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  • Stratégie e-santé du Japon

    Pour remédier aux défis liés au vieillissement de sa population et à sa longévité (la plus importante du monde), le Japon cherche à exploiter tout le potentiel du numérique dans le secteur de la santé. Réciproquement, ces caractéristiques démographiques, liées au volume important de données de qualité et à une infrastructure solide de technologies de l’information, font du Japon un terrain de jeu idéal pour les acteurs de l’innovation en santé.  

    E-santé : multiples horizons
    Malgré l’absence d’une stratégie nationale e-santé spécifique, la santé numérique joue un rôle important dans les stratégies nationales qui façonneront le pays dans les années à venir :
    • « Japon 2035, transformer le système de santé » ;
    • « Société 5.0, s’appuyer sur l’IA, l’IoT, la big data et la robotique ».

    Grâce à son système de couverture universelle, la data au Japon est en quantité importante et de qualité : données administratives et médicales (notamment celles liées aux soins de longue durée). De plus, depuis janvier 2016, un identifiant unique (« My Number System ») renforce l’infrastructure et l’efficience administrative du système social.

    En 2014, le gouvernement a créé le Quartier général de la politique de santé. Mené par le Premier ministre, ce QG vise à proposer un système de santé plus centré autour du patient, en exploitant la data et en définissant les prérequis techniques, les règles et les standards des TIC. Quelques réglementations clés :
    • 2015 : autorisation à pratiquer la téléconsultation (jusqu’alors interdite, sauf en région rurale) ;
    • 2017 : révision de la loi sur la protection des informations personnelles, autorisant l’utilisation de la data, anonyme, par des tiers accrédités (avec possibilité de opt-out pour les patients) : institutions de recherche, agences gouvernementales, entreprises privées… ;
    • 2018 : augmentation du revenu de la téléconsultation autorisé aux hôpitaux et cliniques ;
    • 2020 : mise en place d’une plateforme de consolidation des données de diverses sources (assureurs, gouvernement, secteur privé…) et d’analyse de ce big data.

    En parallèle, l’Institut national de l’informatique pousse la recherche dans les domaines de la big data, de l’IoT et de la sécurité de l’information. Un groupe de travail a été mis en place par l’Agence japonaise du médicament et du dispositif médical pour établir les critères à respecter par les solutions utilisant l’IA. 

    Écosystème business
    Il y a entre 100 et 200 start-ups consacrées à la santé numérique au Japon. L’écosystème de l’innovation est fragmenté mais florissant : + 9,4 % de croissance du marché de la health tech entre 2017 et 2018. Depuis 2018, le gouvernement a mis en place un système de « bac à sable » pour soutenir des projets pilotes. Ces derniers peuvent impacter la réglementation japonaise. Le gouvernement organise également des challenges start-ups, dont une compétition organisée au cours du Well Aging Society Summit Asia-Japan (conférence internationale sur le thème du vieillissement). En 2019 a été créé InnoHub, un centre dédié aux acteurs de l’innovation.

    Challenges restants
    Malgré ces avancées, il reste d’importants challenges à relever au Japon, notamment le déploiement partiel des Electronic Medical Records (environ 34 %) et le faible niveau d’intégration des différentes systèmes IT entre institutions.

  • DATA – Stratégie e-santé du Japon

    Pour remédier aux défis liés au vieillissement de sa population et à sa longévité (la plus importante du monde), le Japon cherche à exploiter tout le potentiel du numérique dans le secteur de la santé. Réciproquement, ces caractéristiques démographiques, liées au volume important de données de qualité et à une infrastructure solide de technologies de l’information, font du Japon un terrain de jeu idéal pour les acteurs de l’innovation en santé.  

    E-santé : multiples horizons
    Malgré l’absence d’une stratégie nationale e-santé spécifique, la santé numérique joue un rôle important dans les stratégies nationales qui façonneront le pays dans les années à venir :
    • « Japon 2035, transformer le système de santé » ;
    • « Société 5.0, s’appuyer sur l’IA, l’IoT, la big data et la robotique ».

    Grâce à son système de couverture universelle, la data au Japon est en quantité importante et de qualité : données administratives et médicales (notamment celles liées aux soins de longue durée). De plus, depuis janvier 2016, un identifiant unique (« My Number System ») renforce l’infrastructure et l’efficience administrative du système social.

    En 2014, le gouvernement a créé le Quartier général de la politique de santé. Mené par le Premier ministre, ce QG vise à proposer un système de santé plus centré autour du patient, en exploitant la data et en définissant les prérequis techniques, les règles et les standards des TIC. Quelques réglementations clés :
    • 2015 : autorisation à pratiquer la téléconsultation (jusqu’alors interdite, sauf en région rurale) ;
    • 2017 : révision de la loi sur la protection des informations personnelles, autorisant l’utilisation de la data, anonyme, par des tiers accrédités (avec possibilité de opt-out pour les patients) : institutions de recherche, agences gouvernementales, entreprises privées… ;
    • 2018 : augmentation du revenu de la téléconsultation autorisé aux hôpitaux et cliniques ;
    • 2020 : mise en place d’une plateforme de consolidation des données de diverses sources (assureurs, gouvernement, secteur privé…) et d’analyse de ce big data.

    En parallèle, l’Institut national de l’informatique pousse la recherche dans les domaines de la big data, de l’IoT et de la sécurité de l’information. Un groupe de travail a été mis en place par l’Agence japonaise du médicament et du dispositif médical pour établir les critères à respecter par les solutions utilisant l’IA. 

    Écosystème business
    Il y a entre 100 et 200 start-ups consacrées à la santé numérique au Japon. L’écosystème de l’innovation est fragmenté mais florissant : + 9,4 % de croissance du marché de la health tech entre 2017 et 2018. Depuis 2018, le gouvernement a mis en place un système de « bac à sable » pour soutenir des projets pilotes. Ces derniers peuvent impacter la réglementation japonaise. Le gouvernement organise également des challenges start-ups, dont une compétition organisée au cours du Well Aging Society Summit Asia-Japan (conférence internationale sur le thème du vieillissement). En 2019 a été créé InnoHub, un centre dédié aux acteurs de l’innovation.

    Challenges restants
    Malgré ces avancées, il reste d’importants challenges à relever au Japon, notamment le déploiement partiel des Electronic Medical Records (environ 34 %) et le faible niveau d’intégration des différentes systèmes IT entre institutions.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé du Japon est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien. 

  • 12èmes rencontres de l’USPO : la pharmacie, une dynamique pour les territoires (29/01/2020, Paris)

    L’Union de syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) organise ses 12ièmes rencontres le 29 janvier 2020 au ministère des Solidarités et de la Santé sur le thème « la pharmacie, une dynamique pour les territoires ».

    Au programme :
    • économie de l’officine : bilan 2019 ;
    • Ehpad/pharmacie : coordination renforcée ;
    • généralisation de la vaccination en officine : premier bilan ;
    • la pharmacie dans la nouvelle organisation du système de santé ;
    • la convention pharmaceutique, à l’origine des évolutions pour la pharmacie ;
    • Comment l’Ordre accompagne-t-il l’évolution de la pharmacie ? Quel regard les patients portent-ils sur cette réforme ? ;
    • lien ville-hôpital, coordination, prévention, dépistage : l’action des URPS Pharmaciens sur le territoire ;
    • la pharmacie en plein mouvement : le rôle des étudiants et des groupements ;
    • maintien à domicile : le pharmacien, un maillon essentiel du territoire.

    Les inscriptions sont à réaliser par email à uspo@uspo.fr jusqu’au 23 janvier.

    Programme

    • Journée d’échange animée par Tina Géréral, pharmacien, journaliste indépendante et co-fondatrice de l’agence de communication Ère Santé

    Accueil à partir de 8h30

    9h-9h30 : Économie de l’officine : bilan 2019

    • Dimitri Guillot, directeur « Supplier Relations », Iqvia

    9h30-10h15 : Ehpad/pharmacie : coordination renforcée

    • Paule Kujas, responsable du département des produits de santé, Cnam
    • Paul-Emile Haÿ, directeur médical et soins, Korian France Senior
    • Gilles Bonnefond, président, USPO

    10h15-10h30 : généralisation de la vaccination en officine : premier bilan

    • Carine Wolf-Thal, présidente, Conseil national de l’Ordre des pharmaciens
    • Gilles Bonnefond, président, USPO

    10h30-11h15 : la pharmacie dans la nouvelle organisation du système de santé

    • Katia Julienne, directrice générale de l’offre de soins (DGOS), ministère des Solidarités et de la Santé
    • Martine Berthet, sénatrice de la Savoie sous l’étiquette Les Républicains
    • Thomas Mesnier, député La République En Marche de la 1ère circonscription de Charente

    1h15-12h : la convention pharmaceutique, à l’origine des évolutions pour la pharmacie

    • Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et l’organisation des soins, Cnam ;
    • Pierre-Olivier Variot, vice-président, USPO
    • Gilles Bonnefond, président, USPO

    12h-12h15 : grand témoin

    • Guy Vallencien, pésident, CHAM

    Pause Déjeuner

    14h-14h20 :

    • Comment l’Ordre accompagne-t-il l’évolution de la pharmacie ?
      • Pierre Beguerie, président, Conseil central A de l’Ordre des pharmaciens
    • Quel regard les patients portent-ils sur cette réforme ?
      • Gérard Raymond, président, France Assos Santé

    14h20-15h : lien ville-hôpital, coordination, prévention, dépistage : l’action des URPS Pharmaciens sur le territoire

    • Christian Filippi, président, URPS Corse (sous réserve de confirmation)
    • Pascal Louis, président, URPS Bourgogne-Franche-Comté
    • Renaud Nadjahi, président, URPS Île-de-France (sous réserve de confirmation)
    • Olivier Rozaire, président, URPS Auvergne-Rhône-Alpes
    • Grégory Tempremant, président, URPS Hauts-de-France

    15h-15h40 : la pharmacie en plein mouvement : le rôle des étudiants et des groupements

    • Gautier Davrainville-Simonato, président, Anepf
    • Lucien Bennatan, président, Ma Pharmacie Référence
    • Jean-Baptiste de Coutures, président, Giphar
    • Laurent Filoche, président, UDGPO
    • Alain Grollaud, président, Federgy, syndicat de groupements et enseigne

    15h40-16h30 : maintien à domicile : le pharmacien, un maillon essentiel du territoire

    • Catherine Rumeau-Puchon, vice-présidente, CEPS
    • Linda Makhlouf, directrice du développement respiratoire, Philips
    • Philippe Montaner, président, Timkl

    16h30 : Clôture

    • Gilles Bonnefond, président, USPO
  • Pharma : les équipes des affaires médicales stimulent l’innovation via le numérique (livre blanc)

    Les équipes des affaires médicales, dont la fonction est en train d’évoluer, doivent s’engager plus fortement auprès des patients et des professionnels de santé (PS) tout en cultivant une nouvelle appréciation des défis commerciaux et stratégiques de l’entreprise. C’est l’un des éléments-clés qui ressort du livre blanc* publié par la société Eyeforpharma by Reuters Events fin 2019 et qui propose l’exploration du potentiel des outils digitaux dans le cadre de cette fonction, avec la présentation d’études de cas et d’idées pratiques déjà mises en place par certains laboratoires pharmaceutiques.

    Avec l’aide du numérique, cette fonction des affaires médicales permettra de stimuler l’innovation dans tous les domaines, indiquent les auteurs du rapport, citant notamment les technologies basées sur l’automatisation et l’intelligence artificielle (IA), telles que les chatbots, qui peuvent par exemple améliorer et rationaliser les services d’information médicale.

    Selon Eyeforpharma, les utilisations potentielles des outils numériques dans le domaine médical concernent 3 grands domaines : collecte de renseignements, engagement et  portée, et innovation agile. Divers cas d’usage sont présentés à ce propos par Pfizer, Roche, Medscape Education ou encore MSD, synthétisés par H&TI.

    Les outils numériques peuvent également aider à accélérer les progrès de la recherche, de la conception des essais et des améliorations de la sécurité en offrant de nouvelles perspectives, notent par ailleurs les auteurs, qui agrémentent leur propos par le point de vue des groupes Novartis et Sanofi. En utilisant une analyse de pointe de grands ensembles de données provenant de groupes coopératifs de patients aux États-Unis et en Europe, les affaires médicales peuvent par exemple aider à prévoir la progression de la maladie ou à identifier les patients qui pourraient bénéficier de médicaments spécifiques.

    Contexte : les affaires médicales remplissent une fonction stratégique et globale

    Les affaires médicales remplissent une fonction stratégique et globale dans les laboratoires pharmaceutiques, contextualisent les auteurs du livre blanc, expliquant qu’elles assurent une fonction unique et de plus en plus précieuse, à la fois en interne et en externe. Dans toutes ces entreprises, les affaires médicales doivent travailler avec de nouveaux types de connaissances et de données générées à partir d’une multiplicité de sources à l’intérieur et à l’extérieur de l’organisation, observent les analystes, précisant qu’elles sont particulièrement bien placées pour soutenir l’entreprise, de la découverte du produit au lancement et au-delà.

    Perspectives : stimuler l’innovation par le numérique

    Avec l’aide du numérique, cette fonction permettra de stimuler l’innovation dans tous les domaines, indiquent les auteurs :

    • les outils numériques peuvent rendre les interactions des équipes de visite médicale plus productives et conduire à une meilleure prise de décision en équipe avec des systèmes intégrés de perspectives numériques (pour aller plus loin : consulter l’article H&TI « Enquête : le numérique, catalyseur de la relation industriels-médecins (Aptus Health) ») ;
    • les technologies basées sur l’automatisation et l’intelligence artificielle (IA) telles que les chatbots peuvent améliorer et rationaliser les services d’information médicale ;
    • les affaires médicales peuvent accompagner les prestataires de soins et les patients avec une formation médicale multicanale quand ils le souhaitent, dans les formats qu’ils préfèrent, améliorant l’expérience d’apprentissage et les résultats, favorisant ainsi de meilleures prises de décision pour les patients et les professionnels de santé ;
    • les outils numériques offrent également de nouvelles façons de s’engager virtuellement avec les professionnels de santé et les principaux leaders d’opinion, rendant ces interactions plus simples, plus efficaces et plus utiles à tous ;
    • les innovations en termes de collecte de données en vie réelle du patient et leurs analyses sont encore naissantes mais promettent de grands progrès dans la prestation de soins de santé plus rapides, plus réactifs et personnalisés.

    Cas d’usages : collecte de renseignements, engagement et innovation agile

    Les utilisations potentielles des outils numériques dans le domaine médical sont nombreuses, englobant trois grands domaines, notent les auteurs du livre blanc :

    • collecte de renseignements ;
    • engagement et portée ;
    • innovation agile.

    Collecte de renseignements

    Collecter des informations sur les réseaux sociaux permet de comprendre les attentes des parties prenantes, que ce soit les payeurs, les patients, ce qui est recherché comme type d’information sur les réseaux, les pratiques médicales mais aussi les informations liées à la recherche.

    • Pfizer

    Les affaires médicales sont la seule fonction au sein de l’industrie pharmaceutique qui a le pouvoir de rassembler et d’aider à agir en fonction de ces informations, explique Juan Ovalle, médecin-chef des services médicaux et cliniques mondiaux au sein de la division Upjohn de Pfizer. « Les professionnels des affaires médicales et en particulier les MSL sont bien placés pour recueillir régulièrement ces informations sur toutes les interactions qu’ils entretiennent », note-t-il.

    • EMD Serono

    Par ailleurs, la collecte d’informations à grande échelle peut être augmentée et améliorée avec l’application d’outils d’automatisation, d’apprentissage automatique (machine learning) et d’intelligence artificielle. EMD Serono explore déjà le potentiel de notification « intelligente » des effets indésirables. « Nous avons vu de bonnes études de cas mais en tant qu’industrie, nous en aurons besoin de plus avant d’avoir la confiance nécessaire pour les appliquer », explique Jenny Zhang, directrice associée en charge de la stratégie de portefeuille mondiale et innovation à EMD Serono.

    Engagement et portée

    Une approche multicanale peut augmenter considérablement la portée et l’engagement. Plutôt que de simplement utiliser une multitude de canaux, le principe est de permettre aux prestataires de soins et aux patients de trouver facilement les informations dont ils ont besoin quand ils en ont besoin sous la forme dont ils ont besoin, grâce à une mise à disposition facile en ligne des informations clés en ligne, médias sociaux et autres.

    • Formation médicale continue

    Les portails web d’information, de conférence, etc., sont de plus en plus courants, ce qui réduit la nécessité pour les professionnels de la santé de consulter les affaires médicales par téléphone ou en face à face.

    • Chatbots au-delà du centre d’appels

    >> Roche

    TechieHealth, en collaboration avec Roche, a créé une application utilisant la technologie de chatbot appelée « KeBot » en avril 2018 pour la formation et l’auto-évaluation des délégués pharmaceutiques. L’outil permet à l’entreprise de comprendre les problèmes critiques, tels que ceux en rapport avec sa force de vente ainsi que les marges d’amélioration, et fournit les informations nécessaires pour améliorer les performances. Les résultats collectés permettent de personnaliser la courbe d’apprentissage des commerciaux.

    Par ailleurs, lorsqu’un centre d’appels ne dispose que d’un bureau dans un fuseau horaire particulier, les chatbots fonctionnent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et sont en amélioration constante.

    • Meilleure éducation et activation des patients

    Les outils numériques ont une utilité évidente pour aider à fournir un contenu meilleur et plus engageant, que les patients peuvent utiliser pour se renseigner, comme des applications ou des vidéos téléchargeables pour leur montrer comment utiliser des dispositifs médicaux ou pour clarifier les questions liées au dosage et à l’observance de leur traitement.

    >> Pfizer

    Le laboratoire a développé une plateforme de médias sociaux, appelée « oneSCDvoice », pour les patients atteints de drépanocytose afin de les aider à s’instruire et à partager leurs idées.

    >> Medscape Education

    Le dossier pédagogique de Medscape Education explore le potentiel de nouveaux outils de surveillance de la glycémie. Il comprend une vidéo de 30 minutes mettant l’accent sur les informations fondamentales liées aux progrès dans la collecte et l’interprétation des données de glucose ; une discussion de 15 minutes entre deux experts dans le domaine se concentrant sur les éléments clés de l’évaluation d’un profil de glucose ambulatoire ; et une table ronde de 30 minutes consacrée à des applications cliniques des nouvelles technologies d’interprétation des données et à l’éducation des patients.

    • Conférences et congrès virtuels

    Les webinaires, la vidéoconférence et d’autres outils numériques permettent aux acteurs de la pharma de réaliser des réunions virtuelles ou de mêler des meetings physiques avec des meetings à distance, augmentant considérablement leur portée et permettant aux médecins du monde entier d’accéder à leurs dernières informations et réflexions. Au lieu de convoquer des groupes de personnes du monde entier pour des réunions physiques pour des conférences ou des conseils consultatifs, cela peut être fait de manière numérique à la place.

    Innovation agile

    L’agilité – être capable d’itérer rapidement de nouveaux concepts, de développer davantage ceux qui fonctionnent et de laisser tomber ou de pivoter sur ceux qui ne fonctionnent pas – devient de plus en plus importante dans plusieurs départements de la pharma.

    >> MSD

    En Chine, l’équipe des affaires médicales de MSD utilise WeChat, l’équivalent local omniprésent de WhatsApp, comme canal d’information de plus en plus important et précieux pour l’enseignement médical. Cela a une portée significative dans un pays où l’adoption d’applications de chat sur les téléphones mobiles est désormais courante.

    C’est une indication claire de la direction à prendre pour s’éloigner des livres et des documents imprimés et des ordinateurs de bureau aux tablettes et aux smartphones lorsqu’il s’agit d’accéder à des informations médicales. L’équipe en Chine a compris quels outils numériques les médecins utilisent le plus et ont adapté leur numérique.

     « Il y a un besoin évident d’en savoir plus sur les clients et leurs outils numériques préférés et de les implémenter dans notre stratégie médicale », observe Daniel Ruzicka, directeur exécutif des affaires médicales à MSD KK au Japon.

    De nouvelles perspectives, notamment dans le domaine de la prédiction

    Les outils numériques peuvent également aider à accélérer les progrès de la recherche, de la conception des essais et des améliorations de la sécurité en offrant de nouvelles perspectives. En utilisant une analyse de pointe de grands ensembles de données provenant de groupes coopératifs de patients aux États-Unis et en Europe, les affaires médicales peuvent aider à prévoir la progression de la maladie ou à identifier les patients qui pourraient bénéficier de médicaments spécifiques.

    • Novartis

    Plus ambitieuse encore est l’utilisation d’outils numériques pour interroger des ensembles de données vastes et disparates susceptibles de développer in silico de nouveaux médicaments, comme l’initiative Data 42 de Novartis. « Il appartient aux affaires médicales de devenir des experts dans ce domaine, d’appliquer l’IA aux données, d’affiner ce qui est essentiel et d’aider à répondre à la question de la recherche », explique Vishal Bhatia, senior medical writer de Novartis. De telles applications pourraient transformer la gestion du cycle de vie des produits, révélant de nouvelles indications post-commercialisation par exemple, ajoute le spécialite. « Un autre domaine où l’IA et le machine learning peuvent aider est de prendre de très grands ensembles de données et de répondre aux questions de recherche numériquement, précise-t-il. Maintenant que les DSE deviennent moins cloisonnés, nous pourrons faire beaucoup plus. »

    • Sanofi

    De nouvelles perspectives tirées d’une meilleure interrogation des données pourraient même ouvrir la voie à des produits et services entièrement nouveaux, analyse de son côté Ameet Nathwani, directeur médical et directeur numérique de Sanofi. « Pouvons-nous créer de nouvelles thérapies basées sur des informations sur les données ? Des résultats entièrement nouveaux ? Pouvons-nous faire de nouvelles recommandations et solutions pour les systèmes de santé sur la base de nos données ? Et pouvons-nous activer les soins de santé virtuels ? Gérer la santé de la population ? Vous pouvez créer de nouvelles entreprises. C’est ma thèse en interne », note-t-il.

    En conclusion, alors que ce n’est que le début du voyage numérique pour les affaires médicales, certaines leçons ont déjà été apprises par les pionniers de l’industrie. En voici quelques-unes :

    • la sagesse d’aborder les implémentations numériques faciles ;
    • établir une solide analyse de rentabilisation pour les initiatives numériques ;
    • générer et capturer des informations à grande échelle ;
    • conserver la concentration stratégique en agissant toujours avec le client à l’esprit ;
    • transcender les silos, internes et externes.
  • Appel à manifestation d’intérêt « sponsors des challenges IA » : derniers jours (deadline : 28/01/20)

    Lancé dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), piloté par la Direction générale des entreprises (DGE) et opéré par Bpifrance, l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) « sponsors des challenges IA » vise à sélectionner des entreprises, des entités publiques et des associations basées en France (appelés « sponsors ») chargées de proposer des challenges en intelligence artificielle (appelés « challenges IA »). Pour rappel, l’État soutient le lancement de challenges IA dans 4 secteurs-clés identifiés comme prioritaires en matière d’IA : santé, transport-mobilité, environnement et défense-sécurité (plan national IA).

    Chaque « challenge IA » identifie une entreprise porteuse d’une problématique applicative précise et disposant de jeux de données (« sponsor »). Si le sponsor est un acteur public (administration, collectivité locale, établissement public…), le challenge aura pour but d’exploiter l’IA pour améliorer les services publics et le fonctionnement de la démocratie, précise Bpifrance sur son site web.

    Un challenge conduit à sélectionner une ou plusieurs PME ou start-up(s) (appelés « lauréat(s) »). Le ou les lauréats devront construire dans un délai limité (entre 3 et 12 mois) une solution innovante à la problématique posée basée sur l’IA. L’objectif est d’encourager l’innovation ouverte entre acteurs aux compétences complémentaires en :
    • permettant à des PME et start-ups de développer leurs offres de produits et services : en accédant à des jeux de données et en favorisant les opportunités commerciales ;
    • favorisant la transformation numérique des entreprises dans une démarche d’open innovation avec des PME et start-ups expertes en IA.

    Les dossiers de candidatures pour cet AMI « sponsors », téléchargeable ici, doivent être adressés sous forme électronique sur l’extranet des projets innovants collaboratifs de Bpifrance, accessible via ce lien, avant le 28 janvier 2020 à midi (date et heure de réception faisant foi).

    Coordination de l’AMI :
    • challenges@bpifrance.fr ;
    • Franck Bernard : 01 41 79 88 10

    Pour faciliter l’organisation de ces challenges, les accompagnateurs suivants ont été sélectionnés à l’issue d’un appel d’offres :

    • santé : Care Insight ;
    • transport-mobilité : Systematic, en partenariat avec Moveo et 4 PME ;
    • environnement : Wavestone ;
    • défense-sécurité : Safe Cluster en partenariat avec Solutions Communicantes Sécurisées.

    AMI « sponsors » : critères d’éligibilité

    Le challenge présenté doit être conforme aux critères d’éligibilité suivants :

    dossier :

    • 1. être soumis, dans les délais, sous forme électronique via l’Extranet des projets innovants collaboratifs de Bpifrance ;
    • 2. être complet, et respectant le format imposé ;

    challenge :

    • 3. porter sur des démarches d’innovation dans le domaine de l’IA dans l’un des 4 secteurs-clés identifiés ;
    • 4. prévoir la mise à disposition de jeux de données ;
    • 5. dans le cas d’une entité publique, mobiliser l’IA pour améliorer les services publics et le fonctionnement de la démocratie ;

    porteur(s) :

    • 6. être porté(s) par une (des) société(s) immatriculée(s) en France au registre du commerce et des sociétés (RCS) à la date de dépôt du dossier, ou une (des) entité(s)publique(s) (administration, collectivité locale, établissement public…) ;
    • 7. être porté(s) par une (des) société(s) à jour de ses obligations fiscales et sociales ;
    • 8. être porté(s) par une (des) société(s) ne faisant pas l’objet d’un contentieux avec Bpifrance.

    Les projets de challenge ne respectant pas l’un des critères d’éligibilité sont écartés du processus de sélection, sans recours possible, mais gardent la possibilité de concourir à une vague ultérieure.

    AMI « sponsors » : critères de sélection

    La sélection des challenges s’appuiera sur les critères suivants :

    pertinence du challenge :

    • attractivité du challenge pour le sponsor :
      • potentiel de retombées économiques significatives pour le sponsor,sous forme notamment d’amélioration de produits et services,d’optimisation de processus ou de création de nouveaux business models, etc ;
      • capacité du sponsor à dupliquer les solutions en interne (vers d’autres sites du sponsor…) ;
      • capacité de mutualisation des problématiques/besoins du sponsor avec d’autres sponsors ;

    Compétences et engagement du sponsor :

    • maturité de la réflexion IA et des connaissances en IA ;
    • niveau d’engagement du sponsor pour le challenge (challenge répondant à un réel besoin du sponsor) – cohérence avec la feuille de route du sponsor -budget d’engagement du sponsor ;
    • implication des équipes du sponsor ;
    • mise à disposition d’un interlocuteur pour favoriser les interactions avec le lauréat ;
    • mise à disposition d’un jeu de données ou niveau d’engagement et processus pour mettre à disposition les jeux de données, savoirs et autres informations ou outils favorisant les travaux ;
    • valorisation des résultats suite aux challenges par le sponsor ;
    • existence de critères de mesure du succès du PoC ;
    • perspectives et possibilités d’accompagnement (financier, industriel,expertises…) pour l’industrialisation du PoC avec la(es) startup(s) ou PME lauréat(s).

    Calendrier prévisionnel :

    AMI « sponsors » – vague 2 :

    • publication : 18 novembre 2019 ;
    • clôture : 28 janvier 2020 ;
    • présélections : fin février/début mars 2020 ;
    • auditions : semaine du 16 mars 2020 ;
    • COPIL de sélection : fin mars 2020 ;
    • rédaction des règlements : début avril 2020.

    AAP « lauréats » – vague 2 :

    • publication : mi-mai 2020 ;
    • clôture : mi-juillet 2020 ;
    • présélections : mi-septembre 2020 ;
    • auditions : fin septembre 2020 ;
    • sélection : fin-septembre 2020.
  • E-santé et maladies chroniques : ExactCure et Pheal, lauréats de l’AAP EDF-AG2R La Mondiale

    ExactCure et Pheal, deux start-ups qui développent des solutions de e-santé appliquées aux maladies chroniques, sont les lauréats de l’appel à projets (AAP) organisé par le corporate venture EDF Pulse Croissance et AG2R La Mondiale. Cet AAP avait pour objectif d’identifier des solutions innovantes et accessibles pour « la prévention, le dépistage et l’accompagnement des maladies chroniques, dans les différents lieux de vie de la personne : à domicile, au travail et en mobilité, avec une attention particulière pour les pathologies cardiovasculaires, ostéo-articulaires et respiratoires ainsi que pour la cancérologie », rappelle AG2R dans un communiqué publié fin décembre 2019. 14 finalistes avaient été retenus sur un total de 125 start-ups candidates.

    • ExactCure, prix lauréat : propose un « jumeau digital » qui simule l’efficacité et les interactions des médicaments d’un patient, notamment atteints de maladies chroniques et de polypathologies. La société va bénéficier d’une expérimentation rémunérée de sa solution par EDF Pulse Croissance et AG2R.

    • Pheal, prix « coup de cœur » : a conçu une application permettant de détecter des signaux faibles de symptômes de la mucoviscidose et de surveiller l’état de santé du patient. la start-up va bénéficier de son côté d’une visibilité accrue dans plusieurs supports de communication d’EDF et d’AG2R La Mondiale afin de promouvoir sa solution.

    Présentation des 2 start-ups lauréates

    « Le numérique va profondément modifier les usages » (EDF Pulse Croissance)

    « Après deux appels à projets réussis en 2018 dans le domaine des services à la personne, ce nouveau challenge en e-santé a permis d’explorer de nouvelles pistes pour améliorer le quotidien de nos clients, commente Michel Vanhaesbroucke, directeur d’EDF Pulse Croissance. Le numérique va profondément modifier les usages ; chez EDF Pulse Croissance nous sommes convaincus que nous devons accompagner cette transition identifiant et en développant des solutions dans tous les domaines d’activités. »

  • Team-up for start-up : contribuer au développement de projets health tech, le 28/01/2020 à Paris

    Bpifrance organise le 28 janvier 2020 à l’Institut Pasteur la soirée Team-up for start-up, l’occasion pour les acteurs du secteur (industriels, incubateurs, fonds, etc.) de rencontrer des start-ups health tech et de proposer leurs compétences pour accélérer le développement de ces jeunes sociétés.

    « Cet événement vise à offrir aux porteurs de projets et aux jeunes start-ups en incubation ou en accélération l’opportunité de rencontrer des personnes intéressées pour contribuer à leur développement comme ressource extérieure, associé ou co-fondateur potentiel« , précise Bpifrance sur son site web.

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires (nombre de place limité), sont à réaliser avant le 17 janvier 2020 par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Programme

    • 17h-18h : accueil des contributeurs

    • 18h-20h : pitchs des porteurs de projets (3 minutes chacun) suivis de discussion en table ouverte

  • French tech : les institutionnels promettent 6 milliards d’euros pour les sociétés innovantes

    22 investisseurs institutionnels français s’engagent à mobiliser « plus de 6 milliards d’euros en faveur du financement des entreprises technologiques d’ici le 31 décembre 2022 » : c’est ce qu’annonce le ministère de l’Économie et des Finances dans un communiqué diffusé le 13 janvier 2020. Assureurs pour la plupart, ces investisseurs réunis à Bercy pour « marquer le point départ » de la « mise en œuvre concrète » des engagements pris par eux-mêmes en septembre 2019 ont ajouté 1 milliard d’euros au total des sommes promises l’an dernier.

    Le ministère précise que les engagements des investisseurs se déploieront « à la fois sur le segment de l’investissement non coté, en finançant des fonds français de capital-investissement proposant une stratégie late stage et sur l’investissement coté, « en attribuant des mandats global tech à des gestionnaires d’actifs basés en France ».

    « Les investisseurs institutionnels français mobilisent des moyens qui sont sans précédent et qu’ils ont décidé d’augmenter, commente Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique. C’est une étape cruciale dans le développement de la French Tech. »

    Un cadre et une gouvernance

    Les documents signés au cours de cette cérémonie « établissent un cadre et une gouvernance visant à définir l’éligibilité des projets d’investissement ». Le Comité exécutif créé par la charte se réunira « à intervalles réguliers et au moins trois fois par an dès le mois de janvier [pour] déterminer les premiers fonds éligibles [et] assurera le suivi opérationnel de l’initiative et sa promotion, aussi bien en France qu’à l’international », est-il précisé.

    La suite logique du rapport Philippe Tibi

    Dans son rapport remis en juillet 2019, Philippe Tibi constatait une « forte dynamique » des start-ups en France obérée par des difficultés à trouver des financements au niveau du late stage (levée de fonds supérieure à 50 millions d’euros) et de la cotation en raison du « manque d’investisseurs spécialisés sur ces segments » dans l’Hexagone.

    Il proposait par conséquent « de mobiliser les investisseurs institutionnels français pour les inviter à consacrer une part plus importante de leurs allocations, en finançant des fonds français de capital-innovation ayant vocation à gérer plus d’un milliard d’euros en faveur d’entreprises non cotées en phase avancée de croissance (late stage) et, pour la partie cotée, en développant des fonds « global tech » qui permettront la structuration dans notre pays d’une expertise de pointe sur le financement des entreprises technologiques« , selon les termes du communiqué alors diffusé par Bercy.

  • Bisom, Hygia, Withings… les start-ups françaises de la e-santé qui font parler d’elles au CES 2020

    Acteurs publics, grands groupes et start-ups du monde entier participent au CES 2020, le plus grand salon de l’électronique mondial, qui a ouvert ses portes le 7 janvier 2020 à Las Vegas pour mettre en lumière, en exclusivité, les nouvelles solutions et innovations des grands noms de l’industrie.

    Pour cette 53ème édition, l’engouement pour le secteur de la santé se confirme. Entre les GAFA qui envahissent le secteur de la health tech et les start-ups qui multiplient les outils de prévention et d’optimisation de l’expérience des patients, les participants peuvent entrevoir un aperçu complet du marché.

    Cette année encore, la délégation française surfe sur cette tendance. En effet, sur plus de 160 start-ups participantes, 35 opèrent dans le secteur de la e-santé. C’est le cas notamment de Bisom, Hygia, MySofie et Withings, qui exposent leurs solutions au Eureka Park, un espace du salon dédié principalement aux start-ups.

    • Bisom : membre de la délégation Haut-de-France, la start-up présente son outil de télérégulation destiné aux urgentistes. À noter : le jury d’experts du village francophone a élu la jeune pousse lauréate 2020 dans la catégorie « e-santé ».
    • Hygia : issue de la région Occitanie, la start-up explose son fauteuil connecté conçu pour les salles d’attente.
    • MySofie : la jeune pousse bordelaise vise la conquête du marché international grâce à son application regroupant l’ensemble des dépenses de santé.
    • Withings : habituée du CES depuis plusieurs années, la start-up française présente sa nouvelle montre connectée, la ScanWatch, qui dispose de multiples capteurs de mesure médicale pour détecter la fibrillation auriculaire, l’oxymétrie et l’apnée du sommeil.

  • Panorama 2019 du Snitem : le marché du DM numérique rassemble 2,5 fois plus d’entreprises qu’en 2017

    51 % des entreprises du secteur dispositif médical (DM) « sont en phase de développement de DM connectés et/ou de solutions et applications digitales » et le marché numérique en santé rassemble actuellement « 2,5 fois plus d’entreprises qu’en 2017 » . Il s’agit des informations centrales figurant dans le Panorama 2019 du dispositif médical en France, réalisé par la société D&Consultants  et présenté par le Snitem le 9 janvier 2020 à Paris. Les auteurs de l’étude indiquent cependant que « le segment du numérique en santé apparaît toujours comme un marché émergent compte tenu de la faible part relative de chiffre d’affaires qu’il représente » au sein du secteur français du DM.

    « Toutes les entreprises qui ont les moyens d’investir dans le numérique le font, tout le monde est persuadé que c’est une partie de notre avenir », commente Philippe Chêne, président du Snitem : « La question est de savoir comment cela va être évalué [et] remboursé ».

    L’épineuse question de la rémunération

    « La Haute autorité de santé (HAS) démarre la méthodologie pour les étudier, ils ne savent pas vraiment faire », précise Eric Le Roy, directeur général du Snitem . Quand des solutions e-santé numérique sortiront avec un tampon HAS, il faudra que le CEPS change son modèle de tarification pour arriver à quelque chose de soutenable, explique-t-il. Ce sera plus difficile d’obtenir un prix pour une application pure et dure car c’est complètement nouveau.»

    « Pour les deux solutions de télémédecine prises en charge aujourd’hui, la télécardiologie et la télésurveillance respiratoire, la rémunération ne couvre pas les coûts pour l’entreprise », précise-t-il.

    Une filière dynamique portée par l’export

    70 % de la croissance anticipée serait générée par l’export selon le panel d’entreprises interrogé

    La filière française du dispositif médical (DM) en 2019 compte 1 502 entreprises, soit 201 de plus qu’en 2017 lors de la dernière édition du Panorama. Le secteur « se caractérise par une très forte dominante de PME » (93 %) et emploie 89 130 salariés sur le territoire national, est-il indiqué dans le rapport. Les sociétés d’origine étrangère représentent 27 % des entreprises, 48 % des salariés et 66 % du chiffre d’affaires de la filière.  

    La dynamique du secteur apparaît « portée par l’international » : 70 % de la croissance anticipée serait générée par l’export selon le panel d’entreprises interrogé, avec pour marchés privilégiés l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie. La majorité des entreprises interrogées (84 %) ont, de plus, affirmé vouloir conquérir davantage de nouveaux marchés.

    4 enjeux majeurs pour les industriels

    Le Panorama pointe 4 « grands enjeux » qui préoccupent les acteurs de la filière :

    • la règlementation : l’introduction du règlement européen MDR devrait entraîner « une augmentation significative des exigences » , de sorte que 33 % des entreprises estiment qu’elle « menace la pérennité de leurs sites de production en France ». 77 % anticipent un retard de mise sur le marché de leurs DM ;
    • l’accès au marché : 41 % des entreprises déclarent avoir renoncé à la mise sur le marché d’un DM en France, dont 54 % en raison de prix « trop faibles » et 37 % en raison d’un accès au remboursement « trop compliqué » ou « trop long » ;
    • le financement des entreprises : 53 % des acteurs interrogés constatent un manque de financement post-amorçage « traduisant un vrai déficit de compétitivité » ;
    • les ressources humaines : 70 % des entreprises interrogées peinent à trouver des profils règlementaires (52 %), marketing/vente (42 %) et numérique (34 %).