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  • Psychiatrie : l’Unafam remet 48 propositions au ministre Yannick Neuder

    Le 10 juillet, l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam) a présenté ses recommandations au ministre de la Santé et de l’Accès aux soins, Yannick Neuder. Après son manifeste pour l’abolition de la contention, l’association décline ses propositions selon trois priorités : agir précocement, promouvoir le rétablissement, rendre effectifs les droits.

    Vers un plan santé mentale et psychiatrie

    L’Unafam appelle à un plan interministériel sur le modèle des Plans Cancer ou Autisme, articulant prévention, soins et accompagnement dans la société. Selon elle, de nombreuses mesures, telles que l’éducation thérapeutique, la pair-aidance ou les équipes mobiles à domicile, pourraient être financées à moyens constants grâce à un transfert vers l’ambulatoire, réduisant de 50 % les hospitalisations complètes.

    Agir précocement : réduire l’errance et favoriser le diagnostic

    Pour 75 % des personnes vivant avec des troubles psychiques, le diagnostic intervient après plusieurs années. L’Unafam rappelle que la précocité de la prise en charge conditionne le pronostic. Elle propose notamment :

    • La création de numéros nationaux accessibles au grand public pour informer et orienter.
    • Le déploiement des Premiers Secours en Santé Mentale auprès de la population générale.
    • Une formation renforcée en psychiatrie pour les médecins généralistes et les pédiatres.
    • L’augmentation des centres spécialisés et des équipes mobiles pour les pathologies sévères.

    Promouvoir le rétablissement grâce à une psychiatrie ancrée dans la communauté

    L’association souligne que l’hospitalisation ne devrait pas constituer la principale porte d’entrée dans le soin. Elle appelle à une réorganisation territoriale de l’offre, fondée sur la proximité et la continuité. Les mesures proposées incluent :

    • Un accès rapide aux consultations spécialisées et la mise en place d’équipes de soins à domicile.
    • Une offre structurée de réhabilitation psychosociale.
    • Le développement de la psychoéducation pour les familles.
    • La reconnaissance et l’intégration réglementaire de la pair-aidance.

    Rendre effectifs les droits : dignité et alliance thérapeutique

    Alors que le Conseil de l’Europe a déjà alerté sur la difficulté d’accès aux droits pour les personnes vivant avec des troubles psychiques, l’Unafam dénonce des pratiques persistantes jugées contraires à la dignité. Elle recommande :

    • L’abolition de la contention, qualifiée de traitement inhumain par l’ONU.
    • La formation des soignants aux droits des patients et aux principes de la démocratie sanitaire.
    • La fin des mises en pyjama et des interdictions systématiques de téléphones et de visites.
    • Une meilleure association des familles, avec l’accord du patient, pour soutenir le parcours de soins.

    « Nous pouvons et devons modifier en profondeur le système de soins en psychiatrie », conclut l’association.

    Unafam. (2025). Santé mentale et psychiatrie 2025 : La note de position de l’Unafam sur les soins. [PDF]. Unafam. https://www.unafam.org/sites/default/files/fichiers-joints/06-2025/NoteDePositionSoins.pdf

  • Données synthétiques en santé : un sondage du Health Data Hub et de l’Inria pour cartographier les usages

    Alors que l’accès aux données de santé reste complexe, un sondage national vise à recenser les pratiques et besoins autour des données synthétiques pour la recherche, la formation et l’expérimentation en santé numérique.

    Un contexte de contraintes fortes sur les données de santé

    Face aux contraintes réglementaires qui limitent l’accès aux données réelles, les données synthétiques (jeux de données créés artificiellement par des modèles statistiques ou des algorithmes, souvent basés sur l’IA, et qui ont pour but d’imiter la structure et les propriétés des données réelles) représentent une solution alternative. Elles reproduisent certaines caractéristiques statistiques de données de santé existantes, tout en évitant de contenir des informations personnelles. Leur usage est envisagé pour la recherche, la formation ou encore les phases exploratoires de projets numériques en santé.

    Le Health Data Hub et l’Agence du programme santé numérique d’Inria ont lancé un sondage à destination des acteurs impliqués dans la production, l’expérimentation ou l’utilisation de données synthétiques. L’objectif est triple :

    • Mieux comprendre les pratiques actuelles.
    • Identifier les besoins de l’écosystème.
    • Et valoriser les initiatives déjà déployées.

    Les résultats doivent permettre de construire une vision commune et de nourrir des actions pour soutenir le développement de ces pratiques.

    Des initiatives déjà disponibles

    Plusieurs jeux de données synthétiques sont accessibles à la communauté :

    • CHU de Nantes : sept jeux de données issus de son entrepôt hospitalier, dans le cadre d’un projet pilote sur les facteurs de rupture d’anévrisme.
    • Health Data Hub (SNDS) : une base synthétique construite selon le schéma de la base principale du SNDS 2019, simulant environ 50 patients fictifs.
    • Health Data Hub (Top Diabète) : une base dédiée, créée dans le cadre de l’implémentation de l’algorithme Top Diabète, selon la cartographie des pathologies CNAM (version G8).

    Cette enquête devrait contribuer à consolider un socle de pratiques partagées et à renforcer la disponibilité de jeux de données adaptés aux besoins des chercheurs et porteurs de projets en santé numérique. Le Health Data Hub invite les acteurs à signaler d’autres ressources pour enrichir le référencement existant.

  • ICOPE : vers 2 millions de seniors dépistés d’ici 2027

    Icope (Integrated Care For Older People) est un programme à vocation internationale, destiné à repérer précocement les premiers signes de fragilité et de perte d’autonomie chez les seniors de 60 ans et plus. L’objectif est de leur proposer une prise en charge adaptée, afin d’éviter ou de retarder leur perte d’autonomie.

    Expérimentation du programme depuis 2020 : 77 000 seniors déjà suivis en France

    La démarche ICOPE s’adresse aux seniors considérés comme autonomes de 60 ans et plus. Son déroulement comprend 5 étapes :

    • Dépistage
    • Evaluation
    • Plan de soins personnalisé
    • Fléchage du parcours de soins et suivi du plan d’intervention
    • Intervention des collectivités et soutien aux aidants

    Introduit en France par l’institut hospitalo-universitaire (IHU) Healthage de Toulouse à partir de 2019, l’outil Icope avec ces cinq « steps » est expérimenté dans douze régions et trois départements d’outre-mer. Plus de 6 000 professionnels sont formés au test ICOPE. 77 000 personnes sont actuellement suivies et 69 000 alertes ont été générées à la suite du repérage. On estime que l’utilisation d’Icope permet d’éviter ou de retarder 40% des situations de dépendance.

    Lancement de la généralisation de l’étape 1 en juillet 2025

    Prévue par la loi du 8 avril 2024 sur le bien vieillir et l’autonomie et confirmée le 9 juillet dernier lors de la Conférence nationale de l’autonomie, la généralisation du programme a été officiellement lancée le 23 juillet pour ce qui concerne la phase 1 de dépistage. Cette première étape consiste à évaluer, seul ou avec l’aide d’un proche ou d’un professionnel, ses capacités fonctionnelles essentielles. Ce sont celles qui permettent d’effectuer facilement les tâches de la vie quotidienne : la mobilité, la nutrition, la mémoire, l’audition, la vision et la santé mentale.

    Pour réaliser cette autoévaluation, le senior se rend sur la plateforme « Mon espace santé ». Il est orienté, selon son lieu de résidence, vers l’une des trois applications numériques qui ont été développées dans le cadre des expérimentations en cours : Icope Monitor développé par l’IHU de Toulouse, Icope & moi du CHU de Tours, Digicope du CHU de Grenoble. Le site « sante.fr », porté par le ministère, donne des informations détaillées sur le contenu du programme et les moyens d’y accéder.

    La réalisation du test ne dure pas plus de 15 minutes. À la fin du questionnaire, un bilan des capacités fonctionnelles est affiché : « normal » ou recommandation d’effectuer une évaluation complémentaire auprès de son médecin traitant. Si une expérimentation est en cours et si nécessaire, un suivi par l’équipe projet peut se mettre en place. La mise en œuvre de cette étape 1 repose sur les agences régionales de santé (ARS), avec le soutien des dispositifs d’aide à la coordination existants.

    Les professionnels de santé comme les établissements sanitaires et médicosociaux seront informés de cette généralisation. Une communication de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) vers le grand public est prévue cet automne.

    ICOPE vise 2 millions de participants au repérage d’ici 2027

    À horizon 2026 : un outil national unique sera mis en place par l’Assurance Maladie et accessible sur « Mon espace santé ». Cette plateforme permettra d’envoyer des communications ciblées, de générer des messsages automatiques de rappel, ainsi qu’une information aux professionnels de santé de la personne. Objectif 2027 : inclure 2 millions de personnes dans le repérage. Cet objectif nécessite un important travail d’« aller vers », afin d’atteindre une population qui n’est pas naturellement portée vers le numérique. Actuellement seul un assuré de l’Assurance maladie de plus de 60 ans sur quatre a activé « Mon espace santé », ce qui est néanmoins plus élevé que le taux pour tous les âges confondus, qui n’est que de un sur cinq.

    Les autres étapes du programme seront généralisées progressivement et feront l’objet d’un suivi dans le cadre de groupes de travail. Un comité de pilotage national, coprésidé par les ministres des Solidarités, de la Santé et de l’Autonomie et dont la composition sera précisée par décret, veillera à l’organisation, l’évaluation et l’actualisation du programme.

     

    La brochure explicative du programme Icope : https://solidarites.gouv.fr/sites/solidarite/files/2025-07/Flyer-A4-Programme-ICOPE-2025.pdf 

    ICOPE en vie réelle, par l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Healthage de Toulouse : https://ihuhealthage.fr/fr/pilier-1-icope-cohorte-care-permettre-une-longevite-en-sante-pour-continuer-a-faire-ce-qui-est-important-pour-chacun/

    La page dédiée sur le site sante.fr https://www.sante.fr/programme-icope

     

  • AAP : 5 projets hospitaliers financés pour renforcer les parcours de soins

    Une sélection autour des pathologies chroniques et du lien ville-hôpital

    À la suite de l’appel à projets 2024, l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France a invité les établissements non retenus à retravailler leur dossier selon les axes d’amélioration identifiés. Le comité de sélection a privilégié les initiatives ciblant des populations à risque, intégrant le patient et son entourage, portées par des équipes pluriprofessionnelles, et co-construites avec des CPTS ou structures d’exercice coordonné. La sécurisation des données, l’usage d’outils numériques et la qualité du plan d’évaluation ont également été déterminants.

    Les cinq projets retenus :

    • Paris (75) – Hôpital Saint-Antoine (AP-HP)
      Mise en place d’une équipe mobile de médecine interne, en complément de l’équipe de gériatrie existante, pour les patients de moins de 75 ans atteints de pathologies chroniques. Une infirmière de coordination appuiera les urgences et les médecins de ville grâce à des outils numériques et une coopération renforcée avec les CPTS et réseaux territoriaux.
    • Seine-Saint-Denis (93) – Hôpital Avicenne (AP-HP)
      Création d’un poste de coordonnateur pour renforcer la prise en charge des patients atteints de pathologies vasculaires. Le projet mise sur la téléexpertise (DirectAPHP, LORAH, ORTIF) et sur des partenariats avec les CPTS locales pour réduire les réhospitalisations et fluidifier les échanges ville-hôpital.
    • Paris (75) – GHU Psychiatrie & Neurosciences
      Coordination renforcée pour les patients sortant d’Unités Neurovasculaires après AVC ou AIT. Dès l’hospitalisation, une évaluation pluridisciplinaire et un plan de sortie personnalisé sont mis en place. Un binôme infirmière–ergothérapeute assure le suivi, en lien avec les CPTS du 13e, 14e et 15e arrondissements.
    • Seine-et-Marne (77) – Groupe Hospitalier Sud Île-de-France
      Le projet CoordiSanté Sud 77 vise les patients atteints d’asthme et/ou de BPCO. Il prévoit le recrutement d’un IDEC ou IPA, la préparation renforcée des sorties, des consultations mobiles et un travail avec PRADO, HAD et les CPTS du territoire.
    • Yvelines (78) – Centre hospitalier de Plaisir
      Un dispositif de coordination pour les patients diabétiques de plus de 60 ans, avec une IPA chargée d’organiser sorties, hospitalisations directes et accès aux soins non programmés. Le projet inclut l’éducation thérapeutique, la gestion des déséquilibres et l’accès à des consultations spécialisées.

    Un suivi prévu après un an

    L’ARS Île-de-France financera ces projets et en évaluera l’impact au bout d’un an. Ils partagent une approche commune : intégrer le patient, favoriser les coopérations territoriales et s’appuyer sur des outils numériques pour fluidifier les parcours et réduire les ruptures de prise en charge.

  • PLFSS : 5,5 milliards d’économies nécessaires en 2026, franchises et arrêts maladie dans le viseur

    Des franchises médicales doublées et une sortie plus encadrée des ALD

    Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, a confirmé le doublement du plafond des franchises médicales à 100 € par an. Celles-ci, payées directement au comptoir, seront limitées à 8 € par mois. L’objectif affiché : « responsabiliser les assurés » et mettre fin à l’idée que l’Assurance-maladie serait “gratuite”.

    Le gouvernement entend faciliter la sortie du régime ALD lorsque la guérison est confirmée, notamment après un AVC ou un cancer. Il souhaite aussi réexaminer le remboursement à 100 % de certaines cures thermales et de médicaments dont le service médical rendu est jugé faible. La ministre a souligné des situations jugées préoccupantes, comme les 28 % de patients en arrêt longue durée pour troubles musculo-squelettiques sans suivi kinésithérapique.

    Plafond de 15 jours pour les arrêts maladies et vaccination obligatoire en Ehpad

    Pour les arrêts prescrits en médecine de ville, un plafond de 15 jours est envisagé, porté à un mois après une hospitalisation. Une réévaluation plus régulière des situations est attendue. Autre piste à l’étude : transférer la prise en charge des arrêts entre le 4e et le 7e jour vers les employeurs, une mesure qui devra être discutée avec les partenaires sociaux. Côté prévention, la ministre souhaite rendre obligatoire la vaccination contre la grippe pour les résidents en Ehpad, afin de dépasser le taux actuel de 85 %.

    Baisse de tarifs dans certains secteurs médicaux

    Le gouvernement vise également les « rentes économiques » dans des spécialités comme la radiologie, la biologie, la radiothérapie ou la dialyse, financées à plus de 80 % par l’Assurance-maladie. Catherine Vautrin a affirmé que des baisses de tarifs s’imposaient. François Bayrou, à l’origine de cette feuille de route, a rappelé que ces mesures visent à préserver un modèle social structurellement déficitaire. Le contexte démographique pèse : entre mai 2024 et mai 2025, la France a enregistré 651 200 décès pour 650 400 naissances, un croisement inédit depuis 1945.

  • BraimIA déploie Markus-Santé, un assistant IA agentique au service des soignants

    30 % du temps médical absorbé par l’administratif : BraimIA lance Markus-Santé pour déléguer ces tâches

    Les médecins et paramédicaux consacrent en moyenne près de 30 % de leur temps à la gestion administrative, selon plusieurs études françaises. BraimIA entend répondre à cette problématique avec Markus-Santé, un assistant numérique pensé comme un “copilote clinique”. L’outil permet de déléguer des tâches répétitives — rédaction de comptes rendus, suivi des dossiers, organisation des rendez-vous — afin de recentrer les soignants sur leur activité clinique.

    Markus-Santé s’appuie sur des modèles d’IA agentique capables d’agir de manière autonome dans un cadre défini par l’utilisateur. Il permet notamment ;

    • La gestion automatisée des dossiers : mise à jour des données patients et préparation de synthèses.
    • L’appui à la communication interprofessionnelle : envoi et suivi sécurisé des informations entre praticiens.
    • L’optimisation des parcours de soins : aide à la coordination des rendez-vous, rappel des étapes thérapeutiques et suivi de la continuité des soins.
    • La formation continue : suggestions de ressources scientifiques et organisation de sessions d’information via webinaires.

    Plus de 100 praticiens testent Markus-Santé : BraimIA prépare une généralisation en 2025

    Depuis début 2024, l’assistant est testé par plus de 100 praticiens issus de différentes disciplines : kinésithérapie, orthophonie, médecine du sport et médecine générale. BraimIA poursuit le recrutement de volontaires pour élargir la base d’évaluation et recueillir des retours utilisateurs. L’entreprise organise également des webinaires mensuels gratuits pour présenter les cas d’usage et recueillir les retours du terrain.

    Fondée en 2024, BraimIA rassemble Frédéric Valette (ex-Cibleclick) et Pierre-Jacques Lyon, entourés de partenaires expérimentés comme Olivier Mouillet (fondateur de Skeepers, ex Avis Vérifiés) et Manuel Capel (professeur de Data Science en Suisse).
    Le projet bénéficie de l’appui de BPI France, de la Métropole Aix-Marseille-Provence, de Google for Startups et de l’incubateur Belle de Mai.

    BraimIA prévoit de généraliser Markus-Santé en 2025, en ciblant les cabinets libéraux, les maisons de santé pluridisciplinaires et, à terme, certaines structures hospitalières. L’ambition est de contribuer à la transformation numérique du secteur, en s’appuyant sur des IA souveraines et adaptées aux besoins réels du terrain.

  • US : Un cinquième des agences de soins à domicile ont abandonné la télésanté en 2024

    64,9 % d’agences de soins à domicile équipées, mais usage en baisse

    Selon une étude publiée dans Health Services Research, 19 % des agences de soins à domicile, ayant adopté la télésanté pendant la pandémie, ont cessé de l’utiliser en 2024. Menée entre octobre 2023 et novembre 2024 auprès de 2 135 agences américaines, l’enquête a recueilli 791 réponses, offrant une photographie nationale de l’évolution de la télésanté dans ce secteur. Avant 2020, l’adoption de la télésanté restait marginale : 10,2 % des agences en étaient dotées en 2019. La crise sanitaire a provoqué un sursaut, portant le taux d’adoption à 26 % en 2020. Si ce chiffre a reflué à 7,2 % en 2021, le cumul d’agences équipées atteignait 64,9 % à fin 2024. Mais, parallèlement, la tendance au désabonnement s’est accentuée : 9,3 % des agences ont arrêté les consultations virtuelles dès 2021, un taux passé à 22 % en 2022 et au-delà. Les dispositifs de surveillance à distance ont connu une baisse similaire.

    Coûts, absence de remboursement et patientèle âgée freinent son usage

    Pour 60 % des agences interrogées, la principale raison de l’arrêt tient à l’inadéquation de la télésanté avec leur patientèle, majoritairement composée de personnes de plus de 80 ans, peu à l’aise avec les technologies et préférant les consultations en présentiel. Les aspects financiers arrivent en seconde position : 55 % des agences citent les coûts et l’absence de remboursement. Les difficultés d’intégration dans les processus de travail (16 %), la réticence du personnel (13 %) et le manque de ressources humaines (10 %) sont également mentionnés.

    Incertitudes réglementaires autour de la télésanté après septembre 2025

    Des incertitudes réglementaires persistantes Dana B. Mukamel, professeure à l’université de Californie à Irvine et autrice principale de l’étude, alerte sur le risque de recul de la télésanté en l’absence de soutien des Centers for Medicare & Medicaid Services (CMS). Les dispositifs temporaires de remboursement mis en place pendant la pandémie, notamment pour les cliniques rurales et les centres de santé qualifiés, arrivent à échéance fin septembre 2025, après une dernière extension. Cette évolution pourrait compliquer la prise en charge des seniors souhaitant vieillir à domicile, alors que la demande de soins à domicile continue de croître aux États-Unis.

    Mukamel, D. B., et al. (2025). Adoption and discontinuation of telehealth by US home health agencies. Health Services Research, Advance online publication. https://doi.org/10.1111/1475-6773.14645

  • Filières maladies rares : un maillage renforcé autour de l’AP‑HP et des CHU (JO)

    Un renouvellement attendu pour les filières maladies rares

    Le ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles a publié un arrêté portant labellisation de 23 filières de santé maladies rares (FSMR) pour une durée de cinq ans.
    Ces réseaux structurent la prise en charge autour de pathologies spécifiques telles que la mucoviscidose (Muco-CFTR), les maladies hépatiques rares (FILFOIE), les maladies neurodéveloppementales (DéfiScience) ou encore les maladies cardiaques héréditaires (Cardiogen). Parmi les établissements impliqués figurent l’AP-HP, les Hospices civils de Lyon, le CHU de Bordeaux, le CHU de Dijon et le CHU d’Angers.

    Un repositionnement stratégique de l’Office central santé-environnement

    Un décret du 25 juillet 2025 modifie le statut de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique. L’office est désormais rattaché à l’unité nationale de police judiciaire de la gendarmerie nationale. Ce changement, effectif au 1er septembre 2025, vise à renforcer la coordination opérationnelle et les capacités d’investigation sur des enjeux sanitaires et environnementaux.

    Un départ notable au Haut Conseil de la santé publique

    Par ailleurs, Didier Lepelletier a présenté sa démission de ses fonctions de personnalité qualifiée au Haut Conseil de la santé publique, acceptée par arrêté du 21 juillet 2025.

  • Robots chirurgicaux : co-responsabilités multiples et zones grises en cas d’erreur médicale

    La robotique offre de nouveaux outils d’aide au diagnostic et à la chirurgie mais pose également des défis inédits en matière de responsabilité en cas d’erreur. La question centrale de cet article vise à déterminer la répartition des responsabilités entre le médecin, le fabricant de robots/intelligences artificielles et l’établissement de santé, lorsqu’une erreur médicale survient au cours d’une chirurgie assistée par robot, qu’il s’agisse d’un système autonome ou non.

    Cette réflexion s’appuie sur des analyses publiés par des cabinets d’avocats notamment Bahri Avocats, publié par NBA Avocats, cabinet spécialisé en droit médical (France). Ces sources proposent une analyse du cadre juridique, des limites actuelles et des implications pour les professionnels de santé et les fabricants. L’examen portera successivement sur le contexte d’intégration des technologies robotiques en chirurgie, l’état du droit, les zones de flou et les enjeux éthiques soulevés, avant de conclure sur la nécessité d’une évolution législative adaptée.

    Contexte : robotique, IA et transformation de la chirurgie

    Les systèmes chirurgicaux robotisés et l’intégration de l’IA connaissent une adoption croissante dans les établissements de santé. Ces technologies, initialement des outils d’assistance, tendent à prendre une place plus autonome dans les actes médicaux, allant de la simple exécution des mouvements commandés par le chirurgien à l’aide au diagnostic en temps réel par traitement massif de données médicales.

    Le recours à ces dispositifs promet une amélioration de la précision des gestes chirurgicaux et une réduction de certaines erreurs humaines. Cependant, la complexification technique et algorithmique introduit de nouveaux risques et une redistribution des responsabilités, notamment lorsque les robots deviennent partiellement ou totalement autonomes.

    Exemples et chiffres clés (selon les sources)

    • L’usage de l’IA pour le dépistage automatisé des complications du diabète a montré, dans une étude sur 900 patients, une identification correcte de la rétinopathie diabétique légère dans 87,4% des cas, et une absence correctement détectée dans 89,5%.
    • Aux États-Unis, un incident en 2019 impliquant une erreur diagnostique par algorithme a conduit à la mise en cause conjointe du fabricant du logiciel et de l’hôpital concerné.
    • En Europe, la législation impose que le médecin reste au cœur de la décision médicale, interdisant que la machine soit l’unique décisionnaire d’un acte thérapeutique ou diagnostique.

    Ces exemples illustrent les promesses de l’IA, mais aussi la persistance d’un taux d’erreur non négligeable et la difficulté à définir les contours de la responsabilité en cas de dommage.

    Cadre juridique actuel et répartition des responsabilités

    Le médecin : obligation de vigilance renforcée

    Le système juridique actuel s’articule autour de l’obligation de moyens pour le médecin : il doit agir avec compétence, diligence et respecter les règles de l’art, mais n’a pas d’obligation de résultat. L’utilisation d’un robot ou d’une IA n’exonère pas le professionnel de santé de la surveillance et du contrôle de l’acte médical.

    « Même si l’erreur initiale provient de la machine, la responsabilité en cas de mauvaise manipulation pourra lui être directement imputée ».

    Toutefois, la frontière se brouille dès lors que le robot dispose d’une autonomie décisionnelle partielle ou totale. Le médecin doit alors s’assurer du bon paramétrage, de la supervision des actes automatisés et d’une utilisation conforme, sous peine de voir sa responsabilité engagée en cas d’erreur ou de mauvaise utilisation du dispositif.

    Obligations supplémentaires du médecin utilisateur d’une IA/robot :

    • vérifier le bon fonctionnement et le paramétrage du robot avant l’intervention ;

    • valider et interpréter les recommandations émanant de l’IA ;

    • informer le patient sur le recours à ces technologies (consentement éclairé) ;

    • se former régulièrement à l’utilisation de ces outils.

    Le fabricant et l’établissement : responsabilité élargie

    • le fabricant est impliqué en cas de défaut de conception, de problème technique ou de bug logiciel (responsabilité du fait des produits défectueux) ;

    • l’établissement doit garantir la sécurité des équipements, la formation du personnel et l’information du patient.

    Toute défaillance expose à une action en responsabilité civile ou pénale.

    Tableau – Répartition des responsabilités selon la source de l’erreur

    Source de l’erreur Partie(s) potentiellement responsable(s)
    Erreur humaine/mauvaise utilisation Médecin et/ou établissement
    Défaillance technique du robot Fabricant, éventuellement établissement
    Dysfonctionnement logiciel/IA Fabricant logiciel, intégrateur
    Défaut d’information/consentement Médecin, établissement
    Erreur complexe (chaîne de causalité) Co-responsabilité potentielle

    Ce tableau synthétise la nécessité d’une analyse au cas par cas et la coexistence fréquente de responsabilités partagées.

    Lacunes juridiques et zones de flou

    L’évolution rapide des technologies précède l’élaboration de régimes juridiques adaptés. Plusieurs sources relèvent l’absence d’un cadre législatif spécifique aux systèmes de santé dotés d’IA, créant une zone de flou préjudiciable à la sécurité juridique des praticiens.

    Par exemple, en Europe, la législation interdit qu’une décision médicale soit prise sur le seul fondement d’un traitement algorithmique ; néanmoins, aucune disposition ne traite encore explicitement des actes réalisés de manière autonome par un robot chirurgical. De même, l’absence de labels de qualité et de normes harmonisées limite la clarté des responsabilités du côté des fabricants d’IA.

    Enjeux éthiques, information du patient et consentement éclairé

    L’introduction de l’IA et des robots en chirurgie accentue l’importance du consentement éclairé. Le patient doit être informé :

    • du niveau d’autonomie de l’outil utilisé ;
    • des avantages et risques potentiels ;
    • des limitations inhérentes à l’IA ou au robot ;
    • de ses droits en matière de traitement des données personnelles.

    Or, plusieurs cas de jurisprudence internationale montrent la fragilité de cette exigence, notamment en matière d’information technique sur l’algorithme ou sur des incidents de sécurité des données médicales.

    Ainsi, le défaut d’information suffisante ou de consentement pourrait constituer, en cas de dommage, un nouveau terrain de mise en jeu de la responsabilité du médecin et de l’établissement.

    Synthèse critique et perspectives d’évolution législative

    La littérature spécialisée converge sur le constat d’une « zone grise » dans la responsabilité en cas d’erreur lors d’une chirurgie assistée par robot ou IA. Ce constat se traduit par une co-responsabilité potentielle impliquant :

    • les fabricants, pour la fiabilité technique ;
    • les médecins, pour la supervision et le bon usage ;
    • les établissements, pour l’organisation et la sécurité.

    Des débats persistent quant à savoir si la recherche d’une responsabilité individuelle demeure pertinente face à des chaînes de causalité multifactorielles. Certains auteurs recommandent la mise en œuvre de régimes spécifiques, inspirés du droit de la responsabilité du fait des produits ou des systèmes complexes, voire la création de fonds d’indemnisation dédiés.

    Enfin, la formation initiale et continue des professionnels de santé à l’utilisation critique des outils d’IA semble essentielle, de même qu’une information claire et accessible pour les patients.

     

  • IA et robotique : 22 études démontrent l’impact sur la précision et la formation en chirurgie (revue de littérature)

    La robotique chirurgicale est désormais à la croisée de la précision, de la personnalisation et de l’automatisation, redéfinissant les modalités de prise en charge chirurgicale dans des domaines variés, de l’urologie à l’oncologie en passant par la gynécologie et la chirurgie orthopédique. Cet article vise à proposer une synthèse des avancées récentes autour de la chirurgie robotique assistée par IA, en s’appuyant exclusivement sur une sélection d’articles scientifiques parus dans des revues internationales à comité de lecture.

    Les sources principales incluent :

    • Saikali et al., éditorial publié dans Asian Journal of Urology (AdventHealth Global Robotics Institute, USA ; New York Presbyterian Hospital ; Cedars-Sinai Medical Center, USA).
    • Schmidgall et al., revue dans Science Robotics (Department of Electrical and Computer Engineering, Johns Hopkins University, USA).
    • Ng Kok Wah, revue dans Journal of Robotic Surgery (Multimedia University, Cyberjaya, Malaisie).
    • Atroshchenko et al., étude de faisabilité dans Journal of Robotic Surgery (Aalborg University Hospital et University of Copenhagen, Danemark).
    • Wang, revue dans Zhonghua Wai Ke Za Zhi (First Medical Center, General Hospital of the People’s Liberation Army, Chine).
    • Pavone et al., revue dans Facts, Views & Vision in ObGyn (IRCAD France, Université de Strasbourg, France ; Policlinico Universitario A. Gemelli, Italie).
    • Zhao et al., étude multicentrique dans Surgical Endoscopy (Chiba University Graduate School of Medicine et National Cancer Center Hospital East, Japon).
    • D’autres articles analysent l’effet de l’IA sur la formation, la reconnaissance d’actions chirurgicales, et la perception de ces technologies parmi les étudiants et professionnels de santé.

    La problématique centrale de cet article consiste à analyser comment l’IA et la robotique modèlent l’avenir de la chirurgie, tant sur le plan technique que pour la formation, l’évaluation des compétences et l’organisation des soins.

    Notre analyse montre que la convergence entre IA et robotique constitue un des principaux moteurs de l’innovation en chirurgie digitale. Les analyses issues des études récentes démontrent une amélioration significative de la précision, une personnalisation accrue et un potentiel d’automatisation à fort impact pour la pratique quotidienne. Les bénéfices réels dépendent néanmoins d’une intégration organisationnelle soignée, d’une évaluation économique rigoureuse et d’un accompagnement éthique pertinent.

    La généralisation de solutions d’évaluation automatisée du geste et de formation basée sur la simulation, adossée à une supervision humaine experte, pourrait redessiner la cartographie des compétences en chirurgie numérique. En surmontant les défis d’interopérabilité, de standardisation et d’acceptabilité, l’IA et la robotique permettront, à terme, de garantir la qualité et l’équité d’accès aux soins chirurgicaux avancés.

    Health & Tech Intelligence détaille l’analyse de ces études à travers l’étude de littérature ci-dessous.

    État des lieux : IA et robotique en chirurgie

    Évolution des systèmes robotiques : vers l’autonomisation assistée

    Selon Schmidgall et al., la chirurgie robotique reste aujourd’hui largement sous contrôle humain, la performance reposant sur l’expertise du chirurgien. Toutefois, les tendances actuelles démontrent un déplacement progressif vers des robots autonomes ou semi-autonomes, capables d’intégrer des fonctions d’aide à la décision ou d’assistance en temps réel, voire de s’affranchir partiellement de l’opérateur.

    En urologie, l’émergence de l’IA optimise la planification et l’évaluation des gestes, comme le rappelle Saikali et al., tandis qu’en oncologie, l’IA couplée à la robotique améliore la précision des procédures complexes telles que la résection tumorale, la modélisation 3D et la navigation peropératoire.

    Domaines d’application : urologie, oncologie, orthopédie, gynécologie

    L’IA joue un rôle central dans l’analyse d’images (reconnaissance de structures, segmentation, aide à la navigation), la modélisation anatomique temps réel et la reconnaissance automatique des étapes opératoires. Wang souligne l’impact de l’IA sur la planification (deep learning), l’étape de registration, et le contrôle des bras robotiques par réseaux neuronaux et apprentissage par renforcement.

    Les expériences multi-spécialités démontrent une montée en précision, sécurité et capacité de personnalisation, particulièrement dans l’oncologie, la gynécologie et la chirurgie articulaire.

    Synthèse des résultats : applications, efficacité et évaluations objectives

    Oncologie : hausse de la précision et adaptation aux spécificités tumorales

    Dans l’oncologie, l’IA associée à la chirurgie robotique permet d’accroître la précision des résections et d’adapter les interventions à la variabilité anatomique et au contexte tumoral. Ng Kok Wah recense 22 études cliniques récentes montrant une amélioration documentée de l’exactitude opératoire, une réduction de l’invasivité et de meilleures décisions intraopératoires grâce à des innovations telles que la palpation robotique sans image et la gestion adaptative des mouvements en radiothérapie. Néanmoins, certains obstacles persistent, notamment l’absence de protocoles cliniques homogènes, la variabilité de performance selon la localisation des tumeurs et le manque de données coût-efficacité.

    Orthopédie : optimisation du positionnement implantaire par IA

    Les avancées en chirurgie articulaire, notamment pour la prothèse totale de hanche et de genou, reposent sur l’intégration de l’IA pour la planification du geste, la registration et le contrôle du robot. Wang met en avant l’amélioration tangible du positionnement des implants et l’optimisation de la précision du geste chirurgical grâce aux algorithmes d’apprentissage profond et de reinforcement learning.

    Gynécologie : bénéfices et perspectives des outils numériques intégrés

    Dans la chirurgie gynécologique, l’évaluation critique des plateformes (Pavone et al.) démontre que malgré des bénéfices équivalents à la laparoscopie en termes de résultats péri- et post-opératoires, la capacité d’intégration de l’IA et des outils numériques distingue la robotique : analyse d’images per- et peropératoires, reconstructions 3D, réalité augmentée et dispositifs d’échographie robotique. L’arrivée des modèles d’IA générative (large language models) renforce cette dynamique, notamment pour l’aide à la décision et l’accès temps réel à l’information patient.

    Reconnaissance automatique et évaluation des compétences

    Des travaux de Zhao et al., menés dans 18 centres japonais, ont mis en œuvre un modèle profond de reconnaissance automatique des phases opératoires dans la prostatectomie robotisée, fondant une évaluation des compétences sur des variables objectives (durées de phase, transitions, scores de confiance IA, AICS). L’analyse multicritère aboutit à une différenciation efficace entre novices et experts avec une précision de 86,2%. Cette approche pourrait établir une standardisation dans l’évaluation des compétences et la formation continue.

    Dans une étude danoise sur la chirurgie cardiaque simulée, Atroshchenko et al. confirment la haute performance des réseaux neuronaux en reconnaissance d’actions opératoires (98% d’exactitude) et en catégorisation du niveau de compétence (79% d’exactitude, bien que l’évaluation des compétences nécessite davantage de données pour une application réelle).

    Discussion : implications, défis et perspectives

    Personnalisation, automatisation et intégration clinique

    La marche vers une automatisation accrue grâce à l’IA est indissociable de la personnalisation des traitements. L’intégration de capteurs multimodaux, de la modélisation 3D et du suivi en temps réel vise non seulement l’amélioration des indicateurs objectifs de résultat (précision, rapidité, sécurité), mais aussi l’optimisation du parcours patient. Parallèlement, des solutions comme la reconnaissance automatique de phases opératoires et l’analyse quantitative des gestes ouvrent la voie à une formation chirurgicale centrée sur les données et à l’évaluation en continu du professionnel.

    Enjeux organisationnels, économiques et éthiques

    Plusieurs freins émergent :

    • L’absence de consensus sur les protocoles d’utilisation et l’hétérogénéité des performances algorithmiques selon les contextes cliniques.
    • Le coût d’acquisition et d’infrastructure, encore élevé, impacte la diffusion de la robotique, particulièrement pour les centres cherchant à déployer la télémédecine ou la télé-chirurgie.
    • La formation et l’acceptabilité auprès des professionnels restent un axe critique, l’anxiété liée à l’IA devant être modulée par des stratégies axées sur l’innovation individuelle et l’intégration progressive des outils.

    Sur le plan éthique, la nécessité d’une gouvernance claire, de cadres de sécurité standardisés et d’une transparence algorithmique se pose avec acuité.

    Impacts sur la formation et la structuration des équipes

    Les technologies d’IA en robotique révolutionnent la formation par des dispositifs de simulation assistants la reconnaissance des actions, la structuration du temps opératoire, l’analyse détaillée des gestes et la personnalisation de l’apprentissage, ouvrant la voie à des cursus véritablement adaptatifs pour les futurs chirurgiens. L’expérimentation multicentrique rendue possible par l’analyse vidéo algorithmique améliore la reproductibilité des évaluations.

    Bibliographie des études citées

    • Saikali, S., Ma, R., Patel, V., & Hung, A. (2025). Clinical applications of artificial intelligence in robotic urologic surgery. Asian Journal of Urology, 12(2), 139-142. https://doi.org/10.1016/j.ajur.2024.06.005
    • Schmidgall, S., Opfermann, J. D., Kim, J. W., & Krieger, A. (2025). Will your next surgeon be a robot? Autonomy and AI in robotic surgery. Science Robotics, 10(104), eadt0187. https://doi.org/10.1126/scirobotics.adt0187
    • Ng Kok Wah, J. (2025). AI-driven robotic surgery in oncology: advancing precision, personalization, and patient outcomes. Journal of Robotic Surgery, 19(1), 382. https://doi.org/10.1007/s11701-025-02555-3
    • Atroshchenko, G. V., Riis Korup, L., Hashemi, N., Riis Østergaard, L., Tolsgaard, M. G., & Rasmussen, S. (2025). Artificial intelligence-based action recognition and skill assessment in robotic cardiac surgery simulation: a feasibility study. Journal of Robotic Surgery, 19(1), 384. https://doi.org/10.1007/s11701-025-02563-3
    • Wang, Y. (2025). [Artificial intelligence-powered robotic joint surgery: application, research progress, and prospects]. Zhonghua Wai Ke Za Zhi, 63(1), 32-38. https://doi.org/10.3760/cma.j.cn112139-20240922-00437
    • Pavone, M., Goglia, M., Rosati, A., Innocenzi, C., Bizzarri, N., Seeliger, B., Mascagni, P., Ferrari, F. A., Forgione, A., Testa, A. C., Fagotti, A., Fanfani, F., Querleu, D., Scambia, G., Akladios, C., & Lecointre, L. (2025). Unveiling the real benefits of robot-assisted surgery in gynaecology: from telesurgery to image-guided surgery and artificial intelligence. Facts, Views & Vision in ObGyn, 17(1), 50-60. https://doi.org/10.52054/FVVO.2024.13522
    • Zhao, X., Takenaka, S., Iuchi, S., Kitaguchi, D., Wakabayashi, M., Sato, K., Arakaki, S., Sasaki, K., Kosugi, N., Nobushige Takeshita, Nobuyoshi Takeshita, Sakamoto, S., Ichikawa, T., & Ito, M. (2025). Automatic recognition of surgical phase of robot-assisted radical prostatectomy based on artificial intelligence deep-learning model and its application in surgical skill evaluation: a joint study of 18 medical education centers. Surgical Endoscopy. Advance online publication. https://doi.org/10.1007/s00464-025-11967-z
    • Article sur l’anxiété des étudiants en soins infirmiers vis-à-vis de l’IA
      (The Effect of Nursing Students’ Artificial Intelligence Anxiety on Their Knowledge of Robotic Surgery: The Mediating Role of Individual Innovativeness.) (2025). Nursing & Health Scienceshttps://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39813078/