DMN

  • La manche connectée de Quantmetry au CHU de Strasbourg pour prévenir le lymphœdème (cancer du sein)

    La start-up Quantmetry, spécialisée dans le développement d’algorithmes alliant big data et IA, a collaboré avec les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg pour mettre en place une manche connectée qui vise à prévenir les complications chez les patientes d’un cancer du sein, selon un communiqué de la start-up de fin mai 2018.

    La coopération entre les deux acteurs s’inscrit dans le projet « Lymphometry » mené depuis 2015 par le Dr Carole Mathelin dont l’objectif consiste à comprendre l’apparition du lymphœdème, conséquence d’une ablation des ganglions axillaires dans le cadre d’une chirurgie du sein à la suite d’un cancer.

    Le bénéfice de la solution va être testé au cours d’un essai clinique mené par les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg conduit en 2018 et impliquant une cinquantaine de patientes.

    Des capteurs étirables qui veillent

    Le dispositif mis en place par Quantmetry se présente sous la forme d’une manche que les femmes ayant subi une chirurgie à la suite d’un cancer du sein enfilent à leur bras. Les capteurs connectés qui composent la manche sont étirables de façon à s’adapter à la forme du bras et prennent des mesures de la circonférence du bras en vue de détecter un éventuel gonflement.

    Il s’agit d’un complication courante, le lymphœdème, qui peut intervenir après une chirurgie associée à une ablation des ganglions axillaires et la manche doit permettre sa détection la plus précoce possible afin de mettre en place des mesures préventives.

    Big data

    Les mesures effectuées sont recueillies dans une application et servent à des analyses plus approfondies.

    L’application permet d’autres actions comme le renseignement par les patientes des activités menées pour détecter si un type d’activité peut représenter un risque aggravant du phénomène.

    Les données recueillies sont toutes cryptées, désidentifiées et stockées sur un serveur certifié pour l’hébergement de données de santé.

    Quantmetry est spécialisée dans la valorisation des données grâce à la création de solutions fondées sur le machine learning, l’IA et le big data.

  • Les hôpitaux français, théâtres de transformations majeures – Conférence Grant Thornton & Cerner 1/2

    Les entreprises Grant Thornton et Cerner organisaient conjointement le 14 juin 2018 une conférence intitulée « Les systèmes d’information dans le domaine de la santé : réussir son virage stratégique ». 

    Catherine Greindre, Directrice général des Hospices civils de Lyon et Présidente de la Commission Innovations Technologiques et Organisationnelles au sein de la conférence des DG de CHU a ouvert cette journée de conférence en évoquant les principaux questionnements et défis se présentant actuellement aux directeurs généraux d’hôpitaux français. 

    Jean François Lefebvre, Directeur général du CHU de Limoges et Président de la Commission des Systèmes d’information et E-santé au sein de la conférence des DG de CHU lui a succédé, évoquant les cinq enjeux actuels du monde hospitalier français.

    Catherine Geindre : DG de CHU – Hôpitaux civils de Lyon, Présidente de la Commission Innovations Technologiques et Organisationnelles au sein de la conférence des DG de CHU.

    Lors de son intervention, Catherine Geindre a souhaité rendre compte des questionnements que se posent actuellement les directeurs généraux d’établissements hospitaliers français.

    Catherine Geindre rappelle que les hôpitaux sont aujourd’hui le théâtre de « transformations majeures ». Les innovations technologiques ont un impact immédiat et tangible sur l’organisation des établissements hospitaliers, sur la prise en charge des patients, et sur l’offre de soins.

    Ces transformations s’accompagnent d’évolutions sociétales : les patients sont de plus en plus connectés et exigeants quant à la qualité des soins et de leur prise en charge. Les directeurs d’hôpitaux doivent répondre aux nouvelles revendications et aspirations des jeunes professionnels de santé. Le contexte actuel est également marqué par des évolutions organisationnelles avec les groupements hospitaliers de territoire (GHT), et la transformation de la répartition de l’offre de soins. « La réponse aux besoins de santé doit dès lors être plus globale, transversale, décloisonnée, populationnelle ».

     Catherine Geindre relève par ailleurs les évolutions suivantes :

    • la raréfaction de l’expertise médicale ;
    • la réduction du temps des séjours hospitaliers qui nécessite de prolonger la prise en charge des patients dans leur domicile
    • l’autonomisation des patients, qui deviennent des acteurs de leur prise en charge.

    Les technologies et les systèmes d’information sont des leviers et des catalyseurs de transformations du système de santé, selon la directrice des hôpitaux civils de Lyon. Les systèmes d’informations doivent être plus communicants qu’ils ne le sont aujourd’hui, davantage sécurisés, performants, et intelligents.

    L’hôpital public doit par ailleurs s’ouvrir aux enjeux de l’intelligence artificielle. La création récente du health data hub s’inscrit dans cette dynamique. Il doit être en capacité d’intégrer les objets connectés et les enjeux de la médecine personnalisée. Enfin, dans un contexte économiquement contraint, les choix d’investissements sont majeurs et la marge d’erreurs des décideurs publics est très restreinte.

    Jean-François Lefebvre, Directeur général du CHU de Limoges, Président de la Commission des Systèmes d’information et E-santé au sein de la conférence des DG de CHU

    Les hôpitaux sont de plus en plus mobilisés dans les groupements hospitaliers de territoire. D’après Jean-François Lefebvre, les hôpitaux sont des accélérateurs de changement. En confiant la convergence des systèmes d’information hospitaliers à un établissement support la loi est également un élément clé de transformation des établissements hospitaliers. Le Programme « Hôpital numérique » est au même titre un accélérateur de changements, car il participe de l’évaluation de la performance de ces systèmes.

    Mise en garde contre le développement incontrôlé des technologies numériques

    J-F. Lefebvre met les auditeurs en garde contre le développement « débridé » du numérique, des objets connectés, dont on ignore encore tous les développements et usages possibles. Ils soulèvent des questions éthiques et juridiques, dont certaines n’ont pas encore été traitées par les chercheurs et acteurs concernées. 

    Le Directeur général du CHU de Limoges revient ensuite sur cinq enjeux actuels : 

    • 1.L’informatisation des flux et des parcours : les systèmes d’information doivent embrasser une logique de parcours et gérer les flux entre les différents professionnels de santé. Les nouveaux outils numériques sont d’ores et déjà exploitables et ont contribué à refonder la structuration des parcours.
      • La stratégie nationale de santé affiche un objectif d’évaluation, de mesure et de valorisation des établissements et professionnels de santé, qui implique de recueillir les informations et de les rapprocher à des fins d’analyse et de comparaison. Il convient par ailleurs de mieux penser et organiser l’amont et l’aval de la prise en charge des patients à l’hôpital, en utilisant notamment les données de santé du patient.
      • téléexpertise et télémédecine : leur degrés d’opérationalité est désormais important. Elles facilitent l’accès aux soins dans des territoires faiblement pourvus en médecins. Pour faire de la télémédecine un facteur d’accès à des soins de qualité, il doit bénéficier de l’accompagnement de l’Etat, souligne J-F Lefebvre.  
    • 2.Décalage entre les objectifs de convergence des systèmes d’information et la réalité des pratiques : il existe un consensus aujourd’hui sur les modalités logistiques à mettre en œuvre, tels que les entrepôts et les plateformes de partage de données.
      • Une question demeure : quelle répartition des rôles entre les Agences régionales de santé et les établissements hospitaliers ? Jean-François Lefebvre propose de laisser à l’Etat le soin d’organiser la coordination entre établissements de santé et aux GHT, la tâche d’assurer la convergence interne des systèmes d’information.
      • Mr Lefebvre identifie des résistances et des freins persistants « qu’il conviendrait de lever ». Les établissements auront besoins de 12 à 18 mois de travail supplémentaires pour atteindre l’étape intermédiaire de la convergence. « Il faut accélérer nos démarches », rappelle l’orateur, cette accélération étant portée par la demande médicale, et offrir aux médecins un accès facile aux données.
      • Pour les organisateurs des soins, l‘harmonisation des systèmes d’information est essentielle : harmonisation des protocoles, des pratiques médicales, et méthodes de travail seront facteur de qualité et d’amélioration des pratiques.
    • 3.Sécurité : l’ouverture des système d’information place l’enjeu de la sécurité au cœur des préoccupations des directeurs généraux de CHU : J-F Lefebvre constate qu’une culture sur la sécurité des systèmes d’information hospitaliers s’est développée au cours des dernières années.
    • 4.l’intelligence artificielle ouvre des perspectives intéressantes : l’annonce récente de la ministre s’inscrit dans ce sens, la création d’un health data hub est « un chantier vital ». L’IA en imagerie médicale est un enjeux majeur dans un contexte de raréfaction des radiologues.
      • S’agissant des CHU, ils doivent être promoteurs de l’IA en matière d’organisation des soins notamment : Mr. Lefebvre propose de mobiliser les CHU sur la question de l’IA. 
    •  5.facteurs humains : les DSI hospitaliers doivent avoir conscience des enjeux humains des évolutions technologiques, et s’impliquer dans des projets aux cotés des médecins, data scientists, etc. Enfin, des métiers émergent pour assurer la liaison entre les différents acteurs de l’hôpital : il convient à ce titre de mettre en œuvre une nouvelle politique de ressources humaines.

  • Samsung Health (Corée du Sud) lance avec Babylon (UK) une application payante de consultations vidéo

    La société sud-coréenne Samsung et le groupe anglais Babylon Health ont récemment annoncé avoir signé un partenariat pour lancer un service « ask an expert » (« demande à un expert »), qui permettra aux utilisateurs de vérifier leurs symptômes, de recevoir des informations sur la santé physique et les affections courantes mais aussi de prendre des rendez-vous pour des consultations vidéo avec leur médecin.

    Lancé le 31 mai 2018, le service sera disponible via l’application Samsung Health sur les appareils mobiles Samsung Galaxy compatibles.

    « ask an expert » : Un médecin accessible 24h/24

    Avec ce nouvel outil numérique payant, les utilisateurs ont accès à un médecin 24 heures sur 24 mais peuvent aussi gérer et demander des ordonnances en ligne.

    L’application coûte 50 livres (57 € ; 67 US$) par an ou 25 livres (28 € ; 34 US$) pour un rendez-vous unique.

    Babylon multiplie les partenariats avec les entreprises asiatiques

    Par ailleurs, Babylon a établi en avril 2018 un partenariat avec le géant de l’internet chinois Tencent pour l’aider à fournir des évaluations de santé personnelles et des conseils de traitement à travers la Chine continentale.

  • Etude : gagner 8 mois de survie grâce à une application dédiée au cancer du poumon (ASCO)

    Un oncologue français s’est distingué au congrès mondial sur le cancer, l’Asco, qui s’est tenu à Chicago (Etats-Unis) du 1er au 5 juin 2018. Le Dr Fabrice Denis, oncologue à l’institut interrégional de cancérologie Jean Bernard du Mans, a présenté les résultats d’une étude* portant sur une application mobile dédiée au suivi des malades atteints de cancer du poumon. L’algorithme a permis de mieux repérer les récidives et donc d’améliorer la survie de 8 mois.

    Un algorithme pour repérer les récidives de cancer

    Repérer précocement la récidive d’un cancer représente un vrai gain de chance pour le patient. Cette stratégie permet en effet d’entamer les traitements plus tôt et donc d’améliorer les chances de survie. Fort de ce concept, une équipe d’oncologues français a développé une application mobile avec un algorithme pour surveiller les symptômes du cancer du poumon.

    L’application Moovcare permet aux malades de notifier chaque semaine via son ordinateur, sa tablette ou son smartphone, l’apparition éventuelle de 13 symptômes (fatigue, toux, douleur, perte d’appétit, fièvre, etc). Les proches pouvaient également participer à la notification. Quand l’algorithme suspectait une récidive, un email était envoyé à l’oncologue qui pouvait alors vérifier l’état de santé de son patient et programmer un scanner rapidement si nécessaire.

    Résultats

    Quelque 121 patients atteints d’un cancer du poumon de grade III ou IV ont été inclus dans l’étude et randomisé en deux groupes : une moitié utilisait l’application mobile Moovcare et l’autre moitié bénéficiait d’un suivi traditionnel, soit un scanner tous les 3 mois. Des premiers résultats intermédiaires après un an de suivi avaient mis en évidence une amélioration de la survie de 7 mois dans le groupe Moovcare comparé au groupe contrôle (19 mois de survie contre 12).

    « Sur la base des résultats de notre analyse intermédiaire, nous avons émis l’hypothèse que le bénéfice était dû à la détection précoce des symptômes et des rechutes, ce qui a incité un traitement plus précoce et des soins de soutien », a déclaré le Dr Fabrice Denis.

    Lors de l’ASCO 2018, l’oncologue français a donc présenté les résultats définitifs d’un suivi de 2 ans des patients.

    • La médiane de survie était de 23 mois chez les patients suivis par Moovcare
    • Elle était de 14,8 mois dans le groupe contrôle (scanner tous les 3 mois)

    Une demande de remboursement pour l’appli

    Ces résultats définitifs montrent que la surveillance basée sur un algorithme et supérieure à celle de routine. Les résultats sont significatifs même après un suivi de 2 ans. En fait, comme l’avait déclaré le Dr Denis lors de la publication des résultats intermédiaires et de leur présentation à l’Asco 2016, « si la maladie rechute, ce n’est pas forcément le jour du rendez-vous avec l’oncologue ». En outre, les auteurs de l’étude ont cherché à savoir si l’utilisation de l’application suscitait une anxiété chez les patients. En réalité, ils ont déclaré qu’ils étaient rassurés par rapport à un suivi classique, car ils sont connectés directement à l’équipe médicale.

    L’application MoovCare a été développée par l’entreprise Sivan Innovation. Elle est en cours de déploiement dans des sites pilotes en France et bientôt aux Etats-Unis. Un dossier de remboursement a été déposé en mai 2018.

  • Bien-être : la société KaHa développe un t-shirt intelligent avec un institut singapourien

    KaHa, une société singapourienne à l’origine d’une plateforme IoT, a lancé courant mai 2018 un prototype de t-shirt intelligent centré sur l’amélioration du bien-être, conçu en partenariat avec le Singapore Institute of Manufacturing Technology (SIMTech).

    KaHa a travaillé aux côtés de SIMTech en tant que partenaire clé dans le cadre du développement de la technologie et de la chaîne d’approvisionnement pour le dernier projet de collaboration de l’institut de recherche (CIP) portant sur l’innovation dans les vêtements intelligents.

    CIP : un programme pour accélérer l’adoption des technologies avancées

    Le marché mondial de l’habillement s’élève actuellement à 3,6 milliards de dollars US (3,1 Mds €) et, selon le dernier rapport du cabinet de recherche anglais IDTechEx, le marché mondial de la technologie portable devrait atteindre les 160 milliards USD (137 Mds €) d’ici 2025, indique Enterpriseinnovation.net.

    Le programme CIP, axé sur l’électronique hybride flexible (FHE), vise à accélérer l’adoption de technologies avancées afin de tirer parti de l’énorme potentiel de l’électronique portable intelligente et améliorer l’écosystème local dans le domaine du smart wearable. Le secteur de la santé fait partie des domaines ciblés par les deux partenaires.

    Cinq mois pour aider les entreprises à maîtriser la technologie portable

    Au cours du deuxième semestre 2018, KaHa et SIMTech aideront les entreprises locales à comprendre la technologie portable et ses applications ainsi qu’à créer des prototypes intégrant la technologie des vêtements intelligents dans leurs produits.

    KaHa aidera les fabricants locaux à trouver des idées d’application et à les associer pour produire les prototypes du produit souhaité, comme des chaussures ou d’autres vêtements à destination d’un usage personnalisé dans le domaine des soins infirmiers et des soins basiques. L’adoption et l’adaptation des prototypes et des technologies de KaHa devraient réduire le temps de mise sur le marché initial ainsi que les coûts de recherche et de développement pour les fabricants.

    Flexible Hybrid Electronics : surveiller la fréquence cardiaque

    Le prototype de vêtement intelligent co-développé par KaHa et SIMTech se base sur la FHE, un système qui capte les signes vitaux du corps et les transmet à un module intelligent détachable sur les vêtements.

    Le module trie les données, qui sont ensuite partagées sur la plateforme IoT de KaHa pour être analysées.

    Une alerte envoyée aux utilisateurs quand leur fréquence atteint les 80 %

    Le dispositif surveille la fréquence cardiaque des utilisateurs et les alerte automatiquement lorsque leur fréquence maximale individuelle atteint les 80 %.

    Une application possible dans certaines industries spécialisées

    Il suit également les résultats de l’électrocardiogramme (ECG) intégré au produit et la capacité aérobie maximale (VO2 Max) de l’utilisateur.

    La technologie peut être étendue pour capter d’autres données biométriques, telles que la pression artérielle et la respiration. Les applications peuvent aller, par exemple, de la performance sportive au suivi de l’état de santé et du bien-être au quotidien mais aussi à l’élaboration d’uniformes pour des industries spécialisées où les employés doivent effectuer un effort physique important, comme dans le secteur de la construction.

    « La technologie portable devient invisible et intégrée dans les vêtements »

    « La technologie portable devient invisible et intégrée dans les vêtements, les bijoux et tous les accessoires portables, se félicite Pawan Gandhi, fondateur et P.-D.G. de KaHa (source : Enterpriseinnovation.net). En [le présentant de manière discrète] et en l’intégrant de façon transparente dans la vie quotidienne, nous apportons l’internet des objets aux consommateurs à un tout autre niveau. Dans le cas des vêtements de sport, cela aidera les gens à atteindre leur plein potentiel en matière de performance physique et de bien-être. Avec ce [concept de t-shirt], nous ouvrons la porte à de nombreuses applications possibles au-delà des vêtements de sport. »

  • Wellness: KaHa develops a smart t-shirt with a Singapore Institute

    KaHa, a Singapore-based end-to-end smart wearable IoT platform company, launched in May 2018 a prototype of smart wearable body and wellness-monitoring T-shirt, designed in partnership with the Singapore Institute of Manufacturing Technology (SIMTech).

    KaHa has been working alongside SIMTech as a key strategic technology and supply chain partner for the research institute’s latest Collaborative Industry Project (CIP) on smart apparel innovation.

    CIP: a program to accelerate the adoption of advanced technologies

    The CIP program, focused on flexible hybrid electronics (FHE), aims to accelerate the adoption of advanced technologies in order to take advantage of the huge potential of smart wearable electronics and contribute to improving the local smart wearable manufacturing ecosystem. Health and wellness sectors are among the main areas targeted by both partners.

    The global apparel market is currently stands a US$3.6 billion (€3.1bn) and the latest IDTechEx report predicts that the global wearable tech market to reach US$160bn (€137bn) ) by 2025, Enterpriseinnovation.net said.

    Five months to help businesses master wearable technology

    During the second semester of 2018, KaHa and SIMTech will help businesses understand wearable technology and their applications as well as create prototypes that integrate smart apparel technology into their products.

    KaHa will help guide local manufacturers, brainstorm for application ideas, and partner them to spin-off the prototypes for the manufacturer’s desired product, such as footwear or other clothing intended for customized use in nursing and healthcare. Adoption and adaption of KaHa prototypes and technologies reduce the initial go-to-market time as well as research and development costs for manufacturers.

    Flexible Hybrid Electronics: monitoring heart rate

    Co-developed by KaHa and SIMTech, the smart apparel prototype has printed Flexible Hybrid Electronics, a system that captures body vitals and transmits it to a detachable smart module on the apparel.

    The module cleans the data, which is then shared with KaHa’s IoT platform for analysis.

    An alert is sent to users when their heart rate reaches 80%

    The device monitors users’ heart rate and automatically alerts them when their individual maximum prescribed heart rate reaches 80%.

    A possible application in some specialized industries such as construction

    It also tracks ECG and maximum aerobic capacity (VO2 Max). The technology can be extended to cover other biometric data such as blood pressure and breathing patterns, which will have various applications, from sports performance to health and wellness, for example, and uniforms for specialized industries such as construction.

    « Wearable technology is becoming invisible and incorporated within clothing »

    « Wearable technology is becoming invisible and incorporated within clothing, jewelry and across all wearables, » said Pawan Gandhi, founder and CEO of KaHa (source: Enterpriseinnovation.net). « By becoming inconspicuous and seamlessly weaving it into everyday life, we are bringing the Internet-of-Things to consumers at an entirely different level. In the case of sportswear, this will help people reach their full potential in fitness performance and wellness. With this prototype T-shirt as concept, we open the door to many possible applications beyond sports apparel. »

  • Vivalto Santé lance une appli d’aide à la préparation de l’hospitalisation et au suivi des patients

    Vivalto Santé a annoncé, dans un communiqué daté du 31 mai 2018, le lancement d’une application de préparation et de suivi de l’hospitalisation destinée aux patients : Vivalto Santé mobile.

    Après la commercialisation de son serious game ChimioOrale en 2016, le groupe veut, par cette nouvelle application, poursuivre le déploiement de ses projets de digitalisation. Vivalto Santé rejoint ainsi dans ce domaine d’autres entreprises, qui ont également récemment choisi de développer des outils numériques d’accompagnement de l’hospitalisation, notamment Ramsay Générale de Santé (qui avait lancé, il y a un an, Ramsay services, plateforme numérique de services pour les patients et accompagnants des personnes hospitalisées) ou la start-up Satelia (qui déploie à Bordeaux une plateforme de télésuivi en chirurgie ambulatoire).

    Fonctionnalités de l’application Vivalto Santé Mobile

    Pour aider les patients à préparer leur hospitalisation, les suivre au cours de cette hospitalisation puis lors du retour à leur domicile, l’application propose :

    • d’« accéder à l’annuaire de tous les praticiens d’un établissement », de prendre rendez-vous en ligne avec ces professionnels recensés dans l’application et de suivre son « agenda synchronisé des rendez-vous de consultations » ;
    • de procéder à « son admission administrative complète en ligne » en prenant en photo les documents requis (justificatif d’identité, carte vitale) ;
    • de « préparer son séjour depuis son domicile » : par cette fonctionnalité, le patient peut s’assurer de la réception et de la complétude de son dossier, et éventuellement sélectionner certains services d’hôtellerie pour son hospitalisation (réservation d’une chambre individuelle, accès à la télévision, commande de repas supplémentaires pour les accompagnants, etc.) ;
    • de « garantir le suivi du parcours de soins », via plusieurs fonctionnalités d’Ambulis (Rhadius) (« recommandations et services liés à l’intervention ou l’hospitalisation en amont ou en aval du séjour ») que Vivalto Santé a intégrées à son application ;
    • de « régler le solde du séjour » par un paiement à distance.

    Modalités de fonctionnement de cet outil

    Supports de fonctionnement

    L’application est téléchargeable gratuitement. D’après le communiqué de Vivalto santé, elle fonctionne sur PC, Mac, smartphones et tablettes.

    Un réseau de partenariats formés entre Vivalto Santé et 26 établissements de santé (notamment en régions Bretagne, Normandie, Ile-de-France, Nouvelle Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, soit 1 700 praticiens ou 3 800 lits, places et postes) alimente par ailleurs l’application.

    Interaction avec l’outil

    Outre l’affichage d’un agenda digital et la possibilité de payer en ligne, l’application permet :

    • d’échanger des informations par SMS avec les établissements ou les praticiens ;
    • de répondre à des questionnaires ;
    • de prendre des photos, tant pour réaliser son administration en ligne que pour enrichir le dossier médical du patient, ces photos pouvant « générer ou non des alertes auprès des équipes soignantes pour assurer un […] suivi du patient » ;
    • prendre des constantes, dans le cadre du suivi du patient.

    Le groupe Vivalto santé affirme par ailleurs que cette application est sécurisée.

  • Création d’un écosystème national en IA par le Conseil professionnel de la radiologie française

    L’intelligence artificielle a été au cœur des échanges des radiologues début juin 2018 : la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR) a organisé, le 2 juin 2018 à Lyon, un séminaire sur l’IA et la radiologie puis, le 5 juin 2018, lors des 2es Mardis de l’imagerie sur le thème « L’IA : rêve ou cauchemar du radiologue ? », les radiologues invités par la Société française de radiologie (SFR) ont souhaité communiquer leur volonté d’utiliser l’IA dans leur pratique quotidienne. 

    A cette occasion, Dr Jean-Philippe Masson, Président de la FNMR, a annoncé la création, par l’ensemble des composantes du Conseil professionnel de la radiologie française (G4), d’un projet d’écosystème en Intelligence Artificielle dédié à l’imagerie médicale. Il s’agira d’utiliser les données images et les interprétations de quelques 500 millions de dossiers traités par la radiologie française dans son ensemble, afin de faire progresser la santé des patients.

    Ce système sera indépendant, notamment des GAFAM et des BATX Chinois.

    Le contenu de ce projet ambitieux n’est pas arrêté, à commencer par son financement.

    L’IA ne remplacera pas l’expertise professionnelle

    Au cours des rencontres, le Pr Laure Fournier de Hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP) a expliqué l’intérêt de l’IA pour les radiologues :  « ‘L’IA, qui interviendra tant dans la détection, la classification et dans le compte-rendu d’une pathologie révélée par un examen d’imagerie, sera à l’origine d’une transformation des pratiques des radiologues. Les outils de Deep Learning proposeront, très bientôt, des algorithmes d’interprétation et des algorithmes de décision. » Le Dr Marc Sinz du Groupe hospitalier Paris Saint Joseph a pris le soin de souligner le rôle que gardera le radiologue dans l’assurance de la pertinence des examens et de la technique utilisée pour explorer une pathologie donnée. « L’IA permettra au radiologue de revenir à la clinique et de reprendre contact avec le patient, avec lequel il était moins proche depuis quelques années, accaparé par le développement des outils technologiques dont il fait usage au quotidien ».

    L’expérience du radiologue restera primordiale dans l’utilisation de l’IA, puisqu’il validera, en dernier ressort, l’analyse de la machine, de nombreux faux positifs pouvant se faire jour et pouvant provoquer des interprétations non cohérentes pour un junior par exemple. Sur ce point, le Pr Anne Cotten du CHRU de Lille a tenu à signaler diverses actions qui seront mises en place lors des Journées Francophones de Radiologie (JFR), programmées du 12 au 15 octobre 2018 au Palais des Congrès de Paris, comme l’espace forum IA, des échanges entre radiologues, industriels ou start-ups sur ce thème, ainsi que le challenge IA, durant lequel des sociétés d’organes proposeront des cas cliniques avec plusieurs modalités d’imagerie.

  • My Health Record: Australian Digital Health Agency reinforces its Health Data Protection Policy

    Tim Kelsey, Chief Executive of the Australian Digital Health Agency, addressed a handful of security and privacy concerns the health record raises in front of the National Press Club (professional organization for journalists) on May 24, 2018.

    Mr. Kelsey emphasized the measures implemented in recent months to better protect patients’ personal data, including the establishment in 2017 of the Australian Cyber Security Centre (ACSC) to monitor and assess the cyber threat.

    The new My Health Record framework for action will be published in July 2018.

    A cybersecurity center to ensure constant monitoring

    « My Health Record operates to the highest cybersecurity standards in Australia and is independently audited on that basis by a number of organizations (…), » said Mr. Kelsey (source: Zdnet.com). « The [Australian Digital Health Agency] has set up a national cybersecurity center to ensure constant, multi-layer surveillance of My Health Record, » while adding that since MyHR was launched in 2012, « there has been no breach. »

    An access code on the individual’s MHR

    Another security measure is the necessity to have an access code or PIN on the individual’s My Health Record so that users are the only individuals to be able to see their personal health data.

    An SMS alert when the record is being accessed by a third party

    In addition, users will be able to consult a real-time audit log indicating who has accessed their record. They can also set up an SMS alert that notifies them when their account is open.

    Individuals can also withhold a document from the view of their clinician.

    « All instances of access by a clinician are attributable directly to that person and recorded in real-time, » Tim Kelsey said, adding that unauthorized use of the data will be punishable via a custodial prison sentence of up to two years.

    Guidelines on the third party use of MHR data

    The third party use of My Health Record information is one of the primary concerns related to the device.

    In May, the government published guidelines on the use by a third party of data generated by the national health record.

    Direct access to and release of My Health Record data is only to an Australian entity, the guidelines state, and data released for secondary use is to be stored in a facility within Australia.

    The framework limits access to de-identified data, noting that it cannot be used solely for commercial and non-health-related purposes. This means that insurance companies cannot use this information to set premiums for example, Tim Kelsey said.

    MHR: Australians can opt out from July to October 2018

    Currently, more than 5.7 million Australians (out of more than 24 million inhabitants) have a My Health record. All citizens will have an account automatically created by the end of the year: those who don’t want one will have from July 16 to October 15, 2018, to opt out.

    Mr. Kelsey said that when a My Health Record has been canceled, the contents of the record is dumped as per government data removal procedure, and becomes unavailable for secondary use.

    The legal framework of My Health Record to be revised and published in July 2018

    The goal of the Australian Digital Health Agency for 2019 is to provide every registered clinician with a secure means of communicating digitally with their colleagues without « resorting to paper or the dreaded fax machine ».

    By 2022, the first selected regions in Australia will have connected all their care services so that clinicians have cross-organization access to information, Tim Kelsey added.

    The new framework for action of My Health Record will be published in July. It will outline the road map for delivering of the three key principals of the Digital Health Agency and the online record. Touching on the three principals, Mr. Kelsey said they will be centered on participation, empowering people to take more control of their health and care; collaboration, which will require the co-design of services; and innovation.

  • Healthcare services improvement : Beijing issues digital health cards to residents via WeChat

    From May 2018, Beijing has started issuing electronic health cards to its inhabitants through the social network WeChat. This initiative is part of a pilot program facilitated by the Chinese Internet giant Tencent (WeChat owner) and the provider of software development Sinosoft Technology.

    Patients at Peking University Hospital and Beijing Friendship Hospital can already benefit from the service.

    A national plan to improve health services in China by 2030

    According to official reports, the launch of these digital cards is part of a broader plan to improve healthcare services in China by 2030 and comes as part of a move to standardize patient information.

    The pilot aims to explore possible applications of the virtual map in the Beijing, Tianjin, and Hebei urban areas, with plans to eventually integrate patient information from the three regions.

    Digitizing to strengthen the protection of personal data

    The electronic health card is currently available via WeChat account of Peking University Hospital. Beijing Friendship University is currently not able to issue cards because it is in the process of debugging its card-issuing platform, said Technode.com (May 2018) .

    Safer ID verification

    The digitization of government-issued cards is becoming a trend in China. Officials hope to improve the convenience of services and the protection of personal data.

    In April 2018, the government in Jiangxi province issued the first batch of ID chips for smartphone users. The smart chips, called SIMeIDs, attach to the phone’s SIM card and can store sensitive identifying information for safer verification over the internet.

    More and more companies are show an interest in the process. Chinese Internet giants Tencent and Alibaba, for example, have also trialed digitized versions of China’s ubiquitous ID cards.