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  • Grand défi « diagnostics par l’IA » : « mieux travailler sur les données du futur » (Olivier Clatz)

    Olivier Clatz a été nommé directeur de programme le 1er mars 2019 par le Conseil de l’innovation, instance de pilotage stratégique chargée d’orienter l’action du gouvernement en la matière. Cofondateur et ancien patron de la société Therapixel, spécialiste de l’interprétation des mammographies par réseaux de neurones, il est chargé du « Grand défi » « Comment améliorer les diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle ? ». Après avoir présenté ses premiers éléments lors du 3e Conseil de l’innovation, organisé le 17 avril, Olivier Clatz a détaillé pour Health & Tech Intelligence l’état d’avancement de ses travaux. 

    « Le défi », déclare Olivier Clatz, est de « mieux travailler sur les données du futur ». L’objectif à atteindre « est bien déterminé » selon lui : c’est « un environnement dans lequel on a des données bien structurées et accessibles dès la production », « dans lequel les porteurs de projets peuvent expérimenter, se déployer facilement ».
    L’enjeu pour Olivier Clatz est de  trouver une mise en œuvre pertinente « opérationnelle et technique ».

    Un écosystème prometteur et plein de projets

    Olivier Clatz estime qu’actuellement la France possède un certain nombre d’atouts en matière d’intelligence artificielle (IA), notamment les très bonnes formations proposées en mathématiques appliquées, de bons ingénieurs et de bons chercheurs, mais aussi la quantité de projets en cours dans le domaine de l’IA et de la santé.

    La mise à jour de la cartographie du secteur de l’IA publiée par Bpifrance le 4 février 2019 a identifié 104 start-ups créées depuis 2010 dans le domaine de la santé utilisant des technologies d’intelligence artificielle. « C’est vraiment un domaine qui aujourd’hui regorge de projets en France », affirme Olivier Clatz, soulignant que ces sociétés s’appuient sur des technologies « relativement matures ». Selon lui, « on ne trouve presque pas de sociétés effectuant de la recherche fondamentale», les start-ups du secteur font « plutôt des assemblages ».

    Le Health Data Hub, un travail sur le stock

    La première série de difficultés rencontrées par les professionnels du secteur concerne l’accès et la structuration des données : «une partie de cet enjeu est adressé » par le Health Data Hub (HDH).

    Le HDH a vocation à accompagner les projets qui visent à exploiter les gisements de données  existants dans les établissements de santé et les différents systèmes d’information. Les données disponibles sont  actuellement très difficilement appareillables à cause de la décision de la Cnil, s’opposant de 2007 à 2017 à l’utilisation d’un identifiant personnel : il était interdit d’attribuer un même numéro à une même personne dans différents établissements et pour différents examens , posant ainsi le problème d’« identifier les différents examens correspondant à une même personne » .

    Le Health Data Hub « propose des solutions et des moyens humains » pour aller chercher des données dans les établissements, faire des appariements, fournir des « bulles», des espaces sécurisés permettant aux gens de travailler sur des données à risque. Mais le travail du HDH ne porte que sur le stock, les examens existants, et ne traite pas la structuration des données en production.

    Or une quantité de projets en cours ont « besoin de données massives » et  nécessitent de repenser l’organisation des données dès la production», ont « l’ambition de se déployer très rapidement »au sein de notre système de santé , « que ce soit dans les phases de test ou dans les phases commerciales ». Selon Olivier Clatz, « le système n’est pas vraiment prêt aujourd’hui à accueillir ce type de modèle ».

    Une expérience pratique de l’accès aux données

    Olivier Clatz évoque à ce propos son parcours de start-upper au sein de la société Therapixel, qu’il a quittée après l’avoir cofondée. « Je garde de cette expérience l’accès à la donnée et le chemin qui permet ensuite d’aller expérimenter », déclare-t-il. « Je devais être un des premiers en France à aller sonner à la porte des établissements pour essayer de rassembler des données. Peu de personnes au sein de l’administration possèdent cette expérience concrète en collecte de données, d’où l’expérimentation d’un système à base d’IA au sein d’un système numérique hospitalier comme privé ».

    Cette expérience l’a familiarisé avec les problèmes « pratico-pratiques » que rencontrent les jeunes sociétés à l’heure actuelle. Par exemple, « il n’existe pas d’établissement en France possédant dans un même système d’information une quantité importante de mammographies de dépistage et les compte-rendus ‘anapath’ [anatomopathologiques] structurés dans un même système d’information : soit les établissements ont beaucoup d’’anapath’ mais sans le dépistage ou alors des examens de dépistage mais pas d’’anapath’ ou alors sous la forme d’un fax », et l’appariement à partir d’un fax n’est « pas trivial ».

    Olivier Clatz affirme ne plus avoir d’intérêt dans Therapixel, qu’il a quitté en mars 2019, et n’a « pas de contrat de conseil ». Si la société devait être concernée dans le cadre du « Grand défi » ce serait « un cas particulier » à traiter « comme il se doit », avec en ce qui le concerne « un devoir de réserve ».

    Le dossier pharmaceutique, un exemple de réussite

     « Une des clés », selon Olivier Clatz, est de « se reposer sur les professionnels de santé, de commencer par eux ». Il cite « un exemple qui a plutôt bien marché en France », le dossier pharmaceutique. À date, plus de 99 % des officines sont raccordées, de sorte que « c’est le dossier qui regroupe le plus de personnes dans l’Hexagone ».

    Selon lui, « le point essentiel est que ce dispositif a été créé par et pour les pharmaciens » : il y voit « la preuve qu’il faut faire confiance aux professionnels, qui sont motivés [et] les accompagner dans la structuration de leur profession autour d’outils numériques comparables ».

    « Pour dégripper le système, les outils numériques doivent pouvoir structurer les données dès l’activité de soins, dès le soin courant, estime Olivier Clatz. Les outils portés par les communautés médicales professionnelles doivent aussi servir à déployer les outils développés par les petites ou les grosses sociétés ».

    Une doctrine et des moyens

    « Voila la doctrine et les moyens que je prévois d’utiliser, explique-t-il. Il s’agit de se reposer sur la multitude de projets qu’on a déjà[, qui sont] au stade mature mais également au stade amont [et] trouver un chemin critique pour répondre à la demande qui vient aujourd’hui de ces projets. »

    La mise en œuvre reste encore à travailler. « Il y aura vraisemblablement des appels à projet pour mettre en compétition les acteurs ». Aucun n’est encore rédigé. Il faudra également prévoir « des contreparties, des droits et devoirs associés au financement de l’État », une démarche qui n’a pas encore été calibrée à l’heure actuelle. Olivier Clatz insiste enfin sur son souci de « travailler en bonne intelligence avec ce qui existe » et de « ne faire doublon avec aucun service ».

  • Conférence e-santé Drive Innovation Insights : le 19/09/2019, Paris

    La conférence e-Santé 2019 se tiendra le 19 septembre 2019 aux Salons Hoches à Paris. Organisée par Drive Innovation Insights, la journée sera principalement centrée autour de l’impact des transformations technologiques dans le secteur de la santé sur les méthodes traditionnelles et de leurs évolutions. 

    Les personnes qui souhaitent s’inscrire à l’événement doivent retourner le formulaire d’inscription, accessible via ce lien, à service-client@dii.eu.

    Programme 

    La révolution des modèles économiques de la santé 

    • Les apports du projet de Loi Santé présenté au Conseil des ministres le 13 février 2019.
    • Saisir les opportunités du marché de la e-santé via des démarches de partenariat.
    • Place des complémentaires santé dans la course à l’innovation technologique.

    3 cas d’usages pionniers sur les technologies qui vont révolutionner la santé 

    • Retour d’expérience sur une application mobile innovante dédiée aux professionnels de santé pour les accompagner dans leur protocoles de soins. 
    • Témoignage sur un dispositif médical de suivi du diabète à l’ère de l’intelligence artificielle (IA) et du machine learning.
    • Retour sur une plateforme de télésurveillance en cardiologie. 

    La gouvernance des données : épicentre de la révolution e-santé 

    • Panorama des réglementations qui vous impactent en 2019.
    • Les clés pour concilier traitement des données de santé et RGPD.
    • L’enjeu crucial de la cybersécurité : face au risque accru des cyberattaques, comment vous assurer de la sécurité des données patients ?
  • IA : Iktos annonce une collaboration de recherche avec Janssen

    Iktos, start-up spécialisée dans l’intelligence artificielle (IA) appliquée à la conception de nouveaux médicaments, va collaborer avec le laboratoire pharmaceutique Janssen.

    Dans le cadre de cet accord, annoncé fin avril 2019, la technologie de conception in silico de nouvelles molécules d’Iktos sera mise en place sur plusieurs projets de découverte de nouveaux médicaments menés par le laboratoire. Les 2 groupes collaboreront en associant le savoir-faire d’Iktos dans le domaine des modèles génératifs profonds appliqué à la chimie et l’expertise de Janssen en IA appliquée à la prédiction de l’activité biologique des petites molécules.

    La technologie développée par Iktos permet de concevoir in silico de nouvelles molécules dotées de toutes les caractéristiques souhaitées dans le cadre d’un projet de recherche donné. Elle permet d’envisager d’importantes améliorations dans le processus de recherche de nouvelles molécules d’intérêt pharmaceutique.

  • Étude : le big data permet de prédire le risque de hernie après intervention (congrès de chirurgie)

    Sur la base des données de santé de près de 30 000 patients, des chercheurs américains de l’université de Pennsylvanie ont développé une application qui prédit la probabilité qu’un patient développe une hernie après une chirurgie abdominale. La compilation des data issues des dossiers électroniques permet de générer un score de risque pour chaque patient et en temps réel. L’application, qui a fait l’objet d’une étude*, a été présentée le 12 avril 2019 au congrès annuel de l’American Surgical Association, qui se tenait à Dallas, au Texas.

    Les data de 30 000 dossiers électroniques analysées

    Après une chirurgie abdominale, environ 20 % des patients souffrent d’une hernie incisionnelle. Des tissus ou un organe ressortent au niveau de la plaie. Ce renflement sous la peau affaiblit le muscle, engendre des douleurs et nécessite bien souvent une nouvelle intervention chirurgicale, ce qui ouvre la porte à un risque accru de complications. Les soins liés aux hernies incisionnelles coûtent au système de santé américain environ 7,3 milliards de dollars US (environ 6,5 Mds €) par an en raison du nombre de ces cas et des problèmes de qualité de vie qu’ils posent.

    Pour diminuer ce risque, encore faut-il être en capacité d’évaluer le risque d’être victime d’une telle hernie pour chaque patient. C’est pour cette raison que des chercheurs de la faculté de médecine Perelman de l’université de Pennsylvanie ont développé une application pour identifier les facteurs de risque les plus courants ainsi que les interventions chirurgicales entraînant le plus fréquemment des hernies incisionnelles dans plusieurs spécialités. Ils ont utilisé les dossiers de santé électroniques de près de 30 000 patients ayant subi une intervention chirurgicale intra-abdominale, urologique ou gynécologique à Penn entre janvier 2005 et juin 2016. L’application combine toutes les données pour générer score de risque en temps réel pour chaque patient.

    Les chercheurs ont présenté le 12 avril 2019 les résultats de leur étude et leur application au 139ème congrès annuel de l’American Surgical Association, qui se tenait à Dallas, au Texas.

    Résultats

    • Plus de 1 100 patients (3,8 %) ont nécessité une deuxième intervention chirurgicale pour prendre en charge une hernie incisionnelle.
    • Les chirurgies colorectales étaient les plus souvent associées aux hernies par incision (7,7 % des cas), suivies des interventions vasculaires (5,2 %) et bariatriques (4,8 %) puis des greffes (4,5 %).
    • Le fait d’avoir déjà subi une chirurgie abdominale était le facteur de risque qui augmentait le plus la probabilité de hernie (87,5 % des cas).
    • Les autres facteurs de risque étaient le tabagisme et une infection récente (75 % des cas chacun)
    • L’obésité a également été identifiée comme un facteur favorisant les hernies incisionnelles.

    Un outil d’une grande fiabilité

    « Notre outil détermine les risques pour chaque cas au point de traitement, donnant ainsi aux chirurgiens et aux patients la possibilité d’examiner ce résultat à l’avance et d’intégrer des données dans le processus de prise de décision », a déclaré John P. Fischer, auteur de cette étude et professeur de chirurgie plastique. En outre, la fiabilité de ce modèle reposant sur le big data s’est révélé particulièrement stable. Alors que les tests de mesure de fiabilité attribuent la note de 0,5 à un système relevant du pile ou face et la note de 1 à un degré de certitude, l’application sur les hernies incisionnelles a obtenu le score de 0,89.

    L’équipe du Pr Fisher a précédemment développé un outil d’évaluation des attentes des patients lors de chirurgies abdominales ainsi que des résultats rapportés par ces derniers après l’intervention. Les chercheurs estiment que c’est la combinaison de ces différentes évaluations qui devrait améliorer l’impact des hernies incisionnelles.

  • L’exosquelette Atalante de Wandercraft obtient le marquage CE

    L’exosquelette autonome Atalante développé par la start-up française Wandercraft obtient le marquage CE médical. Cela va permettre à la société, fondée en 2012, de commercialiser son dispositif sur le marché européen auprès de centres de rééducation et d’établissements de neurologie, indique-t-elle dans un communiqué publié en mars 2019. 

    Cet exosquelette, qui se contrôle de manière simple et intuitive, avance de manière autonome et contrôle l’équilibre de l’utilisateur grâce à des algorithmes de robotique, ne nécessitant pas l’utilisation de béquilles. Il pourra s’étendre aux traitements post-AVC et à la rééducation des autres déficiences ayant un impact sur la marche.

    Fixé sur le corps, ce mécanisme est articulé et motorisé. Il fonctionne en tandem avec l’utilisateur pour lui faciliter les mouvements par le biais de la force de moteurs électriques. Grâce à lui, les personnes en situation de paraplégie peuvent se lever et marcher lors des exercices de rééducation.

  • Paris Descartes organise une consultation citoyenne sur la régulation de l’IA en santé

    4 questionnaires en ligne, dont un centré sur le secteur de la santé, sont proposés par l’université Paris Descartes dans l’optique de mener une consultation citoyenne « la plus large possible », dans le cadre du projet de recherche « Quelle régulation pour l’intelligence artificielle (IA) ? » mené par la faculté de droit, d’économie et de gestion de l’établissement.

    Les résultats de ce sondage visent à alimenter les recommandations proposées au gouvernement par l’équipe de chercheurs en droit, en économie, en gestion et en informatique de l’université.

    Le questionnaire axé sur l’IA et la santé est accessible via ce lien.

    L’ensemble des questionnaires sont regroupés sur le site officiel du projet. En dehors de la santé, les 3 autres thématiques traitées sont :
    • l’IA et les données personnelles ;
    • l’IA, la banque, la finance et l’assurance ;
    • mobilité et IA : le véhicule autonome.

    Parmi les questions posées sur l’IA et santé figurent :

    des questions génériques fermées :

    • « Seriez-vous prêt.e à recevoir des conseils médicaux d’une intelligence artificielle ? » ;
    • « Feriez-vous confiance à l’intelligence artificielle pour établir un diagnostic ?  » ;
    • « Pensez-vous que l’intervention d’un médecin soit nécessaire ? » ;
    • « Pensez-vous que l’intelligence artificielle est aujourd’hui régulée par des textes réglementaires ? » ;

    des questions génériques ouvertes :

    • « Pourquoi êtes vous favorable ou opposé.e à l’intelligence artificielle en santé ? » ;
    • « Que pensez-vous de l’exploitation actuelle des données de santé (utilisation pour la recherche, efficience de la prise en charge du patient et du système de santé) ? » ;
    • « Considérez-vous avoir une visibilité suffisante de l’utilisation de vos données de santé ? » ;
    • « Seriez-vous prêt.e à partager vos données de santé pour la recherche l’amélioration des systèmes d’intelligence artificielle ? Si oui, seriez-vous prêt.e à le faire de manière non anonyme ? » ;
    • « Pensez-vous que vos données de santé sont suffisamment protégées (DMP, dossiers patients, dossiers hôpitaux) ? » ;

    des questions portant sur des sujets précis :

    • « Seriez-vous prêt.e à ingérer une pilule connectée afin d’assurer un meilleur suivi de votre traitement ? » ;
    • « Vous paraît-il dangereux de créer un health data hub visant à mutualiser toutes les données de santé, cliniques et administratives, afin d’améliorer les dispostifs d’intelligence artificielle en santé ? »
    • « Pensez-vous que le traitement, le diagnostic et/ou la prise en charge par l’intelligence artificielle devrait être remboursé par l’assurance maladie ? » ;

    des questions portant sur des réflexions d’ordre philosophique :

    • « Un monde où chacun peut s’améliorer ou s’augmenter grâce à l’intelligence artificielle, sans limite dans les possibilités d’augmentation, ni de pratiques, est-il souhaitable ? » ;
    • « Accepteriez-vous d’être amélioré.e/augmenté.e ? C’est-à-dire de vous faire implanter une puce permettant d’augmenter vos capacités intellectuelles, de vous faire implanter une prothèse permettant d’augmenter vos capacités physiques, ou encore lors de votre décès, de faire greffer votre cerveau dans un cyborg afin de conserver vos souvenirs. »

    Contact

    Pour plus d’informations, contacter Vincent Jung, assistant de recherche à l’université Paris Descartes, à vincent.jung1@parisdescartes.fr.

    Un projet de recherche ciblé sur les questions éthiques et juridiques liées à l’IA

    « Au cours de ces dernières années, la société a profondément évolué sous l’effet du progrès technique et des nouvelles technologies. L’avènement de l’intelligence artificielle (IA) suscite notamment une révolution numérique dont il est difficile de mesurer toutes les conséquences, commente la faculté de droit, d’économie et de gestion de l’université Paris Descartes sur le site officiel de son projet de recherche « Quelle régulation pour l’IA ? ». De ces nouveaux usages résulte une nouvelle économie, celle de la donnée, au point que l’on ne cesse de parler, à leur endroit, de nouvel or noir. Ces données sont au cœur de nouveaux usages qui ne cessent de croître au rythme de la croissance des échanges numériques. »

    L’IA est porteuses de progrès mais aussi génératrice de risques éthiques et juridiques

    L’établissement note que l’intelligence artificielle, « comme toute nouvelle technologie », est porteuse « de progrès et d’innovations pour la société et l’ensemble de ses citoyens » (applications en matière de santé, de transport, de développement durable ou de ressources humaines) mais aussi « génératrice de risques et de dangers, que ce soit éthiques et juridiques, qu’il convient d’appréhender au travers une réflexion sur la régulation de l’intelligence artificielle ».

    Cette analyse est jugée « essentielle » par les porteurs du projet :

    • pour interroger les mécanismes existants de régulation et leur capacité à s’adapter à cette nouvelle forme d’intelligence et à ses multiples applications ;
    • pour interroger la pertinence d’une nouvelle régulation idoine qui permette le développement de l’IA dans un environnement qui assure la protection des individus.

    « L’universalité du sujet mérite d’être abordée de manière interdisciplinaire, sous un angle aussi bien juridique, économique, qu’avec des spécialistes de l’informatique, de la santé, des sciences humaines et sociales », estime l’université.

    Cette dernière propose ainsi un projet d’établissement à travers sa faculté de droit, d’économie et de gestion, réunissant les laboratoires de sciences juridiques (IDS, Cedag et Centre Maurice Hauriou), mais aussi les gestionnaires du Cedag, le laboratoire d’économie de la santé (Liras) et le laboratoire d’informatique (Lipade) de l’université Paris Descartes.

    Une collaboration avec des partenaires et une implication des générations futures

    Afin de ne pas se limiter à une approche « purement fondamentale », l’idée est de collaborer avec des partenaires, promoteurs ou utilisateurs de l’intelligence artificielle :

    • École 42 ;
    • Ville de Malakoff ;
    • Ville de Vanves.

    De plus, les étudiants de masters, de doctorat et de l’Ecole 42 « participent tout au long de l’année universitaire 2018/2019 à cet évènement institutionnel pluridisciplinaire », précise l’établissement, estimant que « la formation des générations futures, créateurs et usagers de ces nouvelles technologies[, est] fondamentale pour assurer l’inclusion, la diversité et la mixité nécessaires en matière d’intelligence artificielle ».

    Prochains séminaires de Paris Descartes sur la régulation de l’IA

    • Jeudi 16 mai 2019 de 14h à 19h
      • Séminaire 8 – Intelligence artificielle et ressources humaines Direction scientifique : M. Jean-Louis CARPENTIER, Cedag, et Mme Ludivine ROUSSEY, Liraes
      • Faculté de droit, d’économie et de gestion – salle des congrès
    • Mercredi 22 mai 2019 de 14h à 19h
      • Séminaire 9 – Intelligence artificielle et propriété intellectuelle Direction scientifique : Pr Nathalie MARTIAL-BRAZ et Mme Caroline LE GOFFIC
      • Faculté de droit, d’économie et de gestion – salle des congrès
    • Mardi 4 juin 2019 de 14h à 19h
      • Séminaire 10 – Intelligence artificielle et management Direction scientifique : Pr Corina PARASCHIV, Cedag
      • Faculté de droit, d’économie et de gestion – salle des congrès
    • Vendredi 28 juin 2019 de 14h à 19h
      • Séance grand public : ciné-débat autour d’un film
      • Faculté de droit, d’économie et de gestion – salle des congrès
    • Jeudi 12 septembre 2019 de 14h à 19h
      • Séance de clôture direction scientifique : Pr Nathalie MARTIAL-BRAZ, Cedag, et Pr Anne LAUDE, IDS
      • Faculté de droit, d’économie et de gestion – salle des congrès
  • Fondation HCL : plus de 140 000 € récoltés au profit de l’innovation médicale, l’IA mise à l’honneur

    Améliorer et accélérer le diagnostic des lymphomes grâce à l’intelligence artificielle (IA) est l’objectif de l’un des projets soutenus par la Fondation Hospices Civils de Lyon, présenté à l’occasion du 3ème grand dîner annuel de la fondation. 2 autres solutions ont été mises en avant lors de la soirée, là encore par de jeunes chercheurs, dans l’optique de témoigner de la dynamique de la recherche médicale au sein des HCL :
    • tumeurs de la base du crâne : cartographier les nerfs crâniens pour éviter les séquelles neurologiques ;
    • RéAnimal : surmonter l’épreuve de la réanimation via la thérapie assistée par l’animal.

    Au cours de l’événement, qui s’est tenu début avril 2019 et a rassemblé plus de 445 participants, plus de 140 000 euros ont été récoltés au profit de l’innovation médicale.

    Parmi les autres initiatives mises à l’honneur pendant le dîner figure un projet de recherche en neurochirurgie sur les tumeurs cérébrales. L’idée est d’étudier une nouvelle technique inédite en France, la microscopie confocale, pour permettre une ablation plus précise des gliomes (tumeurs cérébrales agressives infiltrantes) et ainsi donner plus de chance de survie aux patients.

  • DmpConnect : le connecteur d’Icanopee homologuée pour la version 2 du DMP

    Le connecteur DmpConnect d’Icanopee est le premier intégrateur d’applications d’entreprise (IAE) à avoir été homologué pour la version 2 du dossier médical partagé (DMP) par le Centre national de dépôt et d’agrément (CNDA).

    Cnamts : une exploitation plus adaptée
    Ce connecteur permet :
    • d’exploiter toutes les fonctionnalités DMP exposées par la version 2 des web services (WS) * du dossier médical partagé (DMP) de la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts) ;
    • d’accéder aux WS.
    Il propose également une intégration « plus ergonomique et performante » du DMP dans les logiciels pour les professionnels de la santé, indique Icanopee dans son communiqué, publié courant avril 2019.
    Les 40 partenaires clients de la société pourront bénéficier de la mise a jour du DpmConnect, conforme à l’infrastructure DMP version 2 de la Cnamts. 

    DMP et mineurs : une connexion privée possible entre médecins et patients mineurs
    Les nouvelles fonctionnalités phares de cette mise à jour sont l’ouverture du DMP aux patients mineurs, ainsi qu’un nouveau mode. Ce dernier consiste à établir une connexion privée entre les professionnels de santé et les patients mineurs afin d’échanger sans que leurs représentants légaux puissent accéder à cette connexion.

  • Étude : l’IA capable de diagnostiquer le stress post-traumatique avec la voix (Depression & Anxiety)

    Un outil d’intelligence artificielle (IA) s’est révélé capable de détecter les personnes souffrant d’un trouble de stress post-traumatique (TSPT) rien qu’en analysant leur voix. L’étude menée par des chercheurs de l’École de médecine de la New York University (NYU School of Medicine) a prouvé que le logiciel posait un diagnostic avec un taux de 89 % de précision. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 22 avril 2019 dans la revue Depression & Anxiety.

    Un test objectif pour dépister le syndrome de stress post-traumatique

    Le diagnostic de trouble de stress post-traumatique (TSPT) repose généralement sur des entretiens cliniques ou des mesures d’auto-évaluation. Qu’elle que soit la technique utilisée, des risques de sous-déclaration et de sur-déclaration des symptômes existent. De plus, les patients ne sont pas toujours d’accord pour passer de longs entretiens.

    Il manque donc un test objectif qui permettrait d’éviter les biais culturels, ethniques, etc. De nombreuses études ont été lancées pour identifier des marqueurs biologiques mais elles sont à ce jour restées globalement infructueuses.

    Analyser la voix grâce à un algorithme

    Les techniques basées sur la parole pour dépister les troubles psychiatriques suscitent un intérêt croissant et les cliniciens savent depuis longtemps que les personnes souffrant de troubles psychiatriques présentent des modifications de la parole.

    Le caractère monotone ou encore métallique d’une voix constitue une information importante pour les médecins dans le diagnostic des troubles de l’humeur. Les altérations de la voix liées au syndrome de stress post-traumatique (SPT) sont en revanche moins bien connues.

    Des chercheurs de l’École de médecine de la New York University (NYU School of Medicine) ont mené une étude afin d’identifier les caractéristiques de la voix qui différencient les victimes de SPT des témoins chez un échantillon de 53 anciens combattants d’Irak et d’Afghanistan, en les comparant à 78 anciens combattants en bonne santé. Grâce à leurs enregistrements vocaux, les chercheurs ont capturé 40 526 caractéristiques vocales que le programme d’intelligence artificielle (IA) de l’équipe a analysées. Un algorithme a ensuite classifié ces données vocales et estimer la probabilité qu’elles soient prédictives d’un état de stress post-traumatique.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 22 avril 2019 dans la revue Depression & Anxiety.

    Résultats : l’IA précise à 89 %

    • 18 caractéristiques vocales ont été retenues. 2 d’entre elles sont particulièrement liées au stress post-traumatique : une parole plus lente/monotone et plus plate.
    • le système d’IA a classifié correctement les personnes souffrant de syndrome de SPT avec 89,1 % de précision.

    « Nos résultats suggèrent que les caractéristiques basées sur la parole pourraient être utilisées pour diagnostiquer cette maladie et, avec un raffinement et une validation supplémentaires, elles pourraient être utilisées en clinique dans un proche avenir », a déclaré Charles R. Marmar, le principal auteur de l’étude, directeur du département de psychiatrie de la l’École de médecine de la New York University.

    Par ailleurs, ces résultats sont cohérents avec d’autres constatations sur le stress post-traumatique. En effet, les événements traumatiques modifieraient les circuits cérébraux qui traitent les émotions et le tonus musculaire, ce qui affecterait la voix d’une personne.

    Vers une appli mobile pour le stress post-traumatique

    À l’avenir, l’équipe de recherche envisage de former l’outil vocal d’IA avec plus de données, de le valider sur un échantillon indépendant et de demander l’approbation du gouvernement pour l’utiliser de manière clinique.

    Ils envisagent de l’utiliser dans le cadre d’un système de diagnostic automatisé, peut-être même via une future application pour smartphone, car « le stress post-traumatique peut être mesuré à moindre coût, à distance et de manière non intrusive », a déclaré Adam Brown, l’un des auteurs de l’étude, professeur au département de psychiatrie de la NYU School of Medicine.

  • TechDays Santé : l’exploitation intelligente des datas en santé, le 30 avril 2019 à Lyon

    Les TechDays Santé 2019, organisés par I-care Cluster, se tiendront le 30 avril à la Maison internationale des langues et des cultures de Lyon.  Cette année, les conférences et les ateliers porteront sur le thème « opportunités ouvertes par l’exploitation intelligente des datas en santé ». 

    Les inscriptions, payantes, sont à effectuer via ce lien.

    Programme 

    • 8h30-9h15 : Accueil des participants – Allocutions officielles & Introduction par les organisateurs.
      Karine Dognin Sauze, 13ème vice-présidente de la Métropole de Lyon Innovation, Métropole Intelligente, Développement numérique et Mobilité intelligente. 
    • 9h15-10h45 : 3 conférences avec invités.
      Stéphanie Combes, Antoine Denis, Pr Jean-Yves Blay
    • 11h-12h15 : Table ronde.
      « Comment utiliser intelligemment les données massives en santé pour créer des services & des produits innovants ! » 
    • 12h30-14h30 : Déjeuner & rencontres B2B.
      Planification et sollicitation de rendez-vous avec les autres participants. 
    • 14h30-15h45 : Session 1.
      « Les établissements de santé ne peuvent-ils (ou ne veulent-ils) pas permettre l’exploitation des données de santé qu’ils détiennent ? »
    • 16h-17h15 : Session 2.
      « Données patients des établissements de santé : impossible exploitation ou manque d’organisation ? »
    • 17h45-19h : Lancement du HH#4.
      Lancement d’un nouveau format.