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  • Pakistan : un service de télémédecine via Skype révolutionne l’accès aux soins dans les villages

    La start-up Sehat Kahani (« l’histoire de la santé » en ourdou), co-fondée à Karachi par le Dr. Sara Saeed Khurram (P.-D.G), a récemment déployé un service de télémédecine via Skype pour permettre aux habitants des villages pakistanais d’obtenir à très bas prix des conseils médicaux à distance et aux femmes médecins de continuer à exercer leur métier après leur mariage, rapporte l’AFP dans une dépêche publiée en mars 2018.

    La télémédecine : un grand progrès pour les femmes médecins pakistanaises

    Les femmes médecins situées à plus de 1 500 kilomètres au sud du port de Karachi, la plus grande ville du Pakistan, voient généralement leurs carrières gelées lorsqu’elles se marient et deviennent mères.

    « Un énorme gâchis »

    Seules 17 % des diplômées en médecine exercent alors qu’elles composent 70 % des promotions, indique à l’AFP le Pr. Javed Akram, directeur-adjoint de l’Institut pakistanais des sciences médicales (PIMS) à Islamabad. Par ailleurs, chaque aspirant médecin coûte environ 7 400 euros par an aux pouvoirs publics et les dépenses dans le secteur de la santé ne représentaient qu’entre 0,5 et 0,8 % du PIB du Pakistan au cours de la dernière décennie.

    « C’est un énorme gâchis », regrette-t-il, déplorant que les femmes finissent par utiliser leur diplôme de médecine « pour se marier » (AFP). « Les hommes préfèrent avoir des médecins comme épouses plutôt que des réceptionnistes ou des coiffeuses. »

    Objectif : ramener à l’emploi les femmes médecins mariées

    Raheel Tanvir, un représentant de la start-up Sehat Kahani à la clinique de Bhosa Mansehra, un village isolé de la province du Khyber-Pakhtunkhwa (nord-ouest du Pakistan), affirme qu’environ 80 % des femmes médecins quittent la profession après leur mariage. « L’objectif [de notre projet] était de ramener à l’emploi des femmes médecins qui avaient quitté la profession en raison de leur mariage ou de leur vie de famille. »

    Continuer à exercer tout en s’occupant de sa famille

    La télémédecine est une solution très intéressante au Pakistan, en particulier dans ces villages isolés, où les femmes doivent marcher plusieurs kilomètres pour aller chercher de l’eau et où les coupures de courant peuvent durer plusieurs heures par jour.

    Habitante de Karachi, le Dr. Benish Ehsan explique à l’AFP que les consultations en ligne donnent du pouvoir aux mères au foyer qui sont également médecins, comme elle. « Cela nous convient, nous n’avons pas besoin [de nous déplacer] et pouvons continuer à pratiquer [même en étant] assises à la maison, se réjouit-elle. [Ainsi,] nous pouvons profiter de notre vie de famille tout en prenant soin de nos patients. »

    Quatorze e-cliniques Sehat Kahani ont été déployées dans le pays

    La clinique de Bhosa fonctionne de manière physique et numérique. Une infirmière examine le patient sur place puis envoie toutes les informations au médecin, qui consulte ensuite le patient via Skype avant d’établir un diagnostic.

    Une offre de soins peu coûteuse

    La consultation est peu coûteuse. L’AFP cite en exemple un père qui n’a déboursé que 100 roupies (70 centimes d’euro ; 87 centimes USD) pour soigner son fils, la plupart des frais étant pris en charge par des donateurs.

    La clinique de Bhosa a ouvert ses portes en septembre 2017 et depuis, des centaines de patients y sont venus chaque mois, ce qui démontre que le pays a besoin des compétences des femmes médecins.

    E-ilaj : les cliniques numériques développées par le gouvernement

    Quatorze cliniques Sehat Kahani ont été déployées dans l’ensemble du pays. Le gouvernement local fait lui aussi des efforts pour développer le numérique dans le secteur de la santé. Il a récemment mis en place un centre e-ilaj, une clinique d’e-traitement, dans un village appelé « Bilahi », avec des projets d’expansion dans d’autres zones reculées du Khyber-Pakhtunkhwa (nord-ouest).

    Raheel Tanvir précise que le gouvernement travaille avec un fournisseur internet local pour que des conseils médicaux en ligne puisse être accessibles à une quinzaine de villages, soit une population de plus de 27 000 personnes vivant dans une zone rurale où les médecins sont peu nombreux.

    Plus de 50 000 patients traités en cinq ans

    Au cours des cinq dernières années, plus de 50 000 patients ont été traités dans des e-ilaj situés dans les provinces du Pendjab (est), du Sindh (sud) et du Khyber-Pakhtunkhwa (nord-ouest) ainsi que dans un village reculé au nord d’Islamabad, affirme le Dr. Rasheed, basée à Islamabad.

    Des équipements modernes

    Plus avancé technologiquement que les centres de soins classiques, l’e-ilaj permet au Dr. Rasheed de voir en temps réel des examens réalisés par une infirmière.

    « Ce système avec des équipements modernes aide [vraiment les gens] », se félicite Mian Badar Jan, un cadre de la clinique de Bilahi.

    Une machine à ultrasons a par exemple été installée au sein de l’établissement, permettant de limiter le nombre de fausses couches. Un équipement crucial dans un pays à très forte fécondité, qui connaît l’un des taux de mortalité infantile les plus élevés du monde, rappelle l’AFP.

  • Pakistan: Skype telemedicine service to better access to care in remote areas

    Sehat Kahani (« story of health » in Urdu) start-up, co-founded in Karachi by Dr. Sara Saeed Khurram (CEO), recently deployed a telemedicine service via Skype to enable residents of Pakistani villages to get remote medical advice at very low prices and to allow female doctors to continue practicing after their marriage, AFP reported in a story published in March 2018.

    Telemedicine: a big step forward for women doctors in Pakistan

    Career of women doctors located more than 1,500 kilometers to the south in the port of Karachi, Pakistan’s largest city, are often put on ice once they marry and become mothers.

    « A huge waste »

    Only 17% of medical graduates are working while 70% of the students enrolled at medical schools in Pakistan are women, said Prof. Javed Akram, vice chancellor of the Pakistan Institute of Medical Sciences (PIMS) in Islamabad, adding that each aspiring doctor costs about 7,400 euros per year to the public authorities and only 0.5-0.8% of Pakistan’s GDP has been spent on the health sector in the past decade.

    « It’s a huge waste, » he said (AFP), lamenting that women end up using their medical degree « to get married. » « Men prefer to have doctors as wives rather than receptionists or hair stylists. »

    Goal: To bring married women doctors back to work

    Raheel Tanvir, a Sehat Kahani representative at the clinic in Bhosa Mansehra Clinic, an isolated village in Khyber-Pakhtunkhwa province (northwestern Pakistan), says about 80% of women doctors quit the profession after they get married. « The goal [of our project] was to bring back those female doctors who had left the profession because of their marriage or family life. »

    To continue to practice while caring for their families

    Telemedicine is an interesting progress in Pakistan, especially in remote areas, where women have to walk for miles to fetch water from a spring and power cuts can last up to several hours a day.

    Dr Benish Ehsan, a resident of Karachi, told AFP that Sehat Kahani’s program is empowering for stay-at-home mothers who also happen to be doctors, like her. « It suits us, we don’t need to go outside and can continue our practice even sitting at home, » she said. « We are enjoying our family life and can also take care of patients. »

    Fourteen Sehat Kahani e-clinic have been deployed in the country

    The clinic in Bhosa operates as follows: a nurse examines the patient in the center and sends all the information to the doctor, who then consults with the patient via Skype before making a diagnosis.

    An healthcare service very cheap

    Consultation is cheap. AFP gave an example with a father who only paid 100 rupees (70 euro cents; 87 US cents) to care for his son, most of the costs being borne by donors.

    The Bhosa Clinic opened in September 2017 and since then hundreds of patients have come every month, demonstrating the need for the female doctors’ skills.

    E-ilaj: Digital clinics developed by the government

    Fourteen Sehat Kahani clinics have been deployed across the country. Local government is also making efforts to develop digital technology in the healthcare sector. He recently set up an e-ilaj center, or e-treatment center, in a village called « Bilahi », with plans to expand in other remote areas of Khyber-Pakhtunkhwa.

    Raheel Tanvir said the government initiative works with a local internet provider to bring online medical advice to about 15 villages, with a population of more than 27,000 people in a rural area where doctors are few.

    More than 50,000 patients treated in five years

    In the last five years, more than 50,000 patients have been treated in e-ilaj clinics in the provinces of Punjab (east of Pakistan), Sindh (south), Khyber-Pakhtunkhwa (north-west), as well in a remote village in the Margalla Hills bordering Islamabad, said Dr Rasheed, based in Islamabad.

    Modern facilities

    More technologically advanced, the e-ilaj allows Dr Rasheed to see real-time exams done by a nurse.

    « This system with modern facilities is helping [people], » told AFP Mian Badar Jan, an official in the Bilahi clinic.

    For example, an ultrasound machine has been installed in the center, which reduce the number of miscarriages. This is an important device in a country with high fertility rates, which has one of the world’s highest infant mortality rates, AFP said.

  • Pour 58 % des médecins, les App bénéficient à la santé des patients (Baromètre du médecin connecté)

    A l’occasion du salon PharmagoraPlus, les 7 et 8 avril 2018, Direct Medica, Le Moniteur des pharmacies et Medappcare ont dévoilé les résultats du 5e Baromètre du Pharmacien connecté tandis que  Medappcare et le groupe Global Media Santé (Egora) ont diffusé ceux du Baromètre du Médecin connecté.

    Les principaux résultats de ces études croisées visant à connaître la perception par les professionnels de la santé connectée sont qu’à peu près la moitié des pharmaciens et des médecins estime que les applications mobiles de santé apportent un bénéfice pour la santé de leurs patients. Un tiers d’entre eux se déclare même prêt à les recommander auprès de leur patientèle.

    Le baromètre consacré aux applications mobiles de santé est composé d’une étude sur les pharmaciens et d’une étude sur les médecins. Le sondage a été réalisée par Internet sur un échantillon représentatif de 200 pharmaciens d’officine en France et de 235 médecins.

    Applications mobiles de santé

    Plus de trois quarts des pharmaciens (78%) et plus de la moitié des médecins (58%) sont prêts à utiliser une tablette tactile lors de leur rendez-vous patients. De même, le téléchargement d’applications de santé à usage professionnel est bien ancré chez les médecins (74%) et chez les pharmaciens (60%), avec  une augmentation notable (+ 5 points) observée chez ces derniers par rapport à 2017.

    A peu près la moitié des pharmaciens (46,5%) et des médecins (58%) qui ont été interrogés estiment que les applications mobiles de santé apportent un bénéfice pour la santé de leurs patients. Un tiers environ des pharmaciens (28%) et des médecins (33%) se déclarent même prêts à les recommander auprès de leur patientèle.

    Mais étant donné le nombre grandissant d’applications mobiles à télécharger sur les stores, les professionnels de santé disent ne pas savoir précisément lesquelles conseiller. C’est pourquoi, les professionnels de santé se montrent favorables à l’évaluation des applications mobiles par des organismes indépendants pour 58% des pharmaciens et 54% des médecins afin d’être en mesure de davantage les recommander.

    Pour ceux qui en ont déjà recommandé, ils disent avoir été incités à le faire par des institutionnels – Ordre, syndicats, association de patients  – à 26 %, des laboratoires pharmaceutiques à 16 %, par un article paru dans la presse à 16% ou encore par une entreprise spécialisée dans les Applis à 10 %.

    Sécurisation des données

    Les Baromètres montrent un niveau de confiance relativement faible concernant l’enjeu très fort lié à la sécurisation des données de santé (seuls 13 % des professionnels ont une grande confiance). Mais pharmaciens et médecins se montrent plutôt enclin à utiliser les données patients, à respectivement 56% et 58%. Et, 61% des médecins et 33 % des pharmaciens favorables à leur utilisation voient un intérêt dans l’amélioration de l’observance.

  • Appel à projet : création d’outils numériques pour le maintien à domicile de personnes fragilisées

    La région Centre-Val de Loire, avec le Fonds Européen de Développement Régional, lance un appel à projet « e-santé 2 2017-2018 » : « Expérimentations liées au maintien à domicile des personnes fragilisées ».

    Il vise à soutenir :
    • des expérimentations d’outils numériques facilitant le maintien à domicile des personnes fragilisées (maladies chroniques, personnes âgées, personnes handicapées) ;
    • la création d’outils numériques régionaux mutualisés au service de la communauté de santé et de la formation à distance en santé ;
    • l’animation des acteurs à l’échelle régionale pour garantir la cohérence de l’action publique en e-santé.

    Date limite dépôt des dossiers : lundi 30 avril 2018 auprès de maria.marques@regioncentre.fr

    L’appel à projets poursuit les objectifs stratégiques suivants :

    • expérimenter des solutions matérielles et logicielles permettant le maintien à domicile des patients affectés par la perte d’autonomie (maladies chroniques, personnes âgées, personnes handicapées);
    • impliquer des professionnels de santé à travers des solutions innovantes de maintien à domicile ;
    • garantir une offre de service en tout point du territoire, notamment dans les territoires ruraux.

    Dans cette perspective, les projets soutenus porteront notamment sur les thématiques suivantes :

    • rupture de l’isolement et sa prévention dans un objectif de renforcement du lien social ;
    • aménagement de l’habitat pour un maintien à domicile optimisé;
    • e-autonomie (prévention primaire et secondaire) ;
    • bien-être et confort des aidants et des professionnels intervenant au domicile de personnes en perte d’autonomie ;
    • coordination des aidants et des professionnels de santé, notamment sur les territoires touchés par la désertification médicale.

    Son notamment concernés les collectivités et leurs groupements, les établissements ou structures de santé, les GCS, le GIP, les établissements de formation, les professionnels de santé, les associations, les TPE-PME, etc.

    Évaluation des projets

    Les projets seront évalués sur leur impact en termes de reproductibilité et de potentiel de diffusion, leur aspect novateur, le degré de mobilisation des acteurs de santé et la qualité/complétude des partenariats. Les aspects organisationnels garantissant la qualité du pilotage, de la mise en oeuvre et du suivi du projet constitueront également des critères importants. La Région sera particulièrement attentive aux collaborations, cotraitances ou partenariats développés.

    Les projets reçus seront analysés par la région Centre-Val de Loire, l’Etat (Direccte, secrétaire général pour les affaires régionales, ARS), et le GIP Recia.

    Les demandes d’aide doivent être déposées avant le 30 avril 2018. Le comité de sélection se réunira entre mai et octobre 2018.

    Le budget total alloué pour cet appel à projets est de 1 200 000 €.

  • L’appli de télémédecine Babylon bientôt accessible aux utilisateurs du réseau WeChat (Chine)

    Babylon Health, une start-up britannique de santé numérique qui utilise des algorithmes basés sur l’IA pour établir des diagnostics à distance, a signé début avril 2018 un accord avec le géant chinois de l’internet Tencent afin de proposer sa technologie sur WeChat, le service de messagerie du groupe, réseau social le plus populaire de Chine.

    L’accord permettra aux utilisateurs de WeChat de communiquer leurs symptômes à l’application de Babylon, qui leur enverra ensuite des conseils médicaux. Cette alliance va permettre à l’entreprise britannique de pénétrer plus facilement l’immense marché chinois.

    Tencent et Babylon n’ont pas révélé les détails financiers du partenariat.

    Confidentialité des données de santé : des réglementations moins strictes en Chine

    La méfiance du NHS vis-à-vis de l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur de la santé pourrait être l’une des raisons pour lesquelles Babylon Health recherche des opportunités à l’étranger, selon le Financial Times.

    Sam Smith, coordinateur de campagne à medConfidential, une organisation qui milite pour le respect de la confidentialité des informations des patients, a déclaré que l’entreprise britannique devrait en effet être mieux accueillie dans les pays avec des services de santé et des règlements moins développés qu’en Europe.

    De son côté, Tencent a déjà investi dans WeDoctor, un fournisseur chinois de soins en ligne, mais a déclaré que Babylon était un « leader dans cette technologie ».

    Babylon cherche à développer ses partenariats internationaux

    Il s’agit du deuxième contrat international établi par Babylon Health au cours des deux derniers mois, le premier ayant été signé en mars avec le ministère de la Santé de l’Arabie saoudite.

    Babylon Health comptabilise actuellement plus d’1,4 million d’utilisateurs, qui peuvent bénéficier de consultations vidéo payantes et d’un vérificateur de symptômes automatisé gratuit. Près de la moitié d’entre eux sont basés au Royaume-Uni, les autres étant répartis entre le Rwanda et l’Irlande.

    IA médicale : les médecins britanniques restent prudents

    Le directeur général de Babylon Health, Ali Parsa, a tenté de nouer des partenariats avec de grandes entreprises high tech britannique et des services de santé publique comme le NHS du Royaume-Uni.

    Un premier puis un deuxième essai ont été mis en place pour permettre à environ 1 million de Londoniens de tester l’application. Mais, le dispositif n’a pas dépassé le mode expérimental en raison des critiques exprimées par certains médecins, avançant que Babylon Health « sélectionnerait » les patients les plus faciles à gérer et que l’application pourrait s’avérer dangereuse d’un point de vue éthique ou renforcer la pression exercée sur le système de santé publique.

    La sécurité des données posent question

    Daniel Ray, directeur « Data Science » du NHS Digital, a déclaré au Financial Times que l’utilisation de l’IA dans le domaine de la santé offrait d’énormes possibilités, mais soulevait aussi des questions sur la sécurité et la confidentialité des informations des patients. En conséquence, le NHS a lancé un groupe de travail pour discuter de la réglementation à adopter concernant l’usage de l’intelligence artificielle dans le domaine médical.

    Les médecins britanniques s’interrogent également sur l’efficacité des outils de diagnostic créés par Babylon Health. Selon eux, les algorithmes d’IA conçus pour apprendre par eux-mêmes à partir de l’analyse de données historiques présenteraient quelques défaillances.

    Babylon Health rappelle être classé parmi les « fabricant d’appareils médicaux de classe 1 » selon les règles établies par l’Autorité de réglementation des médicaments et des produits de santé du Royaume-Uni. Cependant, Margaret McCartney, médecin généraliste et rédactrice dans le domaine de la santé, a déclaré que les normes existantes n’étaient pas adaptées aux systèmes basés sur l’intelligence artificielle (Financial Times).

    Ce nouveau contrat avec Tencent va permettre à Babylon Health d’expérimenter sa technologie à grande échelle et d’envisager des ajustements en fonction des retours des utilisateurs.

  • Babylon Health’s telemedicine app soon available to WeChat users in China

    Babylon Health, a British digital health start-up that uses AI-based algorithms to assess illness, signed an agreement in early April 2018 with the Chinese internet giant Tencent to offer its technology on WeChat, the group’s social messaging platform, very popular in China.

    The deal will give WeChat’s almost 1 billion users the ability to send medical symptoms to Babylon’s app, which will send back healthcare advice. This alliance will propel the British company into the huge Chinese market.

    Tencent and Babylon did not disclose the financial terms of the licensing agreement.

    Health data privacy: less resistance in China

    According to the Financial Times, the challenges with the NHS – which is quite worried about the use of artificial intelligence (AI) in the health sector – could be the reason why Babylon is looking for opportunities abroad.

    Sam Smith, a campaign co-ordinator at medConfidential, a health data privacy advocacy group that campaigns the implementation of data protection law, said the UK company should experience less resistance in countries with less developed health services and regulations.

    Tencent has invested in WeDoctor, a Chinese online healthcare provider, but said Babylon was a « leader in this technology. »

    Babylon seeks to develop its international partnerships

    It is the second international agreement established by Babylon in the past two months, the first having been signed in March 2018 with Saudi Arabia’s Ministry of Health.

    Babylon has currently more than 1.4 million users, who can benefit from paid-for video consultations and free automated symptom-checker. Nearly half of its users are based in the United Kingdom, with the  remainder spread across Rwanda and Ireland.

    Medical IA: British doctors are skeptical

    Ali Parsa, Babylon’s chief executive, has tried to make partnerships with British large tech companies and public health services like the UK’s NHS.

    The company agreed a first and a second trial with the NHS in November 2017 to allow about 1 million Londoners to test the application. But, it didn’t go further because of the criticism of some doctors, arguing that Babylon is “cherry-picking” the easiest patients and the app could could be unsafe from an ethical point of view, or increase pressure on the public health system.

    Data security is the main concern

    Daniel Ray, director of data science for NHS Digita, told the Financial Times that the use of artificial intelligence in healthcare offered enormous opportunities; but also raised questions about data privacy and accountability. As a result, the NHS has launched a working group to discuss regulation for AI.

    British doctors have also been questioning the effectiveness of Babylon’s diagnostic tools, pointing to biases in AI algorithms that learn from historic data sets to predict future patterns.

    Babylon says that it is registered as a so-called “class 1 medical device manufacturer” under rules set by the UK’s Medicines and Healthcare Products Regulatory Authority. But Margaret McCartney, a GP and healthcare writer, said existing standards are ill-equipped to analyze artificial intelligence (Financial Times).

    This new partnership with Tencent will allow Babylon to experiment its technology on a large scale and to consider adjustments based on user feedback.

  • Quels dispositifs d’aide aux patients asthmatiques en cas de crise aiguë et quel suivi ?

    A quelques semaines de la Journée mondiale de l’asthme (1er mai 2018), les principaux acteurs de la communauté des pneumologues (Société de Pneumologie de langue française (SPLF), la Fédération française de Pneumologie, la Fondation du souffle), les urgentistes (représentés à travers la Société Française de Médecine d’Urgence) et l’Association Asthme Allergies organisaient une conférence de presse le mardi 10 avril 2018 à la Maison du Poumon (Paris) pour sensibiliser le grand public, les professionnels de santé et les patients aux enjeux de la prise en charge de l’asthme aux urgences et en urgence.

    La conférence de presse réunissait Dr. Patrick Plaisance, Chef du Service Accueil et Traitement des Urgences -SATU- à l’Hôpital Lariboisière ; Laurence Meyer, Maman de David, décédé à la suite d’une crise d’asthme et Présidente de l’association Dove, qui a notamment présenté une nouvelle application lancée à l’occasion de la Journée mondiale de l’asthme permettant de géolocaliser tous les services d’Urgences à travers toute le France pour prendre en charge les crises d’asthme ; Pr Nicolas Roche, Président de la Société de Pneumologie de Langue Française, Service de Pneumologie et Soins intensifs Respiratoires à l’Hôpital Cochin, AP-HP ;  et Dr. Gilles Mangiapan, pneumologue au CHI de Créteil et auteur d’un rapport SPLF sur Asthme et Urgences.

    Les intervenants ont évoqué les symptômes d’une crise d’asthme aiguë, les modes de prise en charge de l’asthme aux urgences en France, les études publiées sur le sujet et les plateformes et technologies innovantes développées pour éduquer les patients et sensibiliser les professionnels de santé aux enjeux d’une prise en charge optimale de la maladie.

    La crise d’asthme aiguë, une urgence vitale

    L’asthme est une maladie respiratoire chronique due à une inflammation permanente des bronches, qui se manifeste par des crises. Elle concerne 4 millions de personnes en France. L’asthme aigu grave est une crise inhabituellement intense susceptible de mettre la vie du malade en danger. Tous les asthmatiques, quelque soit le degré de sévérité de leur asthme, y sont confrontés à un moment de leur vie. « La crisme d’asthme aiguë est une urgence vitale. Tout retard de traitement majore le risque de décès de minutes en minutes« , rappelle Laurence Meyer, dont le fils, David est décédé des suites d’une crise aiguë à l’âge de 27 ans.

    Ces crises représentent 200 000 passages aux urgences et sont responsables d’au moins 100 000 hospitalisations, dont 35 000 concernent des enfants. En 2018, 900 personnes ont succombé à une crise d’asthme aiguë. Les facteurs explicatifs de ce taux anormalement élevé sont de plusieurs ordres : 

    Avant l’admission aux urgences : banalisation et minoration des symptômes ; sous-diagnostic de la part du médecin consulté ; retard au traitement et de réaction et inobservance (50% des malades sont inobservants), tentative de se rendre aux urgences personnellement, « constituent les principaux facteurs déclenchants d’un engrenage dont l’issue peut être fatale » rappellent les intervenants.

    Pendant la prise en charge aux urgences : le patient doit recevoir un traitement adapté et repartir avec un traitement de « fond » (pour prévenir les risques de récidive) et des corticoïdes oraux, « une prescription qui fait souvent défaut », selon le Dr. Gilles Mangiapan, pneumologue au CHI de Créteil.

    Après la sortie des urgences : les patients ne sont pas toujours orientés vers une consultation spécialisée. « Des dispositifs de suivi existent déjà dans de nombreux centres hospitaliers mais beaucoup restent à améliorer ».

    ERASME : Mobiliser les expertises des urgentistes et des pneumologues pour le bénéfice des patients

    • Erasme – Une étude proposant des solutions concrètes de suivi entre les services d’Urgences, les pneumologues et les professionnels de santé

    Les auteurs : la Société française de médecine d’urgence, en liaison avec la Société de pneumologie de langue française et la Fédération française de pneumologie, s’est mobilisée autour du projet ERASME. Cette étude multicentrique nationale a suivi 320 patients, sur une période de 10 mois, allant de septembre 2016 à juin 2017, dans 28 centres en France (CHU-CHR).

    Le principe : dans les services d’urgence, des patients préalablement identifiés ont renseigné un questionnaire détaillé pour vérifier la manière dont ils géraient – ou pas – leur asthme. Ils se sont vus proposer un suivi téléphonique de 6 mois. Les appels étaient initiés par des infirmières formées, qui délivraient aux patients des conseils de gestion de leur maladie, 15 jours, 1 mois, 3 mois et 6 mois après leur sortie d’hospitalisation.

    Les résultats (à paraître prochainement) : le taux de re-consultation aux Urgences des patients asthmatiques est inférieur à 10% en six mois. Ils consultent à nouveau leur généraliste ou leur pneumologue dans 75% des cas. Ils se sont dits satisfaits des conseils prodigués par téléphone. 

    • Quels enseignements tirer de l’étude ERASME ?

    La mise en place d’une consultation spécialisée : à l’issue de l’hospitalisation, le patient doit se voir proposer un rendez-vous avec un pneumologue pour l’intégrer dans un circuit pneumologique. Si le principe existe dans certains hôpitaux, il convient de le mettre en place dans les autres.

    L’éducation thérapeutique : le malade asthmatique est souvent inobservant. L’éducation thérapeutique doit permettre d’acquérir ou de maintenir les compétences lui permettant de vivre avec sa maladie chronique et de reconnaître les signes de gravité d’une crise et à la gérer dans l’attente des secours.

    La mise en oeuvre d’un dispositif opérationnel : l’objectif à terme est « de mettre en place un véritable réseau de professionnels – médecins généralistes, urgentistes, pneumologues, personnels d’éducation thérapeutique – et de sensibiliser les patients à ces nouvelles possibilités de prise en charge pérenne ».

    • L’exemple du CHU de Tours – « Pionnier dans la mise en oeuvre de passerelles pour le suivi des patients asthmatiques dans le cadre d’un projet d’éducation thérapeutique »

    Les services d’Urgences et de pneumologie du CHU de Tours entretiennent des liens étroits. Le CHU applique les principes édictés par le projet Erasme : 

    – Entretien d’une heure avec le patient avant sa sortie des Urgences, via un questionnaire ad hoc ;
    – A l’issue de cet échange, le patient est suivi et orienté vers l’Ecole de l’asthme où il bénéficiera de plusieurs séances d’éducation thérapeutique, en vue de lui permettre d’être « autonome » ;

    Des dispositifs d’éducation thérapeutique des professionnels de santé et patients

    Plus de 50% des patients commettent au moins une erreur d’utilisation de leur inhalateur et 10%, une « erreur grave », qui peuvent compromettre l’efficace de leur traitement ; 25% des patients ne sont pas formés à l’usage des inhalateurs.

    • Zéphir, un outil pour l’éducation thérapeutique à destination des professionnels de santé

    Le guide Zéphir est un outil d’éducation thérapeutique à destination des professionnels de santé. Il s’agit d’un annuaire qui recense les différents types de dispositifs thérapeutiques classés par indications, classes thérapeutiques, DCI. Le guide est enrichi de vidéos de démonstration de l’utilisation des traitements inhalés de l’asthme, réalisées sous l’égide de la Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF).

    • Forminhal, un outil pour l’éducation thérapeutique à destination des patients

    A l’initiative du Professeur Mathieu Molimard (service de pharmacologie Médicale du CHU de Bordeaux – Université de Bordeaux – Inserm CR12219), le site internet Forminhal propose des vidéos de « formation aux bons usages des inhalateurs » à destination des patients asthmatiques et de leurs proches et des vidéos à l’usage des professionnels de santé pour « détecter les erreurs d’inhalation des patients ».

    • Des écoles d’asthme proposent des formations de groupe ou individuelles

    Les écoles d’asthme ont été créées par l’Association Asthme & Allergies pour aider les malades via l’éducation thérapeutique. Elles ont obtenu l’agrément des agences régionales de santé (ARS). On dénombre aujourd’hui 98 écoles d’asthme réparties sur l’ensemble du territoire français. Dans chacune d’elles, des outils d’éducation permettent à des éducateurs – infimiers(ères), psychologues, kinésithérapeutes – de proposer des approches pédagogiques adaptées à des modules en groupes ou à des séances individuelles. 

    Informer, conseiller, orienter le patient asthmatique 

    • Sophia, le service d’accompagnement des maladies chroniques à l’Assurance Maladie

    Le service Sophia de l’Assurance Maladie aide les patients asthmatiques à mieux connaître leur maladie et adapter leurs habitudes dans le but d’améliorer leurs conditions de vie et prévenir les risques de complication. Sans se substituer aux recommendations des médecins, Sophia propose un soutien, des informations et des conseils personnalisés. Le service permet également le partage d’expérience des patients et des professionnels de santé. La seule inscription, sur le site de l’assurance maladie (www.ameli.fr) permet de bénéficier de l’accompagnement spécialisé (également accessible aux patients diabétiques).

    • Une application mobile : Asthme Agir

    Pour rappeler aux asthmatiques les mesures à engager en cas d’urgence et les cinq règles à suivre, Laurence Meyer à développé une carte et une application mobile, « Asthme agir ». Cette dernière recense les règles à suivre en cas de crise d’asthme et va prochainement s’enrichir du référencement et de la géolocalisation des centres d’Urgences sur le territoire. Cet outil s’adresse à tous types de patients asthmatique et notamment aux adolescents, qui utilisent les applications mais sont souvent inobservants, ce qui les classe dans les populations à risque. L’application est téléchargeable sur l’Appstore et Googleplay.

    • Dove United, une association pour aider la recherche médicale

    Laurence Meyer a par ailleurs créé l’association DOVE United, une association de type loi 1901 de bénévoles à but non lucratif, qui vise à lever des fonds pour financer des projets dans la recherche médicale. L’association recherche actuellement des bénévoles. 

  • « Domotique en soins palliatifs », 1 des 4 projets Innovation&fin de vie primé par la Fondation Adréa

    La Fondation d’entreprise Adréa, créée par Adréa Mutuelle, a dévoilé, le 3 avril 2018, les 4 lauréats soutenus par la Fondation dans le cadre de son appel à projets sur le thème « Favoriser le confort et le mieux-être des personnes en fin de vie par le biais des nouvelles technologies« .

    Les 4 lauréats – l’Hôpital Sainte-Périne (AP-HP), l’hôpital de Saulieu (Côte d’Or), le centre hospitalier de Falaise (Clavados) et l’Ehpad Notre-Dame à Briouze (Orne) – seront accompagnés pendant un an par la fondation d’entreprise, qui leur apporte un soutien financier – pour un total de 124 438 euros – et un soutien humain.

    La Fondation d’entreprise Adréa lance par la même occasion son nouvel appel à projets 2018 sur le thème « Soutenir des projets innovants permettant d’accompagner dignement et sereinement la fin de chaque vie ». Le dépôt des candidatures doit se faire avant le 8 juin 2018 uniquement en ligne via le lien ci-contre.

    Une enquête montre l’intérêt des nouvelles technologies en fin de vie

    En octobre 2017, la Fondation Adréa a dévoilé les résultats d’une enquête réalisée par l’IFOP sur la question des solutions et pistes d’avenir permettant d’améliorer l’accompagnement des personnes en fin de vie en France.  Celle-ci a mis en exergue la place que peuvent prendre les nouvelles technologies dans l’amélioration du confort et du mieux-être des patients. Ainsi, près de 7 Français sur 10 (69%) estiment important, voire primordial, de garantir un accès au WiFi dans tous les lieux accueillant des personnes en fin de vie. Selon la fondation, si les nouvelles technologies ne peuvent pas remplacer l’aide humaine, elles ont un rôle complémentaire à jouer, qui s’articule autour de celui des médecins, des soignants, des aidants et des bénévoles. Elles peuvent, par exemple, offrir aux personnes en fin de vie un environnement mieux adapté à leurs besoins ou encore leur permettre de communiquer davantage avec leur entourage proche, médical ou familial, mais aussi avec le « monde extérieur » (amis, anciens collègues…).

    C’est pourquoi elle a lancé l’appel à projets, en novembre 2018 sur ce thème.

    4 projets d’intérêt général dans le domaine de la santé et du médico-social

    « Les dossiers retenus vont dans le sens d’une plus grande autonomie des patients mais aussi d’un meilleur confort en exploitant les possibilités offertes par les nouvelles technologies », explique Christiane Hubert, présidente de la Fondation d’entreprise Adréa.

    Projet « Du numérique en soins palliatifs à l’hôpital : pouvoir communiquer, maîtriser et se distraire » de l’hôpital Sainte-Périne (AP-HP)

    L’hôpital va équiper les 10 chambres de l’Unité de Soins Palliatifs (USP), accueillant environ 250 patients par an, ainsi que la salle de bains thérapeutique du service, le salon aménagé pour les familles et les rééducateurs, de tablettes numériques connectées. Ces dernières permettront de :

    • favoriser la communication du patient avec ses proches et ses soignants ;
    • garantir, par le biais de commandes domotiques, son autonomie et le contrôle sur son environnement ;
    • lui donner les moyens de se distraire, grâce à du contenu dédié et gratuit (musique, télévision, radio, etc.).

    Projet « Création d’une chambre connectée en médecine » à l’hôpital de Saulieu (Côte d’Or)

    Installer dans le service de médecine polyvalente, qui compte 25 lits, le projet est une chambre connectée, afin d’améliorer l’autonomie et la communication des patients, mais aussi d’optimiser leur surveillance médicale. Parmi les dispositifs envisagés : lit connecté, banquette murale télécommandée, plinthes lumineuses pour faciliter les déplacements, capteurs (fréquence cardiaque, température, etc.) dissimulés sous le matelas pour limiter les manipulations du patient, pupillomètre pour évaluer la douleur en cas de non-réactivité ou encore éclairage avec allumage progressif pour respecter son rythme de sommeil.

    Projet « Domotisation d’une chambre de l’unité de soins palliatifs et en hospitalisation à domicile » du CH de Falaise (Calvados)

    Le projet est de domotiser l’une des 10 chambres de l’USP et mettre à la disposition du service d’hospitalisation à domicile du matériel rendant possible le contrôle de l’environnement du patient. L’objectif est de maintenir chez les patients bénéficiaires le plus d’autonomie possible, afin d’améliorer leur confort et leur bien-être, via la mise en place de commandes domotiques pour le lit, l’éclairage, les volets, l’utilisation du téléphone et les applis multimédia (Internet, radio, télévision, etc.). Ce projet s’appuie sur l’utilisation de téléthèses, des interfaces adaptées permettant aux personnes en situation de handicap moteur d’interagir avec leur environnement.

    Projet « Les nouvelles technologies au service de la mobilité des personnes âgées » de la maison de retaite Notre-dame de Briouze (Orne)

    S’inscrire dans une perspective d’ouverture sur l’extérieur, de dynamisation de l’établissement et de modernité, en s’appuyant sur des technologies innovantes et adaptées aux besoins des personnes accompagnées, tel est le projet de l’Ehpad, qui repose sur l’acquisition de 3 dispositifs :

    • le Robot Zora, qui permet de rompre l’isolement des personnes âgées et de favoriser le lien social ;
    • le Bike Labyrint Motomed, un vélo adapté permettant aux personnes âgées de pratiquer une activité physique favorisant leur bien-être, tout en leur offrant la possibilité de s’évader, en visitant virtuellement plusieurs villes ;
    • 2 vélos d’extérieur pour fauteuils roulants, qui permettront aux résidents de partager des moments de convivialité, de détente et de liberté avec leurs proches ou les soignants.

    Un nouvel appel à projets à destination des organisations à but non lucratif 

    La Fondation d’entreprise Adréa cherche à soutenir des projets innovants qui s’attachent à améliorer l’accompagnement des personnes en fin de vie sans privilégier, à travers un appel à projets plus problématisé. L’objectif général est donc de contribuer à améliorer significativement l’accompagnement des personnes en fin de vie, en France, en soutenant des projets innovants qui correspondent à une ou plusieurs des pistes d’amélioration suivantes :

    • faciliter l’ « accès aux petits bonheurs » en fin de vie ;

    • donner la possibilité aux personnes en fin de vie de profiter de la nature ;

    • permettre aux personnes en fin de vie de choisir leur rythme au quotidien ;

    • développer les solutions de répit, pour les personnes en fin de vie et/ou pour leurs aidants ;

    • proposer des médecines alternatives ;

    • proposer un accompagnement psychologique sur mesure aux personnes en fin de vie.

    Seront privilégiés les projets innovants (dans le service, dans la technologie, dans le processus, dans l’organisation, dans l’usage, ou dans le caractère social) d’envergure nationale.

    La dotation pour cet appel à projets est de 130 000 euros. Entre un et trois projets seront soutenus.

    Le cahier des charges complet est disponible via ce lien.

    La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 8 juin 2018 et la remise des prix se fera le 4 octobre 2018.

  • Etude : un outil web aide les femmes à choisir leur reconstruction mammaire après un cancer

    Moins de décision conflictuelle, une plus grande satisfaction et un coût très modéré, tel est le résultat de l’utilisation d’un outil d’aide à la décision sur le web pour les femmes ayant subi une mastectomie après un cancer. Cet outil, nommé BRECONDA, a pour but de les aider à choisir la technique de reconstruction qui leur conviendra le mieux. Les résultats de l’étude* menée auprès de plus de 200 femmes et publiés le 5 avril 2018 dans la revue Psycho-Oncology, montrent qu’un tel outil web est coût-efficace.

    L’accès à l’information : un enjeu majeur dans le cancer

    Après un diagnostic de cancer du sein, une femme doit fait face à plusieurs étapes douloureuses. Celles des traitements, parfois de la mastectomie (ablation d’un ou deux seins) mais aussi de la reconstruction. Plusieurs décisions délicates s’imposent : opter pour une reconstruction ou pas, et si oui, quelles techniques.

    En France, seulement 35% des femmes ayant souffert d’un cancer du sein bénéficient d’une reconstruction. Certaines ne la souhaitent pas et d’autres n’ont pas les moyens de payer cette intervention chirurgicale. Par ailleurs, un nombre non négligeable de femmes n’était pas satisfaites de cette reconstruction. Une étude australienne a montré que 20 à 30% des femmes exprimaient des regrets après l’opération.

    Un outil d’aide à la décision sur le web

    Aider les femmes à prendre la bonne décision pour elle s’avère donc crucial. Le temps peut s’avérer parfois nécessaire pour faire le deuil de son sein. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle la reconstruction mammaire immédiate reste marginale en France : de l’ordre de 18% des femmes contre 40% aux Etats-Unis. Cependant, le temps n’est pas le seul élément clé. L’accès à une information claire, non culpabilisante, est aussi cruciale.

    C’est la raison pour laquelle des chercheurs, des oncologues et des chirurgiens australiens ont élaboré un outil d’aide à la décision accessible sur le web. BRECONDA, acronyme de Breast Reconstruction Decision Aid, pose une série de questions aux femmes pour les aider à cheminer dans leur réflexion. L’outil internet évite le jargon médical et est accessible à tout moment, en tout lieu, à l’abri des regards, quand la femme le souhaite.

    BRECONDA vient évidemment en complément des éléments d’aide à la décision fournis en consultation. Grâce à des textes, des vidéos, des schémas, des questions à choix multiple, l’outil a pour mission d’aider les femmes à :

    • choisir ou pas la reconstruction mammaire
    • découvrir les différentes techniques de reconstruction
    • soupeser les avantages et les inconvénients de chaque technique

    Les chercheurs australiens ont donc mené une étude randomisée et contrôlée pour évaluer la pertinence médico-économique de cet outil d’aide à la décision en ligne. Quelque 106 femmes ont eu accès à BRECONDA pendant 6 mois et 116 autres ont constitué le groupe contrôle. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 5 avril 2018 dans la revue Pycho-Oncology.

    Résultats

    • Les conflits décisionnels ont été moins fréquents chez les femmes qui ont bénéficié de l’outil web d’aide à la décision ;
    • le taux de satisfaction par rapport à l’information fournie était aussi meilleur que dans le groupe contrôle ;
    • le coût de cet outil web a été évalué à 6,2 euros / patiente ,
    • l’utilisation de BRECONDA a entraîné une baisse globale des coûts de santé de 468 euros ;
    • cette forme d’aide à la décision a une probabilité de 87% d’être rentable pou un coût annuel de 37 600 euros.

    Une aide pour les médecins

    En outre, les auteurs de l’étude ont précisé que les chirurgiens ont accueilli favorablement l’outil dans la mesure où il complétait les informations données lors des consultations. En fait, « BRECONDA offre aux femmes qui envisagent une reconstruction mammaire un soutien indispensable dans cette prise de décision importante, qui fournit des informations complètes et fiables et aide les femmes à naviguer dans le labyrinthe des options de reconstruction mammaire», a déclaré le professeur Kerry Sherman, de l’Université Macquarie de Sidney, co-auteur de l’étude.

  • Premiers mois de mise en oeuvre de l’application de La Poste e-santé

    Interrogé en mars 2018 par Helène Charrondière, directrice du pôle pharmacie-santé de Les Echos Etudes, David de Amorim, directeur de l’innovation de la filiale Docapost du Groupe La Poste, revient sur le lancement et les finalités de l’application de La Poste e-santé.

    Finalités de l’application La Poste e-santé et modalités de partage de données via Docapost

    Annoncée à l’occasion du Consumer Electronic Show de Las Vegas (janvier 2018), l’application La Poste e-santé « met à disposition (des usagers) un véritable carnet de santé électronique, qui permet d’archiver ses données de santé et d’en assurer la traçabilité, en identifiant leur source et leur mode de collecter, à partir principalement d’objets et de dispositifs médicaux connectés », d’après David de Amorim.

    L’application est d’ores et déjà disponible sur smartphone et tablettes. Les données de santé sont agrégées au sein d’un espace personnel, hébergé sur la plate-forme développée par Docapost. Le partage des informations se fait avec l’accord de patients via l’Espace Numérique Santé (ESN). Les données sont enrichies de questionnaires individuels renseignés en ligne par les patients. Ce portail offre aux professionnels de santé les fonctionnalités suivantes : 

    • suivre leurs patients à distance ; 
    • dialoguer avec eux via une messagerie sécurisée ; 
    • bénéficier de services de téléconsultation ou de télé-expertise ;
    • recevoir des données issues de sources diverses : analyses médicales, etc.

    Création d’une plateforme d’évaluation des objets médicaux connectés avec l’AP-HP

    L’application santé La Poste eSanté a obtenu en décembre 2017 la labellisation mHealth Quality. Le certificat émis par la société Dmd Santé, tiers de confiance en e-santé, valide la conformité de l’application aux réglementations européennes et françaises en vigueur sur le plan médical, juridico-réglementaire et sécurité numérique.

    Les données sont extraites de sources multiples, y compris les objets et dispositifs médicaux connectés (tensiomètres, balance, pompe à insuline, etc.) des établissements de santé ou appartenant aux patients. Interrogé sur « l’usage marginal » de ces outils en France, David de Amorim reconnait qu’il existe « un écart encore important entre les usages et les opportunités offertes par ces nouvelles technologies ». Pour y remédier, Docapost travaille en partenariat avec l’AP-HP et la Fondation du Souffle, en vue de créer « la première plateforme d’évaluation des objets ou dispositifs médicaux connectés au sein de l’hôpital Bichat-Claude Bernard ».