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  • Des expériences en santé personnalisées, un des 11 principes pour préparer la santé 2030 selon l’IES

    Le Lab Santé de l’Institut Esprit service (IES) a réuni, mardi 22 mai 2018, des acteurs et écosystèmes (entreprises, universités, administrations, associations, experts, membres du Medef) autour de la question « Quelle santé d’ici 2030 ? ».

    Cette journée a été l’occasion de travailler ensemble, dans une démarche prospective, sur les questions de la e-santé, de la transformation des métiers de la santé, de la mutation des écosystèmes et de la gouvernance ou encore de la place de l’usager. 

    Le Lab Santé 2030 a émis onze lignes directrices : « plus que des propositions successives, celles-ci sont à prendre comme un tout pour accélérer la mise en œuvre d’un programme d’infusion, de transformation, d’accompagnement ».

    Parmi ces avis : « bénéficier des opportunités de l’IA dans le monde de la santé avec réalisme et sans effet de mode » ou encore « offrir des expériences en santé riches en services et personnalisées en fonction des problématiques individuelles ».

    11 lignes directrices pour préparer la santé 2030

    IA et données de santé

    1/ Remettre l’humain et la dimension relationnelle en priorité au cœur de l’expérience de santé, physique et digitale, et co-construire avec toutes les parties prenantes un parcours de vie efficient, évolutif et contextualisé, fiable et garant le plus longtemps possible d’une autonomie en bonne santé.

    2/ Faciliter une innovation en santé qui intègre les ruptures sociétales, technologiques et scientifiques le plus en amont possible pour accélérer les mutations internes au sein de chaque acteur, des écosystèmes et disposer d’une gouvernance efficiente.

    3/ Offrir des expériences en santé riches en services et personnalisées en fonction des problématiques individuelles et non plus seulement globales ou selon un modèle unique applicable à tous.

    4/ Travailler sur l’évolution des modèles économiques en santé et la couverture des territoires en favorisant les mutualisations, les interopérabilités, les modèles de financement et de revenus multi-sources, l’autonomie croissante des établissements.

    5/ Répondre aux enjeux et bénéficier des opportunités de l’intelligence artificielle dans le monde de la santé avec réalisme et sans effet de mode, tout en y introduisant des principes éthiques et de responsabilisation, de validation des algorithmes en lien avec le droit et la protection des données et des personnes.

    6/ Apporter des réponses cohérentes à l’ensemble des enjeux sur la donnée de santé,en particulier en termes de valorisation, collecte, analyse, prédictibilité, protection,transparence, régulation.

    Accompagner les mutations des métiers de la santé

    7/ Sensibiliser et former dès le plus jeune âge le citoyen à prendre soin de lui-même en tant que personne dans une politique volontariste d’éducation à la santé et de prévention.

    8/ Accompagner les mutations des métiers actuels, faciliter la création de nouveaux métiers complémentaires et substitutifs, intensifier pour les professionnels de santé les programmes d’acculturation et de formation au numérique, à la fois sous les angles technologiques, médicaux et d’usages.

    9/ Renforcer l’ouverture de la santé vers les autres secteurs d’activité dans un contexte d’internationalisation croissante pour notamment créer des synergies et accélérer l’intégration des ruptures technologiques, sociétales et économiques.

    10/ Amplifier les coopérations plurielles et internationales entre acteurs et les hybridations entre établissements publics et privés, associations, entreprises,monde académique, pour renforcer au plan européen nos écosystèmes de santé et généraliser les expérimentations réussies.

    11/ Mettre du sens, de la confiance, de l’éthique, de l’efficience, de l’équité et de la responsabilisation au cœur des enjeux de chaque acteur de santé en accélérant les transformations culturelles, managériales et organisationnelles.

  • La Chine est potentiellement le plus grand marché international de l’assureur américain Cigna

    L’assureur américain Cigna voit des opportunités de croissance intéressantes en Asie, en particulier en Chine, qui devrait prochainement devenir son plus grand marché à l’étranger grâce à sa fusion avec le géant China Merchants Bank (Cigna & CMB Life Insurance), a déclaré à la mi-mai 2018 Jason Sadler, directeur des marchés internationaux à Cigna.

    L’investissement dans le numérique fait partie des priorités du groupe, a-t-il précisé, un point essentiel pour rester parmi les leaders du marché.

    Marchés internationaux : la Chine bientôt devant la Corée du Sud

    Le commerce international est la partie du portefeuille d’activités de Cigna dont la croissance est la plus rapide (source : South China Morning Post). Ces marchés étrangers, qui comprennent la Corée du Sud, la Chine, l’Inde, Hong Kong, la Turquie et le Moyen-Orient, entre autres, ont enregistré une croissance à deux chiffres au niveau de leurs revenus et de leurs bénéfices au cours des sept dernières années.

    Chine : une évolution démographique favorable au développement des activités de Cigna

    La Corée du Sud, où elle opère depuis 31 ans, est actuellement son plus grand marché d’outre-mer. Jason Sadler a indiqué que la Chine, de par « le vieillissement rapide de sa population, la croissance continue de sa classe moyenne et l’augmentation des maladies chroniques, (…) devrait devenir [le pays où se situera la plus] grande partie [des] activités étrangères [de la société] », sans préciser à quel moment précisément elle allait passer devant le marché sud-coréen (source : South China Morning Post).

    Cigna est en train de s’étendre dans davantage de provinces chinoises – l’entreprise est présente actuellement dans quinze d’entre elles. Les licences des succursales d’assureurs étrangers sont délivrées province par province.

    Tous ces facteurs ont alimenté une demande croissante de produits de santé et d’assurance-vie privée chez les particuliers, a expliqué M. Sadler, relevant notamment que la Chine avait dépassé l’Inde au niveau du nombre de personnes souffrant de diabète.

    « Un investissement supplémentaire dans le numérique est important » (J. Sadler)

    Les stratégies numériques de l’entreprise sont essentielles à la croissance des activités de l’entreprise en Chine, a-t-il ajouté, à la fois grâce à ses deux millions de clients individuels dans le pays et à un nombre croissant de clients internationaux et locaux.

    Reconnaissance faciale et application mobile

    Par exemple, pour réduire le risque de contrefaçon de réclamations d’assurance, ses succursales en Chine ont mis en place une technologie de reconnaissance faciale pour que les clients puissent déposer leurs réclamations en prenant une photo d’eux plutôt qu’en soumettant des formulaires avec des signatures.

    En janvier 2017, Cigna a également lancé une application mobile permettant aux utilisateurs de réaliser une auto-évaluation de leur santé en ligne. L’application permet aussi de savoir où se trouvent les hôpitaux et les médecins les plus proches et propose un suivi en temps réel de l’état de santé d’une personne.

    Analyse des données : des produits et des services plus personnalisés

    Grâce à ce dispositif, Cigna peut collecter des données sur le comportement et les préférences de ses clients, ce qui lui permet d’analyser plus en profondeur les profils des consommateurs les plus susceptibles de déposer une réclamation afin de leur proposer des produits et des services plus personnalisés.

    Cigna & CMB Life Insurance a initialement axé sa stratégie numérique sur les ventes de produits. Plus récemment, l’entreprise l’a étendue afin d’offrir « une expérience client complète », incluant le support après-vente.

    « Un investissement supplémentaire dans le numérique est important, insiste Jason Sadler. Aujourd’hui, les gens utilisent principalement ces [technologies] pour interagir les uns avec les autres – que ce soit avec leurs amis sur les réseaux sociaux, ou avec leur banque ou compagnie d’assurance via des applications ou des chatbots. Nous exploitons les meilleures pratiques en matière d’intelligence artificielle depuis notre plus grand marché [actuel], la Corée du Sud, pour améliorer nos services de soins numériques. »

    Cigna s’intéresse aussi de près au marché indien

    En dehors de la Chine, l’Inde est un autre marché à la croissance rapide pour le groupe. L’assureur américain est en train d’y obtenir une approbation réglementaire pour changer sa fusion actuelle avec le conglomérat TTK Group afin de s’allier avec Manipal Group, une société qui gère le deuxième plus important réseau hospitalier du pays. Manipal a accepté l’année dernière de racheter la participation de 51 % de TTK dans la coentreprise.

    Pour le premier trimestre 2018, le bénéfice net de Cigna s’est établi à 915 millions de dollars américains (779 M. €), soit une hausse de 53 % par rapport à la fin 2017 (598 M. US$ ; 509 M. €).

  • China to become the biggest international market of US health insurer Cigna

    US health insurer Cigna sees interesting growth opportunities in Asia, especially in China, which could soon become its largest overseas market through its joint venture with China Merchants Bank (Cigna & CMB Life Insurance), said in mid-May 2018 Jason Sadler, president of international markets at Cigna.

    Investment in digital is one of the company’s key priorities, he added, to remain among the market leaders.

    International markets: China to overtake South Korea

    International business is the fastest growing part of Cigna’s business portfolio. These markets, which also include India, Hong Kong, Turkey and the Middle East, among others, have recorded double-digit revenue and earnings growth over the past seven years (source: South China Morning Post).

    China: a demographic change interesting for Cigna’s business development

    South Korea, where it has been operating for 31 years, is currently its largest overseas market. Jason Sadler said that China, due to its « ageing demographic, the continued growth of its middle class and rise of chronic diseases, (…) is likely to become the largest part of our foreign business », without specifying when exactly he expected China to overtake South Korea as the company’s top international market (source: South China Morning Post ).

    Cigna is about to expand into more Chinese provinces from 15 currently. The licenses for branches of foreign insurers are issued on a province-by-province basis.

    All of these factors have fueled a growing demand for private health and life insurance products from individuals, Mr Sadler said, noting that « China has overtaken India with the highest number of diabetics. »

    « Further investment in digital is important » (Jason Sadler)

    The company’s digital strategies are key to understand how it intends to grow its China business, he added, both from the base of its two million-plus individual customers in the country, and an increasing number of international and Chinese corporate clients.

    Facial recognition and mobile app

    For example, in order to limit the risk of insurance claim forgeries, its branches in China have installed facial-recognition technology: customers can file their claims by having their photos taken rather than submitting forms with signatures.

    For instance, to reduce the risk of insurance claim forgeries its branches in China have installed facial recognition technology, so that customers can file their claims by having their photos taken rather than submitting forms with signatures.

    About 18 months ago, Cigna also launched a mobile app that allows users to carry out an online health self-assessment. The application can also tell them where the nearest hospitals and doctors are, and offers real-time monitoring of an individual’s health status.

    Data analysis: more personalized products

    Through this device, Cigna can collect data about its customers’ behaviour and preferences, enabling it to conduct further analysis into the types of customers that are most likely to make a claim in order to offer them more personalized products and terms accordingly.

    Cigna & CMB Life Insurance initially focused its digital strategy on product sales. More recently, this has expanded to “a whole customer experience”, including post-sales support.

    « Further investment in digital is important, » Jason Sadler said. « People today predominantly use these methods to interact with each other – whether it be with their friends on social media, or with their bank or insurance company, via apps or chatbots. We are leveraging best practices in artificial intelligence, from our largest market, Korea, to improve our digital health care services. »

    Cigna is also looking closely at the Indian market

    Outside of China, India is another fast growing market for Cigna, where the US insurer is in the process of obtaining regulatory approval to change its joint venture partnership to Manipal Group, which runs the second-largest hospital network in India, from its original partner, conglomerate TTK Group. in 2017, Manipal agreed to buy out TTK’s 51% stake in the joint venture.

    For the first quarter of 2018, Cigna’s net profit was US$915 million (€779m), up by 53% from US$598 million (€509m) at the end of 2017.

  • Bioinformatique & IA : l’Institut Curie s’associe avec Intel au service de la médecine personnalisée

    L’Institut Curie annonce ce 23 mars 2018 son partenariat avec Intel afin de perfectionner sa technique de profilage moléculaire appliquée au séquençage du génome et de son interprétation en oncologie au service d’une prise en charge personnalisée de la maladie.

    Intel va soutenir les chercheurs de l’Institut dans la conception de l’infrastructure informatique et de l’IA de haute performance et lui faire profiter de ses solutions d’optimisation existantes dans le domaine de la génomique. Les équipes d’Intel contribueront également au développement d’outils d’analyse de données biomédicales hétérogènes.

    Séquencer le génome et mettre en œuvre la médecine de précision

    Les thérapies ciblées, qui impliquent la mise en place de traitements adaptés aux caractéristiques génétiques de chaque patient, pourront être de plus en intégrées à la routine en oncologie grâce aux développement de nouvelles technologies à haut débit tel le séquençage du génome.

    Cela suppose une production et une utilisation rationalisées des données médicales par les établissements qui sont aujourd’hui possibles grâce au recours à la l’IA et au calcul à haute performance. Le calcul à haute performance correspond à une technologie opérationnelle visant à aider à résoudre des problèmes complexes et repose sur un système de calcul ultra puissant et performant. Les résultats que cette technologie permet de générer ne pourraient être atteints par des PC actuels que d’ici une décennie.

    Que ce soit dans le cadre de la recherche fondamentale ou de soins en oncologie, les scientifiques sont confrontés à une quantité massive de variants de gènes et nécessitent des outils qui peuvent les analyser afin de guider une décision thérapeutique. L’application de l’IA aux données génomiques agit comme un filtre et réduit le nombre de variants à prendre en compte en optimisant l’interprétation du génome de cancers pour un traitement plus efficace.

    Emmanuelle Barillot, responsable de la plateforme Bioinformatique et directrice de l’Unité de recherche Cancer et Génome : Bioinformatique, Biostatistiques et Epidémilogie a déclaré que grâce à ce partenariat « l’Institut Curie développera, utilisera et mettra en œuvre des technologies innovantes de bio-informatique pour améliorer le temps de diagnostic, sa précision, soutenir les recommandations de traitement ciblées et mieux comprendre les besoins applicatifs pour développer les fonctionnalités nécessaires au secteur de la santé ».

    Un partenariat à portée internationale

    La collaboration enter Intel et l’Institut Curie, et plus précisément sa plateforme de bioinformatique, se met au service de cet enjeux sanitaire et vise à l’établissement d’un acteur de référence à l’échelle européenne.

    Du point de vue technique, la collaboration repose sur les solutions d’Intel telles la suite Select Solutions for Genomics Analytics et les processeurs Intel Xeon Scalable et l’architecture Intel Omni-Path.

    Brian Krzanich, directeur général d’Intel, se réjouit d’être partenaire de l’Institut Curie et de l’aider à « développer une recherche en IA audacieuse pour le bien de l’humanité« .

    Ce partenariat pose un nouveau jalon dans la collaboration de l’Institut avec les industriels. Amaury Martin, directeur Valorisation et Partenariats Industriels de l’Institut Curie, souligne que « cet accord est indéniablement un atout supplémentaire pour la réussite de la plateforme francilienne SeqOIA co-fondée avec l’AP-HP, Gustave Roussy dans le cadre du Plan France Médecine Génomique 2025« .

  • Les impacts du numérique sur l’industrie pharmaceutique, Matinale Les Echos études, 14/06/18, Paris

    L’enquête des Echos Etudes intitulée « La transformation digitale des laboratoires pharmaceutiques : transformation des organisations, nouveaux réseaux d’innovation et écosystème élargi à l’ère de la santé connectée » sera présentée lors d’une matinale, le 14 juin 2018, à Paris.

    Cette étude sera commentée par Hélène Charrondière, directrice du Pôle Pharmacie-Santé des Echos Etudes. Sylvie Donnasson – CEO de HealthInnov – et Antoine Poignant – CEO de l’agence Troubat et de La blouse Blanche – co-auteurs de l’étude, interviendront également lors d’une table ronde.

    La participation à ce petit déjeuner est gratuite et nécessite une inscription préalable via le lien ci-contre).

    L’étude 

    Dans le contexte de la « santé 4.0 », cette étude – réalisée à partir d’enquêtes en ligne et d’entretiens menés auprès de plusieurs dirigeants, de managers et de responsables digitaux de laboratoires pharmaceutiques – se donne comme objectifs, d’après les Echos études :

    – de « connaître les enjeux de la santé 4.0 et de la révolution des NBIC » ;

    – de « comprendre les impacts du numérique » sur l’industrie pharmaceutique ;

    – d’ « analyser l’évolution des stratégies digitales des industriels de la pharma » ;

    – d’ »identifier les facteurs-clés de succès et les leviers d’une transition digitale réussie ».

    La matinale : programme

    8h30-8h45 : Accueil des participants

    8h45-10h : Intervention

    Présentation, par Hélène Charrondière, de cette enquête organisée en 6 thèmes (Synthèse opérationnelle : les enseignements clés de l’étude ; Le pouvoir disruptif du digital dans la santé  : promesses et réalités en 2017 ; La data au cœur des nouveaux écosystèmes de santé ; Comment mener une transformation digitale ? ; Transformation digitale : volontés stratégiques et initiatives des laboratoires pharma en 2017 ; Innovations stratégiques à l’ère du digital : vers un nouveau modèle économique de la pharma ?).

    Puis table ronde, animée par Sylvie Donnasson et Antoine Poignant.

    Pour plus d’informations concernant cette étude, cliquer sur ce lien.

  • Les « matching days » organisés par l’ICM pour faire converger la recherche et les start-ups en IA

    L’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) a lancé en 2017 un nouveau format de rencontres pour rapprocher les industriels, notamment porteurs d’innovations de rupture, et les chercheurs de l’institut en vue de les faire collaborer sur des projets innovants.

    La troisième édition des rencontres, nommées Matchingdays, le 23 mai 2018, met à l’honneur les applications en neurosciences et les start-ups spécialisées dans l’IA, le cloud et la vision.

    L’ICM a par ailleurs annoncé deux rencontres à l’automne 2018 : le 18 octobre 2018, l’ICM invite les ingénieurs et les chercheurs de la société Legrand, alors qu’en décembre 2018, les ingénieurs et les entrepreneurs de chez Orange seront à l’honneur.

    Matchingdays, journée articulée autour des séances de brainstorming et de speed-dating

    Objectif de ces rencontres – faire émerger les innovations de rupture et trouver de nouvelles applications industrielles aux résultats de la recherche menée au sein de l’ICM.

    L’ICM souhaite favoriser le transfert de technologies et rendre possibles des collaborations inédites entre ses chercheurs académiques et les experts industriels et entrepreneurs.

    C’est pourquoi les rencontres débutent par des séances de brainstorming au cours desquelles l’industrie est confrontée à la recherche pour faire émerger des idées neuves. Elles donneront lieu à des séances de speed dating pour provoquer les collaborations.

    Selon Serge Kinkingnehun, le responsable des technologies médicales à l’ICM, « grâce au MatchingDays, l’ICM s’ouvre sur le monde et permet aux industriels qui le désirent de bénéficier des méthodes, des connaissances et de la rigueur scientifique de l’un des plus grands centres de recherche de référence mondial en neurosciences« .

  • Health tech : Singapour recherche 30 000 professionnels « dans tous les secteurs »

    À Singapour, les technologies de la santé deviennent de plus en plus essentielles au fur et à mesure que les citoyens vieillissent et que le bassin des professionnels de la santé rétrécit, analysait début mai 2018 le site spécialisé GovInsider.asia. Le système de santé singapourien a besoin de « talents dans tous les secteurs » pour surmonter ce défi, a déclaré il y a quelques semaines Hong Tat Chee, alors ministre d’État chargé de la Santé.

    Selon le gouvernement, la cité-État aura besoin d’environ 30 000 travailleurs supplémentaires dans le domaine des soins en 2020, année durant laquelle la population du pays (5,6 millions d’habitants) devrait compter 610 000 personnes âgées de plus de 65 ans, contre 460 000 en 2016.

    Health tech : 1 200 nouveaux emplois d’ici trois ans

    En raison notamment du vieillissement de la population, 1 200 emplois devraient voir le jour dans le secteur des technologies de la santé au cours des trois prochaines années. « Si nous parvenons à [déployer] de nouvelles solutions pour relever nos défis en matière de santé, nous pourrons offrir de meilleurs soins à nos citoyens », a commenté le ministre d’État Hong Tat Chee lors du Health Tech Day, qui a eu lieu le 16 mars 2018.

    De nombreux professionnels de la health tech sont issus d’autres secteurs

    Les professionnels de la tech sont « très mobiles car [leurs] compétences techniques peuvent être appliquées à de nombreuses industries », a-t-il ajouté, soulignant que de nombreux professionnels de la health tech à Singapour viennent d’autres secteurs.

    Au fur et à mesure que la scène singapourienne des technologies de la santé progresse, de nouveaux outils de soins destinés à cette population vieillissante émergent, et les entreprises health tech devraient avoir l’occasion « d’exporter leurs solutions vers d’autres villes du monde qui connaissent des changements démographiques similaires ».

    Les initiatives se multiplient pour développer l’high tech dans la santé

    À Singapour, plusieurs acteurs de l’écosystème des soins utilisent déjà la robotique et divers dispositifs automatisés dans le but de libérer les infirmières de certaines tâches manuelles répétitives et de suppléer une main-d’œuvre quantitativement limitée.

    L’hôpital Tan Tock Seng (TTSH), par exemple, explore l’utilisation de robots pour soigner ses patients âgés. « Nous avons cherché à savoir si les robots pouvaient être impliqués dans la gestion des chutes de patients », a expliqué à GovInsider.asia Keng Kwang Yong, infirmier en chef au TTSH.

    Tous les professionnels de la santé doivent être formés afin d’adapter leurs pratiques à ces évolutions techniques, d’intégrer au mieux les nouvelles technologies au sein de leur métier.

    Le gouvernement soutient 50 professionnels dans leur transition vers le secteur de la santé

    Le gouvernement a commencé à prendre des mesures pour renforcer le vivier de talents dans le domaine des technologies de la santé en proposant des programmes de formation et de conversion des compétences. Le fournisseur de solutions IT en santé IHiS, l’Autorité de développement des médias d’info-com et Workforce Singapore, un office statutaire relevant du ministère du Travail, collaborent pour soutenir cinquante professionnels en milieu de carrière dans leur transition vers le secteur de la santé.

    Ce partenariat fait partie d’un programme plus large appelé « TechSkills Accelerator », qui devrait permettre de former 21 000 professionnels dans le domaine des TIC à Singapour.

    Les infirmières du TTSH bénéficieront d’une « formation plus large »

    Autre exemple de cette volonté d’innovation : les infirmières de l’hôpital Tan Tock Seng bénéficieront d’une « formation plus large » dans le but de réorganiser leur formation et de se spécialiser dans le traitement de certaines maladies, a indiqué M. Yong (TTSH).

    National HealthTech Challenge : soutenir le pilotage de 10 solutions novatrices

    IHiS a également organisé cette année le National HealthTech Challenge. La société s’est engagée à apporter son soutien au pilotage des dix solutions les plus prometteuses présentées au concours. Elle devrait également aider les innovateurs, notamment dans l’obtention des approbations réglementaires et éthiques nécessaires au développement de leurs produits, dans la sécurisation de leurs fonds ou dans la mise en place d’essais cliniques.

    Bientôt un diplôme en économie et en gestion de la santé

    Par ailleurs, la Singapore Management University a récemment annoncé la création d’un diplôme en économie et en gestion de la santé. Les futurs diplômés devraient disposer « de compétences techniques [notamment dans le domaine de] l’analyse des données, [un secteur] qui jouera un rôle croissant dans le secteur de la santé », a poursuivi M. Chee.

  • Comment réduire le « low-value healthcare », comparaisons internationales (Etude Deloitte) – 1/2

    Le Deloitte Center for Health Solutions publiait le 8 mai 2018 une étude intitulée : « The right health care the right way – Global case studies in reducing low-value care ». Le centre de recherche a interrogé des chercheurs et experts de nationalités différentes pour identifier les causes et remèdes au « low-value care ».

    Le low-value care recouvre l’ensemble des soins jugés inutiles, redondants, inefficaces ou potentiellement dangereux (comme des actes chirurgicaux inutiles, des scanners cérébraux en cas de maux de tête bénins, la répétition d’un acte médical faute de coordination entre professionnels de santé, etc.).

    L’étude comporte 10 études de cas réalisées aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Israël, au Brésil et à Singapour. Ces études ont permis d’identifier quatre manières de réduire le low-value care : 
    • identifier et supprimer les actes médicaux inutiles (Providing the right care : Curbing services that offer few or no patients benefits) ;  
    • désengorger les services d’urgence et optimiser la prise en charge en urgence (Delivering care in the right setting : Curtailing unwarranted emergency department utilization) ;
    • fournir des soins de qualité et sécurisés (Delivering care safely : Tackling safety failures) ;
    • éliminer les lourdeurs opérationnelles (Providing care in the right way : Rooting out operational inefficiencies).

    La technologie occupe une place de choix dans la réduction du low-value care, qu’il s’agisse d’intégrer les photographies des patients à leur dossier médical électronique, d’encourager les médecins à utiliser des logiciels ou robots intelligents pour chercher en temps réel les données de leurs patients, d’équiper les ambulances avec des outils de télémédecine pour réduire les admissions inutiles aux urgences, etc.

    Le low-value care induit des pertes estimées à plusieurs centaines de milliards de dollars chaque année

    Dans une étude publiée en 2013 (Institute of Medecine, Best care at lower cost : The path to continuously learning health care in America, National Academy of Sciences, 2013), des chercheurs américains ont évalué le coût du low-value care aux États-Unis : 

    • usage excessif et discrétionnaire (overuse and excessive discretionary use) : 210 milliards de dollars ;
    • erreurs, complications évitables et fragmentation des soins (mistakes, preventable complications, and care fragmentation) : 190 milliards de dollars ; 
    • coûts administratifs excessifs notamment dûs à l’aspect administratif de la documentation (excess in administrative costs, including inefficiencies due to documentation requirements and paperwork costs beyond benchmarks) : 190 milliards de dollars ; 
    • traitement onéreux non justifié (unnecessarily expensive care) : 105 milliards de dollars ; 
    • actions de prévention manquées (missed prevention opportunities) : 55 milliards de dollars ;
    • pratiques frauduleuses (fraud): 75 milliards de dollars.

    « The right care » : réduire les soins inutiles, inefficaces ou dangereux 

    Étude de cas 1 : Réduire ou éliminer les test préopératoires inutiles

    • Los Angeles County – University of Southern California Medical Center : réduction des délais d’attente et des examens préopératoires inutiles et/ou redondants

    En 2015, l’hôpital universitaire a décidé de réduire le nombre d’examens préopératoires (dans le cadre l’opération de la cataracte). Cette mesure a permis de réduire le nombre de consultations préopératoires « inutiles » (unecessary preoperative medical visits) de 76% à 12%, de réduire le délais d’attente entre la première consultation et l’opération chirurgicale de 245 à 64 jours et d’économiser USD 1 200 par patient dans les six mois qui ont suivi la mise en place de cette mesure. 

    Étude de cas 2 : Associer les patients au processus de décision

    • UK Health Foundations’ MAGIC program : amélioration qualitative de la relation médecin-patient

    En 2010, la UK Health Foundation a travaillé en partenariat avec MAGIC (Making Good Decisions in Collaboration) pour concevoir des méthodologies permettant d’associer les patients aux processus décisionnels. Il s’agissait par exemple d’aider les patientes atteintes du cancer du sein à choisir entre une masectomie et une tumorectomie (chirurgie mammaire conservatrice), de permettre aux perturientes de choisir leur mode d’accouchement (par césarienne, voie basse, etc.), d’offrir aux patients atteint d’une maladie de la prostate de choisir leur traitement (médicamenteux, chirurgical), etc.

    Les médecins associés à l’étude ont relevé une amélioration qualitative du dialogue avec le patient, qu’il jugeait davantage « personnalisé ». Ces protocoles ont permis selon eux de réduire le nombre de visites et de discussions « redondantes ».

    Étude de cas 3 : Une approche collaborative pour réduire le recours aux césariennes

    • Projeto Parto Adequado (Brésil) : -12% de césariennes au Brésil en 18 mois via l’éducation des patients, une meilleure formation des professionnels de santé et l’utilisation de robots et d’outils de réalité virtuelle/simulation médicale

    En 2017, plus de la moitié des accouchements au Brésil ont été réalisés par césarienne. Les accouchements par césarienne sont associés à des risques accrus d’asthme et d’obésité infantiles, et des risques de complications pour les mères.

    Pour réduire le nombre de césariennes « inutiles », 23 hôpitaux publics et privés brésiliens travaillent conjointement depuis 2015 à la réduction du nombre d’accouchements par césarienne inutiles. Les professionnels de santé ont été formés à l’accompagnement des accouchements par voie basse via des robots et des outils de simulation médicale, au travail pluridisciplinaire et à une meilleure écoute de la souffrance des patientes. 

    Les 26 établissements partenaires ont constaté une augmentation du taux de naissances vaginales de 21,6% à 38% en 18 mois. En 2017, le projet a été étendu à 137 hôpitaux, avant de connaître une nouvelle phase de généralisation en 2019.

    « The right setting » : désengorger les services d’urgence et développer la médecine de ville

    Étude de cas 4 : Des vidéo-chats évaluent les patients admis aux urgences

    • Houston, Texas : l’utilisation de services de télémédecine a permis de réduire le nombre d’admissions aux urgences et de dégager ainsi USD 2 500 pour chaque visite évitée

    Le programme Emergency Telehealth and Navigation (ETHAN) a été lancé à Houston, au Texas, en 2014. Des ambulances ont été équipées avec des outils de télémédecine (tablettes, vidéo-chat, etc.) qui permettent aux ambulanciers de contacter des médecins urgentistes pour savoir s’ils doivent conduire leur patients aux urgences, dans un autre service hospitalier ou à leur domicile. Les ambulanciers ont été formés à l’usage de ces outils. Les médecins urgentistes téléconsultent et leur indiquent la marche à suivre (transport aux urgences, au domicile du patient, etc.).

    Ces ambulances « intelligentes » travaillent en partenariat avec des organisations locales partenaires, qui orientent le patient vers des services médicaux de proximité. Une évaluation du programme a montré que le recours à la télémédecine ambulancière permettait de réduire le taux d’admission aux urgences de Houston de 6,7%. Chaque visite évitée représente une économie de 2 500 dollars. Les économies annuelles attribuées à ce programme sont estimées à 1 million de dollars. Une extension de ce dispositif est à l’étude dans d’autres États.

    Étude de cas 5 : La télémédecine renforce l’accès aux soins dans des régions reculées

    • Millon, Grande-Bretagne : la télémédecine a permis d’éviter 1 500 visites inutiles aux services d’urgence 

    En 2016, la petite ville anglaise de Millom (8 500 de personnes) a lancé un programme pilote de télémédecine pour rendre les consultations accessibles aux patients habitant dans cette région faiblement dotée en médecins et hôpitaux. Les ambulances sont équipées avec des appareils de téléconsultation permettant aux ambulanciers de dialoguer avec des médecins urgentistes, qui déterminent si le patient doit être admis aux urgences (situés à plus d’une heure de route de Millon) ou non. 

    Des dispositifs de télé-expertise et télémédecine « plus traditionnels » ont également été rendus accessibles aux médecins généralistes qui exercent dans cette région pour leur permettre de solliciter l’expertise de praticiens hospitaliers. Le programme n’a pas encore fait l’objet d’évaluation mais montre d’ores et déjà des résultats jugés « prometteurs ».

  • Les technologies en santé permettent de réduire le « low-value healthcare » (Etude Deloitte) – 2/2

    Le Deloitte Center for Health Solutions publiait le 8 mai 2018 une étude intitulée : « The right health care the right way – Global case studies in reducing low-value care ». Cet article s’inscrit dans la continuité du premier article consacré à cette étude. Il restitue les cinq dernières études réalisées par le cabinet aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Israël, au Brésil et à Singapour. Ces études ont permis d’identifier quatre manières de réduire le low-value care et de mettre en valeur le rôle de premier plan des technologies de santé en la matière.

    Providing care safely : sécuriser la prise en charge des patients

    Etude de cas 6 : l’intégration des photographies des patients à leurs dossier électronique permet de réduire les erreurs médicales

    • Le Children’s Hospital du Colorado (Etats-Unis) intègre depuis 2010 la photographie de chaque patient à son DMP, pour réduire les risques d’erreurs médicales

    Le système informatique de l’hôpital pédiatrique du Colorado impose aux médecins de confirmer les informations qu’ils ont entrées dans le serveur informatique (prescription du patient, traitement et protocoles de soins) à travers une fenêtre « pop-up ». Depuis 2010, cette fenêtre affiche la photographie du patient et ses informations (âge, genre, etc). Ce système vise à prévenir les risques d’erreur et à faire en sorte que les données entrées dans le serveur soient associées au bon patient.

    Ce système a permis de réduire les situations dans lesquelles les patients reçoivent des soins inappropriés, car destinés à un autre patient (dans la plupart des cas, son homonyme). Ainsi, en 2011, seuls 3 patients ont reçu des soins destinés à une autre personne, contre 12 en 2010. 

    Etude de cas 7 : un système d’avertissement permet d’améliorer la sécurité des patients 

    • Le Scottish Patient Safety Programme’s Early Warning Scoring System a permis de réduire de 5% le taux de mortalité

    En 2014, le Scottish Patient Safety Programme (SPSP) a introduit un « National EarlyWarning Score (NEWS) calculator » pour alerter les cliniciens en cas de détérioration rapide de l’état de santé de leurs patients. Il a par ailleurs lancé un outil de dépistage de la septicémie. Un algorithme permet d’identifier l’organe déféctueux ou un cas de septicémie et d’alerter les professionnels de santé.

    Le programme écossais a obtenu des résultats « remarquables » d’après les auteurs de l’étude réalisée par Deloitte. Le taux de mortalité des patients a baissé de 5% au total. Le nombre de patients atteints de sépticémie ayant reçu des antibiotiques dans l’heure qui a suivi le diagnostic est passée de 20% à 70%. Le système NEWS a depuis lors été adopté par le NHS England et est désormais généralisé à l’ensemble des établissements du NHS.

    Etude de cas 8 : réévaluation périodique des prescriptions et autonomisation médicamenteuse des patients

    • Givat Hashlosha geriatric center, Tel Aviv (Israël) : la simplification des ordonnances et des modes de prescription de médicaments a permis de réduire le nombre de prescriptions inutiles et de renforcer l’autonomie des patients âgés lors de la prise de médicament.

    En 2012, le centre gériatrique de Givat Hashlosha a lancé un programme dont l’objectif est de mieux utiliser les médicaments, chez les patients âgés et les malades chroniques. Des résidents – âgés de 65 ans et plus – ont été associés au programme : des pharmaciens ont (ré)évalué leur prescriptions tous les six mois et, sur le fondements de critères préétablis, ont formulé des recommendations aux médecins généralistes ou spécialistes qui suivent ces patients pour réduire ou supprimer les médicaments inutiles.

    Ce programme a permis de réduire le nombre de médicaments ingérés quotidiennement par les patients, et de dégager une économie moyenne par patient de USD 30 par mois. 

    Providing care in the right way : Eliminer les lourdeurs opérationnelles

    Etude de cas 9 : des résultats de laboratoires en temps (quasi) réel permettent de réduire les taux de réopération (dans le cas de la lumpectomie)

    • Mayo Clinic, Rochester, Minnesota : la Mayo Clinique est à l’origine d’un programme visant à réduire le taux de réopération par lumpectomie.

    Le programme concerne les opérations du cancer du sein. Le laboratoire de l’hôpital est capable de transmettre aux chirurgiens les résultats d’échantillons de tissus prélevés lors de l’opération dans les 20 minutes (et non 24 heures) qui suivent cette opération (pour retirer une tumeur). Les chirurgiens sont ainsi informés en temps réel de la persistence de la tumeur qu’ils ont opérée ou de son retrait total. Ils peuvent poursuivre l’opération si des résidus tumoraux sont identifiés. Ce procédé permet de ne pas réopérer 96% des patientes, de réduire le caractère anxiogène de leur en charge et d’améliorer leur expérience au sein de l’hôpital.

    Etude de cas 10 : Designing health care around lean processes

    • Le Tan Tock Seng Hospital (TTSH) de Singapour : l’adoption d’un modèle de « lean health care » a permis d’améliorer l’efficience des soins et la qualité de l’expérience du patient 

    L’organisation interne de la clinique a été repensée pour fluidifier la circulation des patients et des médecins, la transmission d’informations et de dispositifs médicaux. Les tâches répétitives ont été supprimées. Dans les pharmacies à usage intérieur, des robots lisent désormais les prescriptions et se chargent de constituer le panier de médicaments du patient.

    Conclusions générales de l’étude

    Ces études de cas internationales montrent que des changements organisationnels, opérationnels et technologiques permettent de réduire le low-value care.

    Aux auteurs de l’étude de conclure : « Although technology isn’t a solution in and of itself, our case studies illustrate that it can enable implementation, functioning and monitoring of successful strategies to reduce low value care in diverse setting ».

    L’étude du Center for Health Solutions de Deloitte est consultable sur le site internet de l’entreprise.

  • Chine : le géant de la télémédecine Good Doctor entre en bourse à Hong Kong pour 934 M€ (1,12 Md USD)

    Le South China Morning Post a rapporté fin avril 2018 que Good Doctor (Ping An Insurance Group), la plus grande plateforme de soins en ligne de Chine, prévoyait une entrée en bourse sur le marché de Hong Kong. La société a annoncé qu’elle espèrait lever 8,77 milliards HKD (934 M € ; 1,12 Md USD) pour l’occasion.

    Si l’opération aboutit, il s’agirait pour Hong Kong de la plus importante entrée en bourse d’une entreprise basée sur internet depuis l’introduction de ZhongAn Online Property & Casualty Insurance en septembre 2017, qui avait alors levé 11,9 milliards HKD (1,3 Md € ; 1,5 Md USD).

    Good Doctor veut s’imposer sur la scène internationale

    Les actions ont commencé à être négociées sur le marché principal début mai.

    « Nous voulons utiliser les bénéfices de [l’OPI] pour développer notre activité et financer de futures acquisitions nationales et internationales », a déclaré Wang Tao, président et chef de la direction de l’application médicale Good Doctor.

    4,32 Mds HKD recueillis par les investisseurs principaux de Good Doctor

    Sept investisseurs de premier plan devraient recueillir 4,32 milliards HKD (460 M € ; 550 M. USD) : BlackRock (États-Unis), Capital Research and Management Company (États-Unis), le fonds d’investissement du gouvernement de Singapour GIC Private, le bureau d’investissement du régime de pensions du Canada, Pantai Juara Investments, qui est détenu en propriété exclusive par le fonds d’investissement du gouvernement malaisien, CT Bright Holdings, une unité d’investissement du conglomérat thaïlandais CP Pokphand, et Swiss Re Direct Investments Company.

    Citigroup et JP Morgan (États-Unis) feront office de co-sponsors.

    40 % du produit net servira à l’expansion de l’entreprise

    Selon les informations officielles, environ 40 % du produit net servira à l’expansion de l’entreprise, au niveau notamment de son commerce électronique, de l’embauche de professionnels de la santé mais aussi de la vente, de l’acquisition de nouveaux utilisateurs et du financement des activités de marketing.

    Un peu moins d’un tiers sera affecté au financement d’investissements ou d’acquisitions potentiels en Chine et à l’étranger ; un cinquième sera consacré à la recherche et au développement ; le reste servira à financer le fonds de roulement et les objectifs généraux de la société.

    Good Doctor : l’une des « licornes » chinoises les plus prometteuses

    Grâce à son équipe médicale interne et à des partenariats conclus avec des hôpitaux et des pharmacies, Good Doctor offre actuellement quatre services en ligne majeurs (des consultations avec des médecins mais aussi des services soins, de gestion de la santé et de bien-être) ainsi qu’un centre de santé en ligne où les acheteurs peuvent acheter des médicaments et des dispositifs médicaux.

    193 millions d’utilisateurs

    La filiale de Ping An Insurance Group est actuellement la plus grande plateforme médicale en ligne en Chine de par son nombre d’utilisateurs. Fin 2017, 193 millions d’utilisateurs étaient enregistrés sur l’application.

    Une croissance normale

    La société a enregistré une perte d’1 milliard de yuans ( 132 M. € ; 158 M. USD) en 2017, sa troisième perte annuelle, mais Lee Yuansiong, directeur général adjoint de Ping An Insurance Group, a déclaré que cela était normal pour une « licorne »* technologique en cours de développement.

    « Les licornes suivent habituellement quatre phases : la construction de scénarios, l’obtention de trafic[/d’utilisateurs], la génération de revenus et la génération de profits, a ajouté M. Lee. Good Doctor est toujours dans la phase d’obtention d’utilisateurs (…) »

    Il a par ailleurs indiqué que Ping An Insurance Group et Good Doctor coopéreraient étroitement sur les activités à venir et qu’il était optimiste sur l’évolution de l’application.

    * Une licorne (« Unicorn » en anglais) est une start-up valorisée à plus d’un milliard de dollars américain (836 M. €).