DMN

  • Etude : la e-santé, un outil pour sécuriser l’accouchement dans les pays pauvres

    Former des agents de santé communautaire au suivi des femmes enceintes grâce à un smartphone se révèle une méthode pertinente dans les pays en voie de développement. Une étude* menée dans des zones rurales de Tanzanie a montré que les femmes ayant bénéficié d’un accompagnement par des agents de santé communautaire formés grâce à une application mobile accouchaient dans de meilleures conditions et bénéficiaient de davantage de visites à domicile. Les résultats ont été publiés le 18 juin dans Plos One.

    Dans les régions rurales de Tanzanie – et de nombreux pays en développement -, la moitié des femmes enceintes accouchent sans l’aide d’un professionnel de santé formé. Or, plusieurs études ont clairement démontré que l’accès à un tel dispositif améliore le taux de mortalité maternelle dans les pays en développement. Pourtant, le manque de structures sanitaires et de professionnels de santé handicape encore de nombreux pays d’Asie du Sud-Est et d’Afrique subsaharienne. Pour compenser, des agents de santé communautaire capables d’identifier des grossesses à risque, de référer une femme à un spécialiste quand c’est nécessaire ou simplement de faire de l’éducation à la santé auprès des femmes enceintes s’avère une bonne solution dans ces zones rurales.

    La m-santé pour suppléer les systèmes de santé défaillants

    La santé mobile s’avère être un bon moyen d’améliorer les compétences des agents de santé communautaire. Plusieurs études ont montré l’efficacité de stratégies basées sur l’envoi de SMS sur le comportement des patientes. En revanche, les travaux évaluant l’impact sanitaire de la m-santé dans un tel contexte sont rares. Une équipe de chercheurs américains, canadiens et tanzaniens ont donc mis sur pied une étude contrôlée visant à évaluer l’utilisation d’une application mobile pour former des agents de santé communautaire issus de 32 villages en Tanzanie. Ils ont été randomisés en 2 groupes : les uns étaient formés grâce à l’application mobile et les autres grâce à un support papier. Ils ont ensuite cherché à mesurer l’impact de cet accompagnement chez 572 femmes enceintes.

    Une appli qui guide les agents de santé communautaire

    L’application SUSTAIN a été développée pour être utilisée pendant les visites à domicile des agents de santé communautaire (ASC). Elle dispose de fonctionnalités de base (enregistrement des patients, planning des visites, les conseils de base, etc.) mais elle permet aussi de guider les ASC pendant les visites grâce à des arbres décisionnels électroniques les orientant vers des questions et des messages de conseil spécifiques basés sur l’âge gestationnel de la femme et des réponses à diverses questions diagnostiques.

    L’outil dirige aussi les ASC vers des leçons particulières du livre de photos et leur rappelle par exemple de conseiller aux femmes de suivre des soins prénataux. L’application aide également à identifier les signes de danger, signale les femmes qui ont besoin d’être référées immédiatement vers un établissement de santé et leur rappelle d’assurer un suivi auprès de ces femmes à risques.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 18 juin dans Plos One.

    Résultats

    • 74% des femmes ayant bénéficié de l’accompagnement m-santé ont accouché dans une structure de santé contre 63% dans le groupe contrôle ;
    • 72% d’entre elles ont reçu au moins 2 visites à domicile contre 60% dans le groupe contrôle ;
    • Chez les femmes ayant reçu plus de 4 visites, l’éloignement de la structure de santé n’avait pas de conséquence sur le lieu d’accouchement ;
    • L’impact de l’application mobile était plus fort chez les primipares : 84% ont accouché dans une structure de santé.

    La m-santé n’est pas la « panacée »

    L’utilisation de smartphone et de l’application mobile SUSTAIN par les agents de santé communautaire a donc amélioré les conditions d’accouchement. Les auteurs de l’étude précisent que cette amélioration serait surtout due à une plus grande fréquence des visites à domicile.

    Cependant, ils tiennent à souligner que les résultats positifs ne sont peut-être pas directement imputables à ce programme de m-santé. « Les agents de santé communautaires formés par l’appli étaient sans doute plus attentifs et plus motivés que d’habitude par ce nouvel outil. Les effets pourraient donc diminuer au fil du temps », écrivent-ils.

    En résumé, les chercheurs reconnaissent que « bien que la santé mobile ne soit pas une panacée, elle peut être considérée comme un outil de renforcement des systèmes de santé, une façon d’améliorer la mise en œuvre d’interventions éprouvées et une stratégie susceptible de réduire l’approche en «silo».

  • Data : 15 applications numériques pour la prévention, le suivi du cycle ou de la contraception

    De nombreux outils numériques sont proposés dans le domaine de la gynécologie, avec des applications offrant un service d’information et de prévention, un service de suivi du cycle menstruel ou de rappel de prise de la contraception avec émission de notifications.

    Health&Tech Intelligence a dénombré les solutions actuellement disponibles sur le marché et les a classées selon la catégorisation suivante :
    • 4 outils pour accéder à l’information avec l’objectif associé de prévenir ;
    • 6 applications de suivi de cycle menstruel ;
    • 5 applications de rappel de prise de moyen contraceptif.

    Parmi les éditeurs de ces applications, on trouve le Planning familial, des entreprises du médicament comme le laboratoire pharmaceutique Pierre Fabre ou des industriels.

    Parfois les solutions proposées sont le fruit d’une coopération entre un acteur associatif engagé dans la prévention et un industriel, comme dans le cas du Syndicat National des Dermatologues et Vénérologues français et de Corp&Co, associés dans l’édition de MSTRisk, un outil visant à sensibiliser aux maladies sexuellement transmissible (MST) depuis les symptômes jusqu’aux traitements existants.

    Pour accéder à l’article complet, cliquez ici.

  • 15 applications de gynécologie pour la prévention, le suivi du cycle ou de la contraception

    De nombreux outils numériques sont proposés dans le domaine de la gynécologie, avec des applications offrant un service d’information et de prévention, un service de suivi du cycle menstruel ou de rappel de prise de la contraception avec émission de notifications.

    Health&Tech Intelligence a dénombré les solutions actuellement disponibles sur le marché et les a classées selon la catégorisation suivante :
    • 4 outils pour accéder à l’information avec l’objectif associé de prévenir ;
    • 6 applications de suivi de cycle menstruel ;
    • 5 applications de rappel de prise de moyen contraceptif.

    Parmi les éditeurs de ces applications, on trouve le Planning familial, des entreprises du médicament telles le laboratoire pharmaceutique Pierre Fabre ou des industriels.

    Parfois les solutions proposées sont le fruit d’une coopération entre un acteur associatif engagé dans la prévention et un industriel, comme dans le cas du Syndicat National des Dermatologues et Vénérologues français et de Corp&Co, associés dans l’édition de MSTRisk, un outil visant à sensibiliser aux maladies sexuellement transmissible (MST) depuis les symptômes jusqu’aux traitements existants.

    Applis d’information et de prévention en gynécologie

    Les outils fournis à cet effet sont didactiques ou se présentent comme compagnons numériques pour apporter une réponse aux questions qui peuvent surgir liées à un doute, les MST ou la prévention à mettre en place.

    Applications d’aide au suivi du cycle menstruel

    Les six applications ci-dessous sont un substitut numérique aux calendriers de fécondité. Elles permettent de visualiser l’avancée du cycle en le modélisant sous forme de graphique, repérer les jours féconds ou avertissent sur les symptômes associés à chaque stade du cycle.

    Applications de rappel de prise de moyen contraceptif

    Ces outils sont utilisés afin d’émettre des notifications de rappel de prise de la pilule ou de pose d’autres contraceptifs, mais certaines d’entre elles vont au-delà et proposent en cas d’oubli des conseils voire des informations complémentaires de prévention.

  • #FASN2018 : Santé numérique, les médecins sont-ils prêts à franchir le cap ?

    Le 26 juin 2018, lors de la campagne FASN 2018 dédiée au parcours de vie a eu lieu un atelier sur la problématique de l’implantation d’outils numériques au service du suivi des patients. 

    Cet atelier animé par Béatrice FALISE-MIRAT, Care Insight, a réuni les intervenants suivants :
    – le Docteur Marilucy LOPEZ-SUBLET, PH de Médecine interne, Hôpital d’Avicenne, AP-HP ;
    – Christian GOURDIN, Directeur général d’INOVELAN, groupe AGFA HealthCare ;
    – 
    Pierre MERIGAUD, Directeur d’Autonom’Lab.

    Des sujets tels que les difficultés, les limites, les modèles économiques, les projets et la finalité de l’implantation d’outils numériques dans le suivi des patients ont été abordés.

    Les objectifs de l’utilisation de l’objet connecté en médecine

    Pierre Merigaud s’est fondé sur les résultats d’une étude menée par Automn’Lab à propos des outils numériques pour dégager quatre grandes visées de l’utilisation des objets connectés en médecine, qui sont :

    • responsabiliser le patient : il s’agit d’inclure le patient dans son parcours de soins, de le rendre acteur de ses propres prises en charge ;
    • développer des outils : ni les outils connectés proposés à l’heure actuelle, ni les modèles économiques qui sous-tendent leur développement ou leur déploiement ne sont encore parfaits. Ainsi, il est question de les améliorer afin de les rendre plus efficaces et plus accessibles ;
    • faciliter l’accès au suivi : il s’agit de créer des interfaces claires et lisibles tant pour les patients que pour les professionnels de santé afin de favoriser l’accès aux soins ;
    • étendre l’objet connecté aux patients : normaliser les outils numériques en santé et atteindre une acceptation par l’ensemble des acteurs des soins (patients ou professionnels) demeure un challenge important : ces outils coûtent cher et leur utilisation n’est pas encore systématiquement intégrée aux pratiques médicales.

    La télémédecine, du point de vue des professionnels

    L’intérêt 

    • Pour les professionnels de la santé, la télémédecine permet d’éviter des déplacements au domicile du patient : cette pratique représente un gain de temps pour les professionnels de la santé.
    • Pour les patients, la télémédecine favorise l’accès aux soins notamment dans les zones isolées : elle pourrait constituer une solution au problème des déserts médicaux.

    Les limites

    D’après une étude de l’AP-HP, 99% des médecins interrogés au sujet de la télémédecine lui trouvent au moins trois limites. Les limites exprimées de façon récurrente sont les suivantes : 

    • le coût des outils connectés nécessaires à la mise en œuvre de la télémédecine : les nouvelles technologies coûtent encore cher à l’heure actuelle et la télémédecine ne fait pas exception. 
    • l’utilisation parfois difficile de ces outils connectés : l’utilisation des outils numériques n’est pas innée pour nombre de professionnels de la santé, qui demandent l’élaboration de formations à l’utilisation des objets connectés supports de la télémédecine. Ceux-ci évoluant rapidement, on conçoit la difficulté de la mise en œuvre de telles formations.
    • la réticence médicale : nombreux sont les médecins qui se montrent réticents face au changement que représente la télémédecine. Cette réticence soulève la question suivante : les médecins sont ils prêts à se lancer dans la santé numérique ? 

    D’autres limites telles que le cadre légal de la télémédecine et la protection des données ont été évoquées.

    L’industrie au service de la santé numérique, du point de vue des entreprises

    Christian Gourdin a exprimé un point de vue plus industriel et a abordé, en les illustrant par de nombreux exemples, les questions de la prévention, des soins et de la cohérence du parcours que les outils connectés pourraient servir.

    La prévention 

    Par l’utilisation d’objets connectés et d’autres outils comme des questionnaires en ligne ou des capteurs sensoriels, il est possible de faciliter le diagnostic de certaines affections chroniques telles que l’hypertension artérielle : des tablettes comportant des questionnaires conçue pour aider à la détection de signes d’hypertension ont par exemple été mis à disposition des artisans boulangers (profession connue pour être particulièrement sujette à l’hypertension). 

    Le suivi du traitement, des soins

    De nombreux dispositifs connectés permettent de favoriser le suivi des soins du patient. Par exemple, des outils numériques permettent aux médecins, s’ils le souhaitent, de vérifier à tout moment les constantes d’un patient sous traitement, afin d’en adapter au mieux les posologies.

    Le parcours

    • L’utilisation d’objets connectés pourrait fluidifier le parcours de soins en amont ou en aval d’une hospitalisation.

    A titre d’exemple de bénéfice à l’utilisation d’outils numériques en amont d’une hospitalisation, l’intervenant a proposé d’imaginer une application qui enverrait au patient toutes les informations relatives à sa prise en charge. En aval, la même application pourrait accompagner les professionnels dans la surveillance de l’apparition de complications et de phénomènes iatrogènes. De ce fait, un tel outil connecté libérerait les professionnels d’une part de leur charge de travail.

    • L’utilisation d’objets connectés pourrait rendre le parcours de soins des patients atteints d’affections chroniques plus cohérent.

    En effet, les outils numériques peuvent favoriser une meilleure coordination du parcours de soins des patients, en renforçant le dialogue entre les différents acteurs des soins.

    Aussi, si les outils connectés se multiplient et permettent d’appréhender les apports éventuels de la médecine numérique à la santé, des limites exprimées notamment par les professionnels de la santé freinent actuellement leur totale intégration dans les pratiques.

  • Indice mondial de la santé numérique : la Nouvelle-Zélande obtient une note globale de 3/5

    Selon l’Indice mondial de la santé numérique (GDHI), la Nouvelle-Zélande a atteint la phase 3 (sur 5) au niveau de son utilisation globale de la technologie numérique dans le domaine de la santé.

    Lancé le 22 mai 2018, le GDHI est une ressource numérique interactive qui surveille et évalue l’utilisation de la technologie numérique pour la santé dans différents pays.

    Dix pays sont actuellement référencés, dont la Nouvelle-Zélande, la Malaisie, le Sri Lanka et la Jordanie.

    Des progrès restent à faire au niveau de l’interopérabilité

    L’indice classe les pays dans sept domaines de la santé numérique et délivre à chacun d’entre eux un score global.

    Le pays obtient une bonne note en terme de services, d’application et d’infrastructure

    Selon les critères du GDHI, la Nouvelle-Zélande se trouve :

    • en phase 4 en ce qui concerne les services et les applications ;
    • en phase 3 au niveau de la main-d’œuvre ; de la législation, des mesures politiques mises en place et de la conformité ; du leadership et de la gouvernance ;
    • en phase 2 concernant les normes établies et de l’interopérabilité. Ce faible score s’explique par l’absence d’un cadre national d’architecture numérique de la santé ou d’un échange d’informations sur la santé. Le pays se situe également en phase deux en termes de stratégie et d’investissement, avec seulement 1 à 3 % des dépenses publiques annuelles dans le secteur de la santé dédiées à la santé numérique.

    Par ailleurs, la Nouvelle-Zélande se classe à un haut niveau en ce qui concerne l’infrastructure du secteur de la e-santé, avec une bonne préparation du réseau, une planification réussie et un bon soutien pour la maintenance continue de l’infrastructure de la santé numérique.

    Globalement, la NZ a un « système de santé relativement hautement numérisé »

    Dans le résumé consacré au pays, les auteurs de l’évaluation indique que la Nouvelle-Zélande a un « système de santé relativement hautement numérisé », avec 97 % des généralistes néo-zélandais qui utilisent des dossiers médicaux électroniques.

    « La plupart des fournisseurs de soins utilisent la technologie de l’information pour soutenir la prestation des soins et rendre l’information accessible à toutes les divisions au sein de leur organisation, précisent-ils. [Une majorité d’entre eux sont] interconnectés avec d’autres fournisseurs de soins et partagent régulièrement des informations [entre eux] ».

    Un accès assuré à des données de référence fiables et cohérentes

    Autre point fort selon l’indice : les services de base nationaux, tels que l’Index national de la santé (National Health Index), le Formulaire NZ (NZ Formulary) et le Service national des inscriptions (National Enrollment Service), qui aident le secteur à favoriser l’accès à des données de référence fiables et cohérentes.

    L’indice aide le pays à identifier ses failles et ses points forts

    « [La mise en place de l’indice] arrive à un bon moment pour la Nouvelle-Zélande car le ministère de la Santé a travaillé sur notre stratégie de santé numérique », indique le Dr. Robyn Whittaker, directrice clinique de l’innovation au Conseil de santé du district de Waitemata (île du Nord, Nouvelle-Zélande), qui a participé à l’atelier initial pour concevoir le GDHI (source : Scoop.co.nz). 

    « [Il] nous aide à jeter un regard global sur la gamme d’indicateurs et à identifier les domaines dans lesquels nous pourrions être en retard, en plus de nous aider à mesurer nos progrès globaux », a-t-elle ajouté.

    Sur son site web dédié à la stratégie en matière de santé numérique, le ministère de la Santé indique que le GDHI sera l’un des outils utilisés pour évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la nouvelle stratégie numérique de la Nouvelle-Zélande (NZ Digital Health Strategy) en cours d’élaboration.

  • Global Digital Health Index: New Zealand gets an overall score of 3 out of 5

    According to the Global Digital Health Index (GDHI), New Zealand gets an overall score of three (out of a possible five) of its use of digital technology for health.

    Launched on May 22, 2018, the GDHI is an interactive digital resource that monitors and evaluates the use of digital technology for health in different countries.

    Ten countries are currently referenced in the index, including New Zealand, Malaysia, Sri Lanka and Jordan.

    Progress still to be made in terms of interoperability

    The Index ranks countries in seven areas of digital health and gives each of them an overall score.

    The country ranks highly for services, applications and infrastructure

    According to the GDHI, New Zealand is:

    • In phase 4 for services and applications;
    • In phase 3 for workforce; legislation, policy and compliance; as well as leadership and governance;
    • In phase 2 for standards and interoperability. This low score is due to lack of a national digital health architectural framework or health information exchange. The country is also in phase two for strategy and investment, with only 1 to 3% of annual public spending on health committed to digital health.

    In addition, New Zealand ranks highly for infrastructure, with good network readiness, but also planning and support for ongoing digital health infrastructure maintenance.

    Overall, NZ has a « relatively highly digitized health system »

    In the country summary, the GDHI says that New Zealand has a « relatively highly digitized health system, » with 97% of New Zealand GPs using electronic medical records.

    « Most health providers use information technology to support the delivery of care, make information accessible across functions within their organization, are interconnected with other health providers and routinely share information, » it says.

    An access to « trusted and consistent reference data »

    Another advantage for the country according to the Index is the role played by national foundation services such as the National Health Index, NZ Formulary and National Enrolment Service, that support the sector to provide access to « trusted and consistent reference data. »

    The Index helps the country to know its flaws and its strengths

    « The Index comes at a great time for New Zealand, as the Ministry of Health has been working on our digital health strategy, » said Dr Robyn Whittaker, clinical director of Innovation at the Institute for Innovation and Improvement, Waitemata District Health Board (North Island, New Zealand), who participated in the initial workshop to design the Index (source: Scoop.co.nz).

     » [It] helps us to take a comprehensive look across the range of indicators and identify areas where we might be falling behind, in addition to helping us measure our overall progress, » she added.

    On its website dedicated to the Digital Health Strategy, the Ministry of Health says the GDHI will be one of the measures that will be used to evaluate progress in implementing the new NZ Digital Health Strategy that is being developed.

  • BOOST : une appli gratuite pour mieux traiter la cataracte dans les pays en développement

    Un consortium mondial des principaux organismes de santé oculaire, dont la Fondation Fred Hollows (Australie), ont collaboré pour créer BOOST, une application mobile gratuite et facile à utiliser conçue pour aider les chirurgiens à améliorer les résultats de la chirurgie de la cataracte, en particulier pour les patients dans les pays en développement.

    Le dispositif a été lancé le 18 juin 2018 au Congrès mondial d’ophtalmologie à Barcelone. Il disponible en sept langues : anglais, français, espagnol, russe, mandarin, vietnamien et indonésien (Bahasa).

    BOOST : une application simple pour mesurer et améliorer les résultats

    Un projet international

    Le projet BOOST est une collaboration mondiale entre la Fondation Fred Hollows (Australie), Sightsavers (Royaume-Uni), l’Agence internationale pour la prévention de la cécité, Orbis International (États-Unis), Aravind Eye Care Systems (Inde) et le Conseil international d’ophtalmologie.

    L’application a été développée à la suite d’une étude (PRECOG) menée par 40 hôpitaux dans 12 pays à revenu faible et intermédiaire, publiée dans le magazine Lancet Global Health, qui a montré les avantages d’une mesure de la vision immédiatement après la chirurgie.

    Un outil de télé-médecine pour améliorer le suivi des patients après l’opération

    L’outil offre aux chirurgiens et aux cliniques un outil facile à appréhender pour mesurer, comparer et améliorer leurs résultats, même dans les zones où les patients qui reviennent pour un suivi sont peu nombreux.

    Concrètement, le dispositif guide les utilisateurs à travers des étapes simples pour leur permettre de recueillir des données sur leur vision le lendemain de l’opération, analyser leurs résultats et comparer leurs performances visuelles avec d’autres patients dans le monde entier. L’application suggère également automatiquement des stratégies adaptées pour aider à améliorer les résultats des soins.

    Toutes les données sont anonymes et les utilisateurs peuvent refuser de partager leurs informations à tout moment.

    « Des outils efficaces pour mesurer les résultats de la chirurgie sont cruciaux »

    « Traditionnellement, les chirurgiens mesurent les résultats six à huit semaines après la chirurgie, mais si les patients ne reviennent pas pour des soins de suivi, [ils] ne peuvent pas évaluer et encore moins améliorer leurs résultats chirurgicaux, explique le Pr. Nathan Congdon, directeur du projet BOOST et professeur Ulverscroft de Global Eye Health à l’université Queen’s de Belfast (source : Healthcareit.com.au). BOOST surmonte ce défi en évaluant les résultats immédiatement après la chirurgie et en offrant des conseils spécifiques pour améliorer les résultats ».

    « Des outils efficaces pour mesurer les résultats de la chirurgie de la cataracte sont cruciaux pour améliorer la qualité [des soins], indique de son côté Ian Wishart, P.-D.G. de la Fondation Fred Hollows. (…) Il y a un grand potentiel pour que BOOST soit intégré dans les soins et l’orientation de routine, en particulier pour les internes et les nouveaux chirurgiens. »

    Une surveillance simplifiée pour les gouvernements, les ONGs et les hôpitaux

    Le Pr. Congdon précise que l’application « aide non seulement les praticiens individuels mais fournit également une plateforme pour les gouvernements, les ONGs, les hôpitaux et les instituts de formation pour surveiller les résultats de la chirurgie de la cataracte d’une manière simple ».

  • BOOST: a free mobile app to improve the outcomes of cataract surgery in developing countries

    A global consortium of leading eye health organizations, including the Fred Hollows Foundation (Australia), collaborated to create BOOST, a free and easy-to-use mobile app designed to help surgeons improve the outcomes of cataract surgery, especially for patients in developing countries.

    The device was launched at the World Ophthalmology Congress in Barcelona on 18 June, 2018. It is available in seven languages: English, French, Spanish, Russian, Mandarin, Vietnamese and Bahasa Indonesia.

    BOOST: a simple tool to measure and improve results

    An international project

    The BOOST project is a global collaboration between The Fred Hollows Foundation (Australia), Sightsavers (UK), the International Agency for the Prevention of Blindness, Orbis International (USA), Aravind Eye Care Systems (India) and the International Council of Ophthalmology.

    The app was developed as a result of a study (PRECOG) of 40 hospitals in 12 low and middle-income countries published in Lancet Global Health magazine that showed the benefits of measuring vision immediately after surgery.

    A remote system to improve patient follow-up after surgery

    The app provides surgeons and clinics with a simple tool to measure, benchmark and improve their results, even in places where few patients return for follow-up visits.

    The device guides users through simple steps to collect data the day after surgery, analyze their results and compare their visual performance with other patients around the world. The app also automatically suggests tailored strategies to help improve the outcomes of care.

    All data is anonymous and users can refuse to share their information at any time.

    « Effective tools to measure the outcomes of surgery are crucial »

    « Traditionally, surgeons measure outcomes six to eight weeks after surgery, but if patients don’t return for follow-up care, surgeons cannot assess, much less improve, their own surgical results, » said Pr. Nathan Congdon, BOOST project director and Ulverscroft professor of Global Eye Health at Queens University Belfast (source: Healthcareit.com.au). « BOOST solves this challenge by assessing results immediately after surgery and offering specific advice to improve outcomes. »

    « Effective tools to measure the outcomes of cataract surgery are crucial to improving quality [of care] , » Ian Wishart, CEO of the Fred Hollows Foundation said. « (…) There is great potential for BOOST to be integrated into routine care and guidance, particularly for trainees and new surgeons. »

    A simple monitoring for governments, NGOs and hospitals

    Pr. Congdon added that the application « not only helps individual practitioners, it also provides a platform for governments, NGOs, hospitals and training institutes to monitor cataract surgical outcomes in a simple manner. »

  • France Stratégie interroge les usages et les limites de la blockchain (Rapport)

    France Stratégie publiait le 21 juin 2018, un rapport intitulé « Les enjeux des Blockchains » présidé par Joëlle Toledano, professeur émérite d’économie à l’université Paris-Dauphine. Le rapport interroge les enjeux actuels de la Blockchain, ses usages et limites, et le rôle de l’État en la matière.

    Une question sous-tend le document : « quels sont les vrais enjeux de la Blockchain à ce stade et comment l’action publique peu-elle accompagner son passage de l’expérimentation à la maturité, en combinant régulation et soutien à l’innovation? ».

    La Blockchain, une manière inédite de stocker de l’information

    La blockchain est « une nouvelle façon de stocker de l’information, de la préserver sans modification, d’y accéder et d’intégrer de nouvelles informations qui deviennent infalsifiables. Ces nouvelles données peuvent résulter de l’exécution d’une opération, d’une transaction ou de l’exécution « automatique » d’un programme informatique. Elles sont inscrites sur l’équivalent d’un vaste registre « distribué », c’est-à-dire partagé par tous les membres du réseau un système qui permet transparence et auditabilité ».

    Un potentiel d’utilisation prometteur

    Ses applications sont nombreuses dans le domaine de l’assurance, de la banque et de la logistique.

    « En tant que registre mémorisant sans possibilité de falsification toutes les opérations effectuées, la blockchain pourrait se révéler un outil révolutionnaire en matière de logistique. C’est tout le cycle de vie d’un produit qui peut être ainsi certifié », souligne le rapport.

    Deux usages possibles

    La blockchain n’est pas circonscrite aux seules activités financières. Le rapport identifie deux types d’usages opérationnels à moyen terme :

    • les applications de type notarial liées à la tenue d’un registre partagé ;
    • les « smart contracts », des programmes informatiques conçus dans le but d’exécuter les termes d’un contrat d’assurance par exemple, de façon automatique.

    L’utilisation de la Blockchain se heurte encore à des obstacles

    • « les cas d’usage réellement opérationnels sont rares » souligne le rapport.
      • des freins de nature « technique ».
      • « Le mécanisme de validation historique de la blockchain, avec ses procédés cryptographiques, est source de lenteur. »
      • la consommation en électricité des opérations de cryptographie est importante ;
      • la question de l’identité électronique des biens ou des personnes dont la blockchain enregistre les transactions ou tout simplement celle du « choix du protocole de consensus », c’est-à-dire des modalités d’accès à la blockchain.
    • Deuxième type de limites identifiées par le rapport : celles qui touchent aux enjeux monétaires et financiers.
    • La question juridique et fiscal reste ouverte :
      • Puisque la blockchain revendique une fiabilité totale sans intervention d’un tiers de confiance, les certifications qu’elle enregistre doivent avoir une portée probatoire avérée. À défaut « d’un droit de la preuve de type blockchain », l’insécurité juridique risque de freiner le développement de la technologie.
      • Même défaut de réglementation côté fiscal : « la nature juridique des actifs numériques reste imprécise » – ce qui explique notamment que les établissements bancaires refusent de gérer les comptes des entreprises ayant des cybermonnaies à leur patrimoine – ; il manque « une politique fiscale claire et adaptée aux cryptomonnaies ».

    Le rapport formule sept recommandations pour lever ces difficultés

    Ces recommandations « doivent être considérées comme de premières orientations au niveau national ». 

    • promouvoir des travaux de recherche et développement interdisciplinaires notamment dans les domaines de la formalisation, la sécurité, la qualité de service et la gouvernance ;
    • développer la formation, sans se cantonner aux spécialistes, c’est-à-dire aller au-delà de la nécessité de former de (bons) développeurs, en investissant aussi dans l’appropriation des systèmes complexes, condition nécessaire au développement des usages ;
    • préciser les règles fiscales et comptables, statut juridique des jetons, valeur de preuve d’une inscription sur une blockchain, lutte contre les usages illicites… ;
    • instituer « des régulations de base qui soient raisonnablement attractives » ;
    • contribuer au financement des projets d’infrastructure logicielle pour construire « les infrastructures blockchain publiques de demain » ;
    • soutenir des secteurs d’excellence ou d’intérêt stratégique en France – logistique, lutte contre la contrefaçon, traçabilité, banque et assurance, santé ;
    • tester, expertiser, former et équiper au sein des pouvoirs publics, en développant notamment une cellule d’agents publics ayant une expertise dans le domaine des blockchains, capables d’intervenir en appui des services de l’État.

    Le rapport est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet de France Stratégie.

  • Etude : la santé connectée améliore la communication médecins-patients

    Quand des soignants remettent des objets connectés à leurs patients, quel usage en font-ils et comment se les approprient-ils ? C’est pour répondre à ces questions que le Lab e-Santé a mené une étude dans 6 maisons de santé, 1 centre de soins et 2 pharmacies. Les résultats de leurs travaux présentés le 20 juin et en attente de publication dans le JMIR, montrent que ces outils améliorent surtout les échanges patients-professionnels de santé et l’observance.

    Des maisons de santé ouvertes aux objets connectés

    Les objets connectés dédiés à la santé et surtout au bien-être séduisent de plus en plus le grand public et essentiellement des personnes en bonne santé. Leur « utilisabilité » chez des malades et lorsqu’ils sont prescrits par des professionnels de santé reste encore mystérieuse. C’est la raison pour laquelle le Lab e-Santé, en partenariat avec Virtual Care, InAdvans et LauMa communication et avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité et de Tactio, a lancé une étude sur le sujet, nommée UPDOCS. Son but : évaluer l’usage et l’appropriation d’un dispositif de santé connectée reposant sur la mise à disposition d’objets connectés auprès de patients par leur équipe soignante au sein de maisons de santé pluri-professionnelles (MSP), de centres de soins ou en pharmacies.

    Une étude française sur une centaine de malades

    Concrètement, les patients – qui présentaient soit un surpoids, soit une hypertension ou une grossesse à risque- se voyaient remettre des objets connectés tels que des balances, des traqueurs d’activité ou des auto-tensiomètres, et les professionnels de santé étaient équipés d’un système de recueil des données sur iPad. Quelque 50 professionnels ont inclus 103 patients dans l’étude UPDOCS.

    Avant le démarrage de l’étude, 82% des patients n’avaient jamais utilisé d’objets connectés de santé et la moitié des professionnels de santé n’avaient jamais échangé ou conseil des applications mobiles ou des objets connectés à l’un des ses patients. Il est important de noter que sur les 50 professionnels de santé issus de 6 maisons de santé, 1 centre de soins et 2 pharmacies, seuls 13 ont répondu aux 3 vagues de questionnaires (J+7j, J+3 mois, J+ 6 mois).

    Résultats : des patients plus ouverts

    Une semaine après la découverte du dispositif, patients et professionnels de santé sont interrogés sur le niveau d’utilisabilité du dispositif. Il est évalué grâce au score SUS qui se compose de dix affirmations. L’utilisateur répond grâce à une échelle en 5 points de « Pas du tout d’accord » à « Tout à fait d’accord », ce qui permet d’aboutir à un score sur 100.

    • A J+7, le score chez les professionnels de santé est 56,25 contre 67,4 chez les patients
    • Les scores sont très hétérogènes : le plus faible chez les patients et de 35/100 contre 100/100 !
    • A J+6 mois, le score baisse autour de 50 dans les 2 groupes. Les scores sont encore très hétérogènes malgré tout. Dans une maison de santé qui a déployé un programme structuré de télésuivi des grossesses à risque via la mise à disposition d’auto-tensiomètre connecté, le score est passé de 62,5 à J+7 à 75 à J+3 mois et s’est maintenu à J + 6 mois.

    Pas d’optimisation du temps de travail

    L’étude UPDOCS a aussi cherché à évaluer l’apport de la santé connectée dans l’exercice professionnel. Dans ce domaine, les attentes étaient fortes mais les résultats sont plutôt décevants.

    • En matière d’amélioration de la communication entre professionnels de santé, la note a baissé de 26% entre J+7 et J+ 6 mois.
    • En matière d’optimisation du temps de travail, les notes se sont aussi dégradées.

    Des échanges soignants-patients facilités

    La santé connectée a-t-elle un impact positif sur le plan médical ? Pour le savoir, huit items ont été évalués.

    • Les échanges avec les patients se sont améliorés de 5,1% entre le début et la fin de l’étude
    • L’observance s’est elle aussi nettement améliorée grâce à santé connectée : +18%
    • L’amélioration est moins sensible mais perceptible concernant l’accompagnement des malades chroniques
    • La crainte d’une remise en question de l’expertise du PS a diminué
    • Le caractère anxiogène des objets connecté s’est révélé plus faible à la fin de l’étude qu’au début
    • Les outils n’ont en revanche pas convaincus comme aide au dépistage et à l’éducation thérapeutique. Leur score a baissé au bout de 6 mois.

    Faire bouger les habitudes des professionnels

    Les résultats de l’étude ont été présentés le 20 juin et sont soumis à publication au Journal of Medical Internet Research (JMIR).

    Certes, le Lab e-Santé n’est parvenu qu’à inclure que 103 patients alors qu’il en espérait 250. Cependant, UPDOCS montre bien les différences de perceptions entre les patients et les soignants. L’implication de ces derniers dépend nettement d’un projet médical lié à la santé connectée.

    Comme l’a déclaré un infirmier d’une maison de santé, « le plus complexe, c’est de faire changer les habitudes des professionnels de santé et de mobiliser le temps nécessaire au démarrage de l’étude. » Les patients, eux, perçoivent bien que l’intérêt principal d’un tel dispositif est « la prise de conscience de leur état de santé et de leur niveau de risque cardiovasculaire, a déclaré une infirmière. Les traqueurs leur permettent d’objectiver leur activité quotidienne, avec parfois quelques surprises. 
Au début, ils jouent tous le jeu. Ensuite, il faut faire quelques piqûres de rappel, mais ils perçoivent bien l’intérêt que présente le suivi à distance. »