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  • Prix ASPIRE 2018 : la meilleure technologie de santé d’Asie-Pacifique bientôt récompensée

    La Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (Asia-Pacific Economic Cooperation, APEC) a lancé début mars 2018 l’ouverture des candidatures pour le Prix scientifique de l’APEC 2018 dédié à l’innovation, la recherche et l’éducation (APEC Science Prize for Innovation, Research and Education), ou Prix ASPIRE, sous le thème « Technologies intelligentes pour des sociétés en bonne santé ».

    Choisi comme programme phare par la Papouasie-Nouvelle-Guinée en tant que président actuel de l’APEC, il met en lumière les percées réalisées en collaboration par de jeunes innovateurs issus de l’Asie-Pacifique améliorant radicalement l’accès aux soins, la qualité des prestations et les résultats de santé.

    Les technologies portables, la robotique et la nano-médecine à l’honneur

    Les disciplines mises en avant dans le cadre de ce concours régional comprennent, entre autres :

    • la technologie biomédicale ;
    • les chaînes d’approvisionnement des soins ;
    • la technologie portable ;
    • la robotique ;
    • la nano-médecine ;
    • l’impression 3D ;
    • la technologie blockchain.

    Objectifs recherchés : améliorer la gestion du personnel et le suivi des patients

    Parmi les innovations récentes repérées au sein de l’APEC figurent des outils avancés de formation du personnel soignant, des systèmes de gestion des entrées et des sorties dans les centres de soins, des services de soins numériques, des systèmes de diagnostics rapides et des outils de surveillance des patients.

    Une mise en lumière des collaborations transfrontalières entre jeunes innovateurs

    Chaque pays de l’APEC peut désigner une personne de moins de 40 ans pour participer au concours. Les candidats seront jugés sur l’impact de leurs recherches transfrontalières avec des pairs d’autres économies de l’APEC.

    « En évaluant les innovations technologiques percutantes issues des partenariats de recherche au sein de l’APEC, nous cherchons à mieux (…) promouvoir (…) l’arrivée de technologies nouvelles et plus intelligentes capables de soutenir notre population et nos économies », a déclaré Christin Kjelland, président du Partenariat politique de l’APEC pour la science, la technologie et l’innovation, qui administre le Prix ASPIRE 2018 (source : Scoop.co.nz).

    Le lauréat sera désigné en août 2018

    Date limite des candidatures : le 13 avril 2018

    Les candidats sont encouragés à remplir le « formulaire de candidature locale » et à l’envoyer au directeur de programme de PPSTI, Mme Zhongzhen LIU (lzz@apec.org), d’ici le 13 avril 2018.

    Une fois les nominations reçues, les membres du PPSTI classent les candidats par tirage au sort pour déterminer le gagnant. Ils sont invités à juger les candidats en fonction :

    • de l’excellence de leurs travaux dans la recherche scientifique ;
    • de leur engagement à coopérer avec des scientifiques d’autres économies membres de l’APEC ;
    • de leur contribution au thème ASPIRE 2018 : « Technologies intelligentes pour des sociétés en bonne santé ».

    Le prix ASPIRE sera décerné par les fonctionnaires de l’APEC en Papouasie-Nouvelle-Guinée lors de la 12ème réunion de l’APEC PPSTI prévue en août 2018. Le gagnant recevra 25 000 USD (20 130 €).

    Wiley et Elsevier, éditeurs de connaissances scientifiques, sont les sponsors de l’initiative.

  • ASPIRE Prize 2018: The best Asia-Pacific health technology to be awarded 25.000USD

    The Asia-Pacific Economic Cooperation (APEC) launched in early March 2018 the opening of nominations for the 2018 APEC Science Prize for Innovation, Research and Education, or ASPIRE Prize, under the theme « Smart Technologies for Healthy Societies ».

    Selected as the program focus by by Papua New Guinea as current APEC Chair, it highlights  breakthroughs that have been made by young innovators across APEC economies that are radically improving healthcare access, quality and outcomes.

    A focus on wearable technology, robotics and nano-medicine

    Relevant academic disciplines highlighted in this competition include, among others:

    • biomedical technology;
    • healthcare supply chains;
    • wearable technology;
    • robotics ;
    • nano-medicine;
    • 3D printing ;
    • blockchain technology.

    Main goals: Improving staff management and patient monitoring

    Innovations identified within APEC economies include advanced training tools, patient referral systems and traffic management at hospitals and care centers, rapid diagnoses and remote monitoring of patients.

    A highlight of cross-border collaborations between APEC young innovators

    Each APEC economy may nominate one individual under 40 years of age for the ASPIRE Prize. Applicants will be judged on the impact of their cross-border research with peers from other APEC economies.

    « By evaluating impactful health tech innovations coming out of research partnerships in APEC, we aim to better understand and promote how to facilitate the arrival of new and smarter technologies that can keep our people and economies thriving, » said Christin Kjelland, chair of the APEC Policy Partnership for Science, Technology, and Innovation, which administers the annual ASPIRE Prize(source: Scoop.co.nz).

    The winner will be recognized in August 2018

    Deadline for applications: April 13, 2018

    Applicants are encouraged to complete the « Local Nomination Form » and send it to PPSTI Program Director Ms. Zhongzhen LIU (lzz@apec.org) by 13 April 2018.

    Once nominations are received, PPSTI members rank the candidates through a selection ballot to determine the winner. Members of the PPSTI are asked to judge the nominees based on how well they have demonstrated:

    • Excellence in scientific research;
    • Commitment to cooperation with scientists from other APEC member economies;
    • Contribution to the 2018 ASPIRE theme of « Smart Technologies for Healthy Societies. »

    The winner will be recognized at an award ceremony during the 12th APEC PPSTI Meeting in Papua New Guinea in August 2018. He/she will receive USD25,000 (€20,130) in prize money.

    Wiley and Elsevier, publishers of scholarly scientific knowledge, are sponsors of the initiative.

  • « AI for Humanity » : Rendre le secteur de recherche dynamique grâce à l’intelligence artificielle

    Le sommet « AI for Humanity : l’intelligence artificielle au service de l’humain » organisé au Collège de France le 29 mars 2018 a proposé plusieurs conférences sur le thème de l’IA, animées par un panel d’experts internationaux. Health & Tech Intelligence y a assisté et en restitue ici les temps forts en deux compte-rendus.

    En septembre 2017, le Premier ministre Edouard Philippe confiait au député Cédric Villani une mission de réflexion visant à proposer une stratégie française pour l’intelligence artificielle. La journée du 29 mars 2018 marque l’achèvement de cette phase initiale de diagnostic et de propositions.

    Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des Finances, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du Numérique, et Cédric Villani, député et auteur du rapport sur l’Intelligence artificielle, ont participé à la conférence « AI for Humanity »

    Celle-ci visait à « éclairer le débat public naissant sur l’intelligence artificielle par le point de vue des meilleurs spécialistes mondiaux ». La conférence a présenté le paysage et les principaux enjeux de l’IA, ses frontières technologiques, ses impacts économiques, les enjeux liés à la protection des données et à la contrôlabilité des algorithmes. La matinée s’est organisée en quatre temps:

    • une première séquence « Recherche et formation » composée de trois présentations intitulées « Comprendre l’intelligence humaine » (Justine Cassel et Laurence Devillers), « Limites et possibilités des réseaux de neurones » (Stéphane Mallat et Stuart Russel), « Attractivité de la recherche publique » (Yann Le Cun et Frédérique Vidal).
    • une deuxième séquence « Impacts sociétaux », structurée en quatre interventions intitulées « Une IA peut-elle entrer à l’Université? » (Noriko Araï), « Biais de données, défauts algorithmiques et impacts démocratiques » (Cathy O’Neil), « Santé intelligente » (Ran Balicer), « La donnée, le citoyen et l’IA » (Latanya Sweeney et Mounir Mahjoubi).
    • une dernière séquence sur le thème de la « Politique économique« , composée de trois sessions intitulée « Voir, entendre et comprendre » (Fei Fei Li, Grégory Renard et Marie-Paule Cani), « La compétition mondiale en IA » (Sam Altman et Antoine Petit), « Faire émerger des champions de l’IA » (Demi Hassabis et Bruno Le Maire).

    Assurer la maîtrise de l’IA par les français : l’Etat veut former les citoyens aux enjeux de l’IA 

    Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat au numérique et Cédric Villani ont ouvert le sommet en insistant sur les efforts de pédagogie que doit déployer le gouvernement pour former les citoyens à l’usage de l’IA. D’après M. Mahjoubi,

    • la France doit devenir une référence mondiale en matière d’intelligence artificielle ;
    • il importe d’évaluer les effets et potentialités de l’IA sur l’ « humain », les modes de travail, etc. 
    • l’Etat doit susciter une discussion publique pour démystifier l’IA et former les citoyens à ses enjeux. Il s’agit d’assurer « la compréhension de tous les Français » ; ce travail d’explication est indispensable pour désamorcer les éventuelles réticences liées à l’IA.
    • les réflexions engagées par le gouvernement sur l’IA doivent mobiliser la société dans son ensemble, à commencer par les citoyens mais aussi les opérateurs de l’Etat, la recherche publique et privée et le monde de l’industrie.
    • Les entreprises sont appelées à jouer un rôle essentiel en matière de recherche et diffusion de l’IA.

    Comme le rappellent C. Villani et M. Mahjoubi, la réflexion engagée par le gouvernement sur l’IA concerne l’Union européenne au même titre que la France. Il s’agit d’impulser une stratégie communautaire à l’échelle de l’Union de nature à en faire un acteur de premier plan en IA. 

    Séquence 1 : Recherche et formation

    La première séquence du sommet international comportait trois interventions, sur « l’intelligence humaine », les « limites et possibilités des réseaux de neurones » et l’attractivité de la recherche publique ». Health & Tech Intelligence vous propose la synthèse de la dernière table ronde sur l’attractivité de la recherche en France.

    Comment renforcer l’ »Attractivité de la recherche publique » en France ?

    • Pourquoi l’entreprise Facebook a-t-elle choisi d’établir son centre d’IA en France ?

    Directeur scientifique du pôle Intelligence artificielle de Facebook, Yann le Cun se montre optimiste quant aux potentialités de la France en matière d’IA. Facebook a choisi d’établir son centre d’intelligence artificielle en France, car le pays dispose de nombreux talents en ce domaine et bénéficie d’un écosystème économique « diversifié et dynamique ». Il salue également le recours croissant au dispositif CIFRE, qui permet aux doctorants de travailler en entreprise en parallèle de leur doctorat. Ce dispositif fait des émules aux Etats-Unis, qui envisagent de l’utiliser pour les doctorants scientifiques.

    • Pourquoi est-il important d’attirer les entreprises étrangères en France ?

    Frédérique Vidal, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, rappelle que moins de 1% des entreprises présentes en France sont étrangères, mais qu’elles représentent 22% des investissements. Accueillir les entreprises étrangères nécessite de reconsidérer la manière dont on perçoit les acteurs, dont « la France a beaucoup à apprendre ». Par ailleurs, Mme Vidal rappelle le rôle « essentiel » que les docteurs sont amenés à jouer dans le secteur privé et que l’attractivité de l’IA tient au fait qu’en ce domaine, les délais de transfert entre la recherche fondamentale et les applications industrielles sont relativement courts donc intéressants pour de nombreux chercheurs.

    • Pourquoi faut-il une recherche publique alors que la recherche privée est très active dans le domaine de l’intelligence artificielle ?

    Pour la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, la recherche académique est incontournable à plusieurs titres : la recherche publique doit être dynamique pour penser les « bons programmes », adaptés aux enjeux et besoins de notre époque ; elle est nécessaire car l’enseignement supérieur repose sur la formation de la recherche par la recherche : en l’absence d’enseignants spécialistes de l’IA à l’université, les prochaines générations de chercheurs ne pourront être formées à cette discipline.

    Yann Le  Cun rappelle quant à lui qu’il existe peu de grandes entreprises spécialisées en IA (une fois Google, IBM, Facebook écartées) et que les idées innovantes doivent être impulsées par la recherche publique. Il en appelle à la mise en place d’une recherche ouverte entre secteur privé et monde académique qui, outre-atlantique, s’avère particulièrement « efficace » (citant l’exemple de l’université de Montréal). Certaines questions fondamentales demeurent irrésolues, justifiant ainsi pleinement la poursuite de la recherche publique et le soutien qui peut lui être apporter.

    A la ministre de conclure qu’il importe de créer un cercle vertueux entre recherche fondamentale et monde industriel : des questions de recherche peuvent être suscitée par des technologies mises au point par l’industrie et inversement, les solutions élaborées par la recherche peuvent être transférées à l’industrie pour investir un terrain d’application concret.

    • Comment renforcer l’attractivité de notre écosystème ?

    Pour renforcer l’attractivité de la recherche publique en France, la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche propose de cesser d’opposer les carrières scientifiques entre mondes public et privé et de favoriser le passage d’un univers à l’autre. Plusieurs dispositifs sont à l’étude entre les ministères de la recherche et de l’économie pour atteindre cet objectif. Le gouvernement travaille activement sur la question de la valorisation des missions d’expertise scientifique.

    Pour Yann le Cun, issu de l’université publique puis passé dans le privé, les rémunérations des chercheurs français ne sont pas suffisamment incitatives et qu’il est indispensable de les augmenter. Les chercheurs doivent poursuivre leur activité au sein du monde public pour « ne pas tuer la génération suivante de chercheurs et préserver les capacités de formation de l’université française », l’envie de connaître et le désir de transmettre ces connaissances. Aux Etats-Unis, les frontières entre les deux univers sont bien plus poreuses : certains professeurs enseignent un semestre au sein de l’université puis travaillent activement auprès d’un laboratoire privé la moitié de l’année restante. Par ailleurs, si en France, il est fréquent pour les chercheurs d’endosser progressivement des habits de managers au cours de leurs carrières, Yann le Cun explique que la poursuite d’une activité de recherche est nettement plus valorisée aux USA. Il conviendrait d’offrir cette opportunité aux chercheurs français et de ne pas dévaloriser la recherche pure sur le long terme. 

    • Comment rendre possible le partage des données entre chercheurs et acteurs publics / privés de la recherche ?

    Yann le Cun rappelle que Facebook fournit des données dans le cadre de common objective contests (données publiques, non issues des comptes de ses utilisateurs). Dans le domaine de la santé plus spécifiquement, les chercheurs « ont insuffisamment accès aux données », une situation qu’il faudrait faire évoluer, selon le directeur scientifique de Facebook.  

  • Data : les dispositifs innovants pour personnes en situation de handicap visuel

    Smart glasses et smart watches, applis, logiciels et autres aides techniques innovantes permettent aujourd’hui d’améliorer le quotidien des personnes souffrant de déficience visuelle voire de cécité totale d’être : lecture synthétisée de textes, descriptions d’images, traduction immédiate en braille…

    Dans la rubrique Data du mercredi 28 mars 2018, H&TI présente dix dispositifs innovants récemment mis sur le marché.

    Pour accéder à la présentation des dispositif, cliquez sur ce lien.

  • DPI, impressions 3D et Appli santé  : 13 projets récompensés au Hacking Health Camp de Strasbourg

    Les hackathons de Hacking Health Camp ont pour but de susciter l’innovation en santé en créant des espaces collaboratifs entre professionnels de santé, patients, acteurs du numérique et de l’innovation et toutes les parties prenantes du domaine.

    Le Hacking Health Camp qui s’est déroulé du 23 au 25 mars 2018 à Strasbourg est l’un des plus grand Hackathon européen en santé.

    Le principe du défi était de présenter une problématique médicale susceptible d’être résolue, ou du moins en partie, par une approche numérique (logicielle ou matérielle ou les 2). Il pouvait par exemple porter sur les thèmes suivants : dossier patient, open data santé, médico social, imagerie médicale, télé-médecine, lien ville-hôpital, santé mobile et le mobile à l’hôpital, formation numérique en santé, quantified-self.

    Sur les 56 projets présentés, 26 ont retenu l’attention d’équipes de hackeurs et 13 se sont vus distingués d’un prix (3 mentions honorables, de prix Sponsors et 4 prix Health Factory)

    A la clé : la mise à disposition d’outils et la valorisation de l’application.

  • Etude : un score de sévérité de la maladie de Parkinson établi grâce à une appli (Jama)

    Des chercheurs américains ont évalué l’intérêt d’une application mobile permettant à des patients atteints de la maladie de Parkinson d’enregistrer les symptômes liés à des tâches quotidiennes. Une nouvelle approche d’apprentissage automatique a traduit ces données en un score de sévérité de la maladie. Les résultats de cette étude* observationnelle ont été publiés le 26 mars 2018 dans la version online du Jama Neurology.

    La difficulté d’évaluer la maladie de Parkinson

    Mesurer les symptômes de la maladie de Parkinson s’avère souvent délicat. Les évaluations se révèlent fréquemment subjectives parce que très dépendantes de l’évaluateur. Non seulement peu fiables, ces mesures exigent la pratique d’examens cliniques; elles sont donc longues et coûteuses. Plusieurs chercheurs ont déjà eu recours à des smartphones pour améliorer l’évaluation des symptômes de la maladie de Parkinson mais la plupart des études se sont concentrées sur une seule variable, telle que la marche. Le poids global des symptômes sur le patient n’a été que rarement mesuré.

    Une appli pour mesurer les symptômes

    Des chercheurs américains des universités Johns Hopkins (Maryland), Rochester (New York) et britannique d’Aston (Birmingham) ont développé une application mobile sur Androïd qui permet d’évaluer les symptômes liés à quatre activités : la voix, le tapotement des doigts, la marche, l’équilibre et le temps de réaction. L’application a pour but de mesurer objectivement les symptômes afin d’établir un score de sévérité de la maladie et de détecter la fluctuation des symptômes au fil des jours.

    Les chercheurs ont utilisé les données de 6 148 évaluations d’activité recueillies auprès de 129 personnes. Afin de les interpréter et de pondérer chacun de ces éléments, les concepteurs de l’application mobile ont par ailleurs utilisé un algorithme d’apprentissage automatique. Un score de sévérité de la maladie de Parkinson a ainsi pu être calculé, et comparé aux outils traditionnels. Le mPDS (mobile parkinson disease score) prenait la forme d’une échelle comprise entre 0 et 100. Il devait permettre de détecter la réponse au traitement dopaminergique. Les résultats de cette étude observationnelle ont été publiés le 26 mars 2018 dans la version online du Jama Neurology.

    Résultats

    • Le score de sévérité de la maladie a été capable de repérer les fluctuations de symptômes, avec une acuité similaire aux tests traditionnels ;
    • la marche a contribué à 33% au score total, l’équilibre à 23%, les tapotements de doigt à 23% également, la voix à 17% et le temps de réaction à 3% ;
    • le mPDS (score mobile) a diminué d’une moyenne de 16,3 points en réponse à la thérapie dopaminergique.

    Cette évaluation via une application mobile est évidemment complémentaire des outils traditionnels. En fait, elle permet de réaliser des évaluations fréquentes, dans la vraie vie. Par ailleurs, elle supprime la subjectivité de l’évaluateur. Enfin, les résultats peuvent être générés rapidement. Cependant, l’outil technologique n’a été évalué que sur un nombre relativement faible de patients, et avec un niveau d’éducation relativement élevé.

    Une appli mobile pour remplacer le journal de bord

    « Les patients atteints de la maladie de Parkinson montrent des fluctuations importantes de la gravité de la maladie d’heure en heure », a noté Suchi Saria, du département des sciences de l’information à l’université Johns Hopkins. « Mais pour l’instant, nous n’avons pas les moyens de mesurer les fluctuations quotidiennes des symptômes. » À l’heure actuelle, de nombreux patients sont donc contraints de tenir un journal de bord. Ils y notent les fois où ils présentent un bon contrôle des symptômes ou au contraire les fois où des complications comme la dyskinésie surviennent. Ces journaux sont utilisés pour ajuster les doses de médicaments.

    L’espoir de pouvoir adapter les traitements

    « Si nous pouvions mesurer objectivement les fluctuations quotidiennes des symptômes et les tendances à long terme de la sévérité des symptômes, il serait possible de titrer les médicaments plus précisément en fonction du profil des symptômes d’une personne », ont précisé les auteurs de cette étude. « Si le patient n’est pas réactif, nous pourrions ajouter ou changer le mode de livraison ou ajouter des médicaments pour améliorer leur efficacité. » Pour atteindre ces objectifs, l’application mobile devra donc être validée sur un plus grand nombre de malades.

  • Partenariat Israël-Singapour : des appareils à 5 USD pour détecter la dengue et les AVC

    Un partenariat israélo-singapourien a été annoncé au début du mois de mars 2018 dans l’optique de développer des appareils à 5 USD (4 €) pour détecter la dengue et les accidents vasculaires cérébraux.

    Développés conjointement par BGN Technologies, le pôle « technologie » de l’Université Ben Gourion (BGU) du Néguev (Israël), et la start-up singapourienne health tech Biosensorix, les deux kits analysent les éléments chimiques présents dans le sang pour diagnostiquer la maladie et les problèmes cardiovasculaires en quelques minutes.

    Un biocapteur pour détecter les problèmes de santé en quelques minutes

    BGN Technologies et Biosensorix vont développer un premier biocapteur capable de détecter la composition des éléments chimiques dans le sang afin de diagnostiquer certaines maladies en quelques minutes, évitant ainsi l’envoi d’échantillons sanguins et de tissus à un laboratoire.

    Le kit permet notamment de diagnostiquer la dengue, une maladie causée par un virus transmis par les moustiques et parmi les plus répandues en Asie du Sud-Est et en Amérique du Sud. Grâce à un diagnostic rapide, le personnel médical va pouvoir commencer à traiter les patients sans avoir besoin d’attendre les résultats des laboratoires, précise Biosensorix.

    Le personnel médical pourra aussi déterminer la gravité de la maladie

    Les immunocapteurs ou biocapteurs sont des dispositifs médicaux qui mesurent les niveaux de produits chimiques dans le sang en détectant les courants électriques créés en raison d’une interaction entre les enzymes. En se basant sur la présence et la quantité de produits chimiques spécifiques, le personnel médical peut ainsi déterminer l’existence et la gravité d’une maladie donnée.

    Un gain de temps et d’argent

    Plusieurs kits existent aujourd’hui sur le marché pour diagnostiquer des maladies à domicile ou en centre de soins mais le produit développé par Biosensorix et BGN Technologies représente une avancée dans le secteur car il permet de mesurer rapidement le niveau d’un biomarqueur, et ce, à petit prix, explique Luka Fajs, P.-D.G. de Biosensorix (source : Timesofisrael.com).

    Actuellement en phase avancée de prototypage, le kit est constitué de deux composants : une bandelette de test sanguin en forme de clé USB et un second dispositif qui ressemble à un iPhone, dans lequel les utilisateurs doivent insérer la « clé USB » avec l’échantillon de sang pour analyser sa composition chimique.

    « La plupart des personnes atteintes de dengue peuvent être soignées à domicile mais sont gardées à l’hôpital jusqu’à l’arrivée des résultats, commente Robert Marks, professeur au département de génie biotechnologique Avram et Stella Goldstein-Goren à l’Université Ben Gourion du Néguev et co-fondateur de Biosensorix. Avec le nouveau kit de diagnostic, le médecin peut libérer le patient en une demi-heure, ce qui économise du temps et de l’argent. »

    Un 2ème kit pour détecter les AVC

    Un deuxième kit est actuellement en développement. Il sera capable de fournir des informations pour aider à prévenir les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et détecter la possibilité d’un accident vasculaire cérébral secondaire, qui survient souvent après la sortie du patient de l’hôpital, ajoute M. Marks.

    Le diagnostic d’un AVC repose actuellement sur des évaluations cliniques et des procédures d’imagerie comme les IRMs.

    L’appareil, qui peut être utilisé à la maison, comporte deux applications. Il peut aider à prévenir les accidents vasculaires cérébraux en surveillant la composition du sang du patient sur une base hebdomadaire et en fournissant une évaluation des risques dans les quinze minutes, alors que les résultats de tests effectués en laboratoire peuvent être obtenus des jours voire des semaines après l’examen.

    Un deuxième avantage tient au fait que dans les situations d’urgence, il fournit aux professionnels de la santé des informations précieuses et opportunes qu’ils peuvent utiliser non seulement pour accélérer le processus de diagnostic mais aussi pour déterminer la meilleure ligne de conduite à suivre.

    Un programme pour encourager les collaborations entre Singapour et Israël

    La collaboration entre l’université israélienne et Biosensorix est née dans le cadre du programme NRF CREATE Singapour-Israël, fondé en 2015 pour financer des propositions de recherche basées sur la coopération entre chercheurs israéliens et singapouriens.

    Ce partenariat multinational a ouvert la voie à des chercheurs israéliens pour développer des technologies médicales pour des maladies qui ne sont pas spécifiques au marché local, comme la dengue. Ces travaux peuvent ensuite être étendus à de grands marchés comme l’Asie du Sud-Est et l’Amérique du Sud, où la prévalence de la maladie est beaucoup plus élevée, a indiqué M. Marks.

    Le gouvernement de Singapour a versé 1 M. $ pour financer le projet

    Le gouvernement de Singapour a versé près d’1 million de dollars (809 000 €) pour financer le projet Biosensorix-BGN.

    Actuellement en phase de financement de pré-série A, Biosensorix prévoit d’introduire ses dispositifs sur les plus grands marchés du monde d’ici 2020 après avoir achevé la phase de fabrication initiale et reçu l’approbation de la FDA, a indiqué l’entreprise.

  • Israel-Singapore partnership: $5 kits to detect dengue fever and strokes

    An Israeli-Singaporean partnership was announced in early March 2018 to develop $5 (€4) devices for dengue and stroke symptoms diagnosis.

    Developed jointly by BGN Technologies, the technology arm of Ben-Gurion University (BGU) of the Negev (Israel), and the Singaporean health tech start-up Biosensorix, the kit #1 analyzes chemicals in the blood to diagnose diseases within minutes.

    A biosensor to detect disease in minutes

    BGN Technologies and Biosensorix have developed a biosensor that can detect the composition of chemicals in the blood to diagnose diseases within minutes, avoiding the need to send blood and tissues samples to a laboratory.

    The kit #1 aims to diagnose dengue fever, a disease caused by a virus transmitted by mosquitoes most commonly found in Southeast Asia and South America. With a quick diagnosis, medical staff can start treating patients without having to wait for lab results, Biosensorix says.

    Medical staff can also determine the severity of the disease

    Immunosensors or biosensors are medical devices that measure the levels of chemicals in the bloodstream by detecting the electrical currents created by interactions between enzymes. Based on the presence and quantity of specific chemicals, healthcare professionals are able to determine the existence and severity of a disease.

    Saving time and money

    Several kits are available on the market to diagnose diseases at home or in clinics, but this new kit is a breakthrough in the sector because it allows to quickly measure the level of a biomarker very cheaply, said Luka Fajs, CEO of Biosensorix (source: Timesofisrael.com).

    Currently in advanced prototype stage, the kit has two components: a USB stick-like blood-testing strip and a second device that looks like an iPhone, into which they insert the « USB stick » with the blood sample to analyze its chemical composition.

    « Most people with dengue fever can be released to home care, yet are kept at the hospital until results come in, » said Robert Marks, at the Avram and Stella Goldstein-Goren Department of Biotechnology Engineering at BGU and co-founder of Biosensorix. « With the new diagnostic kit, the physician can release the patient within half an hour, saving time and money. »

    A second kit to detect stroke

    A second kit is currently under development. It can provide information to help prevent stroke and detect the possibility of a secondary stroke, which often occurs after the patient is released from the hospital, Mr Marks added.

    The diagnosis of a stroke is currently based on clinical assessments and imaging procedures such as MRIs.

    The device, which can be used at home, has two applications. It can help prevent the occurrence of stroke by monitoring the patient’s blood chemistry on a weekly basis and providing risk assessments quickly, within 15 minutes, while lab testing can take days or weeks.

    A second benefit is that in emergency situations, it provides health professionals with valuable and timely information that they can use to speed up the diagnostic process and determine the best course of action.

    A research program to encourage collaboration between Singapore and Israel

    The collaboration between the Israeli university and Biosensorix was born under the Singapore-Israel NRF CREATE program, which was founded in 2015 to fund research proposals based on cooperation between Israeli and Singaporean researchers.

    This multinational partnership has paved the way for Israeli researchers to develop medical technologies for diseases that are not native to the local market, like dengue fever. These developments can then be scaled to large markets such as Southeast Asia and South America, where the prevalence of the condition is much higher, Robert Marks said.

    The Singapore Government provided $1 million to fund the project

    Nearly $1 million (€809,000) in funding was provided by the Singapore Government for the project.

    Currently in the pre-series A financing stage, Biosensorix would like to introduce its devices to larger markets by 2020 after completing the initial manufacturing phase and receiving formal FDA approval, the company said.

  • Robotique : un exosquelette japonais disponible aux États-Unis

    L’entreprise japonaise de robotique Cyberdyne a reçu il y a quelques semaines l’approbation de la Food and Drug Administration pour commercialiser aux États-Unis l’exosquelette HAL (Hybrid Assistive Limb), offrant aux patients atteints de lésions de la moelle épinière une option novatrice pour apprendre à se tenir debout et à marcher à nouveau.

    Cyberdyne travaille sur cet équipement depuis près de dix ans. Le groupe japonais a créé une coentreprise avec la société américaine Brooks Rehabilitation pour développer la version médicale de son exosquelette dans toutes les régions des États-Unis.

    Un appareil contrôlé par le cerveau du patient

    En attendant leur commercialisation à échelle nationale, les exosquelettes sont actuellement testés aux États-Unis au sein du nouveau Brooks Cybernic Treatment Center à Jacksonville, en Floride.

    La technologie peut être utilisée pour aider les personnes ayant des lésions ou des problèmes de la moelle épinière à apprendre à marcher. L’appareil robotique enveloppe la ligne médiane du corps et les jambes et est contrôlé par le cerveau du patient.

    Le robot est capable de capter les signaux bio-électriques, soit les courants électriques qui sont libérés par les systèmes cellulaires, les tissus et les organes. Il dispose de capteurs attachés aux jambes qui détectent les signaux que l’utilisateur transmet depuis son cerveau à ses muscles, déclenchant ainsi le système pour marcher.

    Des jambes robotiques temporaires

    Cyberdyne précise que l’exosquelette HAL n’est pas destiné à être porté en permanence mais plutôt à être utilisé comme des jambes temporaires afin d’aider les patients pendant leur rééducation. « Le but est en fait de se débarrasser du robot, a déclaré le Dr. Geneva Tonuzi, directrice médicale du Brooks Cybernic Treatment Center (source : Techtimes.com). (…) Après un certain temps, [le patient revient] à une thérapie classique. »

    Le prix final encore en discussion

    Les exosquelettes développés par Cyberdyne sont coûteux. Les principaux clients de l’entreprise ne seront donc pas directement les patients mais les centres de rééducation. La société japonaise n’a cependant pas encore fixé le prix de son produit sur le marché américain.

    HAL ne sera pas couvert par l’assurance maladie

    « Comme pour toute nouvelle technologie qui vient d’entrer sur le marché, il est peu probable que HAL soit couvert par une assurance, a déclaré un représentant de Brooks Rehabilitation. Nous travaillons à déterminer le prix final et nous en discuterons avec chaque participant au programme. »

  • Robotics: a Japanese exoskeleton available in the United States

    The Japanese robotics company Cyberdyne received FDA approval a few weeks ago to market the HAL (Hybrid Assistive Limb) exoskeleton in the United States, offering patients with spinal cord injury an innovative option to learn how to stand and walk again.

    Cyberdyne has been working on its device for almost ten years. The Japanese firm set up a joint venture with US group Brooks Rehabilitation to bring the medical version of its exoskeleton to all parts of the United States.

    A device controlled by the patient’s brain

    Exoskeletons will soon be available across the United States, but for now, they are now being tested at the new Brooks Cybernic Treatment Center in Jacksonville, Florida.

    The technology can be used to help people with spinal cord injuries or disabilities learn how to walk. The robotic suit wraps around the midsection and legs, and is controlled by wearers using their minds.

    The system is capable of picking up bio-electrical signals, or the electric currents that are released by cell systems, tissues and organs. It has sensors attached to the legs that detect signals that wearers transmit from their brains to their muscles, triggering the robotic suit to start walking.

    Temporary robotic legs

    Cyberdyne states that the HAL exoskeleton is not intended to be worn at all times, but rather to be used as temporary legs to help patients with their rehabilitation. « The goal is actually to get rid of the robot, » said Dr. Geneva Tonuzi, medical director of the Brooks Cybernic Treatment Center (source: Techtimes.com). « (…) After a certain period of time, you just move on back to regular therapy. »

    Final price still under discussion

    Cyberdyne’s HAL exoskeletons are expensive. That’s why primary customers of the company will not be private patients but rehabilitation centers. However, Cyberdyne has not yet set the price of its product in the US market.

    HAL will not be covered by health insurance

    « As with any new technology just entering the market, HAL initially is unlikely to be covered by insurance, » said a Brooks Rehabilitation representative. « We are working to determine final pricing and will discuss that with each program participant. »