Cancero

  • Registre national des cancers : MEDIPATH transmet les résultats de 200 000 examens à l’INCa

    Les résultats proviennent de comptes rendus structurés, directement requêtables. Ils servent à trois preuves de concept : un appariement avec la cohorte cancer du Système national des données de santé (SNDS), toutes localisations confondues ; le diagnostic et le dépistage du cancer du col de l’utérus ; le diagnostic du cancer du sein. L’INCa attend les résultats au premier trimestre 2027 et prépare, à partir de ces données, l’automatisation des transferts suivants.

    Un registre déjà adossé au SNDS

    Selon l’INCa, le registre contient déjà les données de 13,6 millions de personnes, héritées de sa Plateforme de données en cancérologie. Un rapport du Sénat indique que son entrepôt de données a été homologué le 9 avril 2026. Le même rapport fait état d’un premier appariement réussi à 95,3 % entre la cohorte SNDS et les registres locaux, pour les tumeurs solides de l’adulte de 2010 à 2021. Il mentionne des conventions avec Medipath, Cerba et Résilience pour les premiers transferts nominatifs, et chiffre la centralisation des données d’anatomopathologie avec Medipath à 150 000 euros en 2026 et en 2027.

    Les données sont pseudonymisées et hébergées en France par un prestataire certifié pour les données de santé. Les données directement identifiantes sont conservées 24 mois au plus.

    Pour les laboratoires et leurs éditeurs, la structuration des comptes rendus conditionne la capacité à alimenter le registre, auquel le décret du 26 décembre 2025 impose un envoi de données au moins annuel.

    Source : INCa, communiqué (6 octobre 2026) – fiabilité : officielle ; Sénat, rapport n° 857 (2025-2026), partie Institut national du cancer – fiabilité : officielle.

  • France-Allemagne : Lifen et iOMEDICO s’allient pour des études de vie réelle en oncologie

    Les deux partenaires promettent un interlocuteur unique et une méthodologie commune pour chaque projet. Les premiers projets doivent d’ailleurs être identifiés dans les prochains mois, avec une feuille de route européenne en oncologie et en hématologie.

    Le communiqué situe l’annonce dans le cadre de l’évaluation clinique commune européenne (JCA, joint clinical assessment), qui s’applique depuis janvier 2025 aux nouveaux médicaments anticancéreux. Cette procédure réunit les questions de tous les États membres, tandis que les agences nationales d’évaluation des technologies de santé (HTA) continuent d’exiger des données reflétant les pratiques de leur pays. Les projets conjoints viseront les standards de soins, les séquences de traitement, la prévalence de biomarqueurs, les bras de contrôle externes et les données après mise sur le marché.

    Registres prospectifs allemands et comptes rendus hospitaliers français

    iOMEDICO, fondée en 1996, pilote des registres prospectifs couvrant plus de 60 000 patients, alimentés par plus de 900 centres investigateurs allemands. Ces registres sont cités depuis 2012 dans près d’un quart des dossiers allemands d’évaluation du bénéfice en oncologie (procédure AMNOG), selon le communiqué. Lifen construit ses cohortes à partir des comptes rendus médicaux de près de 1 000 hôpitaux, dont son IA extrait les données cliniques, soit plus de 60 millions de documents par an. Sa méthode hybride, IA puis relecture par des experts, a été publiée dans Annals of Oncology en 2025. Avec Gustave Roussy, Lifen a lancé des cohortes nationales dans les cancers du poumon et de la prostate ; la cohorte poumon LUCC a été référencée par la HAS en septembre 2026.

    « Les essais contrôlés randomisés restent la méthode de référence, mais il est indispensable d’évaluer les traitements en vie réelle », déclare Jean-Frédéric Petit-Nivard, vice-président de Lifen Research. Pour le Dr Patrick Marschner, directeur médical d’iOMEDICO, le partenariat permet de répondre à ces questions « à l’échelle européenne, avec des données reconnues par les agences HTA ». Les deux entreprises disent vouloir étendre l’offre à d’autres pays européens. Aucun montant ni calendrier d’étude n’est communiqué.

    Source : Lifen et iOMEDICO, communiqué de presse (08/10/2026, PDF en anglais) · fiabilité : déclarative

  • GE HealthCare négocierait le rachat de Sofie Biosciences pour 1 milliard de dollars

    GE HealthCare négocierait le rachat de Sofie Biosciences pour 1 milliard de dollars

    GE HealthCare est en discussions pour racheter le développeur américain de radiopharmaceutiques Sofie Biosciences pour environ 1 milliard de dollars, selon le Financial Times du dimanche 13 septembre, repris par Reuters. L’annonce pourrait intervenir cette semaine. GE HealthCare n’a pas commenté. Sofie n’a pas répondu.

    L’opération

    Sofie, basée à Dulles (Virginie), développe des traceurs TEP pour le diagnostic du cancer et exploite un réseau de production d’isotopes à vie courte. En 2024, le fonds Trilantic avait pris 25,8 % du capital sur une valorisation allant jusqu’à 550 millions de dollars, selon le FT. Le prix évoqué représente presque le double. GE HealthCare et Sofie sont déjà liés : depuis octobre 2023, GE détient une licence mondiale sur le traceur FAPI-46 et une licence hors États-Unis sur FAPI-74, deux molécules issues de l’université de Heidelberg.

    Qui gagne

    GE HealthCare passe de la licence à la propriété. Le groupe vend les scanners TEP, les agents de contraste et détiendrait désormais le traceur et son réseau de production. Le traceur est un revenu récurrent à chaque examen, là où le scanner se vend une fois par décennie. Les fondateurs de Sofie et Trilantic, qui sortiraient deux ans après leur entrée, gagnent aussi.

    Qui perd

    Les fabricants de scanners sans activité pharmaceutique voient un concurrent verrouiller l’aval de l’examen. Les radiopharmacies indépendantes perdent un client-fournisseur potentiellement neutre. Les acheteurs hospitaliers risquent de voir se former des offres liées équipement plus traceur.

    Ce que cela change en Europe

    Les molécules FAPI viennent d’Allemagne, mais leur industrialisation se déciderait à Chicago. Pour la France, le sujet touche Curium, acteur français des radiopharmaceutiques, et les services de médecine nucléaire dépendants de quelques fournisseurs de doses. La disponibilité des traceurs, plus que le nombre de scanners, deviendra le facteur limitant du diagnostic oncologique.

    Pourquoi cela compte

    Le diagnostic par imagerie cesse d’être une affaire d’équipement. Il devient une chaîne intégrée : traceur, scanner, logiciel de quantification, décision thérapeutique. Celui qui contrôle le traceur oriente le parcours du patient en oncologie de précision. Pour les établissements et les régulateurs européens, la question devient l’accès aux doses et la neutralité des offres, pas seulement le prix des machines.

    Source : Reuters, d’après le Financial Times (13 septembre 2026) ; GE HealthCare, communiqué sur l’accord de licence FAPI (11 octobre 2023) · fiabilité : moyenne, transaction non confirmée par les parties.

  • Glioblastome : Servier s’associe à la TechBio Cure51 pour un premier partenariat pharma

    Le groupe pharmaceutique indépendant Servier et la TechBio Cure51 ont annoncé le 14 septembre 2026 le lancement d’un programme de recherche conjoint destiné à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques dans le glioblastome, la tumeur cérébrale primitive la plus fréquente et la plus agressive chez l’adulte, dont la survie médiane se situe entre 12 et 18 mois. Il s’agit du premier partenariat de recherche noué par Cure51 avec un groupe pharmaceutique depuis sa création. L’accord associe la cohorte mondiale de survivants exceptionnels constituée par Cure51, plus de 150 centres d’oncologie dans 38 pays, à l’expertise de Servier en développement de médicaments dans les cancers rares et en médecine de précision.

    Pourquoi cela compte : pour Cure51, cet accord vaut preuve de concept commerciale. C’est le premier contrat de la jeune TechBio avec un laboratoire pharmaceutique, jusqu’ici elle avait surtout noué des collaborations avec des hôpitaux et centres académiques (AP-HP, Unicancer, NHS), un signal de crédibilité scientifique qui peut faciliter de futures levées de fonds ou d’autres partenariats industriels. Pour Servier, l’intérêt est tout aussi concret : un accès exclusif, et à moindre risque, à une base de données clinique et moléculaire rare, construite sur des profils de patients atypiques difficiles à reconstituer en interne, dans une indication où les échecs cliniques restent nombreux et les besoins médicaux non couverts. Pour les autres HealthTech de la donnée de santé et pour les centres d’oncologie du réseau Cure51, l’opération illustre une voie de valorisation possible de cohortes de patients rares auprès de l’industrie pharmaceutique, un modèle que d’autres acteurs académiques ou territoriaux pourraient chercher à reproduire.

    Les modalités financières de l’accord n’ont pas été communiquées, une opacité fréquente pour ce type de collaboration de recherche en amont (upstream), et aucun calendrier de résultats n’est précisé à ce stade.

    Source : Servier et Cure51, communiqué de presse conjoint (14 septembre 2026) · fiabilité : officielle.

  • Une IA française sur lames numérisées oriente la chimiothérapie du cancer du pancréas

    Le Journal of Clinical Oncology a publié les travaux d’une équipe française, coordonnée par Rémy Nicolle et Jérôme Cros, avec l’équipe allemande de Jakob Nikolas Kather et le groupe canadien CCTG. Leur outil, PANCprAId, lit les images de tissu tumoral prélevé lors de l’opération et prédit laquelle des deux chimiothérapies bénéficiera le plus au patient. Il a été testé sur 313 patients de l’essai PRODIGE-24/CCTG PA6.

    Pourquoi cela compte : La quasi-totalité des scores d’IA en anatomopathologie sont pronostiques, ils annoncent une évolution. Celui-ci est prédictif, il oriente un choix entre deux protocoles.

    Un outil « pronostique » dit qu’un patient risque de rechuter. C’est utile à savoir, mais cela ne change pas forcement la prescription : le patient reste à haut risque quel que soit le traitement choisi. Un outil « prédictif » dit autre chose : ce patient ira mieux avec le traitement A, celui-là avec le traitement B. C’est ce qui modifie une décision.

    Aujourd’hui, le choix de la chimiothérapie après une opération du pancréas repose surtout sur l’âge et la forme générale du patient, le mFOLFIRINOX, plus efficace mais plus toxique, étant réservé aux plus solides. Aucun examen de la tumeur n’entre dans la décision. C’est ce vide que l’outil cherche à combler.

    Pourquoi le test est solide

    L’IA a d’abord été entraînée sur 231 patients déjà opérés : 54 avaient reçu du mFOLFIRINOX, 177 de la gemcitabine. L’effectif est faible et déséquilibré. Elle a ensuite été testée sur des patients totalement différents, issus d’un essai clinique où le traitement avait été tiré au sort.

    Résultat : dans chaque groupe de traitement, l’outil sépare nettement les patients qui rechutent de ceux qui ne rechutent pas. Et surtout, il identifie des profils qui profitent davantage d’une chimiothérapie que de l’autre, un écart statistiquement significatif sur la survie sans rechute comme sur la survie liée au cancer.

    Ce qui manque encore

    L’outil ne fonctionne que sur du tissu prélevé pendant l’opération : il ne peut pas guider un traitement avant la chirurgie. On ignore s’il résiste aux différences de matériel et de coloration entre laboratoires. Enfin, aucun essai n’a encore comparé des patients soignés selon l’outil à des patients soignés normalement. Avant l’acquisition d’une IA destinée à guider un traitement, il est nécessaire que son efficacité ait été démontrée sur des patients indépendants de ceux utilisés lors de son entraînement, et qu’il ait été établi qu’elle permet réellement de distinguer entre deux options thérapeutiques. À défaut, son rôle reste essentiellement pronostique.

    Source : Journal of Clinical Oncology. Beaufils A, et al. 27 juillet 2026 · fiabilité : publication évaluée par les pairs · https://ascopubs.org/doi/10.1200/JCO-26-00327

     

  • Cureety rachète l’américain Reimagine Care et vise un million de patients suivis d’ici 2031

    Cureety rachète l’américain Reimagine Care et vise un million de patients suivis d’ici 2031

    Cureety, société bretonne de télésurveillance en oncologie, a annoncé le 2 septembre 2026 le rachat de l’américain Reimagine Care, montant non communiqué. C’est sa deuxième acquisition après une première en 2025. Les deux sociétés revendiquent 100 000 patients suivis dans cinq pays et visent un million d’ici cinq ans.

    Pourquoi cela compte : le modèle repose sur un triage qui réserve l’intervention de l’oncologue aux situations les plus complexes. Cureety et Reimagine Care indiquent que 5 % seulement des situations nécessitent une escalade vers l’oncologue référent, pour une économie estimée à 2 000 dollars par patient et par an aux États-Unis ; deux chiffres déclaratifs, non recoupés dans l’annonce. La multiplication des CAR-T, anticorps bispécifiques et ADC renforce le besoin d’une surveillance rapprochée des toxicités, que la pénurie de soignants rend difficile à assurer sans outil.

    Une entrée sur le marché américain par croissance externe

    Plutôt que de construire progressivement une activité aux États-Unis, Cureety choisit d’acquérir un acteur déjà implanté localement. Reimagine Care, basée à Nashville (Tennessee), apporte une équipe constituée depuis cinq ans, des relations avec les réseaux académiques et les communautés d’oncologues libéraux, ainsi qu’un chiffre d’affaires déjà sécurisé de plusieurs millions de dollars.

    Selon François-Guirec Champoiseau, CEO de Cureety, l’opération permettrait de gagner au moins deux ans de développement commercial. Une logique de « dérisquage » du marché américain qui intervient après une première acquisition en 2025 et illustre l’accélération de la stratégie de croissance externe de la société française.

    Un rapprochement qui élargit le modèle de prise en charge

    Au-delà de l’accès au marché américain, l’opération permet à Cureety d’élargir son modèle de suivi. Reimagine Care combine une approche digitale avec des équipes médicales et paramédicales dédiées, disponibles 24h/24 et 7j/7, là où Cureety s’est historiquement développée autour de la télésurveillance et du triage clinique.

    Le rapprochement doit permettre de proposer un accompagnement plus continu des patients, en s’appuyant sur les capacités technologiques et les réseaux déjà constitués par les deux entreprises.

    L’IA comme interface de suivi

    Le rapprochement associe l’expertise de Cureety dans les parcours cliniques et le triage des patients aux technologies conversationnelles de Reimagine Care, dont l’agent « Remi ». Sa solution s’appuie sur les SMS et, à terme, sur un agent vocal pour interroger les patients sur leurs symptômes et effets indésirables.

    L’entreprise présente cette approche comme un moyen d’élargir l’accès au suivi à des patients moins à l’aise avec les applications mobiles. Un positionnement intéressant dans le débat sur la fracture numérique, même si cet argument relève ici de la communication des entreprises.

    Source : communiqué Cureety – Reimagine Care (Business Wire), 2 septembre 2026, et publication LinkedIn de Cureety · fiabilité : déclarative (communiqué d’entreprise)

  • L’ARS Occitanie lance un AAP pour soutenir l’innovation numérique en santé (deadline : 28/02/2020)

    L’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie organise la première édition d’un appel à projets (AAP) portant sur « le numérique, au service de la réduction des inégalités d’accès aux soins pour les personnes en situation de handicap et/ou les personnes âgées en perte d’autonomie ». Lancé le 24 décembre 2019, cet AAP a pour objectif de promouvoir les innovations existantes et à venir, dans le cadre de la démarche de convergence régionale numérique. 

    Plus précisément, l’appel soutient la création d’une synergie entre l’ensemble des acteurs de l’écosystème occitans pour répondre aux problématiques de santé publique mises en avant dans le projet régional de santé (PRS).

    Les projets sélectionnés bénéficieront du soutien financier de l’ARS et du conseil régional d’Occitanie (sur dossier) mais aussi, selon les résultats obtenus, d’un accompagnement du groupement e-santé de la Région au référencement de la solution numérique.

    Les dossiers de candidatures sont à envoyés au plus tard le 28 février 2020 à minuit. Le cadre de réponse est à télécharger via ce lien.

    Critères d’éligibilité des projets :

    Pour être retenues, les solutions numériques innovantes doivent : 

    • être en lien avec le projet régional de santé (PRS) ;
    • répondre aux exigences de leur utilisation par les personnes ciblées dans le cadre de l’appel à projets (AAP), à savoir : les personnes en situation de handicap et/ou les personnes âgées en perte d’autonomie (et leurs aidants) et/ou par des professionnels de santé du secteur sanitaires et/ou médico-social qui les prennent en charges ;
    • être adaptées à tous dans une logique d’accessibilité universelle aux technologies numériques, « design for all« , pour une société inclusive.

    Les projets devront également : 

    • inclure des méthodes de travail basées sur la co-construction et le co-développement avec les futurs utilisateurs : patients, usagers ainsi que professionnels de santé du sanitaire et du médico-social ;
    • tenir compte de la réglementation et des normes en vigueur dans le secteur du numérique et de la e-santé ;
    • durant la phase de déploiement, tester, sur un territoire significatif de la région, les possibilités de reproductibilités et de généralisation des usages de la solution numérique mise au point.

    Les solutions proposées devront suivre un modèle économique garantissant :

    • l’accessibilité financière de l’outil et des services associés ;
    • la pérennité du projet après le soutien financier apporté par l’ARS Occitanie et, le cas échéant, par le conseil régional d’Occitanie.

    Calendrier : 

    L’AAP est construit en 2 (deux) phases :

    phase 1 : présélection des projets :

    • lancement officiel : le 24 décembre 2019 ;
    • Date limite de dépôt des dossiers : le 28 février 2020 à minuit ;
    • instruction des dossiers, examen des candidatures et choix des projets présélectionnés : du 2 mars au 15 avril 2020 ;
    • information par email des consortia présélectionnés : du 16 au 17 avril 2020.

    phase 2 : sélection des projets :

    • complément des dossiers par les consortia : du 20 avril au 29 mai 2020 ;
    • date limite de dépôt des dossiers complétés : le 29 mai 2020 ;
    • instruction des dossiers complétés, auditions des consortia, examen des candidatures et choix des projets retenus: du 1er au 26 juin 2020 ;
    • annonce des résultats aux consortia : du 29 juin au 1er juillet 2020.

    Critères d’éligibilité des porteurs de projets :

    • le projet collaboratif doit être porté par un consortium comprenant à minima un industriel occitans et un collectif de professionnels de santé exerçant également en région ; 
    • le collectif membre peut être issu d’un ou de plusieurs établissements de santé, du monde libéral ou d’établissements ou structures médico-sociales.
    • Le consortium devra reposer sur un acte constitutif, précisant, entre autres, les modalités de représentation ainsi que la durée liée à la réalisation de l’opération.

    Les dépenses éligibles :

    Le financement de l’ARS Occitanie peut être utilisée pour couvrir les dépenses liées : 

    • au temps (jour/homme) de mobilisation de professionnels de santé impliqués dans l’équipe-projet ;
    • aux frais « techniques », notamment d’organisation de réunion entre les utilisateurs et l’entreprise liés au projet ;
    • aux frais d’adaptation des logiciels métiers des professionnels pour permettre l’interopérabilité avec la solution innovante ;
    • aux frais de déplacement et de repas engagés par les patients et/ou les usagers participants pour les besoins du projet à des ateliers de travail.

    Pour demander le financement complémentaire auprès du conseil régional d’Occitanie, les entreprises éligibles doivent se référer au cahier des charges de l’appel à projets. 

    Constitution du dossier de candidature :

    Pour candidater, le consortium doit présenter un dossier constitué :

    • du cadre de réponse complété et signé par tous les membres lors du dépôt de la phase 1 ;
    • de l’accord de consortium signé par tous les membres présélectionnés pour la fin de la phase 2 ;
    • du plan de financement à compléter par chaque membre souhaitant être subventionné ;
    • des 3 dernières liasses fiscales pour les entreprises membres éligibles.

    Dans le cas d’une demande de financement complémentaires auprès du conseil régional d’Occitanie, les entreprises éligibles doivent se référer au cahier des charges de l’AAP. 

    Des pièces administratives ou justificatives complémentaires pourront être demandées par l’ARS Occitanie et/ou le conseil régional d’Occitanie.

    Exemple d’innovations numériques en santé éligibles :

    Dans le document officiel de l’appel à projets, l’ARS Occitanie présente à titre indicatif et non prescriptif les exemples suivants d’innovations numériques éligibles :

    • une innovation permettant d’optimiser pour le médecin/professionnel et la personne en situation de handicap et/ou la personne âgée en perte d’autonomie le temps passé en consultation présentielle ;
    • une innovation améliorant la communication entre médecin/professionnel et la personne en situation de handicap et/ou la personne âgée en perte d’autonomie ;
    • une innovation facilitant l’adaptabilité des équipements les moins faciles à accéder par les personnes en situation de handicap et/ou les personnes âgées en perte d’autonomie.
  • IA : le Health Data Hub devrait créer un engagement citoyen sur les aspects éthiques (J. Lucas, ANS)

    La transformation du système de santé s’associe à une utilisation plus importante des outils numériques et à une intégration plus forte de l’intelligence artificielle (IA) dans les pratiques. Or, cette dernière présente des enjeux éthiques, qui doivent être traités dans ce nouveau contexte et s’inscrire dans un cadre réglementaire, actuellement insuffisant. C’est le point sur lequel insistent Jacques Lucas, président de l’Agence du numérique en santé (ANS), Judith Melh (Ethik IA) ou encore David Gruson, intervenus le 14 janvier 2020 lors du séminaire de la Chaire Santé de Sciences Po, animé par Etienne Grass.

    « Il existe un double impératif, un principe éthique de bienfaisance, de dignité de la personne, d’autonomie de la personne et de justice », note Jacques Lucas, qui annonce par ailleurs que le Heath Data Hub devrait créer un engagement citoyen sur les aspects éthiques. « Il faut une place dans l’interdisciplinarité dans un objectif de validation et de la fiabilité des algorithmes, et ce, à tous les stades de la conception de l’algorithme », sans oublier le patient, souligne de son côté le Pr. Marie-France Mamzer, PU-PH spécialisée en éthique et en médecine légale à la faculté de médecine de l’université Paris-Descartes.

    La nécessaire émergence des questions éthiques de l’IA dans le débat public

    Il existe un consensus sur la nécessité de traiter les questions afférentes à l’intelligence artificielle (IA). En effet, malgré les risques éthiques qu’elle sous-tend, l’IA est un outil fondamental dans la transformation du système de santé, autant pour le bénéfice des patients que pour les aspects médico-économiques, comme le rappelle Jacques Lucas en mentionnant l’avis 130 du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) : « On ne saurait adopter une position hostile à ces nouvelles technologies numériques. En raison des risques dont elles sont porteuses (…), il serait contraire de ne pas favoriser leur développement si elles peuvent bénéficier à la santé de tous et aider à la rationalisation des coûts ». Par ailleurs, l’IA est un outil de support non seulement facilitant le quotidien des professionnels de santé dans leurs diagnostics et qui constitue une opportunité pour détecter davantage de pathologies rapidement (Pr Marie-France Mamzer) mais également un accélérateur pour la recherche. 

    Le traitement de ces enjeux doit s’inscrire dans un cadre réglementaire, actuellement insuffisant

    Le traitement de ces enjeux doit s’inscrire dans un cadre réglementaire, aujourd’hui insuffisant. Il faut toutefois veiller à ne pas tomber dans la sur-réglementation, qui serait alors trop limitante. 

    Ces questions d’ordre éthiques sont d’autant plus importantes qu’il existe un enjeu pour gagner la confiance de la société, méfiante à l’usage des nouvelles technologies, qui doit être informée et éduquée sur ces enjeux. Jacques Lucas annonce que le Heath Data Hub devrait créer un engagement citoyen sur les aspects éthiques. 

    La nécessaire intervention du cadre réglementaire et juridique  

    Le cadre législatif se base sur deux principes (avis 129 du CCNE) :

    • l’information du patient de l’incorporation de l’IA dans son parcours de soins ;
    • la supervision de l’IA par l’humain pour assurer « un pilotage de qualité ».

    L’article 11 de loi bioéthique complète alors les principes énoncées par la loi RGPD.

    Le RGPD prévoit l’intervention humaine pour les cas de profilages et « les prises de décisions automatisées »

    Anaïs Person, doctorante en droit de la santé et déléguée à la protection des données, note que le traitement des données de santé est autorisé par le RGPD, dans un cadre limitant de légalité (chaque traitement de donnée doit avoir une base légale), de loyauté (hébergement agrée donnée de santé) et de transparence (sécurité). Information préalable, consentement et intervention humaine sont nécessaires pour l’utilisation des données personnelles de santé.

    Le RGPD prévoit l’intervention humaine pour les cas de profilages et « les prises de décisions automatisées ». Les personnes concernées ont « au moins le droit d’obtenir une intervention humaine (fait écho à la garantie humaine de la loi bioéthique) de la part du responsable de traitement, d’exprimer son point de vue ou de contester la décision », et ce, a posteriori du traitement et à la demande de la personne concernée, explique-t-elle, précisant que cette mention est prévue pour le développement d’offres individualisées de la part des assureurs, à l’instar d’autres pays, qui seront basées sur des données de santé et bien-être, fournies par les assurés. 

    La loi bioéthique prévoit la garantie humaine dans le cadre de l’utilisation de l’IA

    L’article 11 de la loi bioéthique prévoit la garantie humaine dans le cadre de l’utilisation de l’IA. Actuellement en cours d’examen au Sénat, le texte ne devrait pas être stabilisé après la première lecture, alors qu’il se concentre davantage sur les données de santé.

    David Gruson estime que certains alinéas sont imparfaits et qu’il existe 2 lectures de l’article relatif à la garantie humaine : 

    • le principe de garantie humaine s’appliquera à tous les concepteurs de façon immédiate ;
    • « Le législateur ne prescrit pas les modalités d’exécution du principe », c’est-à-dire que les modalités d’application seront souples. Il estime qu’elles seraient bénéfiques à tous si elles étaient établies en co-construction.  

    Ce principe de garantie humaine s’étend autant au national (application médicale) qu’à l’international : la task force « régulation de l’IA » à l’OMS devrait prochainement émettre une recommandation à ce sujet. Le concept est également actuellement repris par la FDA. David Gruson suggère que les modalités d’application de la loi soient rapidement définies pour ne pas « que le standard soit ré-interprété par les acteurs qui n’auraient pas le même degré d’exigence analytique que ce qui nous anime ». 

    La garantie humaine peut être vérifiée par le concepteur de l’algorithme et par un collège d’experts

    Judith Mehl explique que la garantie humaine peut être vérifiée notamment à 2 niveaux et à différents moments des processus de développement et d’utilisation de l’IA :

    • par le concepteur de l’algorithme ;
    • par un collège d’experts. 

    Elle mentionne une expérimentation de l’Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD) dans certains Ehpad : un algorithme permet de détecter les risques bucco-dentaires des résidents via un logiciel qui photographie leur bouche. Ces résultats sont ensuite vérifiés par un dentiste et un Collège qui étudie des cas.

    Ethik IA encourage la mise en place de ses collèges par les utilisateurs des solutions algorithmiques. 

    La responsabilité du médecin pourrait être engagée s’il n’utilise pas l’IA

    Jacques Lucas revient de son côté sur la question de la responsabilité du médecin, qui pourrait potentiellement être engagée s’il n’utilise pas l’IA. Il appelle les différences instances compétentes, y compris savantes, à se prononcer sur ce sujet.

    L’IA pourrait paradoxalement être une parade aux biais cognitifs

    Les biais font partis des risques dans l’utilisation de l’IA. En effet, les logiciels auto-apprenants (machine learning) peuvent intégrer des codes discriminatoires. Il a été rappelé au cours du séminaire que les biais, imputés à l’IA, peuvent également émaner de la subjectivité de la personne. 

    Paradoxalement, l’IA pourrait être une parade aux biais cognitifs, de différentes natures et présents dans les décisions médicales que le Pr Marc Bardou (CHU de Dijon, Santé Publique France) étudie et qui correspondent à des déviations du cadre de la pensée involontaire. 

    Selon Mehdi Benchoufi, professeur d’épidémiologie, la reproductibilité est actuellement une problématique dans la qualité des études de recherche et qui pose la question de la généralisabilité. Cet enjeu est lié en particulier à la conception des algorithmes :

    • les algorithmes sont basés sur des données de la littérature scientifique qui sont actuellement de qualité faible voire controversée ;
    • les données manquantes ou corrompues sont remplacées par des données fictives ;
    • l’algorithme n’est pas pas préparé à toutes les situations envisageables ;
    • biais de contrôle : l’humain se considère comme infaillible alors que des biais de subjectivité sont à prendre en compte ;
    • la nécessité d’avoir une traçabilité forte : la blockchain assure la chronologie.

    Les solutions proposées sont l’accompagnement de la conception par l’humain comme le transfer flow de Google, une co-construction avec des professionnels de santé, un recours à l’open source ou à la blockchain ainsi que trouver des échantillons plus représentatifs.

    L’interdisciplinarité promue

    Les personnes présentes se sont accordées pour promouvoir l’interdisciplinarité dans le champ de l’éthique de l’IA, déjà explicités par différents engagements :

    • Chaire d’enseignement autour de l’IA en santé prévue pour différents professionnels de santé par Paris-Descartes et DU universitaire ouvert ;
    • engagement des professionnels de santé et interdisciplinarité : Pr Marie-France Mazmer et Pr Stéphanie Allassonnière (Paris-Descartes) ;
    • consultation publique ouverte par l’HAS sur la grille d’analyse pour l’évaluation des solutions d’algorithmes considérés comme dispositifs médicaux : 30 retours à ce jour ;
    • ouverture d’un séminaire interdisciplinaire par la Chaire Santé de Science Po sur les questions de l’éthique et l’IA.
  • Expo du fabriqué en France : Bioserenity, Carmat, Ergosanté et Robocath à l’Élysée (18-19/01/2020)

    « Montrer la diversité, la qualité [et] le dynamisme de ce qui est fabriqué partout en France. » C’est l’objectif affiché de l’exposition du fabriqué en France, organisée au palais de l’Élysée les 18 et 19 janvier 2020 (communiqué). « Ce sont 120 objets, ambassadeurs de nos départements de métropole et d’Outre-mer » qui seront exposés dans les locaux de la Présidence de la République, précise l’Élysée.

    Le secteur de la santé numérique sera représentée au cours de l’événement à travers plusieurs innovations phares du secteur :

    • Bioserenity représentera le département de l’Aube avec son « cardionaute pédiatrie » ;
    • Carmat représentera les Yvelines avec son cœur artificiel ;
    • Ergosanté représentera le département du Gard avec Shiva, un exosquelette multifonctions ;
    • Robocath représentera la Seine-Maritime avec un robot chirurgical.

    L’ensemble des produits de l’exposition sont présentés sur le site de l’Élysée, accessible via ce lien.

    Les inscriptions sont à réaliser en ligne ici (nombre de places limité).

  • Le Cercle Galien recommande de former rapidement les PS à l’IA avec une vision européenne (rapport)

    « Former rapidement les professionnels de santé aux évolutions de l’intelligence artificielle (IA), des technologies numériques basées sur l’utilisation des algorithmes et des bases de données, et de la réglementation en la matière avec une vision européenne. » C’est l’une des 6 recommandations du Cercle Galien, présentée dans son rapport annuel 2019 « La région, pivot de la gouvernance – Système de santé : Que faut-il nationaliser ? Que faut-il décentraliser ?« , publié le 16 janvier 2020.

    Alors que le Prix Galien met en lumière les innovations disponibles pour les patients en France, le Cercle Galien a été fondé pour soulever les enjeux de l’innovation en santé, identifier ses impacts sur le système de soins et suggérer des réponses pour en assurer l’essor.

    Dans ce rapport 2019, le groupe de réflexion émet 6 recommandations : 
    • 1. mettre en œuvre une gouvernance régionale décisionnaire avec notamment la nomination d’un directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) irrévocable conjointement par la ministre de la Santé et le président du conseil régional, avec l’édition d’une feuille de route ;
    • 2. contractualiser avec les conseils régionaux pour porter des objectifs nationaux et mettre en œuvre des projets issus des territoires ;
    • 3. déployer des services de proximité ;
    • 4. généraliser au niveau régional des expérimentations locales sur le financement (forfaits, capitation, épisodes de soins…) ;
    • 5. coordonner le secteur médico-social départemental avec les régions afin de garder une cohérence dans les prises en charge et les parcours ;
    • 6. valoriser la data et l’intelligence artificielle, et accompagner les évolutions des métiers des professionnels de santé au niveau national.

    Sont par ailleurs mis en avant dans ce document des exemples de nouveaux dispositifs déployés depuis quelques années au Danemark, au Portugal et aux Pays-Bas concernant la prise en charge du diabète. Des modèles à même d’inspirer le système français selon le Cercle Galien. A contrario, le rapport revient en détail sur l’échec du projet de centralisation du système de soins en Finlande.

    Les 6 recommandations du Cercle Galien

    6. valoriser la data et l’intelligence artificielle, et accompagner les évolutions des métiers des professionnels de santé au niveau national :

    • former rapidement les professionnels de santé aux évolutions de l’intelligence artificielle (IA), des technologies numériques basées sur l’utilisation des algorithmes et des bases de données, et de la réglementation en la matière avec une vision européenne.

    1. mettre en œuvre une gouvernance régionale décisionnaire avec notamment la nomination d’un directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) irrévocable conjointement par la ministre de la Santé et le président du conseil régional, avec l’édition d’une feuille de route :

    • objectif : renforcer l’autonomie des acteurs de santé et leur capacité d’initiative et de coopération au service du parcours en faisant évoluer le rôle des ARS.

    Afin d’encourager une véritable coopération des acteurs, le Cercle Galien estime que le rôle des ARS doit évoluer « vers une dimension moins régulatrice, privilégiant davantage l’accompagnement et la facilitation des projets, tout en conservant en ligne de mire l’équité d’accès aux soins et à l’innovation ».

    2. contractualiser avec les conseils régionaux pour porter des objectifs nationaux et mettre en œuvre des projets issus des territoires :

    • faire notamment évoluer les projets régionaux de santé (PRS) pour s’adapter aux spécificités des bassins de population au sein de chaque région ;
    • donner aux régions des compétences et des marges de manœuvre fortes en matière de prévention en s’appuyant sur leurs spécificités épidémiologiques et les acteurs régionaux :
      • le cercle cite les prérogatives actuelles (enseignement secondaire et supérieur, formation professionnelle, apprentissage et alternance, transports…) comme exemples possibles pour la mise en place des actions de prévention « ambitieuses et efficaces ».

    3. déployer des services de proximité :

    • développer des équipes mobiles régionales dédiées à des priorités sanitaires afin de favoriser un accès aux soins dans tous les territoires en s’inspirant des expérimentations en cours :
      • exemple : projet d’équipe mobile de soins bucco-dentaires en Ehpad pour mettre en place une prise en charge quand l’offre de soins est insuffisante ou quand les déplacements sont impossibles en mixant les approches (consultations à distance grâce à la télémédecine, par exemple, et unités mobiles avec prise en charge au plus près des patients isolés) ;
    • élaborer des registres de données de santé et les analyser afin de proposer au niveau régional des organisations innovantes type parcours, avec des degrés de recours adaptés en s’appuyant sur les data et l’intelligence artificielle (IA) et rendre obligatoire l’interopérabilité des systèmes pour accroître le partage des données ;
    • organiser des concertations par région, puis nationales, des professionnels de santé sur ces questions de services de proximité et les parcours.

    4. généraliser au niveau régional des expérimentations locales sur le financement (forfaits, capitation, épisodes de soins…) :

    • qualité et pertinence doivent être les fils rouges de toute prise en charge dans une logique de parcours et à toutes les étapes du parcours, en privilégiant la logique de résultat et les bonnes pratiques médicales ;
    • faire émerger un véritable modèle économique pour des centres de santé de premier recours, qui répondent aux besoins de proximité des patients :
      • des initiatives intéressantes ont été déployées sur les territoires mais leur modèle économique demeure fragile. Pourtant, de telles structures de proximité sont attendues par les citoyens : composées d’une équipe pluridisciplinaire, appuyée sur des pratiques avancées pour libérer du temps médical, avec imagerie et biologie médicale sur place, elles répondent aux besoins et désengorgent les urgences ;
    • diversifier les modes de financement en allant vers des forfaits mixtes plus ambitieux que ceux mis en place actuellement afin de décloisonner les financements, permettant ainsi d’éviter des forfaits séparés entre ville et hôpital, entre privé et public, etc., pour accompagner les patients tout au long de leurs parcours de soins.

    5. coordonner le secteur médico-social départemental avec les régions afin de garder une cohérence dans les prises en charge et les parcours :

    • la région est le bon niveau de décentralisation du fait de sa taille critique pour penser le système de santé et le secteur médico-social, dans un cadre général fixé par l’État portant sur la lutte contre les inégalités et l’équité d’accès aux soins. La région constitue une unité de référence car elle investit à la fois dans la santé, dans la mobilité et le logement, des déterminants forts et à part entière de la santé des citoyens ;
    • favoriser une pleine appropriation des outils d’organisation de l’offre de santé et médico-sociale par les acteurs, en privilégiant la liberté d’initiative et les modèles innovants ;
    • avec la loi de santé se développent des outils prometteurs (hôpitaux de proximité, CPTS, etc.) : ils ne seront pleinement opérationnels que s’ils :
      • communiquent entre eux, proposent une vision moderne du système de santé (réponse fine aux besoins des territoires, développement du « hors les murs »…) ;
      • s’affranchissent d’une vision territoriale centrée sur les seuls GHT pour permettre la coopération de tous les acteurs sanitaires et médico-sociaux sans distinction de statut.