Cancero

  • Digitaliser le secteur de la santé d’ici 2030 est impératif pour en assurer la continuité (Aruba)

    Automatisation, robotique et l’auto-diagnostic prendront une place de plus en plus importante dans le système de soins futur, selon le rapport Building the Hospital of 2030 d’Aruba, société de Hewlett Packard, dont les conclusions ont été dévoilées le 7 avril 2018.

    Un recours accru aux objets connectés (IoT), tels qu’aux outils portatifs et applications numériques, à l’IA et au big data dans le cadre d’examens médicaux ainsi que dans l’organisation-même des organismes de santé est ce que prédit le rapport.

    Selon le rapport, améliorer les soins, en transformer l’expérience du patient et le travail des professionnels de santé sont des possibilités qu’offre l’intégration de technologies mobiles, du cloud et des IoT, à condition de leur associer des mesures de sécurité adéquates.

    IoT, IA, données numériques, hôpital automatisé et plus de temps consacré aux soins

    Lorsqu’une trentaine de hauts responsables du secteur de la santé et de futurologues sont interrogés, dans le cadre de l’élaboration du rapport par Aruba, pour construire l’hôpital de 2030, ce sont les objets connectés, l’auto-mesure et l’exploitation des données qui ont la part belle au sein des établissements de santé.

    L’IoT permettra l’auto-diagnostic par les patients, l’automatisation de l’hôpital et libérera du temps aux professionnels de santé

    Selon le rapport, les dispositifs connectés portatif, les applications numériques, les capteurs et autres technologies offriront des possibilités de « s’autodiagnostiquer » en tant que patient et d’automatiser les examens cliniques à l’hôpital :

    • surveiller l’état de santé des patients à distance, notamment dans le cadre de pathologies chroniques telles que le diabète qui nécessitent des prélèvements réguliers ;
    • faire son propre diagnostic en demeurant à son domicile ;
    • faire du triage automatique aux admissions à l’hôpital, grâce à une « technologie d’imagerie » capable d’établir un bilan de santé fondé sur les constantes vitales sans assistance humaine (fréquence cardiaque, fréquence respiratoire, température), et aux capteurs mesurant la tension artérielle et pouvant générer un électrocardiogramme en « moins de 10 secondes ».

    Le recours aux technologies en amont de l’intervention du professionnel de santé doit permettre du libérer du temps à ce dernier afin qu’il puisse pleinement se consacrer à prodiguer des soins. Le rapport souligne que les praticiens et le personnel infirmier sont gênés par des tâches administratives qui occupent actuellement 70% de leur temps et que la digitalisation de leur activité leur permettra de :

    • analyser rapidement les résultats ;
    • consulter les dossiers des patients depuis leur appareil mobile ;
    • croiser les données disponibles et celles prélevées en temps réelles pour améliorer la prise en charge et renforcer la pertinence des soins.

    L’IA comme remède contre l’effondrement des systèmes de santé

    Selon le Dr Hugh Montgomery, professeur à l’University College de Londres, l’IA va non seulement rendre possible un diagnostic considérablement plus rapide, démultiplier les capacités d’analyses, rendre les soins personnalisables, mais également offrir une possibilité de sauver les systèmes de santé qui supportent une pression actuelle qui n’est pas soutenable.

    Néanmoins, il est, selon les auteurs du rapport, indispensable de mettre en œuvre des mesures qui contribueront à l’acceptation de l’IA et préconisent à cet effet :

    • la mise en emphase des avantages que le recours à l’IA dans le cadre de diagnostics et de traitements ;
    • l’exigence du consentement exprès du patient.

    Numérisation rime avec risque accru

    Si selon le rapport des établissements de santé affichent une politique volontariste et les deux tiers ont déjà entamé la digitalisation de leurs processus en connectant à leur réseau les moniteurs de surveillance et en procédant à la mise en réseau des appareils d’imagerie ou de radiographie, des problèmes de sécurité associés doivent être résolus.

    89% des organismes de santé ayant adopté une stratégie IoT ont connu une violation de données liée à l’introduction des IoT dans leurs processus, selon le rapport Aruba. En cela, la sécurité des réseaux constitue le défi majeur de la pénétration du secteur de la santé par les IoT.

  • Publication du guide « The Law of Digital Health » à l’usage des industriels de santé américains

    « The Law of Digital Health », tel est l’intitulé du guide juridique publié le 9 avril 2018 par le cabinet d’avocats McDermott Will & Emery à l’attention des industriels et professionnels de santé. Co-dirigé par Bernadette M. Broccolo et Lisa Schmitz Mazur, avocates spécialisées en droit de la santé, ce guide se propose d’aider les leaders de la santé numérique, les responsables politiques et usagers du système de santé à comprendre la législation américaine actuelle, dans un contexte marqué par une évolution rapide des lois encadrant l’usage des technologies de santé aux Etats-Unis. 

    Publié par l’American Health Lawyers Association, ce livre présente l’écosystème de la santé numérique américain, son encadrement juridique et règlementaire mouvant. D’après l’une de ses auteurs, Lisa Schmitz Mazur, « Our hope is that the book will be an essential guide for digital health innovation – a tool for leaders across industry sectors and in both established and emerging companies – as they continue innovating and creating solutions for the future ».

    Le guide est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet du cabinet McDermott Will & Emery.

  • Indian health group CHD joins forces with Digital Mojo Japan to boost health tech in both countries

    CHD Group, an Indian public health organization, signed a Memorandum of Understanding in late March 2018 in Mangaluru (India) with Global Digital Mojo Japan Corporation, the Japanese subsidiary of a technology firm based in Hong Kong.

    The two companies will cooperate in the field of health tech to strengthen relations between India and Japan in this area. They will work with different local partners and governments to ensure shared growth among the two countries through industry institution interaction.

    Digital Mojo Japan to be the technological arm of CDH Group

    The same deal was signed in Tokyo by Dr Edmond Fernandes, CEO, CHD Group, and Kayoko Tsuchiya, CEO, Digital Mojo Japan Corporation.

    Digital Mojo Japan will become the technological arm of CHD Group in Japan and CHD will continue its public health agenda towards bringing Japanese tech innovations into Indian markets and promoting Indo-Japanese relations in the field of eHealth.

    A sharing of expertise to launch new health solutions

    Among the announced projects:

    • A variety of thematic consultative ideations;
    • Social Entrepreneurial sessions;
    • Organization of hackathons;
    • Creation of academic-field based mandates.
  • Atelier UE : convergence des plates-formes pour des services intelligents à domicile pour la santé

    La Commission européenne organise le 13 avril 2018 un atelier sur le sujet de la convergence des plates-formes pour des services intelligents à domicile pour la santé (et pour l’énergie).

    L’atelier Platform Convergence for Smart Home Services for Health and Energy vise les acteurs de la santé œuvrant dans les domaines de la maison intelligente et de la vie saine en encourageant des comportements de vie sains ou sur la maison intelligente et les réseaux interopérables.

    Ce sera également l’occasion de prendre connaissance des appels d’offres Horizon 2020 pertinents, puisque la Commission européenne présentera les appels Horizon ouverts actuellement dans les domaines d’application de la maison intelligente et de la vie saine (DT-TDS-01-2019: Smart and healthy living at home) ainsi que des réseaux domestiques intelligents et interopérables (DT-ICT-10-2018-2019: Interoperable and smart homes and grids).

    Les participants seront divisés en trois groupes en fonction de leur sujet d’intérêt :
    • Interoperable Homes and Grids;
    • Health and Care ;
    • Architectures, Standards, Security
    .

    L’inscription est gratuite, mais obligatoire et se fait via ce lien.

    Pour contacter l’organisateur, écrire à l’adresse suivante : CNECT-E4-EVENTS@ec.europa.eu

  • Bpifrance & CNAM : le fonds Patient Autonome de 50M€ pour les start-ups de la santé connectée

    Bpifrance annonce un partenariat avec la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) ce 12 avril 2018 afin de conjuguer leurs synergies au service de l’identification et d’aide au développement des start-ups les plus prometteuses de la santé connectée.

    Ce partenariat structurant avec la Cnam est adossé au fonds Patient Autonome créé par Bpifrance à la fin de l’année 2017 et qui est doté de 50 millions d’euros. Sont visées les start-ups proposant des solutions innovantes permettant une optimisation de coûts ou l’amélioration du parcours de soins, de la qualité et de l’efficience des soins, fondées sur la télémédecine ou l’IA entre autres.

    Bpifrance annoncera prochainement ses premiers investissements dans le cadre du fonds Patient Autonome.

    La Cnam, un acteur privilégié au plus près des besoins des patients

    Bpifrance voit en l’association avec la Cnam la possibilité d’optimiser ses opportunités d’investissement en bénéficiant de l’expertise de la Cnam et de son évaluation fine des solutions riches en valeur médicale.

    La Cnam est plus à même de juger de l’adéquation des solutions proposées aux besoins des patients et des pratiques des professionnels de santé. Son apport sera primordial dans la prise en compte de la réglementation nationale et supranationale et les évolutions à venir.

    Bpifrance va en s’associant à la Cnam diversifier ses canaux d’identification de start-ups prometteuses à soutenir.

    Le fonds Patient Autonome

    Le partenariat est articulé autour du fonds Patient Autonome qui vise à renforcer le déploiement de solutions innovantes favorisant l’autonomie du patient. Les fonds alloués à une start-up sont censés servir à finaliser un prototype, valider sa pertinence et sa portée sur un marché ou stabiliser une stratégie de développement à l’international.

    Les solutions recherchées dans le cadre du partenariat doivent permettre entre autres :

    • une prise en charge améliorée agissant sur l’axe de la relation patient et  professionnel de santé via notamment les techniques telles la télémédecine, le monitoring à distance et les thérapies digitales ;
    • une amélioration du parcours de soins dans le cadre de maladies chroniques telles le diabète, les cancers, ou les maladies mentales en agissant sur trois axes :
      • la prévention des maladies et de leurs complications ;
      • en facilitant le diagnostic de la maladie ;
      • le suivi de l’évolution de la maladie en temps réel notamment grâce à l’IA et l’apprentissage profond.

    Pour Annelore Coury, la directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins de la Cnam, l’identification de projets les plus porteurs qui vont façonner la santé de demain rentre dans le cadre de la mission de la Cnam d’améliorer la santé des patients et de moderniser les pratiques.

  • Roche Diabetes Care France soutient Pharmacorp dans l’éducation thérapeutique des diabétiques

    Roche Diabetes Care France, la filiale de Roche dédiée à la prise en charge du diabète, conclut un partenariat avec le groupement Pharmacorp pour mettre en place au sein des officines du groupement un service d’accompagnement des patients souffrant de diabète de type 2 (DT2) dans le domaine de la diététique.

    Roche Diabetes Care France prodigue une formation spécifique aux pharmaciens participant au « Programme Corp » qui vise à une meilleure prise en charge du poids et de la glycémie des patients DT2 dans les officines.

    Le concept des « pharmaciens-coachs en nutrition » a été testé fin 2017 au cours d’une phase-pilote et va être déployé à partir de la fin avril 2018. Des discussions sont en cours avec des mutuelles pour une prise en charge du coût de ce service.

    Une alliance entre la proximité avec le patient et un industriel dédié à la gestion du diabète

    Les pharmaciens et les experts du diabète, avec tous les moyens logistiques et humains, s’associent pour construire ensemble une solution visant un meilleur suivi et l’observance des patients diabétiques.

    Concrètement, Roche Diabetes Care France a mis en place un parcours de formation spécifique aux pharmaciens du groupement afin qu’ils puissent proposer en officine un entretien diététique par semaine sur une période de 3 mois aux DT2 pour les aider à maîtriser leur poids et comprendre le lien entre leur alimentation et leur glycémie

    Un projet-pilote en fin 2017 a validé la formation en phase de déploiement actuellement

    En 2017, ce sont 7 000 professionnels de santé qui ont été formés par Roche Diabetes Care France dans le cadre du « Programme Corp » et 1 500 officines qui ont été accompagnées dans leurs actions de sensibilisation au diabète.

    La formation est assurée en partie à distance, sous forme de vidéos ou de modules accessible en e-learning, et en partie en direct par une infirmière basée à Toulouse.

    Le déploiement du programme est poursuivi et entre en phase de diffusion large à partir de la fin avril 2018 avec trois objectifs nouveaux :

    • accroître le nombre d’officines participantes ;
    • mettre en place une communication sensibilisant les patients au nouveau service médical disponible ;
    • favoriser l’accès au service en obtenant une pris en charge de son coût, notamment en partenariat avec les mutuelles.

    Roche Diabetes Care : sortir de l’approche purement commerciale et se positionner comme partenaire

    Le partenariat illustre le constat du président du groupement de pharmacies, Laurent Filoche, qui revendique l’évolution du métier de pharmacien et des attentes du patient.

    Du côté de Roche Diabetes Care, qui se réjouit de cette collaboration, un changement de logique s’opère. L’industriel sort de sa position de simple fournisseur de produits et mène une réflexion sur le service rendu et l’accompagnement qui peut être proposé aux pharmaciens et aux patients.

    À ce titre, Valérie Delachenal, directrice Ventes chez RDCF, déclare: « Industriels de santé ou pharmaciens, notre objectif est le même : le suivi et l’observance du patient. C’est pour cela que nous sommes non seulement des fournisseurs de produits mais que nous développons aussi des outils, des supports, des partenariats, tout cela pour offrir une valeur ajoutée à nos produits et répondre aux besoins des patients ».

  • La CNIL a multiplié les interventions dans le secteur de santé en 2017 (Bilan d’activité annuel)

    La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) a rend public son rapport annuel mardi 10 avril 2018.

    Il ressort de son bilan d’activité qu’une part croissante des plaintes enregistrées par l’institution en 2017 concerne le secteur de la santé ; que la CNIL poursuit son rôle de conseil et d’accompagnement des acteurs publics dans le champ de la santé ; que son activité répressive s’est déployée dans le champ assurantiel et médico-social ; et qu’elle a fait porter son travail d’animation du débat public sur le secteur de la santé.

    • 8% des plaintes enregistrées concernent le secteur socio-sanitaire, et notamment les objets connectés

    En 2017, la CNIL enregistre « un nombre record de plaintes » ; 8% des 8360 plaintes reçues concernent le secteur de la santé et du médico-social. Ces plaintes résultent principalement de difficultés d’accès au dossier médical ou social et à Pôle emploi. Les plaintes reçues par la CNIL permettent d’identifier des tendances émergentes : la CNIL constate que les « objets connectés soulèvent des enjeux croissants ». Les autres plaintes concernent le secteur marketing et commercial (25%), les ressources humaines (16%) et le secteur de la banque et du crédit (12%).

    • La CNIL a conseillé les pouvoirs publics dans le champ de la santé 

    En 2017, la CNIL a rendu 4 124 décisions et délibérations dont 177 avis portant sur différents champs d’activité, dont la santé et plus particulièrement, le décret encadrant l’évolution de la procédure d’agrément des hébergeurs de données de santé au profit d’un dispositif de certification. La régulation du numérique est également concernée. La CNIL a rendu un avis sur le projet de loi relatif à la protection des données personnelles, dans lequel elle insiste sur la nécessité de renforcer la lisibilité d’un texte « qui constitue une étape majeure pour la protection des données personnelles des citoyens et la sécurité juridique des acteurs économiques ». La sécurité, la régulation du numérique et la fiscalité constituent les autres champs d’intervention de la CNIL.

    • La CNIL accompagne les professionnels de santé dans la transition au RGPD

    Les professionnels de santé (et issus d’autre secteurs économiques) peuvent d’ores et déjà s’appuyer sur les outils élaborés par la CNIL en vue de se préparer et de se mettre en conformité avec le RGPD, dont l’entrée en vigueur est prévue en mai 2018. Parmi ces outils : une méthode en 6 étapes, un modèle de registre, des lignes directrices, des foires aux questions, des outils pratiques comme le logiciel PIA, des outils de Privacy Impact Assessment adaptés au RGPD et aux objets connectés, des outils à destination des start-ups et des TPE-PME, et un formulaire de désignation du délégué à la protection des données.

    • L’activité répressive : vérifier la conformité pour sécuriser les données de santé des assurés

    En 2017, la CNIL a réalisé 341 contrôles sur de nombreuses thématiques, et plus particulièrement sur la confidentialité des données de santé traitées par des sociétés d’assurance, conformément aux orientations de son programme annuel. D’après le rapport annuel de la CNIL, « il ressort des premiers éléments constatés que les organismes d’assurance, conscients de la sensibilité des données qu’ils traitent, ont mis en place certaines mesures de nature à préserver la confidentialité et la sécurité de telles données ». 

    Si « dans l’immense majorité des cas, la simple intervention de la CNIL se traduit par une mise en conformité de l’organisme », celle-ci a prononcé en 2017 79 mises en demeure, 14 sanctions, dont une sanction pécuniaire à l’encontre de la société Facebook et deux mise en demeure publique contre WhatsApp. 

    • L’animation d’un débat public sur les enjeux éthiques des algorithmes

    Chargée par la loi pour une République numérique de mener une réflexion sur les questions éthiques et de société posées par les nouvelles technologies, la CNIL choisi en 2017 le thème des algorithmes à l’heure de l’intelligence artificielle. Elle a publié le 15 décembre 2017, le rapport de synthèse résultant de plusieurs débats et concertations décentralisées. 

    Le rapport annuel est téléchargeable sur le site internet de l’institution.

  • Philips ouvre un centre d’expertise mondial en IA en France (cardiologie, oncologie, maladies rares)

    À l’occasion d’une conférence de presse le 10 avril 2018, Philips Healthcare a annoncé l’ouverture d’un centre dédié à la recherche en IA pour des applications médicales à Suresnes en région parisienne.

    Cette annonce, dont le montant de l’investissement n’a pas été dévoilé, fait suite au plan présenté fin mars 2018 par Emmanuel Macron pour faire de la France l’un des champions mondiaux de l’IA, et qui prévoit notamment d’injecter 1,5 milliard d’euros de crédits publics dans ce domaine sur le quinquennat.

    Le néerlandais Philips, recentré sur des marchés liés à la santé depuis 2015 et la vente de son activité éclairage (Philips Ligthning), a fait, depuis 2017, une dizaine d’acquisitions dans le secteur de la santé, surtout dans l’imagerie interventionnelle et la santé populationnelle, dont Vitalhealth, Wellcentive, Volcano, Spectranetrics, Forcare et Respir’Tech. 

    Son nouveau « centre d’expertise » en intelligence artificielle sera dédiée à l’imagerie médicale, la génomique et l’accompagnement de start-ups.

    La cardiologie, l’oncologie et les maladies rares

    Il devrait accueillir d’ici deux ans 50 chercheurs, ingénieurs ou encore chefs de projets de développement clinique dans les maladies cardiovasculaires, l’oncologie et les maladies rares, impliquant une dizaine de recrutements externes, a précisé Nicolas Villain, directeur du département Recherche chez Philips France.

    Le nouveau centre travaillera en partenariat avec un large réseau composé de l’INRIA, l’Inserm, le CEA-Paris Saclay, l’AP-HP, les Hospices civils de Lyon ou encore le CHU de Caen, ainsi que des investisseurs comme Bpifrance, des incubateurs et des pôles de compétitivités comme Medicen.

    Healthsuite Insights, la plateforme IA de Philips

    Le centre d’IA s’inscrit dans la stratégie globale de Philips qui a lancé, en mars 2018, la plateforme IA Healthsuite Insights « pour co-créer » le système de santé de demain. Celle-ci a été présenté au salon HIMMS de Las Vegas. 

    La plateforme doit fournir une boîte à outils constituée de deep learning, de solutions design et de Applis. « Il s’agit de travailler sur la radiologie du futur (avec des outils comme IntelliSpace Portal, Illumeo, Performance Bridge), la médecine de précision en oncologie, le parcours cardiovasculaire intégré, le monitorage continu (avec TéléICU, Care Orchestrato, Intellivue Guardian, CarSage), la détection et le comptage tumoraux intégrés (avec IntelliSite Pathology, IntelliSpace Genomic, IntelliSpace Oncology), etc. », explique Nicolas Villain.

  • Inde : l’application de gestion du diabète BeatO lève 1, 06 million d’euros

    Health Arx Technologies, une société indienne qui exploite l’application de gestion du diabète BeatO, a levé début avril 2018 environ 1,3 million de dollars US (1,06 M. €) dans un tour de financement co-mené par les sociétés de capital risque Blume Ventures et Leo Capital, basées en Inde.

    La start-up utilisera ce nouveau fonds pour accélérer le développement de son application BeatO et compléter sa gamme de produits de santé.

    BeatO : 25 000 utilisateurs actifs répartis dans 1 500 villes

    La société BeatO avait réalisé peu après sa création une première levée des fonds grâce au soutien de quelques investisseurs individuels.

    Elle affirme qu’environ 25 000 utilisateurs actifs répartis dans 1 500 villes utilisent actuellement ses produits et services. Ses revenus auraient par ailleurs été multipliés par dix en un an, assurent ses dirigeants.

    Des services en ligne et des produits alimentaires adaptés aux personnes diabétiques

    Fondé en 2015 par Yash Sehgal, Abhishek Kumar et Gautam Chopra, BeatO propose une plateforme complète de gestion et de prise en charge du diabète grâce à ses solutions de surveillance de la glycémie disponibles par le biais d’une application mobile.

    L’entreprise propose également à la vente des produits tels que des collations adaptées aux personnes atteintes de diabète.

    Gestion du diabète en ligne : un marché concurrentiel

    M. Chopra, le P-D.G. de la société, estime que l’Inde pourrait compter environ 100 millions de personnes diabétiques d’ici 2030 (Vccircle.com). « [Cette évolution] exerce une énorme pression sur toutes les parties prenantes de l’écosystème des soins, tant du point de vue des coûts que du bien-être [de la population]. »

    Wellthy : une start-up prometteuse

    BeatO est en concurrence avec plusieurs entreprises à fort potentiel de croissance, dont Wellthy Therapeutics, sur le marché de la gestion et de la prise en charge du diabète via application mobile.

    Basé à Bombay, Wellthy a levé environ 2,1 millions de dollars (1,7 M. €) en mars 2018 dans un tour de financement mené par l’entreprise familiale de Ranjan Pai, président du Manipal Education and Medical Group, l’un des principaux fournisseurs de services médicaux et d’éducation en Inde.

  • India: diabetes management app BeatO raises US$1.3M

    Health Arx Technologies, an Indian company which operates diabetes management app BeatO, raised around US US$1.3 million (€1.06m) in early April 2018 in a funding round co-led by India-based venture capital firms Blume Ventures and Leo Capital.

    The start-up will use the money to accelerate the development of its technology and supplement its range of product categories.

    BeatO: 25,000 active users from 1,500 cities

    BeatO had previously raised an angel round from a few individual investors.

    The company claims 25,000 active users from 1,500 cities are using its product and services, and its revenue has grown 10 times within a year.

    Diabetes-specific online services and products

    Founded in 2015 by Yash Sehgal, Abhishek Kumar and Gautam Chopra, BeatO offers a comprehensive diabetes management and care platform through its glucose monitoring solutions through a mobile app.

    The company also sells diabetes-specific products such as diabetic snacks.

    Online diabetes management: A competitive market

    Gautam Chopra, CEO of BeatO, said that India is likely to have 100 million diabetics by 2030 (Vccircle.com). « This puts tremendous pressure on all stakeholders in the healthcare ecosystem both from a cost and well-being perspective to specially cater to this large demographic. »

    Wellthy: a promising start-up

    BeatO is competing with companies like Mumbai-based Wellthy Therapeutics in the mobile app-based diabetes management and care market. Wellthy raised in March 2018 about US$2.1 million (€1.7m) in a seed funding round led by the family office of Ranjan Pai, chairman of Manipal Education and Medical Group, one of India’s leading providers of medical and education services.