DMN

  • Ophtalmologie : la start-up française Tilak obtient un marquage CE pour son serious game Odysight

    Tilak Healthcare, une start-up française spécialisée dans les serious games et appartenant au réseau du studio de démarrage iBionext, a annoncé le 14 juin 2018 l’obtention du marquage CE pour Odysight, son premier jeu mobile médical visant à améliorer la surveillance des paramètres visuels des patients souffrant de maladies de la rétine. « Une étape clé dans le développement de la société », commente Édouard Gasser, son directeur général.

    Tilak va ainsi pouvoir lancer la phase de bêta-test auprès d’un échantillon d’ophtalmologistes en France et au Royaume-Uni.

    Odysight est désormais disponible sur l’App Store et sur Google Play, uniquement sur prescription médicale.

    La fréquence des tests réalisés via l’application est prédéfinie par l’ophtalmologiste, qui a la possibilité de suivre en temps réel l’évolution des paramètres visuels du patient par le biais d’un tableau de bord en ligne. Le spécialiste reçoit une alerte si le dispositif détecte un changement de ces paramètres.

    Odysight : Un puzzle numérique

    Odysight se présente sous la forme d’un puzzle numérique spécialement conçu pour smartphone et tablette.

    Objectif : aider le personnage Iris « à rassembler les pièces manquantes des mondes brisés et [combattre] à ses côtés pour vaincre les ombres » (site officiel). Au fur et à mesure de son avancement dans le jeu, le patient découvre un monde fantastique composé de puzzles dynamiques à recomposer.

    Caractéristiques principales du dispositif

    • L’application a été pensée par des médecins et élaborée par des professionnels du jeu vidéo ;
    • les pathologies ciblées sont les maladies de la rétine. « La rétine est composée d’un grand nombre de cônes (photorécepteurs) qui permettent une vision précise, explique Tilak sur son site. C’est cette zone centrale de l’œil qui est détériorée dans certaines pathologies comme par exemple dans le cas de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ou de la rétinopathie diabétique. » ;
    • le dispositif suit l’évolution de paramètres établis par l’ophtalmologiste à partir de la qualité de la vision de l’utilisateur (acuité visuelle de près, sensibilité aux contrastes, présence et évolution de scotomes – lacune dans le champ visuel en raison de l’insensibilité de certains points de la rétine – ou de métamorphopsies – trouble de la vision se manifestant par une déformation des images) ;
    • il réunit les qualités des serious games innovants : simple à appréhender et à utiliser, rythme adapté en fonction du profil de chaque patient, direction artistique novatrice, mise à jour régulière.

    Tilak, acteur prometteur sur le marché des jeux mobiles médicaux

    Fondé en 2016 à Paris, Tilak Healthcare est une entreprise de l’écosystème iBionext, qui accompagne le développement de sociétés innovantes dans le secteur de la health tech.

    Elle est spécialisée dans la santé digitale et plus précisément dans le déploiement d’une plateforme technologique disruptive de jeux mobiles prescrits par les professionnels de santé pour l’accompagnement des personnes atteints de maladies chroniques.

    En mars 2017, Tilak avait annoncé avoir recueilli 2,5 millions d’euros auprès de iBionext Growth Fund, le fonds de capital risque de iBionext. Cette somme lui avait permis d’augmenter le nombre de ses collaborateurs et de mieux préparer l’essai clinique d’Odysight.

  • Influence For Health : une soirée consacrée aux influenceurs santé digitaux, le 20 septembre 2018

    Le jeudi 20 septembre 2018, l’agence digitale de communication RCA Factory et le média Buzz e-santé organisent Influence For Health, une soirée consacrée aux influenceurs santé digitaux.

    Ce rendez-vous sera rythmé par 5 keynotes de 10 minutes, dont l’une d’entre elles sera consacrée à la manière dont les influenceurs peuvent jouer un rôle déterminant dans les perceptions d’une maladie, ici l’endométriose (intervenante : Chrysoula Zacharopoulou, présidente d’Info endométriose).

    L’événement bénéficie du soutien institutionnel d’Orange Healthcare.

    Programme

    19h00 :

    Accueil.

    19h15 :

    5 keynotes de 10 minutes réalisées par des praticiens, des patients ou des professionnels du secteur :

    • #1 Les tendances 2018 des influenceurs santé, par Rémy Teston, fondateur de Buzz e-santé et David Réguer, directeur de RCA Factory.
    • #2 Comment les influenceurs peuvent-ils contribuer à modifier les perceptions de la maladie ?, par Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue et chirurgienne, présidente d’Info endométriose : 
    • #3 Julie Meunier, créatrice des Franjynes : Comment son blog et Facebook l’ont aidée à devenir une vraie partenaire de soins à part entière ? 
    • #4 Dans Ton Corps, le youtubeur qui vulgarise la santé et le corps humain (sous réserve de confirmation).
    • #5 Douze février (compte Instagram de Julie Bourges, gravement brûlée le 12 février 2013) : Comment Instagram lui a permis de se libérer (sous réserve de confirmation).

    20h15 :

    Networking musical.

  • Italie : Europ Assistance lance MyClinic, plateforme de télémédecine basée sur l’IA BewellCheck-up

    Visiomed Group, entreprise française spécialisée dans l’électronique médicale, a annoncé le 17 juillet 2018 le lancement en Italie de MyClinic, la nouvelle offre de consultation médicale virtuelle d’Europ Assistance.

    Basée sur l’intelligence artificielle (IA) de BewellCheck-up (Visiomed), MyClinic est une plateforme web de santé digitale spécialement conçue pour les clients particuliers d’Europ Assistance en Italie et disponible sous forme d’abonnement (MyClinic Classic : 5,50 €/mois ; MyClinic Illimité : 9,90 €/mois).

    L’offre proposée par MyClinic :
    • consultations gratuites avec des médecins généralistes et spécialistes ;
    • accès illimité à BewellCheck-up (système d’analyse des symptômes) ;
    • accès à des tarifs préférentiels pour des consultations et des examens médicaux ;
    • stockage des données de santé actuelles et passées (antécédents médicaux) sur un seul dossier numérique, disponible sur la plateforme.

    Visiomed avait annoncé en octobre 2017 un accord avec Europ Assistance en Italie, qui avait choisi d’exploiter l’expertise technologique du groupe pour mettre en œuvre son nouveau service digital.

    Europ Assistance propose 2 types d’abonnement en Italie

    1. MyClinic Classic : 5,50 €  par mois

    Comprend :

    • 1 profil ;
    • 3 consultations avec un médecin généraliste ;
    • 3 consultations avec un spécialiste ;
    • l’accès illimité à BewellCheck-up ;
    • un carnet de santé numérique ;
    • l’accès à des tarifs préférentiels pour des consultations et examens médicaux.

    2. MyClinic Illimité : 9,90 € par mois

    Comprend :

    • jusqu’à 6 profils ;
    • 100 consultations avec un médecin généraliste ;
    • 100 consultations avec un spécialiste ;
    • l’accès illimité à BewellCheck-up ;
    • un carnet de santé numérique ;
    • l’accès à des tarifs préférentiels pour des consultations et examens médicaux.

    Europ Assistance domine actuellement le marché italien de l’assurance avec plus de 650 000 personnes protégées et plus de 21 millions de personnes assistées depuis 1968, année de création de la filiale italienne du groupe français.

    La succursale italienne propose également ce nouveau service de e-santé à d’autres secteurs d’activité.

    BewellCheck-up : une IA pour analyser rapidement les symptômes

    En 2014, Visiomed Group – basé à Paris et à Boston – est devenu le premier laboratoire d’électronique médicale à intégrer le marché de l’IoT en lançant une série unique d’objets de santé connectés sous la marque BewellConnect®.

    Un système reposant sur 1 100 diagnostics

    BewellCheck-up est un système d’intelligence artificielle et de médecine algorithmique qui repose sur 350 diagnostics de médecine d’urgence et 750 diagnostics de médecine générale. Il a été développé avec une équipe de médecins urgentistes spécialisés dans l’aide à la décision médicale depuis plus de trente ans.

    L’intelligence artificielle de BewellCheck-up permet aux clients d’Europe Assistance d’obtenir des réponses rapides sur leur état de santé. Par le biais d’un questionnaire médical personnalisé en ligne accessible via smartphone, tablette ou ordinateur, ils peuvent faire analyser leurs symptômes (symptom checker Check-up) en cas de besoin. Le système mesure le degré de gravité de la situation et propose une orientation diagnostique, grâce à laquelle l’utilisateur saura s’il a besoin de consulter un médecin en urgence ou non.

  • Éthique : les experts s’interrogent après l’autorisation par la FDA du 1er comprimé connecté

    Quelques mois après que la Food and Drug Administration (FDA) ait approuvé le premier médicament numérique au monde, un comprimé antipsychotique (Abilify MyCite) qui envoie un signal au smartphone auquel il est connecté une fois qu’il a atteint l’intestin du patient, les experts de la e-santé s’interrogent sur les conséquences éthiques du développement des comprimés intelligents.

    Dans une analyse publiée début juillet 2018, Metro World News fait le point sur les opinions qui émergent dans le secteur. Si de nombreux spécialistes pensent que ces « smart » comprimés pourraient considérablement améliorer la qualité des services de santé en permettant de suivre l’état d’un patient en temps réel, voire de prévenir certaines maladies, d’autres sont plus nuancés, doutant de leurs effets supposés révolutionnaires et surtout des réactions des patients, soucieux de la protection de leurs données privées.

    Pour y voir plus clair, Health & Tech Intelligence a regroupé les principaux avis recueillis par le média international auprès d’experts américains.

    Médicaments connectés : une efficacité à nuancer

    L’objectif premier du comprimé connecté approuvé en novembre 2017 par la FDA est d’améliorer l’observance thérapeutique.

    Cependant, les acteurs de la santé manquent de recul pour connaître l’effet réel qu’engendrera la technologie utilisée pour Abilify MyCite. « Plusieurs patients décident sciemment de ne pas prendre leurs médicaments à cause des effets secondaires ou parce qu’ils croient ne plus en avoir besoin », indique notamment Metro World News.

    « Leur succès dépend de la volonté des patients de voir leur prise de médicaments monitorée » (Paul Appelbaum)

    « Les médicaments intelligents sont surtout utilisés chez les patients atteints de maladies et de troubles qui les rendent susceptibles d’oublier de prendre leur médication, en début d’Alzheimer par exemple, explique Paul Appelbaum, directeur de la division du droit et de l’éthique au département de psychiatrie de l’Université Columbia (New York). Ces médicaments pourraient aussi permettre aux médecins de découvrir les oublis de leurs patients et de leur rappeler l’importance de prendre les médicaments. Mais leur succès dépend grandement de la volonté des patients de voir leur prise de médicaments monitorée. Ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise avec cette idée. »

    « Il existe un potentiel énorme » (John Torous)

    « Il existe un potentiel énorme, analyse de son côté John Torous, du département de psychiatrie de l’école de médecine de l’Université Harvard. Grâce à des recherches éthiques soignées et à l’implication de la communauté de patients, l’arrivée de médicaments comme MyCite a le potentiel d’aider les gens à éviter de nouvelles hospitalisations. »

    Et d’ajouter : « Ce nouveau type de médicaments a également un potentiel énorme pour les maladies qui ne sont pas liées à la santé mentale. Les informations personnalisées en temps réel sont précieuses dans presque n’importe quel cas. »

    Médicaments connectés et protection de la vie privée

    Le « cœur » du problème (Dolores Malaspina)

    L’utilisation de médicaments connectés pose par ailleurs question en ce qui concerne l’usage des données patients, certains particuliers craignant une récupération commerciale de leurs informations personnelles.

    « La vie privée est au cœur des problèmes, insiste Dolores Malaspina, psychiatre à l’école de médecine Icahn de l’hôpital Mount Sinai (ISMMS), à New York. Le fait de prendre des médicaments monitorés peut sembler restrictif et intrusif. Mais pour certains patients, la simple prise de médicaments [classique] est gage d’indépendance. Sans certains traitements, des personnes aux prises avec des problèmes de mémoire ou d’organisation devraient être hospitalisées ou recourir à une assistance dans leur vie de tous les jours. »

    « La question du contrôle est importante ici. Les droits des patients, y compris le droit de ne pas être médicamentés s’ils ne mettent pas leur vie ou celle des autres en danger, sont primordiaux. Des diagnostics ont été posés à tort envers des prisonniers politiques par le passé. »

    « Les médicaments numériques auront un rôle utile bien que limité » (Paul Appelbaum)

    Malgré ces interrogations d’ordre éthique, certains spécialistes de la santé se réjouissent du développement de ces nouvelles technologies, permettant d’améliorer les échanges entre les médecins et leurs patients mais aussi de proposer des thérapies plus adaptées aux besoins de la personne malade (meilleure gestion de la posologie).

    « Les médicaments numériques auront un rôle utile bien que limité dans le système de santé, estime  Paul Appelbaum. C’est parfait ainsi. Chaque avancée dans les soins offerts aux patients est bénéfique. »

  • Les nanotechnologies et l’impression 3D en santé parmi le top 10 des technos à suivre en Thaïlande

    Selon l’Agence gouvernementale thaïlandaise de développement des sciences et de la technologie (NSTDA), les technologies médicales, en particulier les nanotechnologies ainsi que l’impression 3D en métal à destination de l’industrie des soins font partie du top 10 des technologies à surveiller cette année en Thaïlande, a révélé le Bangkok Post dans une annonce publiée le 10 juillet 2018.

    Narong Sirilertworakul, président de la NSTDA, a déclaré que le secteur de la R&D avait le potentiel d’impacter positivement le développement social et économique du pays.

    3 technologies health tech prometteuses selon la NSTDA

    « La technologie de la santé est l’un des secteurs les plus avancés cette année », a déclaré Narong Sirilertworakul.

    7 des 10 tendances technologiques de 2018 ont été repérées dans le domaine de la santé, dont 3 plus précisément centrées sur la health tech :

    • des aiguilles nanométriques intelligentes dotées de capteurs pour obtenir des informations précises sur l’organisme du patient, tels que les niveaux de sucre dans le sang chez les personnes souffrant de diabète, permettant ainsi un suivi plus personnalisé ;
    • une technologie conçue à partir de nano-valves, un nouveau type de valves nanoscopiques, pour faciliter l’administration de médicaments par perfusion ;
    • l’impression 3D en métal pour les secteurs des soins, de l’aérospatiale et de l’automobile.

    Autres innovations en santé repérées :

    • The Wolbachia (anti-moustique).
      La solution est élaborée à partir de la bactérie appelée « Wolbachia » dans l’optique d’éliminer les moustiques, contribuant à réduire les maladies transmises de l’insecte à l’Homme telles que le paludisme.
    • Des vaccins comestibles.
      Il s’agit de vaccins administrables par voie orale fabriqués à partir de plantes transgéniques, conçus pour des produits pharmaceutiques qui utilisent l’Agrobacterium (genre de bactéries communes du sol étant pour la plupart des pathogènes des végétaux). Le procédé se veut plus rentable que le processus classique de vaccination et aussi plus pratique car il évite ainsi aux parents d’emmener leurs enfants à l’hôpital pour réaliser une injection.
    • Un dispositif qui se sert de lignées cellulaires (cellules « immortelles », c’est-à-dire qui peuvent être maintenues indéfiniment en culture) afin de mettre au point des tests de dépistage des drogues sans passer par une exploitation animale. Cette innovation favorise le développement d’une médecine plus personnalisée.
    • Une thérapie personnalisée qui utilise deux techniques : la création et la reprogrammation de cellules souches, combinées avec la conception génétique, pour l’établissement de traitements personnalisés.

    Les autres technologies à suivre, en dehors du champ médical :

    • La « cyber technologie et la technologie physique » : l’Internet des objets (IoT), les systèmes de communications et le cloud afin d’améliorer les systèmes de gestion de la ville ;
    • Les chatbots pour les smart-homes (maisons connectées), utilisés avec des enceintes intelligentes ou des assistants numériques et des robots de service, dont les chatbots de support client ;
    • La science des matériaux et les absorbeurs de son personnalisés.
  • Étude : la réalité virtuelle prouve son efficacité dans le traitement de l’acrophobie (Lancet Psy)

    Une thérapie automatisée délivrée grâce à la réalité virtuelle (RV) pourrait être une solution efficace pour la prise en charge de certaines troubles mentaux. Les résultats d’une étude* randomisée, publiée le 11 juillet 2018 dans le Lancet Psychiatry et menée par des chercheurs de l’Oxford University (Royaume-Uni), montrent qu’un coach de réalité virtuelle peut aider les personnes souffrant d’acrophobie à surmonter leur peur des hauteurs.

    La réalité virtuelle, une solution au manque de psychiatres

    La peur des hauteurs, appelée aussi acrophobie, touche 2 à 5 % de la population. C’est la phobie la plus fréquente. Très handicapante, cette peur n’est pourtant que rarement traitée. En fait, pour de nombreux troubles anxieux, les thérapies cognitives et comportementales ont fait la preuve de leur efficacité mais le manque de professionnels de santé formés limite l’accès à ces traitements. La réalité virtuelle représente donc une opportunité majeure pour faciliter la prise en charge de patients.

    Des chercheurs britanniques de l’Université d’Oxford ont mis sur pied un essai contrôlé et randomisé (lien ci-contre) incluant 100 personnes souffrant d’acrophobie depuis environ trente ans. Ils présentaient tous un score élevé au « Heights Interpretation Questionnaire » (« Questionnaire d’interprétation des hauteurs ») et ne recevaient aucun traitement psychologique.

    Tous les participants ont rempli le questionnaire au moment de l’inclusion, à la fin du traitement et quatre semaines après.

    Ils ont ensuite été randomisés en 2 groupes : l’un bénéficiait d’une prise en charge via la réalité virtuelle et le groupe contrôle ne bénéficiait d’aucun traitement.

    Un coach virtuel contre la peur des hauteurs 

    Les membres du groupe utilisant la réalité virtuelle ont suivi environ six séances de trente minutes pendant deux semaines, durant lesquelles ils portaient un casque de RV. Lors de la première séance, les participants ont discuté de leur peur des hauteurs avec le coach virtuel, expliquant ce qui a provoqué leur peur, comme par exemple la peur de tomber, de se jeter hors du bâtiment ou de son effondrement.

    Les participants pénétraient ensuite dans un immeuble de bureaux virtuels de dix étages et un grand atrium, où ils ont participé à des activités qui ont remis en question leurs phobies et les ont aidés à apprendre qu’ils étaient plus en sécurité qu’ils ne le pensaient. Ils devaient regarder une barrière de sécurité dont le niveau baissait progressivement, marcher sur une plate-forme au-dessus du vide, sauver un chat dans un arbre…

    Tout au long des activités, l’entraîneur virtuel encourageait les participants, ces derniers expliquaient ensuite ce qu’ils avaient appris de ces séances et s’ils se sentaient plus en sécurité qu’auparavant.

    L’expérience de réalité virtuelle reposait sur une application appelée « Now I can do Heights » (« maintenant, je peux affronter les hauteurs »), conçue spécialement par l’université d’Oxford pour les personnes souffrant d’acrophobie. Elle ne nécessite pas l’intervention d’un thérapeute réel. Les participants portaient également un casque équipé d’un microphone. 

    Résultats

    • Sur les 49 participants, 44 ont suivi l’ensemble des séances de réalité virtuelle.
    • À la fin du traitement, ces derniers ont tous constaté que leur peur des hauteurs avait diminué alors qu’aucun changement n’était notable dans le groupe contrôle.
    • Le score d’acrophobie mesurée par un questionnaire passait d’un stade sévère à modéré.
    • 34 des 49 personnes (70 %) étaient considérées comme ne souffrant plus d’acrophobie.
    • 51 % des participants ont observé une réduction de leur peur d’au moins 75 %.
    • Au bout de 4 semaines, les effets du traitement par VR se maintenaient.
    • Aucun effet indésirable n’a été enregistré et le niveau d’inconfort lié à la réalité virtuelle était jugé comme faible.

    Des traitements automatisés pour des troubles plus sévères ?

    « Les thérapies de réalité virtuelle immersives qui n’ont pas besoin d’un thérapeute ont le potentiel d’augmenter considérablement l’accès aux interventions psychologiques, a conclu le Pr Daniel Freeman, professeur à l’Université d’Oxford. Nous avons certes besoin d’un plus grand nombre de thérapeutes qualifiés mais pour répondre à la forte demande de traitements de santé mentale, nous avons également besoin de solutions technologiques puissantes », a-t-il ajouté.

    « Comme on le voit dans notre essai clinique, les traitements de réalité virtuelle peuvent être efficaces et rapides. Grâce à notre automatisation unique de la thérapie à l’aide de la réalité virtuelle, il est possible d’offrir un traitement de très haute qualité à un plus grand nombre de personnes à un coût abordable. Et nous effectuons actuellement des tests cliniques pour savoir si l’automatisation du traitement psychologique en utilisant la réalité virtuelle fonctionne pour d’autres troubles de santé mentale. »

    4,5 millions d’euros pour évaluer la RV

    Dans un commentaire** associé à cette étude, Mar Hayward émet quelques doutes sur l’intérêt de la RV pour des troubles plus sévères, tels que des psychoses. « Le profil des patients inclus dans l’essai est très différent de celui que nous voyons dans nos services de santé mentale, par exemple, la plupart avait un emploi, souligne le chercheur britannique. Et comment les racines traumatiques des expériences psychotiques d’un patient pourraient-elles influencer l’engagement dans des situations menaçantes dans le monde virtuel qui pourraient être liées au traumatisme? »

    D’autres études devront être menées pour répondre à cette question. Mais le Pr Daniel Freeman a reçu une subvention de 4 millions de livres sterling (4,5 M €) de la part de l’Institut national de recherche en santé pour développer et évaluer les traitements de RV, notamment pour les patients atteints de psychose.

     

  • Guerbet et IBM Watson Health lancent le développement de solutions couplant IA et imagerie médicale

    Guerbet, entreprise française spécialisée dans les produits de contraste et de solutions d’imagerie médicale diagnostique et interventionnelle, a annoncé par communiqué le 10 juillet 2018 la signature d’un accord conjoint exclusif avec la société américaine IBM Watson Health.

    Cet accord porte sur le co-développement d’une gamme à venir de solutions innovantes d’aide à la décision clinique, et en particulier de Watson Imaging Care Advisor for Liver, solution logicielle d’aide au diagnostic qui utilisera l’intelligence artificielle (IA) pour automatiser la détection, la caractérisation, le suivi, la surveillance ainsi que la prédiction de la réponse thérapeutique du cancer du foie primaire et secondaire.

    Une solution logicielle d’imagerie adaptée aux pratiques…

    « L’imagerie est un domaine critique [du secteur des soins] dans lequel nous croyons que l’intelligence artificielle peut être utilisée pour élargir la vision des médecins afin qu’ils aient une plus grande confiance dans leurs décisions de diagnostic et de traitement », a déclaré dans le communiqué Silvano Sansoni, directeur général des ventes à IBM France.

    Watson Imaging Care Advisor for Liver fera partie d’une gamme d’outils d’aide à la décision basés sur l’analyse d’image pour aider les radiologues à établir des diagnostics et à prendre des décisions cliniques. La solution sera par ailleurs compatible avec tout système de visualisation PACS afin de faciliter son intégration directe dans les flux de travail des professionnels de santé.

    … applicable au diagnostic et au suivi du cancer du foie

    L’objectif est de proposer une solution dédiée aux pathologies du foie qui pourrait éviter de recourir à la biopsie, un acte invasif qui est classiquement nécessaire pour caractériser les lésions malignes.

    Le cancer du foie constitue un problème de santé publique de plus en plus fréquent et répandu à l’échelle mondiale. Selon les deux entreprises, l’utilisation de l’intelligence augmentée par les experts de l’imagerie médicale offre l’opportunité de faire face à ce défi.

    Le cancer du foie dans le monde

    Le cancer du foie est la seconde cause mondiale de décès par cancer (chiffre OMS), et le nombre de décès dus à la maladie représente la plus forte croissance des morts liées au cancer aux États-Unis (American Cancer Society). Par ailleurs, 83 % des cas de cancer du foie primaire surviennent dans les pays en développement (Fonds mondial de recherche contre le cancer).

    Le foie est également un foyer très fréquent de métastases, en particulier dans le cas des cancers digestifs, qui causent des métastases chez près de 50 % des patients.

    La plupart des cancers du foie primaire sont diagnostiqués par imagerie. Il s’agit d’un diagnostic complexe qui nécessiterait une meilleure caractérisation ainsi qu’une identification précoce des métastases afin d’augmenter les chances de guérison.

  • Wizvi : une appli soutenue par le laboratoire Mylan pour relier patients, pharmaciens et médecins

    Un peu plus d’un an après son lancement, l’application de mise en relation des patients et des professionnels de santé Wizvi (version améliorée de Doctorpocket) a été déployée dans toute la France auprès de :
    • 40 000 patients ;
    • 4 500 pharmaciens ;
    • 10 000 médecins, indiquait le 9 juillet 2018 David Bilfeld, fondateur de Doktorweb, entreprise toulousaine éditrice de Wizvi (source : CIO-online.com).
     
    L’un des points forts de l’outil numérique est sa fonctionnalité d’authentification forte, conçue par Inwebo, qui assure un niveau de sécurité important concernant l’accès aux données des utilisateurs. L’application bénéficie par ailleurs du soutien institutionnel du laboratoire Mylan.

    Les principaux objectifs de Wizvi concernent :
    • la facilitation des échanges entre les patients et les professionnels de santé (consultation des créneaux disponibles pour les consultations, prises de rendez-vous en ligne, etc.) ;
    • un gain de temps (envoi de l’ordonnance par le patient à sa pharmacie, envoi d’un message d’alerte de la part du pharmacien dès que le traitement est prêt à être récupéré en officine, etc.) ;
    • l’amélioration du suivi du traitement (rappels de prise du traitement envoyés par le pharmacien et envoi des informations par le patient confirmant la bonne prise du traitement).

    Un service d’authentification forte répondant aux exigences du RGPD

    Wizvi a choisi le service d’authentification forte d’Inwebo pour renforcer la sécurité de l’application. « Elle était simple, très facile à mettre en place et très réactive avec des API », déclare David Bilfeld.

    L’application répond ainsi à l’obligation de « security by design » du RGPD et aux exigences du référentiel PGSSI-S.

    Wizvi : un gain de temps et un meilleur suivi des traitements

    Wizvi a été conçu pour faciliter les échanges numériques entre les patients et les professionnels de santé.

    L’application permet principalement :

    • de mettre en ligne les horaires de consultations (médecins) / une consultation des créneaux disponibles des médecins / une prise de rendez-vous en ligne pour les médecins disposant d’un agenda en ligne ;
    • d’accéder à une information en temps réel du délai d’attente renseigné par le médecin ;
    • au patient de transmettre son ordonnance à sa pharmacie via smartphone ;
    • au pharmacien d’envoyer une alerte par message au patient dès que le traitement est prêt à être récupéré en officine ;
    • de programmer des rappels de renouvellement d’ordonnance (paramétrés par le pharmacien) ;
    • au patient de valider la bonne prise de ses médicaments et de partager ces données avec son pharmacien pour un meilleur suivi du traitement.

    Les professionnels de santé peuvent consacrer davantage de temps aux patients

    Par le biais de ce dispositif, les professionnels de santé peuvent gagner du temps dans la gestion de leurs rendez-vous, du flux dans leur salle d’attente mais aussi des tâches administratives et ainsi se concentrer davantage sur leurs échanges avec les patients.

    Quant aux pharmaciens, l’outil leur donne la possibilité de préparer en amont les ordonnances et donc de bénéficier de plus de temps pour conseiller les patients se présentant dans leur officine.

    Certaines fonctionnalités payantes pour les médecins et pharmaciens

    « Le service inclut des fonctionnalités gratuites pour l’ensemble des utilisateurs (le « service gratuit ») et certaines fonctionnalités payantes pour les médecins et pharmaciens (le « service payant ») dont les modalités sont prévues par des conditions particulières d’utilisation », indique Wizvi dans les conditions générales d’utilisation de l’application.

    • Le médecin peut en effet bénéficier de fonctionnalités complémentaires payantes, soit :
      • un service de téléphonie pour gérer son accueil téléphonique en direct et à distance par l’intermédiaire de l’application mobile ou le site web (choix entre l’activation d’un menu vocal, le renvoi des appels vers le secrétariat ou la prise en direct de l’ensemble des appels) ;
      • un service d’agenda numérique permettant aux patients de prendre leur rendez-vous médicaux en ligne.
    • Les pharmacies peuvent quant à elle accéder à des options complémentaires proposées dans le service payant afin de disposer d’un agenda en ligne.

    Le service payant est réglé sous la forme d’un abonnement mensuel (prix non divulgué par Wizvi).

  • Royal Philips lance le 1er programme de soins intensifs de télémédecine au Japon

    Royal Philips a annoncé le 3 juillet 2018 avoir signé un accord avec la Showa University, au Japon, afin de lancer le premier programme de télémédecine en soins intensifs (eICU) au Showa University Hospital et au Showa Koto Toyosu Hospital.

    Le système utilise une technologie de pointe pour pallier la pénurie de médecins travaillant en unités de soins intensifs afin de surveiller les patients gravement malades sur plusieurs sites.

    Après le succès de dispositifs similaires sur le continent américain, au Royaume-Uni, en Australie et au Moyen-Orient, ce service de télémédecine a pour objectif de réduire les coûts, d’améliorer les revenus et la gestion de la capacité d’accueil dans l’ensemble du système mais aussi d’augmenter le volume de cas traités et de diminuer les taux de mortalité, « en s’appuyant sur la technologie pour soutenir l’accès aux médecins et infirmières hautement expérimentés, en particulier au Japon », a déclaré dans un communiqué le Pr Hiroshi Otake du Showa University Hospital.

    L’idée plus globale est de faire progresser la mondialisation des soins intensifs et apporter des progrès technologiques aux services de soins grâce à un programme de subventions pour les centres d’innovation mondiaux, financés par le gouvernement japonais.

    Fonctionnement du programme

    Le programme eICU de Philips permet la surveillance à distance en temps quasi réel des patients et une intervention précoce grâce à une technologie audiovisuelle avancée.

    Les algorithmes du système ont été élaborés pour prédire les détériorations de la santé des personnes suivies.

    Les experts situés en dehors de l’établissement de soins concernés peuvent ainsi, quel que soit l’endroit où ils se trouvent, :

    • communiquer avec les soignants présents sur place par le biais d’une liaison vidéo en direct ;
    • surveiller en continu l’état du patient ;
    • délivrer leurs conseils pour établir le meilleur traitement possible.

    « Avoir un centre de soutien à distance centralisé permet de consolider et de normaliser les soins, de réduire les transferts tout en maximisant l’utilisation des lits et de rassurer le personnel travaillant au chevet des patients », a commenté dans un communiqué Hiroyuki Tsutsumi, P.-D.G. de Philips Japan.

    Le programme eICU de Philips intéresse des hôpitaux du monde entier

    Un partenariat entre un système de soins américain et un hôpital australien

    Ce n’est pas la première fois que Philips installe des unités de télémédecine dans les hôpitaux.

    En mai, le groupe néerlandais a conclu un partenariat avec Emory Healthcare, le système hospitalier le plus important d’Atlanta (Géorgie, États-Unis), pour créer un nouveau programme de surveillance à distance des unités de soins intensifs au Royal Perth Hospital, en Australie occidentale.

    Dans le cadre de cette alliance, les médecins et les infirmières en soins intensifs américains basés à Perth pourront fournir un soutien en direct aux patients située à Atlanta au cours de la nuit (il y a douze heures de décalage horaire entre les deux villes), moment de la journée où le nombre de professionnels de santé travaillant est le plus bas.

    eICU : « Une suite de soins et d’analyses centrée sur le patient et connectée »

    Les centres de santé virtuels sont de plus en plus nombreux à exploiter la technologie eICU au sein de leurs unités de soins intensifs dans l’optique d’améliorer les résultats cliniques, financiers et opérationnels de leurs services.

    « Les systèmes reconnaissent que la valeur des connaissances cliniques fondées sur la technologie est l’un des principaux moteurs de l’amélioration opérationnelle durable », indique Philips (communiqué).

    « Le programme eICU [développé par l’entreprise néerlandaise] fait partie d’une suite de soins et d’analyses centrée sur le patient et connectée, qui prend en charge les modèles de prestation de soins avancés, tant à l’hôpital qu’à la maison. »

    Principaux enseignements de l’évaluation des résultats du programme eICU (Philips) :

    • augmentation de 21 % du nombre de cas admis en unité de soins intensifs sans ajouter de lits ni de coûts supplémentaires ;
    • réduction de 20 % du taux de mortalité en ICU dans les zones de soins surveillées par l’eICU ;
    • économies de soins de près de 1 500 US$ (1 279 €) par patient au cours d’un épisode post-ICU de 60 jours [3];
    • réduction de 30 % de la durée de séjour des patients en réanimation.

    Philips a récemment publié en ligne un livre blanc (voir ci-contre) dans le cadre duquel a été mesurée la valeur de la surveillance à distance de l’ICU (télé-ICU).

  • Royal Philips launches the first tele-intensive care program in Japan

    Royal Philips announced on July 3, 2018 that it had signed an agreement with Showa University in Japan to launch the country’s first telemedicine intensive care (eICU) program at Showa University Hospital and Showa Koto Toyosu Hospital.

    The eICU uses advanced technology to address shortage of critical care expert physicians to monitor critically ill patients across multiple sites.

    Following the success of similar devices in the Americas, the United Kingdom, Australia and the Middle East, this telemedicine service aims to reduce costs, improve revenues and capacity management across the system but also to increase case volume and decrease mortality rates, « by leveraging technology to support access to highly experienced critical care physicians and nurses which is an ongoing challenge for hospitals internationally, especially in Japan, » said in a statement Pr Hiroshi Otake of Showa University Hospital.

    The broader idea of the eICU program is to advance the globalization of critical care and bring technology advancements to healthcare through a subsidy program for global innovation centers funded by the Japanese government.

    How the program works

    The eICU program created by Philips enables near real-time remote monitoring of patients and early intervention through advanced audiovisual technology.

    Algorithms of the system have been developed to predict deterioration in health.

    Remote experts have the ability, from wherever they are located, to:

    • communicate with bedside caregivers via live video link;
    • continuously monitor patient status;
    • give their advice to establish the best course of treatment.

    « Having a centralized remote patient support center provides the ability to consolidate and standardize care, reduce transfers while maximizing bed utilization, and reassure bedside staff, » Hirosuki Tsutsumi, CEO of Philips Japan, said in a statement. .

    The Philips eICU program is being used in hospitals around the world

    A partnership between a US hospital system and an Australian hospital

    This is not the first time that Philips installed telemedicine units in hospitals.

    In May, the Dutch group entered into a partnership with Emory Healthcare, the largest hospital system in Atlanta, Georgia (USA), to create a new remote intensive care unit monitoring program at the Royal Perth Hospital in Western Australia.

    As part of the alliance, US intensive care doctors and nurses based in Perth will be able to provide remote night-time critical care support to patients in Atlanta (there is a 12-hour time difference between the two cities), knowing there are less health professional working during the night shift.

    eICU: « A connected, patient-centered care and analytics suite »

    Virtual health centers are increasingly using eICU technology in their intensive care units to improve clinical, financial and operational outcomes of their services.

    « Such systems recognize the value of technology-enabled clinical insights is one of the primary drivers for sustainable operational improvement, » Philips said (release).

    « The (…) eICU program [developed by the Dutch firm] is part of a connected, patient-centered care and analytics suite that supports advanced care delivery models, both in the hospital and in the home. »

    Evaluations of the eICU performance outcomes include (Philips):

    • Increased intensive care unit case volume by 21% without adding additional beds or costs;
    • Reduced ICU mortality in eICU monitored care areas by 20%;
    • Generated care savings of nearly US$1,500 (€1,279) per patient across a 60 day post ICU episode;
    • Achieved a 30% reduction in ICU patient length of stay.

    Philips has recently published online a white paper (find the link attached) calculating the value of remote ICU monitoring (tele-ICU).