Articles

  • Note aux abonnés : Pause estivale et reprise des publications le 1er septembre 2025, avec un bilan des faits marquants, et notre étude sur l’IA en ophtalmologie

    Chers abonnés,

    L’équipe Health & Tech Intelligence vous souhaite d’excellentes vacances !

    📌 Rendez-vous dès le lundi 1er septembre pour la reprise de la couverture quotidienne du numérique en santé.

    Au programme de la rentrée :

    • 🔎 Pour ne rien manquer du secteur, la reprise des publications s’ouvrira par une rétrospective des faits marquants de l’été (actualités, opérations de marché, nominations, textes au Journal Officiel, rapports).
    • 👁️ Les prochaines études :
      • L’impact du numérique en santé en Ophtalmologie (3 septembre)
      • L’intelligence artificielle aux urgences (10 septembre)
      • IA et prévention : Cap santé populationnelle (17 septembre)

    D’ici là, votre plateforme H&TI reste accessible pour consulter l’ensemble des contenus :

    • Les derniers articles.
    • Les études thématiques.
    • Les bases de données et les cartographies.

    🙏 Vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre , et toute l’équipe vous remercie chaleureusement pour votre fidélité.

    Passez un été agréable et ressourçant ☀️

    À très bientôt,

    L’équipe Health & Tech Intelligence, by Care Insight

    L’occasion de (re)découvrir les dernières études thématiques :

    🤖 Le développement de la robotique chirurgicale en France 👉 Robotique chirurgicale : transformations, enjeux et perspectives de la robotique et de l’intelligence artificielle en France

    L’intégration de la robotique et de l’IA accélère la transformation du paysage chirurgical français, en quête de performance, d’accessibilité et de souveraineté technologique. Malgré des progrès prometteurs, de nombreux défis persistent : disparités d’accès, coût élevé, encadrement juridique, et formation des professionnels. S’appuyant sur des initiatives nationales telles que « France 2030 » et des avancées internationales, Health & Tech Intelligence examine les transformations structurelles, les enjeux organisationnels, économiques et éthiques.

    ❤️L’usage l’intelligence artificielle dans l’hypertension 👉Hypertension : De nombreux cas d’usage existants mais peu de solutions utilisées en France

    L’hypertension artérielle (HTA) représente un enjeu de santé publique en France avec près de 17 millions d’adultes concernés, dont plus de 6 millions ignorent encore leur maladie. Cette pathologie silencieuse, première maladie chronique du pays, demeure souvent diagnostiquée tardivement, entraînant chaque année 55 000 décès et générant des coûts substantiels pour le système de santé. L’émergence de solutions innovantes comme l’intelligence artificielle (IA), le diagnostic sans contact via caméra ou analyse vocale, ainsi que l’utilisation de jeux sérieux pour l’éducation thérapeutique, laisse entrevoir une nouvelle ère pour le dépistage et le suivi des hypertendus. 

    💶 Analyse des dernières levées de fonds du numérique en santé 👉Levées de fonds du second semestre : 191,1 millions de financement, +76% par rapport au T1 2025

    Au T2 2025, les levées de fonds en healthtech française atteignent 191,1 M€ (+76 %), portées par l’IA (96 % des investissements, Nabla : 60 M€, Wandercraft : 65,5 M€). Côté Fusacq Life & Soft est racheté par SeqOne, et côté difficultés financières Carmat, Livmed’s, Quantum Genomics font face à des manques très importants de liquidités.

    🌍Après l’hexagone, faites un tour d’horizon du numérique en santé en Afrique 👉 Santé numérique : comment le Rwanda, le Sénégal et l’Afrique du Sud posent les bases d’un modèle continental ?

    En Afrique subsaharienne, la santé numérique passe à la vitesse supérieure. Trois pays se démarquent : le Rwanda, le Sénégal et l’Afrique du Sud. Portés par la connectivité mobile et l’émergence d’écosystèmes innovants, ils posent les fondations d’un système de soins plus connecté.

    🚶Dans quelle mesure le numérique impact-t-il la prise en charge de l’obésité ?👉 Près d’un Français sur cinq touché : l’obésité, un enjeu de santé publique à réinventer par le numérique et l’IA

    L’obésité touche 18% des adultes en France, générant un coût de 12,7 milliards d’euros. L’IA et les solutions digitales facilitent la prévention et le suivi, mais leur déploiement est freiné par le manque de formation et de coordination.

    🚨Les prochains événements à ne pas manquer 

    📅 29 août – RDV annuel des Datatransformeurs – Saison 3

    🕘 9h – 17h30 | 📍 Hôpital des Quinze-Vingts, Paris

    La 3ᵉ édition réunira experts, porteurs de projets, patients, start-ups et institutions pour construire l’avenir des données de santé.
    Au programme :

    • 4 ateliers thématiques
    • Retours terrain inspirants
    • Idées concrètes à activer

    👉 Il reste que quelques places : inscrivez vous dès maintenant !

    📅 25 septembre – Conférence « Vérités contre Idées reçues »

    🕔 17h – 20h | 📍 Société de Géographie, 184 boulevard Saint-Germain, Paris 6ᵉ
    🍸 Suivi d’un cocktail dînatoire

    Proposée par AIA Life Designers et l’Association des Alumni et Amis de l’AP-HP (3A), cette conférence ouvre un espace de réflexion et de dialogue autour des grands enjeux actuels de la santé :

    • Architectures pour un monde en mutation
    • Regards intellectuels, politiques et sociétaux
    • Propositions technologiques, environnementales et organisationnelles efficientes

    🎟️ Inscription gratuite mais obligatoire : S’inscrire ici

  • AMI IA publique : ArKhn, Gleamer et Nabla retenus pour transformer la documentation et le diagnostic médical

    Sélectionnées pour moderniser le service public

    L’appel à manifestation d’intérêt (AMI) « Solutions d’intelligence artificielle pour le public », conduit au printemps 2025 par la Direction générale des Entreprises (DGE) et la Direction interministérielle du Numérique (Dinum), avait pour objectif d’identifier des solutions déjà opérationnelles et intégrables aux systèmes d’information des administrations. Parmi les lauréats, plusieurs entreprises du numérique en santé illustrent la dynamique de l’écosystème français :

    • ArKhn -Arkhn Assistant : solution applicative hébergeable en SecNumCloud et on‑premise, destinée à automatiser la rédaction médicale pour améliorer la qualité des documents et libérer du temps soignant.
    • Gleamer – Gleamer Copilot : suite applicative d’IA pour accélérer les diagnostics sur radiographie, scanner et IRM, basée sur la vision par ordinateur et la prédiction.
    • Nabla Technologies – Assistant médical IA Nabla : assistant applicatif d’IA conçu pour automatiser la documentation médicale grâce à des fonctionnalités de synthèse, résumé et interface conversationnelle.

    Enjeux pour les établissements de santé

    • Réduction de la charge administrative : ArKhn et Nabla ciblent l’automatisation des comptes rendus médicaux et la documentation clinique.
    • Amélioration des diagnostics : Gleamer propose une suite IA pour l’imagerie, destinée à accélérer et fiabiliser les évaluations.
    • Sécurité et souveraineté : Arkhn offre une compatibilité avec un hébergement SecNumCloud ou on‑premise, critère clé pour les données de santé.

    Septembre 2025 : administrations et lauréats se réunissent pour définir les cas d’usage de l’IA en santé

    En septembre 2025, une rencontre entre administrations et lauréats permettra d’identifier les cas d’usage prioritaires et les modalités de déploiement. La Mission French Tech et la Direction des achats de l’État accompagneront les entreprises pour faciliter leur intégration au sein des services publics de santé. La DGE documentera les retours d’expérience et la Dinum poursuivra le recensement des besoins d’IA dans le système de santé.

  • Etude américaine : ChatGPT réduit le temps de revue des critères d’éligibilité aux essais cliniques

    De 40 minutes à 3 minutes : ChatGPT accélère la revue des dossiers 

    L’équipe du UT Southwestern Medical Centre aux États-Unis a testé les modèles ChatGPT 3.5 et 4.0 sur les dossiers de 35 patients déjà inclus dans un essai de phase 2 en oncologie, ainsi que sur un échantillon de 39 patients non éligibles.

    Résultat : les temps de revue sont passés de 40 minutes en moyenne par dossier à 1,4 à 3 minutes avec ChatGPT 3.5, et de 7,9 à 12,4 minutes avec GPT‑4. Les coûts par patient se situent entre 0,02 $ et 0,03 $ pour GPT‑3.5, et 0,15 $ à 0,27 $ pour GPT‑4.

    20 % des essais cliniques du NCI échouent faute de recrutement

    Si GPT‑4 s’est révélé plus précis que GPT‑3.5, il reste plus lent et plus coûteux. Ces outils peuvent aider à identifier des patients pour les essais, surtout lorsque les critères sont flexibles, mais ne remplacent pas un contrôle humain, notamment lorsque toutes les conditions doivent être strictement respectées.

    Jusqu’à 20 % des essais cliniques affiliés au National Cancer Institute (NCI) échouent faute de patients recrutés. Outre des coûts supplémentaires et des retards, ces échecs compromettent la robustesse des résultats. Une partie du problème tient à la difficulté d’analyser les données non structurées contenues dans les dossiers médicaux électroniques, comme les notes cliniques. Les chercheurs estiment que les LLM pourraient aider à pré‑sélectionner les candidats avant une revue manuelle.

    Le même groupe travaille également sur GeoDL, un système de deep learning capable de générer en 35 millisecondes des estimations tridimensionnelles de doses de rayonnement à partir de scanners CT et de données de traitement. Cette technologie permettrait aux chirurgiens d’adapter en temps réel la radiothérapie pendant l’intervention.

  • France : 43 critères pour encadrer l’éthique des systèmes d’IA médicale

    43 critères pour garantir transparence et équité

    La Délégation au numérique en santé (DNS), via sa cellule Éthique et le groupe de travail GT3, publie un guide de 43 critères destinés aux fournisseurs de systèmes d’intelligence artificielle en santé. Il s’appuie sur trois ans de travaux collaboratifs (2023-2025), incluant analyses comparatives, concertation publique et alignement avec l’AI Act, entré en vigueur le 1er août 2024. Le but est de soutenir l’innovation tout en assurant la confiance des soignants et des patients.

    Chaque critère est rattaché aux valeurs du Cadre de l’éthique du numérique en santé (CENS) : bienfaisance, non-malfaisance, autonomie, justice/équité et écoresponsabilité.
    Le guide couvre toutes les étapes du cycle de vie d’un SIA : cadrage, collecte et traitement des données, construction et évaluation des algorithmes, déploiement, suivi et amélioration continue.

    Parmi les mesures phares :

    • Création d’un comité scientifique et éthique dès la phase de cadrage.
    • Collecte proportionnée des données, en veillant à leur représentativité et à la réduction de l’empreinte environnementale.
    • Explicabilité et traçabilité des décisions algorithmiques, avec possibilité de désactivation par l’utilisateur.
    • Dispositifs spécifiques pour prévenir les risques liés à l’IA générative (plagiat, hallucinations, restitution de données sensibles).

    Un guide aligné sur RGPD, MDR, UNESCO et OMS

    Le guide a été confronté aux principaux labels d’éthique de l’IA (Labelia, Ethical AI, Ethik-IA, Ekitia). Résultat : des taux de recouvrement variables, de 16 % à 82 %, révélant à la fois des convergences et des compléments. Il reprend aussi les exigences du RGPD, du Medical Device Regulation (MDR) et des recommandations de l’UNESCO et de l’OMS sur les grands modèles de langage. Au‑delà de la conformité, la DNS insiste sur l’élaboration de ressources pédagogiques co‑construites avec les utilisateurs finaux, pour favoriser une compréhension critique des outils d’IA et prévenir la dépendance. Le guide n’est pas juridiquement opposable, mais certains de ses critères pourraient être repris dans des référentiels sectoriels obligatoires, à l’image de ceux déjà déployés pour la téléconsultation.

    Délégation au numérique en santé (DNS). (2025, juillet). Guide d’implémentation de l’éthique dans les systèmes d’intelligence artificielle en santé (Travaux du GT3 de la cellule Éthique du numérique en santé). Ministère de la Santé et de la Prévention.

  • Santé publique France expérimente l’IA générative de Mistral AI pour ses missions de surveillance et de prévention

    Expérimenter l’IA générative pour améliorer la collecte et le traitement des données

    Santé publique France a engagé l’intégration de l’IA dans son programme de travail, avec l’objectif d’optimiser ses missions. L’agence expérimente actuellement le modèle développé par la société française Mistral AI pour renforcer la surveillance épidémiologique et améliorer la conduite des enquêtes en santé. Cet outil doit permettre d’accélérer la collecte, le traitement de données, et de produire des synthèses exploitables plus rapidement. Pour la directrice générale, Dr Caroline Semaille, cette collaboration s’inscrit dans une dynamique d’innovation plus large. Elle rappelle qu’un Lab Innovation a été lancé en parallèle, consacré à la surveillance, à la prévention et à l’évaluation des interventions de santé publique.

    L’IA de Mistral AI s’inscrit dans la modernisation des infrastructures technologiques de l’agence. Elle vise notamment à renforcer l’agilité opérationnelle face à des situations sanitaires complexes. « Cet outil nous fait gagner un temps précieux pour développer nos programmes analytiques », explique Johnny Platon, data scientist à la Direction DATA.

    Un déploiement encadré

    Santé publique France souligne que l’usage du Chat Mistral AI s’effectue dans un cadre sécurisé. Aucune donnée sensible n’est aujourd’hui mobilisée. Par ailleurs, l’agence prépare la mise en place de ses propres infrastructures de calcul haute performance. L’objectif est de garantir un hébergement local et souverain des modèles d’IA, afin d’assurer la confidentialité et la maîtrise des traitements appliqués aux données de santé publique.

  • La Corée du Sud lance une application IA pour la télésurveillance des troubles dépressifs

    6,2 % de prévalence dépressive : Séoul mise sur l’IA et la TCC avec MentalCare-K

    Le gouvernement sud-coréen a déployé en juillet 2025 MentalCare-K, une application mobile nationale gratuite, fondée sur l’intelligence artificielle (IA) et la thérapie cognitive comportementale, destinée à la télésurveillance des troubles dépressifs. La dépression constitue une priorité de santé mondiale. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle affecte plus de 280 millions de personnes dans le mode. En Asie et notamment en Corée du Sud l’accélération des transitions sociales et numériques a contribué à une hausse importante des troubles anxiodépressifs, notamment chez les jeunes adultes :

    1 psychiatre pour 9 300 habitants et 45 jours d’attente

    Les méthodes classiques, incluant entretiens psychiatriques, psychothérapie et médicaments, font face à trois obstacles majeurs :

    • Pénurie de psychiatres, surtout en zones semi-rurales
    • Délai moyen de consultation supérieur à 45 jours
    • Stigmatisation culturelle persistante autour de la santé mentale

    Prévention du suicide : l’application sud-coréenne détecte les signaux faibles grâce au suivi du sommeil, de la mobilité et des interactions

    Développée par un consortium autour de l’université  Yonsei , MentalCare-K intègre une IA comportementale hybride pour optimiser le suivi et l’intervention précoce.

    Fonctionnalités clés :

    • Suivi passif des comportements via smartphone (analyse du sommeil, mobilité, interactions sociales)
    • Modules de thérapie cognitive et comportementale guidés par IA, avec coaching validé cliniquement
    • Alertes en temps réel aux médecins en cas de risque suicidaire détecté par algorithmes prédictifs

    Une extension prévue vers le Japon et l’Indonésie

    D’ores et déjà, plus de 400 utilisateurs actifs ont été enregistrés en Corée du Sud. Le consortium de recherche sud coréen visent un million d’utilisateurs actifs d’ici fin 2025, avec une extension prévue dès 2026 vers le Japon et l’Indonésie.

     

  • Le Royal Marsden lance une plateforme nationale d’imagerie radiologique propulsée par l’IA, soutenue par le NIHR

    Première infrastructure d’IA radiologique pour la recherche en cancérologie

    Le Royal Marsden NHS Foundation Trust s’associe à NTT Data et CARPL.ai pour déployer une infrastructure au Royaume-Uni dédiée à la recherche en cancérologie par intelligence artificielle. Objectif : améliorer la précision des diagnostics et accélérer l’accès aux traitements.

    Le projet, présenté comme la première plateforme britannique à grande échelle d’analyse radiologique par IA dédiée à la recherche sur le cancer, est porté par le Royal Marsden en collaboration avec NTT Data Group, spécialiste de la transformation numérique, et CARPL.ai, acteur de l’intelligence artificielle appliquée à l’imagerie médicale. Il repose sur une infrastructure MLOps conçue par NTT Data, qui héberge la plateforme de CARPL.ai, déjà dotée d’un ensemble d’algorithmes d’analyse d’images médicales. Ce socle permettra aux équipes de recherche d’évaluer des modèles d’IA sur plusieurs localisations cancéreuses, dont les sarcomes, les cancers du poumon, du sein, du cerveau et de la prostate.

    Le Radiology and AI Research Hub lance deux projets sur les sarcomes et le cancer du sein

    Le développement de cette plateforme est financé via une subvention triennale accordée par le National Institute for Health and Care Research (NIHR). Elle sera utilisée à des fins de recherche au sein du Royal Marsden Hospital et de l’Institute of Cancer Research (ICR), avec pour finalité de soutenir les décisions cliniques et d’influencer les futurs standards de diagnostic et de prise en charge thérapeutique.

    L’ensemble s’inscrit dans le cadre du Radiology and Artificial Intelligence Research Hub du Royal Marsden, financé par la Royal Marsden Cancer Charity. Ce hub réunit cliniciens et chercheurs autour de projets visant à exploiter les données d’imagerie radiologique. Deux projets en cours s’y intègrent déjà : RADSARC-R, dédié à l’amélioration du diagnostic des sarcomes, et AI-BRACE, centré sur le cancer du sein.

     

  • Radiologie : le CNP rejette les conclusions de la CNAM et de l’IGF-IGAS

    60 % des passages aux urgences nécessitent un examen d’imagerie

    Le CNP dénonce une vision comptable menaçant l’accès et la qualité des soins

    Le Conseil National Professionnel (CNP) de radiologie et imagerie médicale, qui rassemble toutes les composantes de la radiologie française, a vivement réagi au dernier rapport « charges et produits » de la CNAM et à celui de l’IGF et de l’IGAS sur la « pertinence et efficience des dépenses de radiologie » . Les radiologues dénoncent des constatations jugées inexactes et des recommandations qui menaceraient l’accès, la qualité et la sécurité des soins.

    Le CNP rappelle que la radiologie constitue une activité de soins essentielle : dépistage, diagnostic, radiologie interventionnelle, suivi des maladies chroniques. Plus de 60 % des patients pris en charge en urgence nécessitent un bilan radiologique dès leur arrivée, permettant de réduire la durée de passage aux urgences. Le CNP souligne aussi le rôle central des radiologues dans les réunions de concertations pluridisciplinaires, notamment en cancérologie.

    Le CNP déplore l’inapplication du décret de 2022

    Le communiqué insiste sur la place de la radiologie interventionnelle, peu abordée dans les rapports officiels. Cette discipline contribue à la prise en charge des cancers, pathologies cardiovasculaires, neurovasculaires et traumatologiques. Depuis 2017, près d’un quart des internes complète sa formation par une option de Radiologie Interventionnelle Avancée (RIA). Les représentants regrettent que le décret d’autorisation de 2022 ne soit toujours pas appliqué.

    Le CNP souligne la nécessité d’un renouvellement régulier du parc d’imagerie pour garantir diagnostics précoces et réduction de l’exposition aux rayonnements. Les auteurs alertent aussi : sans modèle économique adapté, l’ambition de la France de devenir leader en intelligence artificielle médicale risque l’échec.

    Le CNP réclame plus de médecins formés pour répondre aux besoins croissants

    Autre préoccupation : le manque de radiologues. Le CNP appelle à augmenter les capacités de formation pour répondre aux besoins croissants liés au vieillissement et aux recommandations internationales. Les représentants dénoncent également la financiarisation du contrôle des plateaux techniques et la progression des actes réalisés par des firmes de téléradiologie commerciale, jugée dégradante pour la spécialité et dépourvue de contrôle de pertinence.

    Le communiqué est signé par plusieurs responsables : Pr Louis Boyer (CNP/G4), Pr Marie-France Bellin (SFR), Dr Jean-Philippe Masson (FNMR), Dr Thomas Martinelli (SRH) et Pr Christophe Aubé (CERF). Ensemble, ils affirment leur refus de voir leur discipline réduite à une lecture économique, loin de la réalité des soins quotidiens.

    Le CP annonce qu’un argumentaire plus détaillé sera prochainement publié.

  • Agents IA : un potentiel de 450 Mds $ d’ici 2028, mais seulement 2 % des entreprises les déploient à grande échelle

    Confiance en baisse : de 43 % à 27 % pour les agents d’IA totalement autonomes

    L’étude “Rise of agentic AI: How trust is the key to human-AI collaboration”, menée auprès de 1 500 dirigeants de grandes entreprises dans 14 pays, montre un paradoxe. Malgré un potentiel estimé à 450 milliards de dollars de retombées économiques d’ici 2028, seules 2 % des organisations ont déployé des agents d’IA à grande échelle. Deux dirigeants sur cinq jugent que les risques dépassent les bénéfices, citant des inquiétudes sur la confidentialité, les biais et le manque d’explicabilité. Néanmoins, les entreprises ayant déjà mis en place ces agents affichent une confiance supérieure de 10 points à la moyenne.

    Plutôt qu’un remplacement total, le modèle privilégié devient celui d’une collaboration. Près de 60 % des organisations prévoient de mettre en place dans les 12 prochains mois des équipes hybrides, combinant agents et collaborateurs. Les bénéfices attendus incluent une hausse de 65 % de l’engagement humain dans les tâches à forte valeur ajoutée, un gain de 53 % en créativité et une amélioration de 49 % de la satisfaction des collaborateurs.

    IA agentique : 80 % des entreprises jugent leur infrastructure encore immature

    25 % des processus pourraient être confiés à des agents d’IA en 2028

    Malgré l’enthousiasme affiché par 93 % des dirigeants, 80 % des entreprises pointent une infrastructure encore immature et près de quatre sur cinq un niveau insuffisant de préparation des données.
    D’ici 2026, seules 15 % des fonctions devraient intégrer des agents IA à un niveau semi-autonome ou autonome, un taux qui pourrait atteindre 25 % en 2028. Les premiers usages se concentreront sur le service client, l’informatique et les fonctions commerciales, avant de s’étendre aux opérations, à la R&D et au marketing. Le rapport appelle à dépasser l’effet de mode et à repenser les processus et modèles économiques. L’accent est mis sur la transformation organisationnelle et sur la recherche d’un équilibre entre autonomie des agents et implication humaine.

    Recommandations de Capgemini

    Pour dépasser l’effet de mode et passer à une adoption durable, Capgemini identifie plusieurs pistes :

    • Repenser les processus et les modèles économiques : Les entreprises doivent adapter leurs workflows afin d’intégrer les agents d’IA non comme de simples outils, mais comme membres d’équipe capables de gérer des processus de bout en bout.
    • Transformer l’organisation et les compétences : L’étude souligne la nécessité de réorganiser les structures pour accueillir ce nouvel acteur numérique :
      • Réallouer les responsabilités.
      • Intégrer les agents au sein de binômes humains-IA.
      • Mettre en place des programmes de reskilling pour limiter l’anxiété des employés (61 % d’entre eux redoutent un impact sur leur emploi).
    • Trouver l’équilibre entre autonomie et supervision humaine : Capgemini recommande un déploiement progressif, privilégiant les niveaux intermédiaires d’autonomie. L’objectif : garder les humains dans la boucle tout en augmentant la productivité et la créativité.
    • Consolider les fondations technologiques et de données : Avec plus de 80 % des entreprises signalant une infrastructure immature et moins d’une sur cinq se disant prête sur le plan de la donnée, l’institut insiste sur la priorité à donner à la qualité et à la gouvernance des données.
    • Intégrer éthique et transparence dès la conception : La mise en place de garde-fous (explicabilité, sécurité, respect de la vie privée, lutte contre les biais) est jugée essentielle pour instaurer la confiance et permettre aux agents d’atteindre un niveau d’autonomie plus élevé.

     

  • USA : UPMC et Redesign lancent Glimmer Health pour soutenir les médecins face aux douleurs chroniques des patients

    Un quart des Américains souffrent de douleurs chroniques

    UPMC Enterprises et Redesign Health annoncent la création de Glimmer Health, une nouvelle startup destinée à améliorer la prise en charge de la douleur chronique. Cette initiative ambitionne de pallier la pénurie de spécialistes, et de s’intégrer dans les pratiques de soins primaires. Aux États-Unis, un adulte sur quatre souffre de douleurs chroniques, en revanche il n’existe qu’un spécialiste pour environ 20 000 patients concernés. Glimmer propose aux médecins généralistes une solution numérique combinée à une équipe d’infirmières praticiennes formées à la gestion de la douleur. Ces professionnelles interviennent directement dans les cabinets, sur orientation médicale, et collaborent avec les praticiens pour développer des plans de soins personnalisés.

    Téléconsultation, soutien comportemental, coordination : le modèle de Glimmer Health se déploie 

    Selon le Dr Ajay Wasan, directeur médical de Glimmer et vice-président du département de médecine de la douleur à l’UPMC, environ 15 à 20 % des consultations de médecine générale concernent la douleur. Le modèle de Glimmer, fondé sur l’expérience des cliniques de l’UPMC, vise à alléger cette charge via une approche multimodale :

    • Téléconsultation spécialisée.
    • Soutien en santé comportementale.
    • Ressources pédagogiques.
    • Et coordination des parcours de soins.

    Glimmer Health choisit un déploiement dirigé par les médecins

    Contrairement à d’autres entreprises comme Sword Health ou Hinge Health, qui ont d’abord ciblé les employeurs et les organismes payeurs, Glimmer mise sur une stratégie de déploiement dirigée par les médecins. Ryan Schneiter, directeur général de Redesign Health, souligne que l’alliance entre expertise clinique et innovation technologique permet de combler un vide dans le système de santé américain.

    Déployée en premier lieu au sein du réseau UPMC, la solution Glimmer vise un élargissement progressif à l’échelle nationale. L’équipe opérationnelle comprend infirmières, gestionnaires de soins et travailleurs sociaux, tous formés à la douleur chronique. Le suivi patient s’intègre dans le dossier médical existant.