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  • 3 des 61 « projets SI » de l’Etat sont portés par le Ministère de la Santé (nouveau Panorama DINSIC)

    La Direction interministérielle des systèmes d’information et de communication de l’Etat (DINSIC) publie le 24 avril 2018 une nouvelle édition du « panorama des grands projets de système d’information ». Réalisée conjointement par la DINSIC, ce panorama recense l’ensemble des 61 projets engagés par les administrations publiques pour moderniser leurs systèmes d’information.

    Trois d’entre eux sont portés par le Ministère des Solidarités et de la Santé, dont le Projet SI-Samu, le projet RenoiRH et le compte personnel d’activité.

     Le panorama des grands projets du système d’information de l’Etat, une recension exhaustive des projets SI en cours au sein de l’administration 

    Dans le cadre de la démarche de modernisation de l’Etat et des systèmes d’information des administrations publiques engagée au début des années 2010, le Premier ministre a demandé à la Direction interministérielle du numérique et du système d’information (DINSIC) d’élaborer un tableau de bord des grands projets SI mis en oeuvre dans les ministères (circulaire de janvier 2015).

    Le panorama est la « concrétisation » de ce tableau de bord. Il résulte d’une collaboration entre les ministères et la DINSIC. La première édition du panorama, publiée en novembre 2016, recensait 57 projets. D’après la Dinsic, « ce panorama est avant tout un outil de pilotage interne, permettant de suivre et sécuriser les grands projets SI de l’Etat ».

    Le panorama identifie et décrit les projets informatiques de grande envergure actuellement mis en oeuvre au sein de l’Etat français. Il présente, pour chacun de ces projets, son état d’avancement, son coût estimé, sa durée prévisionnelle, sa durée moyenne, ses taux d’écarts calendaire et budgétaire moyens par rapport aux prévisions initiales, etc.

    Les projets sont retenus sur la base de plusieurs critères et affiches plusieurs objectifs

    Chaque ministère identifie, parmi les projets qu’ils portent, ceux qui répondent aux critères suivants : 

    • ils doivent impacter « significativement » les usagers, les ministères ou leurs agents ; 
    • ils doivent avoir un contenu et/ou une gestion complexe ou des risques majeurs identifiés ; 
    • ils visent à dégager des « économies substantielles » ou doivent entraîner « des dépenses supérieures à 9M€ ». 

    Le panorama est destiné, en premier lieu, au Premier ministre. Il permet à ses services, à la DINSIC et aux direction des systèmes d’information ministérielles (DSI) d’engager les actions nécessaires à la réussite des projets informatiques.

    La publication du panorama sert également différents publics et objectifs : les usagers, qui sont dès lors informés des transformations informatiques à l’oeuvre au sein de l’administration publique ; des agents publics impactés par ces projets ; de l’administration et du gouvernement, en vue de « faciliter la lisibilité et la transparence de l’action publique et de ses grands projets SI » ; et les fournisseurs, notamment les entreprise de services numériques, pour anticiper et mieux identifier les besoins de l’Etat.

    L’édition 2018 du panorama comporte 61 projets – 3 d’entre eux sont portés par le Ministère des Solidarités et de la Santé

    Programme SI-Samu, piloté par l’ASIP Santé et la DGOS

    L’édition 2018 recense le programme de modernisation des SI Samu-Centres 15 (SI-Samu) entré depuis septembre 2014 dans sa phase de réalisation, avec la publication des premiers marchés publics nécessaires à l’élaboration des solutions techniques. La « phase de généralisation » prévue pour la période 2019-2023 doit être « réévaluée » avant sa mise en oeuvre, d’après la DISINC (avis du 19 avril 2016).

    Piloté par l’ASIP Santé, sous l’égide de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), le programme SI, « consiste à fiabiliser et sécuriser à la fois le système d’information et les moyens de télécommunication (phonie et radiocommunication) utilisés par les Samu-Centres 15, afin d’accomplir leur mission (…) ».

    Le nouveau système d’information, conçu par l’ASIP Santé avec les acteurs de terrain, poursuit quatre objectifs opérationnels : construire un  système sécurisé et hautement disponible (1), capable d’interagir avec les systèmes d’information des partenaires comme avec les logiciels de santé (2), garant de la confidentialité des données (3), de leur disponibilité pour la recherche clinique (4).

    Projet RenoiRH de gestion administrative des agents du ministère des Solidarités et de la Santé

    Depuis le 1er janvier 2016, les ministères de la Culture et de la Communication et des Affaires sociales bénéficient d’un SIRH appelé « RenoiRH ». Il leur permet de gérer la carrière et la formation de leurs quelque 55 000 agents. Un outil décisionnel (RenoiRH SD) a été mis à disposition de deux ministères pour leur permettre de mieux connaître les populations qu’ils emploient.

    Projet compte personnel d’activité (CPA) résultant de la loi dite « travail » du 8 août 2016

    Le compte personnel d’activité (CPA) permet à ses utilisateurs de faire évoluer leur carrière et de sécuriser leur parcours professionnel. Institué par la loi « travail » du 8 août 2016, il regroupe les droits issus de trois comptes : le compte personnel de formation (CPF), le compte personnel de prévention de la pénibilité (CPP) et le compte d’engagement citoyen (CEC).

  • Bayer Korea : 3 start-ups health tech sud-coréennes rejoignent le programme Grants4Apps

    Bayer Korea et l’Agence coréenne de promotion et d’investissement commerciaux (KOTRA) ont annoncé le 16 avril 2018 que trois start-ups de santé numériques sud-coréennes avaient été sélectionnées pour participer à au programme d’accélération Grants4Apps Korea destiné à aider les start-up prometteuses à poursuivre leurs activités dans le secteur des technologies de la santé.

    Les trois lauréats sont :
    – Is it Fresh (IoT) ;
    – NuriBio (diagnostic du cancer) ;
    – Deep Medi (dispositif de tension artérielle).

    Les trois vainqueurs bénéficient du soutien stratégique de Bayer Korea

    Les trois sociétés sélectionnées par le jury du Grants4Apps Korea sont :

    • Is it Fresh, une entreprise health tech qui a développé un capteur jetable centré sur l’IoT ;
    • NuriBio, fabricant d’un développeur de réactifs d’analyse pour le diagnostic précoce du cancer ;
    • Deep Medi, une société qui a conçu S-vital, un dispositif de tension artérielle qui fonctionne en utilisant des caméras intégrées dans les smartphones.

    Les trois start-ups recevront un mentorat et des conseils personnalisés de la part des employés de Bayer Korea et de KOTRA ainsi que d’experts externes de l’industrie. Elles disposeront également d’un espace de travail au sein du bureau sud-coréen de Bayer d’avril à juillet 2018.

    Une journée de démonstration prévue au cours de l’été 2018

    Après le programme, Bayer Korea prévoit d’organiser une journée de démonstration au cours de laquelle les trois start-ups pourront présenter leurs produits et participer à des sessions de réseautage avec des investisseurs et des représentants de l’industrie.

    Il s’agit de la deuxième édition de Grants4Apps Korea, la version coréenne du programme mondial d’innovation conçu par Bayer, Grants4Apps Accelerator, qui permet de découvrir, de financer et de soutenir des start-ups du secteur de la health tech numérique sélectionnées dans le monde entier.

  • « Startup Lions » : un road trip entrepreunarial à la rencontre des start-ups africaines de la e-santé

    De 2014 à 2017, Samir Abdelkrim a sillonné les routes en construction de la tech africaine. Des hauts plateaux éthiopiens aux collines de Kigali, des techs hubs de Tunis ou de Lagos aux hackatons de Dakar, il a exploré les écosystèmes numériques de plus de 20 pays et rencontré plus de 185 entrepreneurs, dont un bon nombre dans le domaine de la e-santé.

    « Ce qui motive ces entrepreneurs, c’est de trouver des solutions aux problèmes de leurs pays, conquérir de nouveaux possibles, changer le monde des hommes grâce au pouvoir des bits », écrit-il dans l’ouvrage qu’il a écrit à la suite de cette aventure, Startup Lions, paru fin 2017 et destiné aux industriels qui souhaitent investir, aux personnes ayant un projet de start-up en Afrique, à ceux qui sont curieux de découvrir l’expérience de ces entrepreneurs, etc.

    Health&Tech Intelligence vous propose une chronique de cet ouvrage en mettant en avant les start-ups de la e-santé et les projets associés identifiés par Samir Abdelkrim.

    « Notre avenir s’invente aujourd’hui en Afrique »

    « D’après nos statistiques, le taux de mortalité infantile des bébés de moins d’un an est passé de 47‰ en 2009 à 31‰ en 2015 », explique Erick Gaju, directeur du département de télémédecine au ministère de la Santé du Rwanda. Il attribue cette réussite au déploiement de RapidSMS, première appli de télémédecine déployée à grande échelle en Afrique et utilisé jusque dans les villages les plus reculés. RapidSMS est l’une des nombreuses innovations mises en avant par Samir Abdelkrim dans Startup Lions. Selon cet entrepreneur également chroniqueur pour Le Monde, « notre avenir s’invente aujourd’hui en Afrique ».

    Il revient sur l’histoire de ce développement rapide et phénoménal des TIC en Afrique – « de l’hyperabsence du téléphone à l’hyperprésence du mobile » par exemple ou encore le déploiement des tech hubs – au nombre de 500 en 2017, seulement dix ans après le début de la révolution numérique. Il explique surtout que « contrairement à ce qui se passe en Occident, où l’innovation peut avoir tendance à privilégier une certaine élite technologique, en Afrique, l’innovation est radicalement inclusive ». Les considérations ethniques, religieuses ou de sexe n’entrent pas en compte pour la créations de start-ups comme de hubs.

    Start-ups de la e-santé de l’African tech

    Certes, les TIC en Afrique peuvent servir à communiquer, à gérer son bétail, à désenclaver les agriculteurs, à recenser le nombre de tracteurs ou surtout à payer ses factures via téléphone. Cependant, Samir Abdelkrim a aussi découvert lors de son enquête de nombreuses start-ups et des solutions numériques dédiées à « sauver des vies », parmi lesquelles :

    • Gifted Mom au Cameroun : cette appli créée en 2013 compte plusieurs dizaines de milliers d’utilisatrices. La start-up répond par SMS aux questions que se posent les femmes enceintes. Elle les accompagne tout au long de leur grossesse et les renseigne sur les dates de visites prénatales dans les hôpitaux. L’accompagnement se poursuit après la naissance de l’enfant. Gifted mom envoie des rappels sur les dates de vaccination du nouveau-né. Chaque utilisatrice reçoit au moins 3 SMS par semaine et dans les situations d’urgence comme un début d’hémorragie, l’équipe de Gifted Mom contacte l’hôpital le plus proche de l’utilisatrice et s’assure de sa bonne prise en charge.
    • MOS@N au Burkina Faso : cette start-up montée en 2013 se destine à résoudre les problèmes de santé maternelle et infantile auxquels sont confrontés les districts ruraux de la province de Kossi qui ne disposent pas d’infrastructures suffisantes. Il s’agit là aussi d’une appli mobile destinée à informer et conseiller les femmes enceintes afin de leur éviter des complications médicales. Un grand nombre d’entre elle ne sachant pas lire, l’envoi de SMS est doublé d’un système de messagerie vocale, décliné dans les langues locales. L’appli envoie chaque jour des messages de rappel aux mères : conduite à avoir en cas de saignements, règle sanitaires de base, nutrition du bébé, rappel des vaccins, etc.
    • Safe Delivery App en Ethiopie : cette appli est destinée à la formation des sages-femmes pour prévenir les complications liées aux grossesses. Elle leur apporte des conseils, de l’information médicale ainsi que plusieurs vidéos animées en langues locales pour perfectionner leurs compétences obstétriques par l’apprentissage de nouveaux protocoles. Une fois téléchargées, les vidéos sont disponibles offline, ce qui se révèle pratique au regard d’importantes restrictions qui frappent l’internet éthiopien. Les smartphones sont fournis gratuitement par l’équipe de Safe Delivery App et chaque sage-femme bénéficie d’une journée de formation pour bien comprendre les fonctionnalités des appareils.
    • Medtrucks au Maroc : cette start-up lutte contre les déserts médicaux en allant à la rencontre des Marocains souffrant d’insuffisance rénal. Les caravanes sont dotées de matériel médical d’occasion revalorisé et équipées pour dispenser des séances de dialyse. Grâce au big data, Medtrucks va mettre au point une plateforme de géolocalisation. Le but est de collecter des données géographiques et médicales propres aux déserts médicaux (points d’eau existants, centres médiaux d’urgence situés en zone rurale, etc). La start-up mettra ces données à disposition des centres de soins marocains souhaitant étendre leurs activités hors des zones urbaines. 
    • mPedigree au Ghana lutte contre les contrefaçons de médicament, très répandues en Afrique. L’appli développée permet de vérifier avec son téléphone qu’un médicament n’est pas une contrefaçon. Il suffit de gratter un code à plusieurs chiffres situé sur la boîte de médicament et de l’envoyer par SMS à une base de données pour vérification. mPedigree a signé des accords avec AstraZeneca, Sanofi-Aventis et Hewlett-Packard pour la base de données sécurisée en ligne. L’appli a séduit plusieurs pays africains et en 2015 un demi-milliard de boîtes de médicaments avaient été identifiées.
    • BeThree en Tunisie développe un bracelet connecté dont l’algorithme permet de prévenir les crises cardiaques. Ce bracelet intelligent peut détecter en temps réel des changements brutaux du rythme cardiaque et d’évolution de la pression artérielle. Lorsque les signaux biologiques du porteur du bracelet deviennent anormaux, le bracelet envoie un SMS aux proches du porteur et leur envoie les coordonnées GPS du malade, qui permettront aux services de santé d’intervenir au plus vite.
    • Ebola Care App au Nigeria, aide les professionnels de santé à « tracer » les porteurs du virus Ebola et à les contacter, en coordination avec les unités de soins les plus proches. L’appli inclut une option permettant de prendre des photos et d’obtenir un diagnostic à distance. Si la zone couverte n’est pas connectée à Internet, les données continuent d’être stockées sur l’appareil pour analyse ultérieure.

    Zips, les drones civils pour soigner les malades isolés

    Enfin, l’auteur décrit en détails l’expérience rwandaise des « Zips », ces drones qui depuis 2016, servent à soigner les populations les plus éloignées des services hospitaliers : poches de sang, médicaments et vivres peuvent être livrés à des malades vivant dans des villages difficiles d’accès.

    Le Rwanda a pour cela repensé entièrement son système de santé pour devenir le premier État à expérimenter, puis industrialiser l’usage d’une quinzaine de drones civils. Un projet développé grâce à l’aide de la start-up américaine de robotique Zipline et à l’ONG médicale Gavi.

    Startup Lions, Au cœur de l’African Tech de Samir Abdelkrim (auto-édité, 19,90 €). A commander via ce lien.

  • L’Australie investit 34 M d’€ pour développer un centre de recherche coopératif sur la e-santé

    Le gouvernement australien vient de s’engager à verser 55 millions de dollars (34 M. € ; 42 M. US$) sur une période de sept ans pour développer un centre de recherche coopératif sur la santé numérique, le Digital Health Cooperative Research Centre (Digital Health CRC), lancé au cours du mois d’avril 2018.

    Le Digital Health CRC va chercher à améliorer les résultats de santé pour les Australiens grâce à l’utilisation de technologies numériques visant à faciliter l’accès à des soins de qualité, à réduire les coûts mais aussi à améliorer la compréhension et la sensibilisation des patients.

    Les partenaires du gouvernement et de l’industrie reliés à ce projet verseront au total 174,2 millions AUD (108,8 M. € ; 133,5 M. US$) au cours de la période.

    Donner plus d’autonomie aux patients et promouvoir les sociétés health tech

    Les programmes de recherche gérés par le Digital Health CRC auront différentes missions à accomplir, dont :

    • 1. permettre la découverte et l’application d’informations de santé ;
    • 2. identifier et gérer les risques pour la santé ;
    • 3. proposer une offre de soins d’une valeur plus développée et de meilleure qualité mais aussi améliorer l’accès à cette offre et la sécurité des soins ;
    • 4. renforcer l’autonomie du consommateur et l’inciter à adopter un comportement positif à l’égard de son traitement.

    Le centre examinera également les meilleures façons de partager les informations médicales sur les réactions indésirables aux traitements et de développer de meilleures applications d’aide à la décision.

    Ses objectifs comprennent enfin la promotion de l’économie ainsi que la création et le développement d’entreprises pour fournir des emplois et des solutions à grande valeur ajoutée sur un marché mondial en pleine croissance.

    Une alliance entre organisations gouvernementales, entreprises et universités

    Les différents acteurs du centre tenteront d’atteindre ces objectifs grâce à des travaux de R&D collaboratifs combinant des compétences multidisciplinaires, des connaissances de l’industrie, des technologies de pointes mais aussi divers réseaux et données de santé.

    Le CRC rassemblera de multiples partenaires du secteur de la santé et du bien-être australien.

    L’Université de Sydney, l’un des partenaires principaux du centre, a indiqué dans un communiqué que parmi les participants figuraient :

    • quarante organisations commerciales et gouvernementales opérant dans les secteurs de la santé, des soins aux personnes âgées et du handicap ;
    • vingt-quatre entreprises de technologie, de conseil et d’investissement établies et en démarrage ;
    • seize universités australiennes.

    Un centre soutenu par l’Agence de la santé numérique australienne

    Le centre bénéficiera du soutien de l’Agence de la santé numérique australienne et du Centre de croissance de l’industrie des technologies médicales et des produits pharmaceutiques (MTP Connect).

    Le programme CRC sera administré par AusIndustry, une division du ministère de l’Industrie, de l’Innovation et des Sciences australien.

    Le Pr. Tim Shaw de l’Université des sciences de la santé australienne et le Pr. Adam Elshaug, codirecteur du Centre des politiques de santé Menzies, ont été nommés chercheurs principaux du centre.

    « Le Digital Health CRC rassemble des partenaires de l’industrie et de la recherche pour faire progresser nos technologies médicales et de santé et les industries pharmaceutiques, de manière collaborative et multidisciplinaire, a déclaré la ministre de l’Emploi et de l’Innovation australienne, Michaelia Cash (source : Opengovasia.com). Le CRC abordera les problèmes de l’industrie en soutenant la pratique clinique, en améliorant l’accès à des soins de qualité, en favorisant des emplois de grande valeur et en développant le futur personnel de santé numérique de l’Australie. »

    « Les CRC relient les chercheurs à l’industrie et au gouvernement en mettant l’accent sur l’application de la recherche, a précisé Zed Seselja, vice-ministre australien de la Science, de l’Emploi et de l’Innovation. C’est pourquoi le programme du CRC [répond à] l’engagement du gouvernement de la coalition, soit améliorer la compétitivité, la productivité et la durabilité des industries australiennes. »

  • Australia to invest 34 million of euros to develop a Digital Health Cooperative Research Centre

    The Australian government has committed AU$55 million (€34m; US$42m) over seven years to develop a Digital Health Cooperative Research Centre (Digital Health CRC), launched in April 2018.

    The Digital Health CRC will seek to improve health outcomes for Australians through the use of digital technologies which can improve access to quality care, reduce costs and increase patient understanding and awareness.

    Government and industry partners will contribute a total of AU$174.2 million (€108.8m; US$133.5m) over the period.

    Improving patients’ empowerment and enhancing health tech businesses

    The research programs run by the Digital Health CRC will have different missions, including:

    • 1. Enabling information discovery and application;
    • 2. Identifying and managing health risk;
    • 3. Offering better value, quality, access and safety;
    • 4. Enhancing consumer empowerment and positive behavior.

    The center will also examine better ways to share medical information on adverse reactions and develop better decision support applications.

    Its goals also include advancing the economy and building and enhancing businesses to provide high value jobs and solutions in a growing global market.

    An alliance between government organizations, private companies and universities

    Center players will try to accomplish these objectives through collaborative research and development that combines multi-disciplinary skills, industry knowledge, technologies, networks and data.

    The CRC will bring together partners from Australia’s health and wellness landscape.

    In a press release, the University of Sydney, one of the lead partners in this new center, said participants include:

    • 40 commercial and government organizations operating across the health, aged care and disability sectors;
    • 24 established and start-up technology, advisory and investment companies;
    • 16 Australian universities.

    The CRC has the support of the Australian Digital Health Agency

    The center is supported by the Australian Digital Health Agency and the Medical Technologies and Pharmaceuticals Growth Center (MTP Connect). 

    The CRC program is administered by AusIndustry, a division within the Department of Industry, Innovation and Science.

    Prof. Tim Shaw from the Faculty of Health Sciences and Professor Adam Elshaug, co-director of the Menzies Centre for Health Policy, are named lead investigators in the center.

    « The Digital Health CRC brings together industry and research partners to advance our health and medical technologies, and pharmaceutical industries, in a collaborative and multidisciplinary way, » Minister for Jobs and Innovation Michaelia Cash said (source: Opengovasia.com). « The CRC will address industry issues by supporting clinical practice, improving access to quality care, fostering high value jobs and developing Australia’s future digital Health workforce. »

    « CRCs link researchers with industry and government with a focus towards research application, » Assistant Minister for Science, Jobs and Innovation Zed Seselja added. « This is why the CRC Program continues to be at the forefront of the Coalition Government’s commitment to improving the competitiveness, productivity and sustainability of Australian industries. »

  • Nokia s’apprête à mettre en vente la start-up de santé connectée Withings

    Deux ans après avoir acquis la start-up française Withings, basée à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), l’entreprise finlandaise Nokia souhaite s’en séparer, rapporte le journal Le Monde dans un article publié le jeudi 19 avril 2018. D’après Le Monde, Google et Samsung, ainsi que des entreprises européennes et françaises seraient en lice pour racheter Withings.

    Rebaptisée Nokia Health après son rachat en 2016, Withings a commercialisé des outils de santé connecté, comme des pèse-personnes connectés, des bracelets permettant de mesurer l’activité physique de ses porteurs, etc.

    Selon une étude réalisée conjointement par l’Institut Montaigne et le cabinet A. T. Kearney, « le potentiel de création de valeurs des objets connectés liés à la santé irait jusqu’à 35 milliards d’euros à l’horizon 2025, notamment grâce à la prévention et à l’optimisation des parcours de soin », rappelle Le Monde.

  • IA : Sophia Genetics créé un pôle R&D en France pour développer son outil d’aide au diagnostic

    Sophia Genetics, spécialiste de la médecine basée sur les données (Data-Driven Medicine), a annoncé dans un communiqué du 12 avril 2018 l’ouverture d’un premier centre R&D en France, dans la technopole Izarbel de Bidart (Nouvelle-Aquitaine).

    Avec l’IA SOPHiA qui a déjà aidé au diagnostic de 200 000 patients dans le monde, la start-up suisse compte sur les talents français pour muscler encore davantage sa technologie. Plus de 30 postes seront prochainement créés.

    Sophia Genetics utilise l’IA afin d’aider plus de 420 hôpitaux dans 60 pays. Elle propose des solutions numériques pour analyser les données génétiques générées par le séquençage de l’ADN de leurs patients. Il fournit ainsi un diagnostic précis et rapide dans les domaines de l’oncologie et des maladies héréditaires.

    L’entreprise a déjà réalisé trois levées de fonds depuis sa création en 2011, pour un total de 60 millions d’euros.

    Un centre R&D au sein du campus d’une école d’ingénieurs

    Jurgi Camblong, CEO et co-fondateur de la start-up commente l’ouverture du centre de recherche et développement : « La France est un territoire historique pour Sophia Genetics dont la technologie accompagne au quotidien des cliniciens dans plus de 45 CHU et Centres de Lutte Contre le Cancer (CLCC). De plus, les experts français en informatique et mathématiques appliquées sont reconnus au niveau mondial. Fin 2017 déjà, nous avions investi dans une technologie développée par l’équipe du Pr Thierry Colin à l’INRIA/INP de Bordeaux. Avec l’ouverture de ce pôle R&D dans le campus de l’école d’ingénieurs ESTIA, nous allons pouvoir accélérer le développement de notre plateforme IA. »

  • Appel à projets : l’Ambassade de France aux États-Unis attribue la Bourse iGEM 2018

    L’Ambassade de France aux États-Unis a publié le 11 avril 2018 un appel à candidature aux start-ups biotech françaises spécialisées dans la biologie synthétique à qui elle propose un soutient financier dans le cadre de leur participation à la compétition internationale de biologie synthétique International Genetically Engineered Machine (iGEM), initiée par le MIT en 2004.

    La bourse sera attribuée à un projet porté par une équipe, ce qui exclut les projets individuels.

    Les projets retenus seront dotés d’une bourse d’une valeur entre 800 et 1 600 euros (soit 1 000 à 2 000 dollars).

    Les dossiers doivent être soumis avant le 4 mais 2018 à 18 h (heure française) et les équipes sélectionnées seront dévoilées en juin 2018.

    Ambassade de France engagée dans la promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche français 

    C’est le service de la Mission pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France aux États-Unis, qui via sa bourse Life sciences : inventing – creating- having fun propose un soutien aux équipes françaises prenant part aux compétitions américaines dans le domaine des sciences de vie.

    Critères d’éligibilité

    Les dossiers soumis seront évalués selon les critères suivants :

    • clarté de la présentation des objectifs, ainsi que des éléments de contexte ;
    • originalité et pertinence du projet ;
    • qualité rédactionnelle ;
    • réalisme du plan budgétaire ;
    • participations antérieures à iGEM et résultats obtenus.

    Modalités de soumission

    Un dossier décrivant le projet doit être soumis et doit tenir sur 4 pages en incluant les éléments suivants :

    • Page 1 : titre du projet, coordonnées du chef d’équipe et du coordinateur, et liste des membres de l’équipe avec leurs affiliations ;
    • Page 2 : description du projet ;
    • Page 3 : plan budgétaire ;
    • Page 4 : toute information pertinente (historique de la participation à l’iGEM, implications pour les recherches à venir, potentiel de collaboration à long-terme avec d’autres chercheurs, etc.).

    Le modèle préétabli est à télécharger ici.

    Une fois complété, le document doit être envoyé à l’adresse suivante : attache-sdv.la@ambascience-usa.org

  • La FDA publie 2 guides pour encourager le développement de nouveaux supports de séquençage génétique

    La Food and Drug Administration (FDA) a publié les 12 et 13 avril 2018 deux guides à l’usage des industriels de santé, qui comportent des recommandations pour concevoir, développer et valider des tests de diagnostic fondés sur l’utilisation de nouvelles technologies de séquençage génétique appelées next generation sequencing.

    Quelle est la spécificité du next generation sequencing (NGC) ?

    Les stratégies de next generation sequencing (NGC) consistent à analyser l’ADN d’une personne pour détecter une variation génétique et déterminer si elle est susceptible de développer une maladie génétique ou non. Ces méthodes visent également à éclairer le choix du traitement.

    A la différence des méthodes de diagnostic traditionnelles, qui cherchent à identifier une modification chimique attribuée à une maladie génétique, le next generation sequencing analyse des millions de changements chimiques pour déterminer les risques d’apparition d’une maladie. Ces tests, relève la FDA, contribuent à l’avancement de la médecine de précision, dont elle a fait l’un des axes structurants de son programme de travail pour l’année 2018, aux côtés de la santé numérique.

    Deux guides à l’intention des industriels de santé pour développer le NGS

    Le premier guide, publié le jeudi 12 avril 2018, s’intitule « Use of Public Human Genetic Variant Databases to Support Clinical validity for Genetic and Genotic-Based In Vitro Diagnostics ». Le guide décrit comment les concepteurs de technologies de séquençage de l’ADN peuvent s’appuyer sur les bases de données de la FDA, du National Institute of Health pour développer leurs outils.

    Le second guide, intitulé « Considerations for Design, Development, and Analytical Validation of Next Sequencing (NGS)-Based in Vitro Diagnostics (IVDs) Intended to Aid in the Diagnostic Suspected Germline Diseases », contient des recommendations pour aider à la conception, au développement, et à la validation des tests NGS de diagnostic des individus potentiellement porteurs d’une maladie génétique. Il précise également les critères établis par la FDA pour la pré-commercialisation du produit.

  • Un groupe de santé indien s’unit à une société japonaise pour booster la health tech dans les 2 pays

    CHD Group, une organisation de santé publique indienne, a signé fin mars 2018 à Mangaluru (Inde) un protocole d’accord avec Global Digital Mojo Japan Corporation, la filiale japonaise d’un groupe basé à Hong Kong.

    Les deux sociétés coopéreront dans le domaine de la health tech pour renforcer les relations entre l’Inde et le Japon dans le secteur. Elles travailleront avec différents partenaires locaux et gouvernements pour assurer une croissance partagée entre les deux pays.

    Digital Mojo Japan : le nouvel atout technologique de CDH

    Le même accord a été signé à Tokyo par le Dr. Edmond Fernandes, P.-D.G. de CHD Group, et Kayoko Tsuchiya, P.-D.G. de Digital Mojo Japan Corporation.

    Digital Mojo Japan va devenir la branche technologique de CHD au Japon et CHD poursuivra de son côté son objectif visant à introduire les innovations technologiques japonaises sur les marchés indiens de la santé et à favoriser les relations indo-japonaises dans le domaine de la health tech.

    Un partage des expertises pour lancer de nouvelles solutions de santé

    Parmi les projets annoncés :

    • l’organisation de session de brainstorming entre les deux organisations sur des thématiques précises afin de faire émerger des solutions innovantes visant à faire face aux principaux défis de santé rencontrés par les deux pays ;
    • la mise en place de sessions d’entrepreneuriat social ;
    • l’organisation d’hackathons ;
    • la mise en œuvre de projet de recherche sur le plan académique.