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  • FASN Cancérologie : vers des traitements sur mesure grâce à la santé numérique (2/04/19)

    L’avènement des thérapies ciblées, puis de l’immunothérapie, a considérablement bousculé la prise en charge en oncologie. En effet, de plus en plus de patients bénéficient de rémissions à long terme, y compris sur certaines localisations jusque-là délétères. Par ailleurs, la cancérologie est le domaine qui semble avoir le plus bénéficié des évolutions numériques et en intelligence artificielle (IA).

    Ces dernières s’accompagnent d’une importante quantité de production de données : génomiques, médicales, d’imagerie… Les algorithmes et solutions d’IA permettent une analyse prédictive et, par là même, une personnalisation de la prise en charge, du diagnostic, du pronostic, des traitements et du suivi. Pour autant, les professionnels de santé ont encore du mal à appréhender ces outils en raison notamment des questions éthiques ou organisationnelles qu’ils induisent. De nombreuses études sont en cours pour valider le modèle, la valeur ajoutée et déterminer les meilleures guidelines.

    Cette réflexion a clos les Rencontres nationales de la santé numérique, qui se sont tenues le 2 avril 2019 à Paris. L’événement était organisé dans le cadre de la campagne #FASN sur le thème de la cancérologie à l’ère du numérique, en partenariat avec Unicancer, afin d’accompagner la transformation numérique et organisationnelle de l’offre de soins. Exemples.

    Impliquer tous les acteurs pour améliorer les soins

    Le Dr Michel Angué, consultant médical de la société Parsek, propose Vitaly, une solution applicative web pour les patients et les médecins. Il s’agit d’un portail avec une entrée patient et une pour les praticiens.

    La première brique de ce système est de centraliser les données médicales, accessibles à tous. l’outil rassemble des applications pratiques d’agenda partagé et de prise de rendez-vous avec un accès sécurisé pour des téléconsultations. En sortant de consultation, le patient a accès à toutes les informations « pour mieux comprendre et intégrer ce qui a été dit ». La plateforme comprend environ 20 millions d’utilisateurs, tous usages confondus, dans une dizaine de pays d’Europe. « Cela fonctionne d’autant mieux dans les petits pays où un dossier médical personnel est fonctionnel comme la Slovénie », indique le Dr Michel Anqué. L’enjeu en cancérologie est la diversité des parcours de soins.

    L’Institut des sciences et technologies de Vienne, en Autriche, utilise la plateforme pour de la télé-expertise sur les cancers pédiatriques rares qui réunit des experts. Un autre cas d’usage est la confirmation du diagnostic grâce à des réunions de concertation pluridisciplinaire virtuelle pour ne pas avoir à se déplacer et avoir accès à l’ensemble des documents du patient de manière sécurisée. « Cette méthode permet notamment d’envisager d’intégrer le patient à la RCP », .

    Enfin, la plateforme génère des alertes pour faciliter le régulation des consultations et hospitalisations de routine. « Notre démarche n’est pas basée sur des solutions complexes mais sur les usages. »

    Surveiller et anticiper

    Un autre axe de l’atout de la santé numérique dans le parcours de soins est le suivi. Le Dr Fabrice Denis, oncologue à l’institut interrégional de cancérologie Jean Bernard, en est persuadé. « Depuis 7 ans, je travaille sur une solution pour que les patients rapportent eux-mêmes leurs symptômes. Ces remontées ne se réduisent pas à empiler les applications. » Le Dr Denis a travaillé sur Moovcare, une application pour anticiper le diagnostic de récidive de cancer du poumon. L’équipe a suivi une démarche d’evidence based medecine avec une analyse et une exigence équivalente à celle du développement d’un médicament. « Cela coûte, prend du temps mais le résultat est implacable ».

    La procédure de fiabilité et de démonstration de la preuve ouvre la porte à la reconnaissance comme dispositif médical. « Cette preuve d’efficacité et de sécurité est essentiel ». Le dossier de cette application est maintenant en demande de remboursement ; ce qui devrait être acté prochainement. Le modèle économique est un enjeu du déploiement de ces outils. « Ce n’est pas le patient qui doit payer pour ne pas aggraver les inégalités déjà existantes avec la fracture numérique. »

    En effet, les patients les plus isolés sont ceux qui ont le plus besoin de ces outils. « En terme de pronostic, le fait d’être isolé est un facteur aggravant. On rechute et on meurt beaucoup plus quand on n’est pas connecté ». L’idée est donc d’aller chercher ces patients isolés avec l’aide de l’intelligence artificielle en créant des robots qui vont appeler les patients pour les aider à remplir les formulaires de suivi. « C’est en cours de développement et d’évaluation. »

    Analyser et utiliser les données générées

    En cancérologie, les traitements sont personnalisés à l’analyse génomique de la tumeur. La prise en charge de certaines tumeurs a ainsi été révolutionnée. La dynamique actuelle est de personnaliser les pronostics. Dans le cancer du sein, des signatures moléculaires permettent de prédire les risque. Cela permet de personnaliser les examens, les analyses et surtout, le parcours de soins.

    Les solutions numériques qui facilitent cette personnalisation crée une masse de données numériques, nécessaires à l’apprentissage de l’intelligence artificielle. Les modèles mathématiques se nourrissent de ces données, d’abord génomique mais aussi cliniques. Autant de données à récupérer, intégrer, analyser pour le bénéfice du patient, à qui les données appartiennent. « C’est l’objectif du projet ConSoRe, initié par une consœur, explique le Dr Pierre-Etienne Heudel, oncologue au centre Léon Bérard de Lyon. Il va permettre de valoriser et d’exploiter les données cliniques noyées dans les compte rendu. » Plusieurs centres utilisent déjà quotidiennement ce moteur de recherche pour le big data en cancérologie.

    La troisième source de données est l’analyse automatique d’images. « Il reste des difficultés pratiques pour monter ce genre de projet en termes d’archivages et numérisations des lames. Cela demande un travail de fourmi », explique le Dr Pierre-Etienne Heudel. Enfin, pour être efficace, les solutions de santé numérique doivent prendre en compte les organisations hospitalières. « Concernant le télé-suivi, les infirmières de coordination qui suivent les réponses, sont bien souvent appelées dans les services pour pallier une absence dans l’équipe dans les services », ajoute-t-il.

    L’intelligence artificielle en chirurgie

    Dernier exemple, le projet d’intelligence artificielle en chirurgie cancérologique, présenté par le Dr Charlotte Ngo de l’Hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP). « Il faut des ingénieurs un peu partout en Europe notamment de l’AP-HP et de l’Inserm », commente-t-elle. Il s’agit de construire un outil d’aide à la décision médicale grâce aux données cliniques, génétiques, d’imagerie et de survie. Les recommandations de pratiques internationales et nationales sont également intégrés pour fournir la conduite à tenir en fonction du moment de la prise en charge.

    L’intelligence artificielle de type deep learning (apprentissage profond) participe à cet outil d’aide à la décision médicale concrète et adapté. « Les cas des patients ne fonctionnent pas tous pareils et pour certains, l’algorithme ne va pas fonctionner », précise le Dr Charlotte Ngo. Mais le système va apprendre et, au final, fournir pour une patiente donnée, ce que recommandent les guidelines mais aussi ce qui a pu être fait ailleurs pour un même type de patients.

    Le système est également équipé d’un module d’analyse informatisée des images et un de prédictions du résultat de la chirurgie. « Nous chargeons les images de la patiente pour localiser la tumeur et des photographies des patientes et une petite vidéo de la patiente pour avoir une idée de son anatomie », explique la spécialiste. En fonction de l’anatomie, de la tumeur, de l’acte chirurgical prévu, le résultat cosmétique peut être prédit. « C’est intéressant pour informer les patientes et affiner notre pratique, d’adapter les gestes », note le Dr Charlotte Ngo. Cet outil complet d’aide à la décision médicale permet également de réduire l’hétérogénéité des pratiques entre les centres et les inégalités de prises en charge.                                                                                                        

  • One Drop noue un partenariat avec Amazon pour le suivi numérique des affections chroniques

    La société One Drop, spécialiste des solutions numériques pour le diabète et les maladies chroniques, signe un accord de partenariat avec Amazon via Choice, la marque santé du géant du numérique.

    Les appareils Choice donneront désormais accès aux fonctionnalités One Drop pour la gestion du diabète, le contrôle de la tension artérielle et du poids, y compris à l’aide à la décision par intelligence artificielle, précise l’entreprise, qui a annoncé cette alliance en mars 2019. Ces dispositifs s’intégreront aussi directement avec l’application mobile One Drop, et les clients Choice pourront s’inscrire aux programmes de coaching personnel One Drop.

    One Drop : une appli qui définit des objectifs quotidiens pour les patients

    L’application mobile One Drop, disponible sur les plateformes Apple iOS et Google Android est capable de suivre et d’analyser la glycémie, la prise de médicaments, le régime alimentaire et les activités du patient. Elle lui permet de définir des objectifs quotidiens, de visualiser ses progrès et de s’intégrer à une communauté mondiale de diabétiques. Les services de coaching durent de 7 semaines à 6 mois et leur prix varie en fonction de la durée du programme. 

    « Sur les 30 millions d’Américains vivant avec le diabète, 20 millions vivent également avec une pression artérielle élevée », souligne Jeff Dachis, P.-D.G. de One Drop, précisant que le partenariat avec Amazon offre aux clients de Choice « l’accès à un éventail de services complet et hyper-personnalisé ».

    « Cette collaboration représente une occasion pour nous de proposer une offre accessible et abordable dans le secteur des dispositifs médicaux grand public », a déclaré Bob Guest, P.-D.G. du groupe Arcadia, qui a développé Amazon Choice.

  • IA : la FDA prévoit un cadre réglementaire adapté aux systèmes doués d’apprentissage automatique

    La Food and Drug Administration (FDA) a annoncé sa décision de définir un cadre réglementaire pour les technologies médicales douées d’apprentissage automatique (machine learning), c’est-à-dire capables, grâce à l’intelligence artificielle (IA), de se mettre à jour et d’améliorer leurs performances grâce aux données qui leur sont soumises.

    L’agence américaine chargée d’homologuer les nouveaux dispositifs médicaux publie sur ce sujet un livre blanc qu’elle présente comme la première étape d’un processus appelé à durer plusieurs mois : elle prévoit de livrer en phase finale un projet d’orientation tenant compte des commentaires du public et des spécialistes du domaine.

    « Notre approche sera axée sur le fait que ces technologies prometteuses sont en constante évolution, affirme le directeur sortant de la FDA, Scott Gottlieb, dans un communiqué publié le 2 avril 2019. Notre objectif est de rendre les autorités capables d’assurer la sécurité de ces dispositifs tout en suivant le rythme de plus en plus rapide des innovations. »

    Des systèmes « verrouillés » aux systèmes « adaptatifs »

    Le directeur de la FDA explique que les technologies d’IA homologuées jusqu’à présent par l’agence sont généralement basées sur des algorithmes « verrouillés », c’est-à-dire qui ne s’adaptent pas en permanence et incapables d’apprendre à chaque utilisation. Ces systèmes sont modifiés périodiquement par leur fabricant à l’aide de nouvelles données, avec à chaque fois vérification et validation manuelles. Scott Gottlieb évoque notamment un système approuvé en 2018, capable de diagnostiquer la rétinopathie diabétique, une maladie oculaire dégénérative pouvant entraîner la cécité.

    Il souligne que les outils dits « adaptatifs » , « doués d’apprentissage automatique », nécessitent  pour leur part, et contrairement aux autres, « une surveillance attentive » afin de « garantir que leurs avantages sont à la mesure des risques encourus par les patients ». Scott Gottlieb donne l’exemple d’un système actuellement en développement qui utilise des algorithmes adaptatifs pour détecter un cancer du sein sur les mammographies, en perfectionnant sa capacité à identifier les cellules cancéreuses ou les sous-types spécifiques du cancer du sein grâce aux données de vie réelle que lui fournissent l’examen de chaque patiente.

    « Plan de suivi » et surveillance « en temps réel »

    Lorsque des modifications seront susceptibles d’affecter de manière significative la sécurité ou l’efficacité du matériel, la FDA envisage d’exiger du fabricant un plan de suivi des modifications du logiciel, incluant des informations détaillées sur les évolutions anticipées ainsi que sur la méthodologie envisagée pour les mettre en œuvre de manière contrôlée, en vue de limiter les risques pour les patients. L’agence imagine également une surveillance « en temps réel » des logiciels adaptatifs après leur commercialisation.

    En conclusion, Scott Gottlieb se dit persuadé que ces technologies « auront un impact puissant et positif sur la santé » et que l’évolution réglementaire qu’il dessine « permettra la mise sur le marché de logiciels d’intelligence artificielle utiles et novateurs, tout en garantissant que leurs avantages continuent de l’emporter sur les risques ».

     

     

  • Appli diabète : la start-up française MirambeauAppCare déployée au Canada et aux Émirats arabes unis

    La start-up girondine MirambeauAppCare annonce la création de conseils scientifiques au Canada et aux Émirats arabes unis, avant de lancer sur ces marchés son application multi-plateformes, Diabilive, qui permet d’améliorer l’accompagnement des patients diabétiques en leur apportant davantage d’autonomie.

    La société a été sélectionnée parmi les milliers d’entreprises ayant participé aux Innov 8 talks, organisés dans le cadre de l’événement Arab Health, qui s’est tenu fin janvier 2019 à Dubaï. Elle est actuellement en train de préparer la commercialisation de Diabilive aux Émirats et vient de former son conseil scientifique au sein du pays, a-t-elle annoncé début avril 2019. Ce conseil est composé du Dr Rahila Bhatti, de l’hôpital Mediclinic Parkview de Dubaï, et de Michelle Franklin, infirmière générale en charge de la clinique du diabète à l’hôpital Imperial College de Abu Dhabi.

    Outre-Atlantique, la start-up est parvenue à convaincre des endocrinologues du Centre hospitalier universitaire de Montréal de former son conseil scientifique canadien.

    Fondée en juillet 2017, MirambeauAppCare a pour l’instant levé 900 000 euros et décroché plusieurs récompenses, dont le prix du président de la République au concours Lépine International Paris 2016 et le prix Innovation Awards 2018 du CES Las Vegas dans la catégorie « produits logiciels et applications mobiles ».

    « La création de ces conseils montre notre capacité à être international dès le départ »

    « La création de ces conseils scientifiques est une avancée majeure pour MirambeauAppCare, qui montre là sa capacité à être international dès le départ », commente Benoît Mirambeau, P.-D.G. de la société.

    La start-up ayant « des bons de commandes très importants en France », cela lui permet « de voir l’avenir sereinement », ajoute le responsable.

    Diabilive : une application pour accompagner au quotidien les patients diabétiques

    Diabilive calcule la dose d’insuline du patient selon sa prescription médicale, son régime alimentaire et son activité physique. Elle améliore ainsi l’observance du traitement et facilite l’anticipation des besoins futurs. L’application permet également aux chercheurs d’analyser les données afin d’améliorer les protocoles.

    La solution se connecte à tous les outils connectables en Bluetooth ou NFC pour le suivi des constantes médicales, telles que le poids, la glycémie, la tension, le pouls et le taux d’oxygène dans le sang.

    En renforçant le contact entre les soignants et le patient, elle vise par ailleurs à rassurer ce dernier, en le faisant se sentir mieux entouré et donc en sécurité.

  • IA : Cognizant automatise la production de la documentation des essais cliniques

    La société américaine Cognizant dévoile sa solution Protocol Creator, un outil Saas (logiciel-service) qui automatise la production de la documentation des protocoles d’essais cliniques. Ce produit permet de rendre cette étape plus simple et moins coûteuse, pour une meilleure qualité finale. Protocol Creator aboutit à une soumission plus rapide de plusieurs semaines des essais cliniques, leur permettant de commencer plus tôt, en générant une documentation sous forme de document structuré : le logiciel peut publier le protocole final sous forme de document ou dans un format lisible par machine.

    « L’élaboration de la documentation protocolaire est depuis longtemps considérée comme un gisement d’opportunités si l’on veut améliorer l’efficacité des processus d’essais cliniques », souligne Patricia Belissa-Mathiot, directrice des opérations cliniques du laboratoire Servier, dans un communiqué publié le 3 avril 2019. Selon elle, Cognizant est conscient des défis qu’implique la création d’un protocole, de sorte que son outil parvient à gérer les étapes sensibles du processus, apportant une réelle amélioration aux méthodes de travail du secteur.

    « La mise sur le marché d’un seul nouveau traitement coûte aujourd’hui plus d’un milliard de dollars, affirme Bhaskar Sambasivan, vice-président exécutif et directeur monde des sciences de la vie à Cognizant. Chaque jour qui passe avant l’homologation d’un protocole coûte à l’entreprise et, ce qui est plus grave, retarde le traitement du patient ». Il souligne que Cognizant Protocol Creator « procède à une refonte d’ensemble du processus de soumission, le rendant d’emblée numérique », et « jette également les bases d’un écosystème clinique entièrement numérique, à base d’intelligence artificielle », capable d’améliorer les résultats cliniques.

  • USA : BMS s’unit à Concerto HealthAI pour l’exploitation des données de vie réelle par IA (oncologie)

    Le laboratoire pharmaceutique américain Bristol-Myers Squibb (BMS) conclut un partenariat pluriannuel avec la société Concerto HealthAI (Boston), qui applique l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage automatique à la génération de données « de vie réelle » pour les tests de nouveaux médicaments.

    BMS utilisera la plateforme technologique EurekaHealth de Concerto HealthAI pour exploiter les données de vie réelle dans le domaine pharmaceutique et pour l’application des solutions d’IA dans le domaine clinique.

    Les données de vie réelle de Concerto HealthAI proviennent notamment de la plateforme CancerLinQ, développée par une filiale à but non lucratif de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO).

    Cette décision, annoncée fin mars 2019, intervient après que la FDA a recommandé en décembre 2018 dans un programme dédié l’exploitation des données de vie réelle dans les essais cliniques et les études post-homologation.

    « Notre accord avec Bristol-Myers Squibb démontre que nous sommes arrivés à un tournant s’agissant des données de vie réelle », a déclaré Jeff Elton, le patron de Concerto HealthAI. Elles ne sont plus seulement un moyen de générer des informations mais un domaine à part entière, porteur d’amélioration des traitement et d’innovations thérapeutiques ».

  • La santé à l’ère de l’IA : défis juridiques et 1ères applications de terrain (18/04/2019, Paris)

    La santé à l’ère de l’intelligence artificielle (IA) sera le thème du petit-déjeuner conférence organisé par De Gaulle Fleurance & Associés le 18 avril 2019 à Paris. Il s’agit de la troisième session du cycle de conférences de la société d’avocats dédié aux enjeux soulevés par l’intégration de solutions d’IA dans la transformation numérique des entreprises. 

    Cette session, qui portera plus précisément sur les défis juridiques et les premières applications de terrain,  sera rythmée par des retours d’expériences et un partage de connaissances sur la dimension santé de ce sujet. Elle « sera aussi l’occasion pour les intervenants et l’ensemble des participants d’aborder ce sujet en tentant de le démystifier », précisent les organisateurs.

    Le petit-déjeuner sera animé par :
    • François Lescure, président, Médecin Direct ;
    • Stéphanie Combes, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), ministère des Solidarités et de la Santé, chef de projet du Health Data Hub ;
    • Guillaume Santiago, fondateur, Onlynnov ;
    • Cécile Théard-Jallu, avocat-associé, De Gaulle Fleurance & Associés ;
    • Nina Gosse, avocat, De Gaulle Fleurance & Associés.

    Les inscriptions, obligatoires, doivent être réalisées avant le 11 avril 2019 via ce lien (nombre de places limité).

    Au programme :

    Évoquer la mise en œuvre concrète des défis juridiques autour de projets d’IA à l’heure de la médecine 4P (personnalisée, préventive, prédictive et participative) :

    • Quels schémas de partenariat autour de projets d’IA (éditeurs, fournisseurs de data, utilisateurs ..) ?
    • Comment l’IA transforme t-elle déjà la relation entre patient et médecin ? Quelle implication des professionnels de santé ?
    • Quels rôles pour les plateformes d’IA ?
    • Quel rôle pour le Health Data Hub ? Quel sera son modèle économique, notamment pour les services rendus aux industriels et les contributions vers le hub ? Quel accès aux données par les professionnels de santé, les patients, les entreprises …? Quelles interactions techniques avec d’autres bases / l’IoT ?
    • Comment protéger et utiliser les données de santé dans un projet d’IA à l’ère du RGPD ?
    • Quelle protection et valorisation juridique des actifs immatériels liés à l’IA ?
    • Quel impact de l’IA sur les processus réglementaires de market access, en particulier de marquage CE pour les dispositifs médicaux ?
    • Quels enjeux de responsabilité / quelles premières solutions d’assurabilité ?

    Accueil et petit-déjeuner à partir de 8h30

  • Étude : un robot contrôlé par RA pour rendre de l’autonomie aux personnes handicapées (Plos One)

    Des chercheurs de l’Institut de technologie de Géorgie (Georgia Institute of Technology) ont mis au point un nouveau système de réalité augmentée (RA) qui permet aux personnes ayant une déficience motrice grave de contrôler un robot à taille humaine. Les résultats de cette petite étude* publiée le 15 mars 2019 dans la revue Plos One montrent que ce dispositif peut améliorer leur qualité de vie car ils commandent le robot de façon complètement indépendante.

    Les robots d’assistance, un espoir pour les personnes handicapées moteur

    Les personnes souffrant de profonds déficits moteurs ont besoin d’aide de soignants pour effectuer de nombreuses tâches. Non content de les rendre très dépendants, ces soutiens coûtent cherchent et font peser un fardeau physique et émotionnel sur les aidants informels. Des robots d’assistance permettant aux personnes présentant un déficit moteur profond de s’acquitter eux-mêmes d’une partie de ces tâches pourraient être bénéfiques. En outre, il a été démontré que la capacité de prendre soin de soi est corrélée à une amélioration de la qualité de vie et à une diminution de la dépression, notamment chez les patients victimes d’un AVC, ainsi qu’à une réduction du taux de mortalité chez aidants.

    Pour les personnes souffrant d’un grave déficit moteur, tout l’enjeu est de trouver des dispositifs capables de contrôler ces robots car à l’heure actuelle, ces dispositifs sont très complexes, dotés d’un grand nombre de capteurs. Il existe de nombreux robots à taille humaine disponibles dans le commerce, équipés de roues et d’un ou deux bras. En outre, des entreprises et des chercheurs ont fabriqué des robots humanoïdes complets avec bras et jambes, couramment utilisés dans les laboratoires.

    Une interface de réalité virtuelle pour contrôler le robot

    Des chercheurs de l’Institut de technologie de Géorgie (Georgia Institute of Technology) ont donc mis au point un nouveau système permettant aux personnes ayant une déficience motrice grave de contrôler un robot à taille humaine. Ils utilisaient un robot PR2 de Willow Garage, comparable aux autres manipulateurs mobiles disponibles dans le commerce. Le PR2 est un robot à taille humaine doté d’un socle à roues omnidirectionnel, d’un torse translucide vertical, de deux bras avec pinces, d’une tête avec caméras et de divers autres capteurs, notamment tactiles.

    De plus, ils ont développé une interface de réalité augmentée (RA) basée sur le web. Les utilisateurs accèdent à l’interface à l’aide d’un navigateur web standard, ce qui simplifie l’accès et permet de contrôler un robot situé loin de l’utilisateur, par exemple dans une autre pièce ou dans tout le pays. L’interface web affiche « la vue du robot » de l’environnement pour aider les utilisateurs à interagir avec le monde via la machine. Ils ont pu contrôler le robot à l’aide de simples mouvements de tête et d’une interface graphique intuitive. En plus du flux vidéo, l’interface affiche d’autres données, issues notamment des capteurs tactiles.

    2 expérimentations ont été menées : la première étude comprenait 15 participants âgés d’au moins 18 ans, capables d’utiliser une souris d’ordinateur ou l’équivalent. Dans la seconde petite étude, un participant, considéré comme un « utilisateur expert » présentant de graves déficits moteurs, a utilisé le système à son domicile pendant 7 jours.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 15 mars dans la revue Plos One.

    Résultats

    • 80 % des participants ont été capables de manipuler à distance le robot pour des tâches de la vie quotidienne (attraper une bouteille d’eau et la porter à la bouche d’un mannequin).
    • Le système de réalité augmentée leur a permis de faire deux choses à la fois, comme « contrôler une machine à laver tout en utilisant une brosse ».
    • Les participants ont convenu que le système robotique était facile à utiliser et qu’il améliorerait considérablement leur vie.
    • Dans la deuxième étude, les chercheurs ont identifié 59 tâches « de premier niveau » pour lesquelles l’utilisateur expert a pu utiliser la technologie, notamment se brosser les dents et se raser.

    « Un système très libérateur pour moi »

    « Nos résultats suggèrent que les personnes atteintes de déficits moteurs profonds peuvent améliorer leur qualité de vie en utilisant des substituts robotiques du corps, et ce sans interfaces invasives, a déclaré Phillip Grice, premier auteur de l’étude. Le système a été très libérateur pour moi, en ce sens qu’il m’a permis de manipuler mon environnement de manière indépendante pour la première fois depuis mon AVC », a déclaré Henry Evans, un Californien qui aide les chercheurs du Georgia Institute of Technology à améliorer les systèmes robotiques d’assistance depuis 2011.

    Des robots encore trop coûteux

    Ces résultats portent sur un petit nombre de personnes et ont donc besoin d’être dupliqués. Par ailleurs, le système est encore très lent. Quant au robot, sa taille et son coût doivent encore diminuer avant de pouvoir être commercialisé.

  • États-Unis : des milliers de dossiers médicaux restés accessibles en raison d’une faille de sécurité

    Des milliers de dossiers médicaux sont restés librement accessibles du fait d’une faille de sécurité sur le serveur d’une société américaine. Nul ne sait à l’heure actuelle si un tiers a effectivement eu accès au serveur exposé ni pendant combien de temps les données ont été laissées sans protection.

    La société en cause est l’entreprise californienne Meditab, qui se présente comme l’un des principaux éditeurs de logiciels de dossiers médicaux électroniques pour les hôpitaux, les cabinets médicaux et les pharmacies. Elle traite notamment les transmissions par fax pour les professionnels de santé, ce moyen de communication restant très utilisé dans ce secteur outre-Atlantique.

    Selon les informations livrées par la société de cybersécurité SpiderSilk et recoupées par le site d’information spécialisé TechCrunch, Meditab avait omis de protéger par mot de passe un serveur exploitant une base de données contenant plus de 6 millions d’entrées. Tout le monde pouvait par conséquent lire les fax transmis en temps réel, alors qu’ils contenaient une foule de données personnelles, notamment des dossiers médicaux, des certificats médicaux, les médicaments prescrits et les quantités prescrites, ainsi que des informations relatives aux pathologies, comme des résultats de tests sanguins, tout cela accompagné des noms, des adresses et dates de naissance des patients, des données de paiement, parfois de leurs numéros de sécurité sociale, ainsi que d’informations relatives à leur couverture santé.

    Le serveur était hébergé par MedPharm Services, une filiale de Meditab basée à Porto Rico, créée sur ce territoire dépendant des États-Unis pour tirer parti des avantages fiscaux afférents.

    Meditab et MedPharm affirment tous deux se conformer à la loi HIPAA

    Meditab et MedPharm affirment tous deux se conformer à la loi HIPAA, qui régit la manière dont les prestataires de soins gèrent la sécurité des données des patients.

    Les entreprises qui enfreignent cette réglementation encourent de lourdes amendes aux États-Unis : le centre Anderson contre le cancer, dépendant de l’université du Texas a dû payer l’an dernier 4,3 millions de dollars US (environ 3,8 M€) pour n’avoir pas crypté les données de santé qu’il stockait.

  • Congrès SFD 2019 : le FreeStyle Libre, « une évolution technologique majeure en diabétologie » (conf.)

    « Le FreeStyle Libre (FSL) est une évolution technologique majeure en diabétologie« , commente le Pr Elise Bismuth, médecin au service « endocrinologie et diabétologie pédiatrique » à l’hôpital Robert-Debré (AP-HP), intervenue le 28 mars 2019 lors d’un symposium dédié au dispositif, auquel Health & Tech Intelligence a assisté. La session était organisée dans le cadre du Congrès de la Société francophone du diabète (SFD), qui se tient à Marseille jusqu’au 29 mars.

    Le système de mesure du glucose en continu FSL est un dispositif médical sans piqûre, sans lancette et sans bandelette développé par Abbott. Il a rencontré un engouement immédiat lors de sa mise sur le marché en 2017. Remboursé par l’Assurance maladie depuis le 1er juin 2017 et proposé dans 7 pays d’Europe, il est aujourd’hui de plus en plus sollicité, l’occasion de faire le point.

    Le Pr Elise Bismuth insiste sur l’importance d’une éducation thérapeutique : « Mieux [les familles] connaissent et maîtrisent l’outil, moins d’erreurs elles commettent, meilleurs sont les résultats », indique-t-elle.
    De son côté, le Pr Michael Joubert, endocrinologue et diabétologue au CHU de Caen, est revenu de son côté sur le télésuivi des patients porteurs de FreeStyle Libre dans le cadre du programme Étapes avec le lancement d’une plateforme unique conçue pour faciliter la mise en place de la télésurveillance : le portail LibreView, attendu au cours de l’été 2019.

    L’importance de l’éducation thérapeutique en pédiatrie (Dr Bismuth)

    L’éducation thérapeutique est essentielle pour apprendre à utiliser le FreeStyle Libre, insiste le Dr Elise Bismuth (service pédiatrie, hôpital Robert-Debré), « aussi bien du côté des patients enfants que de leurs parents ».

    D’autant plus que le dispositif dispose d’un nouveau référentiel, étant passé d’un système capillaire (piqûre du doigt) à système interstitiel (mesure en continu du taux de glucose dans le tissu interstitiel). Il y a beaucoup plus d’informations de générer.

    • avantages pour les soignants : « Bye bye le carnet papier ». Ils peuvent annoter et télécharger toutes les données.
    • avantages pour les familles : elles apprécient le confort de la mesure interstitielle parce qu’il n’y plus besoin de piquer le doigt de son enfant. À l’école, c’est aussi plus simple de gérer ses jeunes patients pour les enseignants et les aides scolaires.

    « Toutes les études soulignent l’importance de l’éducation thérapeutique »

    Le Pr Elise Bismuth revient sur les résultats d’une étude observationnelle prospective multicentrique (9 centres) menée par l’Association du diabète infantile de la Méditerranée (Adim) sur 347 enfants et adolescents de décembre 2016 à juillet 2017.

    Il en ressort que l’éducation thérapeutique, soit la formation des patients et des familles à l’utilisation du dispositif, est nécessaire pour améliorer le suivi et les résultats.

    La satisfaction des utilisateurs de FSL était d’environ 60 %, sachant que parmi les principales critiques avancées figuraient le coût du dispositif, qui n’était pas encore remboursé alors.

    « Les mêmes résultats ont été observés en Belgique, au Royaume-Uni et en Israël, par exemple, note la pédiatre. Toutes les études soulignent l’importance de l’éducation thérapeutique. Les conditions de remboursement sont un facteur très important. »

    En juin 2017, les autorités émettent ces recommandations pour la MGC :

    • comprendre ce qu’est la mesure interstitielle ;

    • avoir des pistes pour réagir en cas d’alerte ;

    • être capable d’analyser les données recueillies.

    « Face à ces recommandations, nous n’avions quasiment pas d’outils adaptés et en pédiatrie, aucun outil », explique la praticienne.

    Selon elle, une utilisation optimale de l’outil se présente comme suit :

    « L’idée est de passer de l’outil soignant à l’outil patient », commente la spécialiste.

    Il existe 5 domaines pour lesquels les soignants ont besoin d’outils, constate ainsi le Pr Elise Bismuth :

    • poser le diagnostic éducatif : qui réclame l’outil ? Le patient ? La famille ? ;

    • comprendre le fonctionnement du dispositif pour une bonne interprétation des données en temps réel ;

    • réagir de manière adaptée ;

    • analyser les données reçues ;

    • évaluer les modalités d’accompagnement des patients.

    À partir de ce constat et afin de pouvoir suivre les recommandations relatives à la MGC, la praticienne a co-construit en équipe avec ses collègues et les patients les outils suivants :

    • guide d’entretien avant la 1ère pose ;

    • diagnostic éducatif des enfants déjà équipés ;

    • guide de bonnes pratiques ;

    • présentation d’une journée type ;

    • guide du déchargement et d’interprétation des données ;

    • outils pour les population spécifiques : vidéos et applications mobiles à destination des adolescents, vidéo expliquant la pose du dispositif chez le jeune enfant ;

    • mallette de jeux de mise en situation Libre n’Play.

    « Certains outils n’ont finalement pas été retenus parce qu’ils se sont avérés peu adaptés à la pratique quotidienne », précise le Pr Elise Bismuth.

    Ceux qui ont été retenus vont être distribués dans les centres hospitaliers de France. « L’un des enjeux est de gagner la confiance des familles dans le système, analyse la pédiatre. Mieux elles connaissent et maîtrisent l’outil, moins d’erreurs elles commettent, meilleurs sont les résultats. »

    « Je tiens à souligner l’importance de la co-construction dans ce projet, commente la praticienne. Quand on connaît le fonctionnement de l’hôpital public, ce genre de collaboration fait du bien. »

    Conclusions du Pr Elise Bismuth :

    • le FreeStyle Libre est une évolution technologique majeure en diabétologie ;

    • l’accompagnement ETP est indispensable ;

    • référentiel de compétence, messages éducatifs, outils, etc. : « tout est à créer » ;

    • la co-construction entre les soignants et les patients est importante ;

    • l’évaluation des modalités d’accompagnement des patients est essentielle.

    FS LibreView, une plateforme validée dans le cadre du programme Étapes (Pr Joubert)

    Le Pr Michael Joubert, diabétologue au CHU de Caen, est revenu de son côté sur l’utilisation du FSL dans le cadre du programme Étapes, visant à expérimenter la télémédecine au niveau national.

    Les modalités d’Étapes, dont le texte fondateur date de 2010, ont été mises à jour en 2018 :

    Les limites et les freins de la télésurveillance selon le Pr Michael Joubert :

    • la méconnaissance du programme Étapes par plus de 50 % des médecins ;

    • les indications restrictives : toutes les situations, comme le diabète gestationnel, ne sont pas prises en compte dans le programme ;

    • les difficultés de mise en place :

      • réticence des administrations hospitalières : « À Caen, j’ai longtemps été bloqué pour mettre en place la télésurveillance, alors que je m’y étais pris un an avant le lancement du programme Étapes, explique le diabétologue. L’administration a peur qu’il y ait un doublon entre la télésurveillance et le dossier patient informatisé. Il faudrait un moyen d’unifier les systèmes. » ;

      • difficultés organisationnelles (temps dédié, continuité des soins…) : quand une professionnelle présente dans l’auditoire demande si ce suivi n’est pas chronophage (Combien de temps faut-il pour enregistrer un patient ? Combien de temps faut-il pour lui répondre ?), le diabétologue explique qu’il n’est pas encore possible de le savoir puisque personne en France n’utilise pour l’instant la plateforme, qui n’a pas encore été mise en place. « Ce que je vous ai présenté ici est un cabinet virtuel, explique-t-il. Nous verrons à l’usage les avantages et les inconvénients de l’outil. » ;

    • le modèle médico-économique : « L’outil n’est peut-être pas viable dans le système économique actuel », admet le praticien, précisant que dans le public, il faut environ 130 patients télésuivis pour financer 1 infirmière à temps plein ;

    • les solutions techniques inadaptées au glucose interstitiel.

    En ce qui concerne la sécurisation des données, toutes les solutions proposées sont validées par les autorités de santé et acceptées par le ministère, y compris en matière de sécurité des données, indique le Pr Michael Joubert. Le FSL figure dans la liste des dispositifs accrédités par la DGOS, précise-t-il.

    Actuellement, peu de patients partagent les données générées par le FreeStyle Libre avec leur médecin, note le diabétologie :

    LibreView : une plateforme pour mettre en place le télésuivi d’un patient

    Actuellement, le FreeStyle Libre est composé :

    • du FSL Link, une appli permettant de faire remonter les données aux médecins ;

    • du FSL lecteur, un outil utilisé quand les patients téléchargent leurs données.

    Abbott est en train de mettre à jour le portail LibreView, une solution validée dans le cadre du programme Étapes.

    Le portail permet d’envoyer des notifications individualisées, d’échanger entre les professionnels de santé et leurs patients mais aussi entre les professionnels de santé eux-mêmes par le biais d’une messagerie sécurisée. Il permet de centraliser sur un même espace les données de FSL et de FSL Link.

    « La grande nouveauté c’est la fonction de télésurveillance, intégrée dans le cadre d’Étapes, commente le Pr Michael Joubert. Elle permet d’activer et de suivre une télésurveillance pour inclure un ou plusieurs patients dans ce programme Étapes ». Toute la démarche peut être effectuée sur la plateforme, du document permettant de demander le consentement du patient, nécessaire, au contrat de surveillance relatif à la gestion des données.

    Conclusion du Pr Michael Joubert :

    • Le FreeStyle Libre a maintenant sa solution de télésurveillance adaptée au glucose interstitiel dans le cadre du programme Étapes : LibreView ;
    • LibreView permet :
      • d’inclure un patient dans le programme Étapes ;
      • de paramétrer des notifications en rapport avec :
        • l’observance ;
        • les événements d’hypoglycémie et le temps en hypoglycémie ;
        • le temps en hyperglycémie ;
        • le temps dans la cible ;
        • la variabilité (CV) ;
      • d’effectuer le suivi des patients télésurveillés de façon très flexible (suivi individuel, suivi par équipe soignant, rythme des notifications…)

    « Avant, quand un patient venait en consultation tous les 6 mois, je n’étais pas en mesure de lui proposer une réponse, de faire évoluer son traitement, témoigne le Pr Michael Joubert. Avec FSL, j’ai envie de voir mes patients plus souvent pour les aider à mieux gérer leur état parce que je vois plus de choses avec ce suivi en continu, par exemple des hypoglycémies nocturnes que je ne pouvais pas identifier auparavant. »