Selon le Cabinet Office, le budget d’automne britannique, qui sera présenté le mercredi 28 octobre 2026, prévoit 100 millions de livres (environ 119 millions d’euros) pour créer un AI Biosecurity Lab (AIBL), présenté par le gouvernement comme une première mondiale. OpenAI et Anthropic y apporteraient 200 millions de livres, portant l’engagement total à 300 millions au maximum. Le laboratoire coordonnera les centres nationaux de biosécurité et les entreprises des sciences de la vie, en partenariat avec Google DeepMind et Basecamp Research.
Le Royaume-Uni fait de l’IA appliquée à la biologie un outil de sécurité sanitaire, et non plus seulement un sujet de recherche. Ce montage, qui réunit l’État et les principaux développeurs d’IA autour d’un enjeu de santé publique, pourrait préfigurer des standards d’évaluation.
Le rôle et le périmètre précis du laboratoire restent à détailler. À ce stade, il s’agit d’un engagement budgétaire, sans déploiement.
Un financement public de 100 M£, complété par des apports en nature
L’engagement atteint donc jusqu’à 300 millions de livres. Seuls les 100 millions de l’État constitueraient toutefois de l’argent nouveau : la part d’OpenAI et d’Anthropic prendrait la forme de crédits d’utilisation de leurs modèles, d’accès et d’appui technique. Les crédits ne rémunèrent ni chercheurs ni équipements : ils orientent les travaux vers les outils des deux contributeurs.
Détection précoce et contre-mesures : le volet santé publique
Le laboratoire s’inscrit dans une initiative nationale de 165 millions de livres, dont 65 millions sont réservés à la biosurveillance et au développement de contre-mesures médicales contre des pathogènes prioritaires. Ses deux premières missions seraient de repérer tôt les nouvelles menaces biologiques et d’accélérer la mise au point de vaccins et de traitements. L’objectif s’appuie ainsi sur deux usages de l’IA déjà répandus en recherche biomédicale.
Un écosystème resserré autour de quelques acteurs de l’IA
Outre ses deux cofinanceurs, le laboratoire travaillera avec Google DeepMind et Basecamp Research. Or Anthropic a participé, via son fonds Anthology, à la levée de 140 millions de dollars de Basecamp Research en septembre 2026. Les grands développeurs d’IA gagnent ainsi un ancrage institutionnel dans la sécurité nationale.
Source : Cabinet Office, communication du Gouvernement du Royaume-Uni (24 octobre 2026) – fiabilité : officielle


