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  • La généralisation du carnet de santé numérique lancée sous le slogan« DMP : la mémoire de votre santé »

    Lors d’une conférence de presse ce matin, le 6 novembre 2018, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la santé, aux côtés de Nicolas Revel, directeur générale de la CNAM, a lancé la généralisation du DMP concomitante à une campagne de communication intitulée « DMP: la mémoire de votre santé ».

    Le bilan de la première phase de déploiement dans 9 départements a été réalisé et au 30 octobre 2018, 1 882 503 personnes disposaient d’un DMP.

    Il s’agit d’un véritable carnet de santé numérique, selon la ministre, qui est désormais dotée d’une application DMP facilitant encore davantage l’accès au DMP. Ce carnet sera amené à évoluer et les orientations ont été esquissées jusqu’en 2022 visant à inclure entre autres les informations sur la vaccination ou en provenance des objets connectés (IoT).

    Garantie du succès : la multiplication des voies d’accès au DMP

    Selon le directeur général de la CNAM, la réussite de la feuille de route publiée fin avril 2018 tenait à la capacité des acteurs à en faciliter l’ouverture, en multipliant les voies possibles : depuis le troisième trimestre 2018, la création des DMP par les pharmaciens d’officine a été mise en œuvre et par les services d’accueil des caisses d’assurance maladie depuis fin septembre 2018, et les patients peuvent désormais ouvrir leur propre DMP en ligne via le site dmp.fr.

    Des négociations sont en cours pour étendre cette possibilité au corps infirmier, contact privilégié des patients.

    « Nous sommes déjà proches des 100 000 DMP créés chaque semaine, alors que la campagne nationale n’est pas encore lancée. L’objectif est d’ouvrir des dizaines de millions de DMP, non pas en deux mois mais dans les quatre prochaines années », déclare Nicolas Revel.

    15 millions d’euros annuels sur 5 ans pour la Cnam

    Nicolas Revel estime le coût de gestion de l’infrastructure, l’hébergement des données et la sécurisation, ainsi que les développements à venir à 15 millions d’euros endossés par l’assurance maladie. Ce coût est déjà intégré dans le budget quinquennal de celle-ci.

    Une campagne d’information pour rallier l’ensemble des acteurs à la cause du DMP

    Afin de valoriser et véhiculer au plus grand nombre les bénéfices que cet outil, l’Assurance maladie lance à partir du 9 novembre une vaste campagne de communication via tous les canaux (télévision, affichage, internet et réseaux sociaux) qui s’inscrira dans la durée et qui prend les formes suivantes :

    • trois spots télévisés diffusés sur les principales chaînes de la TNT1 ;
    • trois affiches visibles dans une cinquantaine d’agglomérations ;
    • des bannières présentes sur des sites internet et les réseaux sociaux.

    Les organismes de l’Assurance malade, les ARS et tous les acteurs locaux participeront au déploiement du DMP et à la campagne d’information.

    Un volet concerne spécifiquement les professionnels de santé via ameli et les newsletter professionnelles adressées par l’Assurance maladie.

    Enfin, les pharmaciens dans leur rôle d’acteur de santé de proximité et déjà fortement impliqués dans le déploiement, vont disposer d’outils d’information pour les officines.

    Tous ces moyens sont mis en place, car les responsables jugent que l’adhésion de l’ensemble des catégories de la population est la condition du succès du DMP.

    Bilan chiffré : le seuil symbolique du million de DMP franchi

    • 1 882 503 de DMP créés au 30 octobre 2018 ;
    • 146 logiciels métiers des professionnels de santé étaient compatibles avec le DMP à l’été 2017 ;
    • fin 2017, le cap du million de DMP créés en France entière a été franchi ;
    • au 30 juin 2018, 127 établissements de santé se sont mobilisés sur les 159 établissements ciblés en fonction de leur taille ;
    • au 30 juin 2018, 723 539 personnes disposaient d’un DMP dans les seuls 9 départements pilotes, soit 12,3% de la population de ces territoires ;
    • sur les 159 établissements de santé sélectionnés pour déployer prioritairement le DMP, 80% l’alimentaient à cette date ;
    • 18 % de médecins libéraux ont alimenté le DMP pendant ces 18 mois d’expérimentation ;
    • 300 000 DMP créés au cours des quatre derniers mois dans près de 8 000 officines.

    Contenu du DMP et l’aspect sécuritaire des données

    Le DMP a vocation à contenir les informations médicales du patients intégrées sous forme de synthèses médicales des généralistes, de bilans de kinésithérapie, de bilans d’orthophonie, de comptes rendus d’hospitalisation et d’imagerie, d’analyses de biologie. Le directeur de la CNAM annonce que d’autres types de documents pourront s’intégrer au DMP à l’avenir.

    Ainsi, la question de la sécurité des données intégrées est au cœur des préoccupations.

    Conditions d’accès

    • Pour les patients, l’accès requiert la saisie d’un identifiant, d’un mot de passe personnalisable et d’un code d’accès à usage unique envoyé sur le téléphone mobile ou par mail.
    • Pour les professionnels de santé, l’utilisation de la carte professionnelle de santé (CPS) est requise.
    • Confidentialité :
      • le patient préserve le contrôle de toutes ses données et sélectionne les professionnels autorisés à y accéder ;
      • toute modification du DMP engendre une notification par e-mail ou SMS ;
      • le professionnel n’accède qu’à la partie du DMP qui le concerne et seul le médecin accède à la totalité des données.

    Sécurisation, accès et hébergement

    • Conservé par un hébergeur de données de santé ayant reçu un agrément du ministère en charge de la santé, le DMP peut être vu uniquement par le patient et les professionnels de santé autorisés.
    • Les données stockées dans le DMP sont cryptées à partir d’une clé propre à chaque assuré.
    • Les informations présentes dans les DMP ne peuvent être exploitées à des fins commerciales, d’études ou autre, ce qui exclut l’accès au DMP par d’autres acteurs tels que les laboratoires pharmaceutiques, mutuelles, banques, assurances, etc.
    • L’Assurance maladie, elle-même, ajoute l’historique des soins dans les DMP mais ne peut pas les consulter.
    • Le personnel administratif des établissements de santé et médico-sociaux a accès uniquement à la partie administrative du DMP.
    • Les médecins du travail et les médecins-conseils des organismes d’assurance n’ont aucun accès au DMP.

    2019 et 2020 : les prochaines étapes de l’enrichissement

    Les pistes d’amélioration esquissées par Nicolas Revel :

    • une interface favorisant la consultation et l’alimentation qui passent par une accessibilité et une ergonomie optimisées, rendues possibles grâce aux efforts des éditeurs ;
    • la création d’un moteur de recherche interne au DMP ;
    • l’ajout des données de l’historique des soins de l’Assurance maladie en données structurées afin de proposer des services aux professionnels de santé comme la mise au point d’indicateurs.

    Dès 2019, le patient pourra :

    • ajouter dans un nouvel espace des directives anticipées concernant ses souhaits concernant la fin de vie ;
    • profiter d’une nouvelle version de l’application mobile DMP qui verra son ergonomie et son graphisme optimisés ;
    • bénéficier de la fonctionnalité permettant la sauvegarde de son identifiant.

    Les professionnels quant à eux seront impliqués dans des expérimentations de la consultation du DMP sans carte CPS dans les établissements de santé en maintenant un haut niveau de sécurité.

    Entre 2020 et 2022 :

    • ajout d’un carnet de vaccination dans le DMP ;
    • alimentation du DMP par des objets connectés ;
    • utilisation de l’appli carte Vitale pour simplifier les conditions de création et d’accès au DMP ;
    • ajout de données structurées dans le DMP.

  • #FASN : la Health Data Week, 3 jours sur les données de santé, 13-15/11/2018 à Amiens et Paris

    Dans le cadre de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN), l’entreprise de conseil stratégique en e-santé Care Insight organise du 13 au 15 novembre 2018 à Paris et à Amiens la Health Data Week, 3 jours dédiés aux données de santé rythmés par 4 rendez-vous :


    •
    un Afterwork du cluster Le Bloc : Amiens, le 13 novembre, de 17h à 18h30 ;

    • un afterwork start-up challenge « IA, blockchain, machine learning : les pépites de la data en Santé » : Paris, le 14 novembre, de 18h30 à 20h suivi d’un cocktail networking ;

    •
    un petit déjeuner World Café « Les promesses de la data : mieux s’organiser et mieux soigner » : Paris, le 15 novembre, de 9h30 à 11h30 ;

    •
    un dîner du Cercle des décideurs numérique et santé : Paris, le 15 novembre, à partir de 20h.

    Les inscriptions à ces différents événements peuvent être effectuées en suivant les liens ci-contre ou en envoyant une demande à philippe.lacroix@care-insight.fr pour participer au World Café.

    Afterwork du cluster Le Bloc : Amiens, le 13 novembre, de 17h à 18h30

    • Introduction par Amiens cluster :
      • Francois-Xavier Level, directeur général d’Amiens cluster,
      • Julie Follet, manager « projets santé » à Amiens cluster.
    • Table ronde « Valeur de vos données de santé : qui la détient ? », animée par le Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique à Care Insight, avec :
      • Vincent Galand, operations manager à Embleema,
      • Françoise Benon, présidente nationale de France-AVC (association d’aide aux patients et aux familles de patients victimes d’AVC),
      • Isabelle Hilali, directrice générale du CRI (Centre de recherches interdisciplinaires) et membre du Healthcare Data Institute,
      • Un économiste de la santé.
    • Keynote « La blockchain en santé » : Anca Petre, co-fondatrice de 23 consulting.
    • Mot de clôture et cocktail networking.

    Lieu : Quai de l’innovation, 93 rue du Hocquet, 80000 Amiens

    Afterwork start-up challenge : Paris, le 14 novembre, de 18h30 à 20h

    Cet afterwork permettra de faire un tour d’horizon des start-ups qui innovent dans le domaine de la data en santé.

    Un jury d’experts composé d’un fonds d’investissement, d’un pôle de compétitivité et d’un représentant du Health Data Hub présélectionnera les startups les plus innovantes, qui disposeront de quelques minutes pour pitcher et convaincre.

    Après délibération, une remise de prix sera organisée.

    L’événement sera suivi d’un cocktail networking.

    Lieu : 103 rue de Grenelle, 75007 Paris

    Petit déjeuner World Café : Paris, le 15 novembre, de 9h30 à 11h30

    Ce rendez-vous est conçu pour « faciliter le dialogue constructif et le partage de connaissances et d’idées, en vue de créer un réseau d’échanges et d’actions entre les parties prenantes d’un domaine », explique les organisateurs.

    Fil rouge : « Les promesses de la data : mieux s’organiser et mieux soigner ».

    Concept : méthodologie de discussion entre acteurs permettant de faire émerger d’un groupe des propositions concrètes et partagées par tous.

    Déroulé : 3 axes de travail sont fixés et 6 groupes de travail constitués. Toutes les 20 minutes, les groupes changent de table. Chaque hôte de table doit répondre concrètement à une question claire à la fin de la session.

    1er axe – Accès à la donnée : stockage, infrastructures et sécurisation : Quelle stratégie pour garantir la confiance et l’accès ?

    • groupe 1 : état des lieux du stockage et sécurisation des données ;
    • groupe 2 : Comment limiter les risques (intégrité, sécurité, infrastructure) ? ;
    • groupe 3 : Comment uniformiser les données en provenance de différents systèmes d’information ?

    2ème axe – L’efficience organisationnelle et le pilotage par la data : Comment améliorer l’efficience organisationnelle grâce à la data

    • groupe 1 : Quelles sont les parties prenantes : identifier les besoins des acteurs ? ;
    • groupe 2 : Comment améliorer les outils actuels à disposition ? ;
    • groupe 3 : prendre un cas pratique qui répond à la problématique.

    3ème axe – La data pour mieux soigner : Comment exploiter les données pour améliorer la pertinence des soins ?

    • groupe 1 : état des lieux des indicateurs de la pertinence des soins dans les établissements ;
    • groupe 2 : Quels sont les outils d’aide à la décision, quelles sont les implications en termes d’accès et de partage ? ;
    • groupe 3 : Le Health Data Hub : quels sont les facteurs de développement et d’accompagnement ?

    Lieu : Inno.centre, 6 Rue Pierre Larousse, 75014 Paris

    Les personnes qui souhaitent assister à l’événement doivent envoyer une demande d’inscription par e-mail à philippe.lacroix@care-insight.fr.

    Dîner du Cercle des décideurs numérique et santé : Paris, le 15 novembre, 20h

    Ce dîner spécial Health Data Week réunit les membres du Cercle des décideurs numérique et santé autour d’un invité sur la data en santé.

    Plus d’informations sur le site officiel du Cercle, ici.

    Le Cercle des décideurs numérique et santé vise à faire travailler ensemble industriels, acteurs de santé, institutionnels et relais d’opinion sur une plateforme commune « au-delà du portage politique », est-il expliqué sur le site du réseau. Son ambition est d’ »accompagner l’émergence d’une filière industrielle d’excellence, qui réponde aux enjeux de santé publique, de sécurité, de pérennité et de création de valeur économique ».

  • Étude : 400 000 participants vont tester l’Apple watch pour détecter les troubles du rythme

    Des chercheurs de l’université de Stanford viennent de terminer l’inclusion de 400 000 patients dans la plus large étude* de dépistage de la fibrillation auriculaire jamais réalisée. Elle aura pour but de déterminer si une Apple Watch peut identifier avec préciser ce trouble du rythme cardiaque. Le rationnel de cette étude et son design ont été publiés le 1er novembre 2018 dans l’American Heart Journal.

    Une montre connectée pour repérer la fibrillation auriculaire

    La fibrillation auriculaire (FA) est un trouble du rythme cardiaque qui affecte entre 3 et 6 millions de personnes aux États-Unis. Si elle n’est pas diagnostiquée ou traitée, la FA peut entraîner le développement d’une insuffisance cardiaque ou d’autres complications, y compris un accident vasculaire cérébral. Ce sous-diagnostic concernerait environ 700 000 personnes aux États-Unis.

    Pour lutter contre ce problème de santé publique, Apple a développé une application sur l’Apple Watch qui, à l’aide d’un capteur, enregistre les données du rythme cardiaque et détecte d’éventuelles irrégularités. Aux États-Unis, 77 % des personnes ont un smartphone ; 13 % des « montres intelligentes » et 40 % des consommateurs américains envisagent d’en acheter une.

    Dans le cadre d’une très large étude clinique menée par des chercheurs de l’université de Stanford, le dispositif va être testé sur 400 000 personnes. Le rationnel de cette étude et son design ont été publiés le 1er novembre 2018 dans l’American Heart Journal.

    L’étude d’Apple (Apple Heart Study) a pour but de déterminer si la technologie portable est capable d’identifier des rythmes cardiaques irréguliers évocateurs d’une fibrillation auriculaire en analysant les données de fréquence du pouls provenant du capteur optique de l’Apple Watch.

    Pour déterminer la lecture du pouls, la Smartwatch utilise des lumières LED et des photodiodes photosensibles pour mesurer les changements dans le volume du flux sanguin traversant le poignet de l’utilisateur afin de générer un photopléthysmogramme utilisé pour estimer le pouls. Les intervalles sont ensuite utilisés pour créer un tachogramme (fréquence du pouls dans le temps), qui peut être utilisé pour mesurer des irrégularités du pouls pouvant être indicateur d’une FA.

    Si une fibrillation auriculaire est suspectée, le participant est alerté grâce à un système de notification sur l’Apple Watch. Une téléconsultation par vidéo est alors organisée, puis un système d’ECG par patch est envoyé afin de confirmer le diagnostic de FA.

    Des capteurs optiques à évaluer

    « Nous disposons aujourd’hui de capteurs de grande qualité capables de mesurer et de détecter les modifications de notre corps de manière totalement nouvelle et intuitive sans même avoir besoin de consulter un médecin mais nous devons les évaluer de manière rigoureuse », a déclaré Mintu Turakhia, professeur associé de médecine cardiovasculaire à Stanford et auteur principal de l’étude.

    Son confrère, le Pr Marco Perez, a précisé que « l’avantage de l’application qui utilise le capteur optique est qu’elle peut rechercher une impulsion irrégulière plusieurs fois par jour en arrière-plan, sans demander à l’utilisateur de l’activer ».

    Les principaux objectifs de l’Apple Heart study sont :

    • de mesurer la proportion de personnes avec un pouls irrégulier détecté par l’Apple Watch qui souffrent d’une fibrillation auriculaire confirmée par ECG ;
    • de caractériser la concordance des épisodes de notification d’irrégularité du pouls de l’Apple Watch avec des ECG ambulatoires enregistrés simultanément ;
    • d’estimer le taux de participants ayant un premier contact avec un soignant dans les 3 mois après le signalement d’une irrégularité du rythme cardiaque.

    Une étude totalement virtuelle

    L’étude, financée par Apple, est menée en partenariat avec l’école de médecine de l’université de Stanford. Un comité indépendant de surveillance de la sécurité des données a été créé ainsi qu’un comité de pilotage composé de représentants de l’université de Stanford, du sponsor et de 5 membres externes, dont un patient atteint de fibrillation auriculaire.

    Au total, 419 093 participants ont été inclus dans l’étude au 1er octobre 2018. Sa taille mais aussi sa conception la rendent inédite. Elle est réalisée de manière totalement virtuelle : de l’inscription et du consentement aux visites d’étude et à la surveillance des correctifs, tous les aspects de l’étude sont réalisés sans que les participants ne soient physiquement présents.

    Cette conception a permis la mise en œuvre d’une stratégie de recrutement massive dans un délai relativement court et pour un coût relativement faible.

    Par ailleurs, pour que les données des participants ne soient en aucun cas accessibles au sponsor, elles sont gérées sur plusieurs plateformes cloud avec des identifiants uniques pour chaque participant. La fusion des données présente un défi supplémentaire car la surveillance et l’ECG par e-patch génèrent différents types de données.

    L’étude est entrée dans la phase finale de la collecte des données et sera achevée au début de l’année 2020.

  • Étude : l’imagerie 3D révèle une densification du système nerveux chez les patients asthmatiques

    Dans une étude* parue le 5 septembre 2018 dans « Science Translational Medicine » (en lien ci-contre), des chercheurs américains et irlandais ont montré pour la première fois, grâce à l’utilisation d’une technologie d’imagerie 3D sur des biopsies bronchiques humaines, comment les cellules de l’inflammation déstructuraient et densifiaient le réseau nerveux. Les travaux portent sur les éosinophiles, un type de globules blancs, présents dans 50 à 60 % des cas d’asthme et qui altèrent le fonctionnement du système nerveux.

    Dans le cadre de cette étude, 43 patients ont été observés, dont 31 présentant un asthme persistant, 13 un asthme intermittent et 19 personnes faisant figure de témoins (« sujets sains »). Les scientifiques ont révélé que le réseau nerveux des patients asthmatiques se densifiait avec de multiples branchements, contrairement aux sujets sains, et ce, de manière plus prononcée selon les symptômes. Par ailleurs, la substance P, un marqueur de l’inflammation neurogène, s’est avérée plus élevée en fonction de la sévérité de la pathologie. En conclusion, l’innervation s’est retrouvée plus importante chez les patient ayant de forts taux d’éosinophiles.

    Ce remodelage nerveux engendre une moins bonne réponse bronchodilatatrice et une plus forte sensibilité aux agents irritants (pollen, tabac, etc.), ont démontré les auteurs des travaux dans un modèle murin (modèle d’expérimentation animale).

    Méthode d’imagerie employée

    Les auteurs des travaux ont développé une méthode d’imagerie qui quantifie la structure nerveuse 3D (longueur nerveuse et points de branchement) dans des échantillons de voies respiratoires humaines intacts et complets obtenus par biopsie endobronchique, en utilisant le nettoyage optique de tissus et la reconstruction 3D d’images de microscopie confocale, une technique qui se base sur l’utilisation d’un microscope optique permettant de réaliser des images de très faible profondeur de champ.

    Une technique pour « capturer [de manière plus complète] la structure du nerf épithélial 3D »

    La microscopie à montage intégral présente l’avantage de capturer [de manière plus complète] la structure du nerf épithélial 3D, expliquent les scientifiques. « En utilisant cette technique, nous avons mesuré l’innervation des voies aériennes, l’expression de la substance P et l’éosinophilie dans les biopsies bronchiques chez l’homme avec et sans asthme et constaté que l’innervation des voies aériennes et l’expression de la substance P étaient plus importantes chez les asthmatiques modérés que chez les sujets sains. L’augmentation était plus évidente chez les patients présentant une éosinophilie (excès de cellules éosinophiles dans le sang) des voies aériennes et du sang périphérique et était associée à un manque de réactivité des bronchodilatateurs et à une sensibilité accrue aux irritants inhalés ».

    Une base pour l’élaboration de nouveaux traitements ?

    Les résultats de cette étude pourraient servir de base pour l’élaboration de nouveaux traitements thérapeutiques. « Il est possible que l’innervation sensorielle accrue représente un phénotype d’asthme unique », avancent les chercheurs.

    Selon eux, ce phénotype particulier pourrait mieux répondre à des médicaments ciblant les éosinophiles, à leurs protéines (antileucotriènes, anticorps anti-IL5 et antirécepteur IL-5) ou à des médicaments interrompant l’arc réflexe neuronal (anticholinergique type antagoniste muscarinique).

    Dans les dernières recommandations du rapport GINA 2018 (en lien ci-contre), ces options sont pour l’heure réservées aux formes résistantes aux corticoïdes stéroïdes inhalés. Les prochaines études sur le sujet devront vérifier que ces médicaments ou de nouveaux traitements à développer sont capables de prévenir voire de guérir le remodelage nerveux.

  • Les principaux usages de la technologique blockchain en santé

    La technologie blockchain est le plus souvent associée aux transactions financières et aux crypto-monnaies mais elle est également en train de se développer dans le domaine de la santé. Health & Tech Intelligence fait le point sur les nouveaux usages qu’elle ouvre au sein de ce secteur dans le stockage des données des patients, la sécurisation de la chaîne de production pharmaceutique et les essais cliniques ainsi que les assurances.

    Le fonctionnement de la technologie blockchain  

    La technologie blockchain permet d’enregistrer et de stocker les données dans un registre décentralisé, où chaque transaction et enregistrée.

    Chaque partie connectée sur la blockchain conserve une copie d’un  » bloc  » ou maillon de la chaîne sous une forme sécurisée. Le registre chronologique des différents événements ou éléments inscrits dans la blockchain est partagé sur un réseau de pair-à-pair.

    Les participants à la blockchain disposent tous d’une copie des transactions, qu’ils doivent valider afin que ces dernières soient définitivement inscrites dans le registre.

    Quelles déclinaisons pour le secteur de la santé

    Dans le secteur de la santé, la blockchain offre un accès simplifié mais aussi plus de sécurité et d’intégrité dans le traitement de la donnée. Cette dernière est ainsi partagée entre l’ensemble des utilisateurs autorisés dans une forme sécurisée et codée. L’ensemble des informations concernant le dossier patient, des résultats d’analyses aux ordonnances en passant par la complémentaire santé, sont plus simplement accessibles.

    La blockchain permet le stockage des données de santé des patients

    Un des plus grand challenge pour les professionnels du secteur de la santé est la gestion des volumes de données de santé. Des volumes qui augmentent jour après jour et qui soulèvent de nouveaux enjeux de sécurité. Cette donnée inclue les dossiers patients, les historiques de soins mais aussi les factures. La technologie blockchain permet de garantir la sécurité de ces données par des techniques d’encodage et la décentralisation d’une donnée infalsifiable sur le réseau de la blockchain. 

    Aux États-Unis, les services de santé intègrent les standards de la loi « HIPAA – Health Insurance Portability and Accountability Act » de 1996. Le module blockchain aide les services de santé à s’assurer de la conformité légale du traitement de la donnée patient sécurisée ou « PHI – protected health information ». La donnée de santé reste sûre, sécurisée et vérifiée, ce qui permet également de limiter les dépenses liées à sa gestion.

    La technologie blockchain permet également d’éradiquer les doublons ou les fichiers erronés. Elle peut être mise à jour, sans dupliquer d’information, limitant les risques d’introduction d’une donnée erronée.

    La blockchain dans la chaine de production pharmaceutique

    La contre-façon de médicaments représente chaque année 220 milliards d’euros (250 milliards de dollars US). Cette contrefaçon touche particulièrement les pays en voie de développement. Au-delà de l’industrie pharmaceutique, elle aurait coûté dans le secteur de la santé 800 millions d’euros (1 milliard de dollars US), sans compter les risques que ces médicaments contrefaits font courir à la santé du patient.

    La technologie blockchain permet de tracer le médicament de l’industriel et du distributeur vers les pharmacies jusqu’au consommateur dans un fichier complètement transparent, rendant la fraude plus complexe et détectable. 

    La blockchain dans les essais cliniques

    Les essais cliniques impliquent un traitement de volumes importants de données, de tests et de statistiques. La sécurité, la traçabilité et l’interopérabilité des données issues des essais cliniques entre les laboratoires permettent de faciliter les collaborations ainsi que le partage de résultats inaltérables et infalsifiables par un tiers non-autorisé.

    La blockchain et l’assurance santé

    La technologie blockchain présente un intérêt réel pour les assureurs santé auxquels les patients reprochent souvent un manque de transparence, des délais de traitement trop longs ou des problèmes des mutualisation de l’information avec les établissements de soins. 

    La mise à jour des données patients entre les assureurs peut être une source d’erreurs. L’enregistrement d’informations non actualisées affecte la prise en charge des soins mais aussi la confiance des patients envers leurs assureurs.

    La blockchain offre par ailleurs une interface de mutualisation de la donnée santé entre les professionnels de santé, les assureurs, les établissements de soins, les services fiscaux et les patients. Les parties prenantes de la blockchain peuvent échanger rapidement une donnée redistribuée, sans risque de déperdition. Cela permet de réduire considérablement les délais et les coûts de traitement de l’information. 

    Les pistes de développement de la blockchain en santé

    Bien que la technologie blockchain ne soit pas encore à un stade de maturité avancé, son potentiel est bien identifié par les professionnels de santé.

    Une étude du cabinet PwC publiée le 5 septembre 2018 et intitulée « Blockchain is here, what’s your next move » (en lien ci-contre) montre l’enjeu de la technologie blockchain pour les entreprises du secteur de la santé dans l’accès, la collecte, la diffusion et le partage des données. Parmi les enseignants de ces travaux, les auteurs de l’enquête indiquent que 43 % des cadres du secteur de la santé auditionnés serait prêts à l’adopter.

  • L’UFML-Syndicat condamne l’utilisation des données personnelles des praticiens par Doctolib

    L’Union française pour une médecine libre–Syndicat a lancé une action nommée « Doctolibgate » le 28 octobre 2018 qui vise la start-up Doctolib, proposant une plateforme de prise de rendez-vous en ligne, en épinglant certaines de ses pratiques.

    Les reproches faits à Doctolib portent sur :
    • l’utilisation des données personnelles des médecins faisant partie de l’annuaire établi par l’Ordre national des médecins ;
    • le mélange des genres avec le référencement des professions non réglementées aux côté des praticiens reconnus médicalement e scientifiquement.

    Doctolib a réagi à ces accusations et a communiqué avoir entrepris des mesures correctives en supprimant le référencement des professions non réglementées et celui des professionnels n’ayant pas donné leur accord pour figurer sur la plateforme, en précisant cependant qu’aucune violation du RGPD n’avait été commise.

    Principaux reproches

    Dans une lettre ouverte datée du 9 octobre 2018 signée par le Dr Jérôme Marty, président de l’UFML-Syndicat, et motivée par l’intervention de Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État au Numérique, que le syndicat avait jugée trop laudative à l’égard de la start-up, l’UFML-Syndicat avait adressé les reproches suivants à la start-up :

    • promotion des professions non réglementées (énergéticiens, magnétiseurs, naturopathes, étiopathes, kinésiologues). Le syndicat reproche à Doctolib de ne pas distinguer sur sa plateforme ces professions des médecins titulaires d’un diplôme de médecine d’État. En cas d’impossibilité de voir leur demande aboutir, les patients désireux de prendre un rendez-vous vous auprès d’un praticien reconnu se voient proposer des rendez-vous alternatifs auprès des personnes pratiquant des professions médicales non réglementées ;
    • le référencement de médecins qui ne font pas partie de la plateforme en utilisant les données de l’annulaire de l’Ordre national des médecins. Ces médecins n’étant pas membres de la plateforme, les demandes qui les concernent sont redirigées vers des praticiens faisant partie de la plateforme. Cette pratique s’apparente pour le syndicat à du « détournement de patientèle et de vente forcée ».

    L’UFML-Syndicat s’adresse aux médecins

    Pour marquer sa désapprobation ferme, l’UFML-Syndicat a lancé un appel aux médecins pour proposer son assistance juridique à destination des : 

    • médecins-clients de Doctolib pour leur proposer une solution alternative d’agenda en ligne ;
    • médecins non clients de Doctolib qui souhaitent contraindre la plateforme à cesser « ses pratiques de parasitisme commercial en profitant de leur notoriété pour rediriger leurs patients vers ses propres médecins » ;
    • médecins-clients de Doctolib qui ne cautionnent pas ces pratiques commerciales et considèrent que la santé est un secteur qui doit être sanctuarisé en accord avec la déontologie qui impose des limites.

    Doctolib volontaire pour revoir certaines pratiques sur la plateforme

    Stanislas Niox-Château, P.-D.G. de Doctolib, a été en contact avec l’UFML-Syndicat et l’a informé avoir entrepris les mesures suivantes :

    • pour éviter toute forme de « détournement de patientèle », Doctolib va cesser ses redirections et afficher un message d’erreur au cas où le praticien n’est pas membre de la plateforme ;
    • Doctolib a adhéré à la demande de l’UFML-Syndicat de séparer l’agenda de l’annuaire ;
    • Doctolib va retirer de la plateforme référencement des praticiens issus des professions non réglementées. L’UFML-Syndicat a proposé son aide à Doctolib pour faire le tri entre les professions médicales et celles qui ne le sont pas.

    L’UFML-Syndicat a réagi en affirmant que l’application de ces mesures sera suivie de près et que dans le cas contraire, elle se réserve le droit de poursuivre ses actions en justice.

  • Prism Protocol, la première plateforme blockchain de collecte et de gestion des données médicales

    Le 9 septembre 2018 à Séoul, la start-up française Prism Protocol présentait sa proposition de valeur devant une communauté d’investisseurs et d’experts réunis par la start-up chinoise Nuls, l’une des technologies  blockchains personnalisables les plus prometteuses.

    La spécificité de la blockchain de Prism Protocol réside dans sa technologie blockchain de « troisième génération » et la capacité à gérer des données en temps réel.

    Une plateforme basée sur la technologie blockchain

    Le projet de Prism Protocol est une plateforme de collecte et de gestion de données médicales, basée sur la technologie Blockchain.

    Le produit répond à une urgence : la gestion des données de santé, devant l’intérêt grandissant des GAFA. Dans cette perspective, Google a décidé de multiplier par 15 les salaires de ses spécialistes de la santé et Apple a mis la collecte des données de santé au cœur des fonctions de sa nouvelle montre.

    En France, le gouvernement mise le traitement des données de la sécurité sociale issues du SNDS.

    Anthony Munoz Cifuentes, fondateur de Prism Protocol a décidé de concevoir sa plateforme en Thaïlande, avec pour objectif « d’utiliser les formidables possibilités et ressources de la blockchain pour collecter et sécuriser la plus grande base de données médicales du monde ».

    Prism Protocol est une plate-forme interopérable

    La plateforme est optimisée par la technologie blockchain et l’utilisation du jeton cryptographique ou « token »

    L’infrastructure de la blockchain de Prism permet aux données de circuler de manière transparente, sécurisée, mais aussi privée.

    La plateforme fournit un marché ouvert aux fournisseurs de services du secteur de la santé, centré sur des données médicales collectées par ces derniers.

    Le cœur du réseau informatique ou « backbone » de Prism Protocol, repose sur une technologie blockchain de « troisième génération ». Cette avancée permet plus de flexibilité, de modularité et d’évolutivité pour créer une plate-forme de pointe, sécurisée, personnalisable et évolutive, compatible avec le « HIPAA »,  le « Health Insurance Portability and Accountability Act« , loi votée par le Congrès des États-Unis en 1996 relative à la santé et l’assurance maladie.

    Prism Protocol s’appuie sur les données générées par l’utilisateur en temps réel

    La plateforme permet la gestion des données en temps réel. Elle intègre les données en provenance d’objets connectés, « IoT » ou « Internet of things », afin de permettre aux individus de les transmettre en temps réel à la plateforme.

    Enfin, Prism fournit un accès ouvert aux développeurs pour la conception de nouvelles fonctionnalités et applications, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle « AI ».

  • L’IA pour aider à prédire le parcours de soins d’un patient (Mines Saint-Étienne)

    Dans un communiqué du 16 octobre 2018, des chercheurs des Mines Saint-Étienne annoncent pouvoir décrire les parcours de soins types de patients atteints d’une pathologie donnée, en utilisant les outils de process mining*.

    Grâce à ces modèles, ils peuvent aider les praticiens à anticiper les prochaines étapes de traitement ou les évolutions d’une maladie.

    Les médecins pourront un jour anticiper les évolutions de la maladie d’un patient

    L’équipe du professeur Vincent Augusto des Mines de Saint-Etienne a pour objectif de définir une trajectoire de soins pour un patient atteint d’une pathologie donnée. À partir d’un historique de soins du patient, l’équipe a pour objectif de prédire les prochaines étapes qui l’attendent. 

    L’anticipation des évolutions d’une maladie en vue de limiter les risques

    Dans le cas des personnes diabétiques, il s’agit de détecter le plus tôt possible des signaux faibles précurseurs de complications, sur la base d’un historique de prise en charge sur plusieurs années afin de le comparer à celui d’autres patients diabétiques.

    Cette analyse permet par exemple de déterminer le risque du patient de développer une insuffisance rénale ou de nécessiter une amputation liée au diabète.

    Les donnes médico-administratives du SNDS mises à contribution

    Pour prédire ces évolutions, les chercheurs ne s’appuient pas sur des données médicales personnelles du patient telles les radiographies ou les analyses biologiques. Ils utilisent les données médico-administratives du système national des données de santé (SNDS) : 

    • depuis 2006, la tarification à l’activité a modifié le financement des établissements de santé ;
    • parallèlement, une grande base de données a été créée afin d’offrir aux hôpitaux les informations nécessaires au remboursement des soins ;
    • cette base de données rassemble des informations sur le séjour d’un patient : âge, sexe, prise en charge, diagnostic principal, pathologies associées.

    Une modélisation des parcours sous forme de graphique

    Des algorithmes se chargent d’analyser ces grandes quantités de données des patients par critères de similarités.

    Ainsi, des catégories de parcours de soin peuvent être établies, rassemblant chacune plusieurs milliers de parcours semblables entre patients similaires et complications identiques. 

    Le parcours typique d’un patient pour une catégorie donnée est modélisé sous forme de graphe. Il pourra alors être utilisé comme référence pour savoir si un patient en début de pathologie présente des étapes semblables, et ainsi déterminer les probabilités qu’il a d’appartenir à cette catégorie.

    Les chercheurs ont mis au point des graphes longitudinaux

    Voici les caractéristiques de ces graphes :

    • chaque étape de soin représente un point du graphe lu de manière chronologique ;
    • les praticiens peuvent lire le graphe et repérer où se situe le patient dans la succession d’étapes au sein de son parcours ; 
    • la difficulté de ce type de représentation des données réside dans son exhaustivité en rentrant une seule ligne pour tout le parcours du patient ;
    • l’équipe a choisi d’utiliser la technique du process mining, un outil de fouille des données et d’extraction de connaissance.

    Exemple : un graphique représentant le parcours de soins de patients suivis sur 8 ans suite à l’implantation d’un défibrillateur cardiaque

    Le graphique qui porte sur l’implantation d’un défibrillateur cardiaque chez des patients suivis pendant huit ans a permis de révéler les statistiques suivantes :

    • En amont de l’implantation, de 2006 à 2008 :
      • 51 % des patients avaient été hospitalisés pour une défaillance cardiaque en moyenne 5 mois avant l’implantation;
      • 73 % des patients avaient été hospitalisés au moins une fois pendant les six mois précédents l’implantation ;
      • 11 % des patients n’avaient pas connu d’incident pendant les deux ans précédents l’implantation. 
    • En aval de l’implantation, de 2008 à 2013 : 
      • 8 % des patients ont connu des complications liées à leurs défibrillateurs ;
      • 50 % des patients ont été hospitalisés pour une défaillance cardiaque dans les 8 mois qui suivaient l’implantation ;
      • 28 % ont été réadmis pour un ajustement de leur appareillage environ deux ans et deux mois après l’implantation ; 
      • 29 % sont décédés à l’hôpital dans les six mois suivants l’implantation.

    Le projet s’inscrit dans les objectifs fixés par le rapport du groupe de travail « France IA » piloté par le député LREM de la 5ème circonscription de l’Essonne Cédric Villani. Le groupe de travail préconise de faciliter l’expérimentation de l’intelligence artificielles pour les applications en santé et d’encourager les politiques d’ouverture d’accès aux données de santé.

  • Données médicales : DMP vs DP – informations recueillies, modalités et avancement du déploiement

    Après une mise en place compliquée, la Cour des comptes ayant notamment épinglé son coût élevé en 2012, le dossier médical partagé (DMP) a fait l’objet d’une refondation en 2016 et sera généralisé dans sa nouvelle version à tous les Français début novembre 2018, pour un déploiement prévu par la Cnam sur l’ensemble du territoire d’ici la fin de l’année.

    Le DMP est au centre de la stratégie de transformation du système de santé français présenté dans le plan « Ma santé 2022 ». Il vise à améliorer la coordination, la qualité et la continuité des soins entre tous les professionnels de santé, aussi bien en ville qu’à l’hôpital.

    À ses côtés coexiste le dossier pharmaceutique (DP), lancé en 2008 et géré par le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, dont les données devraient alimenter à terme le DMP (article L1111-23 du Code de la santé publique). Cette transition sera accompagnée : tous les utilisateurs (professionnels de la santé et patients) seront informés en temps voulu sur l’évolution du projet.

    Afin de bien comprendre les particularités de ces deux dossiers, Health & Tech Intelligence a identifié en six points clés les différences majeurs entre le DMP et le DP.

  • Data : Données médicales, DMP vs DP-informations recueillies, modalités et avancement du déploiement

    Après une mise en place compliquée, la Cour des comptes ayant notamment épinglé son coût élevé en 2012, le dossier médical partagé (DMP) a fait l’objet d’une refondation en 2016 et sera généralisé dans sa nouvelle version à tous les Français début novembre 2018, pour un déploiement prévu par la Cnam sur l’ensemble du territoire d’ici la fin de l’année.

    Le DMP est au centre de la stratégie de transformation du système de santé français présenté dans le plan « Ma santé 2022 ». Il vise à améliorer la coordination, la qualité et la continuité des soins entre tous les professionnels de santé, aussi bien en ville qu’à l’hôpital.

    À ses côtés coexiste le dossier pharmaceutique (DP), lancé en 2008 et géré par le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, dont les données devraient alimenter à terme le DMP (article L1111-23 du Code de la santé publique). Cette transition sera accompagnée : tous les utilisateurs (professionnels de la santé et patients) seront informés en temps voulu sur l’évolution du projet.

    Afin de bien comprendre les particularités de ces deux dossiers, Health & Tech Intelligence a identifié en six points clés les différences majeurs entre le DMP et le DP.

    Le tableau présentant les différences majeures entre le DMP et le DP est disponible via ce lien.