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  • Un robot capsule nettoyeur d’estomac mis au point par le MIT

    La mise au point d’un robot capsule à avaler pour nettoyer l’estomac est annoncée le 16 mai 2016 par des chercheurs du MIT, de l’université de Sheffield en Angleterre et de l’Institut technologique de Tokyo au Japon. Sous la forme d’une capsule à avaler, ce robot est conçu pour se déplier dans l’estomac à la façon d’un origami pour y réaliser un travail de nettoyage. L’objectif est de pouvoir capturer grâce à ce dispositif des substances nocives présentes dans cet organe ou d’y soigner des blessures.

    Jusqu’à présent, ce robot a été testé dans un estomac synthétique fait de silicone. Un usage en situation réelle pourrait avoir lieu dans les prochains mois. La capsule dans laquelle le robot est enfermé est constitué de boyau de porc, un matériau totalement ingérable.

  • Meeting of the EP Interest Group le 1er juin 2016 à Strasbourg

    Le 1er juin 2016 de 13h à 15h se tiendra le meeting de l’EP Interest Group au Parlement Européen (chambre ASP 5G1). Cette réunion traitera de la problématique « Innovative Health Systems Reform: Comment pouvons-nous traduire l’innovation dans les recommandations politiques ?». L’objectif sera de définir 5 recommandations pour les décideurs politiques européens et nationaux afin que ces derniers supportent les bienfaits de l’innovation dans les systèmes de santé.

    Lors de cette réunion, John Bowis (Health First Europe Honorary President), Sylvain Giraud (Head of Unit – Performance of national health systems, DG SANTE) et le professeur Walter Ricciardi (Member of Expert Panel on effective ways of investing in health) animeront des conférences suivies par un temps d’échange.

  • S²Ca, Science et Santé Connectées et HospiLike Conférences les 24 et 25 novembre 2016 à Angers

    Les 24 et 25 novembre 2016 à Angers se tiendront la 2ème édition des HospiLike Conférences, rencontres des réseaux sociaux hospitaliers, et le congrès S²CA, Science et Santé Connectées conjointement organisées par le CHU d’Angers et l’Université d’Angers.

    Lors de cette édition, les intervenants et participants seront amenés à réfléchir sur « la relation patients et médecin à l’épreuve des réseaux sociaux » pendant les HospiLike Conférences ou sur la question des « objets connectés : gadgets, nuisances ou atouts ? » pour le S²Ca.

    Le S²CA est un congrès un carrefour entre professionnels de santé, chercheurs, philosophes, scientifiques, industriels, institutionnels et usagers autour de la santé connectée. Dans le cadre d’ateliers interactifs, les participants pourront partager leurs visions et expertises et définiront ensemble les critères d’évaluation des objets connectés. Les participants pourront également visiter le showroom d’innovations présenté par les partenaires du congrès et visiter, lors de la soirée inaugurale du 24 novembre, la Cité de l’objet connecté.

  • SFT-Antel : « Des innovations technologiques aux pratiques de soins », thème du 9e congrès en décembre

    « Des innovations technologiques aux pratiques de soins », tel est le thème du 9e congrès annuel de la SFT-Antel qui se tiendra du 1er au 2 décembre 2016, au « Centre International de conférence – Sorbonne Université », campus de Jussieu, Paris. Lors de ce congrès, sera mise en avant la nécessité de co-construction des projets entre professionnels de santé, usagers et industriels, et une revue objective des retours d’expériences engagées.

    Pour s’inscrire, cliquer ici


  • EHealth Week Amsterdam se tiendra du 8 au 10/06/2016

    EHealth Week Amsterdam, le plus grand salon européen dans le domaine de la E-Santé, se tiendra du 8 au 10 juin 2016 à Amsterdam. Réunissant les plus grands acteurs européens du domaine de la E-Santé, il proposera des échanges, des débats, du networking et des conférence sur les problématiques de l’innovation dans la E-santé et de la transition numérique.

    La semaine se structurera en 3 jours de conférences pendant lesquels plus de 80 speakers interviendront sur des trois grands thèmes de la responsabilisation de la personne, de la confiance et des normes et de l’innovation sociale.


  • Intérêt et méfiance envers les objets connectés grandissent parallèlement selon une étude de PwC

    Un tiers des possesseurs de vêtements intelligents admettent s’en être lassés rapidement selon une étude de PwC intitulée « The Wearable Life 2.0: Connected Living in a Wearable World », publiée en mars 2016.

    18% des personnes interrogées ont abandonné leur bandeau fitness, 22% leur montre connectée et 16% leurs lunettes intelligentes. Selon l’enquête, les consommateurs reprochent principalement leur inefficacité, suivi de leur manque de confort, leur design, les difficultés de synchronisation avec les Smartphones et leur faible autonomie.

    60% des personnes interrogées continuent pourtant à penser que les objets connectés ont du potentiel, principalement dans la santé et le bien-être. Selon l’enquête, l’enjeu pour les fabricants consiste donc à maintenir cet intérêt dans la durée.

    L’enquête souligne également le problème de la fiabilité et de la confiance. 65% des consommateurs se disent enthousiastes sur la possibilité d’utiliser un objet fourni ou validé par leur médecin. 62% expriment le même sentiment quant à l’hôpital ou leur assurance. A l’inverse, ils sont seulement 41% à faire confiance à un objet conseillé par leur médecin, 38% pour un objet fourni par l’hôpital. 34% ferait confiance à un appareil venant d’un assureur.

    L’étude de PwC conclut sur les possibles motivations des utilisateurs. Plus de la moitié se disent motivés par des récompenses financières, 45% indiquent préférer des options de « gamification » leur permettant de concourir avec d’autres utilisateurs. Enfin, 45% des personnes interrogées semblent intéressées uniquement par des informations et des données qu’ils ne pourraient pas obtenir autrement.

  • Le développement de la e-santé, un enjeu pour les pouvoirs publics

    Dans les Échos du 13 mai 2016 Gilles Bigot, Managing partner de Winston & Strawn à Paris, reconnu expert du secteur de la santé (Legal 500, Chambers Europe), analyse et explicite le potentiel rôle des pouvoirs publics en e-santé. Selon lui, le panorama de l’e-santé est si vaste (objets connectés, téléconsultations etc.) que si tous les protagonistes s’en saisissent, patients et assurances maladie pourraient en tirer profit.

    L’étude Xerfi Precepta 2014 a évalué à 2,7 milliards d’euros en 2014 avec un accroissement de 4 à 7 % d’ici 2020 pour parvenir à 4 milliards d’euros, le potentiel économique du marché de l’e-santé.
    Le champ des systèmes d’information de santé (SIS), représente à lui seul 88 % du marché.
    Si santé 2.0 peine à se développer en France qui possède pourtant un tissu industriel innovant, c’est, selon Gille Bigot, le modèle économique de la santé 2.0 qui reste à expliciter.
    Les pouvoirs publics sont volontaires mais n’assument pas foncièrement le choix de la transition numérique (le dossier médical personnel, innovation lancée en 2004, relancée en 2016 à l’occasion de la Loi Santé de 2016, ne compte que 400 000 patients).

    « La révolution numérique pourrait assurer la sauvegarde de notre système »

    « Reconsidérer le soin en France fait l’unanimité face au vieillissement de la population, à la flambée des pathologies chroniques, aux déserts médicaux et à la métamorphose du patient en consommateur éclairé et exigeant. La révolution numérique pourrait assurer la sauvegarde de notre système de santé vieillissant», affirme l’expert qui souligne que les dépenses publiques en France progressent actuellement plus sensiblement que le PIB.

    Le développement de la médecine prédictive par la génomique, l’explosion des outils connectés, la prévention via des applications, créent un marché des risques dont assureurs et mutuelles souhaiteraient s’emparer. Gilles Bigot pose donc la question de la facturation des actes de télémédecine, de la prise en charge les objets connectés. « Assurance-maladie et complémentaires santé se sont trop peu intéressées au sujet, ce manque de réactivité diffère l’essor d’un modèle économique propre à la e-santé », précise-t-il.
    Son expansion serait, selon lui, freinée par le fait que seuls des acteurs privés de faible envergure (Entreprises de Taille Moyenne 45 %, start-up 30 %, PME 20 % et grands groupes 5%) s’y sont voués.
    Pour provoquer un réel big bang numérique dans le secteur de la santé, un véritable encouragement serait nécessaire.

    La France ne dispose pas d’une institution officielle de régulation

    Gilles Bigot rappelle que la Commission européenne a adopté un plan d’action pour le développement de l’e-santé 2012-2020. La France a créé l’ASIP Santé, agence destinée au développement de la e-santé depuis 2009, proposant un programme Territoire de Soins Numériques. Mais l’expert ajoute que la santé digitale se heurte à différents freins tels que l’éthique, protection de l’information, égalité d’accès aux soins etc., nécessitant un cadre juridique.
    Contrairement aux États-Unis, la France ne dispose pas encore d’une institution officielle de régulation de l’e-santé. Actuellement, l’initiative est privée, illustrée par le premier label français de certification de la valeur scientifique des applications santé élaboré par la start-up française DMD Santé.
    Les pouvoirs publics se doivent d’atteler intégralement à ce vivier numérique.

  • Règlement européen : la notion de données de santé définie par l’UE

    La notion de « données de santé » est définie pour la première fois dans un règlement adopté par le Parlement européen le 14 avril 2016. Le règlement renforce également leur protection.

    La directive et le règlement européens sur la réforme de la protection des données personnelles ont été publiés au Journal Officiel de l’Union Européenne le 4 mai 2016.

    • Le règlement définit les « données à caractère personnel relatives à la santé physique ou mentale d’une personne physique, y compris la prestation de services de soins de santé, qui révèlent des informations sur l’état de santé de cette personne ».

    • Il précise qu’elles comprennent « toute information concernant, par exemple, une maladie, un handicap, un risque de maladie, un dossier médical, un traitement clinique ou l’état physiologique ou biomédical de la personne concernée, indépendamment de sa source, qu’elle provienne par exemple d’un médecin ou d’un autre professionnel de la santé, d’un hôpital, d’un dispositif médical ou d’un test de diagnostic in vitro ».

    • Il définit aussi les « données génétiques », « relatives aux caractéristiques génétiques héréditaires ou acquises d’une personne physique qui donnent des informations uniques sur la physiologie ou l’état de santé », et les données biométriques, « résultant d’un traitement technique spécifique, relatives aux caractéristiques physiques, physiologiques ou comportementales d’une personne physique ».

    Ces textes visent à renforcer la protection des données personnelles des citoyens en harmonisant les mesures et les standards de sécurité au niveau européen et à favoriser l’émergence d’un « marché digital » unique.

    La directive couvre également la question du transfert de données en dehors de l’UE afin d’assurer une meilleure protection.

    A ce titre, l’UE a présenté le 29 février 2016 le « EU-U.S. Privacy Shield » (bouclier de vie privée UE-US) « afin de restaurer la confiance dans les échanges de données transatlantiques après les révélations d’espionnage de 2013 ».

    Le règlement, qui entre en vigueur le 24 mai 2016, devra être appliqué dès le 25 mai 2018. La directive est effective depuis le 5 mai 2016 et doit être transposée dans les droits nationaux au plus tard le 6 mai 2018.

    Ce que change le règlement

    • Pour le citoyen
      • Un renforcement des droits existants, notamment en lui permettant de disposer d’informations complémentaires sur le traitement de ses données mais également de les obtenir sous une forme claire, accessible et compréhensible.
      • Le droit à l’oubli est conforté et un nouveau droit, le droit à la portabilité, rendant ainsi plus effective la maîtrise de ses données par la personne.
      • Les mineurs font également l’objet d’une protection particulière.
    • Pour les entreprises
      • Une simplification des formalités, la possibilité d’un interlocuteur unique pour toutes les autorités de protection des données européennes et d’une mise à disposition d’une boîte à outils de conformité dont certains seront nouveaux (ex : code de conduite, certification).
      • Ces outils pourront être modulés en fonction du risque sur les droits et libertés des personnes (ex : tenue d’un registre, consultation des autorités de protection, notification des failles de sécurité).
    • Pour les autorités de protection
      • Une affirmation de leurs compétences dès lors qu’il existe un établissement sur le territoire de l’Union ou que leurs citoyens sont affectés par le traitement, mais également un renforcement de leurs pouvoirs, notamment répressifs avec la possibilité de prononcer des sanctions administratives pouvant aller jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise concernée.
      • Surtout, les « Cnil » européennes pourront désormais prononcer des décisions conjointes, aussi bien pour constater la conformité d’un organisme que pour prononcer une sanction.
      • Cette intégration européenne renforcera ainsi la protection des personnes et la sécurité juridique pour les entreprises.
    • Une nouvelle architecture de coopération entre les autorités de protection avec un nouvel organe européen : le CEPD en charge d’arbitrer les différends entre les autorités et également d’élaborer une doctrine « européenne ».
    • Cette entité, qui prend la suite du G29, verra son indépendance renforcée et pourra rendre des avis contraignants, notamment dans le cadre de procédures de sanctions. (Source: Cnil)

     

  • 83 % des Français favorables à plus de lutte contre les déserts médicaux (Sondage RMC)

    83% des Français se disent favorables à la mise en place de mesures contraignantes pour lutter contre les déserts médicaux, selon un sondage RMC réalisé auprès de 1000 internautes les 10 et 11 mars 2016.

    Les autres enseignements du sondage :

    • 92% se disent favorables à un plafonnement des tarifs pratiqués par les dentistes.
    • 60% des sondés se disent tout à fait favorables à l’instauration d’un plafond pour les soins dentaires, et 32% plutôt favorables.
    • Chez les personnes de 65 ans et plus, la part d’avis favorables grimpe à 97%.
    • Près de 9 personnes sur 10 (88%) approuvent l’instauration de sanctions pour les médecins pratiquant des dépassements d’honoraires à partir de 50% au-dessus du tarif de la Sécurité sociale.
    • La vente de médicaments à l’unité, une mesure qui fait l’objet d’une expérimentation depuis plus d’un an, recueille 83% d’opinions favorables.

    Évolution du nombre de médecins pour 100 000 habitants par département

    Densité de médecins pour 100 000 habitants par département

  • SpiroSmart et SpiroCall : une solution m-santé accessible avec ou sans smartphone

    Une solution pour détecter à distance des affections pulmonaires à l’aide d’un smartphone ou d’un simple téléphone a été mise au point par une équipe de chercheurs de l’université de Washington et présentée le 29 avril 2016.

    SpiroCall utilise le micro du téléphone pour reproduire les principales fonctions d’un spiromètre. En mesurant la capacité pulmonaire, l’expiration et le son produit par les poumons, un diagnostic primaire peut être déterminé.

    L’application SpiroSmart est disponible sur smartphone. SpiroCall répond au même besoin mais cette fois à travers un téléphone fixe ou un mobile « classique ».

    Les chercheurs américains sont partis du constat qu’une grande partie de la population mondiale n’avait pas accès aux nouvelles technologies alors que les pathologies pulmonaires, comme l’asthme sont responsables de plusieurs millions de décès chaque année dans le monde.

    « Il y avait un vrai besoin pour un appareil qui permet aux patients de suivre leur état à domicile, sans avoir à se rendre régulièrement dans un établissement de santé, ce qui par endroit peut prendre des heures » a déclaré Mayank Goel, étudiant en doctorat à l’université de Washington, dans un communiqué.

    Il suffit de composer un numéro gratuit et d’inspirer et d’expirer dans le micro du téléphone. Le son enregistré est analysé par des algorithmes et du machine learning et les résultats renvoyés par SMS.