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  • UDGPO

    Uion des groupements des pharmaciens d’officinenull

  • Production, gestion et préservation de la valeur neutre et probante de l’information médicale

    Le livre blanc publié par Interop’Santé le 23 mai 2016 s’adresse aux pouvoirs publics, aux DSI des établissements hospitaliers, aux chefs de projets, aux archivistes, aux médecins du DIM, aux éditeurs de SIH et aux éditeurs de SAE. Il traite à la fois d’aspects juridiques, métiers et techniques.

    Il identifie et documente plusieurs cas d’usage de production et de gestion de l’information médicale en établissement de santé et y associe des normes et profils IHE. Un des cas d’usage présenté s’intéresse particulièrement au GHT.

    Ce livre blanc est le résultat de la réflexion d’un groupe de travail regroupant les représentants de l’Anap de l’Asip, du SIAF et des adhérents de l’association Interop’Santé.

  • IHE

    Integrating the Healthcare Enterprisenull

  • SIAF

    Service Interministériel des archives de Francenull

  • Télémédecine : le point sur l’expérimentation de « 2net » au CHU de Limoges

    Faciliter et accélérer la télémédecine, c’est ce que propose la plateforme « 2net » de Qualcomm Life présentée à la Paris Healtcare Week 2016 et expérimentée par le CHU de Limoges depuis 2013.

    La continuité des soins de l’hôpital au domicile s’avère de plus en plus nécessaire avec le développement de la chirurgie ambulatoire ou des traitements au long cours des pathologies chroniques. C’est le pivot de l’organisation des soins. Le traitement continu des données est un enjeu fondamental pour assurer un suivi adéquat des patients.

    Une expérimentation menée depuis 2013

    Accompagner les sujets âgés au domicile, réduire les hospitalisations imprévues, tels sont les objectifs de l’expérimentation de télémédecine débutée en 2013 par le CHU de Limoges E-Cobahlt, focalisée sur la surveillance clinique multi-organes de patients atteints de polypathologies.

    « Nous avons constaté que 40 % des hospitalisations des plus de 75 ans auraient pu être évitées », explique le Pr Thierry Dantoine, chef du service de gériatrie. Cette prévention passe par la coordination entre la ville et l’hôpital, et l’intervention de professionnels de santé: gériatres, généralistes et infirmiers.

    • La plate-forme « 2net » favorise la réorganisation et la répartition des rôles de chacun.
    • La solution élaborée au domicile permet l’évaluation régulière des principales données vitales (pouls, pression artérielle, glycémie, température, saturation en oxygène, poids) via divers objets connectés.
    • Dans un projet de prévention, diabète, insuffisance cardiaque, respiratoire ou rénale ou chutes sont concernés.



    La transmission des données de façon cryptée afin d’être partagées entre le spécialiste, le généraliste et l’infirmière, est assurée grâce au hub sécurisé.

    • « Nous menons une étude avec 536 patients atteints au moins de deux pathologies chroniques ayant décompensé au cours de l’année écoulée pour comparer cette prise en charge avec l’accompagnement classique. »
    • « Nous avons également procédé à une évaluation de l’accompagnement au changement et socio-environnementale », explique-t-il.

    La phase d’évaluation se termine à l’été 2016

    « Même âgés, les patients, ont adhéré à cette utilisation des nouvelles technologies. Ils sont rassurés de savoir que les différents professionnels qui les suivent sont en contact et comprennent bien que l’objectif visé consiste à réduire les hospitalisations. Les infirmières souhaitent avoir accès à plus d’informations pour mieux suivre leurs patients et être pleinement intégrées dans cette collaboration », souligne le chef du service de gériatrie du CHU de Limoges.

    • 650 médecins généralistes du Limousin sont déjà impliqués dans la démarche.
    • L’aspect financier constitue le principal obstacle à franchir, afin de garantir une valorisation de ces actes.
    • Le déploiement de cette nouvelle organisation chez 2 000 sujets âgés à domicile suivis par l’unité de prévention est prévue par la seconde phase de l’expérimentation, avec pour objectif l’exhaustivité des situations.
    • Optimisation et simplification de l’outil sont d’ores et déjà programmées,« notamment pour rassurer les financeurs et permettre un déploiement plus large et pérenne », conclut Thierry Dantoine.
  • SAE

    service d’archivage électroniquenull

  • Gestion numérique de l’information médicale à l’hôpital : le livre blanc d’Interop’Santé

    « Permettre aux établissements de santé de s’engager sereinement dans une démarche de dématérialisation et d’archivage électronique de l’information médicale à valeur neutre et probante », tel est l’objet du livre blanc publié par l’association Interop’Santé le 23 mai 2016.

    Le livre blanc s’adresse aux pouvoirs publics, aux DSI des établissements hospitaliers, aux chefs de projets, aux archivistes, aux médecins du DIM, aux éditeurs de SIH et aux éditeurs de SAE. Il traite à la fois d’aspects juridiques, métiers et techniques.

    Il identifie et documente plusieurs cas d’usage de production et de gestion de l’information médicale en établissement de santé et y associe des normes et profils IHE. Un des cas d’usage présenté s’intéresse particulièrement au GHT.

    Les principaux objectifs de la réflexion :

    • Obtenir un consensus large de l’ensemble des éditeurs et des utilisateurs sur la définition des prérequis sur les conditions de production et de gestion de l’information médicale au niveau du SIH (archives courantes).
    • Obtenir un consensus sur les solutions techniques d’interopérabilité à mettre en œuvre entre le SIH (archives courantes) et le SAE (archives intermédiaires).
    • Rédiger des recommandations à destination des acteurs de terrain et des éditeurs pour assurer la valeur probante et d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur des points de règlementation ou de normalisation manquants.

    Ce livre blanc est le résultat de la réflexion d’un groupe de travail regroupant les représentants de l’Anap de l’Asip, du SIAF et des adhérents de l’association Interop’Santé.

    Il fait suite aux travaux réalisés par l’Anap au sujet de « L’archivage du dossier patient : enjeux et principes de mise en œuvre », publiés le 10 septembre 2013.

    Le cas particulier des GHT

    Un des cas d’usage présenté dans le livre blanc concerne plus particulièrement les échanges d’informations entre professionnels de santé au sein du GHT, vers les partenaires extérieurs au GHT (système d’information de santé et parcours du patient au sein du territoire de santé). Il est également question de l’archivage des données médicales dans ce contexte de fonctionnement.

    • « Même si le projet de loi préconise d’unifier le SI pour les établissements participant au GHT, il faudra tenir compte sur le terrain des situations transitoires où des SI différents vont cohabiter pendant plusieurs années pour diverses raisons :
      • Il semble difficile de déployer un seul type de DPI sur un GHT composé d’établissements hospitaliers très disparates (CHU, CH, établissement de soins de suite et de réadaptation, hôpital psychiatrique, etc..). On peut penser qu’un DPI unique conviendra à des établissements homogènes. A côté du DPI unique subsisteront sans doute des DPI spécialisés.
      • Certains de ces établissements ont déjà investi dans un DPI, ce qui représente des coûts financiers et un investissement humain important pour maîtriser cet environnement. »
    • Le groupe de travail est donc parti du postulat qu’il devait prendre en compte le caractère hétérogène des SI dans la construction des GHT.
    • Dans ce contexte, le groupe de travail se pose deux questions :
      • Comment assurer le caractère neutre et probant de l’information médicale produite pour le compte du patient pris en charge dans le cadre du GHT ?
      • Quels mécanismes envisager pour assurer l’archivage électronique intermédiaire de ces informations médicales?

     

  • PPS

    Programme personnalisé de soinsnull

  • « Nous devons progresser dans l’intégration des solutions innovantes » (Béatrice Falise-Mirat)

    « L’organisation générale du système de santé et de soins change peu quand tout évolue », affirme le Dr Béatrice Falise-Mirat, déléguée générale de Medicen.

    Dans une tribune pour Health & Tech Intelligence, elle insiste sur la nécessaire évolution du parcours de soins, sur le rôle du patient, sur l’impact des données de santé et sur l’accès de l’innovation au marché.

    Les innovations technologiques et la montée en puissance du numérique bouleversent dans tous les domaines les organisations et les métiers. Les sciences du vivant, biotechnologies, technologies médicales, santé numérique sont également impactées : les patients ne sont plus les mêmes, les pathologies ont changé, les traitements évoluent rapidement. La médecine devient personnalisée, la chirurgie non invasive, les séjours hospitaliers raccourcissent, et la prise en charge devrait se faire beaucoup plus souvent au domicile. Mais, paradoxalement, l’organisation générale du système de santé et de soins change peu, quand tout évolue …

    « Aujourd’hui les patients sont essentiellement chroniques »

    Il y a cent ans, la première cause de mortalité était la grippe, les pathologies infectieuses. Le système de soins était organisé pour guérir le patient malade, et la santé publique traitait d’hygiène.  Aujourd’hui, les patients sont essentiellement chroniques. Ils ne guérissent pas et vivre avec leur maladie impacte leur quotidien, leur travail, leur cercle familial. Un diabétique dit devoir penser à sa pathologie toutes les 20mn, quand il ne voit un médecin que 4 ou 5 heures tout cumulé dans l’année – comment peut-on répondre à ses attentes et ses besoins au quotidien ?  De plus, ces pathologies chroniques sont souvent liées au comportement des patients : sédentarité, tabac, alcool, nutrition sont les premières causes de morbidité et mortalité. On est malade et on meurt très souvent de son mode de vie. La santé publique ne parle plus essentiellement d’hygiène, mais de prévention, d’information, d’éducation. Hors ces points restent des parents pauvres de notre système de santé.

    Ces problématiques sont partagées par pratiquement tous les systèmes de santé, et certains ont mis en place des organisations différentes, innovantes, utilisant les outils numériques et les données pour apporter des réponses différentes aux personnes.

    « Le patient est actif et partie prenante »

    Parcours de patients, plateforme de coordination, parcours de soins… évoquent une idée commune : le patient est en interaction souple avec un ensemble de professionnels de santé impliqués dans sa prise en charge, ces professionnels partageant les données médicales du patient et les protocoles mis en œuvre. Le patient est actif et partie prenante dans cette organisation, partageant données et informations avec tous ces professionnels. Cette transparence, ce partage permettent d’apporter au patient un suivi souple interactif, adapté à son cas, utilisant par exemple des moyens comme les messageries numériques, les sms, le téléphone, internet…

    Dans ces organisations, la notion d’acte médical apparait souvent non adaptée, et se mettent en place des rémunérations différentes comme le forfait ou la capitation.

    « Un système rémunéré sur la bonne santé »

    Ainsi par exemple, dans une organisation de santé rémunérée par capitation – somme fixe allouée au système par citoyen devant être pris en charge – l’intérêt du système de santé change : l’objectif n’est plus de soigner un malade dans le cadre d’un acte rémunéré, mais de maintenir une personne en bonne santé – moins la personne étant malade, plus le système étant financièrement viable. On passe ainsi d’une organisation rémunérée sur la maladie à un système rémunéré sur la bonne santé.

    Dans ce contexte, un certain nombre de points sont à assurer : maintenir la qualité (l’intégrer dans les objectifs), assurer la rémunération des professionnels de santé (qui peuvent être intéressés à la qualité et à la performance du système de soins…), évaluer la satisfaction des personnes. De telles organisations existent, et parfois près de nous, comme dans la région de Valence en Espagne (Alzira), où pour prendre au mieux la bonne santé des personnes, l’éducation à la santé des personnes commence dès l’école.

    « Les données sont un levier essentiel de l’innovation »

    Un focus doit être fait sur les données : data mining, big data, open data, autant de termes qui traduisent l’importance de ces données dans nos écosystèmes. De fait, les données (de santé, personnelles, ou autres) sont un levier essentiel de l’innovation en santé : pour l’organisation des soins : coordination et partage, mise en commun de savoirs ; pour la mise en place de la prévention : éducation des personnes, suivi et coaching ; pour le pilotage et du système de santé : analyse et évaluation des organisations en place ; pour la recherche : modélisation, l’anticipation… L’Europe et la France mènent des réflexions et s’organisent autour de cette thématique : règlement européen, groupes de travail, loi de sante… Mais s’il est fondamental de se donner les moyens de protéger nos fondamentaux (protection des personnes et de la vie privée), il est important de rester positionnés et actifs dans cette course à l’innovation, ne serait-ce que pour garder la maitrise des futurs traitements proposés aux français et européens.

    « Entrer dans la réalité du marché »

    De manière plus générale, nous devons progresser sur l’intégration des solutions innovantes dans les organisations de soins : si notre pays encourage et aide très activement l’émergence de l’innovation, les PME se trouvent souvent en grande difficulté pour entrer dans la réalité du marché. Nombreuses sont celles qui partent alors à l’international. Accompagner cette croissance doit entrer dans les préoccupations nationales. 

    L’image de notre système de santé est forte mais pourrait vite pâlir.  Il faut définir une a trajectoire pour évoluer, répondre par de nouvelles organisations, de nouveaux moyens aux attentes des personnes, et faire de la bonne santé pour tous un objectif partagé.

     

     

  • Cyber-pharmacie : « Singapour pourrait devenir leader » (Dr. Kevin Yap)

    « La gestion des médicaments est une question importante, qui doit être abordée. (…) De nombreux acteurs internationaux du secteur sont en train de se pencher sur ce marché pour réfléchir aux manières dont ils pourraient l’intégrer. »

    Le Dr. Kevin Yap, maître de conférences et expert en cyber-pharmacie à l’Université de Singapour, revient pour H&TI sur les spécificités et les intérêts de la cyber-pharmacie, un domaine dans lequel la cité-État excelle.

    Un entretien rythmé en quatre points :

    1. Les objectifs de la pharmacologie cybernétique ;
    2. Investir dans la cyber-pharmacie : la stratégie de Singapour pour anticiper le vieillissement de sa population ;
    3. L’intérêt grandissant des sociétés high-tech pour ce marché particulier ;
    4. Cyber-pharmacie : Singapour, leader mondial ?

    L’une de vos spécialités est la pharmacologie cybernétique, aussi appelée cyber-pharmacie. Quelles sont les applications concrète de ce domaine ?

    La pharmacologie cybernétique est une discipline en plein essor. Elle vise à perfectionner le système de prescription des médicaments à travers l’utilisation combinée de technologies impliquant une interaction entre l’Homme, l’ordinateur et les facteurs environnementaux. Objectif : réduire les risques liés à la prise de médicaments (surdosage, sous-dosage, effets secondaires indésirables, interactions médicamenteuses, etc.).

    Le dessein des professionnels du secteur est de veiller à ce que les innovations technologiques développées pour faciliter la bonne utilisation des médicaments soient de qualité et fiables. Le but, à terme, est d’améliorer les soins et d’assurer une meilleure sécurité des patients.

    Vous travaillez en collaboration avec le ministère de la Santé singapourien (MOHH) sur l’application du programme « Healthcare 2020 », qui vise à améliorer le système de santé en passant notamment par le développement d’outils numériques. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ?

    Plusieurs initiatives opérées par le MOHH rejoignent la mission du gouvernement, qui est de faire de Singapour une « smart city » et d’atteindre les objectifs annoncés dans le programme « Healthcare 2020 », soit améliorer l’accès aux soins et leur qualité afin de mieux répondre aux besoin des citoyens.

    Plusieurs de ces projets se basent sur des approches liées à la cyber-pharmacie, dont la création du Singapore Drug Dictionary (SDD) et du système national de dossiers électronique de santé (National Electronic Health Record, NEHR). Ils sont tous fondés sur un usage et une gestion adaptés des médicaments dans le cadre de leur champ d’application. Ainsi, les soins et la sécurité des patients peuvent être améliorés.

    Pourquoi le gouvernement singapourien est-il autant intéressé par la cyber-pharmacie ?

    La population de Singapour vieillit de plus en plus vite. Les statistiques montrent qu’une personne sur cinq aura 65 ans ou plus en 2030 (chiffres du gouvernement). Les spécialistes parlent de « Silver Tsunami » (« tsunami argenté ») pour décrire ce groupe particulier. La polypharmacie est courante chez ces patients en raison d’un taux élevé de maladies chroniques, ce qui prédispose les personnes âgées à un risque accru d’effets indésirables liés à la prise de médicaments, comme une perte d’équilibre ou un déclin fonctionnel.

    Nous commençons à constater qu’une petite part de ces patients ont tendance à surfer sur internet pour obtenir plus d’informations sur leur état de santé ou leurs médicaments – on les appelle les « Silver Surfers » (« les surfeurs argentés »). On sait aussi que leurs jeunes enfants sont familiers des nouvelles technologies. C’est pourquoi il est logique que le gouvernement anticipe l’avenir en explorant les façons dont les innovations high-tech pourraient l’aider à mieux répondre aux besoins changeants des plus âgés.

    Les acteurs de la santé numérique (investisseurs, sociétés high-tech, etc.) s’intéressent-ils eux aussi à la cyber-pharmacie ?

    La gestion des médicaments est une question importante, qui doit être abordée. Je crois qu’il y a actuellement de nombreux acteurs internationaux du secteur qui sont en train de se pencher sur ce marché pour réfléchir aux manières dont ils pourraient l’intégrer.

    Par exemple, il existe déjà des piluliers numériques qui facilitent la prise de médicaments en envoyant aux patients des alertes sonores et visuelles, par SMS ou par e-mail. Des applications mobiles les informent aussi en cas d’oubli et leur rappellent quand un renouvellement d’ordonnance doit être effectué.

    Il y aussi Helius, l’une des technologies les plus intrigantes mise au point par la société californienne Proteus Digital Health. Il s’agit d’une pilule intelligente, capable de surveiller à distance l’observance d’un traitement mais aussi de fournir des données sur le médicament ingéré et l’organisme du patient. La pharmacologie cybernétique intervient ici à tous les niveaux.

    Pensez-vous que Singapour puisse se démarquer au niveau international sur le marché de l’e-santé grâce à son expertise en cyber-pharmacie ?

    Oui, j’en suis sûr. Singapour pourrait devenir leader. Les habitants de Singapour sont des adeptes de l’high-tech ; l’atout du pays réside dans cette capacité d’innovation caractéristique de ses habitants.

    Je crois d’ailleurs que quelques initiatives du gouvernement, comme le NEHR et le SDD, sont des premières dans le monde.

    Je suis persuadé que certains pays voudront s’inspirer de notre système de santé et de notre expertise en pharmacologie cybernétique.