d’autre part, constituent la seconde étape avant d’appliquer le deep learning aux données et exploiter ces dernières aux fin de prédiction.

    L’intelligence artificielle constitue une opportunité pour le monde la santé, qui devra faire face dans les prochaines années à des enjeux démographiques et de santé publique forts.

    Pour Eric Schmidt, plus que le deep learning, c’est le « reinforcement learning » (technologie de deep learning développée par Google) qui va permettre d’exploiter la quantité phénoménale de données produites chaque jour par les acteurs de santé et les capteurs de données de vie réelle des patients.

    Celles-ci submergeant les professionnels, « il faut utiliser les capacités des machines là où elles sont meilleures que celles de l’homme » pour améliorer la prise en charge, optimiser les processus de gestion et réduire les coûts, et enfin faciliter l’exercice des professionnels de santé dont celui des médecins notamment. L’ex-président exécutif d’Alphabet Inc. a pris pour exemple l’interprétation des images : un dermatologue peut identifier à 70% un cancer de la peau quand une machine atteint les 100%. Néanmoins, l’IA ne peut se substituer à la responsabilité médicale, et les outils et algorithmes devront être utilisés sous la vigilance des professionnels.

    Enrichir le DPI

    Enfin, les systèmes de reconnaissance vocale vont fortement modifier la relation des professionnels de santé aux dossiers patients informatisés. Ces systèmes sont aujourd’hui capables de reconnaître et de décrypter de nombreuses langues sans aucune base de données de références (voire d’apprendre complètement une langue) facilitant ainsi la transcription et la position du professionnel vis-à-vis de l’enrichissement du dossier patient informatisé.

    En conclusion, les enjeux du secteur de la santé peuvent être résolus par les technologies du type IA, encore faut-il que le secteur prenne conscience des choix stratégique forts à réaliser et accélère certains virages techniques.

    Par ailleurs, le constat qu’aujourd’hui 5% des publications de Google soient en lien avec le secteur médical témoigne de l’intérêt que Google porte au monde de la santé.

  • SkinApp, appli d’aide au dépistage du mélanome disponible après 6 ans de R&D

    La start-up Anapix Medical a finalisé, après six années de R&D, trois versions de son application mobile d’aide au dépistage du mélanome pour les particuliers Skinshot : l’une pour les dermatologues, l’autre pour les médecins généralistes, la troisième pour les particuliers.

    Skinshot permet :
    – de réaliser un état des lieux des grains de beauté d’une personne à un instant donné ;
    – de révéler les lésions originales à surveiller grâce à un classifieur automatique.

    Aujourd’hui, faute de temps ou de dermatologues dans leur lieu d’habitation, de nombreux patients n’ont pas l’occasion de se faire diagnostiquer à temps un éventuel mélanome, responsable de 60 000 cas de cancer par an en France. La solution d’Anapix permet d’optimiser la prise en charge des patients aux grains de beauté suspects.

    Fonctionnement de Skinshot

    Dans la version pour les particuliers, le patient peut se servir de l’appli pour prendre en photo son grain de beauté, à l’aide d’un dermoscope intégré. Des notifications de rappel vont inviter à reprendre ce même grain de beauté en photo à fréquence régulière afin d’analyser son évolution. L’appli établira aussi la comparaison avec les autres grains de beauté afin de s’assurer qu’il ne se différencie pas des autres.

    SkinApp va donc se baser sur ces deux types de données pour conclure au caractère malin du grain de beauté. Si ce dernier a évolué en termes d’aspect et si l’on constate ce que l’on appelle l’effet « vilain petit canard », par rapport aux autres grains de beauté, le patient doit consulter au plus vite un dermatologue.

    Dans la version pour les professionnels de santé, SkinApp intègre le stockage et l’analyse d’images via algorithmes, ainsi qu’une aide au diagnostic. Le dermatologue va pouvoir communiquer via l’application, non seulement avec le patient, mais aussi les médecins généralistes. L’application est accessible via abonnement.

    Les fondateurs visent un chiffre d’affaires de 450 000 € pour 2018, dont 15 % en BtoC, et l’année suivante, un chiffre d’affaires de 1,4 M€ dont 20 % en BtoC.

  • Equadex inaugure sa gamme e-santé avec une appli destinée à pallier les troubles du langage

    Helpicto est la nouvelle appli lancée en février 2018 par la société toulousaine Equadex, spécialisée dans les télécommunications et qui souhaite se positionner comme éditrice de logiciels destinés au secteur de la santé.

    Helpicto doit aider à pallier les troubles du langage notamment liés à des pathologies de type autisme ou dysphasie chez un public jeune, ou à Alzheimer chez des adultes et seniors, via un support électronique et ludique.

    Helpicto, un outil alliant reconnaissance vocale et d’images

    La société souhaite se positionner comme éditrice de logiciels pour le secteur de la santé.

    L’application disponible sur ordinateur, tablette et mobile vise à transposer les outils classiques d’apprentissage du langage sur un outil numérique et à constituer un espace commun de communication entre les professionnels de santé et les familles.

    Les personnes souffrant de troubles de compréhension orale et d’expression utilisent l’application dont le logiciel transforme le langage naturel en pictogrammes, avec au fur et à mesure la construction d’une mise en scène censée aider à la compréhension.

    Afin de profiter du service de traduction du langage parlé en pictogrammes et inversement, il faut télécharger l’application disponible gratuitement sur les stores et s’acquitter ensuite d’un abonnement de 6 €/mois.

    Un partenariat soutenu par Microsoft

    La société toulousaine a monté le projet avec Carine Montoulan, docteur en psychologie et directrice de l’association Inpacts31, et de la fondation John Bost, un centre sanitaire et médico-social qui accueille et prodigue des soins aux personnes d’âge différente souffrant de troubles psychiques et de handicap physique et/ou mental.

    Repéré par les équipes de Microsoft, ces dernières ont souhaité contribuer au projet et ont participé à un hackathon organisé en mars 2017 afin de donner un coup d’accélérateur au développement du projet, et plus particulièrement au volet technologique de reconnaissance d’images.

  • Télésurveillance : Citta.ai (Singapour) veut démocratiser son système de diagnostic basé sur l’IA

    Début février 2018, la start-up singapourienne Citta.ai a confié à Elle Quan, experte santé dans la région APAC, le poste de directrice nationale de la société aux Philippines.

    Citta.ai cherche à démocratiser la télésurveillance des patients et plus précisément les systèmes de diagnostic cardiaque, vasculaire et du diabète centrés sur l’intelligence artificielle (IA). La nomination de Mme Quan vise à booster le développement des solutions de l’entreprise aux Philippines et dans le reste de l’Asie du Sud-Est.

    Une stratégie d’expansion internationale sur trois ans

    Citta fait partie du top 3 des sociétés health tech de Singapour

    Citta.ai a été classé parmi le top 3 des entreprises santé de Singapour à l’occasion du « InSpreneur 2018 », un événement organisé début janvier à Singapour par le gouvernement de l’Inde pour permettre aux investisseurs, aux start-up et aux PMEs d’Inde et de Singapour/ASEAN de se connecter, d’accéder à davantage de marchés et d’innover.

    La société dispose d’une stratégie d’expansion mondiale sur trois ans incluant les Philippines, le douzième pays le plus peuplé du monde, l’un des marchés prioritaires de l’entreprise.

    Améliorer le suivi à domicile et le dépistage des maladies cardiaques et du diabète

    Par le biais des plateformes SaaS de Citta, les fournisseurs de soins peuvent déployer leurs solutions de surveillance cardiaque, du diabète ou de surveillance à distance des patients en quelques minutes tandis que les professionnels de la santé œuvrant à domicile permettent au personnel soignant d’assister et d’éduquer les patients au niveau de la prévention et du dépistage de certaines maladies.

    L’IA pourrait permettre d’atténuer la pénurie de cardiologues aux Philippines

    Citta.ai a pour objectif de démocratiser les systèmes de diagnostic utilisant l’intelligence artificielle axée sur l’identification et le dépistage des anomalies du rythme cardiaque, telles que la fibrillation auriculaire et d’autres arythmies sévères, via l’emploi de dispositifs portables ECG et PPG.

    Elle Quan va apporter à Citta sa connaissance du secteur : Elle a notamment travaillé en collaboration avec des cadres supérieurs de la santé dans des hôpitaux, des pharmacies et dans le domaine de la medtech mais aussi dans des instituts de recherche et le secteur public à travers toute l’Asie.

    Dans l’une de ses déclarations, l’experte cite une étude publiée par l’International Journal of Cardiology en novembre 2016 selon laquelle il n’y aurait que quatorze cardiologues pour un million de personnes aux Philippines.

    « La recherche sur l’IA [menée par] Citta et son application permettront d’atténuer la grave pénurie de cardiologues dans le pays, commente Mme Quan (source : Dailytelescope.com). Avoir à portée de la main son cardiologue basé sur l’IA disponible aura un impact sur chaque famille philippine [dont l’un des membres souffre d’une maladie cardiaque]. »