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  • Qualité des soins et évaluation : de l’implication des patients à la co-construction (colloque HAS)

    Le colloque annuel de la Haute Autorité de Santé, le 16 novembre 2016, était consacré aux apports du point de vue des patients et des usagers dans l’amélioration de la qualité des soins et l’évaluation des technologies de santé.

    Les interventions d’experts internationaux ont mis en évidence un changement de paradigme progressif dans la prise en compte du point de vue des patients, avec un passage de la consultation des patients à la co-construction avec eux.

    Voici les principaux qui en ressortent.

    Qualité et sécurité des soins : du patient traceur au patient coach

    Patients traceurs et certification

    En France, l’intégration du point de vue des patients dans l’évaluation de la qualité des soins repose notamment sur la méthode du patient traceur. Celle-ci consiste à analyser a posteriori la prise en charge d’un patient à partir de son expérience et de celle de ses proches. La Haute Autorité de Santé a rendu systématique la méthode du patient traceur dans le cadre de la visite de certification des établissements de santé.

    Les patients leaders du NHS

    En Angleterre, des patients « leaders » sont impliqués dans la conception, la mise en œuvre et la gouvernance de la stratégie d’amélioration de la qualité des soins afin que l’expérience des soins par les patients soit prise en compte.

    Les patients partenaires en santé : le modèle de Montréal

    Le modèle de Montréal repose sur une co-construction avec les patients dans tous les domaines : santé publique, enseignement, recherche, qualité des soins, soins, politiques de santé.

    Concrètement, les patients sont partenaires dans trois domaines :

    • enseignement : 240 patients formateurs interviennent dans les cours dispensés aux étudiants en santé ;
    • soins : des patients ressources sont impliqués dans la gouvernance stratégique et tactique des établissements de santé du Québec ;
    • recherche : des patients co-chercheurs participent à l’écriture et à la conduite de projets de recherche.

    Évaluation des technologies de santé : intégrer les contributions des patients

    Un point de vue essentiel à l’évaluation

    Les intervenants au colloque ont souligné l’aspect essentiel du point de vue du patient dans l’évaluation des technologies de santé. Par exemple, un médicament qui doit être pris une fois toutes les 24 heures plutôt qu’une fois toutes les six heures n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu, mais améliore la qualité de vie des patients – et, potentiellement, leur observance du traitement.

    Différentes modalités de participation

    Les expériences présentées ont montré la diversité des méthodes permettant de prendre en compte le point de vue des patients dans l’évaluation : questionnaire à remplir en ligne, consultation publique, groupes de travail, entretiens individuels, etc.

    Ainsi, en France, la Haute Autorité de Santé met en place une expérimentation pour associer les patients concernés à l’évaluation des produits, via un questionnaire type accessible en ligne aux associations de patients.

    Des questions méthodologiques

    Les intervenants ont souligné les difficultés méthodologiques inhérentes aux différentes modalités de participation des patients, notamment en termes de représentativité des points de vue exprimés. Des travaux de recherche apparaissent encore nécessaires pour améliorer ce point.

  • Australie : le nouveau registre national de dépistage du cancer approuvé par le Parlement

    Le parlement australien a adopté fin octobre 2016 une loi instituant un nouveau registre national de dépistage du cancer (NCSR). Cette mesure va permettre le lancement d’un important programme visant à sauver davantage de vies grâce à une détection, un traitement et une prévention des cancers accrus.

    Ce programme sera établi et géré par la société de télécommunications Telstra, dans le cadre d’un contrat de 220 millions de dollars (196 M€) annoncé au printemps.

    Une alliance critiquée par l’opposition sur deux points:
    – elle a été annoncée avant la validation de la loi par le parlement;
    – elle sous-entend l’exploitation de données privées sensibles par une entreprise privée.

    Le gouvernement rassure les citoyens en déclarant que la protection des informations personnes est prise très au sérieux.

    Un registre national pour un dépistage des cancers plus rapide et plus efficace

    Le programme remplacera les huit registres de dépistage du cancer du col de l’utérus déjà existants dans différents territoires du pays et le système de dépistage du cancer de l’intestin actuellement en place. Le but étant de créer un registre national unique.

    • Le NCSR facilitera l’introduction, en mai 2017, du test permettant de détecter le papillomavirus (HPV) afin d’améliorer le dépistage du cancer du col de l’utérus, a déclaré la ministre de la Santé australienne, Sussan Ley.
    • Il rendra aussi possible l’expansion du programme national de dépistage du cancer du côlon pour tous les Australiens âgés de 50 à 74 ans, la population la plus susceptible d’être touchée par cette maladie.

    « Les cancers du col de l’utérus et de l’intestin sont largement évitables par le biais de dépistages réguliers, commente la ministre. Il était impératif que cette loi soit adoptée afin d’améliorer les taux de prévention et de survie pour certains des cancers les plus mortels. »

    Détection des cancers : l’Australie veut rester parmi les leaders

    « L’adoption [de ce projet de loi] permettra à l’Australie de rester l’un des leaders mondiaux dans le domaine de la détection, du traitement et de la prévention du cancer, a ajouté Mme Ley. Le gouvernement australien est déterminé à sauver des vies grâce à des processus de dépistage et à une coordination plus efficaces. Le nouveau registre national fait partie des éléments essentiels de ce processus d’évolution. »

    NCSR : la protection des données au cœur du débat

    Telstra à la tête du NCSR : un choix critiqué par l’opposition

    Telstra a été choisi par le gouvernement pour gérer le NCSR. La société de télécommunications assure qu’elle proposera une plateforme conforme aux exigences de l’État en termes de protection et de sécurité de la vie privée.

    La députée de l’opposition Julie Owens (Australian Labor Party) estime que le gouvernement perçoit ce nouveau registre comme un cobaye en donnant à Telstra des données de patients sensibles, comme les résultats de tests de dépistage et des détails relatifs à l’assurance-maladie. De telles informations n’avaient encore jamais été transmises à une entreprises, s’inquiète-t-elle.

    De son côté, Sussan Ley rassure en affirmant que la protection des données personnelles traitées au sein du registre sont d’une « importance primordiale » pour le gouvernement.

    Protection des données : le gouvernement devrait prochainement légiférer

    • L’Australian Labor Party (ALP) et la Nick Xénophon Team (centristes) ont déposé en deuxième lecture des amendements à la motion portant sur le projet de loi 2016 sur le Registre national de dépistage du cancer.

      Par ces amendements, les deux partis demandent à l’auditeur général de contrôler le processus d’attribution du contrat et reprochent au gouvernement d’avoir permis à Telstra d’accéder à des données sanitaires sensibles avant même que le parlement n’ait légiféré sur la mesure.

    • Par ailleurs, le Sénat a demandé au gouvernement de mettre au point une loi d’ici la fin des audiences de 2016 pour mettre en place un système de notification obligatoire visant à minimiser le risque de violation des données.

    Le gouvernement a déjà publié fin 2015 une ébauche d’un projet de loi visant à établir un cadre juridique conforme aux recommandations émises à la suite de l’enquête parlementaire réalisée il y a peu sur le système de conservation des données.

    Le texte contraindrait entre autres les entreprises à signaler toute « grave violation des données » à l’Australian Information Commissioner (le commissaire australien à l’information) et à prévenir les personnes dont les données auraient été touchées par la violation en question.

    En août, le ministère du Premier ministre et du Cabinet a publié une liste de projets de loi proposés au Parlement, comprenant notamment le projet de loi sur la protection des informations personnelles (infractions à déclaration obligatoire), avec une note précisant l’intention du gouvernement de demander l’adoption de ce dernier lors des séances de printemps du Parlement.

    Le débat n’est pas encore clos.

  • Journée mondiale du diabète 2016 : des patients pionniers de la santé connectée

    La Journée mondiale du diabète est organisée le 14 novembre 2016. Une maladie dont la prise en charge et le traitement impliquent une participation du patient qui repose sur l’innovation et la santé connectée.

    Les diabétiques sont plus connectés que les patients atteints d’autres malades chroniques: selon une enquête menée par le Lab e-santé en juin 2015, 80 % des diabétiques sont équipés en smartphones et en tablettes et parmi ces 80 %, la moitié ont déjà téléchargé une application mobile de santé et estiment qu’elles leur sont indispensables pour gérer leur pathologie.

    Si l’utilisation des objets connectés reste plus limitée – seulement 2 diabétiques sur 10 sont équipés d’un objet connecté de santé –, le glucomètre connecté se trouve être l’objet connecté le plus plébiscité par les patients atteints de diabète. Il représente en effet près de 30 % des achats mais aussi 64 % d’intention d’équipement auprès des sondés qui n’ont pas encore sauté le pas.

    Les associations de patients sont fortement mobilisées sur le sujet du remboursement des dispositifs médicaux.

    La liste des associations membres de la Fédération française des diabétiques est disponible sur le site internet de la fédération.

  • Journée mondiale diabète 2016 : un test de dépistage en 30 secondes

    L’importance du dépistage dans la prise en charge et la prévention de complications graves, c’est le thème de la Journée mondiale du diabète, organisée le 14 novembre 2016 par la Fédération Internationale du Diabète (FID) et soutenue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

    • En France, le diabète est la maladie chronique la plus répandue: 3,5 millions de personnes, environ 5,3% de la population, en souffrent, et le nombre de diabétique augmenterait de 3% chaque année. 34 000 personnes par an meurent en France de complications dues au diabète.

    • L’enjeu financier de la prise en charge du diabète est par ailleurs majeur: en 2014, le coût du diabète pour l’Assurance maladie s’est élevé à 10 Mds€, dont 2,3 Mds€ pour les dépenses directement imputables et 7,7 Mds€ pour les complications (amputation du pied, cécité…), selon le rapport « charges-produits 2017 » de l’Assurance-maladie (Cnamts) rendu public le 24 août 2016.

    Une campagne de dépistage dans le monde et en France

    A l’occasion de la journée mondiale, la Fédération internationale du diabète espère qu’un million de personnes se fera dépister via son test accessible en ligne. Une campagne de dépistage planétaire intitulée « Test2Prevent », un jeu de mot signifiant « Tester pour prévenir » est organisée dans le cadre de cette journée.

    Un test en 30 secondes

    Accessible sur le site de la Fédération internationale du diabète, ou sur celui de la Fédération française des diabétiques, ce test permet d’évaluer ses prédispositions au diabète de type 2.

    • Age
    • Mode de vie
    • Alimentation
    • Antécédents familiaux
    • Prescription de médicaments,

    sont demandés dans un questionnaires et en 30 secondes ce test permet de dresser un profil et d’apporter des informations sur cette maladie de plus en plus fréquente.

    A la fin du test, il est possible de recevoir:

    • Ses résultats par mail
    • Un commentaire
    • Des recettes de cuisine pour manger équilibré.

    L’Agence Santé Publique France dans son dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) rappelle que les femmes diabétiques sont 51 % plus à risque de décès que leurs paires en bonne santé, tandis que les hommes sont 34 % plus exposés à la mortalité.

  • Coût de prise en charge du diabète

    La prise en charge du diabète et de ses complications a coûté 10 milliards d’€ à l’Assurance Maladie en 2014.

    La structure des coûts est très inégale, les complications représentant plus de deux tiers de ce montant.

  • Monique Ricomes directrice générale de l’ARS Hauts-de-France

    Monique Ricomes a été nommée directrice générale de l’Agence Régionale de Santé Hauts-de-France à compter du 1er décembre 2016. Cette nomination a été annoncée lors du conseil des ministres du 9 novembre 2016.

  • Pessac : un nouvel IRM financé par un GIE regroupant établissements de santé et médecins libéraux

    Un GIE regroupant plus de 140 radiologues de la région de Bordeaux, au sein de 14 sites privés et trois centres hospitaliers publics, a permis de financer l’acquisition d’un IRM Titan 3 T à très haut champ disponible par la clinique mutualiste de Pessac. C’est ce qu’annonce le quotidien Sud Ouest dans son édition du 10 novembre 2016.

    Cet équipement représente un investissement global de 3 M€, car il nécessite, en plus de l’IRM en lui-même (1,5 M€), la construction d’une cage de Faraday (une enceinte utilisée pour protéger des nuisances électriques et subsidiairement électromagnétiques extérieures) et d’un bâtiment adapté.

    L’acquisition réalisée par le GIE R2Gironde, une association unique en France de centres hospitaliers publics, mutualistes et de médecins libéraux, permet à la clinique de Pessac de disposer d’un appareil nouvelle génération capable d’explorer des zones anatomiques, jusque-là impossibles à examiner.

    Le potentiel de patients pouvant « profiter » de cet outil de pointe à Pessac s’élève entre 8 000 et 10 000 par an. «L’attente pour avoir un rendez-vous afin de passer une IRM en France est d’environ un mois, en moyenne, assurent les docteurs Sananes et Grand-Lenoir, radiologues à la clinique de Pessac. Ici, le délai pour l’instant est de quinze jours. Au-delà des compétences de cet IRM, l’ouverture d’un nouvel équipement dans la région constitue un atout supplémentaire, car il va limiter, encore un peu, les files d’attentes ».

  • Diabète : prescription et remboursement des dispositifs médicaux en 2015

    Les dispositifs médicaux occupent une place centrale dans le suivi quotidien des diabétiques : surveillance de la glycémie, injection d’insuline.

    Les bandelettes et capteurs de glycémie ainsi que les pompes à insuline représentent les dispositifs médicaux les plus remboursés en 2015.

  • Traitement du diabète : insulines les plus prescrites et les plus remboursées en 2015

    Lantus, du laboratoire Sanofi, est l’insuline la plus prescrite et la plus remboursée en 2015 en France. Au niveau mondial, Lantus représente un chiffre d’affaires de
    6 milliards d’euros pour Sanofi

    Des génériques pourraient toutefois bouleverser la donne dans les années à venir.

  • Accès aux soins : 830 maisons de santé et 1800 contrats d’installation de médecins (J.M. Baylet)

    • 830 maisons de santé sont actuellement ouvertes, 1000 le seront d’ici la fin de l’année 2016 et 1400 d’ici 2018,
    • Plus de 1800 contrats d’engagement avec des étudiants en médecine ont été conclus pour les inciter à s’installer sur des zones en déficit, en contrepartie d’une bourse perçue pendant leurs études. Ils seront plus de 2500 d’ici 2018,

    tels sont les chiffres en matière d’accès aux soins communiqués le 9 novembre 2016 par Jean-Michel Baylet, ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités locales, lors de la présentation d’un état d’avancement des mesures prises par le gouvernement dans le cadre de sa politique en faveur des ruralités.