DMN

  • 7 solutions de e-santé parmi les 64 lauréats du palmares i-Lab 2018

    Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a annoncé par communiqué le 5 juillet 2018 le résultat du palmarès i-Lab 2018, 20ème concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes.

    La ministre Frédérique Vidal était présente lors de la remise de prix pour remercier son partenaire Bpifrance et féliciter les 64 lauréats, choisis parmi 383 candidats par un jury national présidé par Ludovic Le Moan, directeur général de Sigifox. Si tous les gagnants ont reçu une subvention pouvant aller jusqu’à 450 000 euros, 14 d’entre eux ont été distingués par un grand prix pour leur projet s’inscrivant dans l’un des dix défis sociétaux définis par l’agenda France Europe 2020.

    Les projets issus des domaines de la santé, du numérique et des matériaux ont prédominé, 7 participants ont été primés pour des projets de e-santé.

    Les 7 lauréats e-santé du palmarès i-Lab 2018

    Pour être récompensés, les candidats devaient avoir établi la preuve de concept de leur produit et être proches (juste avant ou juste après) de la création d’entreprise.

    L’analyse du profil des lauréats révèle par ailleurs :

    • un niveau de formation élevé (40 % sont docteurs et 30 % ingénieurs) ;
    • des situations professionnelles variées ;
    • une proportion de femmes (20 %) plus grande que lors des éditions précédentes du concours ;
    • une grande proximité avec la recherche publique.

  • Prendre soin des soignants : SPS lance une appli d’aide aux professionnels de la santé en souffrance

    L’association indépendante Soins aux professionnels en santé (SPS) a annoncé par communiqué le 6 juillet 2018 le lancement de l’application mobile « Asso SPS », outil d’aide et d’accompagnement des professionnels de la santé en souffrance au travail.

    Le déploiement de cette application répond, 18 mois après la mise en place de la plateforme nationale d’écoute SPS en novembre 2016, à une augmentation du nombre d’appels reçus par ce dispositif : SPS souhaite, au moyen de cette appli, faciliter le recours à une assistance psychologique adaptée aux soignants en situation de vulnérabilité.

    Contexte : toujours plus d’appels sur la plateforme SPS

    L’association SPS avait mis en place, en novembre 2016, une plateforme d’appels nationale accessible 24h/24 et 7j/7 via le numéro vert 0 805 23 23 36 à destination de tous les professionnels de la santé en souffrance au travail, qu’ils soient salariés d’un établissement, libéraux ou étudiants. Il s’agissait de mettre à  disposition de ces soignants une écoute, un soutien et éventuellement une orientation vers des consultations physiques avec un praticien (psychologue, un généraliste, psychiatres) ou vers des unités dédiées.

    À l’heure actuelle, les psychologues de la plateforme ont pris en charge plus de 2 500 appels de plus en plus fréquents : il existe un « réel besoin de soutien et d’accompagnement des professionnels en santé qui vont mal », en déduit l’association.

    Fonctionnalités de l’application

    Asso SPS, téléchargeable gratuitement et adaptée aux smartphone fonctionnant avec iOS ou Android, vise à faciliter le recours à un psychologue de la plateforme ainsi que l’accompagnement et le suivi du mal être des utilisateurs.

    En effet, l’association propose, au moyen de cette application :

    • de ne plus avoir à utiliser le numéro vert ;
    • de contacter des psychologues à tout moment et en tout lieu afin de bénéficier d’un soutien ou d’une orientation répondant à des principes d’accessibilité et de proximité ;
    • de choisir un psychologue en particulier : l’utilisateur est aussitôt mis en relation avec ce praticien sans délai d’attente et sans rendez-vous ;
    • de rappeler le même consultant pour bénéficier d’un accompagnement au long terme, d’un suivi personnalisé.

    Les services d’aide aux professionnels en souffrance de SPS

    Des services proposés par une structure indépendante

    L’association SPS est une structure indépendante, c’est-à-dire sans lien avec les Ordres ou avec toute autre organisation professionnelle : cette indépendance vise à dissoudre des craintes éventuelles de sanction disciplinaire.

    Quelques caractéristiques des entretiens proposés

    De plus, les entretiens proposés par l’association via la plateforme d’appels ou l’application sont gratuits, anonymes, ouverts à tous les professionnels de la santé travaillant en France et permis par le concours de 60 psychologues libéraux diplômés, formés à assurer un suivi et une orientation adaptée vers des consultations spécifiques.

    Des services de formation

    L’association prévoit de mener, en 2018, une vingtaine de sessions de formation. Celles-ci porteront sur le thème « du repérage et de la prise en charge des soignants rendus vulnérables par leur travail » ainsi que sur la question « Comment intervenir auprès d’un soignant en crise suicidaire ? ».

    L’objectif de ces enseignement est de créer un réseau national psychosocial d »environ 400 personnes en décembre 2018.

  • Dispositifs connectés, applis mobiles et portails web innovants pour la grossesse et le post-partum

    Le domaine de la gynécologie voit apparaître depuis quelques années de nombreux outils numériques à destination des patientes, en particulier dans le domaine de la grossesse et du post-partum : alimentation adaptée à la grossesse, suivi du développement du foetus, contractions, rééducation du plancher pelvien, exercices physiques adaptés à la grossesse, etc. constituent des questions anxiogènes pour les femmes enceintes et autant de points de départ pour le développement de dispositifs connectés.

    Si certaines de ces solutions à destination des parturientes relèvent plus du bien-être que de la santé, Health&Tech Intelligence a recensé celles qui peuvent répondre à des questions ou besoins d’ordre médical que peut susciter l’état physiologique particulier qu’est la grossesse.
    Ainsi, 16 dispositifs ont été retenus et classés selon la nomenclature suivante :
    – tests de grossesse connectés ;
    – applications et portails web innovants d’accompagnement à la grossesse ;
    – applications et objets connectés de rééducation périnéale.

    Alors que dans d’autres domaines de la gynécologie tels que la prévention des MST ou la contraception, de nombreuses collaborations entre associations, organismes publics et associations d’une part et entreprises d’autre part peuvent être relevées, les développeurs de solutions pour la grossesse et le post-partum sont principalement des acteurs privés.

  • Etude : trois fois plus de fibrillation atriale détectée grâce à un patch connecté (Jama)

    Le monitoring à distance du rythme cardiaque grâce à un patch connecté permet de détecter plus de fibrillation atriale (FA) asymptomatique qu’un suivi traditionnel. Les résultats de cette étude* publiés le 10 juillet 2018 dans le Jama (Journal of the American Medical Association) sont importants car la FA est un facteur de risque d’accident vasculaire cérébral. Dans un éditorial**, des chercheurs américains soulignent malgré tout la nécessité de vérifier dans d’autres essais cliniques que le suivi à distance améliore les résultats cardiovasculaires et qu’il est économiquement rentable.

    La santé mobile pour dépister un trouble du rythme silencieux

    La fibrillation atriale ou auriculaire (FA) multiplie par 5 le risque d’être victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Et dans 20% des AVC liés à une FA, l’arythmie cardiaque n’avait été diagnostiquée qu’au moment de l’accident. Ce sous-diagnostic est lourd de conséquences puisque les traitements anticoagulants réduisent le risque d’AVC et même de mortalité. En outre, la FA est un trouble du rythme très fréquent. Aux Etats-Unis, 6 millions de personnes en souffriraient et environ un tiers sont asymptomatiques, ce qui retarde voire empêche tout diagnostic.

    Un patch connecté plutôt qu’une visite chez le cardiologue

    Des chercheurs américains du Scripps Translational Science Institute (La Jolla, Californie) ont donc mis sur pied l’étude mStoPS (mHealth Screening to Prevent Strokes). Elle visait à comparer les résultats du dépistage intermittent de la fibrillation auriculaire au cours de visites régulières chez un médecin de premier recours, avec une surveillance continue par électrocardiogramme à l’aide d’un capteur patch et d’un Holter ECG. Quelque 5214 patients à risque de FA ont été inclus dans l’étude et un tiers d’entre eux était dans le groupe « monitoring à distance ». Deux sessions de surveillance cardiaque d’une durée de 14 jours chacune ont été organisées, espacées d’environ 3 mois. 

    Les chercheurs ont fait équipe avec l’unité Healthagen Outcomes d’Aetna et Janssen Pharmaceuticals, Inc. pour mener l’étude en utilisant le timbre iRhythm Zio®XT sans fil approuvé par la FDA pour le dépistage de l’ECG. Le critère d’évaluation principal était l’incidence d’un nouveau diagnostic de FA à 4 mois. Les résultats de cet essai ont été publiés le 10 juillet 2018 dans le Jama.

    Résultats

    • 3,9% de diagnostic de FA dans le groupe bénéficiant du monitoring à distance et 0,9% dans le groupe contrôle ;
    • Au bout d’un an, 6,7% de diagnostic de FA contre 2,6% ;
    • La surveillance active était associée à une augmentation de la mise sous traitement anticoagulant : 5,7% contre 2% ;
    • La fréquence des visites en cardiologie ambulatoire (33,5% vs 26%) et des visites de soins primaires (83,5% contre 82,6%) était plus plus important dans le groupe bénéficiant du patch connecté ;
    • En revanche, aucune différence n’a été enregistrée entre les deux groupes concernant le nombre de visites aux urgences et les hospitalisations liées à la FA.

     Trois fois plus de diagnostics de FA

    «Notre étude montre une amélioration presque triple du taux de diagnostic de FA chez les patients sous surveillance active par rapport aux soins habituels», a déclaré Steven Steinhubl, directeur de la médecine numérique à l’ISVP et professeur agrégé à l’Institut de recherche Scripps (IRST). « Un diagnostic efficace et au bon moment de la fibrillation atriale peut permettre l’initiation de thérapies efficaces et aider à réduire les accidents vasculaires cérébraux et la mort, » a-t-il ajouté. Selon les auteurs, cette étude démontre l’utilité d’une approche numérique non seulement pour diagnostiquer la FA asymptomatique, mais pour le domaine de la recherche clinique dans son ensemble.

    L’intérêt économique du patch à vérifier

    Cependant, avant que les résultats de l’étude mSToPS puissent être déclinés dans la pratique clinique, deux questions majeures restent en suspens. Dans un éditorial, Benjamin Steinberg, de l’université d’Utah et Jonathan Piccini du Duke University Medical Center (North Carolina) soulignent la nécessité de répondre à ces interrogations : un dépistage plus précoce de la FA améliore-t-il les résultats médicaux ? Et si oui, est-ce rentable? Selon ces derniers, il a déjà été démontré que « la gestion agressive des facteurs de risque modifiables » a un impact positif.

    En revanche, le bénéfice clinique des patients à moindre risque semble moins évident. Les preuves manquent pour affirmer que dans cette population la balance bénéfice-risque d’un traitement anticoagulant penche du bon côté.

    Quant à la rentabilité d’un tel dépistage à distance, elle dépend bien évidemment de la capacité à réduire le nombre d’AVC. Or, aujourd’hui, cela reste une hypothèse qui devra être confirmée.

    En résumé, l’étude mSToPS apporte la preuve qu’une surveillance du rythme cardiaque en continu via un dispositif connecté s’avère pertinent pendant 2 semaines dans les populations à risque. Cette stratégie permet de détecter une proportion substantielle de patients qui pourraient certes être diagnostiqués mais en utilisant des approches de surveillance moins confortables, plus invasives, plus coûteuses et plus longues.

  • Data : dispositifs connectés, applis et portails web innovants pour la grossesse et le post-partum

    Le domaine de la gynécologie voit apparaître depuis quelques années de nombreux outils numériques à destination des patientes, en particulier dans le domaine de la grossesse et dupost-partum  : alimentation adaptée à la grossesse, suivi du développement du foetus, contractions, rééducation du plancher pelvien, exercices physiques adaptés à la grossesse, etc. constituent des questions anxiogènes pour les femmes enceintes et autant de points de départ pour le développement de dispositifs connectés. 

    Si certaines de ces solutions à destination des parturientes relèvent plus du bien-être que de la santé, Health&Tech Intelligence a recensé celles qui peuvent répondre à des questions ou besoins d’ordre médical que peut susciter l’état physiologique particulier qu’est la grossesse. 
    Ainsi, 16 dispositifs ont été retenus et classés selon la nomenclature suivante :
    – tests de grossesse connectés ;
    – applications et portails web innovants d’accompagnement à la grossesse ;
    – applications et objets connectés de rééducation périnéale.

    Alors que dans d’autres domaines de la gynécologie tels que la prévention des MST ou la contraception, de nombreuses collaborations entre associations, organismes publics et associations d’une part et entreprises d’autre part peuvent être relevées, les développeurs de solutions pour la grossesse et le post-partum sont principalement des acteurs privés.

    Pour accéder à l’indicateur complet, cliquez ici. 

  • Le Centre hospitalier sud francilien (CHSF) se dote d’un dispositif connecté de dialyse péritonéale

    Le service de néphrologie et de dialyse du Centre hospitalier sud francilien (CHSF) a indiqué le 5 juillet 2018 s’être doté d’un nouveau dispositif connecté de dialyse péritonéale : quatre patients bénéficient à l’heure actuelle de cette innovation déjà utilisée dans d’autres pays d’Europe depuis deux ans et qui pourrait ouvrir la voie de la télémédecine pour la dialyse à domicile.

    En effet, cet équipement allie un appareil automatisé classique de filtration appelé « cycleur » et un système de surveillance à distance : les données du patient sont transmises en temps réel à une plateforme accessible par l’équipe médicale, qui peut modifier depuis le CHSF le programme du cycleur et éviter que le patient ait à porter fréquemment son appareillage pour une série de contrôles et de révisions. La dialyse est adaptée aux constantes biologiques du patient au jour le jour, peut avoir lieu la nuit en ne nécessitant, contrairement au système manuel, qu’un branchement du cathéter implanté dans la cavité péritonéale à la machine.

    Cet outil introduit par le service du Dr Valérie Caudwell, deuxième centre de dialyse péritonéale d’Île-de-France, et autorisé par l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France est commercialisé par le laboratoire Baxter.

    En France, son utilisation devrait être étendue :
    – au sein du CHSF, à une vingtaine de patients avant la fin de l’année 2018 ;
    – à d’autres hôpitaux pour répandre la technique de la dialyse péritonéale à domicile.

    Un outil innovant

    Jusqu’à présent, les données du patient ainsi que la programmation de l’appareillage devaient faire l’objet d’une analyse mensuelle lors d’une consultation avec la personne dialysée. Avec ce dispositif, les informations concernant les modalités du traitement sont enregistrées dans le cycleur et les données du cycleur elles-même centralisées sur une plateforme sécurisée accessible à tout moment par l’équipe médicale.

    De plus, cette dernière peut agir à distance sur ces informations : en fonction des résultats transmis par le système, les professionnels peuvent, en cas de problème, modifier immédiatement les modalités du traitement (durée du traitement, quantité de liquide, etc.).

    Mise en œuvre de l’outil

    Les professionnels soignants ont préalablement été formés à la technique de la dialyse péritonéale et au nouvel outil de Baxter.

    En effet, le service de néphrologie du CHSF a d’abord élaboré trois formations destinées aux infirmières libérales du département et consacrées à la dialyse péritonéale.

    Puis, les équipes médicale et paramédicale du service ont reçu un enseignement concernant ce dispositif particulier. Elles ont ainsi par la suite, tout au long de la phase précédant l’introduction de l’outil, pu contribuer à l’ajustement de l’appareillage aux exigences du suivi hospitalier. 

    Extension de l’utilisation du dispositif

    Au CHSF et d’ici décembre 2018, une vingtaine de patients devrait pouvoir disposer de ce dispositif.

    En Île-de-France, d’autres centres de néphrologie et de dialyse seraient par ailleurs intéressés par cet outil.

  • Birth Beat : « un accès de 12 mois à plus de 6 modules de cours pré et postnataux » (E. Sharrock, AUS)

    « De nombreuses unités de maternité ont fermé en Australie au cours des 15 dernières années, environ 41 % d’entre elles en fait, principalement dans les zones rurales, régionales et éloignées d’Australie », a déclaré le 9 juillet 2018 à Health & Tech Intelligence Edwina Sharrock, une sage-femme vivant à Tamworth (Nouvelle-Galles du Sud) qui a fondé Birth Beat, une application mobile acceptée plus tôt cette année dans le programme e-santé de Slingshot, le principal accélérateur health tech du pays.

    Son outil numérique propose des séances de préparation à l’accouchement mais aussi des sessions pour maîtriser les premiers soins aux bébés et aux enfants. Les deux services sont délivrés en face à face à Tamworth ou en ligne via une plateforme web lancée en 2017. « Nos utilisateurs disposent d’un accès de 12 mois à plus de 6 modules, y compris des cours de yoga prénatal, des cours de stretching et de relaxation mais aussi des séances sur tout ce qu’il faut savoir sur la naissance, comment allaiter, faire dormir et positionner le bébé », explique-t-elle.

    La femme d’affaires est revenue en détail pour H&TI sur son projet, en pleine croissance, ses projets pour les années à venir – y compris l’exploration de marchés internationaux – et les défis auxquels elle se retrouve confrontée en tant que jeune entrepreneur dans le secteur de la santé numérique.

    « 41 % des maternités ont fermé en Australie au cours des 15 dernières années »

    Il y a cinq ans, lorsque le service maternité de l’hôpital privé Tamara (Nouvelle-Galles du Sud) a fermé ses portes, vous avez fondé Birth Beat. Quelle était votre situation à l’époque ?

    Edwina Sharrock: Je travaillais à l’hôpital public et je planifiais d’accoucher à l’hôpital public mais je crois que tout le monde devrait avoir le choix. C’est très important.

    Existe-t-il une pénurie de soins dans le secteur de la maternité en Australie ou le cas de l’hôpital Tamara est-il une exception ?

    Ce n’en est pas une. Beaucoup d’unités de maternité ont fermé en Australie au cours des 15 dernières années, environ 41 % d’entre elles en fait, principalement dans les zones rurales, régionales et éloignées d’Australie.

    Birth Beath: une plateforme numérique de cours prénataux

    Votre entreprise a débuté en proposant des cours prénataux à échelle locale avant que l’intérêt pour votre concept grandisse et que vous lanciez la plateforme numérique Birth Beat en 2017 pour que tout le monde puisse accéder à votre programme à distance. Combien de personnes utilisent actuellement la plateforme ?

    Environ 125 femmes participent actuellement au programme et se préparent au mieux à la naissance de leur futur enfant.

    Les utilisateurs de la plateforme semblent-ils s’inquiéter de certains aspects de votre outil, tels que le partage de leurs données?

    Ce genre de préoccupations n’a jamais été identifié. Mais nous en sommes bien conscients et ne partagerons jamais la moindre donnée. Nous sommes en train de devenir une communauté de confiance pour les mamans et les personnes qui les soutiennent.

    « Les cours prénataux de Birth Beat sont conçus pour (…) préparer à la naissance et aux premières semaines [suivant la naissance du] bébé en fournissant des informations factuelles, à jour et fondées sur des données probantes », expliquez-vous sur votre site web. Vos cours de premiers secours « fournissent aux parents et aux soignants les connaissances nécessaires pour agir en cas d’urgence pédiatrique. [Vous] couvrez les urgences infantiles les plus courantes, y compris la réanimation cardio-respiratoire, l’étouffement, les brûlures [,etc.] »
    Toutes ces sessions sont-elles uniquement dédiées aux femmes ou les pères peuvent-ils également s’y inscrire ?

    Les deux sessions sont pour les mamans et les papas. Cependant, celle dédiée aux premiers soins n’est pas inclus dans le cours de formation à l’accouchement.

    Comment fonctionnent les sessions en ligne ?

    Nos utilisateurs disposent d’un accès de 12 mois à plus de 6 modules, y compris :
    • des cours de yoga prénatal,
    • des cours de stretching et de relaxation,
    • des séances sur tout ce qu’il faut savoir sur la naissance, comment allaiter, faire dormir et positionner le bébé.

    Combien coûte une session?

    297 AU$ (189 € ; 222 US$).

    Vos services peuvent-ils être couverts par l’assurance maladie ?

    Oui, c’est une formidable nouvelle.

    Les cours sont donnés par des ambulanciers paramédicaux et des infirmières d’urgence. Combien de personnes travaillent pour Birth Beat ?

    Nous avons une petite équipe et externalisons souvent nos activités pour des projets plus importants.

    Avez-vous l’intention d’améliorer ou de modifier certains aspects de votre dispositif dans les mois/années à venir ?

    Nous passons actuellement à un LMS plus sophistiqué et nous explorons d’autres façons d’utiliser les technologies pour améliorer l’expérience de l’utilisateur.

    Entrepreneuriat : HCF pourrait financer Birth Beat via son fonds dédié à la santé

    Quels sont les principaux obstacles auxquels vous vous êtes retrouvée confrontée en tant qu’entrepreneur sur le marché de la e-santé ?

    Éduquer le marché et les prestataires de santé mais aussi trouver des canaux de distribution de qualité.

    Vous avez récemment été acceptée dans le programme Catalyst via lequel vous avez passé quatre jours par semaine pendant douze semaines au sein de l’accélérateur, à Sydney. Avez-vous perçu une évolution en termes de progression ?

    Cela a été une expérience incroyable au niveau de l’amélioration de notre stratégie et de nos produits. Nous sommes également très heureux des relations que nous avons établies avec HCF, l’un des plus grands assureurs de santé en Australie.

    L’un des résultats possibles est que HCF finance Birth Beat par le biais de son fonds dédié à la santé.

    Quelle somme avez-vous besoin de recueillir pour continuer à développer votre entreprise ? Prévoyez-vous des initiatives telles que le lancement d’une campagne de financement participatif ?

    Nous ne prévoyons pas de financement participatif. Nous en sommes à cette épisode de Shark Tank* où vous devrez attendre pour voir ce qu’il se passera ensuite !

    Quels sont vos projets pour Birth Beat pour les mois/années à venir?

    Croître et s’étendre en Australie, continuer à fournir un service supérieur à toutes nos incroyables mamans et commencer à explorer des marchés internationaux. Nous étudions actuellement différents endroits.

    Pensez-vous que l’Australie soit un lieu intéressant pour se développer sur le marché de la e-santé ?

    La taille de notre pays est telle qu’il est logique d’y utiliser davantage d’innovations de santé technologiques et numériques.

    * Shark Tank est une série télévisée de téléréalité américaine qui présente un panel d’entreprises à succès devant faire le choix d’investir ou non dans des entrepreneurs en herbe.

  • Etude : des outils de santé mobile mesurent précisément les facteurs de risque cardiovasculaire

    Des chercheurs américains du Scripps Research Institute et des spécialistes des data de chez Withings basés en France ont publié le 2 juillet 2018, dans la revue Hypertension, les résultats d’une étude* démontrant la pertinence des outils de santé mobile pour mesurer la vitesse de l’onde de pouls et tous les facteurs de risque cardiovasculaires au domicile des patients. Les données étaient cohérentes avec celles d’études antérieures réalisées dans des établissements de soins. 99% des patients étaient prêts à retenter l’expérience d’un suivi via la santé mobile.

    La santé cardiovasculaire suivie en vie réelle

    Près d’un tiers des décès dans le monde sont dus à une maladie cardiovasculaire. Par conséquent, l’un des principaux défis en terme de prévention et de traitement de ces pathologies consiste à surveiller les patients à distance, lorsqu’ils ne sont pas au cabinet du médecin. Le développement des technologies mobiles, tels que les traqueurs d’activité, les moniteurs de sommeil, les appareils d’automesure de pression artérielle, rend ce monitoring à distante, en condition de vie réelle, tout à fait possible.

    Des chercheurs américains du Scripps Research Institute ont donc travaillé avec la firme Withings pour mettre au point une étude. Alors que les études de santé cardiovasculaire traditionnelles se sont concentrées sur des signes vitaux tels que la tension artérielle, le poids et la fréquence cardiaque, le développement de technologies de santé mobiles a permis aux chercheurs d’élargir leur boîte à outils. Ils ont recueilli des données sur la durée du sommeil, les niveaux d’activité physique, la vitesse de l’onde de pouls et d’autres facteurs de risque liés au style de vie qui influencent ou prédisent les résultats cardiovasculaires.

    Des incitations financières pour adopter la santé mobile

    Quelque 295 personnes qui possédaient trois dispositifs de suivi de la santé Withings ont été incluses dans l’étude. Un quart d’entre eux prenaient des anti-hypertenseurs, plus de 80% étaient des hommes et la moyenne d’âge se situait autour de 47 ans. Ils devaient prendre régulièrement leur tension, mesurer leur onde de pouls, et utiliser aussi souvent que possible les traqueurs pour mesurer leurs sommeil, leur activité physique… et ce pendant 4 mois. Une incitation financière était prévue : 100$ s’ils se conformaient au protocole pendant 8 semaines, et 180$ s’ils tenaient 17 semaines. Toutes les mesures ont été transmises sans fil via une application pour smartphone à une base de données sécurisée.

    Résultats

    Sur les 293 participants inclus dans l’étude, 255 ont pris au moins une fois leur tension et mesuré leur onde de pouls. Parmi eux :

    • 73% ont régulièrement vérifié leur tension artérielle et leur vitesse d’onde de pouls pendant 17 semaines ;
    • Les données enregistrées à domicile se sont révélées cohérentes avec celles émanant d’études réalisées dans des environnements de soins très contrôlés ;
    • 99% d’entre eux ont indiqué qu’ils seraient prêts à participer à une autre enquête similaire ;
    • En terme de satisfaction, les patients ont attribué la note moyenne de 9/10 à l’expérimentation de la santé mobile.

    Le coût du suivi à distance 

    Les auteurs de l’étude soulignent que c’est la première étude à évaluer avec succès la vitesse de l’onde de pouls en dehors d’un cadre clinique. Or, « c’est un indicateur important du risque cardiovasculaire qui est utilisé dans la pratique clinique », précisent-ils. Selon Steven Steinhubl, directeur de la médecine numérique à la Scripps Translational Sciences Institut et auteur principal de l’étude, ce suivi à distance par des outils de santé mobile ne nécessitant pas de personnel supplémentaire, ni de formation, pourrait être étendu à de larges populations.

    Les intérêts divergents de la science et du commerce

    Cependant, la bonne adhésion au dispositif est en partie liée à la contre-partie financière. Ce coût représente incontestablement un frein au développement d’un tel protocole. Les chercheurs entrevoient un autre obstacle au déploiement d’un tel suivi à distance : « les sociétés peuvent modifier les algorithmes, mettre à niveau les versions de logiciels ou d’appareils, intégrer les appareils ou même déconnecter complètement les lignes de produits. N’importe lequel de ces changements peut perturber ou arrêter définitivement les études de santé mobile. »

     

  • Tous Aidants : Janssen finance une application mobile pour faciliter le quotidien des aidants

    La caravane numérique du laboratoire Janssen et du réseau d’entraide la Compagnie des aidants s’est arrêtée sur le parvis de la Grande Arche de la Défense les 26, 27 et 28 juin 2018. L’occasion pour les Franciliens de découvrir l’application mobile gratuite Tous Aidants, qui a pour vocation de soutenir les aidants dans la gestion du quotidien de leur proche ayant besoin d’aide et de les épauler pour sortir de l’isolement.

    Le dispositif a remporté en octobre 2017 le premier hackathon #tousaidants, organisé par Janssen. L’équipe gagnante, constituée du collectif de développeurs The Walking Nerds et de la start-up Coorganiz – lauréate des Trophées SilverEco 2018 dans la catégorie « aide aux aidants » -, a reçu à cette occasion un financement de 40 000 euros pour développer son projet et bénéficié d’un accompagnement logistique.

    L’application Tous Aidants permet à l’aidant et à ses proches :

    • de coordonner facilement les emplois du temps des uns et des autres ;
    • de partager de manière confidentielle les informations (rendez-vous, tâches à accomplir, documents importants) nécessaires au bon déroulement des visites ;
    • de veiller sur la personne à distance via des fonctionnalités spécifiques, dont un carnet de liaison digital.

    La caravane associée du laboratoire Janssen et de la Compagnie des aidants a pour mission de répondre aux questions des aidants grâce à trois assistantes sociales délivrant sur place :

    • des informations précises sur ce qu’implique le statut d’aidant ;
    • des conseils vers des solutions de proximité ;
    • des aides pour les démarches administratives ;
    • un soutien moral ;
    • des brochures d’information.

    Une solution conforme à la réglementation relative aux applications de santé

    Pour que la solution soit conforme aux exigences éthiques et réglementaires concernant les applications de santé connectée, ses concepteurs ont bénéficié d’un accompagnement de la start-up DMD Santé, à l’origine du premier label européen participatif en santé mobile et connectée (« mHealth Quality »), et d’un accès illimité à une plateforme de conseils automatisés afin d’être guidés pour permettre au dispositif d’être conforme aux règles de la HAS, de la CNIL, de l’ASIP et de l’ANSM.

    Tous Aidants, vainqueur du 1er hackathon #tousaidants de Janssen

    Les candidats participant au hackathon de Janssen devait développer en quarante-huit heures une solution digitale innovante visant à aider la coordination de l’ensemble des acteurs (familles, proches, soignants…) intervenant dans le quotidien de la personne aidée.

    L’outil devait, dans l’idéal, disposer d’un agenda connecté et d’une espace d’échange interactif mais aussi permettre l’intégration d’informations relatives aux droits des aides et des aidants ainsi qu’une synchronisation pour la prise de rendez-vous médicaux via un dispositif à destination des médecins.

    Objectif : créer un outil permettant aux aidants de se coordonner avec les autres intervenants pour être plus efficaces et ainsi gagner en sérénité.

    L’application Tous Aidants a été retenue par un jury composé de spécialistes en technologie numérique et en santé, de chefs d’entreprise, de patients experts et de Claudie Kulak, présidente de la Compagnie des aidants, un réseau d’entraide et d’échange à destination des aidants.

  • Sécurité des données patients : le NHS adopte la technologie de désidentification de Privitar (UK)

    À la suite d’un appel d’offres, le National Health Service (Royaume-Uni) a signé fin juin 2018 un contrat avec la société de logiciels britannique Privitar afin d’utiliser sa technologie de désidentification connue sous le nom « De-ID ».

    Le dispositif permettra d’éviter que l’identité d’une personne soit reliée à ses informations de santé répertoriées dans le NHS et les services sociaux du Royaume-Uni.

    « Bien que nous utilisions déjà divers moyens de désidentification des données à travers le NHS, De-ID est intéressant dans la mesure où il constitue une manière cohérente de réaliser ces processus », a déclaré Tom Denwood, directeur exécutif « données, perspectives et statistiques » à NHS Digital (communiqué).

    La confidentialité des données privées traitées par le NHS a posé question après l’association du système de santé britannique et de la filiale Google DeepMind d’Alphabet Inc en 2016. Le duo a été critiqué après la parution d’une enquête de l’hebdomadaire scientifique international New Scientist : celle-ci affirmait que Google aurait eu accès à de nombreuses informations de patients sans que ceux-ci aient explicitement consenti à partager leurs données avec l’entreprise.

    « Un moyen automatisé de supprimer les valeurs d’identification d’un dossier »

    « Au lieu de laisser chaque équipe du NHS gérer ses propres processus de désidentification, De-ID offre un moyen automatisé et normalisé de supprimer les valeurs d’identification d’un dossier patient [lors des] collectes de données », explique Tom Denwood.

    Le nouveau logiciel « est non seulement plus efficace, permettant de produire en toute sécurité des [informations] utiles pour des recherches et des analyses, mais il est également plus transparent, ce qui [facilite l’amélioration du] suivi et de l’audit de l’utilisation des données au sein du système », précise-t-il.

    Privitar n’exploite aucune donnée personnelle à des fins commerciales

    Privitar accorde des licences de produits logiciels qui utilisent des techniques d’amélioration de la confidentialité. Il ne gère ni ne traite aucune donnée personnelle à des fins commerciales.