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  • China: Telemedicine giant Ping An Good Doctor plans an IPO on the Hong Kong market for $1.12bn

    The South China Morning Post reported in late April 2018 that China’s largest online healthcare platform Good Doctor (Ping An Insurance Group) was planning an IPO on the Hong Kong market. The company has announced that it hopes to raise a flotation of HKD 8.77 billion (€934m; US$1.12b).

    If priced at the top, it could be the city’s biggest flotation by an internet-based business since ZhongAn Online Property & Casualty Insurance’s blockbuster IPO in September 2017 – the company raised HK$11.9 billion (€1.3bn; $1.5bn).

    Good Doctor wants to expand internationally

    Shares started trading on the main exchange on May.

    “We want to use the [IPO] proceeds to expand our business, and fund future domestic and overseas acquisitions,” said Wang Tao, chairman and chief executive officer of Good Doctor. 

    Good Doctor’s investors will put a combined HK$4.32 billion into the float

    Seven cornerstone investors will put a combined HK$4.32 billion (€460; US$550m) into the float: BlackRock (US), Capital Research and Management Company (US), the Singapore government’s investment fund GIC Private, Canada Pension Plan Investment Board, Pantai Juara Investments, which is owned by the Malaysian government’s investment fund, CT Bright Holdings, an investment unit of Thailand’s conglomerate CP Pokphand, and Swiss Re Direct Investments Company.

    Citigroup and JP Morgan (US) will act as the joint sponsors.

    40% of the net proceeds will be used to expand the business

    According to official information, about 40% of the net proceeds will be used to expand the business, including its e-commerce business, hiring sales and medical professionals, acquiring new users and funding marketing activities.

    Just under a third will be devoted to funding potential investments or acquisitions in China and abroad; a fifth will be allocated to research and development; the rest will be used for working capital and general corporate purposes.

    Good Doctor: one of the most promising Chinese « unicorns »

    Thanks to its in-house medical team and partnerships with hospitals and pharmacies outlets, Good Doctor offers four major online services (doctors consultations, consumer health care, healthcare management and wellness interaction) as well as an online health mall where shoppers can buy medicines and medical devices.

    193 million users

    The Ping An subsidiary is currently China’s largest online health care and medical platform by user numbers. At the end of 2017, 193 million users were registered on the application.

    A classic growth

    The company recorded a loss of 1 billion yuan (€132million euros; US$158m) in 2017, its third annual loss, but Lee Yuansiong, deputy chief executive officer for Ping An Insurance Group, said that this was normal for a tech « unicorn »* in its early phase.

    « Unicorns usually have four phases: building scenarios, obtaining traffic, generating revenue, and generating profit, » Mr Lee said. « Good Doctor is still in the obtaining users and traffic phase. »

    He also said that Ping An Insurance Group and Good Doctor will cooperate closely on businesses in future and that he was optimistic on the latter’s outlook.

    * A « unicorn » is a privately held startup company valued at over US$1 billion (€836m).

  • Santé populationnelle : l’évolution de la rémunération et le VBHC sont des leviers efficaces, N.Revel

    Nicolas Revel, Directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (CNAM), s’est exprimé au Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) le mercredi 17 mai 2018, à l’occasion de la conférence internationale organisée par l’Université Paris Descartes et l’International Consortium for Health Outcomes Measurement (ICHOM).

    Intitulé Shifting to value-based healthcare : from theory to practice, la conférence portait sur l’émergence de modèles organisationnels et financiers innovants dans le système de santé français. 

    Incarnant le point de vue des financeurs (the payer perspective), Nicolas Revel a évoqué les transformations à l’œuvre dans le système de santé – nouveaux modes de financement et d’organisation et nouvelles formes de prises en charge. Dans ce contexte, il a annoncé trois nouveaux cadres d’expérimentations nationaux, qui verront le jour d’ici la fin de l’année 2018 : 
    – l’intéressement collectif inspiré des ACO américains (Accountable Care Organizations) ;
    – le forfait à l’épisode de soins (pour l’orthopédie et la chirurgie viscérale) ;
    – la mise en place de la rémunération forfaitaire pour les équipes médicales de ville, fondée sur une approche populationnelle en santé : la CNAM proposera à ces structures d’exercice regroupées de substituer à la rémunération à l’acte, en tout ou partie, une rémunération forfaitaire.

    Présent lors de la conférence, H&TI restitue les éléments marquants de l’intervention de Nicolas Revel.

    « L’évolution des modes de rémunération et l’introduction du value-based healthcare (…) sont certainement des leviers efficaces qui nous permettront de répondre à deux des principaux enjeux auxquels notre système de santé et ceux de nos voisins sont aujourd’hui confrontés « . Nicolas Revel.

    État des lieux

    Nicolas Revel rappelle que les pouvoirs publics français tentent aujourd’hui de « concilier, dans la durée, trois objectifs apparemment irreconciliables » pour assurer la soutenabilité de nos systèmes de solidarité. Il dresse un état des lieux du système actuel : 

    • le système de santé français « fonctionne bien » : avec l’intervention cumulée de la sécurité sociale et des complémentaires privées, le reste à charge des patients français est inférieur à 9%
    • malgré des évolutions inéluctables : le système de santé est toutefois confronté au vieillissement de la population et à l’augmentation du nombre de pathologies chroniques – ces dernières concernent aujourd’hui un assuré sur trois, rappelle Nicolas Revel. Par ailleurs, la croissance annuelle des  affections de longue durée est de 6%. Ces évolutions nous invitent à « revoir les modes de prise en charge de ces patients ».
    • et la croissance des dépenses de santé : « nous devons maîtriser l’évolution des dépenses », dont la progression se stabilise toutefois en France aujourd’hui autour de 2% par an.

    Faire émerger de nouveaux modèles de régulation

    Nicolas Revel rappelle qu’il est important de faire émerger de nouveaux modes de régulation des systèmes de santé. Ces derniers doivent permettre de sortir de ce que la France a privilégié au cours des dernières décennies, à savoir un mode de régulation fondé sur la maîtrise des dépenses et la régulation des tarifs, au sein d’un système de rémunération qui a valorisé la rémunération à l’acte et des séjours hospitaliers. Ceci, selon le directeur de la CNAM, « ne prend en compte que de manière marginale des notions essentielles de prévention, de la qualité des actes et des pratiques, le travail collectif entre professionnels ». Cet héritage historique est encore perceptible dans les aspirations des professionnels de santé.

    Il entretient, selon lui, « une série de rigidités d’organisation dont notre système de santé souffre : une organisation trop cloisonnée, insuffisamment préventive, qui pousse à l’activité, et laisse de côté l’évaluation économique et la valorisation des actes ». 

    La question de l’évolution des modes de rémunération et de tarification est donc « centrale ». Nicolas Revel juge qu’il s’agit « d’un des leviers d’amélioration décisifs » de notre système de santé.

    Retard français en matière de diversification des modes de rémunération

    La France s’est saisie tardivement de cette question. « Elle est restée trop longtemps prisonnière d’une préférence pour la productivité du système de soins », au détriment de la qualité. Cet attachement est attribuable à plusieurs facteurs : cela peut rassurer le payeur qui paie des actes de soins « et rien d’autre » ; cela répond également aux aspirations des professionnels de santé, la rémunération à l’acte pouvant les protéger des notions d’évaluation de la qualité et de transparence de leur pratique.

    Ainsi, la prise en compte de la qualité des pratiques dans la rémunération des professionnels de santé est inexistante dans les hôpitaux. Concernant la médecine de ville, seul 1% des médecins de ville intègre cette composante à leur mode de rémunération.

    Comment rattraper ce retard ?

    Nicolas Revel entend ainsi « privilégier la voie de la mobilisation des acteurs de terrain ». L’article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018, permet aux établissements et professionnels de santé de déroger aux modes d’organisation et de tarification habituels, pour faire émerger des pratiques plus efficientes sur le plan médico-économique. 

    L’article 51 de la LFSS de 2018 fournit un cadre propice aux innovations

    Le directeur général de la CNAM rappelle que les expérimentations dans le champ de la santé « n’ont rien de nouveau ». La France est à l’origine de nombreuses expérimentations au cours des années précédentes, qui présentaient « souvent les mêmes défauts » : démarche souvent descendante et issue d’initiatives législatives « très cadrées juridiquement ». Leur mise en œuvre sur le terrain s’est souvent avérée « très lente » et a donné lieu à une évaluation très insuffisante, ce qui n’a pas permis d’en envisager la généralisation à l’échelle du territoire.

    L’article 51 comme moyen d’éviter les écueils de l’expérimentation

    Selon Nicolas Revel, l’article 51 présente plusieurs avantages, en ce qu’il promeut : 

    • une démarche ascendante : les expérimentations se fonderont sur une démarche tout à la fois ascendante et descendante (bottow-up et top-down). Les projets expérimentaux peuvent ainsi être portés par les acteurs de terrain ;
    • une temporalité plus courte : l’article 51 prévoit un délai maximum de quatre mois pour l’examen des dossiers par le Comité technique.
    • des exigences d’évaluation et de transparence posées par l’article 51.

    L’objectif de l’article 51, conclut-il, est « de faire bouger les lignes du droit commun » à partir d’expérimentations régionales, lesquelles permettront d’identifier des caractéristiques qui pourront être généralisées à l’ensemble du territoire.

    Comment mesurer la valeur en santé et apprécier la qualité des indicateurs mis à notre disposition ?

    « Nous avons beaucoup d’indicateurs à notre disposition. (…) Nous devons orienter nos efforts là où c’est nécessaire ».

    Connaître le point de vue des patients est indispensable, souligne Nicolas Revel. La France accuse un certain retard en matière de collecte des avis des usagers du système de santé. Il faut également pouvoir valoriser, dans nos bases de données existantes, la mesure de ces indicateurs, pour ne pas faire peser sur les professionnels de santé une charge trop importante. 

    N. Revel annonce trois nouveaux cadres nationaux d’expérimentations dès l’été 2018

    Les trois initiatives seront lancées dès cet été et prendront la forme d’appels à manifestation. La CNAM travaille actuellement à la finalisation des cahiers de charge. 

    Pour son directeur général, les Français, qu’ils soient professionnels de santé ou usagers du système, demeurent attachés au paiement à l’acte. Il convient de dépasser cet attachement et d’embrasser des modes de rémunération et de financement alternatifs, conclut le directeur général de la CNAM. 

    1er cadre : intéressement collectif inspiré des Accountable Care Organizations

    Le premier cadre d’expérimentation national proposera à des établissements sanitaires et des groupements professionnels, un intéressement collectif, complémentaire et non substitutif à leur mode de rémunération existant, sur un modèle directement inspiré des Accountable Care Organizations, introduit aux États-Unis par le Patient Protection and Affordable Care Act de 2010. Les ACO sont définis comme des groupes de prestataires de soins (médecins, hôpitaux, etc.), qui se réunissent sur la base du volontariat pour dispenser des soins coordonnés de qualité à l’échelle d’un territoire et bénéficient de financements publics annuels.

    L’objectif de ce mode de rémunération partagée, fondé sur des indicateurs de qualité et sur les économies dégagées à partir de cibles de dépense, est d’inciter à la coordination entre les acteurs de la ville, de l’hôpital et du secteur médico-social et de rééquilibrer la rémunération en intégrant les enjeux de qualité et d’efficience médico-économique.

    2ème cadre : paiement au forfait à l’épisode de soins en orthopédie et en chirurgie viscérale, inspiré des travaux de Michael Porter (Harvard Business School)

    L’objectif est de dépasser les fractionnements de paiement entre les divers intervenants. Il s’agit d’y substituer un forfait unique (conformément aux recommandations de la CNAM formulées dans son rapport annuel de 2018). Ces forfaits pourraient intégrer une partie des dépenses liées aux complications potentielles des actes médicaux. Ceci est à l’étude. 

    3ème cadre : rémunération forfaitaire des équipes de santé en ville 

    Cette mesure poursuit un triple objectif. Il s’agit de :

    • encourager les modes d’exercice regroupés entre professionnels de santé en ville ;
    • lever les difficultés liées à l’atomisation des médecins ;
    • améliorer la prise en charge des pathologies lourdes et chroniques.

    Ce cadre d’expérimentation s’appuie sur une approche populationnelle en santé. 

    La CNAM proposera à ces structures d’exercice regroupées de substituer à la rémunération à l’acte, en tout ou partie, une rémunération forfaitaire. Les options seront nombreuses, précise N. Revel.

  • DM : le Snitem obtient l’annulation du décret imposant la transmission des caractéristiques à l’ANSM

    Saisi par le Syndicat national de l’Industrie des Technologies Médicales (Snitem), le Conseil d’Etat a annulé le décret du 13 décembre 2016 dans un arrêt du 26 avril 2018.

    Ce décret prévoyait que lors de la mise en service sur le territoire national de dispositifs médicaux, les fabricants ou leurs mandataires transmettent à l’Agence Nationale de Sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) un résumé des caractéristiques de leur dispositif. Un règlement européen rend ce décret obsolète.

    Par un arrêt du 26 avril 2018, le Conseil d’Etat annule les dispositions du décret du 13 décembre 2016.

    Dispositions règlementaires en cause : décret du 13 décembre 2016

    Le décret n° 2016-1716 du 13 décembre 2016 relatif au résumé des caractéristiques du dispositif médical pris en application de l’article L. 5211-4-1 du code de la santé publique était attaqué pour excès de pouvoir par le Snitem et l’association Medtech.

    Obligations s’imposant aux industriels de santé

    L’article L. 5211-4-1 du code de santé publique dispose que :  » Lors de la mise en service sur le territoire national de dispositifs médicaux dont la liste est fixée par arrêté du ministre chargé de la santé après avis de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), les fabricants ou leurs mandataires transmettent à l’agence un résumé des caractéristiques de leur dispositif. / Le contenu et les modalités de transmission du résumé des caractéristiques du dispositif sont déterminés par un décret en Conseil d’État ».

    Sanctions encourues par les industriels de santé

    La méconnaissance de cette obligation est punie de 150 000 euros d’amende et peut faire l’objet d’une sanction financière.

    Pour l’application de ces dispositions, le décret du 13 décembre 2016 insère l’article R. 5211-66-1 dans le code de la santé publique. Le I de cet article prévoit que les caractéristiques des dispositifs médicaux soit adressé par voie électronique au directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) lors de la mise en service du dispositif médical sur le territoire national. Le II de cet article détermine les éléments qui doivent figurer dans le résumé des caractéristiques du dispositif médical. 

    Argumentaire du Snitem et de Medtech

    Le Snitem et l’association Medtech reprochent au décret du 13 décembre 2016 d’aller au-delà des exigences du droit européen (directive 90/385/CEE du 20 juin 1990 concernant le rapprochement des législations des États membres relatives aux dispositifs médicaux implantables actifs et directive 93/42/CEE du 13 juin 1993 relative aux dispositifs médicaux). D’après les requérants, le décret porte atteinte aux objectifs de transposition de ces directives en droit interne.

    En particulier, est en cause l’obligation de transmission du résumé des caractéristiques du dispositif.

    Conclusions du juge adminstratif

    Un décret rendu obsolète par la règlementation européenne

    L’article L. 5211-4-1 du CSP introduit par le décret du 13 décembre 2016 n’est pas compatible avec le droit européen : 

    « 6. Il suit de là que les dispositions de l’article L. 5211-4-1 du code de santé publique ne sont pas compatibles avec les objectifs des directives 90/385/CEE et 93/42/CEE. »

    Par ailleurs, le ministère de la santé ne peut imposer par anticipation d’appliquer l’article 32 du règlement (UE) 2017/745 du 5 avril 2017 abrogeant les directives précitées. Par conséquent, le Conseil d’Etat fait bon droit aux requérants :

    8. Il résulte de ce qui précède que le SNITEM est fondé à soutenir que le résumé des caractéristiques du dispositif, objet du décret litigieux, est dépourvu de base légale et, par suite, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête, à demander, pour ce motif, l’annulation du décret qu’il attaque.

    L’Etat est par ailleurs condamné à verser au Snitem la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

  • Visiomed et Intersystems lancent une plateforme de télésurveillance et de coordination des soins

    Visiomed par le biais de sa filiale dédiée à la santé connectée, BewellConnect, s’est associé à Intersystems pour développer une nouvelle plateforme technologique et médicale de télésurveillance et de coordination des soins. Annoncée dans un communiqué du 15 mai 2018, la nouvelle plateforme s’appelle BewellXpert et repose sur le socle technologique d’InterSystems HealthShare.

    BewellConnect s’est appuyé sur le réseau international d’Intersystems et son infrastructure, qui constituent un facteur de crédibilité et d’attractivité pour les clients, alors qu’Intersystems profite de l’expertise d’un acteur historique de la santé connectée dans le domaine des maladies chroniques et des patients en mobilité notamment.

    Le déploiement de la plateforme à destination des professionnels de santé est prévu progressivement en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, au Moyen-Orient et en Asie au cours des prochains mois et ce grâce au réseau mondial d’Intersystems.

    Changement de gouvernance et cap sur l’analyse de données médicales pour un parcours patient optimal

    Alors que l’entreprise a annoncé un changement de gouvernance au début du mois de mai, elle présente une nouvelle solution au service de la télémédecine développée en partenariat avec l’éditeur de logiciels, Intersystems.

    Ce dernier avait remporté le titre du Best in Klas attribué par le cabinet Klas dans les catégories du dossier patient informatisé (DPI) et de la gestion administrative du malade (GAM) en janvier 2017.

    Olivier Hua, l’actuel directeur général délégué de Visiomed Group et PDG de la filiale BewellConnect, est appelé à devenir le PDG du groupe à la suite de l’annonce de Eric Sebban de son souhait de se retirer de cette fonction. Olivier Hua devrait être confirmé comme nouveau PDG du groupe à l’occasion de l’Assemblée générale qui doit avoir lieu le 29 mai 2018.

    Une plateforme qui charrie les données émises par les objets connectés et les dossiers patients

    Exploiter les données afin d’améliorer le parcours patient et sa prise en charge notamment dans le cadre de soins à distance, tel est l’objectif du partenariat et le souhait de BewellConnect incarnés par la nouvelle plateforme BewellXpert.

    Selon Olivier Hua, il s’agit d’une tour de contrôle permettant aux médecins de suivre de près leurs patients et de mettre des plans d’action personnalisés.

    Le partenariat avec Intersystems, un expert en technologies de connectivité et d’analyse des données, est stratégique pour BewellConnect dans le sens où il doit apporter une réponse à la connectivité et l’interopérabilité des systèmes de santé.

    La plateforme BewellXpert repose sur les briques fonctionnelles du système d’Intersystems, HealthShare, qui ont permis de la rendre interopérable avec l’ensemble des systèmes d’information hospitaliers. La plateforme permet ainsi de conjuguer les données captées par les dispositifs médicaux connectés et les données médicales provenant d’autres systèmes, notamment des dossiers patients.

  • 6 dispositifs innovants dédiés au suivi ambulatoire en oncologie disponibles en France

    « L’accélération du virage ambulatoire » est au cœur de la stratégie nationale de santé 2018-2022. Health&Tech Intelligence vous propose un panorama des applications de suivi permettant de suivre les patients atteints de cancer à domicile en pré et post-prise en charge dans les services d’oncologie. Cet indicateur détaille les caractéristiques des produits, les types de cancer auxquels ils sont dédiés et les établissements ou clients utilisateurs.

    De nombreuses start-ups et grands groupes travaillent actuellement sur le développement de tels outils mais seule une poignée sont, au 9 mai 2018, disponibles et en fonctionnement en France. H&TI a choisi de ne traiter que les applis qui sont uniquement dédiées à l’oncologie et non au suivi ambulatoire d’autres pathologies.

  • Edouard Philippe dévoile les mesures de la loi Pacte visant à soutenir les start-ups innovantes

    A l’occasion de son déplacement dans le Cher le jeudi 3 mai 2018, le Premier ministre Edouard Philippe a dévoilé plusieurs dispositions de la future loi Pacte, destinées à soutenir les entreprises et les start-up innovantes, dont la création d’un Conseil de l’innovation, une nouvelle gouvernance du Fonds pour l’innovation et l’industrie, et des dispositions relatives à la propriété intellectuelle.

    Edouard Philippe a notamment annoncé les mesures suivantes : 

    • Afin d’accélérer les créations d’entreprises pour les chercheurs des opérateurs publics, il est prévu que ce soit désormais l’employeur, c’est-à-dire l’opérateur public, qui décide de l’opportunité ou non pour le chercheur, de passer devant la commission de déontologie. Le chercheur pourra consacrer 50% de son temps au travail dans l’entreprise, contre 20% actuellement.
    • Afin de favoriser l’innovation au sein des start-up issues de laboratoires publics et dont les tutelles peuvent être nombreuses, la loi Pacte devrait prévoir un mandataire unique pour accélérer l’obtention des brevets.
    • Edouard Philippe a précisé l’affectation et la gouvernance du Fonds pour l’innovation et l’industrie institué en janvier 2018 (10 milliards d’euros qui doivent générer 200 à 250 millions d’intérêt par an) : 70 millions d’euros seront alloués par l’intermédiaire de la BPI France à des PME et des start-up dans l’innovation de rupture, comme l’intelligence artificielle, la robotique, etc.
    • Enfin, le Premier ministre annonce la création d’un Conseil de l’innovation, co-présidé par Bruno Lemaire, ministre de l’économie et des finances et Frédérique Vidal, ministre de la recherche et de l’enseignement supérieur et le lancement prochain d’appels à projet.

  • Digitaliser le « parcours patient » dans l’hôpital de demain (Nicolas Briançon, SPIE ICS)

    Nicolas Briançon, responsable du marché Santé de la société SPIE ICS, filiale de services numériques du groupe Spie, publie une tribune sur le enjeux de la digitalisation du parcours patient au sein de l’hôpital de demain.

    SPIE ICS compte parmi les 15 lauréat de l’AMI autour de l’hôpital numérique du futur engagé par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris et le Centre Hospitalier Universitaire de Nantes.

    Selon Nicolas Briançon, la digitalisation du parcours patient « offre sécurité, confort et un gain de temps considérable, aussi bien pour les patients que pour les professionnels de santé » puisqu’elle peut permettre de diminuer le temps d’attente à l’accueil, d’orienter simplement les patients dans un établissement, d’assurer l’efficience de leur prise en charge, et d’optimiser la gestion des flux de personnes. Encore faut-il trouver la bonne interface numérique…

    Les enjeux de la transformation du parcours patient

    L’hôpital est désormais au centre du système de soin pour bon nombre de patients, souvent suivis par plusieurs professionnels de santé (médecins traitants, médecins spécialistes) et dans des lieux multiples (Ehpad, maisons de santé, centres sociaux gérés par la ville, etc.). Pour garantir un accès continu à un ensemble de services de santé pertinents et coordonnés, l’hôpital public doit devenir partie prenante de l’urbanisation du système de soins. Il est appelé à se structurer pour mieux s’articuler avec la médecine de ville.

    Cette ouverture de l’hôpital sur la ville incite donc à repenser l’organisation du parcours de soins, en positionnant le patient comme un véritable acteur de son propre parcours. Bien que nous soyons à l’ère du « tout numérique », une analyse centrée sur les besoins des usagers, en particulier lorsqu’il est question de santé, reste primordiale.

    Assurer un meilleur suivi médical et la permanence des soins requiert à la fois de faciliter l’accès à l’hôpital et d’optimiser les flux d’informations entre les pôles de santé, avant, pendant et après la prise en charge hospitalière. Dans cette perspective, la digitalisation du « parcours patient » offre sécurité, confort et un gain de temps considérable, aussi bien pour les patients que pour les professionnels de santé. La sécurité des données personnelles (RGPD) revêt par ailleurs un caractère légal, et présente des spécificités en matière de santé, auxquelles l’hôpital doit se conformer.

    Des dispositifs et des services pour améliorer l’expérience des patients

    En tant qu’intégrateur de technologies, SPIE ICS développe le concept d’une plateforme numérique de services, en interface avec le système d’information de l’hôpital. Concernant l’accueil des patients et des accompagnants, les services proposés contribueront à la mise en place d’un suivi renforcé et sécurisé dès la prise de rendez-vous, jusqu’à l’admission du patient ou son arrivée dans le service correspondant à sa consultation médicale.

    Grâce à une seule interface numérique, un patient pourra par exemple prendre un rendez-vous en ligne et consulter des informations pertinentes pour sa visite à l’hôpital. Par la suite, il pourra recevoir un SMS de rappel, réserver un taxi, un VTC ou une ambulance, être guidé jusqu’à une place réservée sur le parking, être identifié par QR code sur une borne d’accueil, puis pris en charge par un « hôte d’accueil » – humain, borne ou robot. Enfin, il sera guidé jusqu’au service adéquat, notamment en suivant un trajet fléché à l’aide de son smartphone. Tout comme dans l’aviation civile, le pré-enregistrement deviendrait ainsi une habitude qui facilite l’accès aux soins. Les technologies associées à ces services sont relativement faciles à mettre en place : réseauxG/ LTE, Wi-Fi, Li-Fi, vidéo, reconnaissance faciale, lecture de plaque, balise Beacon, robotique, etc.

    Ce type de dispositif permet de diminuer le temps d’attente à l’accueil, d’orienter simplement les patients dans un établissement, d’assurer l’efficience de leur prise en charge, et d’optimiser la gestion des flux de personnes. Pour les patients, cet accompagnement influe de manière positive sur la qualité perçue de leur parcours, aide à réduire considérablement leur stress et leur fait gagner du temps avant même l’arrivée dans l’enceinte de l’hôpital.

    Les conditions requises pour développer la digitalisation du parcours de soins

    Le public et les personnels médicaux vivront la transformation numérique en fonction des bénéfices offerts par les services utiles et ergonomiques déployés. Notre société privilégie ainsi une approche agile qui intègre les différentes parties prenantes. Pour que les patients, les accompagnants et le personnel hospitalier s’approprient les nouveaux usages, il faut avant tout démontrer les effets positifs de la transformation numérique au quotidien et valoriser les services auprès des usagers. L’usager reste au cœur du système, et doit donc garder la maîtrise de ses choix et options, tout en étant accompagné.

    Par ailleurs, l’accès et les échanges de données multiples via des plateformes doivent aller de pair avec la sécurisation de ces mêmes données. En revanche, nous devons encore dessiner les contours du modèle économique qui pourra soutenir la transformation digitale des espaces de santé.

     

  • 2e édition du Forum franco-québécois de l’innovation en santé, Paris, 15-16 mai 2018

    La 2e édition du Forum franco-québécois de l’innovation en santé, organisée par Medicen Paris Région, Medteq, Aviesan et l’ensemble de leurs partenaires, se tiendra à Paris les 15 et 16 mai 2018.

    L’événement qui rassemble chercheurs académiques et cliniciens, universitaires, entreprises de toute taille, hôpitaux, pôles, organismes publics, investisseurs et experts, met à l’honneur les thématiques suivantes :
    • santé numérique ;
    • imagerie médicale ; 
    • écosystèmes d’innovation
    • biomatériaux et médecine régénératrice ;
    • santé musculo-squelettique et biomécanique.

    Tous les détails sont disponibles via ce lien.

    Informations pratiques

    L’inscription est gratuite.

    Contacts :

    Olivier Fontaine : ofontaine@medicen.org

    Alexandra Da Costa : adacosta@medicen.org

    Natasha Brachet : natasha.brachet@innovitech.com

    Edith Lamoureux : edith.lamoureux@economie.gouv.qc.ca

    Le programme

    • MARDI 15 MAI 2018

    8h00 ACCUEIL CAFE

    8h30 MOTS DE BIENVENUE Alexis GENIN, Head of Research and Technology Development, ICM ; Line BEAUCHAMP, Déléguée générale et représentante personnelle du premier ministre du Québec pour la Francophonie ; Claire GIRY, Directrice Générale Déléguée de l’Inserm, Jacques MILETTE, Président du Conseil d’Administration, MEDTEQ ;Christian LAJOUX, Président, Medicen Paris Region

    9h00 CONFÉRENCES INTRODUCTIVES

    Carl-Eric AUBIN, Professeur, Département génie mécanique, Polytechnique Montréal / Chercheur, CHU Sainte-Justine / Directeur exécutif et scientifique, Institut TransMedTech ; François BERTRAND, Professeur, Directeur Recherche, Innovation et Affaires Internationales, Institut TransMedTech, Polytechnique Montréal ; Franck LETHIMONNIER, Directeur Institut Technologies pour la Santé, Aviesan

    10H00 IMAGERIE DIAGNOSTIQUE ET INTERVENTIONNELLE – session québécoise

    Modérateur: Diane CÔTÉ, Présidente Directrice Générale, MEDTEQ

    Gilles SOULEZ, Professeur Titulaire, Directeur du Département de Radiologie, Radio-Oncologie et Médecine Nucléaire, Centre hospitalier Universitaire de Montréal; Samuel KADOURY, Professeur responsable de la Chaire de recherche du Canada en interventions assistées et imagerie médicale, Polytechnique Montréal ; Roger LECOMTE, Professeur titulaire, Université de Sherbrooke – Département de médecine nucléaire et de radiobiologie & Guillaume POIRIER, Président IR&T (Sherbrooke) – le point de vue de l’industriel

    11H00 PAUSE CAFÉ

    11H15 IMAGERIE DIAGNOSTIQUE ET INTERVENTIONNELLE – session française

    Modérateur: Pr Guy FRIJA (HEGP, AP-HP)

    Hélène VERNHET-KOVACSIK, PU-PH, Chef du Département de Radiologie, Centre Hospitalier Arnaud de Villeneuve de Montpellier ; Mickaël TANTER, Directeur de l’unité Physique des ondes pour la médecine, Directeur adjoint de l’Institut Langevin (Paris) ; Jérôme KNOPLIOCH, Chief Engineer, Director of Architecture, GE Healthcare (Buc)

    12H15 DÉJEUNER RÉSEAUTAGE

    13H30 SANTÉ NUMERIQUE – session québécoise

    Modérateur : François BERTRAND (Polytechnique Montréal)

    Alan EVANS, Professor of Neurology and Neurosurgery, Psychiatry and Biomedical Engineering, McGill, Scientific Director of Healthy Brains for Healthy Lives (à confirmer) ; Alexandre LE BOUTHILLIER, Fondateur d’Imagia

    14H30 APPROCHES TECHNOLOGIQUES – SANTÉ NUMÉRIQUE – session française

    Modérateur : Philippe GESNOUIN (EIT Health and EIT Digital, INRIA), Jean MARTY, PU-PH, Chef de pôle Réanimation & anesthésie, CHU Henri Mondor, AP-HP ; Xosé M FERNANDEZ, Chief Data Officer, Institut Curie ; Carlos JAIME, Country Manager France, InterSystems 

    15h30 RENCONTRES B2B En parallèle, visite des plateformes de l’ICM

    18h30 COCKTAIL RÉSEAUTAGE

    • MERCREDI 16 MAI 2018

    8h00    ACCUEIL CAFÉ

    8h30 SANTÉ MUSCULOSQUELETTIQUE – BIOMÉCANIQUE ET BIOLOGIE MOLÉCULAIRE – session québécoise

    Modérateur : Pr Carl-Eric AUBIN (Polytechnique Montréal)

    Antonio NANCI, Chaire de recherche du Canada en Tissus calcifiés, biomatériaux et imagerie structurale / Directeur du Département de stomatologie, Faculté de médecine dentaire, Université de Montréal ;  Maxime RAISON, Professeur agrégé au Département de génie mécanique, Polytechnique Montréal ;  Alain MOREAU, Professeur, Faculté de médecine dentaire et Chercheur CHU Sainte-Justine / Co-fondateur et directeur scientifique, Inception Therapeutic

    9H30 APPROCHES TECHNOLOGIQUES – MÉDECINE RÉGÉNÉRATRICE ET BIOMATÉRIAUX – session française

    Modérateur : Didier LETOURNEUR, Directeur, INSERM 1148, Laboratoire de Recherche Vasculaire Translationnelle, Hôpital Bichat (Paris)

    Emmanuel MARTINOD, PU-PH, Chirurgie thoracique et pulmonaire, Hôpital Avicenne, AP-HP (Bobigny) ; Alain LAMPROYE, Directeur Général, Laboratoire pharmaceutique YposKesi (Evry) ; Joelle AMEDEE, Directrice de recherche,  Laboratoire Inserm U1026, Université de Bordeaux, Bioingenierie Tissulaire (BioTis)

    10h30 PAUSE CAFÉ

    10h45 SESSION DE PITCHS ACADÉMIQUES / CLINIQUES

    12h00 DÉJEUNER RÉSEAUTAGE

    13h30 TABLE RONDE « LE QUÉBEC : UN ÉCOSYSTEME D’INNOVATION EN SANTÉ UNIQUE »

    Modérateur : Alexandre LE BOUTHILLIER, Fondateur d’Imagia

    Philippe JOUVET, Professeur titulaire, Chef du service des Soins Intensifs Pédiatriques et responsable scientifique de l’Unité d’évaluation des technologies et modes d’intervention en santé, CHU Sainte-Justine (Montréal) ; Jacques DE GUISE, Directeur du laboratoire de recherche en imagerie et orthopédie (LIO), CRCHUM (Montréal) ; Carl-Éric AUBIN, Professeur titulaire, Département de génie mécanique (Polytechnique Montréal), CHU Sainte-Justine, Directeur exécutif et scientifique de l’Institut TransMedTech (Montréal) ; Diane CÔTÉ, Présidente Directrice Générale, MEDTEQ (Montréal) ; Marie MEYNADIER, Présidente, EOS Imaging Montréal ; Don OLDS, CEO, Neomed Institute

    14h30 SESSION DE PITCHS INDUSTRIELS

    15h30 PAUSE CAFÉ

    15h45 TABLE RONDE « LE SYSTÈME D’INNOVATION FRANÇAIS »

    Modérateur : Représentant de Medicen Paris Region, Valérie VILGRAIN, PU-PH, Chef de service de radiologie, Hôpital Beaujon, AP-HP

    Christophe CANS, Directeur Senior Marketing stratégique, INSERM Transfert, Marc BONNEVILLE, Président de l’ARIIS – Alliance pour la Recherche et l’Innovation des Industries de Santé; Marco PINTORE, Délégué Général, Alsace BioValley ; Alexandre LE GUILCHER, Direction Innovation R&D, Evolucare Technologies ; Jean-Marc GROGNET, Directeur Génopole (Evry)

    16h45 CONCLUSIONS – MEDTEQ, Aviesan et Medicen Paris Région

    17h00 CLÔTURE DU FFQIS

  • Bayer Korea : 3 start-ups health tech sud-coréennes rejoignent le programme Grants4Apps

    Bayer Korea et l’Agence coréenne de promotion et d’investissement commerciaux (KOTRA) ont annoncé le 16 avril 2018 que trois start-ups de santé numériques sud-coréennes avaient été sélectionnées pour participer à au programme d’accélération Grants4Apps Korea destiné à aider les start-up prometteuses à poursuivre leurs activités dans le secteur des technologies de la santé.

    Les trois lauréats sont :
    – Is it Fresh (IoT) ;
    – NuriBio (diagnostic du cancer) ;
    – Deep Medi (dispositif de tension artérielle).

    Les trois vainqueurs bénéficient du soutien stratégique de Bayer Korea

    Les trois sociétés sélectionnées par le jury du Grants4Apps Korea sont :

    • Is it Fresh, une entreprise health tech qui a développé un capteur jetable centré sur l’IoT ;
    • NuriBio, fabricant d’un développeur de réactifs d’analyse pour le diagnostic précoce du cancer ;
    • Deep Medi, une société qui a conçu S-vital, un dispositif de tension artérielle qui fonctionne en utilisant des caméras intégrées dans les smartphones.

    Les trois start-ups recevront un mentorat et des conseils personnalisés de la part des employés de Bayer Korea et de KOTRA ainsi que d’experts externes de l’industrie. Elles disposeront également d’un espace de travail au sein du bureau sud-coréen de Bayer d’avril à juillet 2018.

    Une journée de démonstration prévue au cours de l’été 2018

    Après le programme, Bayer Korea prévoit d’organiser une journée de démonstration au cours de laquelle les trois start-ups pourront présenter leurs produits et participer à des sessions de réseautage avec des investisseurs et des représentants de l’industrie.

    Il s’agit de la deuxième édition de Grants4Apps Korea, la version coréenne du programme mondial d’innovation conçu par Bayer, Grants4Apps Accelerator, qui permet de découvrir, de financer et de soutenir des start-ups du secteur de la health tech numérique sélectionnées dans le monde entier.

  • IA : Insilico Medicine (US) développe ses activités à Taïwan pour encourager de nouveaux talents

    Insilico Medicine, une entreprise américaine qui développe des solutions d’intelligence artificielle (IA) pour la découverte de médicaments, le développement de biomarqueurs et la recherche sur le vieillissement, a annoncé fin mars 2018 que ses filiales Insilico Medicine et First AI R&D Base Asia seront officiellement établies à Taïwan.

    Pour commencer, les entreprises formeront une alliance avec le Centre de développement pour la biotechnologie (DCB) taïwanais, l’Institut de l’industrie de l’information national et le fabricant local de cartes graphiques TUL Corporation afin de mettre en œuvre le « projet de développement des talents de santé numérique en IA » dans l’optique d’accélérer l’intégration de talents issus de différents secteurs.

    Des formations sur l’IA dans le secteur de la biomédecine

    L’objectif principal du projet est de répondre à la forte demande de l’industrie de santé pour les talents en intelligence artificielle (IA) observée en Asie.

    Insilico Medicine, le DCB, l’Institut de l’industrie de l’information et TUL Corporation développeront conjointement une série de cours sur l’intelligence artificielle appliquée à la biomédecine afin d’améliorer la formation des professionnels les plus prometteurs dans les domaines des TIC et de la biomédecine mais aussi d’approfondir leurs connaissances sur la façon dont les technologies basées sur l’IA peuvent accélérer la développement de médicaments.

    Objectifs : créer une base solide pour le déploiement de technologies centrées sur l’IA à Taïwan

    Ces différentes initiatives réduiront les risques associés aux coûts élevés de R&D dans le secteur et constitueront une base solide pour déployer les technologies centrées sur l’IA à Taïwan.

    Taïwan : futur centre de l’IA médicale en Asie ?

    Le centre R&D d’Insilico Medicine dédiés aux médicaments basés sur l’IA (First AI R&D Base Asia) va être basé au sein du Nankang Software Park, à Taipei, capitale de l’État insulaire. Ses équipes collaboreront avec des organisations de l’industrie biomédicale pour contribuer au bien-être de tous les citoyens.

    Par ailleurs, l’entreprise américaine fournira des services de technologies numériques dédiés à la R&D aux industries pharmaceutiques et biotechnologiques de Taïwan, entraînant ainsi une plus grande innovation dans l’industrie biomédicale et permettant au pays d’avoir une chance de devenir le centre de l’IA et de l’industrie biomédicale en Asie.