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  • Été 2018 : le CHU de Dijon teste la rééducation cardiovasculaire par appli mobile avec TMM Software

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations en santé dans le domaine « acteurs » et « écosystèmes ».

    Le CHU de Dijon Bourgogne, en collaboration avec TMM Software (TMM groupe) – éditeur français de solutions logicielles dédiées au télé-suivi des patients, est en train de tester la rééducation cardiovasculaire connectée dans le cadre d’un programme soutenu par la Fondation pour la recherche médicale, ont annoncé les deux partenaires dans un communiqué diffusé le 7 août 2018.

    L’expérimentation sera menée jusqu’en 2021 sur 110 patients : 55 ont rejoint le processus classique de rééducation, soit trois séances d’une demi-journée par semaine à l’hôpital, et 55 seront suivis depuis leur domicile grâce à l’utilisation d’une tablette équipée d’une application de télésurveillance et de divers dispositifs connectés au terminal (balance, tensiomètre).

    Dans un premier temps, un protocole de soins personnalisé est défini par l’équipe médicale puis paramétré dans l’application pour que le dispositif soit le mieux adapté possible au profil du patient. Un agenda est ensuite configuré pour que l’utilisateur puisse visualiser son programme et savoir quels exercices il doit effectuer tel ou tel jour et quel régime alimentaire il doit adopter, indiquent dans le communiqué le Pr Jean-Marie Casillas, spécialiste de médecine physique et de réadaptation, et Claire Morisset, chef de projet au sein du CHU. « S’il manque des données, une alerte est envoyée sur sa messagerie sécurisée intégrée » et celle de l’équipe médicale, qui peut contacter le patient à tout moment.

    En parallèle, les personnes suivies à distance ont accès à des contenus d’éducation thérapeutique (ETP), tels que des vidéos leur montrant comment réaliser leurs exercices ou les effets d’une consommation de tabac sur le système cardiovasculaire.

    Si les résultats de l’essai montrent des bénéfices significatifs pour les patients, les porteurs du projet envisagent à terme d’adapter l’outil à d’autres pathologies chroniques (respiratoires, orthopédiques ou neurologiques).

  • Été 2018 : Google et Microsoft vont établir des normes communes pour l’échange des données de santé

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations en santé dans le domaine « acteurs » et « écosystèmes ».

    Les géants de la technologie et de l’informatique Google, Microsoft, IBM, Amazon, Oracle et Salesforce vont établir des normes communes pour l’échange d’informations sur la santé, ont-ils annoncé dans un communiqué diffusé le 13 août 2018 (lien ci-contre) à l’occasion de la conférence des développeurs Blue Button 2.0, qui s’est tenue à Washington.
    « Nous nous engageons conjointement à éliminer les obstacles à l’adoption de technologies pour l’interopérabilité des soins, en particulier celles qui [reposent sur] le cloud et l’IA, » précisent les six entreprises.

    Plus précisément, elles indiquent qu’elles vont développer des outils basés notamment sur les standards FHIR (Fast Healthcare Interoperability Resources) du fournisseur indépendant HL7 (langage standard pour le partage et l’intégration d’informations électroniques sur la santé) afin de faciliter l’accès et le partage des données de santé aux organisations de santé et aux patients, notamment via smartphone et autres appareils connectés grand public.

    « (…) Nous pensons qu’un dialogue solide sur les besoins d’interopérabilité en matière de soins permettra de faire avancer cette cause », ont-elles déclaré. Le manque d’interopérabilité est en effet un frein majeur pour le développement de l’informatique dans le domaine de la santé, un problème mis en avant par divers fournisseurs concurrents disposant de normes et de systèmes propres.

    Interopérabilité : les entreprises techno proposent des solutions via le cloud

    Alors que les initiatives de déploiement de dossiers de soins partagés, tels que le programme LHCRE de NHS England, font avancer le secteur en la matière, certains fournisseurs restent cependant réticents à partager avec leurs concurrents leurs données pouvant mener à une opération lucrative.

    Les entreprises technologiques ont cherché à résoudre le problème de l’interopérabilité dans l’industrie des soins en développant diverses solutions basées sur le cloud :

    • En février 2018, la société américaine DXC Technology (fusion de Computer Sciences Corporation et de la division « services d’entreprise » de Hewlett-Packard) a dévoilé sa plateforme DXC Open Health Connect, visant à relier des systèmes informatiques de santé disparates pour que les prestataires de soins partagent plus facilement leurs informations ;
    • En mars 2018, Google a lancé une interface de programmation applicative (API) basée sur un cloud open source pour que les organisations de soins puissent agréger des données provenant de plusieurs systèmes cliniques ;
    • En juin 2018, Apple a ouvert aux développeurs basés aux États-Unis son API Health Records via laquelle les utilisateurs d’iPhone ont la possibilité de partager leurs données avec des applications tierces.

    Interopérabilité en santé : « un effort collectif » est nécessaire

    Anne O’Hanlon, directrice du conseil en solutions à Orion Health et représentante des fournisseurs informatiques au sein du conseil d’administration du groupe d’action INTEROPen créé pour accélérer le développement d’API, estime que l’annonce des six groupes américains est « très importante pour les consommateurs » car elle va stimuler le désir d’adoption de la norme FHIR. « Nous ne pouvons pas résoudre le problème de l’interopérabilité par nous-mêmes, cela nécessite un effort collectif », a-t-elle déclaré à Digital Health News.

    Le cas particulier du Royaume-Uni

    Anne O’Hanlon note cependant que Google et les autres signataires du communiqué commun ont dû faire face à des challenges particuliers pour adapter les capacités du FHIR au Royaume-Uni car l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Écosse et l’Irlande du Nord utilisent tous des normes différentes. Les géants de la technologie sont donc peu enclins à accepter les normes de chaque pays, a-t-elle expliqué.

  • Été 2018 : le projet européen de silver tech Activage lance son 1er appel à propositions

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité de l’été 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation en santé dans les domaines « acteurs » et « écosystème ».

    Le 31 juillet 2018, le projet européen Activage a lancé un premier appel à propositions (lien ci-contre). Le date limite de dépôt des dossiers est fixée au 31 octobre 2018.

    Activage, projet sélectionné sur la ligne d’appel « IoT- 01-2016: Large Scale Pilots » et doté d’un budget global de 20 millions d’euros, a pour but de contribuer au bien-être des personnes âgées et de leur permettre de rester indépendantes en vivant à leur domicile en toute sécurité par la mise en place de dispositifs reposant sur les technologies de l’IoT.

    Ce premier appel s’adresse essentiellement aux PME et aux start-ups mais aussi aux centres de recherche issus des États membres de l’Union européenne. Activage est mis en œuvre depuis 2017 et jusqu’en 2020 dans 9 sites de déploiement européens de 7 pays différents : la France (Grenoble), l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Finlande, la Grèce et le Royaume-Uni.

    Les bénéficiaires doivent développer des solutions IoT matures en utilisant l’écosystème IoT des sites de déploiements européens actuels pour mener leurs tests, leurs démonstrations et l’adoption du produit par le marché.

    Le budget de chaque projet est limité à 60 millions d’euros, avec un financement prévu jusqu’à 70 % au total.

    Les porteurs de projets peuvent bénéficier de l’aide du bureau d’assistance Activage pour préparer au mieux leur candidature et trouver des partenaires en envoyant un message à opencall@activageproject.eu (contact France : Laure Quintin, laure.quintin@minalogic.com).

  • Grand Ouest : le GCS Hugo et l’ICO connectés à une plateforme de big data commune

    Le Groupement de coopération sanitaire des hôpitaux universitaires du Grand Ouest (GCS Hugo) a annoncé le 26 juin 2018 le lancement d’un plan stratégique couvrant les quatre prochaines années.

    Le plan s’articule autour de 4 axes, dont le déploiement d’« une stratégie ambitieuse du Grand Ouest pour la production et le traitement de données hospitalières pour la recherche », prévoyant la connexion des cinq CHU du GCS Hugo et de l’Institut de cancérologie de l’Ouest (ICO) à une plateforme commune de big data avant la fin de l’été afin de favoriser la mise en place d’études cliniques et épidémiologiques.

    Les trois autres axes concernent :
    • le développement du partage d’expériences et de bonnes pratiques ;
    • le renforcement des complémentarités en soins, de l’enseignement et de la recherche ;
    • le maintien du positionnement international d’Hugo en matière de recherche.

    Le projet a été adopté par les établissements membres du GCS Hugo lors d’une assemblée générale.

    Axe e-santé (4ème) : répondre aux enjeux de demain par 1 stratégie interrégionale

    Le GCS prévoit « une stratégie ambitieuse du Grand Ouest pour la production et le traitement de données hospitalières pour la recherche ».

    Une plateforme commune de big data de santé

    Concrètement, cela se traduirait par la connexion des cinq CHU du GCS Hugo et de l’ICO à une plateforme commune de big data afin de favoriser la mise en œuvre d’études cliniques et épidémiologiques.

    1er axe : renforcer le partage d’expériences et de bonnes pratiques

    Afin d’atteindre cet objectif, le GCS a identifié différentes thématiques prioritaires, qui sont : la gestion des risques, le management et la politique de recherche.

    Il entend approfondir les collaborations avec le monde scientifique, les fondations et les écoles en particulier, mais aussi développer des partenariats avec des experts économiques par la mise en place d’ateliers visant à « croiser » les perspectives des différents acteurs, a précisé Laurence Jay-Passot, déléguée générale du groupement Hugo (source : APMnews).

    2ème axe : renforcer les complémentarités en soins, enseignement et recherche

    « Une stratégie concertée qui s’appuiera sur un travail de diagnostic partagé concernant les effectifs hospitalo-universitaires de chaque site » va être instaurée dans ce cadre, indique le communiqué du groupement de coopération sanitaire présentant le plan.

    Le GCS Hugo souhaite également mieux organiser les filières de soins et « éviter que les patients ne s’adressent à des établissements situés en dehors de l’inter-région ».

    Il continuera, par ailleurs, à promouvoir « la mutualisation d’outils et de diplômes partagés » par le biais, notamment, de lancements d’appels à projets.

    3ème axe : conforter le positionnement international d’Hugo en recherche

    Pour conserver la bonne place des Hugo au niveau mondial, le GCS va :

    • encourager la mise en réseau et la labellisation des acteurs de la recherche en s’appuyant sur le groupement interrégional de recherche clinique et d’innovation Grand Ouest (Girco Go) ;
    • investir dans la promotion de projets européens « en lien avec les compétences identifiées dans les universités, les régions et le Comité national de coordination de la recherche (CNCR) » ;
    • soutenir la recherche dans les domaines de la gestion des big data de santé, de la génomique et des soins primaires, en autres, secteurs prioritaires de l’inter-région.
  • Une croissance mensuelle de 3 % pour l’emploi en santé numérique depuis juillet 2016 (étude Jobflit)

    La plateforme Jobflit a publié le 13 juillet 2018 les résultats d’une étude révélant une croissance mensuelle de 3 % de l’emploi en santé numérique depuis juillet 2016. Ce bilan est tiré d’une analyse réalisée par le site sur près de 10 000 offres d’emploi dans la e-santé publiées en France au cours des 24 derniers mois.

    L’étude met par ailleurs en évidence l’importance de la place tenue par les grandes entreprises dans le domaine de la santé numérique – 50 % des offres émanent de ce type de structures – ainsi que le dynamisme de la télémédecine : la moitié des offres d’emploi publiées en e-santé concernent ce secteur, qui recrute plus de développeurs que de médecins.

    Bilan général : recrutement à la fin des stages et CDI

    « 9 948 offres d’emploi en e-santé ont été publiées en France ces 24 derniers mois », indique l’étude. Ce chiffre est en constante hausse : le marché de l’emploi en e-santé croît de 3 %, contre 2 % pour le marché de l’emploi total.

    Les profils professionnels les plus recherchés sont ceux des développeurs : 34 % des offres émises depuis 2016 les concernent, contre 33 % adressées aux médecins et 28 % aux commerciaux.

    En outre, 74 % des offres sont des CDI alors que dans l’ensemble du marché du travail français, seuls 51 % des contrats sont à durée indéterminée. Ces contrats peuvent par ailleurs être obtenus après un stage : 57 % des offres de stage ouvrent la voie à une embauche potentielle en fin de contrat.

    Prédominance de la télémédecine

    Sur les quatre domaines de la santé numérique (télé-santé, télémédecine, m-santé, dossiers électroniques) définis par Jobflit, c’est la télémédecine qui représente la part d’offres la plus importante, avec 51 % des offres émises depuis juin 2016 et une évolution mensuelle moyenne de 5 %.

    Les entreprises spécialisées dans les systèmes de dossiers numériques de santé arrivent en deuxième position, avec 30 % des offres et une croissance de 4 % sur la période étudiée.

    La santé sur mobile représente quant à elle 13 % des annonces d’emploi et une croissance de 8 %, contre 6 % des offres et de croissance pour le secteur de la télé-santé.

    Prédominance des grandes entreprises

    La e-santé constitue l’activité de plus de 1 000 organisations, qui s’avèrent être principalement de grandes entreprises : 45 % des offres d’emploi sont publiées par de grandes entreprises et cabinets de conseil, 40 % par des PME et 23 % par des start-ups.

  • #FASN : rendez-vous et faits marquants de la campagne

    La campagne « Faire Avancer la Santé Numérique » (#FASN) a été lancée en janvier 2015 par la société de conseil stratégique en e-santé Care Insight, dans l’optique de soutenir la filière e-santé et les acteurs investis dans la transformation numérique ainsi que dans l’amélioration du système sanitaire et médico-social.

    Elle s’articule à travers une plateforme d’information en ligne (lien ci-contre) et des rencontres régionales, « les 36 Heures Chrono ».

    Health & Tech Intelligence répertorie dans un dossier spécial tous les événements et faits marquants de la campagne #FASN.

  • Le Medef Finistère soutient Innoveo, le fonds de dotation pour l’innovation du CHRU de Brest

    Au cours de son université d’été annuelle, qui s’est tenue le 26 juin 2018 avec pour objectif d’échanger et de promouvoir le département, l’Union des entreprises du Finistère – Medef Finistère a soutenu Innoveo, le fonds de dotation pour l’innovation du CHRU de Brest.

    Cet événement organisé en partenariat avec de nombreux réseaux économiques, notamment avec le Centre des jeunes dirigeants et des clubs d’entreprises, a cette années été centré sur les enjeux du recrutement et des changements sociétaux mais aussi sur des alternatives possibles aux modèles économiques courants.
    Dans ce cadre et afin de sensibiliser les entreprises à la recherche médicale menée sur ce territoire et soutenir l’emploi dans le département, l’université d’été a soutenu financièrement Innoveo : deux tiers du prix de chaque billet d’entrée ont été remis au président du fonds, également directeur général du CHRU de Brest.

    Créé en 2016 par le CHRU, Innoveo reçoit les dons d’un millier de mécènes pour six projets de recherche, qui concernent la prise en charge des grands prématurés (déjà financé), la prévention de l’embolie pulmonaire et des fausses couches (déjà financé), la création d’une bio-banque, la prévention de la perte de la marche des enfants et la chirurgie de précision dans la pose de prothèse de hanche.
    En juin 2018, Innoveo a en outre lancé un appel à projets autour de la prévention et de la lutte contre le cancer ; une collecte de fonds sera menée à la rentrée prochaine.

    Au moyen de ces projets, ce fonds qui intervient comme une structure opérationnelle et de relais, vise en particulier à :
    • soutenir et financer toute innovation à même de bénéficier aux patients, toute recherche menée dans le cadre des axes d’excellence du territoire (mucoviscidose, etc.) et toute action pédagogique facilitant l’acquisition d’une expertise ;
    • permettre au CHRU de Brest de conserver son rayonnement international dans le champs de ses recherches ;
    • développer ou renforcer les collaboration entre société civile et communauté scientifique.

  • Données privées : l’Asso médicale australienne va rencontrer le ministre pour lever « toute ambiguïté »

    Le nouveau président de l’Association médicale australienne (AMA), Tony Bartone, a déclaré courant juillet 2018 avoir reçu des engagements écrits du ministre de la Santé, Greg Hunt, et du département de la Santé, assurant que les autorités policières n’auraient pas accès aux données répertoriées dans le dossier de santé numérique national, My Health Record (MyHR), en l’absence d’une ordonnance judiciaire.

    Dans une déclaration publiée en juillet 2018, l’Agence de la santé numérique australienne (ADHA), qui exploite le système MyHR, a déclaré qu’ »aucun document n'[avait] été publié au cours des six dernières années et [qu’]aucun ne sera publié à l’avenir sans une ordonnance du tribunal/du coroner ou d’un ordre similaire ».

    Tony Bartone a indiqué lors d’un événement organisé par le National Press Club (NPC) qu’il avait l’intention d’organiser une rencontre avec le ministre de la Santé, Greg Hunt, pour s’assurer que « toute ambiguïté [sur le sujet] soit levée ». Il a par la suite annoncé que le ministère l’avait contacté « pour organiser une réunion afin de discuter de tous les aspects du déploiement de My Health Record ».

    « La priorité de l’AMA a toujours été de soutenir [MyHR] et ses précurseurs pour les bénéfices cliniques importants qu’il apportera aux médecins, aux patients et au système de santé », a expliqué le président de l’association dans un communiqué publié à la suite de son discours. L’AMA a toujours été protectrice et vigilante quant à la confidentialité de la relation médecin-patient, et elle ne devrait pas être affectée [dans le cadre de l’implémentation du dossier de santé numérique]. Compte tenu du débat public cette semaine [sur les inquiétudes relatives à la création automatique d’un DMP pour tous les Australiens], j’appuie les appels lancés au gouvernement pour qu’il fournisse de solides garanties quant à la sécurité sur le long terme des [données privées recueillies sur] My Health Record. »

    L’opposition suggère la suspension du déploiement de MyHR

    « [Greg Hunt] s’est engagé à dissiper toute ambiguïté apparente dans la législation originale de 2012 avec une réponse qui comble les attentes de l’AMA », a précisé Tony Bartone.

    Le chef de l’opposition, Bill Shorten, a déclaré que, bien qu’il ait soutenu la mise en place de dossiers de santé numériques, le gouvernement fédéral devrait interrompre le développement de My Health Record, du moins provisoirement. « Je pense qu’il serait judicieux de la part du gouvernement de suspendre le déploiement du système [MyHR] jusqu’à ce que toutes les questions de confidentialité soient réellement traitées, a-t-il déclaré à la presse le 25 juillet 2018 (source : Computerworld.com.au). J’ai l’impression qu’ils ont consulté des professionnels de la santé mais que la communauté dans son ensemble ne sait pas qui aura accès [aux] dossiers. »

    My Health Record : aucune divulgation des données autorisée sans mandat

    La semaine du 23 juillet 2018, un article publié par la Bibliothèque du Parlement a fait valoir que l’article 70 de la loi sur l’établissement du système de My Health Record « [représentait] une diminution significative du seuil légal relatif à la divulgation de renseignements médicaux privés aux organismes d’application de la loi ».

    « À l’heure actuelle, à moins qu’un patient ne consente à la divulgation de ses dossiers médicaux ou que sa divulgation ne soit requise pour satisfaire aux obligations de signalement d’un médecin (par exemple en cas de suspicion d’abus sexuel sur un enfant), les organismes d’application de la loi peuvent seulement accéder aux dossiers d’une personne par l’intermédiaire de son docteur et avec un mandat, une citation à comparaître ou une ordonnance de cour », précise l’article.

    État de la législation sur la divulgation des données à un organisme d’application de la loi

    En vertu de l’article 70 de la loi sur My Health Record (My Health Records Act 2012), l’ADHA, en tant qu’opérateur du système MyHR, est autorisée à divulguer des données à un organisme d’application de la loi s’il « croit » que cette divulgation est « raisonnablement nécessaire » pour :

    • « la prévention, la détection, l’investigation, la poursuite ou la répression des infractions pénales, des violations d’une loi imposant une sanction ou des infractions à une loi prescrite » ;
    • « l’application des lois relatives à la confiscation des produits du crime » ;
    • « la préservation des recettes publiques » ;
    • « la prévention, la détection, la réparation d’un acte sérieusement répréhensible ou prescrit [ou l’investigation relative à cet acte] » ;
    • «la préparation ou la conduite d’une procédure devant une cour ou un tribunal, ou l’exécution des ordonnances d’une cour ou d’un tribunal».

    L’article spécifie que l’Agence de la santé numérique australienne a déclaré que sa politique d’exploitation des données exigeait l’utilisation d’un mandat pour permettre la divulgation d’informations alors que la législation nationale ne l’impose pas.

    Le Parti travailliste demande une prolongation de la période permettant de se retirer de MyHR

    Au cours de la semaine du 23 juillet 2018, Catherine King, porte-parole sur les questions de santé du Parti travailliste (Labor), a demandé une prolongation de la période de trois mois au cours de laquelle les citoyens australiens peuvent se retirer du système My health Record (opt-out option). Ceux qui ne manifestent pas leur volonté de retrait du système auront un dossier à leur nom automatiquement créé.

  • Médecins généralistes et éditeurs de logiciels s’allient pour structurer le dossier médical

    Le Collège de la médecine générale (CMG) et la Fédération des éditeurs d’informatique médicale et paramédicale ambulatoire (FEIMA) ont annoncé dans un communiqué commun daté du 5 juillet 2018 la formation d’un groupe de travail destiné à favoriser une meilleure structuration du dossier médical informatisé et l’environnement numérique des médecins généralistes.

    Cette décision fait suite à la rencontre des deux organisations autour de la situation problématique de l’informatique professionnelle en médecine générale, le 4 avril 2018, qui avait permis d’identifier des thématiques de travail communes telles que la structuration des dossiers médicaux numériques, la stabilisation de l’environnement informatique en médecine générale, l’accès aux médecins généralistes à une information scientifique numérique sûre et le développement de services à valeur d’usage.

    Aussi, le CMG et la FEIMA ont décidé de mettre en place un groupe de travail afin d’améliorer en particulier la structuration du dossier médical et les outils numériques à disposition des médecins généralistes.

    Pour atteindre rapidement (pour la Rosp 2019) ces objectifs, deux axes de réflexion et d’action ont été retenus.
    Le premier concerne la gestion et le suivi des indicateurs de la rémunération sur objectif de santé publique (Rosp), qui devraient être structurés dans le dossier médical et formalisés.
    Le second porte sur les référentiels de bonnes pratiques (EBM), dont le respect par les éditeurs de logiciels médicaux pourrait soutenir le développement de services d’aide à la décision médicale, notamment au bénéfice des patients (amélioration de la qualité des soins).

  • Former à la e-santé : nouvelles formations et initiatives pédagogiques en santé numérique

    En 2018, on assiste à une multiplication des formations spécialisées en e-santé.

    Quelques semaines avant la rentée universitaire 2018-2019, Health & Tech Intelligence propose dans le dossier « Nouvelles formations et initiatives pédagogiques en e-santé » (lien ci-contre), un retour sur quelques exemples de cursus innovants ou d’actions de promotion de l’enseignement en santé numérique.

    Ce dossier est articulé en 3 axes.
    D’abord, quelques exemples de nouvelles formations en santé numérique créées par des Universités françaises sont exposés. Il s’agit en particulier de formations diplômantes telles que des masters ou des diplômes universitaires (DU) dont les enseignement sont dispensés à Caen, Lille, Bordeaux ou Paris.
    Puis, des initiatives émanant d’organismes privés français tels que des groupements d’écoles d’ingénieurs privées et des organismes proposant des formations à distance de type MOOC sont citées. 
    Enfin, afin de replacer ces créations françaises dans le contexte international, quelques exemples d’actions étrangères sont rappelés.