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  • Soins à domicile, fitness : le marché prometteur des objets connectés en Chine

    Le marché des produits et services de soins à domicile représentait en mai 2014 environ 3 milliards de dollars (2,8 Md €) en Chine, rapporte la société experte Pacific Bridge Medical.

    Par ailleurs, le marché chinois pourrait représenter entre 20 et 30 % des ventes mondiales de technologies portables en 2016, selon un rapport de l’institut d’analyse IDC.

    Le marché des objets connectés en Chine est en plein boom, avec d’un côté des solutions développées pour tenter d’anticiper le vieillissement de la population et le développement des maladies chroniques, de l’autre, des produits davantage dédiés au domaine du loisirs : les trackers d’activités, de plus en plus populaires.

    H&TI fait le point sur ce secteur florissant, avec un focus sur le marché des bracelets connectés via l’interview de Sonny Vu, président et directeur de la technologie du service « objets connectés » au sein du groupe Fossil.

    Chine : des objets connectés pour faire face au vieillissement de la population

    Dans son premier Future Health Index (FHI) publié en juin 2016, Philips a dévoilé les résultats de son étude internationale portant sur la façon dont les pays se tiennent plus ou moins prêts à intégrer les nouvelles technologies numériques au sein de leur système de santé. Parmi les États les mieux placés figure la Chine, en troisième position (note : 58,1/100), juste derrière les Pays-Bas (58,9) et les Émirats arabes unis (65,3).

    Et le secteur qui semble le plus prometteur au sein de ce vaste marché de l’e-santé est celui des objets connectés, pris de plus en plus au sérieux par le gouvernement et l’industrie pour tenter de mieux faire face au vieillissement de la population et à l’augmentation des maladies chroniques au sein du pays.

    Le respect des personnes âgées est l’une des vertus les plus précieuses en Chine. Il est courant que trois générations vivent sous le même toit afin de permettre aux plus jeunes de prendre soin de leurs aînés tout en éduquant leurs enfants. Le nombre croissant de personnes âgées au sein du pays met en péril cette catégorie de patients :

    • La population des + de 65 ans devrait atteindre 167 millions d’ici 2020 (chiffres officiels), soit 11,5 % de la population totale, une proportion presque deux fois plus importante qu’elle ne l’était en 1995 et qui pourrait atteindre les 20 ou 30 % d’ici 2025-2030.

    Cette évolution démographique pose question. Difficile en effet pour les plus jeunes de pouvoir subvenir aux besoins des plus âgés financièrement. Les maisons de retraite sont encore assez rares en Chine et les organismes de santé ne sont pas en mesure d’offrir des soins de qualité optimale à ces populations.

    • Et qui dit vieillissement de la population, dit augmentation des maladies chroniques (cardiovasculaires notamment). Ces maladies représentent environ 85 % des décès en Chine et nécessitent environ 70 % des ressources médicales (chiffres officiels).

    Chine : le marché des produits et services de soins à domicile représente 3 Md $

    Les experts sont unanimes : le système de santé doit s’adapter. Parmi les solutions envisagées, le développement des objets connectés afin de permettre un suivi à domicile des patients ne nécessitant pas nécessairement une hospitalisation.

    Le gouvernement a commencé à agir en ce sens en mettant en place diverses mesures encourageant l’intégration de technologies de pointe dans le domaine de la santé. En 2012, il a annoncé que les soins de santé à domicile feraient partie de la stratégie principale de prise en charge de la population âgée croissante.

    Objectif : soigner à domicile 90 % des personnes âgées. 7 % des seniors à faible revenu vivront dans des collectivités et des établissements de santé financés par le gouvernement, 3 % dans des organismes de soins infirmiers privés et des logements pour personnes âgées.

    Le marché des produits et services de soins à domicile représentait en mai 2014 environ 3 milliards de dollars (2,8 Md €) en Chine, indique sur son site Pacific Bridge Medical, une société de conseil américaine dédiée aux entreprises pharmaceutiques et fournisseurs de dispositifs médicaux internationaux souhaitant étendre leur présence en Asie.

    Ce marché grandissant concerne à la fois :

    • les 230 millions de Chinois atteints de maladies chroniques ;
    • les 85 millions de personnes handicapées du pays ;
    • les travailleurs blessés, plus de 300 000 à recevoir chaque année un traitement de réadaptation financé par le gouvernement.

    Les entreprises high-tech encouragées à investir le marché des soins à domicile

    L’État encourage en parallèle le secteur privé à s’impliquer en invitant les sociétés spécialisées dans cette industrie à collaborer avec des hôpitaux privés.

    Des start-up chinoises, telles que CCX Homecare (Shanghai) et PineTree (Beijing), se sont ainsi alliées à des sociétés états-uniennes, comme Right at Home et Home, les plus importants fournisseurs de soins à domicile au niveau international.

    « Le secteur des soins aux personnes âgées devrait exploser au cours des prochaines années [en Chine]. Il s’agit donc du moment idéal pour pénétrer le marché », soulignait au printemps 2014 Pacific Bridge Medical.

    Parmi les groupes privés les plus actifs dans ce secteur, on retrouve également le néerlandais Philips. Voici quelques-uns de ses produits actuels :

    • Le groupe travaille avec la Société chinoise de cardiologie afin de créer un centre national de collecte de données cardiovasculaires dans le but d’améliorer la recherche clinique dans ce domaine.
    • Philips Research China développe un système permettant d’aider les systèmes de santé à mieux gérer leurs patients atteints de maladies chroniques. Il comprend deux interfaces, une pour le personnel de santé et une pour les patients, permettant une communication en temps réel entre les deux parties.
    • Philips Research China a également mis au point il y a plusieurs années un système de rééducation à distance reliant patients et hôpitaux, qui peuvent ainsi être mis au courant au jour le jour de l’évolution des conditions de santé des patients et ainsi adapter leur programme de réadaptation en conséquence.
    • Le groupe a développé plusieurs outils portables reliant aux hôpitaux le domicile des patients, tels que le moniteur ECG et le dispositif de sang portatif Minicare mais aussi des objets permettant une gestion personnelle de sa santé, comme Lifeline.

    « La prévention des maladies chroniques devrait être une priorité absolue en Chine. Leur contrôle est la prochaine étape. Nous sommes prêts à agir avec notre technologie et nos solutions », a récemment déclaré Andy Ho, P.-D.G. de Philips Greater China au site Your-bizbook.com.

    Chine : le secteur des trackers fitness en plein boom

    Le développement de solutions de pointe dans le domaine des soins à domicile fait partie des priorités du gouvernement chinois mais les acteurs privés du marché de l’e-santé ont depuis quelques années repérés un autre secteur florissant au sein du pays : les objets d’activité connectés.

    Plus de 100 millions d’objets connectés vendus en Chine en 2016

    Selon un rapport effectué par l’institut d’analyse IDC, environ 9,5 millions d’objets connectés ont été vendus en Chine en seulement trois mois (d’avril à juin 2016), soit une hausse de 13,2 % par rapport à la période janvier-mars de la même année.

    Si la cadence reste la même, le marché chinois pourrait représenter entre 20 et 30 % des ventes mondiales de technologies portables, estimées à 101,9 millions d’articles en 2016.

    Parmi ces dispositifs nouvelle génération, les produits liés à la santé type trackers d’activité font partie des plus populaires en Chine.

    Fitness : top des objets connectés en Chine

    Autre signe de l’intérêt porté par les professionnels au marché chinois, l’organisme états-unien Personal Connected Health Alliance (the PCHAlliance) a lancé en octobre 2016 son China Work Group afin de cultiver l’écosystème des technologies connectées dans le domaine de la santé au sein du pays.

    « Il y a un intérêt croissant pour [ce domaine] dans toute l’Asie, et le marché chinois représente une importante occasion d’étendre l’utilisation d’outils personnels interopérables liés à la santé pour améliorer la gestion de la santé, les résultats cliniques et la qualité de vie des citoyens chinois », a déclaré Horst Merkle, président de l’association américaine The Continua Health Alliance, fondatrice de PCHAlliance.

    « Les politiques futures et l’éducation seront les bases principales pour améliorer le système de santé en Chine »(Sonny Vu, Fossil)

    Vous êtes président et directeur de la technologie du service « objets connectés » du groupe Fossil. Le site Wareabe affirme que la marque Misfit (détenue par Fossil) dépasse les ventes réalisées par Fitbit avec 660 000 d’objets connectés vendus en 18 mois (de 2014 à l’été 2015). Confirmez-vous ces chiffres ?

    Le groupe n’a pas communiqué de chiffres officiels dans le détail pour chacune de ses marques mais si vous regardez simplement le nombre de critiques clients consultables en ligne sur des sites comme Jd.com, vous pouvez voir que nous vendons effectivement très bien en Chine.

    « Nous n’avons jamais rien vu de tel, il y a un vrai dynamisme en Chine [sur le marché des objets connectés », avez-vous déclaré en septembre 2016 au site Wareable.com. Percevez-vous un réel engouement pour ce secteur en Chine, davantage qu’ailleurs ?

    C’est ce que l’on ressent, oui. Je ne suis pas sûr que, proportionnellement, l’engouement soit plus grand que dans d’autres pays, mais avec des centaines de millions de personnes ayant accès à l’internet mobile, une condition préalable essentielle, les chiffres sont naturellement importants en termes de ventes de produits connectés.

    La Chine est-elle le marché sur lequel il est actuellement essentiel de miser pour une entreprise spécialisée dans les objets connectés ?

    La Chine se présente bien entendu comme un marché clé. Au vu de l’évolution du secteur de la santé (taux élevés d’obésité / diabète / hypertension dans les pays en développement et dans les pays développés), les professionnels de l’industrie vont être de plus en plus attentifs à ce qu’il se passe dans des pays asiatiques.

    Quels sont les projets actuels de Fossil en Chine dans ce secteur ?

    Nous continuons à réaliser de bonnes ventes de produits dits « trackers » en Chine, notamment ceux qui concernent l’activité physique et le sommeil. Nous pensons continuer à proposer des outils et services dans ce domaine afin de rester à l’écoute de la demande. L’objectif premier est de rendre tous ces dispositifs « wearable tech » à la mode pour qu’ils ne ressemblent non pas à des objets connectés lambda mais davantage à des accessoire de mode et des bijoux.

    Selon vous, comment le domaine des objets connectés peut-il surmonter certains défis auxquels se retrouve – ou va se retrouver – confronté le système de santé chinois ?

    Je pense qu’il faudra beaucoup plus que des objets connectés. Un contenu vraiment attractif et un encadrement seront nécessaires pour intéresser les utilisateurs de manière significative. Et je n’évoque ici le sujet que du point de vue du produit, du point de vue commercial. Les politiques futures et l’éducation seront les bases principales de l’édifice à construire pour améliorer le système de santé en Chine et dans d’autres régions d’Asie.

    Selon certains observateurs du marché, le fait que des entreprises privées dominent le marché de l’e-santé en Chine peut être un problème d’un point de vue éthique.
    Quelle est la politique de Fossil vis-à-vis de la sécurité des données de santé personnelles ?

    Nous prenons très au sérieux la confidentialité et la protection des données de nos utilisateurs. Nous travaillons sur ces questions depuis un certain nombre d’années donc nos systèmes de sécurité sont assez solides aujourd’hui. Il faut plutôt s’inquiéter de la fiabilité des nouveaux entrants, qui tentent pour la première fois de développer des appareils connectés.

    N’est-ce pas un problème pour les sociétés spécialisées en e-santé que la politique du gouvernement chinois pour assurer la sécurité des données privées soient un peu à la traîne ou, du moins, encore un peu floue ?

    Comme je suis employé d’une entreprise publique, je ne peux pas communiquer sur ce sujet.

    Selon vous, la Chine peut-elle devenir le leader international sur le marché des objets connectés dans cinq, dix, vingt ans ?

    Je pense que c’est déjà un peu le cas, du moins du côté des trackers. La Chine compte probablement plus d’utilisateurs actifs de trackers d’activité que n’importe quel autre pays dans le monde, à l’exception peut-être des États-Unis.

  • The promising connected devices market in China: home care, fitness

    The market for home healthcare products and services was estimated at about $ 3 billion (€ 2.8 billion) in China in May 2014, the American consulting firm Pacific Bridge Medical reported.

    Moreover, the Chinese market could account for 20 and 30% of total wearable technologies sales in 2016, according to the analyst firm IDC.
    The connected devices market is booming in China, with, on the one hand, solutions developed to face its aging population and the development of chronic diseases; on the other hands, with leisure tools: fitness trackers, more and more popular across the country.

    H&TI focuses on this thriving industry, with a zoom in the Chinese connected devices market through the interview of Sonny Vu, president and chief technology officer of connected devices service at Fossil Group.

    Connected devices to cope with the aging population: China

    Through its first Future Health Index (FHI), published in June 2016, Philips unveiled the results of its international study on the readiness of each country for digital health integration. China ranks third (58.1/100), behind the Netherlands (58.9) and the United Arab Emirates (65.3).

    And the most promising sector in this huge eHealth market is the one of connected devices, which is taken increasingly seriously by government and industry to better cope with the aging of population and the rise of chronic diseases within the country.

    Respect for the elderly people is one of the most valuable virtues in China. It is common for three generations to live in the same home so that younger people can take care of their elders while educating their children. The growing number of elderly people in the country is putting this organization at risk:

    • The 65+ population should grow to 167 million by 2020, accounting for 11.5% of the population – nearly double what it was in 1995 – and should account for approximately 20 or even 30% of the Chinese population by 2025-2030 (official figures).

    This demographic evolution raises questions. Indeed, it is difficult for the youngest to be able to meet the needs of the elderly financially. Retirement homes are still quite uncommon in China and healthcare infrastructure is unable to provide optimal care to the elderly.

    • And with this aging population, there is an increase in chronic diseases (cardiovascular in particular). These diseases account for about 85% of deaths in China and require about 70% of medical resources, the World Economic Forum reported in September 2015.

    $3 billion: the Chinese market for home healthcare products and services’ value

    To evolve the Chinese healthcare system, the development of connected objects is one of the solutions taken seriously in order to allow home follow-up of patients who do not necessarily require hospitalization.

    China’s government has begun to take positive steps by introducing various measures to encourage the integration of advanced health technologies. In 2012, he announced that home healthcare would be promoted as the main strategy to care for the growing elderly population.

    The Chinese government aims for 90% of seniors to be cared for in their own homes or in the homes of their children. A projected 7% of low-income seniors will live in government-funded elderly communities and hospitals. The remaining 3% of seniors will move to private nursing facilities and senior housing.

    Its aim: 90% of seniors to be cared for in their homes. 7% of low-income seniors will live in government-funded elderly communities and hospitals, 3% of seniors will move to private nursing facilities and senior housing, precised Pacific Bridge Medical, a consulting firm for international pharmaceutical and medical device companies to expand presence in Asia.

    According to the American agency, the Chinese market for home healthcare products and services was estimated at about $ 3 billion (€ 2.8 billion) in May 2014.

    This growing market concerns:

    • the 230 million Chinese people with chronic diseases;
    • the 85 million disabled people in the country;
    • the more than 300,000 injured workers who receive government funded rehabilitation treatment annually.

    China’s government encouraged health tech companies to invest in home care market

    The Chinese government is also encouraging the private sector to get involved in the home care market by inviting companies specializing in eHealth to collaborate with private hospitals.

    Chinese start-ups, such as CCX Homecare (Shanghai) and PineTree (Beijing), have joined forces with US companies, such as Right at Home and Home, one of the largest home care providers in the world.

    “The senior care market is projected to explode in the next several years [in China], making now a great time to start market penetration as well as build up brand recognition and market share,” Pacific Bridge Medical pointed out in the Spring of 2014.

    Philips is one of the most active private groups in this sector. Here are some of its current products:

    • The group is working with the Chinese Society of Cardiology to create the China National Cardiovascular Data Repository, a national cardiovascular data center to improve clinical research in this area.
    • Philips Research China is developing a system to help doctors better manage their patients with chronic diseases. It includes two interfaces, one for health personnel and the other for patients, allowing real-time communications between the two of them.
    • Philips Research China also developed a stroke rehabilitation system several years ago that connects patients with community hospitals so that they can be informed on a day-to-day basis of patients’ conditions and accordingly adjust their rehabilitation plans.
    • The group has developed a series of wearable and mobile devices that connect hospitals to patients’ homes, such as ECG monitor and handheld blood test device Minicare, as well as personal health management tools, such as Lifeline.

    “Prevention of chronic diseases should be top priority in China. Control is the next step. We are ready for action, with our technology and our solutions,” Andy Ho, CEO of Philips Greater China, said to Your-bizbook.com.

    The Chinese trackers market is booming

    The development of state-of-the-art home care solutions is one of the priorities of the Chinese government, but private eHealth stakeholders have identified another flourishing sector in the country in recent years: fitness trackers.

    More than 100 million wearable technology expected to be sold in 2016

    According to a report by IDC, about 9.5 million wearable were sold in China in just three months (between April and June 2016). This is a 13.2% increase over the January-March period of the same year.

    If the country keeps up the way it is going, the Chinese market could end up accounting for 20 or 30% of worldwide wearable technology sales, estimated at 101.9 million items sold in 2016.

    Tools related to health and sport, such as sleep and fitness trackers, are among the most popular wearable in China.

    Best trackers brands in China

    In October 2016, the Personal Connected Health Alliance (PCHAlliance), a US organization, launched its China Work Group to cultivate the ecosystem of personal connected health technologies in China. This is another sign of the interest of health stakeholders in the Chinese market.

    “There is growing interest in personal health technologies throughout Asia, and the Chinese market represents an important opportunity to expand the use of interoperable personal connected health tools to improve health management, clinical outcomes and quality of life for Chinese citizens,” Horst Merkle, President and Chairman of The Continua Health Alliance – founder of PCHAlliance -, said.

    “Policy and education will be overwhelmingly the pieces that will move the needle in various places in Asia” (Sonny Vu, Fossil)

    You are president and CTO of connected devices at Fossil Group. I read that Misfit (Fossil owned) was outselling Fitbit in China with 660,000 wearable products sold in 18 months, from 2014 to summer 2015. Is it right?

    Fossil Group hasn’t announced break downs of numbers by brand but needless to say if you just look at the number of reviews we have online on places like Jd.com you can see that we’re selling quite well in China.

    “We’ve never seen anything like it, there is a lot of momentum in China,” you said to Wareable.com.
    Do you really feel a particular craze for connected objects in China?

    It does feel like it. I’m not sure if proportionally it’s higher than other places but with hundreds of millions of people getting access to mobile internet, an important prerequisite to having a connected experiences, the numbers are naturally going to be large in terms of connect devices sales.

    Is China right now one of the most important market to set up based when you are a society focusing on health connected devices?

    China is certainly up there in terms of being an important market. With the health trends moving in the direction that it is (high rates of obesity / diabetes / hypertension in developing countries as well as developed countries), people are going to be paying more attention.

    What are Fossil’s current projects in China on the health connected devices market?

    We continue to see good sales of our tracker (activity/sleep) products in China – more to come on that front so stay tuned. The main idea is to make these things fashionable – wearable tech that doesn’t look like wearable tech but fashion accessories and jewelry.

    According to you, how can connected devices solve some of the healthcare issues in China?

    I think it’s going to take a lot more than just connected devices. Really captivating content and coaching will be important to engaging users in a meaningful way. This is just at the product / commercial level. Most certainly policy and education will be overwhelmingly the pieces that will move the needle in various places in Asia.

    Some experts say that it can be a problem that private companies lead the eHealth market from an ethical point of view.
    What is Fossil’s policy about health data privacy and security?

    We take data privacy and security of our users’ data very seriously. We’ve been working on these issues for a number of years now so our systems are fairly well hardened. It’s really the new entrants trying their hand at connected devices for the first time that you need to be worried about.

    Isn’t it an issue for you, for companies development specialized in eHealt, that the regulations to ensure safety and protection of personal data in China are either lag behind or no clear guideline for now?

    Sorry, as I’m now an officer in a public company, I can’t parse your question.

    In your opinion, can China become an international leader in health connected devices in five, ten or twenty years?

    I think it kind of already is, at least in terms of consumer tracking products – they probably have more active users of activity trackers than any other country in the world, with a slightly possible exception of the US.

  • « Les innovations seront le socle de la modernisation du système de santé » (Jean-Yves Fagon)

    • L’ouverture d’un lieu d’accueil et d’orientation des porteurs de projets,
    • La mise en place de modalités d’évaluation multi-dimensionnelle,
    • La coordination entre les régions et le niveau national,
    • La formation à l’innovation,

    telles sont les quatre priorités essentielles au développement des innovations énoncées par Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation, à l’occasion du 15ème forum Paris Biotech Santé auquel HTI a assisté le 6 décembre 2016.

    Il évoque également la complexité de la capacité de mise sur le marché ainsi que ses obstacles et propose des pistes d’amélioration.

    Jean-Yves Fagon entend que le système de santé français n’est pas opérationnel pour favoriser les innovations ou leur entrée sur le marché, mais il est convaincu que ce sont ces dernières qui seront le « socle de sa modernisation » et qu’il est « indispensable qu’elles trouvent leur place ».

    Complexité de la capacité de mise sur le marché : les obstacles

    • Extrême diversité des acteurs aboutissant à une dispersion des ressources, ne facilitant pas la tâche des porteurs de projets.
    • Lenteur et fragmentation du processus de mise sur le marché d’une innovation.

    Une des missions confiée à la délégation dirigée par Jean-Yves Fagon est d’essayer d’accélérer par divers moyens cette capacité de mise sur le marché.

    Pistes d’amélioration

    • Coordination des actions du Ministère et des institutions, anticipation et accompagnement des arrivées des innovations : « Une des caractéristiques des acteurs publics est qu’il ne sont pas informés assez tôt ».
    • Segmentation : « Une innovation reste souvent dans son territoire. On ne rentre pas dans la logique de mesurer les différents impacts de ces innovations. »

    Les 4 priorités

    Ouverture d’un lieu d’accueil et d’orientation des porteurs de projets afin d’expliquer la complexité du système

    « Il existe une déperdition d’énergie des porteurs de projets et d’idées: du conseil est nécessaire pour montrer un chemin plus efficace. »

    Jean-Yves Fagon se dit « frappé » par le fait qu’il n’y ait pas que des petites entreprises et start-up mais aussi des grosses entreprises qui se disent perdues dans cette « mécanique. »

    Mise en place de modalités d’évaluation multi-dimensionnelle

    Jean-Yves Fagon estime que c’est la priorité plus importante, en concédant que c’est une tâche laborieuse. « Médicaments et DM bénéficient déjà pour certains de ces évaluations mais la plupart des autres innovations ou celles qui accompagnent ces produits n’en bénéficie pas. Or cela peut avoir un impact sur la mise sur le marché. »

    Il précise que les mêmes questions se posent aux États-Unis : comment moderniser les innovations actuelles, quelles sont les alternatives à ce type d’évaluation?

    Il indique qu’il faut « évaluer autour du numérique et autour de l’innovation » et qu’il existe un consensus dans différents pays mais pas d’accord assez complet au niveau national pour faire avancer ces mesures.

    Coordination entre les régions et le niveau national

    Jean-Yves Fagon évoque les régions comme une « chance » : « Les régions sont de très grosses productrices d’innovations, il faut que la position nationale ne gêne pas le développement de ces innovations. Il y a une hétérogénéité des régions sur l’importance de l’innovation dans leurs stratégies « .

    Nécessité de formation à l’innovation

    Jean-Yves Fagon indique que de nombreuses universités ont intégré la question de la formation des professionnels de santé à l’innovation à leur programme en précisant que ce sont « les conditions sans retour de la vraie mise en place des innovations. L’usage est un enjeu considérable. »

    Par ailleurs il alerte sur le fait que les meilleurs acteurs partent à l’étranger et qu’il faudrait leur faciliter l’accès puis assurer un suivi afin d’éviter ce « deuxième départ » de l’innovation, notamment vers les États-Unis.

    Il conclut que « Ce sont les innovations pertinentes qui transformeront le système de santé et l’amélioreront »

  • Sécurité des SI : un calendrier d’actions prioritaires pour les établissements de santé

    Un calendrier d’actions prioritaires pour assurer la sécurité des SI des établissements de santé, tel est l’objet de l’instruction N°SG/DSSIS/2016/309 du 14 octobre 2016 relative au « Plan d’action SSI », publiée le 1er décembre 2016 sur le site Legifrance.

    Cette instruction émanant de la DSSIS et du secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales a pour objectif de présenter le plan d’action sur la sécurité des SI et les modalités de sa mise en œuvre dans:

    • les établissements de santé,
    • les laboratoires de biologie médicale,
    • les centres de radiothérapie,
    • les centres d’imagerie et de radiologie publics et privés.

    L’instruction répond aux enjeux de la sécurité des SI de santé et demande aux ARS de diffuser largement ce plan d’action.

    Ce plan d’action avait été annoncé par Marisol Touraine lors de son intervention du 3 octobre 2016 sur la sécurisation des sites hospitaliers.

    Le plan d’action SSI ne se substitue pas aux obligations de sécurité que doivent mettre en place les structures mais il propose un calendrier à 6, 12 et 18 mois de réalisation de mesures prioritaires.

    • Le document demande aux ARS de mettre en œuvre les modalités « les plus appropriées » afin d’assurer la mobilisation et la bonne diffusion du plan d’action.
    • Le plan d’action vise à opérer une mise à niveau minimale de la sécurité des SI dans toutes les structures concernées, au sein desquelles la défaillance des outils numériques représente un haut niveau de criticité.
    • L’instruction rappelle les textes applicables et la documentation disponible en matière de SSI:
      • Politique de sécurité des SI pour les ministères chargés des affaires sociales (PSSI-MCAS)
      • Politique de sécurité des SI de santé (PGSSI-S)
      • Programme hôpital numérique, piloté par la DGOS
      • Introduction à la sécurité des systèmes d’information
      • Guide d’auditabilité des systèmes d’information
    • L’instruction détaille par ailleurs les enjeux de la SSI en santé:

    « Selon l’éditeur Symantec, la France serait entrée en 2015 dans le top 10 des pays les plus touchés par le piratage informatique. Le cabinet de conseil Pricewaterhouse Coopers publie que le nombre de cyber-attaques recensées a progressé de 38% dans le monde en 2015, et 51% en France. Tous les secteurs d’activités sont concernés. La sphère santé et médico-sociale n’est pas épargnée : selon un article récent, sur le deuxième trimestre 2016, les cyber-criminels ont concentré leurs efforts sur le domaine particulièrement sensible et rentable de la santé. »

  • IA : partenariat entre Flow Health et le Ministère des anciens combattants américain

    Une base de données médicales associée au deep learning pour façonner la prise de décision, personnaliser les protocoles de soins et affiner les diagnostics spécifiques pour les vétérans de guerre, tel est l’objet du partenariat de cinq ans signé entre la start-up Flow Health et le ministère des anciens combattants américains (U.S. Department of Veterans Affairs), le 30 novembre 2016.

    • Le ministère des anciens combattants livrera plus de 30 pétaoctets de données anonymisées concernant plus de 22 millions de vétérans sur 20 ans, pour alimenter sa plateforme d’intelligence artificielle.
    • Un des objectifs du partenariat consiste à comprendre quels sont les éléments qui rendent des personnes vulnérables à certaines maladies, identifier les traitements efficaces ou les possibles effets secondaires, afin d’aider à la prise de décision.
    • La collaboration vise également à étudier les relations entre les génomes et les phénotypes, afin d’identifier les risques de maladies, affiner les diagnostics et proposer des traitements individualisés.
  • Rapport d’activité 2015 de l’IGAS : l’innovation comme thématique émergente

    23,3 % des missions de l’Inspection générale des Affaires sociales (IGAS), soit 43 missions, étaient consacrées à la santé en 2015, apprend-on dans le dernier rapport d’activité de l’organisme.

    Si plus de la moitié de ces missions relève du contrôle (enquête sur la Dépakine par exemple), ou de l’appui auprès des administrations centrales et du Parlement, 19 missions effectuées relèvent de l’évaluation. L’innovation, qu’elle soit organisationnelle ou technique, y apparaît comme une thématique émergente.

    Voici quelques exemples tirés de rapports de l’Igas.

    Observance : développer l’offre de télé-suivi et télé-accompagnement

    Dans son rapport sur l’observance des traitements de juillet 2015, l’Igas prône le développement d’une offre fiable de télé-suivi et de télé-accompagnement. Cela passe notamment par la mise en place d’un modèle économique permettant de pérenniser les dispositifs ayant fait la preuve de leur efficience et de soutenir les innovations via le FIR. L’Igas propose de rémunérer les services de télé-suivi à la performance en prenant en compte le niveau d’observance des traitements obtenu et la fidélisation de la clientèle.

    Accès et coordination des soins : favoriser l’innovation organisationnelle

    Le rapport de décembre 2014 sur l’évaluation de la coordination d’appui aux soins propose d’organiser la coordination au plus près des médecins de premier recours afin qu’elle puisse devenir un outil de leur pratique. Il insiste également sur la nécessité de disposer d’outils informatiques de qualité pour assurer cette coordination.

    En matière d’accès aux soins, le rapport sur la restructuration de la filière visuelle appelle à une véritable délégation de compétences des ophtalmologistes vers les orthoptistes et les opticiens afin de pallier les difficultés d’accès à un ophtalmologue sur de nombreux territoires.

  • Convergence du SI dans les GHT : la DGOS publie un guide méthodologique

    « Conseiller, orienter, suggérer des étapes et des modalités d’organisation que les établissements choisiront dans la mise en œuvre de leur système d’information convergent », tel est l’objectif du guide méthodologique, « Stratégie, optimisation et gestion commune du système d’information convergent d’un GHT », publié par la DGOS le 5 décembre 2016.

    Ce guide d’une centaine de pages a été élaboré par des professionnels et des représentants institutionnels, explique le Ministère sur son site. Il s’adresse aux établissements de santé se préparant à intégrer un GHT et constitue un guide méthodologique pratique à destination des DSI.

    Les orientations stratégiques

    • Le SI convergent doit répondre aux objectifs du projet médical et faciliter la mise en place des autres fonctions supports du GHT (notamment la mise en place d’un DIM de territoire et de la fonction achat)
    • Convergence vers un SI unique, avec une seule brique applicative pour chaque métier ou domaine fonctionnel.
    • Le GHT doit mettre en place une DSI unique, dont le périmètre concerne à la fois les systèmes d’information des établissements préexistants avant la constitution du GHT et le système d’information convergent du GHT.
    • Le GHT doit créer un RSSI, rattaché au directeur de l’établissement support du GHT ou à une direction autre que la DSI.

    Le guide méthodologique

    La 2e partie du document constitue le guide méthodologique. Elle décrit de façon opérationnelle le contenu (démarche et projets) des deux grandes étapes relatives à la mise en œuvre d’un SIH convergent dans le cadre d’un GHT:

    Définition du schéma directeur du système d’information (SDSI) du GHT et mutualisation les équipes.

    Ce schéma, qui décline la stratégie médicale partagée, doit permettre de :

    • cartographier l’existant (fonctionnels, applicatifs, techniques, sécurité),
    • déterminer la cible en cohérence avec les objectifs stratégiques du GHT,
    • définir la trajectoire pour atteindre le SI cible :
      • ordonnancement et priorisation des projets,
      • définition d’étapes intermédiaires le cas échéant,
      • évaluation des moyens nécessaires (humains et financiers).

    Mise en œuvre de la trajectoire de convergence.

    • Démarche : cette deuxième étape consiste à mettre en place un SI convergent et homogène à partir de la validation du SDSI. Le coût de migration sera donc étalé dans le temps et se substituera aux investissements locaux des membres du GHT.
    • Objectif : à la fin de la période 2018-2020, le système d’information hospitalier convergent du GHT est opérationnel.

    Élaborer le système d’information convergent et mettre en place la DSI commune

    • mettre en place une structure de pilotage dédiée à la mise en œuvre du système d’information convergent ;
    • définir la stratégie de convergence SI : méthode, pilotage et calendrier du projet ;
    • mettre en place une DSI commune ;
    • réaliser un état des lieux des SI des établissements parties au GHT ;
    • décliner le projet d’établissement et la stratégie de convergence au sein du SDSI convergent du GHT ;
    • définir la stratégie d’achat des composantes du système d’information du GHT.

    Mettre en œuvre la trajectoire de convergence : les premiers projets

    • Concilier des projets structurants « faciles », tels que les projets socles, avec les projets «métiers» fédérateurs basés sur une demande commune, comme le DPI commun, qui permettent notamment d’appuyer et d’accompagner une demande métier.
  • CHR de la Martinique : un rapport critique de la CRC sur le SI

    « L’état des lieux du SIH existant est alarmant ». Telle est la conclusion d’un rapport d’observations définitives publié le 25 novembre 2016 sur le site de la CRC de La Martinique sur le Centre Hospitalier Régional de Martinique.

    «Le socle technique constitué des réseaux, des bases de données et des postes de travail est périmé, engendrant des pertes de données et des arrêts d’applications touchant au cœur de métier médical. Il ne permet pas l’articulation attendue entre l’informatique de gestion et l’informatique médicale», souligne le rapport.

    Le Centre Hospitalier Régional de Martinique a bénéficié, en 2014, d’un budget de 3 M€ de l’ARS pour rénover son infrastructure (bases de données, réseaux et postes de travail).

  • Silver économie : l’UGAP missionnée pour consolider la filière industrielle

    « L’Etat doit se comporter en stratège pour accompagner et soutenir ce secteur (de la silver économie, NDLR) en pleine croissance ». C’est ce qu’a déclaré le 28 novembre 2016 Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des personnes âgées et de l’autonomie, lors de la remise d’une lettre de mission à l’UGAP (Union des Groupements d’Achat Public). L’objectif : consolider la filière industrielle de la silver économie en consacrant le rôle de l’UGAP.

    Cette initiative est une réponse aux industriels du secteur qui ont exprimé le besoin d’avoir accès à un marché étendu. Pour cela, le rapprochement de l’offre et de la demande est indispensable, d’où la mission qui a été confiée à l’UGAP.

    « L’ambition du gouvernement est de privilégier et de stimuler, à travers l’achat public, une production industrielle française », a souligné Pascale Boistard.

  • PIA : les lauréats du 4e concours d’innovation numérique

    Les lauréats du 4e concours d’innovation numérique (CIN) organisé dans le cadre du PIA ont été présentés par le commissariat général à l’investissement le 25 novembre 2016.

    5 entreprises du secteur de la santé comptent parmi les 40 lauréats:

    Kap code,
    Dna Script,
    Vip Santé,
    Cardiologs,
    Wandercraft Exoer.