DMN

  • Handicap et numérique : naissance d’une véritable Handitech au Tech for Handicap Forum

    « Dans le contexte du handicap, les aides techniques numériques ne sont pas qu’un amplificateur de puissance d’agir mais bien son vecteur : un vecteur de participation sociale, de stimulation cognitive, d’autonomie économique et citoyenne », expliquait Corentin Voiseux, pilote du groupe de travail « Handicap et numérique » du Syntec Numérique et co-fondateur de la start-up Hypra, en ouverture de la journée Tech For Handicap Forum, le  14 mars 2018 à Station F.

    « C’est à travers des aides techniques que le salarié sourd ou malentendant pourra discuter ou téléphoner avec ses collègues entendants et donc accéder à la dignité du travail ; c’est grâce à elles que la personne malvoyante ou aphasique pourra se réadapter. »

    La journée a permis à plusieurs entreprises et associations de présenter leurs initiatives, et notamment celles de l’APF-Lab, de débattre ensemble, avant de présenter le rapport « vers une stratégie nationale pour les aides techniques numériques ».

    Cas d’usage

     APF-Lab

    L’association des paralysés de France forme chaque année des personnes en situation de handicap au numérique pour les ramener vers l’emploi. Pour aller plus loin, a été créé l’APF-Lab, dont Estelle Peyrard est chef de projet. 

    « L’APF-Lab est une cellule d’accompagnement de projets innovants : nous voulons valoriser l’expertise d’usage des personnes handicapées car elles sont les mieux placées pour aider à concevoir des produits pour le handicap, a-t-elle expliqué. L’ambition d’APF-Lab est d’intervenir en amont dès les premières étapes du processus d’innovation pour garantir la pertinence des solutions et d’être facilitateur jusqu’au prototypage et la fabrication en entreprise adaptée ».

    L’APF-Lab accompagne des start-ups soit directement soit au sein du h-Lab, le living lab dédié aux innovations sociales dont l’APF est membre fondateur : 

    • l’Appli StreetCo, un GPS piéton qui vise à faciliter les déplacements des personnes handicapées ;
    • Handivalise, qui permet une mise en relation entre les personnes valides et celles qui ne le sont pas pour effectuer conjointement un trajet en train ou en avion ;
    • Welease, plateforme de location de pair à pair de véhicules aménagés ;
    • Wilson de Iwheelshare pour favoriser la pratique sportive des personnes en situation de handicap ;
    • NaturalPad, qui développe des serious game destinés à la rééducation motrice. 

    Estelle Peyrard invite toutes les start-ups de la handitech à se rapprocher de l’APF-Lab.

    Hypra et Auticiel

    Plusieurs sociétés ont présenté leurs produits, comme Auticiel, Géonomie, Hypra, Insidevision, Urbilog, Augmented Acoustics, qui centrent leur conception sur l’expérience utilisateur.

  • DMP, IA et neurosciences au FrenchWeb Day e-santé, le 12 avril 2018 à Paris

    Des décideurs de la e-santé se retrouveront à l’occasion du FrenchWeb Day e-santé le jeudi 12 avril 2018 à Paris, un événement organisé par FrenchWeb.

    Des professionnels d’entreprise comme Inato, Honestica, Wandercraft ou OpenMind Innovation échangeront sur des sujets aussi divers que l’IA, le dossier médical personnalisé ou l’homme augmenté. 

    Quelques start-ups seront invitées à pitcher.

    Programme de la journée

    9h20 – 9h30 : Connect

    Richard Menneveux – CEO & fondateur de FrenchWeb

    9h30 – 9h45  : Panorama e-santé 2018

    Ronan Le Quéré – Directeur Général d’Interaction Healthcare

    9h45 – 10h15 : L’homme augmenté

    Jean-Louis Constanza – Responsable du développement de Wandercraft

    10h15 – 10h45 : L’IA au service de la santé

    Jean-David Zeitoun – Médecin et co-fondateur d’Inato

    10h45 – 11h15 Pause networking

    11h15 – 11h45 Le dossier médical personnalisé

    Franck Le Ouay – Co-fondateur de Criteo et Honestica

    11h45 – 12h15 Les neurosciences au service de l’entreprise

    Guillaume Victor-Thomas – CEO et fondateur d’Open Mind Innovation et Nicolas Bassan – Psychologue et instructeur de méditation MBCT d’Open Mind Innovation

    12h15 – 12h45 Quels investissements pour la santé française ?

    Rosalie Maurisse – Responsable du domaine santé à la direction de l’innovation – Bpifrance et François Véron – Fondateur de Newfund

    12h45 – 13h30 3 start-ups e-santé à découvrir

    Inscriptions (250 €) via ce lien.

  • Le groupe média BCCL investit 6,3 M € dans l’indien CallHealth pour améliorer l’engagement patient

    CallHealth, la société indienne spécialiste des services et produits d’aide et de soins à domicile, a collecté, mi-février 2018, 7,8 millions de dollars US (6,3 M€) auprès de Bennett Coleman and Company Limited (BCCL ou The Times Group), la plus grande entreprise de médias grand public en Inde.

    Ce partenariat va permettre à CallHealth d’investir dans l’éducation et l’engagement de ses clients, mais aussi de faciliter le développement de sa solution par l’exploitation des plateformes multicanaux de BCCL.

    Donner davantage d’autonomie aux patients dans l’incapacité de se déplacer

    La plateforme numérique CallHealth offre une gamme de services d’aide et de soins à domicile personnalisés centrés sur la prévention, les soins assistés et le bien-être. En plein essor, elle devrait compter environ 450 millions d’utilisateurs en Inde d’ici cinq ans, indique l’entreprise.

    Une plateforme lancée en 2017

    L’idée de CallHealth est née après que Sandhya Raju, sa fondatrice, a subi une blessure à la jambe ayant endommagé un ligament.

    Ses proches l’ont emmenée voir un docteur pour réaliser divers examens médicaux. Gênée par sa blessure et devenue dépendante de son entourage pour se déplacer, la jeune femme imagine combien il serait pratique si tous les services dont elle avait besoin étaient accessibles depuis son domicile. Ainsi, après une phase de test, elle lance en janvier 2017 CallHealth, une plateforme de services de soins à distance.

    Les plateformes « omnicanal » BBCL pour une large diffusion

    « Alors que nous avons commencé [à développer notre services dans] des villes de niveau I, nous [ciblons] progressivement des villes de niveau II et III et ainsi de suite. Le processus d’engagement avec nos clients potentiels signifie que nous devons continuellement les éduquer, les tenir au courant des possibilités et de toutes les solutions intéressantes [dont nous disposons], a déclaré Hari Thalapalli, P.-D.G. de CallHealth (source : Yourstory.com). Nous recherchions des fonctionnalités qui nous aideraient à nous connecter et à communiquer avec le public. BCCL, avec la réputation de sa marque et ses capacités [en tant que groupe média], apporte une proposition intéressante car il nous permet d’atteindre un public plus large. »

    Des patients plus éduqués et plus engagés

    « La plateforme (…) de CallHealth a la capacité de relier les divers éléments de l’écosystème de soins afin d’offrir plus de commodité et d’accès [ainsi que] des tarifs abordables aux utilisateurs, a souligné de son côté Sivakumar Sankarappan, directeur du marketing numérique à BBCL. Notre partenariat avec CallHealth est stratégiquement orienté vers le rapprochement [des patients et de leurs médecins] et la réduction des distances [entre les malades et les services de soins], mais aussi vers l’aide à la transformation des soins en Inde. [Le] partenariat avec [la société de capital risque] Brand Capital, filiale de The Times Group, permettra à CallHealth d’adopter et de tirer parti de nos plateformes « omnicanal »* pour [améliorer] l’éducation et l’engagement des consommateurs, une condition préalable pour avoir [un pays] en bonne santé ! »

    * Le terme « omnicanal » désigne le fait que tous les canaux de contact et de vente possibles entre l’entreprise et ses clients sont mobilisés.

  • Appel à candidatures : 4e Trophées de la simulation et des technologies numériques

    Les Trophées de la simulation et des technologies numériques récompensent un projet innovant ou une entreprise ayant mené une opération remarquable dans le domaine de la simulation numérique, du calcul haute performance ou du Big Data.

    Ce concours organisé par la société Groupe Industrie Services Info est ouvert à toutes les entreprises sans distinction de taille.

    5 catégories pour concourir : start-ups, PME, innovation, collaboration et grand prix du public.

    Un jury d’experts étudiera les dossiers et sélectionnera les lauréats. La remise de prix se déroulera le 19 juin 2018, lors du Forum Teratec.

    Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 20 avril 2018.

    Les différentes catégories

    • Trophée Start-up : attribué à une entreprise, créée il y a moins de 5 ans, qui s’est particulièrement illustrée par un projet innovant dans le calcul intensif, la simulation numérique, le Big Data ou l’intelligence artificielle.
    • Trophée PME : attribué à une entreprise de moins de 250 salariés et ayant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 millions d’euros qui aura su mettre en œuvre les technologies de calcul numérique (simulation, analyse de données, big data) de manière efficace, et changer sa manière de développer de nouveaux produits ou services, de les produire, de les maintenir ou d’anticiper leur cycle de vie complet.
    • Trophée Innovation : attribué à un produit, une technologie ou un service développé par une entreprise technologique, qui apporte une innovation significative dans le domaine de la simulation numérique ou de l’analyse de données.
    • Trophée Collaboration : attribué à un binôme (ou un groupement) associant une grande entreprise et une PME ayant collaboré sur un projet lié au calcul numérique et/ou au Big Data, que ce soit au stade de la recherche, du développement ou de la mise en œuvre. Ce projet doit avoir une dimension innovante.
    • Grand Prix du public : attribué par un vote du public sur le site internet www.usine-digitale.fr parmi les nominés sélectionnés pour la désignation des Trophées.

    Toute candidature pour l’un des 4 Trophées implique la candidature au Grand Prix du Public.

    Un même projet pourra être proposé dans deux catégories différentes au maximum. Les candidats pourront proposer plusieurs projets différents. Dans ce cas, ils devront remplir autant de dossiers de candidature que de projets présentés et ce, pour chacune des catégories choisies.

    Critères de sélection

    Le ou les lauréats seront désignés sur la base notamment des critères suivants :

    • ampleur du projet au regard des retombées techniques, économiques, industrielles et/ou sociales ou environnementales ;
    • originalité de la démarche innovatrice.

    Téléchargez le dossier de candidature via ce lien.

  • L’IA pour le diagnostic du cancer du poumon : partenariat entre Median Technologies et le CHU de Nice

    Median Technologies et le Centre Hospitalier Universitaire de Nice ont annoncé, le 12 mars 2018, un accord pour faire progresser le dépistage du cancer du poumon en utilisant l’Intelligence Artificielle.

    D’après le communiqué de presse, cette collaboration permettra d’identifier par les techniques d’apprentissage profond (Deep Learning) des biomarqueurs d’imagerie pour un diagnostic plus précis.

    Identifier la malignité des nodules

    Dans le cadre de cette collaboration, les données d’imagerie médicale de l’étude AIR, étude de cohorte multicentrique coordonnée sur la France par le CHU de Nice incluant à ce jour plus de 600 patients à haut risque (fumeurs ou anciens fumeurs atteints de BPCO) dépistés pour le cancer du poumon, seront analysées pour identifier et caractériser les nodules pulmonaires visibles dans les scanners thoraciques des patients. Median développera de nouveaux algorithmes fondés sur les principes du Deep Learning, afin d’identifier des biomarqueurs d’imagerie représentatifs de la malignité des nodules.

    Alors que les performances actuelles des équipements scanner permettent de détecter davantage d’anomalies pulmonaires, les applications de post-traitement des images ne permettent pas une caractérisation précise de la malignité ou de la bénignité de ces anomalies. Des biopsies de ces nodules sont alors requises pour confirmer leur caractère cancéreux, mais ce sont des procédures invasives associées à des risques de complications pour les patients. Grâce à l’utilisation des biomarqueurs d’imagerie, les cliniciens ont la possibilité de réduire le nombre de biopsies non nécessaires et de diagnostiquer les patients de façon plus précise.

    Un coût plus faible que celui des biopsies et des scanners thoraciques

    « La détection précoce du cancer du poumon est d’une importance capitale si l’on veut diminuer la mortalité de cette maladie, souligne le Professeur Charles Marquette, coordinateur des équipes cliniques de l’étude AIR. La justification d’un dépistage est liée à l’étroite relation entre le pronostic du patient et le stade de la maladie au moment du diagnostic. Cependant, un dépistage à grande échelle réalisé avec des scanners thoraciques sur des populations non ciblées, est coûteuse et présente un rapport risque/bénéfice élevé, ce qui explique pourquoi de nombreuses organisations de santé hésitent à le mettre en place s’il repose uniquement sur des scanners thoraciques. Nous développons une approche multimodale du dépistage du cancer du poumon, qui inclut la prise en considération de critères de sélection précis pour les populations dépistées (ici des populations atteintes de BPCO), des biomarqueurs non invasifs et l’utilisation de l’IA pour mieux caractériser les résultats des scanners thoraciques. Nous plaçons beaucoup d’espoir dans notre partenariat avec Median Technologies ».

  • La société medtech TytoCare (US) lève 20M€ pour développer ses solutions de télé-santé en Chine

    TytoCare, une société de technologie médicale leader sur le marché mondial, a annoncé fin janvier 2018 avoir conclu un tour de financement de 25 millions de dollars US (20 M. €) pour soutenir son expansion en Chine et pénétrer plus facilement les marchés asiatiques.

    Basée aux États-Unis et en Israël, TytoCare propose des solutions de télé-santé intégrées pour que les médecins puissent effectuer à distance des examens physiques et établir des diagnostics complets sans que les patients n’aient besoin de quitter leur domicile. Son offre comprend TytoHome, qui offre aux consommateurs un service de télé-médecine, et TytoPro, une plateforme conçue pour que les professionnels de la santé puissent communiquer plus facilement entre eux.

    TytoCare s’allie à Ping An, n°1 sur le marché de la e-santé en Chine

    Global Voyager Fund, filiale de l’assureur chinois Ping An, a mené le tour de table. Cet investissement stratégique aidera TytoCare à développer ses activité en Chine. Ping An est l’un des leaders du secteur de la health tech au sein du pays. Il dispose notamment de la plateforme de télémédecine Good Doctor, très populaire sur le marché local.

    TytoCare a levé plus de 45 M. USD depuis sa création

    Parmi les autres entreprises qui ont participé à cette levée de fonds figurent les investisseurs historiques de TytoCare, dont la compagnie d’assurance santé à but non lucratif Cambia Health Solutions (États-Unis), l’e-pharmacie Walgreens (États-Unis), le cabinet d’investissement spécialisé dans la santé OrbiMed (États-Unis), le groupe pharmaceutique Fosun Pharma (Chine) et la société de capital risque LionBird (Israël) ainsi qu’un nouvel investisseur, OurCrowd Qure, le premier fonds numérique israélien axé sur la santé, qui a également établi un partenariat avec l’université privée américaine Johns Hopkins.

    En tenant compte de cette opération, TytoCare a obtenu plus de 45 millions USD (36 M. €) à ce jour, a confirmé une porte-parole de la société (source : Medcitynews.com).

    Marco Huesch a été nommé directeur médical de ce nouveau fonds, qui se concentrera sur les start-ups spécialisées dans les technologies de la santé mais aussi dans la fintech. Auparavant, M. Huesch a été vice-président de la division « recherche » au Penn State Hershey Medical Center (États-Unis), où il exerçait également en tant que professeur agrégé.

    De nombreux investissements dans des start-ups israéliennes

    Les investissements vont cibler différentes entreprises dans le secteur de la health tech dont Zebra Medical (Israël), expert en analyse d’imagerie médicale et en intelligence artificielle, la société de tests génétiques KolGene (Israël) et l’entreprise de gestion du diabète DarioHealth (États-Unis et Israël).

    Analyse de données : le groupe va élargir son offre pour améliorer ses capacités

    Le somme nouvellement collectée sera également utilisée pour soutenir le développement de TytoCare aux États-Unis et envisager une pénétration des marchés européens et asiatiques sur le moyen terme. En 2016, l’entreprise a reçu l’autorisation de la FDA pour la commercialisation de son stéthoscope numérique, qui a ainsi été lancé aux États-Unis l’année dernière.

    Le PDG et fondateur de TytoCare, Dedi Gilad, a indiqué au site spécialisé Medcitynews.com que sa cible actuelle sur le marché américain était les employeurs auto-assurés.

    L’entreprise souhaite ajouter d’autres examens médicaux à son offre afin de pouvoir observer à distance de nouveaux cas spécifiques et ainsi élargir ses capacités au niveau analytique.

  • Medtech company TytoCare (US) raises US$25 million to develop telehealth solutions in China

    TytoCare announced late January 2018 the closing if a US$25 million (€20m) round of funding to support its expansion into China and build its customer base on the US market.

    Based in the United States and Israel, TytoCare develops integrated telehealth solutions to connect people to clinicians in order to provide efficient home examination and diagnosis solutions. Its offering includes TytoHome, which offers consumers a telemedicine service, and TytoPro, designed to make it easier for healthcare professionals to communicate with each other.

    TytoCare joins forces with Chinese eHealth leader Ping An

    Global Voyager Fund, a subsidiary of Chinese insurer Ping An, led the round. This strategic investment will help TytoCare to enter the Chinese market. Ping An is one of the leaders in the health tech market in China. The group is the owner of the successful telemedicine platform Good Doctor.

    TytoCare has raised more than US$45 million since its establishment

    Established investors in TytoCare include nonprofit health insurance corporation Cambia Health Solutions (USA), online pharmacy Walgreens (US), healthcare-dedicated investment firm OrbiMed (USA), the pharmaceutical company Fosun Pharma (China) and venture capital firm LionBird (Israel) as well as a new investor, OurCrowd Qure, Israel’s first digital fund focused on healthcare, which has also established a partnership with the American private university Johns Hopkins.

    With this new fundraising, TytoCare has raised more than USD45 million (€36m) to date, a spokeswoman for the company confirmed (source: Medcitynews.com).

    Marco Huesch has been appointed chief medical officer of this fund, which will focus on start-ups specialized in health technologies but also in fintech. Mr. Huesch previously worked as vice chair of research at Penn State Hershey Medical Center (USA), where he also served as an associate professor.

    Many investments in Israeli start-ups

    The investments will target different companies in the health tech sector including medical imaging analysis business Zebra Medical (Israel), genetic testing company KolGene (Israel) and diabetes management business DarioHealth (United States and Israel).

    Data analysis: the group will expand its offer to improve its capabilities

    The fund will also be used to support TytoCare’s expansion in the United States and potentially expand its business to European and Asian markets. In 2016, the company received FDA clearance for its digital stethoscope, which was launched in the US market last year. 

    CEO and founder of TytoCare Dedi Gilad told Medcitynews.com that the firm’s current focus in the US market is on self-insured employers.

    The company wants to add more exams to bring more use cases to telehealth and correlate those exams to specific patients and expand the company’s capabilities on the analytics side.

  • Démocratie et numérique : enjeux et menaces, Cité Internationale Universitaire , 19-24 mars 2018

    La 4e édition de l’Université de la Paix, qui se tiendra du 19 au 24 mars 2018 à la Cité Internationale Universitaire de Paris, met à l’honneur le thème de la démocratie et du numérique à travers les enjeux et les menaces qu’ils charrient.

    Pendant cinq jours conférences, tables rondes, expositions et projections vont animer la réflexion sur les enjeux des nouvelles technologies et les menaces qu’elles peuvent entraîner pour la démocratie. Cybersécurité, algorithmes, robots, transhumanisme, big data et IA seront traités.

    Programme

    Une version actualisée du programme (susceptible de changer) est disponible ici.

    La révolution numérique est-elle une menace pour la démocratie, la paix, les libertés publiques ou la liberté des médias, et quels sont les défis soulevés par l’intelligence artificielle, le transhumanisme et la robotique sont des questions qui seront abordées.

    • Lundi 19 mars
      • Des robots et des hommes, Plénière d’ouverture, 19h, Fondation Deutsch de la Meurthe
        • Transhumanisme et médecine prédictive, Guy Vallancien, chirurgien, membre de l’Académie nationale de médecine, professeur honoraire des universités
        • Robotique, humanoïde et anthropologie, Denis Vidal, anthropologue, directeur de recherche à l’Institut français de recherche sur le développement, enseignant associé à l’École des hautes études en sciences sociales, à l’Université Paris-Diderot et au Musée du Quai Branly
      • La protection des libertés publiques à l’heure de l’intelligence artificielle, Conférence inaugurale, 20h, Fondation Deutsch de la Meurthe, Isabelle Falque-Pierrotin, Conseiller d’État, Présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés
    • Jeudi 22 mars
      • Révolution numérique en Allemagne : un enjeu intergénérationnel, Conférence-débat, 18h, Maison Heinrich Heine, Wolfgang Gründinger, conseiller en transformation numérique, Association fédérale allemande pour l’économie numérique, Lena Habrant, résidente de la Maison Heinrich Heine, étudiante en Master politiques publiques à Sciences Po Paris et Johannes Thiele, résident de la Maison Heinrich Heine, doctorant à l’Université Paris-Saclay dans un laboratoire du CEA
    • Vendredi 23 mars
      • Le numérique: de la sauvegarde des données personnelles à la liberté des médias, Table ronde, 18h, Collège néerlandais
      • Vie privée et sauvegarde des données personnelles, Sophie Kwasny, chef de l’Unité de protection des données personnelles du Conseil de l’Europe
      • Protection des données personnelles : antidote à l’hyperrationnalité, à l’auto-profilage et au conformisme du Big Data, Luca Bolognini, avocat, président de l’Institut italien pour la protection de la vie privée et la valorisation des données personnelle
      • L’information pour tous : les enjeux de la démocratie sanitaire à l’ère numérique, Conférence,19h, Fondation Argentine, Célia Boyer, directrice de la Fondation Health on the Net Modération, Angel Benitez Collante, doctorant en santé publique, Sorbonne Universités-Paris Descartes et María Griselda Gaiada, PhD en philosophie, Université nationale de la Plata-Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

    Inscription

    L’inscription se fait via ce lien.

  • Etude : un patch qui réalise des ECG améliore le diagnostic de la fibrillation auriculaire

    Le patch Zio d’iRhythm qui réalise des électrocardiogrammes en continu a permis de multiplier par trois les chances de poser un diagnostic de la fibrillation auriculaire. Les résultats de l’étude* présentés le 10 mars 2018 lors du dernier congrès de l’American College of Cardiology, prouvent également que le dispositif portable favorise la mise sous traitement préventif chez des personnes à risque de fibrillation atriale.

    Le holter cardiaque contre le patch

    Les arythmies cardiaques sont rares et fugaces. Pour dépister ces épisodes et poser un diagnostic de fibrillation atriale, les malades doivent doivent porter un holter cardiaque. Ce dispositif portable enregistre en continu l’électocardiogramment, et ce pendant au moins 24 heures. Ce boîtier, doté d’au moins 5 électrodes reliée s à une unité centrale, n’est pas très confortable pour les patients.

    La société américaine iRythm a mis au point un patch appelé Zio : ce petit adhésif doté d’électrodes en hydrogel enregistre lui aussi l’activité cardiaque 24h/24 pendant deux semaines. Les données sont ensuite analysées grâce à un algorithme développé par des chercheurs de Stanford à partir des data de 30 000 patients ayant porté le patch Zio.

    Afin d’évaluer ce patch, l’essai mSToPS (Screening to Prevent Strokes) a été mené par iRhythm, l’assureur américain Aetna, le Scripps Translational Science Institute, et grâce au financement de Janssen Pharmaceuticals, de la Fondation Qualcomm et des National Institutes of Health. Les résultats de cet essai ont été présentés le 10 mars 2018 au congrès de l’American College of Cardiology qui se tenait à Orlando, en Floride.

    L’étude mSToPS avait pour but de comparer les performances du dépistage numérique de la fibrillation atriale grâce au patch Zio aux soins de routine. Quelque 1 732 patients à risque modéré de fibrillation atriale ont été équipés du patch. Deux sessions de surveillance cardiaque d’une durée de 14 jours chacune ont été organisées, espacées d’environ 3 mois. Le groupe contrôle était constitué de 3 476 patients témoins.

    Résultats : 3 fois plus de diagnostics

    Un an après le début de l’expérimentation, les résultats des deux groupes ont mis en évidence la fiabilité du patch Zio :

    – l’incidence de la fibrillation atriale dans le groupe Zio était de 6,3% contre 2,3% dans le groupe contrôle

    – le traitement anticoagulant a été inité chez 5,4% des patients ayant porté le patch contre 3,4% dans le groupe contrôle

    – 78,7% des patients du groupe Zio ont reçu des visites médicales de soins primaires contre 75% dans le groupe contrôle

    – 31,6% de consultations externes en cardiologie contre 23,6%

    En revanche, aucune différence significative n’a été enregistrée concernant le taux d’AVC et les visites aux urgences.

    Quel bénéfice clinique ?

    Les auteurs de cette étude ont indiqué que les patients allaient bénéficier d’un suivi supplémentaire de deux ans. « Nous aurons des données de suivi pour déterminer si la détection précoce de la fibrillation atriale se traduit par des avantages cliniques à long terme, y compris la réduction des accidents vasculaires cérébraux et des économies de coûts potentiels, » a déclaré le Dr Eric Topol, fondateur et directeur du Scripps Translational Science Institute. Ces données sont importantes dans la mesure où les programmes de dépistage sont controversés. L’utilité de poser un diagnostic chez un patient asymptomatique n’est pas démontrée.

  • Téléconsultation et usage de la e-santé : les Français plus frileux que les Américains (Etude Harris)

    Les santénautes, tels que les définit l’institut de sondage Harris Interactive, sont toutes les personnes qui utilisent le digital d’une façon ou d’une autre dans une optique de santé : de la consultation de sites web à l’utilisation d’applis en passant par les objets connectés.

    Harris publie depuis plusieurs années un baromètres des tendances chez les santénautes français. Le 13 mars 2018, elle a dévoilé une étude comparative entre les pratiques en France et aux États-Unis.

    Globalement, le taux d’équipement aux USA est plus important : que cela concerne la possession de montres connectées (18% en France, contre 33 % outre-Atlantique), les capteurs de mesures du sommeil (10 % contre 24 %) ou les tensiomètres (9% contre 26 %). En revanche, les deux populations se rejoignent sur les bénéfices qu’elles tirent de ces usages : « la e-santé aide à vivre plus sainement », « permet de suivre son activité physique » et « aide à suivre son traitement ».

    L’étude Harris Interactive a été menée courant juin 2017 auprès de 3 000 personnes dans les deux pays. Elle a été auto-administré en ligne.

    Premier enseignement : les Américains sont plus santénautes que les Français

    A la question « êtes-vous utilisateurs d’au moins trois outils digitaux en santé par semaine », 43 % des Français interrogés ont répondu par l’affirmative, contre 70 % des Américains. Dans les deux pays, la moyenne d’âge des utilisateurs est de 38-39 ans, mais la différence c’est qu’en France les femmes sont les plus grandes utilisatrices (55 %) alors qu’aux États-Unis ce sont les hommes qui plébiscitent ces outils numériques (53 %).

    Ici comme là-bas, le santénaute appartient à la classe moyenne ou élevée et l’utilisation des outils numériques concerne, le plus souvent, des couples avec enfants (34% en France et 46% aux USA).

    En France, les utilisateurs de la e-santé sont 30 % à souffrir d’au moins 3 pathologies ou maux chroniques (les plus cités sont le cholestérol, les allergies, les troubles du sommeil). C’est le cas pour 46 % des utilisateurs de e-santé américains (mal de dos, obésité, cholestérol, hypertension, diabète).

    73 % des répondants santénautes avérés des deux pays sont des personnes qui font attention à leur santé, qui font du sport et dorment suffisamment.

    Les dispositifs de e-santé utilisés

    97 % des santénautes recherchent des informations sur leur santé sur Internet deux à trois fois par semaine ; 84 % des Français et 93 % des Américains ont téléchargé des applis bien-être ou santé sur leur smartphone ou leur tablette, et 45% des Français et 62 % des Américains échangent sur les réseaux sociaux au sujet de leur santé. Là où l’écart se creuse, c’est dans l’usage des objets connectés : 36 % des Français contre 54 % des Américains sont équipés.

    Balances connectées, capteurs de mesure du sommeil, tensiomètres, brosses à dents connectés, lecteurs de glycémie, patchs de prise de la température et montres connectés : si Français et Américains ne sont pas équipés dans la même mesure, les utilisateurs des deux pays manifestent l’intention d’acquérir ces produits. Ainsi, 20 % des Américains non équipés pensent investir dans les 12 prochains mois, comme 7 à 16 % des Français.

    Il y a donc une forte demande de la part des personnes qui s’intéressent à leur santé.

    La perception des bénéfices de la e-santé

    Pour les Français (86 %) comme pour les Américains (91 %), le digital peut « tout à fait » aider « à développer ses connaissances en santé », « à vivre sereinement » (80 et 88 %), « à prendre de rendez-vous en ligne » (83 % et 88 %), « à suivre son activité physique » (78 % et 82 %), « à améliorer l’observance de son traitement » (79 % et 86 %) et « à partager ses données de santé » (77 % et 84 %). 

    Là où un décrochage se fait c’est pour la téléconsultation : les Français sont plus frileux que les Américains (67 % contre 86 %).

    Les types de recherches sur la santé sur Internet

    Elles interviennent à tous les moments du parcours de santé, mais les scores ne sont pas comparables dans les deux pays.

    • à la suite d’une actualité lue sur la santé 54 % (France) et 56 % (États-Unis) ;
    • suite à un symptôme : 59 % et 79 % ;
    • après avoir consulté : 55 % et 75 % ;
    • avant de revoir un médecin après un examen médical : 53 % et 70 %.

    Les sources d’information sont les moteurs de recherche, les sites spécialisés dans la thématique santé, les réseaux sociaux et, dans une moindre mesure, les sites des laboratoires pharmaceutiques et les blogs de médecins.

    Perspectives de la e-santé

    Selon l’étude Harris Interactive, 92 % des répondants français et 98 % des Américains estiment que le développement du digital dans la santé est « une bonne chose ». Ce développement va, selon eux :

    • aider à la compréhension des maladies (48 % des Français et 63 % des Américains) ;
    • permettre de mieux surveiller sa santé (46 %, 59 %) ;
    • lutter contre la désertification médicale (41 % et 47 %).

    L’étude Harris complète est disponible à l’achat via ce lien.