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  • IA & cardio : « Nous voulons devenir le chef de file du secteur aux Philippines » (E. Quan, Citta.ai)

    « Nous souhaitons éviter à chaque patient cardiaque de recourir à une intervention chirurgicale d’urgence, une opération qui coûte cher, entraîne beaucoup de stress pour la famille et présente des risques élevés pour le patient. Un suivi adéquat et un soutien efficace peuvent nous permettre d’atteindre cet objectif. » (Elle Quan)

    Elle Quan, récemment nommée directrice pays aux Philippines par Citta.ai, une entreprise spécialisée en intelligence artificielle médicale, détaille à H&TI ses ambitions et sa vision du marché de la health tech philippin, encore balbutiant mais très prometteur selon l’experte si le pays parvient à intégrer de manière durable les nouvelles technologies au sein de son système de santé.

    Objectif N°1 : pallier la pénurie de cardiologues aux Philippines

    Citta.ai vous a confié début février 2018 le poste de directrice de la société aux Philippines. Quel est exactement votre rôle dans l’entreprise ?

    Ma mission est d’ouvrir le marché philippin pour y déployer une nouvelle technologie comme celle proposée par Citta.ai. Il n’y a actuellement qu’un seul autre acteur dans ce domaine : une entreprise Apple. Nous aimerions nous concentrer sur le développement de marchés comme les Philippines car une technologie comme celle que nous avons élaborée aura une incidence directe sur la prestation de soins et son prix sera abordable pour les familles philippines classiques.

    « Avec seulement 14 cardiologues par million de personnes aux Philippines, la recherche sur l’IA de Citta et son application aideront à surmonter la grave pénurie de cardiologues au sein du pays. Disposer d’un cardiologue à portée de la main disponible à tout moment aura un impact sur chaque famille philippine dont l’un des membres souffre d’une maladie cardiaque », avez-vous récemment déclaré dans un communiqué. Citta envisage-t-il aux Philippines de se concentrer uniquement sur les patients cardiaques ou d’autres maladies vont-elles être ciblées ?

    Nous avons également mis au point des moniteurs et une technologie basée sur l’IA pour les patients atteints de diabète. Pour notre approche initiale, nous pensons qu’il est plus urgent de répondre aux besoins en technologies de cardiologie aux Philippines. Plusieurs acteurs sont déjà présents sur le marché du diabète.

    Quel est l’objectif de l’entreprise aux Philippines sur le long terme ?

    Nous visons à devenir le chef de file dans la fourniture de technologies de cardiologie basées sur l’IA fiables, accessibles et réellement novatrices aux Philippines. Nous souhaitons éviter à chaque patient cardiaque de recourir à une intervention chirurgicale d’urgence, une opération qui coûte cher, entraîne beaucoup de stress pour la famille et présente des risques élevés pour le patient. Un suivi adéquat et un soutien efficace peuvent nous permettre d’atteindre cet objectif.

    « Si j’avais mon mot à dire, j’aimerais que le dispositif [Citta] soit gratuit »

    Les fournisseurs de soins peuvent utiliser les plateformes SaaS de Citta pour déployer leurs solutions de surveillance à distance des patients en quelques minutes. La solution Citta a-t-elle déjà été lancée sur le marché philippin ?

    Pas encore. Nous commençons tout juste à entamer des conversations avec des dirigeants d’hôpitaux.

    Quels ont été les premiers retours de la profession ?

    Tous ceux à qui nous avons parlé du projet sont enthousiastes et veulent en savoir plus. Nous allons mettre en place notre première série de réunions avec notre Pdg à l’occasion de sa visite à Manille en avril 2018.

    Devrez-vous adapter la solution de Citta à l’infrastructure philippine ?

    Nous sommes conscients que la connectivité internet pourrait ne pas être aussi forte que dans des pays comme Singapour mais nous sommes confiants car nous pensons que la situation devrait s’améliorer bientôt.

    Quels aspects de votre dispositif souhaiteriez-vous modifier en tant que directrice de la société aux Philippines ?

    Ce serait le coût ! Nous avons pour mission de sauver des vies, d’engendrer des économies et d’améliorer la qualité de vie. Nous aimerions donc que chaque patient dispose d’un appareil. Si j’avais mon mot à dire, j’aimerais que le dispositif soit gratuit… Si nous trouvons le bon partenaire, nous pourrions peut-être y parvenir.

    Vie privée : « L’analyse des données est le nouveau paradigme de la santé »

    Pensez-vous que les Philippins sont réceptifs à ce genre de nouvelle technologie ?

    Les hôpitaux et les cliniciens philippins sont très réceptifs aux nouvelles technologies. Ils sont prêts. Il suffit juste de leur fournir la technologie appropriée pour qu’ils puissent obtenir de meilleurs résultats en matière de soins avec un faible niveau d’investissement. Nous avons les capacités de déployer un programme avec un investissement quasiment nul au sein de l’hôpital. Nous sommes ravis de pouvoir mettre en place un tel projet.

    Vous allez collaborer avec des hôpitaux et des compagnies d’assurance santé. Comment pouvez-vous rassurer les patients qui peuvent hésiter à partager leurs données avec des sociétés privés par exemple ?

    Les systèmes d’analyse des données de santé et des informations patients sont en train de devenir le nouveau paradigme du bien-être et de la santé. De nombreuses personnes utilisent leurs appareils Fitbit et partagent ainsi leur fréquence cardiaque, leurs habitudes de sommeil, etc. Le dispositif de Citta recueille le même type d’informations. Notre force est notre IA qui interprète les données et fournit des informations précieuses aux professionnels de la santé. L’établissement du traitement sera toujours réservé aux cardiologues pratiquants.

    N’est-il pas compliqué de partager ses données privées avec une compagnie d’assurance d’un point de vue éthique ?

    Je crois que détenir des informations permettant de savoir quelles sont les risques de développer telle ou telle maladie font partie des exigences des compagnies d’assurance.

    Ce que nous offrons profite à la fois aux patients et aux payeurs. Par exemple, certains organismes couvrent les patients déjà atteints de diabète, à condition qu’ils puissent prouver qu’ils savent gérer leur maladie. Les appareils de surveillance comme le nôtre incitent les patients à bouger, à surveiller leur alimentation ou à consulter un spécialiste si quelque chose ne va pas. Il offre aux patients une protection supplémentaire tout en permettant aux assureurs de mieux gérer leurs coûts en incitant les patients à contrôler leur état de santé.

    « Nous voulons devenir un précurseur dans l’industrie des soins aux Philippines »

    Au cours de votre carrière, vous avez travaillé en étroite collaboration avec des cadres supérieurs de la santé dans des hôpitaux, les domaines pharmaceutique et de la medtech, des institutions de recherche et le secteur public dans toute l’Asie. Selon vous, quels sont les principaux défis auxquels le système de santé philippin est aujourd’hui confronté ?

    Je pense que l’un des principaux problèmes est le faible niveau d’intégration des nouvelles technologies. Les Philippines peuvent sauter le pas et utiliser les innovations disponibles sur le marché pour fournir des soins de qualité, rentables et efficaces. Les soignants philippins sont parmi les meilleurs au monde, les médecins sont bien formés, de nouveaux établissements de soins sont en train d’être construits dans le pays et les installations vieillissantes sont actuellement en rénovation. Le déploiement de nouvelles technologies semble être la pièce manquante pour une mise à niveau parfaitement réussie.

    Citta vise à démocratiser le système de diagnostic basé sur l’intelligence artificielle. Selon vous, comment l’IA peut-elle aider à améliorer le système de santé philippin ?

    L’utilisation de l’IA dans le domaine des soins s’étend à un large spectre. Elle aide à établir un diagnostic, améliore l’engagement du patient mais aussi la mise en place des plans de traitement. Il y a un manque très important de cardiologues aux Philippines. Or, Citta permet d’alerter les patients si le dispositif estime qu’ils ont besoin de consulter au plus vite un professionnel de la santé. Imaginez comment le système de santé pourrait positivement évoluer si les patients sont informés qu’ils risquent de faire une crise cardiaque dans les trois jours à venir !

    Pensez-vous que les Philippines pourraient occuper une place importante sur le marché de la santé numérique dans les années à venir ?

    La e-santé a transformé la prestation des soins dans des économies plus avancées, telles que Singapour, le Japon ou la Corée du Sud. C’est juste une question de temps pour que les économies émergentes comme les Philippines suivent le mouvement. L’impact des technologies sur l’offre de soins va être de plus en plus important, permettant d’établir des diagnostics, de mettre en place des traitements et d’assurer une rééducation de manière plus rapide, moins coûteuse et plus qualitative.

    Nous voulons devenir un précurseur dans l’industrie des soins aux Philippines. L’un des nos objectifs est d’éduquer les hôpitaux, les cliniques, les HMOs et les groupes pharmaceutiques ainsi que les assurances sur la manière dont la technologie, en particulier l’intelligence artificielle, peut pallier le manque de spécialistes, augmenter l’engagement des patients et la fidélité des clients tout en mettant en avant leur propre marque en tant qu’innovateurs.

  • Appel à projet inDemand : accompagnement des start-ups et PME européennes innovantes en e-santé

    Paris Région Entreprises, en partenariat avec le GIP Resah et Medicen Paris Région, a lancé le 26 mars 2018 un appel à projets à destination des start-ups et PME innovantes européennes en e-santé.

    Cet appel à projets s’inscrit dans le cadre du projet européen inDemand qui vise à créer un nouveau modèle où organismes institutionnels de santé et entreprises s’associent pour développer des solutions numériques innovantes avec le soutien financier de fonds publics régionaux. L’objectif du projet inDemand consiste à résoudre des « challenges » identifiés par le personnel d’établissements de santé (médecins, infirmières, responsables de service…). La prise en compte de ces challenges donne lieu ensuite au financement de projets e-santé innovants portés par des entreprises, à hauteur de 30 000 €.

    L’appel à projets concerne trois challenges :
    • Challenge OSCAR : Optimisation de la surveillance continue des AVC en unité neurovasculaire 
    • Challenge SafeFoch : Suivre à distance des données patients en vie réelle afin d’anticiper la survenue de complications de l’état de santé
    • Challenge e-Prevent : e-consultations dans la prise en charge de l’alcoolodépendance.

    Date limite de dépôt des dossiers : 8 juin 2018, via le lien ci-contre.

    Trois régions pilotes

    Le modèle inDemand sera implémenté et testé deux fois dans chacune des trois régions européennes pilotes : Ile-de-France (France), Murcia (Espagne) et Oulu (Finlande) Le modèle a vocation à être reproduit par d’autres régions intéressées par la promotion de l’innovation en santé, qui pourront bénéficier de l’accès aux bonnes pratiques et aux enseignements tirés du projet.

    Pour cette première mise en place du modèle inDemand, le GIP Resah a pu identifier, auprès des équipes médicales de l’hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine), les trois challenges suivants :

    • Challenge OSCAR : Optimisation de la surveillance continue des AVC en unité neurovasculaire

    L’accident vasculaire cérébral (AVC) est un enjeu de santé publique compte tenu de sa fréquence et des séquelles neurologiques : première cause de mortalité de la femme en France, première cause de handicap acquis de l’adulte. Ce challenge concerne les patients hospitalisés à la suite d’un AVC et consiste à mesurer de manière non invasive et continue différents paramètres physiologiques de l’arrivée au Service d’Accueil des Urgences jusqu’à la sortie de l’Unité de Soins Intensifs Neurovasculaires. Ceci fournira des données importantes sur d’éventuelles anomalies pouvant nécessiter des traitements et qui seraient passées inaperçues.

    • Challenge SafeFoch : Suivre à distance des données patients en vie réelle afin d’anticiper la survenue de complications de l’état de santéAprès la sortie des patients de l’hôpital, les praticiens hospitaliers sont victimes de « l’effet tunnel » : ils ne savent pas ce qui se passe jusqu’à la consultation suivante (de 10 jours en post chirurgie jusqu’à plusieurs mois dans un suivi oncologique). Disposer de données sur ces patients en temps réel entre deux venues à l’hôpital permettrait aux praticiens d’anticiper des complications, d’ajuster les ordonnances, d’éviter des venues inutiles à l’hôpital (urgences, hospitalisation) et évidemment d’améliorer l’état de santé des patients.
    • Challenge e-Prevent : e-consultations dans la prise en charge de l’alcoolodépendance

    Il existe un manque dans le suivi des patients alcoolodépendants après sevrage hospitalier ou ambulatoire, mais aussi un manque de contact avec leur addictologue référent. La prise en charge d’un patient alcoolodépendant sevré nécessite des contacts rapprochés, à la demande, pour prévenir les rechutes fréquentes surtout dans les trois premiers mois de sevrage. Le challenge consiste à développer une plateforme de e-consultations, accessible aux patients alcoolodépendants suivis par les médecins addictologues.

    Etroite collaboration avec l’hôpital Foch

    A l’issue de cette étape, une entreprise sera sélectionnée pour chaque challenge, et travaillera en étroite collaboration avec l’hôpital Foch afin de finaliser le développement de la solution e-santé retenue. Elle bénéficiera en plus d’un soutien financier allant jusqu’à 30 000 euros et de conseils pour faciliter son accès au marché. Cet accompagnement sera coordonné par Medicen Paris Region au niveau de la région Ile-de-France.

    Le projet inDemand est subventionné par Horizon 2020, un programme européen pour la recherche et l’innovation.

  • IA médicale : « La Chine est beaucoup plus proactive que la France » (Charles Bark, HiNounou)

    Charles Bark, fondateur et P.-D.G de HiNounou, la toute première offre insurTech pour personnes âgées en Chine, livre en détails à H&TI les spécificités de son dispositif home care et ses ambitions pour les années à venir.

    L’innovateur nous partage également sa vision du marché de l’IA et de la silver tech, estimant que la Chine pourrait devenir le numéro 1 dans ces domaines en raison de son approche proactive, contrairement à la France, qui, selon l’expert, prend du retard en s’attardant sur des réflexions d’ordre philosophique au lieu d’agir.

    Le pack HiNounou est entièrement centré sur la prévention

    Comment vous est venue l’idée de créer un pack insurTech à destination des personnes âgées ?

    Il y a une expression en Chine qui dit que la fleur de lotus est issue de la boue. Je pense que les plus belles inventions, les plus belles innovations naissent de la résolution d’un problème. Et c’est exactement ce qui s’est passé avec la création de notre entreprise.

    Cela remonte à cinq ans. J’ai appelé ma mère, elle m’a dit que tout allait bien. Puis mon frère m’a contacté pour m’apprendre qu’elle était tombée. J’ai eu un choc et je me suis dit que je n’avais aucun moyen d’avoir une réelle visibilité sur son état de santé. J’ai alors pensé aux applications météo qui permettent de connaître de manière assez précise le temps qu’il fait dans telle ou telle ville. Je me suis dit qu’il serait intéressant de mettre en place le même système pour mieux suivre la santé de ses proches et, dans l’idéal, prévoir les problèmes de santé qu’ils risquent de rencontrer. C’est comme ça que l’aventure HiNounou a commencé. La société a été créée en 2016 à Hong Kong et nous avons lancé l’année dernière une antenne à Shanghai.

    Vous misez donc avant tout sur la prévention.

    Je suis persuadé que si nous nous concentrons sur la prévention, les résultats seront meilleurs. Aujourd’hui, les services de soins dédiés aux personnes âgées sont généralement orientés « post accident ». L’intelligence artificielle (IA) et les objets connectés permettent de modifier la manière dont nous soignons afin d’être davantage centrés sur le préventif que sur le curatif. Comme le dit l’expression française : « mieux vaut prévenir que guérir ». C’est la stratégie de HiNounou !

    En quoi consiste votre offre exactement ?

    Notre solution permet de mettre en place un suivi à domicile réalisé par le patient lui-même. Dans le pack HiNounou, il y a un smartphone, un auto-tensiomètre, un oxymètre, un test ADN et un contrat d’assurance Axa.

    L’utilisateur n’a besoin que de cinq minutes par jour pour recueillir ses données de santé. Les icônes de l’application sont de grande taille et il y a des photos pour expliquer clairement aux consommateurs comment utiliser les différents outils du pack. Lorsque la personne utilise l’oxymètre par exemple, elle a juste à ouvrir l’application et à mettre l’appareil sur son doigt. Les données sont transmises automatiquement à l’appli et elle peut ensuite savoir, grâce à une jauge, si ses résultats sont bons (partie colorée en vert), à suivre de près (orange) ou mauvais (rouge). Elle peut aussi voir la moyenne de ses résultats sur trente jours.

    S’il y a un problème, notre système peut alerter le ou les proches connectés à l’application et l’utilisateur peut également téléphoner à Axa afin de bénéficier d’une assistance 24/7. Nous travaillons aussi avec le groupe Ping An, qui propose une assurance accidentelle et décès.

    Une offre insurTech unique en Chine

    Votre pack inclut une assurance santé pour les personnes de plus de 65 ans. Une première en Chine. Pourquoi aucun assureur ne propose de contrats aux seniors ?

    Aucune assurance ou mutuelle ne veut assurer les personnes âgées parce qu’elles les considèrent trop fragiles. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’espérance de vie en bonne santé à la naissance atteint 68,5 ans en Chine alors que l’espérance de vie générale est de 76 ans (chiffres 2015). La période située après 68 ans est donc critique en matière de santé.

    Comment avez-vous réussi à convaincre Axa et Ping An de collaborer avec vous ?

    Ce qui était perçu avant comme une situation risquée l’est beaucoup moins grâce à notre innovation qui permet de réduire les risques de problèmes cardiaques, faisant passer de trente jours à dix jours la durée moyenne des hospitalisations et donc de limiter les coût. Avec notre proposition, les cartes du jeu ont changé. Cela a attiré les assureurs !

    Êtes-vous vraiment les seuls à proposer une offre sur ce marché ?

    À l’heure actuelle et à ma connaissance, oui. Si nous sommes parvenus à lancer cette solution insurTech, c’est grâce à l’innovation que nous avons apportée. Afin de proposer le dispositif le plus pertinent et performant possible, nous avons mené quatre ans de R&D en France au niveau cardiologique car les plus gros problèmes de santé des personnes âgées sont les maladies chroniques, notamment cardiaques. Selon l’OMS, sur 56 millions de décès dans le monde enregistrés en 2015, 17,5 millions étaient imputables aux maladies cardiovasculaires, la première cause de mortalité à travers le monde entier.

    Les travaux de recherche que nous avons effectués en partenariat avec l’UTBM (université de technologie de Belfort-Montbéliard) et le CHU de Strasbourg à travers le programme « e-care » ( « e-santé »), testé sur 8 000 personnes, ont permis de mettre au point un système capable de détecter six jours à l’avance un arrêt cardiaque.

    Une offre intégrée

    HiNounou a également signé un accord avec le fabricant de téléphones chinois ZTE. En quoi consiste votre partenariat ?

    ZTE nous a perçu comme très innovants dans le secteur de l’assurance santé. Par le biais d’un accord d’une durée de deux ans, nous avons convenu que notre application HiNounou serait pré-installée sur une partie de leurs smartphones. Pour l’instant, ce contrat concerne 20 000 téléphones, sur un total d’environ 1,2 million de terminaux vendus par le fabricant. Nous avons ainsi un très bon potentiel au niveau de notre visibilité.

    Quel est votre business modèle ?

    Nous achetons les dispositifs médicaux à un prix convenu avec nos partenaires, Axa et Ping An. Nous mettons notre marque en avant sur tous ces produits puis nous vendons le pack aux consommateurs. L’avantage c’est que nous proposons un dispositif intégré.

    En règle générale, les fabricant d’i-outils ou de tests ADN vendent indépendamment leurs produits. Ils se moquent de savoir quels seront les résultats et si les consommateurs sont en bonne santé. J’ai pensé l’outil pour ma mère et, comme elle est médecin, je me devais de proposer une solution de qualité qui tienne la route. L’idée est de proposer un ensemble de dispositifs qui ne soit ni orienté produit, ni orienté service mais qui combine le tout pour permettre aux personnes âgées de mener le reste de leur vie en bonne santé. Notre but est d’identifier les risques génétiques, hérités par les parents. Une fois que ces risques ont été repérés, nous agissons sur la prévention, d’où l’utilité d’avoir des équipements de suivi, puis nous proposons une assistance à domicile si besoin.

    Ciblez-vous uniquement le marché chinois ?

    Nous sommes en pourparlers avec plusieurs acteurs étrangers. Nous avons rencontré des délégations sud-coréennes d’Axa, nous avons aussi échangé avec la division « elderly care » de Sodexo pour envisager un déploiement aux États-Unis mais aussi avec Swissray (un groupe suisse qui développe du matériel d’imagerie médicale, ndlr), avec le groupe mutualiste français VYV et d’autres assureurs.

    Tests ADN : « Les Européens se posent beaucoup trop de questions existentielles »

    Vous aimeriez développer votre pack en France, cependant, le pays n’autorise pas la commercialisation de tests ADN, comme de nombreux autres États européens. Comment pensez-vous surmonter cet obstacle ?

    Notre offre est modulaire donc elle peut s’adapter à tous les marchés. Si le pays n’accepte pas le test ADN, nous allons tout simplement le retirer du pack. Nous pouvons aussi nouer d’autres partenariats avec des assureurs locaux pour nous adapter aux particularités de chaque marché.

    Le test ADN est déjà considéré dans d’autres pays comme un équipement médical, comme le test urinaire ou sanguin. C’est le cas aux États-Unis et en Chine par exemple. Le problème, en Europe, c’est qu’on se pose beaucoup trop de questions existentielles qu sont selon moi infertiles. Selon moi un test ADN n’est ni plus ni moins éthique que le prélèvement d’échantillons sanguins… Quand tous ces pays vont se réveiller et réaliser que le test ADN est devenu une référence d’un point de vue médical, ils auront accumulé beaucoup de retard dans le domaine de la génomique.

    J’ai expliqué au Président Macron (rencontré lors de sa visite officielle en Chine) que HiNounou était exactement le type de start-up qui montrait quelle était l’attitude à adopter en la matière. Nous importons l’innovation française en Chine, nous l’adaptons au marché chinois avec des grandes entreprises locales comme Ping an et ZTE mais aussi avec des sociétés françaises comme Axa, puis nous ajoutons à tout cela une innovation chinoise, ici le test ADN. Quand nous disposerons d’une base de données clients d’un million de personnes, imaginez les travaux de recherche que nous pourrons mettre en place pour progresser et innover encore plus !

    Tout cela nous permettra de faire un retour positif à la France. Quand le pays sera prêt à réellement s’intéresser au marché de la silver tech et à exploiter l’analyse d’échantillons ADN, nous pourrons mettre en avant le retour sur expérience que nous aurons eu avec les consommateurs chinois et américains. Nous commençons d’ailleurs déjà à nous faire remarquer en France. Notre équipe a été mandatée en décembre 2017 par la Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN) pour mener une étude en Chine sur l’IA axée sur l’insurTech afin de savoir ce qui peut être mis en place en France dans le domaine. C’est toute une boucle ! L’idée part de France, nous adaptons et dynamisons la solution à la grandeur du marché chinois et à ses spécificités, nous ajoutons à cela une innovation locale puis le produit repart en France avec une plus-value.

    Vous êtes né à Neuilly et avez vécu en France pendant de longues années. Vous auriez pu lancer HiNounou en France. Avez-vous choisi de vous baser en Chine essentiellement pour ces raisons réglementaires dont vous parliez plus tôt ?

    Exactement. Dans le domaine de la e-santé, nous avons remarqué qu’en France il était quasi impossible d’évoluer à cause de ces restrictions d’ordre légal. La protection de la vie privée est bien sûr importante, et c’est bien qu’il y ait des règles, mais selon moi il ne faut pas que la loi paralyse le développement de la recherche.

    L’avantage en Chine, c’est que le gouvernement a compris que l’analyse d’ADN était l’avenir de la médecine parce qu’elle permettra d’avancer au niveau de la médecine de précision. Si les laboratoires pharmaceutiques et les compagnies d’assurance ne s’intéressent pas à ce secteur dans les années à venir, ils vont devenir les prochains Kodak de la santé. Ils vont être dépassés !

    « La privatisation des données de santé n’existe pas en Chine » 

    En France, et en Europe plus généralement, les consommateurs sont assez méfiants à l’idée de partager leurs données de santé. Les consommateurs asiatiques sont-ils réellement beaucoup plus ouverts sur cette question que les Européens ou est-ce un cliché ?

    Tout est une question de culture. En Chine, la perception de la vie privée est complètement différente. Par exemple, ici, tous les soins se font à l’hôpital. Quand le médecin échange avec un patient, le patient d’après est en train d’attendre juste derrière et il écoute tout, la porte est grande ouverte. La privatisation des données de santé n’existe pas en Chine, il n’y a pas d’intimité en matière de soins ! Ce qui s’applique en France ne peut pas l’être ici.

    Et, soyons honnêtes, en France, quand un patient réalise des tests médicaux, qui sait qui a exactement accès aux résultats ? Il est important de mettre tout en œuvre du point de vue technologique pour protéger les données de santé mais il faut arrêter de croire que l’accès à ces informations est complètement restreint. 

    Selon M. Bark, la Chine sera leader sur les marchés de l’IA et de la silver tech

    Pensez-vous que la Chine peut devenir leader sur le marché mondial de la health tech, en particulier dans les domaines de l’intelligence artificielle et des soins à domicile ?

    Bien sûr. L’IA repose sur l’analyse des big data. Plus il y a de données, plus l’intelligence artificielle et les algorithmes créés derrière seront bons. Or, la Chine est beaucoup plus proactive que la France, par exemple, estimant qu’il est plus intéressant de d’abord lancer l’innovation pour percevoir son potentiel plutôt que de commencer par légiférer. Sa logique est donc de recueillir un maximum de données et ensuite de peser le pour et le contre.

    Par ailleurs, l’un des grands atouts de la Chine, c’est l’importance de sa population. Cela nous permet de lancer notre produit à grande échelle sur un seul marché et de tirer des conclusions assez rapidement. La Chine et les États-Unis sont tous deux à la pointe en matière d’IA mais la Chine est devant les États-Unis au niveau du nombre de consommateurs potentiels. De plus, le gouvernement est plus souple au niveau législatif et les consommateurs asiatiques, en particulier les personnes âgées, sont plus réceptifs aux technologies high tech que les consommateurs américains.

    Selon vous, la Chine pourrait-elle également dominer le marché mondial de la silver tech ?

    Nous avons fait des tests pilotes avec des personnes âgées. Quand nous leur avons demandé s’ils pensaient avoir des difficultés à utiliser un smartphone, ils n’ont pas compris la question. Et c’était aussi le cas pour les personnes de 80 ans et plus. Ici, les sexagénaires s’amusent avec leurs téléphones dans le métro, ils vont sur WeChat (application mobile de messagerie de Tencent, ndlr), etc. Tous les dispositifs insurTech ont beaucoup plus de potentiel dans les pays où la digitalisation a déjà intégrée les modes de vie.

    Par ailleurs, en Chine, sur 230,8 millions de personnes âgées de plus de 60 ans (chiffres fin 2016), des dizaines de millions vivent seules. Auparavant, les enfants, et en particulier les filles, s’occupaient de leurs parents mais, aujourd’hui, ce modèle est en train de mourir car les femmes sont de plus en plus actives et elles ne veulent plus être cantonnées uniquement à un rôle domestique. Les enfants de ces personnes âgées isolées vont donc être plus enclins à acheter des dispositifs home care pour leurs parents dans les années à venir.

    De plus, en 2050, presque une personne sur deux sera âgée de plus de 60 ans en Chine (44 %), indique l’ONU. En France, il aura fallu 150 ans pour que la part des personnes âgées double de proportion par rapport à la population totale. En Chine, cette évolution aura lieu en vingt ans. Idem pour l’Inde et le Brésil. La population âgée chinoise est déjà importante en termes de nombre aujourd’hui donc si elle double, les possibilités vont être énormes dans le secteur de la silver tech.

    « Il ne faut pas diaboliser l’intelligence artificielle »

    Vous êtes d’ailleurs en train de développer un robot compagnon pour pallier ce problème de l’isolement social. Pensez-vous que les robots pourraient devenir les futurs « amis » des personnes âgées ?

    Je suis un geek mais je ne crois pas au concept d’une personne seule avec un robot. L’opposition IA versus l’humain n’a pas de sens. Tous nos dispositifs sont des outils qui augmentent le pouvoir humain et qui pallie le manque de présence humaine. L’idée n’est pas de remplacer le contact humain mais, au contraire, de renforcer le lien entre les personnes âgées et leurs proches. Par exemple, l’utilisateur pourra demander au robot HiNounou d’appeler son fils et il pourra discuter en direct avec lui comme s’ils étaient tous les deux dans la même pièce grâce à notre dispositif de reconnaissance faciale (trois caméras suivent l’interlocuteur lorsqu’il se déplace) permettant d’obtenir une vision à 360 degrés.

    Projetons-nous encore un peu plus. Je travaille actuellement avec des chercheurs en sciences cognitives afin de mettre au point un système permettant au robot de détecter les émotions de l’utilisateur. Si l’usager est anxieux ou dépressif, par exemple, l’un des problèmes principaux chez les personnes âgées isolées, le robot pourra lui proposer d’appeler sa fille ou de lui passer une chanson qu’il aime bien. Idem pour les questions d’ordre physique. Si le robot remarque que la personne n’a pas beaucoup bougé dans la journée et que le temps est ensoleillé, il pourra l’inciter à aller se promener en lui proposant un parcours dans un parc situé près de son domicile. Le robot pourra ainsi devenir un gentil compagnon permettant de s’assurer du bien-être de son utilisateur.

    Certains scientifiques craignent cependant que l’IA ne devienne à terme un danger pour l’Homme.

    Il ne faut pas la diaboliser comme il ne faut pas la déifier non plus. L’IA n’a pas pour but de tuer l’être humain. Le plus grand ennemi de l’Homme c’est l’Homme. Les robots ne font qu’appliquer ce que leurs fabricants ont programmé dans leurs systèmes. Si nous pensons grand et beau, nous atteindrons quelque chose de superbe.

    Quand envisagez-vous de lancer le robot HiNounou ?

    Nous sommes en train d’améliorer notre prototype et envisageons de lancer le produit final sur le marché fin 2018 ou début 2019. Nous proposons déjà le robot en offre premium. Notre idée est de nous faire un nom avec notre pack actuel centré sur une application mobile pour ensuite évoluer.

    Notre objectif est de devenir la référence dans le domaine du suivi à domicile des personnes âgées. Lorsque l’on parle de véhicules connectés, on pense à Tesla ; lorsqu’il est question d’innovation dans le secteur de la téléphonie mobile, on pense tout de suite à Apple ; j’aimerais que lorsqu’on aborde le sujet de la silver tech, on pense instantanément à HiNounou.

    Une collaboration avec le CNRS envisagée

    Vous avez échangé avec le président français, Emmanuel Macron, lors de sa visite en Chine en janvier. L’avez-vous senti réceptif face à votre produit ?

    Je voulais lui faire comprendre que ce que nous avons mis en place avec HiNounou avec nos petits moyens, nous aimerions le déployer en grand avec les acteurs français de l’high tech. Avec HiNounou, nous aimerions créer un hub d’innovation dans la silver économie car résoudre les problèmes dans ce domaine demande beaucoup de synergie. Le but serait d’interconnecter différents acteurs multi-sectoriels pour que chacun puisse apporter ses solutions spécifiques. Nous avons déjà lancé ce modèle à notre niveau mais nous souhaiterions le développer à plus grande échelle. Cela permettra d’équilibrer la balance commerciale en Chine par l’innovation car le pays pourra ainsi davantage miser sur l’exportation, ici de dispositifs axés sur les services de soins aux personnes âgées.

    Le président Macron m’a mis en relation avec la  Frédérique Vidal, ministre française de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, qui était elle aussi présente en Chine. Elle m’a ensuite présenté à Antoine Petit, le président du CNRS, et nous avons commencé à envisager une collaboration. Il m’a notamment assuré qu’il était prêt à nous aider si nous avions besoin de soutien au niveau innovation. C’est un vrai plus car la France est très bonne en matière d’innovation, elle dispose d’excellents ingénieurs et chercheurs. Le fait de réfléchir très amont aux questions éthiques n’a pas que des effets négatifs puisqu’en analytique, par exemple, les chercheurs se coupent les cheveux en quatre afin de proposer les meilleures solutions possibles. Il est donc important de faire voyager ces belles innovations en dehors de la France et de les convertir en business, de les adapter à différents marchés. Il faut dépoussiérer toutes ces idées qui sommeillent dans les tiroirs des centres de recherche et des laboratoires français.

  • Conférence sur la santé à l’ère de l’IA : quel nouveau parcours de soin ?, le 29 mars 2018 à Paris

    Le magazine Le Point, avec le soutien du Club Digital Santé, organise le 29 mars 2018, sa 4ème édition de la conférence intitulée « La Santé à l’ère de l’Intelligence Artificielle », avec une question clé : Quel nouveau parcours de soin face à la triple révolution data – IoT – machine learning ?

    Cette réunion sera l’occasion pour Cédric Villani de dévoiler les conclusions de la Mission sur l’Intelligence Artificielle qu’il s’est vu confier par le gouvernement en septembre 2017, et d’apporter des réponses aux questions ci-dessous :
    • comment utiliser l’IA pour optimiser le parcours de soin et améliorer le confort du patient ;
    • quelle nouvelle relation patient-médecin et selon quels business models se profilent quand l’IA transforme le paradigme de la santé ;
    • comment réconcilier le couple médecin/machine et former les professionnels de santé à l’utilisation de l’IA ?

    Le programme complet, la liste des intervenants et les modalités d’inscription sont disponible dans le document ci-contre.

    Les axes des débats

    • Quel plan d’action pour concilier innovation technologique et équité ou comment proposer des solutions basées sur l’IA à un coût acceptable pour le patient ?
    • Comment développer des outils sécurisés et fiables, pour gagner la confiance des acteurs et surtout des patients ?
    • À l’aube de l’entrée en vigueur du Règlement Européen sur la Protection des Données Personnelles (RGPD) en mai 2018 : comment être en conformité avec la réglementation dans le grand mouvement de collecte et utilisation des données ?

    Moments forts

    14h00 – 14h30 : Panel d’ouverture –  Conclusions de la Mission confiée par le gouvernement en septembre 2017 : quelle nouvelle feuille de route pour la stratégie nationale d’intelligence artificielle en santé ?

    14h30 – 15h15 : Panel 1 – Aide au diagnostic, monitoring permanent, modélisation du corps humain… Comment utiliser l’IA pour optimiser le parcours de soin et améliorer le confort du patient ?

    15h15 – 15h55 : Panel 2 –  Le patient augmenté : des objets connectés aux assistants virtuels coach de santé, quand l’IA transforme le paradigme de la santé, qui devient préoccupation du quotidien, quelle nouvelle relation patient-médecin et selon quels business models ?

    16h45-17h15 : Pitch des pépites de la Health Tech françaises : Novadiscovery, VirtualiSurg, Diabnext, Qalyo, Therapixel

    17h15 – 18h00 : Panel 3 – L’IA en quête de confiance : à l’aube de l’entrée en vigueur du RGPD le 25 mai 2018, comment être en conformité avec la réglementation sur la protection des données de santé et en faire un levier de confiance ?

  • Appel à projets Innov’up Leader PIA : entre 100 et 500 k€ pour les projets du numérique et en santé

    Les start-ups, PME et ETI franciliennes sont invitées à candidater à l’appel à projets ouvert le 20 mars 2018 par l’État et la Région Île-de-France, dans le cadre du troisième volet du Plan d’investissement d’avenir, en vue de financer les projets d’innovation les plus ambitieux.

    Les projets éligibles doivent rentrer dans la catégorie des projets dont les coûts de développement sont d’au minimum 200 000 euros, sachant que le montant du soutien public sera compris entre 100 000 euros et 500 000 euros par projet sélectionné, et versé sous la forme de 2/3 de subventions et de 1/3 d’avances récupérables.

    Ces projets d’innovation doivent participent du développement des filières stratégiques de la Région Île-de-France, parmi lesquelles :
    • le numérique : big data, calcul haute performance, cyber-sécurité, industries culturelles et créatives, infrastructures numériques, intelligence artificielle, internet des objets, fintech, logiciels, réseaux, smart grid, etc. ;
    • la santé : biotechnologies, dispositifs médicaux, silver économie, etc.
    De façon plus générale, les projets doivent s’inscrire dans cinq thématiques : l’industrie du futur, la fabrication additive, la cybersécurité, l’intelligence artificielle et la robotique.

    L’appel à projets prend fin le 1er juin 2018 à 17h00.

    La Région s’engage pour dynamiser la croissance française

    Innov’up Leader PIA est un programme doté d’une enveloppe globale de 20 millions d’euros qui vise à accélérer l’émergence de futurs leaders nationaux et internationaux en versant des aides publiques comprises entre 100 000 et 500 000 euros par projet.

    Au cours de 2018, au total trois périodes de relève des dossiers de candidature sont ouvertes : l’actuelle, celle du 1er juin 2018 et celle 28 septembre 2018. En 2019, la date du 7 janvier 2019 est déjà fixée. Après chaque date de relève de dossiers, la sélection des meilleurs projets d’innovation sera effectuée par les services de la Direccte et de la Région, sur la base des instructions de dossiers qui seront réalisées par l’opérateur Bpifrance.

    Les critères d’éligibilité

    • Degré de rupture et caractère innovant du projet :
      • Degré de rupture en termes d’innovation technologique ou non technologique (offre, organisation, modèle d’affaires) et caractère très innovant par rapport à l’état de l’art international ;
      • Capacité de valorisation des travaux du projet notamment en termes de propriété intellectuelle (brevets, licences, …) ;
    • Potentiel commercial :
      • Marché potentiel de la solution développée, et qualité et robustesse du modèle économique et du plan d’affaires proposé, démontrant notamment un retour sur investissements pour le porteur ;
    • Retombées économiques et emplois sur le territoire francilien (y compris des tâches sous-traitées), issues directement du projet, des suites qu’il donnera ou, en tant que de besoin, de sa cohérence avec les politiques territoriales ;
    • Externalités socio-économiques favorables du projet sur le territoire francilien, dont l’aspect environnemental ;
    • Qualité du projet présenté :
      • Démonstration de la faisabilité et de la robustesse du projet ;
      • Méthodologie et degré de documentation préalable ;
      • Pertinence de la durée du projet en cohérence avec l’ambition des travaux à mener. Dans le cas général, la durée du projet se situera entre 12 et 24 mois ;
    • Capacité du porteur à porter le projet :
      • capacité du porteur à mener à bien le projet, notamment opérationnelle et financière. Les bénéficiaires doivent en particulier présenter des capitaux propres et un plan de financement en cohérence avec l’importance des travaux qu’ils se proposent de mener dans le cadre du projet présenté ;
      • capacité du porteur à assurer l’industrialisation du projet et à accéder aux marchés visés ;
      • adéquation des compétences de l’équipe dédiée au projet, notamment en matière de développement rapide de projet innovant.

    Soumission

    Les équipes de Bpifrance, de la Région et les services de la Direccte d’Ile-de-France se tiennent à la disposition des partenaires des projets pour les accompagner dans la préparation de leurs dossiers.

    Tous les dossiers doivent être soumis électroniquement via une plateforme, accessible via ce lien.

    Les informations complémentaires sont disponibles un site dédié.

  • Big data médicales : la Corée du Sud souhaite créer une base de données nationale

    La Corée du Sud est en train de consolider les données médicales hospitalières à travers une base unique réunissant 10 millions de patients. L’objectif est d’utiliser le système informatique médical établi du pays pour créer une ressource soutenant les initiatives de santé numériques et le développement de nouveaux médicaments et de dispositifs médicaux, a indiqué le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Énergie sud-coréen le 9 février 2018 à l’occasion d’une conférence qui s’est tenue dans les locaux de la fondation Wonju Medical Industry Techno Valley (province de Gangwon) avec les acteurs locaux de la biotechnologie et de la santé.

    Le gouvernement mettra en place ce nouveau système au cours du premier semestre 2018 en collectant des données auprès de six hôpitaux pour commencer. Cette première étape permettra de créer une base de données génétiques et biométriques sur des millions de patients, ont déclaré les autorités.

    Bio et santé : la part de l’Inde sur la marché mondial atteindra les 4 % d’ici 2022

    Des représentants de l’entreprise de bio-ingénierie Daewoong Pharmaceutical (Séoul), du Samsung Medical Center de Séoul (Mediana), de l’Organisation coréenne de l’industrie de la biotechnologie et d’autres organisations médicales locales ont assisté à la conférence.

    La base de données sud-coréenne sera élargie une fois que la phase pilote annoncée sera terminée. Le gouvernement pense que cette approche tirera parti de la ressource établie pour soutenir les projets d’expansion des entreprises locales.

    L’objectif sur le long terme est de créer environ 35 000 nouveaux emplois dans le secteur en croissance de la biologie et de la santé et de faire passer la part du pays sur le marché mondial à 4 % d’ici 2022, contre 1,8 % actuellement.

    Analyser les big data pour améliorer la prévention des principales maladies du pays

    L’analyse des big data recueillies seront utilisées pour la recherche et le développement de nouveaux produits pharmaceutiques dans l’optique de prédire les principales maladies du pays et de détecter les symptômes inhabituels dans les groupes de personnes les plus à risque.

    Afin de protéger au mieux les informations personnelles des patients, les hôpitaux devront effectuer une première analyse des données et ne partager que les bilans statistiques, a précisé Un-gyu Paik, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Énergie sud-coréen (source : The Korea Herald).

    Vers un déploiement des entreprises locales à échelle mondiale

    « Grâce à d’autres déréglementations et à un programme de financement public [qui sera déployé] par étape, nous aiderons les entreprises pharmaceutiques et d’équipements médicaux locales à gagner du terrain sur le marché mondial », a-t-il déclaré.

    Une collaboration avec de multiples secteurs

    Une fois la base de données initiale installée, le gouvernement cherchera à étendre ses capacités en collaborant avec divers secteurs, comme celui des TIC, des télécommunications, des cosmétiques et de l’automobile. Il pense notamment à l’installation d’un bio-capteur dans les voitures capable de détecter des symptômes inhabituels chez le conducteur et de contacter les centres d’appels d’urgence en cas de besoin.

    E-santé : le gouvernement multiplie les projets

    De plus, un projet pilote « smart city » dans le secteur de la santé doit être lancé à partir de 2020 au sein du pays pour offrir aux citoyens un service complet de gestion des soins fondé sur des informations de santé personnelles, la météo et des facteurs environnementaux.

    La conférence du 9 février est survenue peu temps après que le gouvernement a décidé d’étendre ses subventions et son soutien dans le domaine des big data médicales. En janvier, le ministère s’est également engagé à investir davantage dans la R&D dans le secteur pharmaceutique et à créer un écosystème industriel innovant.

  • Medical big data: South Korea to create a national health database

    South Korea is consolidating medical data from hospitals across the country into a single 10 million-patient repository. The goal is to use the country’s established medical IT system to create a resource that supports digital health initiatives and the development of new drugs and medical devices, said the Ministry of Trade, Industry and Energy of South Korea on February 9, 2018 in a conference held at Wonju Medical Industry Techno Valley Foundation (Gangwon Province) with local biotech and healthcare stakeholders.

    The government will implement the scheme underway in the first half of 2018 by collecting data from six hospitals. This first step yield a genetic and biometric database on millions of patients, said officials.

    Biology and healthcare: India’s global market share will reach 4% by 2022

    Officials from Daewoong Pharmaceutical bioengineering company (Seoul), Seoul Samsung Medical Center (Mediana), Korea Biotechnology Industry Organization and other local medical organizations attended the conference.

    The national database will expand further once the pilot phase is complete. The government believes that this approach will leverage an established resource to support the expansion plans of local businesses.

    Government’s long-term vision is to create about 35,000 new jobs in the growing bio and healthcare sector and to pull up the nation’s global market share from the current 1.8% to 4% by 2022.

    Analyzing big data to improve the prevention of the main diseases of the country

    The analysis of big data will be used for the research and development of new pharmaceuticals in order to predict major diseases in the country and to detect unusual symptoms in the medically vulnerable clusters.

    To better protect the personal information of patients, hospitals will have tocarry out an initial data analysis and hand over the statistic results only, said Un-gyu Paik, Trade, Industry and Energy Minister (source: The Korea Herald ).

    Towards an international development of local businesses

    « Through further deregulations and a phased public fund program, we will help local pharmaceutical and medical device companies expand into the global market, » he said.

    Collaboration with various sectors

    Once the initial database settles in, the government will seek to expand its capabilities by collaborating with various sectors, such as ICT, telecommunications, cosmetics and automobile. For example, it would like to install biosensor function in cars that may detect unusual health symptoms of the driver and contact emergency call centers when needed.

    Digital health: the government is developing a series of projects

    In addition, a healthcare smart city pilot project is to be launched from 2020 to provide citizens with a comprehensive healthcare management service based on personal health information, weather and environmental factors.

    The conference held on February 9, 2018 came as a follow-up action to the government’s recent gesture to expand its subsidies and system support for medical big data. In January, the ministry also committed to invest more into new pharmaceutical R&D and to establish an innovative industrial ecosystem.

  • Etude : une application iPad double le taux de participation au dépistage du cancer colorectal

    Une application mobile sur iPad informant sur le dépistage du cancer colorectal et permettant de commander des tests en ligne a permis de doubler le taux de participation au programme. L’étude* menée par des chercheurs américains et publiée le 13 mars 2018 dans les Annals of Internal Medicine a été conduite auprès d’une population de faible niveau social.

    Dépistage du cancer : une incitation technologique

    En France, seulement un tiers des 50-74 ans participent au programme de dépistage organisé du cancer colorectal. Pourtant, le nouveau test immunologique développé sur l’ensemble du territoire depuis 2015 a démontré qu’il pouvait faire baisser la mortalité liée à ce cancer de 15%… Ces espoirs ne se confirmeront que si 50% de la population cible participe effectivement au programme de dépistage. Plusieurs études épidémiologiques ont déjà identifié les freins au dépistage. Le manque d’information, le fait de ne pas se sentir concerné, mais aussi la méconnaissance des procédures de dépistage et le niveau d’éducation font partie des principaux obstacles.

    Un tiers de participants

    Aux Etats-Unis, le programme de dépistage du cancer colorectal ne parvient pas non plus à convaincre. Comme dans l’hexagone, seulement un tiers de la population concernée pratique les tests. Afin d’inciter davantage d’Américains à participer à ce programme de prévention, une équipe de chercheurs a voulu tester la pertinence d’une application numérique. Ils ont donc mis sur pied un essai clinique randomisé dont les résultats ont été publiés le 13 mars 2018 dans les Annals of Internal Medicine.

    Une application pour lever les freins

    Concrètement, ils ont recruté 450 personnes qui ont été invitées à se rendre dans l’une des six cliniques de soins primaires communautaires pour y subir les tests de dépistage du cancer colorectal. Ils ont ensuite été randomisés en deux groupes : 223 appartenaient au groupe d’intervention et utilisaient l’application iPad mPATCH-CRC et 227 appartenaient au groupe contrôle. Ces derniers regardaient uniquement un film de prévention. En revanche, l’application conçue spécialement pour l’occasion les informaient sur les différents types de test, leur permettait de les commander en ligne, leur apportait un soutien via l’envoi de messages automatisés… Elle leur permet donc de les aider à prendre une décision de dépistage en toute connaissance de cause. Les participants ont utilisé mPATH-CRC au cabinet de leur médecin généraliste sur un appareil appartenant à la clinique, et ils ont pu demander un suivi sur leurs appareils personnels.

    Résultats : deux fois plus de participants

    • 30% des personnes ayant utilisé l’appli iPad ont réalisé un test de dépistage du cancer colorectal contre 15% dans le groupe contrôle ;
    • 53% des personnes ayant participé au dépistage ont commandé elles-mêmes leur test.

    « En tant que médecin de soins primaires, je n’ai aucun souci à admettre que l’iPad fasse un meilleur travail d’éducation à la santé que moi, a déclaré le Dr David P. Miller, professeur de médecine interne à Wake Forest Baptist et principal auteur de l’étude. Après tout, l’iPad a recours à des animations et des vidéos, alors que moi je n’ai que ma voix et éventuellement quelques dessins griffonnés. »

    Quand l’iPad soutient les médecins

    Bien sûr, ce chercheur américain reconnaît bien volontiers que «dans un monde idéal, un médecin devrait discuter du besoin de dépistage avec ses patients, les informer des options disponibles, les aider à prendre une décision et ensuite commander le test. Mais, tout cela prend du temps », ajoute le Dr Miller. «Les programmes de santé numérique comme celui que nous avons développé ne devraient pas remplacer les médecins, mais plutôt les aider à prodiguer de meilleurs soins et encourager les patients à participer activement à leurs propres soins», a-t-il conclu.

    Le recours à une application mobile n’est cependant pas la méthode miracle. En effet, bien que le dépistage ait augmenté considérablement dans l’étude, environ la moitié des patients n’ont pas réussi à compléter les tests ordonnés. La solution passera sans doute par un mélange de plusieurs outils : technologique mais aussi éducatif et comportementaliste.

  • 7e Colloque Francophone de Simulation en Santé, Université de Caen du 4 au 6 avril 2018

    Sofrasims, la Société francophone de simulation en santé, et Norsims, le centre de simulation hospitalo-universitaire caennais, organisent du 4 au 6 avril 2018 la 7e édition du Colloque Francophone de Simulation en Santé à l’Université de Caen Normandie.

    Sofrasims, association créée sous le haut patronage de la Haute Autorité de Santé (HAS) afin de promouvoir l’utilisation de la simulation dans tous les domaines de la santé par la formation, la recherche et la diffusion de recommandations, propose un événement de trois jours autour de la simulation articulés autour de conférences, ateliers, démonstrations et débats.

    Y seront abordés notamment les thèmes de la place de la simulation en télémédecine, télé-expertise neurologique et télésurveillance multi-pathologies lors du pré-congrès. La place de la simulation dans les cursus de formation initiale ou continue, dans la chirurgie sont à l’ordre du jour. Des intervenants internationaux rendront compte de la simulation médicale aux Pays-Bas et aux États-Unis. Enfin, un symposium sur les serious game et la formation de demain aura lieu le jeudi 5 avril 2018.

    Le programme complet est disponible via le lien ci-contre.

    Programme

    •  PRECONGRES Télémédecine et simulation :
      • Introduction : Emmanuel Touzé, Caen ; Dominique Goutte, Agglomération Caen-La-mer; Rémi Sabatier, Caen
      • 9h10- 9h40 : Pourquoi une formation en télémédecine ?, Nathalie Salles, Bordeaux;  Lydie Canipel, Paris
      •  9h40 – 10h10 : Formation à la téléconsultation par la mise en situation Grégory Szwarc, Caen
      • 10h30 – 10h50 : Place de la simulation en télémédecine : en diabétologie, Mickaël Joubert, Caen
      • 10h50 – 11h10 : Place de la simulation en télémédecine : télé-expertise en urgence – la prise en charge des urgences neurologiques, Elisabeth De Mederos, Besancon
      • 11h10 – 11h30 : Formation à la Télésurveillance multi-pathologies : le bon usage de l’outil enseigné par la simulation de cas clinique, Karine Hauchard, Caen ; Frédérique Gudanis, Caen
      • 11h30 : Débat sous forme de table ronde des intervenants
    • Ouverture du Congrès :
      • 14h – 15 h : Table ronde : place de la Simulation dans les cursus en santé, Modérateur : Dan Benhamou, Paris
      • 17h15 – 18h 15 : La simulation en Francophonie : exemple de la Tunisie, Hamdi Boubaker, Monastir, Tunisie ; Modérateurs du débat : Dominique Van Pée, UCL, Louvain ; Dan Benhamou, Paris
    • Jeudi 5 avril :
      • Matin : Des débats autour du patient simulé et des simulations in situ
      • 13h15 – 14 h: Patient simulé, Jan-Joost Rethans, Mastricht, Pays-Bas
      • 14h- 14h45 : The good judgement, Demian Szyld et Kate Morse, Center for Medical Simulation, Boston, USA
      • Ateliers autour des thèmes de la simulation et interprofessionalité et la recherche et simulation
    • Vendredi 6 avril :
      • Thèmes traités : simulation et démarche qualité ; simulation en chirurgie ; pharmacie ; psychiatrie
      • Compte-rendu des travaux des groupes de travail SoFraSimS
    • ATELIERS & SYMPOSIUMS
      • Des ateliers à destination des industriels seront proposés jeudi 5 avril pour déterminer comment bien construire un atelier de simulation procédurale.
      • Par ailleurs, des ateliers à destinations des techniciens en simulations seront disponibles :
        • 10h45-11h15 : État des lieux Canada / France de la formation initiale et continue pour les techniciens en simulation, Mélanie Pelletier, Laval et Bertrand Bech, Paris
        • 11h15-11h45 : En quoi les techniciens sont-ils concernés par un DU/attestation de formation de formateur en simulation ou une formation spécifique, Marc Lilot, Lyon ; Lucas Denoyel, Lyon ; Victor Gasia, Strasbourg ; Bertrand Bech, Pari
        • 11h45-12h15 : Définition d’une fiche de poste et des compétences «technicien en simulation» homogène en franco-phonie (SofraSimS) Victor Gasia, Strasbourg ; Stéphane Aymer, Chambéry
        • 12h15 – 13h15 : SYMPOSIUM 1 : SERIOUS GAMES & FORMATION DE DEMAIN

    Inscription et tarifs

    L’inscription se fait par le biais du formulaire électronique disponible via ce lien.

    Les tarifs d’inscription sont compris entre 100 et 630 euros.

  • 4e édition du Salon SIdO de Lyon : pour développer les projets IoT, les 4 et 5 avril 2018

    La 4e édition du grand showroom européen dédié à l’Internet des Objets se tient les 4 er 5 avril 2018 à Lyon. SIdO aide les entreprises et industriels à saisir le potentiel de l’IoT et à concrétiser leur projet connecté et intelligent.

    Le salon comprend des parcours exploratoires « Projets IoT » pour que les 7 500 décideurs attendus puissent comprendre les enjeux et solutions IoT, des démonstrations sectorielles pour des retours concrets d’application IoT et un programme de conférences/workshops.

    Inscriptions (gratuite par Internet, 50 € sur place) via le lien ci-contre.

    Programme complet via ce lien

    Mercredi 4 avril 2018

    9:00 – 10:15 Plénière : Le futur de l’IoT

    10:30 – 11:30 Plénière IoT Connectivity : La 5G, les enjeux d’une techno taillée pour l’IoT

    10:30 – 11:30 ENJEUX & STRATÉGIE IoT pilier de votre transformation digitale : relever le défi opérationnel de votre entreprise

    10:30 – 11:30 BONNES PRATIQUES Industrie 4.0 : IA, machine learning, réalité virtuelle… quelles opportunités pour optimiser les processus industriels ?

    10:30 – 11:30 BONNES PRATIQUES Retail : IoT, robots, IA : quels impacts pour le commerce de demain?

    11:45 – 12:30 SOLUTIONS Réseaux IoT : Où en sont les réseaux dédiés IoT ? Lequel choisir pour votre projet connecté ?

    11:45 – 12:30 PLÉNIÈRE BONNES PRATIQUES IoT / Transformation des métiers de services : Comment l’IoT va améliorer la vie quotidienne des français

    11:45 – 12:30 ENJEUX & STRATÉGIE Comment constituer et piloter une équipe projet IoT efficace ?

    11:45 – 12:30 BONNES PRATIQUES Industries : IoT au service de l’efficacité opérationnelle – cas concrets

    14:00 – 15:00 ENJEUX & STRATÉGIE PLÉNIÈRE RGPD : Vers une nouvelle économie de données : une opportunité à saisir pour repenser sa relation client

    14:00 – 15:00 BONNES PRATIQUES La Santé à l’heure de l’IA : quels diagnostics ? quels bénéfices ?

    14:00 – 15:00 BONNES PRATIQUES Industrie 4.0 : Interopérabilité des systèmes : les bons choix à retenir

    15:15 – 16:00 SOLUTIONS Security by design : Comment penser la cybersécurité dès l’amont de votre projet IoT

    15:15 – 16:00 ENJEUX & STRATÉGIE IoT le client est roi : vers une culture du dialogue et la personnalisation des échanges

    15:15 – 16:00 BONNES PRATIQUES Et si les wearables sauvaient des vies : sport, assurance, silver economy

    15:15 – 16:00 BONNES PRATIQUES Multi-secteurs : IoT tracking d’asset – Localisez vos équipements indoor et outdoor et mesurez leurs usages

    16:15 – 17:00 SOLUTIONS La bonne architecture pour votre application IoT

    16:15 – 17:00 ENJEUX & STRATÉGIE WORKSHOP Le Edge computing au service de la maintenance prédictive

    16:15 – 17:00 BONNES PRATIQUES Projet IoT santé : opportunités d’innovation et défis technologiques et réglementaires

    16:15 – 17:00 BONNES PRATIQUES Smart Mobility : Véhicule connecté, infrastructures communicantes, convergence de données… les vertus des collaborations

    17:15 – 18:00 SOLUTIONS WORKSHOP IoT : l’industrie électronique française prend le virage !

    17:15 – 18:00 ENJEUX & STRATÉGIE IoT Data : Produits connectés et intelligents : quelle stratégie pour valoriser les données ?

    17:15 – 18:00 BONNES PRATIQUES Meetup #French IoT : Start-ups, serez-vous la prochaine lauréate du concours French IoT by La Poste ?1

    17:15 – 18:00 BONNES PRATIQUES Véhicules connectés et autonomes : vers une approche servicielle et collaborative

    Jeudi 5 avril 2018

    9:00 – 10:15 PLÉNIÈRE Keynotes: Intelligence of Things

    10:30 – 11:30 SOLUTIONS WORKSHOP Architecture AWS IoT : gérez l’ensemble de votre chaîne de valeur IoT avec le Cloud AWS

    10:30 – 11:30 PLÉNIÈRE IA – IoT : le mariage du siècle ! Saisissez les opportunités dès maintenant

    10:30 – 11:30 BONNES PRATIQUES IA : De la smart city à la safe city

    10:30 – 11:30 BONNES PRATIQUES WORKSHOP PME – ETI : Passer du groupe industriel au fournisseur de service ?

    11:45 – 12:30 SOLUTIONS IoT Data : Comment obtenir et valider une donnée de qualité, fiable et exploitable ?

    11:45 – 12:30 ENJEUX & STRATÉGIE Faire de l’IoT une priorité stratégique. Entrez dans la dynamique IoT…

    11:45 – 12:30 BONNES PRATIQUES WORKSHOP Après le POC relevez les défis de l’industrialisation !

    11:45 – 12:30 BONNES PRATIQUES Smart Building : Gestion intelligente des bâtiments et infrastructures : au service de la performance opérationnelle et de la réduction des coûts

    12:45 – 13:30 SOLUTIONS WORKSHOP Capteurs en environnement extrême : nés sous la contrainte ils sont les chaînons forts de l’IoT

    12:45 – 13:30 ENJEUX & STRATÉGIE Du POC à l’industrialisation ? Méthodo de la réussite…

    12:45 – 13:30 BONNES PRATIQUES Autonomy : l’autonomie des objets connectés vers la sobriété énergétique

    14:00 – 15:00 SOLUTIONS WORKSHOP IoT et géolocalisation indoor – outdoor : quelles technos pour quels usages ?

    14:00 – 15:00 PLÉNIÈRE IoT Blockchain : Cas d’application et opportunités business

    14:00 – 15:00 BONNES PRATIQUES WORKSHOP Energie & Utilities : IoT et IA dans l’énergie : reprenez le contrôle !

    14:00 – 15:00 BONNES PRATIQUES Smart Home : IA, synthèse vocale, et cloud au cœur des solutions smart home

    15:15 – 16:00 SOLUTIONS WORKSHOP IoT Edge : De l’IA dans l’IoT : du device à l’application SaaS

    15:15 – 16:00 ENJEUX & STRATÉGIE Relever le défi de l’IoT agile ! Mettre les partenariats au cœur de sa stratégie

    15:15 – 16:00 BONNES PRATIQUES WORKSHOP IoT et R.O.I. : sécuriser le potentiel commercial des produits avant de se lancer dans le développement d’un objet connecté

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